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lundi, 30 avril 2007
L'heure de vérité.
J'ai regardé attentivement la retransmission du meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy.
Je sors de là impressionné par la fantastique machine que j'ai pu observer.
Mais, surtout, je veux que nous ne perdions pas notre temps - comme hier... - à feuilleter le bottin mondain des innombrables people qui trainaient là un week-end du 1er mai... Il suffit d'expliquer - une fois - que l'équipage réuni ressemblait à la faune d'un réveillon du 31 décembre sur TF1 et l'essentiel est dit. Mais, s'il vous plaît, dépassons cela. Oublions les prises de parole ridicules de toutes ces "figures" de la chanson, du sport ou de la "pensée" (Glucksmann pathétique...), pour nous concentrer sur l'essentiel.
Tout cela (ceux-là) est (sont) totalement secondaire(s) tant c'est bien l'extraordinaire discours de Nicolas Sarkozy qui compte.
Et lui seul.
Tout dans ce discours, était entièrement calibré pour incarner en permanence une opposition entre Sarko/Le Peuple et Royal/la Gauche/les élites.
Jugeons-en ensemble et sur le fond (ci-dessous le discours de Nicolas Sarkozy est en gras)
Le début, d'abord, totalement religieux, à l'américaine...
(...) ce fut la communion, ce fut la gravité presque religieuse, ce fut l’espérance, ce fut non les applaudissements mais cette sorte de prière silencieuse que cent mille personnes m’adressèrent.Ce qui sortit de cette réunion ce ne fut pas pour la campagne à venir qu’un supplément de force, de détermination et d’ardeur.Ce fut un supplément d’âme.
Et, peu après...
Il me fallait aller à leur rencontre, les comprendre et donc partager leurs joies, leurs peines, leurs angoisses, leurs attentes parce qu’il est impossible de comprendre quelqu’un quand on n’est pas capable de ressentir ce qu’il éprouve au plus profond de lui.
Il me fallait me donner tout entier, aimer sans réserve, abolir toutes les barrières et toutes les distances, et par conséquent accepter de devenir plus vulnérable, prendre le risque de souffrir.
Au delà de cette dimension mystique, proche du télévangélisme, le candidat s'est ensuite lancé dans une diatribe d'un néo-populisme extrêmement efficace, comme en atteste cette séquence...
Je suis allé à la rencontre du peuple, de ce peuple au nom duquel tout le monde prétend parler, auquel personne ne parle vraiment, et pour lequel personne ne veut jamais rien faire, comme si l’objectif était toujours de le tenir à l’écart, à la lisière du pouvoir, de la décision. Ce peuple c’est vous, c’est nous tous, ce peuple, je l’ai rencontré dans les villes, dans les villages, dans les campagnes. Je l’ai rencontré dans les ateliers, dans les bureaux, dans les écoles. Mais aussi dans les hôpitaux, dans les centres de rééducation, dans les maisons de retraite, partout où il y a des gens qui vivent, qui vivent par leur travail, qui vivent par leur souffrance, qui vivent par leurs rêves, par leurs ambitions. Tous ces sans grade, tous ces anonymes, tous ces gens ordinaires auxquels on ne fait pas attention, que l’on ne veut pas écouter, que l’on ne veut pas entendre.
C’est pour eux que je veux parler.
Je veux être leur porte-parole.
Je veux être celui qui leur redonnera la parole et qui leur redonnera le pouvoir.
Je veux être leur candidat. Je veux être le candidat du peuple et non celui des médias, celui des appareils, celui de tel ou tel intérêt particulier.
Je veux être le candidat du peuple parce que pendant des mois j’ai vu ce que le peuple vivait, ce qu’il ressentait, ce qu’il souffrait.
J’ai vu les ravages du discours sur l’impuissance publique.
J’ai compris ce qu’il pouvait y avoir de désespérant pour ceux qui n’ont pas d’autre recours, d’autre espoir que dans la politique d’entendre les responsables politiques leur dire : « Je n’y peux rien ! »
J’ai mesuré l’attente vis-à-vis de la politique de la part de ceux qui se sentent prisonniers d’une multitude de contraintes dont ils n’arrivent pas à desserrer le carcan.
J’ai pris conscience du besoin que la politique représentait pour redonner une espérance à ceux qui l’ont perdue, pour qu’ils aient le sentiment de pouvoir redevenir les acteurs de pleur propre histoire.
J’ai pris conscience de la nécessité pour la politique de redevenir l’expression d’une volonté aux yeux de ceux qui ne se sentent plus eux-mêmes la force de vouloir.
Notant bien lui-même cependant dans un passage qui passera peut-être largement inaperçu - et ce serait dommage - que "le peuple" pouvait aussi agir "pour le pire" :
D'où une assez longue sortie sur la morale et surtout cette longue tirade, d'une brutalité inouïe, sur mai 68...
Le mot « morale » ne me fait pas peur. La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler. C’était un mot qui avait disparu du vocabulaire politique. Pour la première fois depuis des décennies, la morale a été au cœur d’une campagne présidentielle. Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vraie t le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement. Ils avaient cherché à faire croire que la victime comptait moins que le délinquant. Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs.
Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit.
Souvenez-vous du slogan de mai 68 sur les murs de la Sorbonne : « Vivre sans contrainte et jouir sans entrave. »
Voyez comment l’héritage de mai 68 a liquidé l’école de Jules Ferry qui était une école de l’excellence, une école du mérite, une école du respect, une école du civisme, une école qui voulait aider les enfants à devenir des adultes et non à rester de grands enfants, une école qui voulait instruire et non infantiliser, parce qu’elle avait été construite par de grands républicains qui avaient la conviction que l’ignorant n’est pas libre.
Voyez comment l’héritage de mai 68 a liquidé une école qui transmettait une culture commune et une morale partagée grâce auxquelles tous les Français pouvaient se parler, se comprendre, vivre ensemble.
Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique.
Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de mai 68.
Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques, de toutes les valeurs morales a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des patrons voyous, comment elle a préparé le triomphe du prédateur sur l’entrepreneur, du spéculateur sur le travailleur.
Et encore...
Voyez comment les héritiers de mai 68 ont abaissé le niveau moral de la politique. Voyez tous ces politiciens qui se réclament de l’héritage de mai 68, qui donnent aux autres des leçons qu’ils ne s’appliquent jamais à eux-mêmes, qui veulent imposer aux autres de comportements, des règles, des sacrifices qu’ils ne s’imposent jamais à eux-mêmes. Voyez-les, écoutez-les proclamer : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ! » Voyez-la, écoutez-la cette gauche héritière de mai 68 qui est dans la politique, dans les médias, dans l’administration, dans l’économie, cette gauche qui a pris goût au pouvoir, aux privilèges, cette gauche qui n’aime pas la nation parce qu’elle ne veut plus rien partager,
La critique étant suivie de cette salve éloquente...
cette gauche qui n’aime pas la République parce qu’elle n’aime pas l’égalité,
cette gauche qui prétend défendre les services publics mais qui ne prend jamais les transports en commun,
cette gauche qui aime tellement l’école publique qu’elle n’y met pas ses enfants,
cette gauche qui adore la banlieue mais qui se garde bien d’aller y habiter,
cette gauche qui trouve toujours des excuses aux voyous à condition qu’ils restent dans des quartiers où elle ne va jamais,
cette gauche qui fait des grands discours sur l’intérêt général mais qui s’enferme dans le clientélisme et dans le corporatisme,
cette gauche qui signe des pétitions quand on expulse des squatters mais qui n’accepterait pas que l’on s’installe chez elle,
cette gauche qui passe son temps à faire la morale aux autres sans être capable de se l’appliquer à elle-même,
cette gauche qui entre Jules Ferry et mai 68 a choisi mai 68,
cette gauche condamne la France à un immobilisme dont les travailleurs, dont les plus modestes, les plus pauvres, ceux qui souffrent déjà seraient les principales victimes.
Derrière, logiquement, Nicolas Sarkozy allait basculer de ces élites inconséquentes aux travailleurs...
Voyez-la, écoutez-la cette gauche qui depuis mai 68 a renoncé au mérite et à l’effort. Voyez-la, écoutez-la cette gauche qui depuis mai 68 a cessé de parler aux travailleurs, de se sentir concernée par le sort des travailleurs, d’aimer les travailleurs parce qu’elle rejette la valeur travail, parce que la valeur travail ne fait plus partie de ses valeurs, parce que son idéologie à elle ce n’est pas l’idéologie de Jaurès, ce n’est pas l’idéologie de Blum qui respectaient le travail, qui aimaient les travailleurs, son idéologie à elle c’est l’idéologie du partage du travail, des 35 heures, de l’assistanat. La crise du travail est d’abord une crise morale dans laquelle l’héritage de mai 68 porte une lourde responsabilité. Je veux réhabiliter le travail. Je veux redonner au travailleur la première place dans la société.
Puis à l'État...
Regardez comment l’héritage de mai 68 affaiblit l’autorité de l’Etat ! Regardez comment les héritiers de ceux qui en mai 68 criaient : « CRS = SS » prennent systématiquement le parti des voyous, des casseur et des fraudeurs contre la police. Regardez comment ils ont réagi après les incidents de la gare du Nord. Au lieu de condamner les casseurs et d’apporter leur soutien aux forces de l’ordre qui font un travail difficile, ils n’ont rien trouvé de mieux à dire que cette phrase qui mérite de rester dans les annales de la République. Je cite : « Il est inquiétant de constater qu’un fossé se creuse entre la police et la jeunesse ». Comme si les casseurs de la gare du Nord représentaient toute la jeunesse française. Comme si c’était la police qui était en tort et pas les casseurs. Comme si les voyous avaient tout cassé et avaient pillé les magasins pour exprimer une révolte contre une injustice. Comme si la jeunesse excusait tout. Comme si la société était toujours coupable et le délinquant toujours innocent.
Ecoutez-les, les héritiers de mai 68 qui cultivent la repentance, qui font l’apologie du communautarisme, qui dénigrent l’identité nationale, qui attisent la haine de la famille, de la société, de l’Etat, de la nation, de la République.
Avant d'en conclure sur la nécessité d'une "liquidation"...
Dans cette élection il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes. Je veux tourner la page de mai 68.
Mais il ne faut pas faire semblant.
Il ne faut pas se contenter de mettre des drapeaux aux fenêtres le 14 juillet et de chanter la Marseillaise à la place de l’Internationale dans les réunions du Parti Socialiste.
Il ne faut pas dire que l’on veut l’ordre et prendre systématiquement parti contre la police.
Il ne faut pas crier à l’Etat policier et à la provocation à chaque fois que la police chercher à faire respecter la loi.
Il ne faut pas dire que l’on est pour la valeur travail et généraliser les 35 heures, continuer à surtaxer le travail ou encourager l’assistanat.
Il ne faut pas dire que l’on veut faire obstacle aux délocalisations et refuser toute expérimentation de la TVA sociale, qui permet de faire financer la protection sociale par les importations.
Il ne faut pas se contenter d’afficher de grands principes en se gardant bien de les inscrire dans la réalité.
Je propose aux Français de rompre réellement avec l’esprit, avec les comportements, avec les idées de mai 68.
Je propose aux Français de rompre réellement avec le cynisme de mai 68.
Je propose aux Français de renouer en politique avec la morale, avec l’autorité, avec le travail, avec la nation.
Je leur propose de reconstruire un Etat qui fasse réellement son métier et qui par conséquent domine les féodalités, les corporatismes et les intérêts particuliers.
Je leur propose de refaire une République une et indivisible contre tous les communautarismes et tous les séparatismes.
Je leur propose de rebâtir une nation qui soit de nouveau fière d’elle-même.
Et de passer aux droits...
En faisant valoir systématiquement les droits au détriment des devoirs, les héritiers de mai 68 ont affaibli l’idée de citoyenneté. En dénigrant la loi, l’Etat et la nation, les héritiers de mai 68 ont favorisé la montée de l’individualisme. Ils ont incité chacun à ne compter que sur lui-même et à ne pas se sentir concerné par les problèmes des autres. Je crois à la liberté individuelle mais je veux compenser l’individualisme par le civisme, par une citoyenneté faite de droits mais aussi de devoirs.
Je veux des droits nouveaux, des droits réels et non des droits virtuels. Je veux le droit opposable à l’hébergement et au logement, le droit opposable à la garde d’enfants, le droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés, le droit opposable à la prise en charge de la dépendance pour les personnes âgées.
Je veux le droit à une allocation formation pour les jeunes de plus de 18 ans. Je veux le droit à la formation tout au long de la vie. Je veux le droit à la caution publique pour ceux qui n’ont pas de parents qui peuvent se porter garants, pour ceux qui n’ont pas de relations, pour les malades auxquels on ne veut pas prêter parce qu’on considère qu’ils représentent un risque trop élevé.
