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vendredi, 31 mars 2006

Scoop ou intox ?

Voilà je vous lâche ça.

Dans vingt minutes, Chirac va promulguer la loi mais demander que la loi ne soit pas appliquée en les termes...
Tactique jésuite mais très très efficace.

Nicolas Sarkozy devrait se réjouir dans la foulée (dès 20h30 depuis l'UMP) de la voie de la sagesse ainsi choisie ; la voie qu'il avait préconisée.

Dans ces conditions et si je ne me trompe pas, Dominique de Villepin ne saurait se maintenir très longtemps à Matignon.

Vous voyez, je tente d'anticiper jusqu'au bout...

A plus tard !

19:48 Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note

Commentaires

Julien Dray vient de dire l'inverse sur I-Télé !

Roulement de tambour, roulement de tambour....

Alors, à tout à l'heure monsieur Birembaum !

Ah ce faux suspens qui arrive à nous tenir malgré tout en haleine...

Ecrit par : Bloup | vendredi, 31 mars 2006 19:59

t'es gentil Guy

j'avais mis le post à 19h00 !

rendre à César..... ;)

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 31 mars 2006 20:09

Désolé César mais nous ne disons pas tout à fait la même chose. ;)

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 31 mars 2006 20:10

Bon bah vous voyez, pour une fois j'ai plutôt pas trop tort... Et Jeanmarc non plus. Désolé pour Julien Dray Bloup !

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 31 mars 2006 20:10

Oui, bien vu Guy. Je suis quand même sceptique sur le départ de Villepin.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 31 mars 2006 20:14

Grève générale!

Ecrit par : Marc | vendredi, 31 mars 2006 20:15

alors je désire un CPE chez PRIVE !!!!! (par contre je suis cher !)

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 31 mars 2006 20:15

sur le coup t'avais pas trop tort, avec 22 minutes d'avance.
Encore une fois, trop fort. :-)

Ecrit par : spoutnik | vendredi, 31 mars 2006 20:15

CNE direct Jeanmarc ! :)

Je maintiens que Villepin s'il restait mangerait un sombrero !

Sarko se dirige sans doute vers Matignon...

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 31 mars 2006 20:18

mais sarko ne veut pas de matignon !

CNE ok avec 22 jours artt + tickets resto

salaire à définir dès lundi matin !

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 31 mars 2006 20:21

Bien joué !

(désolé, j'ai écrit "Birembaum" au lieu de "Birenbaum" ... )

La position du Président est incompréhensible. Quel flou ! Inflation législative et ergotage de ministère quand vous nous tenez....

On n'a plus qu'à attendre Sarko !

Ecrit par : Bloup | vendredi, 31 mars 2006 20:23

Sarko serait trop bête d'aller maintenant à Matignon. Chirac ne lui a pas filé la dernière fois, ce serait une bêtise d'accepter d'y aller maintenant, comme de sauter en parachute sur un champs de mines

Ecrit par : spoutnik | vendredi, 31 mars 2006 20:23

La tactique du "compromis": on commence par imposer une loi très libérale. Et puis après des mois de contestation on en fait une loi libérale en appelant ça un "compromis".

Une chose quand même, il serait trop long d'énumérer tous les points sur lesquels Chirac vient encore une fois de se foutre de la gueule du monde. Un point: lorsqu'il vient tranquillement nous affirmer que le Conseil Constitutionnel a jugé que le CPE était conforme aux "valeurs de la République" il nous prend vraiment pour des cons. Le Conseil Constitutionnel a jugé qu'il n'y avait rien dans cette loi qui ne soit conforme aux principes de la Constitution, mais ça n'a rien à voir avec "les valeurs de la République".

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 31 mars 2006 20:23

dans le style bonne intervention du Président de la République !

- respect de la procédure républicaine
- ouverture des négos avec un avant projet de loi discuté avec les OS

je parie même (ca c'est un autre scoop pour Guy) qu'il va y avoir un avis de tempete dans les OS.

allez je me mouille, je laisse encore un peu moins d'une semaine à la troïka CFDT, CFTC et CFE-CGC de rejoindre la table des négos.

ca plus les vacances scolaires + le congrès de la CGT au mois d'avril, c'est gagné pour VILLEPIN.

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 31 mars 2006 20:28

Et après ? On a qu'à dire que c'est le marché qui gouverne, qu'il n'est ni élu ni démocratique et tout deviendra

Ecrit par : anonyme | vendredi, 31 mars 2006 20:43

Et voilà, Nicolas Sarkozy salue la sagesse de Jacques Chirac.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

D'ici à mardi, nous allons rire.
Jaune.