Je veux le droit à un contrat de transition professionnelle pour celui qui est au chômage.
Puis aux devoirs...
Mais je veux que ces droits soient équilibrés par des devoirs.
L’idéologie de mai 68 sera morte le jour où dans la société on osera rappeler chacun à ses devoirs.
L’idéologie de mai 68 sera morte le jour où dans la politique française on osera proclamer que dans la République les devoirs sont la contrepartie des droits.
Ce jour-là sera enfin accomplie la grande réforme intellectuelle et morale dont la France a une nouvelle fois besoin. Alors nous pourrons reconstruire sur des bases renouvelées la République fraternelle qui est le rêve toujours inachevé, toujours inaccompli de la France depuis le premier jour où elle a pris conscience de son existence en tant que nation.
Car la France n’est pas une race, car la France n’est pas une ethnie, car la France n’est pas qu’un territoire, car la France est un idéal inlassablement poursuivi par un grand peuple qui croit depuis son premier jour à la force des idées, à leur capacité à transformer le monde et à faire le bonheur de l’humanité.
Après cette longue admnestation - extrêmement virulente - largement de nature à rassurer les électeurs du Front national qui hésiteraient encore, restait à Nicolas Sarkozy à réussir le grand écart, en allant "chercher" les électeurs de François Bayrou...
Je veux m’adresser aux électeurs du Centre, dont les valeurs sont si proches de s miennes. Je veux leur dire que leur sensibilité a toute sa place dans la majorité présidentielle que je veux construire et autour de laquelle je veux rassembler les Français. Je veux leur dire que j’ai besoin d’eux, de ce qu’ils représentent, de ce à quoi ils croient.
Et plus largement...
Je veux m’adresser aussi à tous ceux qui après le premier tour ne se sentent pas représentés, ont l’impression d’être exclus, d’être condamnés à ne pas avoir leur mot à dire dans la République. A tous ceux-là je veux dire que je les comprends et que je les respecte. Je veux leur dire que la proportionnelle n’est pas un bon système parce qu’elle donne le pouvoir aux partis, parce qu’elle rend difficile la constitution de majorités stables. Nous avons déjà connu dans notre histoire les conséquences dramatiques de l’instabilité gouvernementale. Nous ne pouvons pas y revenir. Mais nous devons réfléchir tous ensemble au moyen de permettre une représentation plus large des opinions et des sensibilités. Je m’engage, si je suis élu, à réunir toutes les forces politiques et à discuter avec elles de la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l’Assemblée Nationale sans créer le risque d’une instabilité qui serait désastreuse.
Avant de conclure sur la diabolisation dont il s'estime victime...
Je n’ai pas été épargné par les attaques personnelles. On a mis en cause ma probité. Mon intégrité. Mon honneur. Ma sincérité. Mon caractère. On a insinué que j’étais dangereux pour les libertés. On m’a soupçonné de vouloir mettre en place un Etat policier. On m’a accusé d’avoir exercé des pressions. On n’a jamais produit la moindre preuve ni le moindre indice, ni quoi que ce soit qui puisse étayer les accusations portées contre moi. Je n’ai pas répondu aux attaques. Sauf pour dire, quand ces attaques sont devenues insupportables, que ceux qui les portaient n’avaient pas fait la preuve de tellement de vertus qu’ils puissent se permettre un tel mépris à mon égard. Je ne les ai pas rejoints dans la boue où ils auraient voulu m’entraîner.
S'identifiant même à de Gaulle...
Ils n’ont pas changé. Ce sont les mêmes que ceux qui en 1958 défilaient contre le Général de Gaulle en hurlant que le fascisme ne passerait pas.
En 1965, comme aujourd’hui, ils avaient fait au second tour une « coalition des républicains » contre celui qui n’avait jamais mis la République en danger et qui au contraire l’avait sauvée deux fois.
Voilà.
Si j'ai pris la peine de reprendre aussi longuement ces propos, c'est parce qu'ils disent absolument tout de la société qu'ils préparent. Personne ne pourra dire qu'il ne voyait pas dans quelle direction Nicolas Sarkozy voulait aller. Reconnaissons-lui le mérite de la franchise. L'homme n'avance absolument pas masqué.
Arrivé à moins d'une semaine du scrutin et confronté à ce programme, une interrogation m'apparaît donc essentielle.
Elle concerne évidemment François Bayrou.
Je sais bien que tous les élus de l'UDF vont rejoindre le camp Sarkozyste. Mais je m'interroge encore sur François Bayrou. Sur lui.
Je veux donc lui demander publiquement comment, après tout ce qu'il a dit, expliqué, montré, donné même - à certains -, il se positionne personnellement face à un discours d'un néo-populisme et d'un conservatisme aussi virulents ? Annonciateur de tant de cassures ?
L'homme du centre qui s'est révélé, celui qui refuse le "bloc contre bloc", est, à mon sens, confronté dans les heures qui viennent à une responsabilité historique qui le dépasse.
Soit il condamne et attaque politiquement ces propos dangereux qui divisent et qui opposent, comme il l'a fait tout au long de sa campagne. Et alors, François Bayrou ne peut plus rester au milieu du gué. Feindre d'attendre le débat Royal/Sarkozy, pour ensuite botter en touche. François Bayrou doit choisir. Et parler.
Soit, il ne dit rien. Il laisse faire. En regardant ailleurs.
Et alors tout s'éclairera - tardivement pour moi -. François Bayrou n'aura joué depuis des semaines et des mois qu'une partition : celle du soliste (une sorte de caméléon ou de coucou...) qui aura dépecé et plumé la gauche, pour la liquider, puis la remplacer comme futur meilleur opposant du nouveau Président Sarkozy.
Le discours de Bercy de Nicolas Sarkozy ?
L'heure de vérité de (et sur) François Bayrou...
PS : Je trouve ça - fautes de frappes inclues - sur le blog dominical de Jean-Michel Aphatie : "Depuis le début de cette campagne, les candiats tapent sur les journalistes comme sur des sacs de sable. On lit même, ici où là, sur des blogs d'intellectuels germanopratins que l'on penserait à priori éloignés du poujadisme ambiant, que les journalistes politiques qui déjeunet et tutoient sont tous, par profession, indémenadamment des efforts des uns ou des autres, à jeter au panier, connivents et compagnie, amis avec les puissants et totalement frivoles puisque les puissants, dans une démocratie, cela change souvent, surtout en France".
Je sais que certains d'entre-vous, estimant que je suis visé, m'ont demandé dès hier de lui répondre. Mais franchement, ce matin, il y a des enjeux plus urgents que ce tirage de couettes non ?
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Commentaires
"L'heure de vérité"
Live and Let Die
Je ne vois pas vraiment ce que Bayrou aurait à gagner à suivre cette meute ; un strapontin ?
Dire "non" aurait autrement plus de résonance.
Ecrit par : performatif | lundi, 30 avril 2007 07:51
J'au lu avec bcp d'interet le blog de Jean Robin, qui ne vous rate pas, démonstration à l'appui ( vidéos vous montrant vous planter totalment dans vos analyses, etc...); qu'en pensez vous ? Reconnaissez vous vous etre trompé ? Et si oui, en tant que analyste politique dans les médias ( télé, blog, ..), vous jugez vous encore autorisé sur ce domaine ? Car il me semble que vous répondez toujours aussi vertement à vos détracteurs et aux commentaires qui vous titillent, independamment de vos erreurs. Cela n'enlève rien à la qualité de certaines de vos notes, mais une note de qualité qui est à coté de la plaque, n'en demeure pas moins une erreur qui peut toucher quantité de gens vous lisant.
En tout cas, vous persistez et je vous cite : "Je sais bien que tous les élus de l'UDF vont rejoindre le camp Sarkozyste. Mais je m'interroge encore sur François Bayrou." Vous plaisantez ???
Et je vous recite : " Et alors tout s'éclairera - tardivement pour moi -. "
Avec toute ma sympathie puisque je vous lis de temps en temps, je vous reconnais depuis peu un début de mea culpa : et vous persistez toujours dans le fait que N.Sarkozy ne sera pas élu ? Vous l'avez écrit tant de fois ! A dimanche prochain.......
Ecrit par : Raphael | lundi, 30 avril 2007 07:54
Bonjours à tous,
Je n'ai jamais bien compris comment le vendredi précédent le 1er tour les journalistes ont accepté de monter dans une charrette pour faire l'image du candidat de la droite.
Cette charrette m'a paru très symbolique de ce qui les attendait après...
Cet homme est particulièrement méchant.
Ces photos de ces journalistes m'ont particulièrement bouleversées.
Je ne pensais pas qu'un être humain puisse en arriver à cela avec une profession.
ATTENTION DANGER.
Ecrit par : pauline | lundi, 30 avril 2007 07:55
Oh p..., nan pas JR /o
Ecrit par : Column | lundi, 30 avril 2007 07:57
Pour Royal!
Et il faut aller convaincre autour de nous ceux qui pensent être à l'abri de la violence (sociale et policière) qui se profile.
Ecrit par : Tomate | lundi, 30 avril 2007 08:03
Emballé par le débat de samedi dernier, je constate que ceux qui n'ont pas pu le voir en direct, ne peuvent avoir aucune idée sur ce qui s'y est dit, la presse n'en ayant pratiquement pas parlé.
Aujourd'hui, notre Républicain Lorrain régional ne donne qu'1/10 de page à Royal et le reste à Sarkozy et ses soutiens.
Effectivement Sarkozy est bon en meeting, et Royal particulièrement mauvaise (j'ai tenté de voir son intervention au meeting de Metz et le soir du premier tour. Soporifique!
Mais la presse faisant son travail de sape, accompagnée du ralliement massif des élus UDF, je crains que Sarkozy ne gagne.
Si Bayrou appelle à voter Royal, je crains qu'il ne devienne le Besson de la droite. Traitre sans troupe...
Ecrit par : didierr | lundi, 30 avril 2007 08:05
Ce discours ne fait que reprendre, expliciter, le discours que tient Sarkozy depuis le début de cette campagne, et même avant. En ce sens là, Bayrou l'a déjà, depuis longtemps et par avance, pointé, dénoncé. Il ne serait néanmoins pas superflu qu'il le condamne, à nouveau. J'ose croire qu'il le fera, à nouveau.
Il dira, explicitement cette fois, que son vote ira à Royal. Tôt (avant le "débat" du 6 mai) ou tard (après). Le plus tôt serait effectivement le mieux, puisqu'on s'est déjà à quoi s'en tenir concernant les deux candidats, et Sarkozy en particulier. J'ose espérer qu'il n'attendra pas le 6 mai. Il n'y a en effet rien plus rien à attendre.
Ecrit par : Mathieu | lundi, 30 avril 2007 08:07
Oui je me suis trompé !
Et je n'ai besoin des lumières de personne pour le reconnaitre.
Je l'ai écrit le jour même du vote. Ici. Et le lendemain encore.
Maintenant, je maintiens que Nicolas Sarkozy peut être battu si chacun prend ses responsabilités. C'est le sens de la note de ce jour. Bonne journée à tous.
Ecrit par : g.b. | lundi, 30 avril 2007 08:07
As-tu fait passer ton commentaire à Bayrou?
Ecrit par : Pénélope | lundi, 30 avril 2007 08:07
c'est terrible, je vais voter pour lui, l'homme qui prend le métro, l'homme qui a le drapeau dans le coeur, l'homme pour lequel l'égalité entre le fort et le faible est primordiale, l'homme qui fait électer ses enfants par l'école publique (on a vérifié ?), l'homme qui habite la banlieue et l'a choisie jolie (si on veut), l'homme qui peut parler de la banlieue parce qu'il y va et peut se mêler aux gens, l'homme qui me fait l'honneur, de là où le sort, ses souffrances etc... l'a porté, de m'aimer moi faible
Ecrit par : brigetoun | lundi, 30 avril 2007 08:08
Un discours pareil donne une idée de ce que "réactionnaire" signifie.
Quant à Bayrou, je pense que son lynchage a commencé.
Je pense aussi qu'une chasse aux sorcière suivra la victoire de l'UMP, si elle arrive.
Le problème est que la droite était déjà au pouvoir, on peut imaginer les dégats.
Je suis, moi qui suis de droite depuis toujours, extrémement inquiet.
Mais c'est cela aussi la démocratie, une médiocrité intrinsèque.
Ecrit par : olivier de melgueil | lundi, 30 avril 2007 08:10
comment sous mes doigts élever est il devenu électer ?
Ecrit par : brigetoun | lundi, 30 avril 2007 08:11
Brigetoun, je dois pas être réveillée, mais j'ai rien compris !
Ecrit par : Pénélope | lundi, 30 avril 2007 08:12
Bayrou, il fait de la polique ... et joue bien sur pour lui.
Le quotidien 20 minutes, jeudi dernier évoquait des tractations secrètes entre l'UDF et le P.S. pour les législatives dans le dos de François Hollande.
Ce papier évoquait notamment une dépèche AFP de 2 députés P.S. Michel Charzat et Alain Vidalies qui critiquaient l'initiative de vouloir débattre avec François Bayrou. http://www.20minutes.fr/article/154482/20070427-France-Les-tractations-avec-l-UDF-mettent-le-PS-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.php
Les négociations semblent avoir échouées puisque les 2 négociateurs de l'UDF Jean-Louis Bourlanges et Hervé Morin, se sont positionnés avec force le dimanche ... pour Nicolas Sarkozy.
On peut penser que l'équipe de campagne de la candidate socialiste a ouvert des négociations avant ce débat pour s'assurer de la " douceur " de François Bayrou lors de sa rencontre avec Ségolène Royal.
Je pense que Bayrou ne dira pas qu'il vote pour Ségolène Royal sauf si sa prestation est catastrophique mercredi soir et que la victoire de Nicolas Sarkozy est assuré.
Ecrit par : lolo | lundi, 30 avril 2007 08:14
Et dans le cas d'une prestation catastrophique de Sarkozy, le 2 mai ?
Ecrit par : performatif | lundi, 30 avril 2007 08:16
g.b
Moi aussi je pense que Bayrou devrait soutenir ouvertement Ségolène Royal en échange d'un partage assumé du pouvoir (executif et législatif). Il en sortirait incontestablement grandi.
Pour ma part comme tu le sais déjà j'ai pris mes responsabilités de mon coté et commence déjà à en assumer les conséquences... le président de la fédération m'a téléphoné dimanche (?!) pour me dire gentiment que je devais retirer ma candidature à la candidature aux législatives sinon je ne serais pas beaucoup soutenu. Il m'a expliqué que si je n'entêtais, je pourrais être investi, mais j'aurais un soutien et une campagne merdiques...
Voilà mon cher.
Tenir et résister !
Ecrit par : Farid | lundi, 30 avril 2007 08:16
@ Guy
Il est vrai qu'on ne pourra pas dire qu'il n'a pas prévenu... Mais de là me vient une analogie avec les charmeurs de serpents, qui m'a surprise tellement elle était claire après une nuit quelque peu... embrumée (comme quoi, les lendemains de fête ne sont pas faits que de migraines)
Tout le monde pense tout le temps que le charmeur de serpents joue de la flûte pour appâter le serpent avec sa musique. Or ... le serpent est sourd comme un pot. En fait, pour obtenir le "charme" escompté, le charmeur tape une fois dans le panier avec sa flûte pour faire dresser le serpent, puis le "berce" par ses mouvements. La musique n'y est pour rien. Elle est uniquement là pour attirer les humains à regarder et/ou à s'extasier devant ce tour de force de l'homme face à l'animal.
On en est là Guy...
Je pense que le mieux n'est pas de détruire le discours (qui est ce qu'il est, nauséabond à souhait) mais d'enrayer la machine, les gestes... alors le gentil serpent retournera dans son panier.
Ne pas se tromper de cible, sinon le serpent aura toute liberté pour attaquer.
Bien à vous Guy (et à vous tous qui lirez), bonne journée.
Ecrit par : Vince | lundi, 30 avril 2007 08:16
Une obsession bien étrange pour mai 68 - dont il ne connait apparemment rien vu le nombre d'erreurs historiques.
C'est bien une droite populiste, conservatrice et réactionnaire (qui est partisane, comme l'étaient Franco et Pinochet, de ce que l'on appelle le "libéralisme économique"). On aura été prévenu...
Ecrit par : david | lundi, 30 avril 2007 08:19
Assez effrayante la France d'Après selon Sarkozy.
Mais il faudrait mettre en regard point par point de ces déclarations la réalité de Sarkozy, le soi disant ami du peuple mais si proche des grands patrons et de leurs projets de privatisation de la société française à leur profit.
Et cela peut être fait pour tous les points. (désolé mais je n'ai pas le temps aujourd'hui).
Le magazine Marianne de cette semaine donne encore plein d'information sur Sarko l'américain, le proBush, le futur fossoyeur de la politique "gaullienne" d'indépendance nationale etc.
Point par point en face des déclarations de Sarko...
A distribuer aux indécis, puisque les convertis sont déjà aveuglés.
@ Guy
"Tirage de couettes" avec Aphatie?
Vue la chevelure d'Inelegant Man", il faudrait lire que vous ne dormez ni l'in ninl'autres sous des couvertures ?
....Bon ... Je sors ...
dans la journée sur mon blog, le tract UMP promis hier ici à 14h53.
Bonne journée à tous.
Faudra pas l'inviter.
Sinon ...
Zgur
Ecrit par : Zgur | lundi, 30 avril 2007 08:22
Extraordinaire. Sarkozy ne nous offre pas qu’un show à l’américaine, il reprend aussi la rhétorique néopopuliste du parti républicain. La lecture du discours de Sarkozy m’a rappelé un très bon bouquin d’un auteur étasunien. Dans « What’s the Matter with Kansas ? », Thomas Frank s’interrogeait sur la manière dont le parti de Bush avait réussi à convaincre les habitants du Kansas à voter à l’encontre de leurs intérêts et en particuliers à l’encontre de leurs intérêts économiques. Rapidement résumé, les républicains on réussit leur hold-up sur les voix des classes modestes par un discours néopopuliste éhonté qui gomme les réalités économiques pour en appeler aux valeurs morales et à la spiritualité. Le tout mêlé à une dénonciation des élites qui trompent le peuple, élites bien sûr confondus exclusivement avec les démocrates, (alors que les républicains, présentés comme les amis du peuple sont pourtant les membres les plus éminents de l’élite socio-économique). J’ai l’impression que Sarkozy a reprit toutes les recettes. Il en appelle au peuple et dénonce les élites alors qu’il en fait partie. Il appuie son discours sur les valeurs morales pour amener les gens à voter contre leur intérêt matériel. C’est un magicien, peut-être le meilleur illusionniste de la politique aujourd’hui.
Ecrit par : Beny | lundi, 30 avril 2007 08:31
@ olivier de melgueil
"Quant à Bayrou, je pense que son lynchage a commencé.
Je pense aussi qu'une chasse aux sorcière suivra la victoire de l'UMP, si elle arrive."
Si Sarkozy passe, le nouveau parti de Bayrou rique fort de s'appeler "le nouveau paillasson" où les UMP et les renégats UDF viendront s'essuyer les crampons.
Raison de plus pour Bayrou de dire qu'il votera pour Royal.
"Tu avances, tu es mort. Tu recules, tu est mort. Alors pourquoi reculer?" dit le proverbe zoulou. Mais s'il avance, Bayrou a une chance de vivre.
Zgur
Ecrit par : Zgur | lundi, 30 avril 2007 08:33
On ne parle déjà plus du débat Royal/Bayrou...
Mais Bayrou prendrait-il le risque de "perdre avec" la gauche..?
S'il ne doit rester que la responsabilité et la "morale", oulala
Vu Royal ce matin sur C+, elle joue l'apaisement, la réconciliation sans laisser passer la dureté de l'autre. Il y a un choix.
Pour C+, le stade Charletty est en "région parisienne", hu hu
Ecrit par : performatif | lundi, 30 avril 2007 08:33
Y fallait se méfier de la mise en place du "parti unique" .
Demain sarko va appliquer la méthode au pays tout entier.
FARID : l
a seule solution est de créer trés vite le parti Democrate et de lier des alliances avec ceux qui vous tendent les bras...même si c'est difficile.
Les 19 % c'est BAYROU qui les a fait, pas l'UDF croupion soutenu par les insipides ROBIEN et autres notables surannés.
Ecrit par : olivier de melgueil | lundi, 30 avril 2007 08:36
venez au QG MItterrand, fête en plein air le 2 mai à 18h30. 20 cour des petites ecuries (à quelques mètres du qg Sarkozy)
Les forces de l'esprit sont avec nous !
Ecrit par : stephane edelson | lundi, 30 avril 2007 08:36
Il n'y a rien d'inquiétant dans ce discours. Guy, vous semblez perdre tous vos talents depuis le premier tour. C'est un discours d'homme politique bien écrit. Pas génial, mais pas mauvais.
Vous faites dans le chichi catastrophiste sans raison! Un peu de nerf, que diable.
Ecrit par : Ben | lundi, 30 avril 2007 08:37
je m'interroge : y-a-t'il en France une majorité de français pensant comme Sarkozy ?
Autre question : que pensent gagner les "people" à soutenir sarkozy : on sait très bien que depuis les années 80 les personnes ayant un minimum de célébrité monnaient leurs apparitions publiques...ou au moins essaient d'en tirer parti. MAIS LA ?
Ecrit par : seb | lundi, 30 avril 2007 08:38
Plutôt sarko que Mai 68 ?
C'est effarant! Il va liquider les acquis sociaux et sociétaux et les syndicats ne donnent pas de consigne de vote .
En 2002 tous étoient moblisés contre Le Pen alors que le danger n'était pas imminent.
Aujourd 'hui l'idéologie lepeniste entre conctétement dans le réel et beaucoup gardent leurs baillons.
Prenez garde ! Si le gourou est au pouvoir, vos mains serront ligotées et il sera difficile d'ôter le baillon
Ecrit par : jl | lundi, 30 avril 2007 08:39
Bah ouais il a raiosn apathie, si un journaliste ne peux meme plus tutoyer un homme politique, ou manger ave lui, ou lui taper la bise, ou les appeller quand il est question de recruter un nouveau journaliste. Si on ne peut meme plus chanter le chant des partisans au candidat sans que ca soit suspect vraiment...faut etre une sacré bande d'islamo pujadistes lepeno gauchiste antisemite pour penser cela. Regardez FOG regardez Elkabach et Chabot et Pernaud, vous trouvez qu'a force de bouffer les miettes à la table des puissant ils se sont compromis? pas le moins du monde!
Ecrit par : thc2 | lundi, 30 avril 2007 08:40
Une grande responsabilité est portée dans ce pays par des gens qui se font appeler journalistes mais ont toujours fait la profession de lèche cul du pouvoir.
La propagande télévisuelle est massive, et évidente.
Il y a apparemment un syndicat des journalistes (on le l'entend pas souvent!) qui s'est exprimé pour que le débat Royal-Bayrou ait lieu.
Pourquoi n'y a-t-il pas une instance professionnelle des journalistes (syndicat ou autre) qui éjecte de la profession ceux qui n'ont pas le minimum d'éthique requis?
Où alors faut-il passer par un organisme surplombant la télé pour protéger les journalistes des pressions politiques comme parit-il cela existe au Royaume-Uni?
Est-ce que des journalistes pourraient me donner leur point de vue? Parce qu'il n'y a pas d'élection valide avec une télévision aux ordres.
Ecrit par : Tomate | lundi, 30 avril 2007 08:41
En s'en prenant ainsi à l'héritage nauséabond de 68, Sarkozy a gagné l'élection. Seuls quelques bobos parisiens seront choqués, mais le peuple dans ses profondeurs est en parfait accord avec cette critique.
Je crains cependant malheureusement que ce ne soit qu'un coup marketing. Son passé, ses positions récentes, sa personnalité et le reste de son programme montrent qu'il ne fera rien de vraiment différent des autres.
C'est pourquoi je pense que les mots clés des mois prochains seront désillusion et déception.
Elodie
Ecrit par : Elodie | lundi, 30 avril 2007 08:42
"Liquider 68", c'est pas passé sur les grosses antennes, tout est là.
La préface du bouquin en italien par Fini, c'était pas sur TF1
La référence aux Croisades, on ne l'a jamais entendu sur France 2.
Les cars de CRS et les arrestations au faciès devant les meeting de Sarkozy la semaine dernière, pas vu dans la lucarne.
Et tant d'autres preuve que les grosses chaines filtrent tout ce qui peux gêner Sarkozy, même si ça vient de lui, alors qu'elles amplifient les bourdes supposées de Royal.
Ne nous voilons pas la face avec le pouvoir du Net. Si ce n'est pas aux JT de TF1 et France 2, ça n'a pas existé. Ces extraits de discours, inquiétants pour la démocratie, Guy, je ne les ai pas vu à la télé. Un vrai problème.