Ecrit par : Bloup | vendredi, 31 mars 2006 20:47

Principe n°2 de ce gouvernement: appeler les choses par des noms inverses à ce qu'elles sont: "consolidation" pour précarité, "dialogue" pour surdité absolue et passage en force, "esprit de responsabilité" pour exigence de soumission à une décision autoritaire, "réformisme" pour conservatisme, "conservatisme" pour réformisme, "valeurs de la République" pour exigences inconditionnelles du marché, "rassemblement" pour division, etc etc etc...

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 31 mars 2006 20:59

Hier, j’avais pronostiqué ceci, évidemment, sans infos confidentielles, parce que c’était le plus logique : « Chirac sait très bien (à moins qu’il ne soit devenu fou) qu’une promulgation, tel quel, du dit texte risque de provoquer une belle colère d’une bonne partie des étudiants et des lycéens, donc de prolonger de quelques semaines la crise dans l’Education nationale. Mais on peut également parier que les manifestations du 28 mars constituent un pic du mouvement. Il lui faut donc trouver des mesures d’apaisement tout en ne cédant pas sur l’essentiel, le maintien de sa loi. Et c’est ce qu’il va faire. Le problème est : comment va-t-il s’y prendre ? »
Bravo néanmoins à Guy pour ce scoop de dernière minute. Maintenant le problème est de savoir si une telle situation est gérable. Il ne reste plus qu’une semaine aux étudiants et aux lycéens anti-CPE et à la gauche pour faire mieux et plus que la semaine dernière. Ça ne sera pas facile, et parions que la gauche parlementaire, le PS surtout se satisfera de ce « compromis ». A moins d’un an de la présidentielle, difficile pour cette gauche en effet de donner trop de points aux plus radicaux.

Ecrit par : Caroll | vendredi, 31 mars 2006 21:04

Bein non Guy c'est fait pour que Villepîn reste. justement c'est la seule raison de la contorsion tragicomique.
J'en pleure (de rire)
Sylvain

Ecrit par : sylvain | vendredi, 31 mars 2006 21:20

Est-ce que s'appelle retomber sur ses pattes ?
Il fait peine à voir et à entendre le président Chirac. Mon fils m'a fait remarquer qu'il n'était "même pas capable de s'exprimer sans sa fiche. Il n'a plus de crédibilité".
Ah ! La jeunesse, quelle ingratitude.
Sarko qui salue la sagesse du chef. Une ruse de sioux.
Sarko n'ira pas à Matignon. Il n'est pas fou !
Le règne Villepin s'achève-t-il ?
Dimanche, Chirac pourra partager un brunch familial avec l'impression du "devoir accompli".
Villepin sera en plein brain-trust pour le "sauve qui peut".
Attendons, nous n'avons pas encore tout vu ni tout entendu.
Les coups tordus ce sera jusqu'au bout.
Les vacances de Pâques ( celles des cloches et de leurs mioches), les ponts du joli mois de mai, la coupe du monde de football. Il y aura-t-il toujours des manifestants dans la rue ?

Ecrit par : corinne | vendredi, 31 mars 2006 21:20

Guy et JeanMarc, vous êtes restés de grands enfants :-)))
Vous disputer pour ce "scoop"-là, quand même, ce n'est pas sérieux...

Ecrit par : pompoko | vendredi, 31 mars 2006 21:22

Mazeltov Guy! Quel gantsér mah'èr ce mec, pas draykop pour deux sous! L'a tout prévu. Moi sur le cul.

Ecrit par : Perséphone | vendredi, 31 mars 2006 21:25

Principe n°3: comment décourager la contestation? En la persuadant qu'elle ne produit et ne produira pas le moindre effet.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 31 mars 2006 21:32

allez pour remettre les choses à leur place, je vous propose ce lien suivant :

http://www.alternatives-images.net/

C'est tellement bon à voir et à entendre.

Si Guy veut le reprendre sur un post, c'est autre chose que le post d'emilie MOURGUES !!!! ;)))))))))

en plus, ce discours est actuellement boycotté par les médias.

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 31 mars 2006 21:34

Si j'ai bien compris, il veut promulguer une première loi, mais il veut qu'on l'applique pas avant d'en avoir voté une deuxième qui annulera la première ?

Vite, la pharmacie d'urgence ! (Pour moi ; lui, c'est au choix Sainte-Anne ou la Santé)

Ecrit par : PMB | vendredi, 31 mars 2006 21:38

Merci pour le lien jean marc. C'est vrai que c'est bon d'entendre des Hommes comme eux.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 31 mars 2006 21:45

Voici ma réaction publiée sur mon blog, merci d'y faire un détour


31 mars 2006

CPE, allocution trahison de Chirac, alea jacta est

Chirac ne l’oublions pas a appelé à la responsabilité de la presse dans l’affaire des caricatures, dans un système de liberté, on ne peut pas tout s’autoriser, et donc il faut réfléchir avant de promulguer une loi même si celle-ci a été votée par le Parlement. Chirac est revenu sur la loi portant sur la colonisation, preuve qu’un chef de l’Etat français peut refuser d’avaliser un texte et d’ailleurs Mitterrand a usé de cette possibilité conférée par la constitution. L’argument de Chirac ne tient pas la route, la République est régie par la Constitution. Promulguer la loi ou demander une seconde lecture sont deux éventualités toutes aussi républicaines car prévues par la Constitution. Chirac est un menteur, nous le savions mais il est malhonnête, il joue sur les mots et les discours, présentant cette promulgation comme une décision légitimée par la République. Chirac a été malhonnête, lorsqu’il a présenté les réductions d’impôt pour les hauts revenus comme un levier pour la croissance alors que cela a alimenté la spéculation boursière et immobilière, détruisant de ce fait la monnaie circulante. Dominique de Villepin a trahi la parole de l’Etat, violant le préambule de la loi sur le dialogue social votée par le Parlement en 2004 et avalisée par Chirac, il n’a pas consulté les partenaires sociaux avant de décider du CPE. Ayant trahi la parole de l’Etat, Villepin n’a plus de légitimité, pas plus que Chirac qui a pris fait et cause pour le traître, étant lui-même coupable de trahison vis-à-vis de ses engagements à réduire la fracture sociale, enfin, pas trahison mais Chirac s’est révélé comme un incapable… de trancher entre l’orgueil d’un Premier Ministre et la volonté d’un peuple, comme il n’a jamais su où se situer au moment de Maastricht. Chirac qui tente de passer par la ruse avec ce compromis ridicule de texte promulgué qu’il faut rediscuter.
Autant dire que quoi qu’il arrive, le pouvoir en place n’a plus aucune crédibilité. Une fronde de plus grande ampleur que celle de mai 68 est possible car les Français sont las. 2006 ne se résume ni à 1986 ou à 1995 tout en incluant quelques éléments de mai 68. Nul ne peut savoir si de cette tension pourrait naître une révolution, un blocage du pays ou un pourrissement. Pour connaître l’issue il faudrait sonder non pas l’opinion mais les âmes et donc, une fois de plus, la formule romaine s’impose, alea jacta est. Pourquoi Rome ? Je vous le dirai dans une prochaine note.

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 31 mars 2006 22:01

Départ de Villepin ? Arrivée de Sarkozy ? Mais pourquoi donc Chirac irait-il faire ce cadeau au nabot ? Que Sarkozy tente pitoyablement de tirer la couverture à lui ; c’est une chose mais il me semble bien qu’il a été parfaitement tenu à l’écart de la décision de Chirac et de Villepin. Certes Villepin a été contraint à mettre de l’eau dans son vin. Et bien c’est qu’il apprend la politique, car la politique c’est souvent une affaire de compromis. Pour autant, il entend bien ainsi sauver sa loi dont il espère beaucoup. En résumé le couple Chirac-Villepin a un an devant lui. Un an pour faire baisser significativement le chômage. C’était l’objectif il y a un mois et ça le reste. La seule inconnue reste la capacité du mouvement anti-CPE à faire beaucoup mieux que mardi. Ça sera extrêmement difficile. A partir de lundi, les anti-CPE vont redoubler d’efforts dans les facs et les lycées pour obtenir que les blocages soient levés. D’autre part le parlement va devoir très rapidement débattre des nouvelles propositions du gouvernement. Nous serons déjà en pleine vacances… A moins d’un « drame », une manif qui dégénère, des actions ponctuelles de blocage de gares ou de routes durement réprimées, etc., il est tout à fait possible d’envisager que pour cette fois (mais ce n’est que partie remise) Chirac et Villepin emportent provisoirement le morceau.

Ecrit par : Caroll | vendredi, 31 mars 2006 22:26

Erreur ! faute de frappe ! J'ai écrit : "A partir de lundi, les anti-CPE vont redoubler d’efforts dans les facs et les lycées pour obtenir que les blocages soient levés." Il faut lire évidemment les pro-CPE...

Ecrit par : Caroll | vendredi, 31 mars 2006 22:29

Plutôt d'accord avec avec Fulcanelli sur l'état des institutions (promulguer des lois pour du beurre, fallait le faire...). En revanche je ne crois pas à une fronde sociale pire que 68. Précisemment parce que les gens sont las. Et le mouvement actuel est avant tout porté par les étudiants.