Ecrit par : Olivier | lundi, 30 avril 2007 08:43
Il faudrait que les zozos de 50 ans se rappelle comment c'était, la France d'avant 68, cloisonné, anxiogène. Qu'ils relisent les bouquins d'Alain Dister.
Hé, les jeunes sarkozistes, on pouvait se faire mettre une baffe par un flic pour avoir les cheveux longs. Et la contraception, la quoi ? Ca n'exitait pas, bande de dégénérés ;-)
Pourquoi croyez-vous que 68 a existé ? Parce que les Français n'en pouvaient plus. Ce n'était pas qu'une question de salaires. C'est que l'on ne vivait pas en liberté. Le monde bougeait, nous, non.
Si Sarkozy met une égale pression au niveau des liberté publique, il y aura rébellion des Français, même vous, jeunes libéraux. Espérons que le bilan sera au moins identique.
Ecrit par : Olivier | lundi, 30 avril 2007 08:49
sur 68 ...
Sans entrer dans une évaluation complète de la "pensée 68", des mouvements divers et multiformes qui agitèrent la planète il y a 40 ans, on peut brièvement souligner la cuistrerie du rappel qu'en fait Sarkozy, prétendant "liquider" cet "héritage" ... par sa seule intronisation.
En 68 ce sont de nombreuses strates du sol économique, sociologique, idéologique, moral, culturel qui se sont chevauchées dans un mouvement tellurique de large ampleur, et venant de loin .
Dès 70 des gens comme Clouscard on fort justement analysé ce qui venait de se passer dans une perspective matérialiste marxiste, avec une extrème pertinence prédictive.
Le "tout est permis mais rien n'est possible" décrit avec une parfaite exactitude les paradoxes et contradictions qui ont caractérisé les années 80 et 90. Et les mécanismes idéologiques et économiques décrits par Clouscart sont bien ceux qui ont joué et produit les effets qu'il annonçait.
Bourdieu avait souligné lui-même dans le court extrait dernièrement popularisé sur le web, les effets désastreux de la "fausse révolution de 68", pour autant beaucoup, beaucoup de choses ont changé à ce moment là, et pas seulement dans le domaine culturel et celui des moeurs.
D'un point de vue politique ou de tout autre point de vue les thèses de sarkozy, en rapport avec les effets "sur la gauche" de cette période de son histoire sont, comme dans tous les autres domaines de la propagande sarkozyste , des falsifications et des amalgames.
Même si il ya un bilan plus que mitigé à faire de 68 pour la gauche, en aucune manière les déboires de la gauche , singulièrement ses déboires récents , ne sont imputables à cette période.
En réalité les problèmes de la gauche sont très faciles à identifier "historiquement", ils commencent avec les années 80 et Mittérand, pas du tout en 68 ( ou Mittérand, tout ce qu'il représentait, fut conchié par l'ensemble du mouvement ).
On peut dire que ce que sarkozy prétend liquider c'est la gauche Mittérandienne, mais c elle là n'a pas grand chose à voir avec le grand mouvement d'idée émergeant en 1968. Cette gauche là c'est celel des "liquidateurs" qui l'ont précédé ... à gauche et en 1980. Cette liquidation , celle des profiteurs cyniques et des "frustrés revanchards" , c'est la liquidation de ceux qui pensent que "l'histoire commence avec eux".
Ces gens là, il yen a certes parmi les "réactionnaires de gauche", mais Sarkozy en est une des plus parfaites incarnations.
PS :
Magnifique numéro de rhétorique de Donnedieu de vabres ce matin ( sur france culture) , sur la responsabilité de 68, où il arrive à sournoisement impliquer 68 dans l'arrivée du SIDA !
( vive réaction de la rédaction de France cul l'obligeant à "relativiser son propos" )
Ecrit par : urbain | lundi, 30 avril 2007 08:51
Le "bande de dégénérés" est inutile olivier. Merci.
Surtout juste après "ça n'exitait pas"... Beau lapsus, doublé d'une faute qui plus est.
Ecrit par : g.b. | lundi, 30 avril 2007 08:51
je crois que nous attendons trop de F. Bayrou. Lorsqu'il dit "j'attendrai le débat du 2 Mai" c'est uniquement (à mon avis) les sondages le lendemain qu'il attend. Trop d'écart entre SR et NS et Bayrou laissera libre ses élécteurs sans dire son propre vote. Si l'écart est infime il annoncera son vote "contre Sarkozy". Bayrou est un homme politique !
Ecrit par : hum | lundi, 30 avril 2007 08:55
Guy
C'était juste de l'humour, rien de plus. Manière de faire comprendre aux jeunes qui croient en Sarkozy comment on les aurait traité à l'époque s'ils avaient parlé de contraception. La société d'avant 68 était fermée, voilà.
Peace and Love ;-)
O
Ecrit par : Olivier | lundi, 30 avril 2007 08:58
Liquider 68?
Salaires Les accords de Grenelle
Une augmentation de 35 % du SMIC (qui venait de remplacer le SMIG) à 600 F par mois et de 10 % des salaires, la réduction du temps de travail, sont entre autre conclues lors des accords de Grenelle, suite à des négociations menées en particulier par le jeune haut fonctionnaire Jacques Chirac, et la reprise du travail s'effectue progressivement au début du mois de juin.
slogans de 68:
Le réveil sonne : PREMIÈRE humiliation de la journée !
Un autre :
Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_1968
Ecrit par : olivier de melgueil | lundi, 30 avril 2007 08:58
Bonjour Guy, Bonjour à Tous,
Votre billet est excellent et propose une lecture très juste du discours violent et brutal de Nicolas Sarkozy qui en effet a le mérite d'etre clair et net permettant ainsi à chacun de savoir où il met les pieds.
Nous sommes entrés dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle et je prends acte du fait que nous n'échapperons pas ces prochains jours à un choc des idées et des valeurs, projet contre projet et personnalité contre personnalité qui n'aura rien de tendre !
Une élection aussi importante a pour objet de confronter des projets de socièté et défendre des valeurs sur le fond nous oblige à prendre position sans états d'ame.
Hier soir, ici meme, j'observais que Vincent Peillon semblait donner le signal en évoquant clairement la brutalité et la violence, y compris vis à vis de ses proches, que Nicolas Sarkozy incarne !
Tout sera donc abordé pour le confondre !
Le Tout Sauf Sarko n'a rien d'un gadget et on serait bien inspiré d'observer que sur les 12 candidas du premier tour c'est 10 candidats qui s'opposent à Nicolas Sarkozy.
Cet homme ne représente que lui meme et ses 31% d'électeurs en tout et pour tout.
François Bayrou a dit qu'il attendrait le débat public entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy pour annoncer quel sera son vote et chacun aura compris qu'il compte bien etre présent jusqu'à la fin de cette campagne pour défendre ses valeurs au titre d'un nouveau projet de socièté de type Social-Démocrate qui a vocation à gouverner et à etre porté par le Parti Socialiste Français dont la révolution culturelle a fait élire à l'interne Ségolène Royal.
Nous avons changé d'époque et de génération politique.
L'histoire politique du pays va s'accélérer dans les prochains jours de manière fulgurante par un principe de réalité qui s'impose à elle.
Je prends très au sérieux Ségolène Royal lorsqu'elle réaffirme qu'elle ne s'interdit rien et qu'elle peut tout à fait nommer pour Premier Ministre François Bayrou.
Et c'est bien les électeurs de François Bayrou qui de fait détiennent entre leurs mains les clés du changement historique de la politique Française !
S'ils désirent toujours que François Bayrou gouverne, il gouvernera !
Il gouvernera bien entendu en tenant compte de sa position et de son poids politique non négligeable dans la nouvelle Majorité Présidentielle que porte Ségolène Royal par le choix des urnes.
Les Français pour ne pas dire les électeurs dans une large majorité que j'évalue objectivement à 56% vont choisir le changement, la rupture, le progrès par une Révolution Démocratique de velours qui changera le visage de la France et annoncera l'avènement de la 6ème République !
Tel est le sens de l'histoire qui se dessine et qui s'offre à nous !
Soyons les baptisseurs de notre histoire collective en responsabilité et en conscience face à deux projets de société distincts, précis, clairs !
Que vive la Nouvelle République des Lumières et du Progrès Humaniste !
Ecrit par : Malbrouck | lundi, 30 avril 2007 09:00
A tous les défaitistes ;-)
52-48 c'est 2% à faire basculer. 900 000 électeurs. Pas insurmontable.
Ecrit par : Phil | lundi, 30 avril 2007 09:01
Europe 1, samedi à 22h30, dans le journal.
"Des désaccords de fond sur le plan économique, c'est le principal enseignement après le débat entre SR et FB, débat qui a permis à la candidate socialiste et au président de l'UDf de réaffirmer leurs positions"
"On retiendra surtout que chacun est resté sur ses positions"
"Pour François Bayrou, le programme économique de SR ne tient pas"
Europe 1 a ensuite passé l'extrait concernant le désaccord sur le SMIC européen.
Mais rien sur les sujets sur lesquels SR et FB sont d'accord. Rien.
Vous pouvez réécouter le journal sur le site d'europe 1.
Ecrit par : Jérémy | lundi, 30 avril 2007 09:06
"Baptisseur" MALBROUCK?
Comme Baptême?
Ecrit par : olivier de melgueil | lundi, 30 avril 2007 09:07
Olivier de melgueil,
Tu évoques quelques unes des innombrables facettes de la partie émergée de l'iceberg 1968.
des accords de Grenelle au plus vaste et large mouvement social jamais connu en France depuis le front populaire, on peut assurément multiplier les exemples de ce qui a été trahi, par la gauche et récupéré par la droite.
Pour autant il ne faut jamais oublier que ce ne fut pas une "révolution" , que le mouvement fut aussi une réaction d'intellectuels bourgeois contre le carcan moral conformiste que leur imposait la génération précédente, et que l'esprit "libertaire" fut vite converti par certains ( de BHL, Glucksmann, Onfray, etc... à Ferry, et ... Sarkozy) en "éclectisme liberal" polyvalent.
Ecrit par : urbain | lundi, 30 avril 2007 09:08
"En 2002 tous étoient moblisés contre Le Pen alors que le danger n'était pas imminent."
Bah voilà, c'est juste. La résistance à peu de frais, sans danger et bénéfique quant au narcissisme de chacun (je suis beau dans la luuttte). Présentement, il faudrait se mouiller et il n'y a plus grand monde...
Reconnaître gb dans la note d'Aphatie dit bien qu'il n'y a pas foule. Et s'il y avait foule, Aphatie n'aurait rien à dire.
Sarkozy ne parle pas de 68, il parle à des sentiments : liquider la chienlit, la paresse, le désordre... et la gauche. C'est la tentation d'une droite triomphante qui prendrait enfin sa revanche historique sur 68 en capitalisant sur les valeurs actuelles (ha... "valeurs actuelles") de la nécessité économique, travail, responsabilité, mérite...
Ecrit par : performatif | lundi, 30 avril 2007 09:09
Bonjour à tous,
Sur le fond de l'article de Guy, encore une fois chouettement et agréablement, je ne suis pas trop en accord. Ce qui n'est pas bien grave au demeurant, ne pas tous penser l'exacte même chose est même plutot rassurante.
Par contre, sur le dernier paragraphe... Guy serait visé ? J'ai peut être pas bien lu les derniers posts de notre hôte des lieux, mais quand Guy, ces derniers temps, a t'il poujadiquement mis tous les journalistes dans le même panier ? Et puis c'est quoi un "GermanoPrantin" ? Ca se mange ?
Non, j'ai noté la critique (redite hier à ASM à la télé... Mon amie trouve Guy plus jeune que l'impression qu'il donne à la radio, ah bon ?) sur les résultats des élections avant 20 heures, avec les SMS qui s'accumulent sur les GSM de Guy et d'autres "initiés". Mais aprés ? Ca va pas plus loin...
Donc Guy visé ? Bah, sans doute, la rançon de la gloire. Mais je trouve que les arguments d'Elegant Man tombent à coté là...
Bonne journée à tous
Ecrit par : Falconhill | lundi, 30 avril 2007 09:09
Dans l'Express de jeudi dernier, un article que l'on peut retrouver ici :
http://www.lexpress.fr/info/france/elysee_2007/elys07_22avril/dossier.asp?ida=457215
avec notamment ce passage instructif sur Nicolas Sarkozy:
"Pendant la campagne, certains ont noté l'omniprésence de Pierre Giacometti, directeur général de l'institut de sondages Ipsos France."
Certains ont "noté" mais personne ne s'est étonné, personne ne s'en est offusqué, personne n'a dénoncé...
Ecrit par : Jérémy | lundi, 30 avril 2007 09:10
Jeremy
Tout est là, dans ce témoignage. C'est pareil sur TF1 et France 2 et France Info, chez qui 95% des Francais viennent chercher de l'information. Une honte pour ces médias.
Ecrit par : Olivier | lundi, 30 avril 2007 09:10
"Superbe" discours en effet de Sarkozy.
Un modèle du genre.
Une déclaration de guerre à l'autre France.
Le Point a très bien compris. Il titre : « liquider » 1968. Souvenons nous de l'entreprise idéologique contre « La pensée 68 » ; des « philosophes » ont tout préparé.
A garder précieusement. Tout y est.
Je crains que face à cette idéologie de la revanche, l'idéologie du consensus de Royal-Bayrou soit sans efficacité.
Ecrit par : Ajamais | lundi, 30 avril 2007 09:11
Performatif,
Parfaitement d'accord avec toi.
En 2002 "la chouette était déjà passée" , il n'y avait qu'une urgence : compenser la frustration, mais nul danger "à venir".
Aujourd'hui que , je le répète, nous avons face à nous le plus grand risque pour notre démocratie depuis plus de 50 ans, on constate une "passivité" terriblement inquiétante.
Ecrit par : urbain | lundi, 30 avril 2007 09:14
Il y a beaucoup de Bush Junior dans Nicolas Sarkozy, tant dans son comportement que dans sa logique et sa vision politique, voire stratégique des enjeux nationaux et planétaires.
Tous les observateurs internationaux savent bien que le modèle libéral américain et sa dette de 38 000 milliards de dollars (rappelons que la nôtre tourne officiellement… autour de 1 200 milliards d'euros) sont depuis plusieurs années déjà sortis de toute logique économique, que les Etats-Unis d'Amérique vivent aujourd'hui bien au-delà de leurs moyens et de leurs ressources naturelles – dopées aux OGM ou temporairement stockées -, convoitant, après le pétrole Irakien et tant d'autres opérations militaires géostratégiques, les réserves d'eaux du Canada. Pas d’autorégulation à l’appétit de l’ogre. Tout au moins pour le moment.
Notre pays, tout comme les autres du reste, ne doit pas chercher dans le recours aux crédits et la surenchère constante, en terme de consommation, la solution qui permettra de relancer la croissance dans un sens faussé, celui qui assure de voir ressurgir les plus troubles opérations de récupération des matières premières… Il se doit de trouver la recette salutaire qui lui assurera de vivre bien, et en bonne harmonie, avec les autres à partir de ce qu'il a, de ce qu’il est, et surtout de ce qu’il ne veut plus être. Ainsi, « dos à la facilité » dirais-je, fort de son passé et parce qu’il se creusera la tête, il progressera… Il n’aura pas d’autres choix que de « naturellement » progresser. Progresser au sens juste.
L'exemple Bush et l'idéal Sarkozy ne se tournent pas vers un avenir de paix garanti par le vivre ensemble et mieux, mais vers l'entretien d’une division territoriale compartimentée et nécessairement sociale, la rupture au sens de la tradition conflictuelle, le contraire même de toute idée de rassemblement ; dans leur culture commune, et sitôt qu’il s’agit de stratégies de gouvernance, tout doit passer par la force ou être monnayable, rien ne s’obtient ni ne découle par la voie d’une quelconque forme de sagesse.
Vouloir toujours plus, en faire son credo, être et revendiquer pareille optique pour un pays entier, c'est avouer soi-même ne pas savoir quand ni comment arrêter une course aussi suicidaire que dévastatrice pour l’équilibre des systèmes vivants et des êtres, c'est être privé du sentiment naturel de préservation, ignorer toute notion d'essentiel existentiel. Les hommes, sur notre planète, ne doivent plus tomber dans le piège doré du "vouloir toujours plus" sans quoi ils sont voués à épuiser ce qu'ils ont chez eux et entretenir les guerres qui permettent, entre temps, de prendre aux autres ce qui manquera sous peu. Le « toujours plus » en terme matériel, c’est l’épuisement assuré des ressources naturelles, l’autoroute tracée vers la raison du plus fort et le talion… Le contraire même d’une autorégulation dont la maîtrise permettrait non seulement de faire vivre et travailler un pays, mais de partager ses surplus avec d’autres nations plus nécessiteuses, tout en commerçant ou en échangeant avec de plus puissantes.
Nicolas Sarkozy n'est pas un homme de l'essentiel mais du toujours plus, sa quête ne tient pas à un modèle d'équilibre entre famille, vie de travail et vie après le travail... à cette équation idéale qui permet l'épanouissement des individus et donc le réel progrès. C’est l’homme du « moi » d’abord et du « je » après, le tribun qui se résout à utiliser le « nous » dès lors qu’il s’agit d’appliquer aux autres ce qu’il prend le soin d’éviter lui-même, en particulier en ce qui concerne la liberté de mouvement.
En appelant, dans diverses interventions télévisées dont celle de TF1 lors de "J'ai une question à vous poser" (09 février 2007), les familles françaises à prendre sur leur dos – et non sur le sien - plus de crédits au prétexte qu’elles doivent être le relais d’un Etat aujourd’hui trop endetté, que notre pays a 30% d’emprunts en moins que la Grande-Bretagne, que les familles américaines ont bien plus de crédits que celles de l’hexagone… le candidat Sarkozy montre une facette inquiétante à souhait : celle qui permet d'enrichir les banquiers, de tenir les masses par la plus légale des laisses, et de régner sans conteste sur la division entretenue d’un petit monde où l’argent seul est roi. Pas la vie.
Les foyers français ne cherchent pas spécifiquement à consommer davantage mais à vivre mieux au sens de partager du bon temps en famille ou entre copains après avoir quittés, pour la plupart, un travail qu’il faut de toute façon se résigner à accomplir. Oui, ils cherchent à vivre tout simplement et en bon terme au milieu de leurs voisins, non à créer ou entretenir les conditions idéales qui justifieront les conflits à venir.
Si la valeur travail est une composante importante, importante au sens où elle doit faire bien plus que nourrir son homme… la qualité de vie du point de vue général, et en particulier de la liberté de mouvement, doit l'être tout autant. En proposant aux français une facilité d’accès à la propriété dès l’entrée sur le marché du travail, puis la possibilité de cumul des emprunts grâce à son crédit hypothécaire, Nicolas Sarkozy prétend les aider à construire un avenir meilleur.
Il n’y a pas de meilleur cadeau de vie… empoisonnée à faire.
La réalité économique pousse les foyers à travailler pour pouvoir se débarrasser au plus vite du paiement de leurs traites et constituer, dès que possible, un bas de laine qui permette l’accès à une plus grande liberté de mouvement et de pensée. La logique Sarkozyste, c’est travailler pour payer ses traites immobilières, puis finir ou à demi finir de les payer pour reprendre un crédit qui permette de consommer davantage, pour ne pas dire surconsommer, et garantir la croissance… Il n’est pas meilleur système pour avilir un peuple : plébisciter l’accès à la consommation en prêtant pour mieux reprendre et contenir toute liberté de contestation par le fait de rendre redevable. La politique des substituts, celle qui aujourd’hui supplante la culture par la sous-culture, l’éducation par la sous-éducation, la liberté de pensée par le prêt-à-consommer… qui assure aux bonnes gens, aux classes moyennes, aux jeunes en CDD et autres étudiants, que le crédit, c’est le premier pas vers la liberté ; et que le bonheur, c’est d’avoir, non d’être.
« L’Etat est trop endetté, il doit réduire ses dépenses… Mais les ménages doivent prendre le relais de l’Etat. S’endetter pour investir, pour acheter un appartement ! Parce que quand on commence dans la vie, bien sûr qu’on rêve d’être propriétaire. Et pourquoi le rêve de la propriété ne serait-il réservé qu’à ceux qui ont de gros salaires ? » demande Nicolas Sarkozy pour qui la multiplication des achats de biens immobiliers sur 20 à 30 ans est assurément plus importante que la liberté de mouvement et la qualité relationnelle des familles qui y vivront. Et au même candidat à la présidence de conclure, après une brillante démonstration de communication télévisuelle avec 100 français : « Un pays endetté, c’est un pays qui n’est pas libre ».
Et des familles endettées en masse par le crédit hypothécaire pendant 20 à 30 ans, qu’est-ce ?
Ecrit par : Raina | lundi, 30 avril 2007 09:15
comme le dit Ajamais : hier ce fût "une déclaration à l'autre France".
vraiment inquiétant tout ça
Ecrit par : hot chip | lundi, 30 avril 2007 09:16
Bonjour,
N'oublions pas que ce n'est pas NS qui écrit ses discours - j'imagine qu'il est d'accord avec les idées, mais les mots, l'agencement des phrases, tout vient du cerveau d'un autre homme. Je trouve ça toujours troublant. Est-ce que c'est Sarkozy qui prend le cerveau de Guéno - ou Guéno ou qui se met dans la peau de Sarkozy ? Ou Guéno qui "joue" avec Sarkozy ? Ce serait un bon sujet de film (l'auteur des discours qui prend peu à peu possession du candidat et le manipule à sa guise.)
À part ça, pour mai 68, c'était une exposion inévitable et nécessaire. Mais reconnaissons qu'il y a eu des dommages collatéraux sur le long terme...
Ecrit par : HommeApproximatif | lundi, 30 avril 2007 09:17
GB, ne l'ayant pas entendu, je vous remercie pour ces longs extraits. Vraiment superbe. Un discours comme on l'attendait depuis longtemps. A comparer aux manoeuvres royalo-bayrouistes. Dimanche, pas à hésiter, NS Président !
Ecrit par : GJ Edouard | lundi, 30 avril 2007 09:18
C'est vrai que le discours de Sarkozy fleure le conservatisme en terme de valeurs, morale. En tant que vrai libéral, cela me dérange certes (le "libéralisme sociétal" de Mai 68 a de quoi interpeller un vrai libéral). Mais d'un autre côté, son programme économique et social est le seul valable actuellement, dans la mondialisation. Et puis, l'homme semble plus avoir la stature que Mme Royal. En pesant le pour et le contre, c'est donc un choix de raison qui me pousse à voter plus Sarko que Royal.
Ecrit par : gabriel | lundi, 30 avril 2007 09:19
Responsabilité de la gauche dans l'arrivée de Sarkosy?
Il est trop tard aujourd'hui pour faire machine arrière.
Bravo les éléphants!
Ecrit par : olivier de melgueil | lundi, 30 avril 2007 09:21
Olivier
Les mots ont en effet leur sens et les lapsus aussi ! ;-))
Dans une juste dialectique je reprendrais donc volontiers le concept de "communion" (Régis Debray) qu'utilise Nicolas Sarkozy et j'affirme alors que la "communion" pour la France c'est la REPUBLIQUE et des valeurs dont Mai 68 aura produit des changements profonds dans une socièté archaique et sclérosé d'alors !
Oui Mai 2007 sera mieux que Mai 1968 car les leçons de l'histoire feront que nous éviterons les erreurs du passé dans la Révolution culturelle et politique qui s'annonce !
Sans esprit partisan aucun je redis que notre pays a besoin de changement, de rupture et d'une socièté solidaire, juste, forte et fraternelle !
C'est le combat des Républicains Sociaux-Démocrates FACE aux Démocrates Populo-Nationalistes Ultra-Libéraux !
Comme au premier jour ici depuis des mois je redis alors que la seule identité viable de notre France c'est la République !
Vive les Républicains Eclairés !!
Ecrit par : Malbrouck | lundi, 30 avril 2007 09:22
GJ Edouard
Merci d'être passé par ici. Une petite question, si vous le souhaitez.
Du discours de Sarkozy, il ressort que l'homme veut mettre " un coup de pied dans la fourmilière". Ses électeurs, dont vous, partent-ils du principe qu'il ne font pas parti de cette fourmilière ?
Merci par avance de votre réponse
Ecrit par : Olivier | lundi, 30 avril 2007 09:22
Bourdin reconnaît avoir reçu des coups de fils : "vous n'avez pas peur de déplaire à Sarkozy?"
Il refuse de dire de qui viennent ces coups de téléphone...
voilà où s'arrête l'information aujourd'hui.
Il ne considère pas ça comme des *pressions*...
voilà jusqu'où va ce qu'un journaliste accepte aujourd'hui.
Ecrit par : Mathieu | lundi, 30 avril 2007 09:22
@guy
Dans le discours d'hier, il faut aussi entendre le constat d'échec du gouvernement dont Monsieur Sarkozy vient de faire partie durant 5 ans, il l'a fait lui même, y compris dans le domaine de la sécurité, et assez clairement me semble t'il.