Ecrit par : nounours | vendredi, 31 mars 2006 22:30

Merci Jean-Marc pour m'avoir fait découvrir ce magnifique lien. Ces sages nous laissent un témoignage empli de notre responsabilité sur le futur. Ceux sont les fondateurs de notre liberté d'expression et de nos lois sociales jusqu'à ce jour respecté. Une bonne référence.

Ecrit par : Philippe68 | vendredi, 31 mars 2006 22:48

En 15 jours, il n’y a eu finalement, sur le fond, aucun changement notable dans les propositions du couple Chirac-Villepin. La réduction de 2 à 1 an de la période d’essai du CPE était me semble-t-il déjà dans les propositions de Villepin il y a une semaine. Mais il s’adressait alors aux syndicats (et à la rue) qui n’ont pas voulu de ce compromis. Chirac fait le choix de porter désormais l’affaire au parlement. Avec la majorité dont il dispose, il ne craint rien. Ainsi la gauche est-elle contrainte de quitter la rue pour retourner au parlement. Comment peut-elle s’y soustraire à moins de décréter l’insurrection ? La rue sauvera-t-elle la gauche ? Rien n'est moins sûr!

Ecrit par : Caroll | vendredi, 31 mars 2006 23:22

Je suis surpris de la réaction de Sarkozy. Il se félicite de la sagesse de Chirac. A croire qu'il parlait de tout autre chose que du CPE. Villepin éliminé de la course à la présidentielle, aurait-il négocié une sorte de pacte de non-agression avec Chirac en échange du soutien "chaleureux" de l'UMP?

Ecrit par : nounours | vendredi, 31 mars 2006 23:27

Pronostic (je me mouille...) :

Chirac ne tiendra pas jusqu'en 2007. Il démissionnera avant...
Ce serait :
1- une manière de terminer en beauté (...)
2- Niquer Sarko en donnant le pouvoir à la gauche.

Dissolution et Démission !

Ecrit par : gazellebarbue | vendredi, 31 mars 2006 23:35

- Terminer en beauté : faut pas rêver ma gazelle, passé les bornes du grotesque, ya pu de limites à la chichichute.
- Sarko niquer en faisant passer la gauche : marrant, c'est la deuxième fois que j'entends cette hypothèse aujourd'hui. Elle n'est pas totalement farfelue, tant est vive la haine de Chichi vs Nico. Et puis, la gauche officielle, sous ses grands airs, est si proche de la droite...

Ecrit par : PMB | samedi, 01 avril 2006 00:19

Surtout, cela ne vide pas l’abcès entre les Français et leurs représentants légaux ou pas. Dans nos institutions de blocage, la Rue peut, doit être considérée comme une opposition légale puisqu’il n’y en a pas d’autre! Pourquoi jeter un Premier ministre qui nous le fait comprendre? Bon J.C déconne mais alors vraiment déconne, capitule, prend un poste chez Pinault et à l’ONU. Ne change pas les institutions comme il le devrait C’est bien de finir dans l’honneur pour ne pas finir. La gauche au pouvoir et…..Impose les quarante-cinq heures, payées trente-neuf, la retraire à 70 ans et 50 ans de travail continue avec bulletins de salaire, les privatisations privées mais vraiment privées. C’est bien, la fête ! Les feux d’artifices sur le port et les yachts illumineront le caillou comme chaque fois que la gauche passe. Maintenant j’ai compris pourquoi.
Martin

Ecrit par : martin grall | samedi, 01 avril 2006 07:50

Il y a trente ans mes biens chers Frères et Sœurs apparaissait le mackintosh en remplacement de l’apple. Avec une souris. Recueillons-nous un instant sur cet esprit nouveau, à l’époque, du partage et de la communication, qui nous permet de nous réunir en ce jour, alléluia.
Martin

Ecrit par : martin grall | samedi, 01 avril 2006 08:49

Je pense pour ce qui me concerne que le maintien du Premier ministre est plus que difficile. D'abord parce que la mobilisation va s'amplifier. Ensuite parce que personne n'a compris ce qu'a dit Jacques Chirac hier soir (et pour cause). Ensuite, parce que Villepin est en vérité désavoué. Quant à savoir si Sarkozy irait à Matignon au cas où, n'ayez aucun doute sur la question, il irait...et s'y prépare.

ps : merci jeanmarc pour le lien.

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 01 avril 2006 08:57

MACINTOSH! Il serait temps que j'apprenne à me relire, et passer au copier collé.

Ecrit par : martin grall | samedi, 01 avril 2006 09:04

allez je vais me faire des amis !

A la lumière des ces instants de vérité, le triste spectacle auquel notre pays aura assisté impuissant durant ces derniers jours est proprement incompréhensible. Ne tournons pas autour du pot : la jeunesse est en passe de plonger notre patrie dans un climat insurrectionnel.