Pour le reste, je suis d'accord avec toi. Les Français ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas prévenus. Oui, il n'avance pas masqué, et ne cache aucune de ses idées, même s'il jette dessus un voile populiste.
Tout est dans les discours.
"Mai 68 a détruit les valeurs occidentales" (dixit R. Bachelot ce matin dans I Télé on croit rêver...)
Tout y est. Jusqu'à la croisade, largement développée hier sous couvert de défendre les femmes victimes de l'islam où qu'elles se trouvent dans le monde. (tu comprends mieux ce que je voulais dire José ?)
Tout y est. Mais rien ne transpire dans les "grands médias".
Complicité ? Connivence ? Appréhension de l'avenir ?
Ecrit par : mclane | lundi, 30 avril 2007 09:23
Merci pour ce billet.
Si g.b. s'est trompé au jeu des pronostiques - comme d'autres -, il ne s'est pas trompé sur l'analyse du jeu de Sarkosy. Et ces longs extraits en sont l'illustration la plus pertinente qui soit - bien peu relayés par les medias télévisuels.
Oui, l'heure est au choix mais je n'ai plus guère d'illusions: le discours de Sarkosy est extrêmement porteur. Je vous renvoie vers l'interview de L. Thuram (eh oui, un footballeur engagé) dans Libération.
Ecrit par : jeje31 | lundi, 30 avril 2007 09:28
Hello Malbrouck
Ma phrase était vraiment mal tournée. Je m'en excuse.
J'ai voulu expliquer que les militant pour la légalisation de la contraception étaient traité de dégénérés par les autorités, voilà. Tout comme le jeune chevelu se faisait traiter de "pédé" par la police dans la rue. A ce titre, on imagine pas l'impact dans la jeunesse des débuts d'Antoine et de Michel Polnareff.
1968, ce n'était pas que les salaires. Au début c'était l'expression d'une envie de liberté.
Ecrit par : Olivier | lundi, 30 avril 2007 09:29
@ Monsieur Guy,
"Je sors de là impressionné par la fantastique machine que j'ai pu observer."
Welcome in the real world!
Il serait peut-être temps que la réalité vous saute aux yeux.
Cette machine est effroyablement efficace. Les aimables discours et moqueries des "clients" de votre blog égarent leurs auteurs et trompent le "bon peuple" de gauche ou d'ailleurs.
Le pays attend un homme providentiel qu'il croit avoir trouvé en la personne de Monsieur Sarkozy et les habiles discours de Monsieur Guaino (qui n'a toujours pas digérer d'avoir été débarqué du Plan en 1998...).
Faux et usage de faux devrait-on dire pour ces deux là; mais il est déjà trop tard.
55/45
Jed.
Ecrit par : Potus | lundi, 30 avril 2007 09:34
Oui, gabriel, la choix pour nous aujourd'hui est de devenir ou suédois ou polonais.
Libre à vous.
Heureusement qu'il y a l'Europe. L'Europe saura, un peu, contraindre les velléités umpistes.
Ecrit par : performatif | lundi, 30 avril 2007 09:34
S'adressant à Sarkozy, Henri Salvador parle de la France : c'est un «joyau que nous allons t'offrir le 6 mai..."
et bien voilà le joli cadeau en commun pour le petit garçon qui veut son joujou depuis l'age de 5 ans. Et il va couter très cher !!!
Ecrit par : noêl | lundi, 30 avril 2007 09:36
La gauche assimilée à la paresse, à l'ivrognerie, à la débauche... vieux comme la gauche et la droite.
Relisez vos classiques.
Un vrai discours réactionnaire.
Ecrit par : Ajamais | lundi, 30 avril 2007 09:36
olivier,
Le problème c'est que cette "envie de liberté" c'est qui est le plus facile à "récupérer" , et c'est ce qui s'est passé, avec comme conclusion provisoire la rhétorique "sarkozienne".
Avant 1981 ( et depuis des décennies) il ya avit ne France de vrai , de profonds mouvements sociaux, des "luttes" comme on disait alors, des grèves , des manifestations, des mouvements très créatifs et authentiquement "libertaires" dans les arts, la culture, la société.
Avant 1981 .
Encore une fois ce que scelle la situation actuelle c'est la sanction des années 80, pas de 1968.
voir par exemple l'ouvrage récent de F.Cusset :
http://www.axelibre.org/livres/la_decennie.php
partia et partisan mais fondé sur une étude historique scrupuleuse.
)
Ecrit par : urbain | lundi, 30 avril 2007 09:37
Bonjour à tous,
A ceux qui se demandent si les idées de Sarkozy sont majoritaires, je suis convaincu que non. Les électeurs de Bayrou, au premier tour et d'où qu'ils viennent, ne partagent pas ce projet de société. Sarko rassemble sur son nom, et surtout sur sa haine de l'autre et sur son populisme, 40% (je lui offre les 10% du FN) de supporters acharnés. Reste 60% des électeurs. La logique, si la confrontation des projets avait été claire, voudrait que Royal gagne assez largement.
Une erreur majeur de la gauche dans cette élection, c'est de ne pas être assez agressive. Dans chaque débat PS/UMP, je vois des agneaux se faire bouffer par des loups. Face à la bande à Sarko, il faut se battre avec les mêmes armes, la même violence. Sinon, on finit à 48%... c'est regrettable, je préfèrerais vivre dans un pays ou la confrontation des idées peut se faire de manière claire et apaisée, mais pour ça, il faut être deux...
Juste un exemple : dans chaque meeting, Sarko nous ressort le couplet de la gauche qui aime l'école publique mais met ses enfants dans le privé, etc. Avez vous déjà entendu un débatteur de gauche dénoncer avec la même véhémence Sarko, le candidat de l'argent, qui aime les ouvriers, mais seulement en campagne électorale, qui aime les plus faicles, mais enrichit les plus puissants, Sarko, le candidat de l'argent, des beaux quartiers, de Neuilly, du 7ème et du 16èm arrondissement, où il fait des scores soviétiques?
Ecrit par : Kmi | lundi, 30 avril 2007 09:39
@jeje31
J'approuve pour l'interview de Thuram, impressionant de pertinence, de profondeur et de clairvoyance. Il tient un discours qu'on aimerait entendre plus souvent dans la bouche des politiques, y compris de gauche.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/250799.FR.php
Ecrit par : observateur_alien | lundi, 30 avril 2007 09:40
S'il n'y avait pas eu Mai 68, il y aurait eu autre chose ! Il fallait que ça casse. Qu'il se méfie notre Iznogoud national, les français sont peut-être des veaux (comme disait le grand Charles) mais il ne faut pas trop remuer le chiffon rouge sous leur nez.
Moi qui suit athée par tous les pores, je me surprends à faire une sorte de prière, c'est dire le stress !!
Ecrit par : Fleur de mai | lundi, 30 avril 2007 09:41
Olivier
Entièrement d'accord avec toi tant c'est l'aspect culturel ou psycho-social qui porte un intéret à mes yeux dans une socièté !
Les luttes à mon avis sont toujours d'ordre culturelles et j'avais d'ailleurs insisté sur la symètrie avec 1968 lorsque je disais que dans la dernière ligne droite nous assisterions à un "match de boxe" opposant la "beaufitude rétrograde et ringarde" à la conquete Féministe du pouvoir supreme symbolisant et incarnant par la force des choses un mouvement culturel progressiste !
On n'échappe jamais au principe de réalité !
Il y a un sens de l'histoire et une dialectique parfaite entre forces progressistes et force rétrograde !
A la limite de la caricature c'est la réalité !!
Ecrit par : Malbrouck | lundi, 30 avril 2007 09:41
@GB
Désolé mais il est flagrant que Bayrou navigue ... et ce depuis le debut ... (meme si sur le papier sa dialectique est solide)
La seule question qu'il se pose à présent dans sa logique de positionnement en prévision de 2012 est la suivante:
"Dois-je preferer affronter le sortant NS ou la sortante SR en 2012?"
Il deteste NS, on le sait tous (et c'est pour cela qu'il se doit de dire qu'il ne votera par pour NS - rien de +)...
mais avec quels electeurs fonder un nouveau parti (au-dela des quelques electeurs UDF qui le suivront - max 30% du 22/04) ?
avec les electeurs d'un parti socialiste ravagé par cette campagne !!! "rien ne se perd, rien...."
En bref, "resistouiller" contre NS du bout des levres tout en étouffant SR dans un "baiser volé" ... pour lancer gentiment son nouveau parti full-centre !!
MAIS attention MR BAYROU !!!!
NS ne lachera pas la manette avant 2017 ... c'est 0 ou 10 ans !!
Et ça meme avec la patience extrême d'un agriculteur Béarnais (qui vient de semer du doute...) 10 ans ça va être long !!
ps: pour le discours .... c'est un coup à filer une TOTALE érectcion à Tatcher (ou GWB je sais plus...) ce dégoulis de conservatisme !!
Ecrit par : la caille citoyenne | lundi, 30 avril 2007 09:43
Un seul commentaire : en 1968, le jeune Nicolas Sarkozy avait 13 ans...
Autant dire qu'il ne connait pas cette période...
J'en avais 21, je baignais dedans et je puis vous affirmer que pas grand chose de ce qu'il affirme sur les évènements de 1968 n'est vrai... Je dis ça en passant sans esprit polémique.
C'est un peu comme si moi, je me permettais de parler des évènements de la Libéation en 1944... À part ce que j'en ai lu, je me garderai bien d'en faire un discours aussi abrupt. Une conférence sur des études historiques, oui, certainement, mais un discours militant...Bigre !
Le problème de Mr Sarkozy, c'est qu'il sait tout sur tout, même quand il ne l'a pas vécu et il sait si bien raconter ce qu'il n'a jamais vécu qu'on pourrait le prendre pour un vieux sage. Mais admettons que c'est un excellent orateur !
Enfin une dernière note d'humour : La plupart des anciens de 1968 dont je ne citerai pas les noms, ils sont trop nombreux, ont rallié le candidat de l'UMP... Après s'être convertis au libéralisme financier, ils soutiennent Sarkozy de toutes leurs forces.
Doivent être masos, les anciens soixante huitards !!!!
Ecrit par : un vieux soixante huitard | lundi, 30 avril 2007 09:45
C'est l'ancestrale REACTION qui parle par la bouche de Sarkozy.
Avec ce goût de revanche aux lèvres.
Irons nous à l'abattoir sans broncher ?
Ecrit par : Ajamais | lundi, 30 avril 2007 09:46
lu sur le blog de barbier : "Coup de fil de Nicolas Sarkozy. Le dernier peut-être, avant le second tour... Qu'est-ce qui sépare un candidat d'un président? Une prise de conscience? Une émotion? Un doute?
Il n'est pas encore celui-là, même s'il a - beaucoup - changé. Il reste dix jours...
Derrière lui, dans le jardin, des oiseaux chantent."
Mais dans quel pays vivons-nous? un journaliste qui se veut important et impartial, du genre qui aide-les-électeurs-à-se-décider-en-toute-liberté, ne peut s'empêcher de nous narrer ses gémissements de plaisir chaque fois que Sarkozy l'appelle?
Je suis jeune, et naif, mais jamais tout de même je n'aurais cru qu'en 2007, une telle mainmise sur les médias était possible...
Ecrit par : kmi | lundi, 30 avril 2007 09:46
Tout à fait d'accord avec Olivier sur 68.
Maintenant qu'est-ce qu'on fait là tout de suite, pour faire pression sur l'info télé de merde?
On peut faire une campagne pour obtenir la démission des rédactions actuelles de TF1 et France 2.
On peut imaginer des organisations institutionnelles qui permettent à du journalisme d'information d'exister à la télévision.
On peut lister chaque jour les marques qui font la pub autour du 20h et réclamer leur boycott jusqu'à ce qu'elle financent du journalisme et pas de la basse propagande.
Quand à ceux qui ne voterons pas Royal, ils prennent une responsabilité dans les tabassages qui auront lieu (encore plus qu'actuellement) dans les commissariats. Ils prennent une responsabilité dans la chasse aux jeunes qui sera menée dans les banlieues. Ils prennent une responsabilité dans la répression syndicale et la régression sociale qui seront fortes. Il prennent une responsabilité dans ce que sera la politique économique de la France (la formation, la recherche et l'innovation ne seront jamais soutenues par ces gens là), et la politique extérieure de la France.
J'aimerais que ce blog intéressant s'oriente un peu sur l'action et pas seulement sur le commentaire...
Très Amicalement
Ecrit par : Tomate | lundi, 30 avril 2007 09:47
Comme d'habitude dans votre camp, votre discours n'a pas d'argument. La seule chose que vous sachiez faire pour tenter de discréditer M. Sarkozy est de faire peur, de manipuler ses propos. Ne voyez-vous donc pas que l'état, c'est vous et moi, et que cracher sur l'état c'est se tirer une balle dans le pied, voire pire ? Pourtant, se servir dans la caisse de l'état pour répartir à tord et à travers l'argent que vous et moi y mettons, c'est bien cracher sur l'état, c'est bien détruire ce qui nous appartient et qui nous permet de vivre. La police, c'est vous, c'est moi qui la payons pour nous protéger. Faudrait-il ensuite l'empêcher de travailler pour que cela nous mette nous-mêmes en danger ? Faudrait-il continuer longtemps d'accorder des excuses à ceux (toutes races, toutes cultures confondues) qui brulent nos voitures, qui attaquent nos femmes, nos personnes agées ou nos enfants ? Je ne le crois pas. Cela ne veut pas dire tout permettre à la police, mais cela veut dire lui permettre de faire son travail. Il en va de même pour protéger notre économie. Le pauvre a besoin qu'on l'aide, pas qu'on l'assiste. Il a besoin (et nous avec lui) qu'il retrouve une dignité par le travail et qu'il puisse comme vous et moi participer, par sa consommation et ses impôts, à faire vivre le pays. Ce n'est pas la vision de Mme Royale qui elle, veut distribuer notre argent pour faire de l'assistanat et aider des gens qui jamais ne seront en mesure de participer à la vie du pays parce que jamais, on ne leur en donnera les moyens. Il reste quelques jours pour comprendre ça. Mais Mme Royal et son parti ne sont pas à la hauteur du débat. C'est pour cela qu'ils tentent de faire peur en manipulant le discours de M Sarkozy. Mais les français ne s'y tromperont pas, celui qui répond à leurs questions, à leurs craintes, c'est bien lui Nicolas SARKOZY.
Ecrit par : Chris38 | lundi, 30 avril 2007 09:47
@ phil : Merci
enfin un commentaire qui redonne courage. 52% à 48%. Soit 900 000 votes à faire basculer. Difficile mais jouable.
Ecrit par : olive | lundi, 30 avril 2007 09:47
Sarkozy était sur RCF jeudi dernier :
http://www.rcf.fr/diffusion.php3?id_article=111939&id_locale=1
"Jean-Paul II a fait tomber le mur de Berlin"
"Romano Prodi a déjà démissionné 2 fois en 9 mois"
Retour sur ses déclarations sur l'origine génétique de la pédophilie.
Où l'on apprend que Nicolas Sarkozy est hétérosexuel.
Où l'on comprend que le peuple français va se faire entuber sur le traité européen.
Un étonnant passage contre la "stabilité" en matière de diplomatie, qui prouve bien que Sarkozy est notre Bush à nous.
Et une perle :
"Ce qui se passe en Tchétchénie, ce sont des musulmans, mais ce sont des êtres humains (sic), on peut pas laisser faire tout cela, ce qui ne veut pas dire que je ne veux pas de bons rapports avec la Russie [...] M. Poutine fait de très bonnes choses pour la Russie"
Ecrit par : Jérémy | lundi, 30 avril 2007 09:49
Je me souviens de JM Apathie,
Quand il pigeait pour moi dans une revue professionnelle.
il avait des cheveux... Et même la moustache!
Il écrivait pour Politis...
Ah ça, on la lui faisait pas sur la lutte des classes.
L'était même quasi gauchiste.
Je me souviens de A Gluksmann à Vincennes.
Ce fameux TD où il est entré pour nous dire que nous n'avions rien à faire dans l'université, qu'il fallait la quitter pour s'établir en usine.
Je me souviens d'avoir écrit "Cour de Recréation" à Buffon.
Je me souviens de Dany, à Nanterre, de l'inauguration de la piscine,
De Missoffe et de sa fille qui l'aimait bien, le Dany.
Je me souviens de Madelain, de Longuet et de Devedjian, casqués, devant l'église saint Germain des près.
Je me souviens de l'Open market et des buvards,
des halles, de la nuit de la lumière verte à la Porte de Versailles.
Je me souviens de l'olympic, de Lebovici et de la première projection de la société du spectacle.
Je me souviens de l'éléphant rose, de Guy Hockengeim.
A suivre....
"Soyons sérieux et reconnaissons que c'est la multitude des lois qui est la cause de cette multitude de crimes."
Ecrit par : Yvan Chteglov | lundi, 30 avril 2007 09:52
@ tomate
Et si la première action, en cas d'élection de Sarkozy dimanche, consistait à organiser un gigantesque rassemblement dimanche soir? non pour contester le résultat, mais pour être ensemble, pour montrer au monde que 48% d'électeurs contre le projet de société de l'UMP, ça n'est pas rien, ça compte, ça fait masse, ça réconforte? Parce que moi, dimanche soir, je vais me sentir mal. Très mal.
Ecrit par : kmi | lundi, 30 avril 2007 09:53
Hey Urbain
Très d'accord. Le désir d'émancipation a fait place au besoin de consommation.
Ecrit par : Olivier | lundi, 30 avril 2007 09:53
"Il y a un sens de l'histoire et une dialectique parfaite entre forces progressistes et force rétrograde !" (Malbrouck)
"Un vrai discours réactionnaire." (Ajamais)
Juste en passant, c'est intéressant que vous, comme Sarkozy, posiez l'opposition dans ces termes là.
"Progrès" / "Régression"
Intéressant que ce dont on veut se revendiquer, à droite ou à gauche, ce soit du "progrès", et que ce que dont on accuse l'autre, à droite et à gauche, ce soit d'"archaïsme", de "conservatisme", d'"immobilisme".
Pour ce que ça relève du paysage conceptuel dans lequel nous pensons, encore, aujourd'hui.
Ecrit par : Mathieu | lundi, 30 avril 2007 09:55
"Nicolas Sarkozy s'adresse à la majorité silencieuse, aux indécis
29/04/2007 (19:55)
A une semaine du second tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy en a appelé à la "majorité silencieuse", aux indécis, aux électeurs du centre mais aussi des "extrêmes", pour qu'ils l'aident à liquider "une bonne fois pour toute" l'héritage de mai 1968.
Il a aussi parlé du "triomphe de la volonté"! C' est le titre du film de Leni Riefenststhal sur les Congrés nazis..."
Aucun journaliste ne parle de ce dérapage??
C'est une honte !!
ça fait longtemps que les journalistes en France ne font pas leur travail de journalistes, à part quelques rares exceptions.. Ils sont compromis avec le pouvoir, désinforment depuis le début de
cette campagne, servent de support de propagande
et à véhiculer les idées qui ne sont réduites qu'à de vulgaires slogans dictés au mot près par les états-majors politiques.. ils n'ont jamais traiter le fond, jamais critiquer ne serait-ce que le bilan du gouvernement sortant, ont participé à cette amnésie collective, sans scrupule, sans éthique...
Pour moi, ils portent une très grande responsabilité dans cette campagne..
Quand on voit qu'ils ont peur de s'exprimer, d'oser critiquer un certain candidat, alors que celui-ci n'est même pas encore élu, vous imaginez quand il le sera, s'il l'est..?
Quand je pense à tous les journalistes emprisonnés dans des pays totalitaires, torturés ou fusillés, et face à la soumission des médias au pouvoir dans nos démocraties, j'ai honte et cela me révolte, de dégoût surtout...
Journaliste.. C'était un des plus beaux métiers à mes yeux.. Celui de la liberté, de la dénonciation de l'injustice, du contre-pouvoir...
Mais heureusement qu'aujourd'hui internet existe et peut-être que son rôle de contre-pouvoir prendra de l'ampleur et remplacera ces propagandistes que sont devenus les journalistes en France..
Quant à Bayrou, je suis d'accord avec gb, il doit absolument prendre une position claire.. Il est le seul à pouvoir clamer haut et fort que la démocratie est en danger et ce serait en accord parfait avec le nouvel intitulé de son parti, le parti Démocrate..
Ecrit par : Roma | lundi, 30 avril 2007 09:57
Guy, 100% d'accord avec vous. LE Sarko dans le texte est bien plus effrayant que toutes les exégèses qu'e l'on a pu en faire dans cette campagne.
La seule consolation que je trouve, si par malheur Sarkozy est élu, c'est que justement, les intellectuels, les élites "comme ils disent", vont pouvoir se surpasser et remettre au gout du jour un art solide, un art engagé. L'écriture deviendra la résistance. La musique brisera les silences. Le théâtre sera là pour "vider les abcès collectifs".
On se console comme on peut, hein.
Ecrit par : 2007sannssarko | lundi, 30 avril 2007 09:57
"ce dont on veuille", dsl
Ecrit par : Mathieu | lundi, 30 avril 2007 09:57
@ kmi
et bien moi je serai content dimanche soir, car Royal sera devant !!!!
Ecrit par : champagne | lundi, 30 avril 2007 09:58
kmi, Barbier est d'une grande constance ; surtout quand on lit cette note du 28 février :
http://blogs.lexpress.fr/elysee2007/archives/2007/02/
Les médias trad', on ne peut rien en attendre, ils le prouvent tous les jours. Internet s'affirme comme le seul lieu possible, créatif, crispant, ordurier mais vivant. Les blogueurs s'affirment par ce qu'ils écrivent, en bien ou en mal, tandis que les autres sont les rentiers de l'expression, vieux bourgeois qui s'offusquent dès qu'on les malmène afin d'éviter de voir ce qu'ils sont devenus.
Ecrit par : performatif | lundi, 30 avril 2007 09:58
Excellent billet, Guy
Ecrit par : anthony | lundi, 30 avril 2007 09:59
Et dans la même interview sur RCF, Sarko déclare :
"Il faut encourager le renouveau des pratiques" au sein de l'Eglise.
C'est le rôle du président ça?
Les chrétiens sont-ils choqués que les futures orientations de l'eglise puissent être décidées en conseil des ministres?
Ecrit par : Jérémy | lundi, 30 avril 2007 10:01
68 responsable de tout nos maux... le plagiat de la rhétorique d'extrême droite continue.
Ecrit par : loïc | lundi, 30 avril 2007 10:01
kmi,
Moi je pense que je vais commencer par la manif du premier mai: 14h à République.
Je fais parti des privilégiés de ce pays, mais je suis infiniment respectueuse des militants cgtistes ou sud qui se bagarrent dans leurs entreprises, je suis réformiste et socail démocrate, mais rien n'arrivera de bien sans l'action et la résistance des gens qui en prennent plein la gueule.
Ecrit par : Tomate | lundi, 30 avril 2007 10:02
je flippe...
Ecrit par : marc | lundi, 30 avril 2007 10:02
kmi,
Les "idées" de sarkozy ne sont certes pas majoritaires (loin de là) , mais le problème est que les électeurs de sarkozy ne votent pas pour des idées, ou du moins CES idées là.
Ils n'ont aucune conscience politique ou historique leur permettant d'en juger "en conscience" ( ou si on veut "en connaissance de cause") et votent pour une image, pour ce qu'elle re-présente, sans aucune conscience de ce qu'elle implique et encore moins des "pré-supposés" sous-jacents.
l'ignorance sincère, la peur ( de l'avenir, des autres, du voisin, etc...), la frustration revancharde, l'arrivisme même le plus cynique, ne se perçoivent jamais comme tels. Ils ne peuvent s'assumer que "refoulés" derrière un "modèle" qu'ils perçoivent comme présentable.
Ecrit par : urbain | lundi, 30 avril 2007 10:02
Avant mai 68 il était impossible pour une femme d'ouvrir un compte en banque ou d'accepter un travail sans l'autorisation de son mari. Alors je dis à toutes les femmes : c'est retour direct à la maison. Nicolas président !
Ecrit par : Phil | lundi, 30 avril 2007 10:03
arrêtez de dire "si il est élu"... moi je me refuse d'imaginer ce que je ferais au cas où... je suis optimiste mais très anxieux... la semaine va être longue... et comme dirait F.Truffaut : "vivement dimanche !"
Concernant les média : OUI ils sont co-responsables !!! c'est tellement évident... mais qui le sait réellement ??
Un slogan pour espérer : "LE 6 MAI, IL DOIT DECIME !!"
Ecrit par : guigui33 | lundi, 30 avril 2007 10:04
à performatif,
Les médias traditionnels, et surtout TF sont ceux qui informent la plus grande part et France 2 de la population. C'est pourquoi il y faudrait des journalistes.
Internet n'est encore que d'un accès limité.
De plus les sites les plus consultés sont ceux des journaux (donc média trad papier).