Le sang froid de notre gouvernement, soucieux de ne pas réprimer trop durement les errements actuels de notre progéniture, ne doit pas faire oublier les cadavres des CRS massacrés à la hache par des manifestants surexcités, les voitures brûlées par des militants lycéens déchaînés, et les papiers gras que ne manquent pas de laisser traîner derrière eux les grévistes qui défilent dans nos rues, perturbant sans vergogne la circulation automobile des honnêtes gens.

Mais peut-on seulement croire que nos enfants soient, naturellement, portés à de tels comportements extrémistes ? Comment admettre un instant que notre progéniture puisse, d’un seul coup, sans prévenir, ainsi défier le simple bon sens de ses aînés ?
On le sait bien, les jeunes sont loin d’être des individus irréprochables : avachis baskets aux pieds dans des canapés tâchés de ketchup, ils consacrent les nombreux moments d’oisiveté qu’offre leur vie d’étudiant à s’adonner à des pratiques solitaires en s’abreuvant des utopies moisies distillées par Manu Chao ou Raphaël.
Eternels fardeaux pour la société et leurs parents, aux cerveaux rendus stériles par la propagande collectiviste d’un corps enseignant jospino-stalinien, nos enfants sont, pensait-on, davantage bêtes que méchants. Mais alors, comment expliquer ce soudain accès de violence qui s’empare de nos jeunes ?

Ne sont-ils pas l’objet d’influences néfastes émanant de groupuscules d’opposition aux intentions inavouables ? Se pourrait-il que, tapie dans l’ombre, une certaine gauche revancharde ose ruminer des ambitions électorales ? Ou pire encore, certains mouvements crypto-centristes n’oeuvreraient-ils pas à saper les efforts de notre majorité d’union populaire ?

Ecrit par : jeanmarc | samedi, 01 avril 2006 09:33

EXCELLENT jeanmarc, le site:
http://www.alternatives-images.net/
Résitons OUI...mais... dans Extension de la Lutte.
Juste une réflexion, arrêtons avec la formule éculée du
"Grenelle de l'emploi". En 1968, nous étions des millions en grève avec ce Grenelle de l'Emploi. En 2006, nous demandons ou irons nous pour les vacances de Pâques...nuance! Idem, pour le plan Marshall, véritable tarte à la crème des médias du 20 Heures!
Un premier ministre sous perfusion, avant une année des élections présidentielles en France, est un candidat mort.
Vat-il y avoir une liste d'attente. Une MAM...pourrait faire l'affaire d'un bon fusible pour Chiracam le rouge!

Ecrit par : JACQUES | samedi, 01 avril 2006 09:52

a vrai dire le probleme du CPE c'etait quoi ? est ce que c'etait juste parce qu'iil y navait pas de motif de licenciment, et la periode de 2 ans trop longues?

La ca ramene a un Cdi classique a peu pres. Le probleme pour l'employeur demeurra toujours puisque le probleme cest la peur des prud hommes.
Chira dit hier soir cest sur son bureau ca va etre fait immediatement; Pourquoi ne latil pas fait dans la journee et dire le soir jai changer le CPE ?
voulait il juger avant attend il de voir les reactions? va til laisser passer une semaine ? Le dernier va tou serai villepin qui demission emmenant son CPe sous les bras ..;
Quand a sarko cest vrai quil pouurai aller a matignon . dans ce quil dit on sent quil veux se rapprocher de chirac et a dit hier que cetait parfait cetait modification.
A titre perso je pense comme beaucoups de gens il ferai une erreur en allant a matignon. Il gagnerai rien . L'avantage quil a en etant ministre linterieur ca lui permet detre devant la scene sans prendre de risque.
Ses idées son programme son sauve et vierge tandis que sil va a matignon il se traine le boulet chirac avec son programme etc ...
il y gagnerai vraiment rien .. sauf quil ne peut peut etre pas attendre 1 an il a trop besoin detre sous les feu de la rampe .. il me rappelle Messier , tout brille et lavion explose .. et sarkozy partira au USA en disant pays de merde la france ...
Peut etre que chirac veux mettre boorlo ou alors meme alliot marie a la presidence de 2007 .. si cest segolene il pourrai mettre alliot marie , et sarko se presenterai .. enfin ca tangue a droite .. je trouve quil sont vraiment con a droite. a chaque fois cest pareil droite ou gauche ils ont toute les cartes en main et font tout ecrouler.
La droite sans le CPE l'emporter facilement en 2007 et pouvais meme mettre pusieurs candidats en liste sans craindre la gauche.
Mais la meme avec juste 1 candidat en liste ils ne sont plus sur de gagner.
sutrout coter strategie je vois pas pourquoi il retire pas le CPE negocie puis en refait un autre CPe light.. sils compte que ca va creer des emplois cest faux et meme si ca craint des emplois tout lem onde cest que cest du precaires ...

en 2001 jospin avec une cote incroyable et il a perdu betement avec des betises .. la droite fait pareil aujourdhui comme elle a fait avant ( la fameuse dissolution ils avait les pouvoir mais voulez plus encore ..)

villepin va etre considerer comme l'homme qui fait tout perdre.