Ecrit par : Tomate | lundi, 30 avril 2007 10:06
J'ai regardé le discours en entier. Et je ne savais pas m'expliquer le grand malaise, au dela du désaccord politique, qu'il a provoqué en moi.
Merci pour la note.
La conclusion avec les "huit jours pour la France, pour le travail, [...] l'humanisme...", et l'arrivée de Basile Boli et Richard Virenque derrière lui avec un guy montagné des grands jours, c'a m'a rendu vraiment triste alors que d'habitude je suis mort de rire.
Weird...
Ecrit par : wicked | lundi, 30 avril 2007 10:07
Kmi
Ségolène Royal a mené DEUX combats politiques majeurs de front !
Elle a mene le combat pour non seulement gagner cette élection mais aussi et surtout pour particier à REVOLUTIONNER le jeu démocratique Français et nous faire gagner des années en juste visionnaire !
Une victoire en nombre au titre de "la gauche" n'engageait pas l'avenir pour le changement et la rupture sur le fond !
Elle et François Bayrou ont compris le combat politique sur le fond et ont décidé "conjointement" de le réaliser ! J'en suis convaincu !!!
Une victoire de "la gauche" fut éphèmère et sans avenir politique "viable" !
Il s'agit désormais de faire gagner ensemble le plus grand nombre au sens de l'intéret général et la Majorité Présidentielle a naturellement vocation à etre Sociale-Démocrate ! C'est 20 ou 30 ans de gagné cette affaire là ! Comprenons le bien !
Je continue donc à dire qu'il y a eu EN AMONT une Révolution Démocratique de velours dont l'objet fut de répondre à la profonde et grave crise démocratique Française dont 2002 et 2005 furent des dates historiques !
Ce n'est donc pas seulement une élection, c'est aussi une Révolution démocratique politique, sociale et culture majeure !
Bref le peuple a été entendu et bien compris à travers l'expression de son "nonisme" complexe et transversal (crise démocratique et divorce avec les élites) et c'est désormais "nos élites" qui accompagnent le peuple dans le changement et la rupture profonde que ce dernier "réclamait" !
Pas simple tant l'expression du désir de changement est schizophrène au sens d'un conflit interne lié à la paradoxale mais naturelle PEUR du changement désiré !
C'est ça qui se jouera dans les urnes dimanche prochain !
Ecrit par : Malbrouck | lundi, 30 avril 2007 10:07
à performatif,
Les médias traditionnels, et surtout TF1 et France 2 sont ceux qui informent la plus grande part de la population. C'est pourquoi il y faudrait des journalistes.
Internet n'est encore que d'un accès limité.
De plus les sites les plus consultés sont ceux des journaux (donc média trad papier).
Ecrit par : Tomate | lundi, 30 avril 2007 10:08
Ce n'est pas la vision de Mme Royale qui elle, veut distribuer notre argent pour faire de l'assistanat et aider des gens qui jamais ne seront en mesure de participer à la vie du pays parce que jamais, on ne leur en donnera les moyens.
Ecrit par : Chris38 | lundi, 30 avril 2007 09:47
Les dépenses dans le programme de Segolène Royal correspondent en majorité à de l'investissement
-augmenter le SMIC et les bas salaires pour relancer la consommation
-le contrat première chance pour former les jeunes à un métier ce qui permet de réduire les risques de chomage longue durée par la suite
-la sécurité sociale professionnelle pour mieux encadrer les personnes qui perdent leur emploi et une aide appuyée pour en retrouver un autre ou une formation dans les 6 mois, ce qui permettra de moins payer les gens au chomage
-investir massivement dans la recherche et l'innovation
-réduire les charges pour les entreprises qui innovent et embauchent
Ecrit par : anthony | lundi, 30 avril 2007 10:09
Pfff ! Ce Sarkozy, m'étonnerait pas qu'il soye de droite !!
Je rigole pas mal quand je vois les "bayrouistes de gauche" (Organismes politiquement modifiés) être tout ébahies de voir les députés UDF rejoindre Sarko et Bayrou se déballonner tranquillement ! Eh les mecs, vous êtes naïfs ou vous êtes cons ?
Ecrit par : Tagada | lundi, 30 avril 2007 10:09
@ malbrouck
En attendant, Bayrou n'est pas capable de s'opposer clairement au projet de Sarko, pas capable de se résoudre à dire qu'il votera Royal. Et plus encore, je pense qu'il aurait du appeler à voter Royal. Parce que le coup de "mes électeurs sont libres", face à la menace Sarko, ce n'est pas défendable.
Au mieux, Bayrou dira jeudi ou vendredi qu'à titre personnel et malgré des désaccords de fond, etc. etc., il vote Royal. Mais vendredi, c'est trop tard. Bien trop tard.
Ecrit par : kmi | lundi, 30 avril 2007 10:11
Guy a raison ....
La dernière chance d'ecarter cet "Ostracisant" du pouvoir c'est FB !
Il ne lui reste plus que 4 jours pour rentrer dans l'histoire de ce pays ... après on l'oubliera à jamais !
Fool me once, shame on me !
Fool me twice, shame on you ...
Think hard Mr FB ...
Ecrit par : la caille citoyenne | lundi, 30 avril 2007 10:12
à tous,
ce qui véritablement devrait vous (nous) rasséréner , c'est que précisément l'image donnée par le "show' Sarkozy , c'est véritablement la "France Ringarde", celle du passé, d'une "culture populiste" avec des "repères" d'(au moins) quinquagénaires nostalgiques.
Donc très précisément ce qu'il entend "balayer".
Là est la contradiction fondamentale du sarkozysme .
C'est là qu'il faut appuyer, c'est là que ça va faire mal, c'est là que ça va céder...
demain ou après demain.
Ecrit par : urbain | lundi, 30 avril 2007 10:16
@Tous,
je l'ai déjà écrit ici ou là.
Si François Bayrou ne se prononce pas contre le projet de société de Nicolas Sarkozy, après ses discours de campagne sans ambigüité contre le candidat du retour avant 68 , je ne donne pas cher de son futur Parti Démocrate.
Ecrit par : mclane | lundi, 30 avril 2007 10:16
Urbain, oui, il y a des entrées innombrables pour torpiller Sarkozy mais encore faut-il les emprunter. On peut l'espérer. De nos jours, une semaine suffit pour gagner des élections.
Tomate, je ne conteste pas cela, évidemment.
Ecrit par : performatif | lundi, 30 avril 2007 10:20
SCANDALEUX!!!!
Non seulement nous subissons l'héritage de mai 68, mais il faudrait encore subir celui de 1944. Equité, justice sociale, sécurité sociale, liberté de lapresse........ et puis quoi encore?
http://www.dailymotion.com/video/xe3rq_programme-de-la-resistance
Ecrit par : michel | lundi, 30 avril 2007 10:20
non Bayrou n'est pas la dernière chance. Putain ! On passe notre temps à attendre dans cette élection (que les rumeurs soient vraies, qu'une "bombe" arrive dans nos journeaux...). Royal sera en face de Sarkozy mercredi soir. Tous les commentateurs journalistes à l'unisson nous disent que ce débat ne changera rien, que ces débats n'ont jamais fait gagner un candidat... encore une foutue propagande !
Royal se battra, nous nous battrons et si Bayrou le veut il se battra ! et La Victoire sera au rendez-vous.
Ecrit par : Go team ! | lundi, 30 avril 2007 10:20
Arrêter d'espérer quelque chose de Bayrou. Et dire que c'est Royal qu'on a traité de produit marketing!
Il y a quand même un manque de perspicacité étonnant chez les autoproclamés intellectuels de ce pays sur la valeur intrinsèque de cette sacré bonne femme.
J'ai la conviction que Bayrou a roulé pour sa pomme. Je ne pense pas qu'il bougera d'un cil et le bilan de son action récente est négatif pour le pays.
Ecrit par : Tomate | lundi, 30 avril 2007 10:20
à tous,
ce qui véritablement devrait vous (nous) rasséréner , c'est que précisément l'image donnée par le "show' Sarkozy , c'est véritablement la "France Ringarde", celle du passé, d'une "culture populiste" avec des "repères" d'(au moins) quinquagénaires nostalgiques.
Donc très précisément ce qu'il entend "balayer".
Là est la contradiction fondamentale du sarkozysme .
C'est là qu'il faut appuyer, c'est là que ça va faire mal, c'est là que ça va céder...
demain ou après demain.
Ecrit par : urbain | lundi, 30 avril 2007 10:16
Vous avez raison mais ce qui en a été retranscrit sur TF1 et france2 ne correspond aucunement à la réalité
Ecrit par : anthony | lundi, 30 avril 2007 10:21
@chacun
Une conférence de Stéphane Zagdanski prononcée à Bruxelles, le 20 avril 2007: Fascisme de Le Corbusier. Tenants nihilistes de l'urbanisme contemporain
http://parolesdesjours.free.fr/corbusier.htm
Qui concerne bien évidemment, aussi, le Cas Sarkozy, puisqu'il est question du nihilisme en sa forme moderne
Ecrit par : Mathieu | lundi, 30 avril 2007 10:24
Je ne partage pas cette analyse.
Bayrou est dans une position délicate: voilà un homme qui a tissé des liens directs avec son électorat, en leur disant qu'il fallait faire d ela politique autrement.
Et il a fait cela au-dessus de la tête de ses lieutenants, qui l'un après l'autre, et sans trop forcer, ont cédé aux amicales pressions du clan UMP.
Résister comme il le fait alors qu'il serait si simple de se coucher, c'est déjà pas si mal.
Il a d'ailleurs des différences de vue avec Ségolène Royal, il ne s'en cache pas. mais quand ces deux-là parlent, ils parlent comme devraient se parler des politiciens normaux, loin des combinazione que soulève l'autre histrion.
Et pour Bayrou, appeler ses électeurs à voter Royal, ça peut être contre-productif. Pas seulement sur le long terme pour sa propore carrière, mais même tactiquement aujourd'hui.
S'il parie sur le lien qu'il entretient avec nombre de ses électeurs, il a jusqu'ici été assez clair, me semble t'il.
Donner une consigne de vote, donner le signe d'un ralliement, peut faire plus de mal que de bien.
That's my two cents.
En tout cas, le discours du candidat UMP est clair. On ne pourra pas dire, si les Français votent pour lui, qu'ils ne l'ont pas fait exprès. Ils auront le candidat qui cite Jaurès et Blum à tout bout de champ. Ca leur tiendra chaud dans les années à venir, et ça leur rappelera qu'ils eurent, un temps, une sécurité sociale.
Ecrit par : Christian Lehmann | lundi, 30 avril 2007 10:25
Anthony,
"ce qui en a été retranscrit sur TF1 et france2 ne correspond aucunement à la réalité"
Mias nous savons tous (?) que JAMAIS ce que les medias retranscrivent ne correspond à la réalité ...
La réalité par nature c'est autre chose que l'image de la réalité, a fortiori celle que nous en offre la "télévision de maçon" ( je n'ai évidemment rien contre les maçons...).
Tout le fond la conscience politique et du travail politique c'est de mesurer cet enjeu et de trouver les moyens d'y faire face.
Et c'est plus facile qu'il n'y parait car ce constat de la "France Ringarde" tout le mode , même le public de TF1 et FR2 peut le faire très facilement.
Faut juste un peu les aider ( rôle antérieurement dévolu aux "intellectuels" entre autres...).
Ecrit par : urbain | lundi, 30 avril 2007 10:32
à Christian Lehmann,
Je pense que Bayrou et toi allez vivre pas trop mal pendant les cinq ans à venir dans tous les cas de figure.
Je trouve un peu léger de laisser la responsabilité de ce qui se passe à ceux à qui on ne donne pas d'autres vraies sources d'information que France 2 et TF1. Alors que ni toi ni Bayrou ne donnez de consigne de vote.
Ca doit être ça un "centriste".
Amicalement quand même.
Ecrit par : Tomate | lundi, 30 avril 2007 10:34
@ Urbain
Vous incarnez la pensée juste et avec de tels arguments, vous faites campagne pour Sarkozy ...
Comme la dit Ségolène Royal, dans sa brillante intervention après le premier tour, quand elle disait faire confiance à l'intelligence des français. sous entendu les cons votent pour Nicolas Sarkozy ...
Ecrit par : lolo | lundi, 30 avril 2007 10:36
Royal et 68 :
http://fr.news.yahoo.com/30042007/5/segolene-royal-rappelle-les-formidables-avancees-de-mai-68.html
Mais il y a pour Bayrou un moment historique (pour faire emphatique). Un peu du même acabit que la censure votée contre le gouvernement. Peut-être vou