Ecrit par : netman | samedi, 01 avril 2006 10:17

accès ; lat. accessus.
Possibilité d'aller, de penétrer dans (un lieu), d'entrer.

"Mais alors, comment expliquer ce soudain accès de violence qui s’empare de nos jeunes ?"
Parce que ce ne sont pas "vos" jeunes.
Et qu'ils n'ont pas accès.

Ecrit par : Stubborn | samedi, 01 avril 2006 10:23

Bien vu Stu !

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 01 avril 2006 13:07

Ce qui est pathétique, c'est qu'à toujours vouloir ménager la chèvre et le chou, Chirac tombe lu-même dans le ridicule.

Il promulgue une loi, mais enjoint tout le monde de ne pas l'appliquer tant qu'elle ne sera pas modifiée.
Pourquoi ne pas la promulguer, tout simplement ? Villepin n'aurait pas été moins désavoué, Chirac aurait été moins ridicule, et nous aurions évité à la démocratie française une situation "ubuantesque" ...

Ecrit par : xolotl pichuan | lundi, 03 avril 2006 10:36

Hier, université Bordeaux III (Lettres et Sciences humaines).

J'arrive à 8H15, pour suivre mon cours commençant dans un quart d'heure. Dès la descente du tramway : des piquets de grève devant les entrées. J'attrape un Métro: la page de couverture
annonce que le blocage à été décidé samedi, par une Assemblée Générale (ou "AG", ça fait plus style (pronocez "staïle")) de 200 à 300 personnes... sur 18000. On sent bien là une volontée générale.
Une bloqueuse crie qu'il y aura une réunion à 9H30, et une AG avec vote à 12H30. Donc, réunion sans aucune utilité. Je passe le temps en finissant un boulot dans une bibliothèque inter-facultés (et c'est pour cela qu'elle était ouverte), je vais me nourrir, puis me décide à aller assister à la fameuse AG (car je pourrais ainsi mieux parler de la merde après y avoir goûtée). Je croise quelques connaissances aux avis divers, puis pènètre dans l'Amphithèâtre 700 (renommé il y a quelques jours "Joëlle Aubron, en hommage à cette meurtrière d'Action Directe morte recement).

12H30 : salle comble, pas assez de places assises pour tout le monde. On parle de 900 personnes présentes. Au pied de l'estrade, 3 ou 4 cameramen et photographes, quelques nervis de SUD et de la CGT, et une vingtaine d'invidus arborant drealocks, couleurs jamaïcaines, khiefés, ponchos et effigie du Che. Des gauchos, quoi, des purs et durs qu'on avait pas du voir en train d'user leur fond de culotte sur des bancs d'université depuis longtemps. Il y en a un qui taquine sa guitare, de manière génerale, ils ont l'air content.
Une petite pensée pour eux, tout de même : ça va parler de chomâge et de précarité, et pour eux, ça risque effectivement d'être dur de se faire embaucher avec une dégaine pareille.

Sur l'estrade, le fameux comité d'action étudiante, ou une formule pseudo-révolutionnaire dans le genre. Deux gonzesses et un roots aux cheveux longs, que j'appelerai la Joconde par comodité et pour faire plaisir aux nostalgiques de Joypad. Derrière eux, un tas de thermos, bouteilles, et autres détritus. Quand le brouhaha cesse, il (la Joconde, je devrais dire "elle", mais bon...) prend la parole. Il explique qu'il est content, tout ça, que des "camarades" (texto, je le jure) font passer des feuilles pour s'incrire à leur fameux
comité, et que les intervenants devront se désigner avant le debut des interventions. Il prévoit à ce sujet une durée de deux heures (et putain, ça fait un choc!), avant ennnnnfinnnn le vote de la reconduction du blocage. Mais d'abord, un premier vote à lieu pour que la "légitimité" de l'AG ne soient pas contestée. Mains levées, un coup pour, un coup contre, puis les abstensionnistes et enfin ce qui ne prennent pas par au vote. Grosse majorité pour, j'ai pour ma part voté la dernière option car ce rassemblement n'a justement aucune légitimité.
Une militante prend la parole, et décide de résumer la "réunion" du matin, où il y avait parait-il peut de monde (ben oui, ça servait à rien). Alors le CPE, c'est pas bien, Villepin, il veut pas nous écouter, "nous", la jeunesse, et on pourra être viré pour n'importe quel, motif, du style si on est syndiqué ou qu'on veut se faire payer les heures sup'.
Premier mensonge d'une longue liste.

La Joconde prétend ensuite qu'en faisant durer le mouvement, les examens seront repoussés en Juin (c'est censé faire plaisir?) car "on ne peut pas nous demander quelque chose que l'on n'a pas vu en cours". Il a du en passer beaucoup, de partielles, pour sortir une ânerie pareille! Du moment que c'est au programme, on peut tomber dessus, c'est tout!
Il embraye sur les propositions de Toulouse, à savoir le retrait du CPE, le retrait du CNE, et l'admistie des lycéens des grèves de l'année dernière, des casseurs (enfin, il a pas dit ça comme ça) de la Sorbonne... et des émeutiers de Novembre!!! On nous propose pas voter pour les adopter ou les rejetter, ce qui signifie qu'on nous associe tous à cette sinistre farce.
Une fois les lapsus terminés, place aux interventions.

Quelques intervenants se succèdent, explosant les deux minutes de temps de paroles voulu par la Joconde. Il annonce en effet pas moins de quarante intervenants, on a l'impression que ça
ne finira jamais. Les orateurs, quand c'est à leur tour de parler, se présentent, et ça commence souvent "je suis militant de SUD ou de l'UNEF". Un cégétiste bedonnant (ben ouais,
le gros rouge...) explique que son syndicat "nous" soutient, ainsi qu'une mamie des IATOS (le personnel non enseignant, ou un truc comme ça). Deux gars courageux se prononcent contre
le bloquage, rappelant le déclin économique de la France et l'absence de démocratie de cette méthode, et surtout qu'il fallait être sacrement conservateur pour vouloir retourner à Mai 1968. Ceux-ci récoltent moitié d'applaudissement, moitié de huées, et beaucoup d'insultes des premiers rangs. Vient ensuite une racaillette (oups, le mot choque? M'en branle.) hurlant qu'elle vient de Bordeaux IV (Droit), et que là-bas, c'est grave moins bien mobilisé. En plus, ça devrait être les premiers à gueuler, vu ce qu'ils étudient (oui, nous, nous sommes trop con); et en plus, ceux qui sont contre, ce sont les mêmes qui collent des affiches "La France aux Français" et qui s'agitent derrière les grilles, comme des singes! Merci, je viens d'apprendre que j'étais raciste et que je n'appartenais peut-être même pas au genre humain! Une personne près d'elle avec un chapeau s'offusque, mais se ravise, réalisant que cela ne sert à rien sans micro. Plus tard, les deux s'engeuleront pendant qu'un tiers parle. Voyant la Joconde et les nervis se diriger vers lui, le chapeau s'en ira, sans que la racaillette soit inquiètée.

D'une manière générale, les orateurs ne sont pas très bon, bafouillant, evoquant des généralités, et faisant saturer les haut-parleurs (pas besoin de crier quand on a un micro!). Les cameramen somnolent, les rastas devant fument, le public applaudit toute les trentes secondes, c'est pire que l'émission avec Arthur et ses boîtes. Une caisse circule pour qu'on y mettent une pièce pour le comité, ce que font "ceux-qui-ne-veulent-pas-être-exploités". Quelques un commencent à s'en aller, parce que ça commence à faire long, et la Joconde propose d'instaurer un vote par procuration. Celui est rejetté (189 voix contre, 179 pour). J'ai voté contre, pour pas perdre encore 3 heures à discutailler pour aboutir à un truc aberant (du style lever les deux bras au prochain vote). L'hémorragie cesse.

Vient ensuite le tour du président de l'université. Le silence se fait, c'est le président, kammême. Aprés avoir dit qu'il soutenait le mouvement anti-CPE (encore un clown qui n'a pas comprit que de par sa position, il devait imposer un minimum de respect et d'autorité), il se lance dans un discours disant, dans le désordre, qu'il était respectueux, attristé, attentif ou un truc comme ça. En gros, ça lui rappelle la jeunesse sur les barricades, sortez les violons (enfin, les rastas avaient bien une guitare et des djembés, mais pas de violons). Alors qu'il promet que les cours durant le bloquage seront annulés, les nervis SUDistes se mettent à hurler et à lui intimer l'ordre de "signer". Apparement, il avait promis deux journées banalisées la semaine dernière, il n'y en a eu qu'une. Tant mieux, qu'ils s'engeulent entre eux.

D'autres militants se succèdent, affirmant que "nous" on veux retourner à Mai 68, mais que "eux", avec le CPE, ils voulaient retourner aux mesures de 1830 par le second Napoléon (sic). Je pense qu'il voulait évoquer Napoléon III de 1852, mais ils sont sans doute allés en cours plus souvent que moi.

Un gars vient se plaindre du fait que les partisans du blocage considèrent qu'ils representent tous les jeunes , puis une étudiante évoque les livres déchirèes et brûler par les occupants de la Sorbonne.
Des intervenants proches du comité interviennent à nouveau (on avait pourtant tous compris que chacun n'avait droit qu'à une intervention, mais bon, faut faire une exception pour rétablir la "vérité").
Alors, d'abord, les livres détruits, c'est de la propogande de l'Etat, puis après, c'était à cause d'intervenants extérieur (et à qui la faute s'ils ont pu rentrer?), ensuite, ce qui a brûlé, ce n'était que des tracts de l'UNI, et enfin ces bouquins, c'étaient genre du 18ème siècle sur Jean-Paul II (resic). Règle n°1 du mensonge en groupe : se mettre d'accord sur une seule version. Enfin, on est rassuré, ça concernait juste des documents en rapport avec la civilisation judéo-chretienne, ça aurait été un CD de Sniper, ça aurait été grave.

Ensuite, ce fut au tour d'un vrai François Pignon, sauf que celui-là, s'il est invité à un diner de cons, on le plaidra pas.
Il commence par évoquer des soit disant mesures policière visant à indiquer l'origine ethnique lors des interpellations, venant de Sarkozy qu'il qualifie de "pétainiste". Silence gêné, soit à cause de l'énormité de ses propos, soit parce que Sarko reste un minimum populaire.
Ensuite, Villepin serait selon lui "monarchiste", comme le montrerait son patronyme. Huées.
Le petit Staline n'a heureusement pas le talent de son mentor.
Après la pire intervention, une professeur d'Espagnol vient nous dire qu'elle "nous" soutient, et que LES ETUDIANTS QUI NE MANIFESTENT PAS PROFITENT DES EFFORTS DE CEUX QUI MANIFESTENT, DANS L'INTERÊT DE TOUS! Je ne sais pas si qui est le plus époustouflant: le culot, ou la démagogie?
Enfin, quelques un finissent par évoquer les "manigances" de l'UMP, du MEDEF, etc, mais oublient d'évoquer le rôle décisif de la CIA. Au milieu d'un flot d'insultes le gouvernement
Villepin est affublé de l'étiquette la plus horrible d'entre toutes : pragmatique.

Au final, la Joconde aura eu tort sur la quantité d'intervenants (qu'une dizaine), mais raison sur la durée (plus de deux heures!). Les applaudissements qui se raréfiaient, par fatigue, ressurgissent, ils ont convaincu les indécis.
La Joconde procède au premier vote, à propos du renouvellement du comité. Oui sans équivoque, personnellement, je m'en fous, on aura quoi qu'il arrive une bande de rouges.

Vient ensuite le vote tant attendu. "Ceux qui sont contre le vote de la grève lèvent le bras." Attends... Il s'agit de se prononcer contre le principe du vote, ou bien de rejetter la
grève? Bon, je vote contre. Autant de bras que de sapins dans le désert.
Maintant, "ceux qui sont pour la grève!". Ha, là c'est plus clair, comme c'est bizarre.
Adoptée massivement.

Au tour du blocage : seul le cinquième de l'amphithéâtre est contre, à tout casser.
Joie qu'on nous présente comme générale, les tables servent de tambour.

14H45 : les départs commencent, je me dirige moi-aussi vers la sortie. La Joconde explique qu'ils dorment ici ce soir, que ça va être la fête, et se rappelle qu'il fallait discuter de propositions à propos du mouvement. D'autres votes ont lieu, comme organiser un concert en ville, avec l'aide de ces chers intermittents qui ne savent vraiment pas comment occuper tout leur temps libre, ou porter un brassard pour montrer sa contestation (ça rappelle pas du tout les milices...).

Voilà le recit d'une "AG" comme il y en a certainement beaucoup. Et c'est un triste constat : les deux camps sont totalement fermés, les bloqueurs ne résonnant que par idéologie, et n'ont d'autre but que d'instaurer un trouble se voulant révolutionnaire.
Plus grave : les étudiants neutres ou ouverts se sont totalement laissés embrigader par la rhétorique d'extrême-gauche, acceptant le concept réducteur et inaplicable d'une société divisée en deux classes, et ne voulant pas voir que la mondialisation impose une adaptation.
Ce serait pourtant aux étudiants d'être les moins victimes de la pensée réactionnaire et protectionniste...

Ce qui me rassure, c'est que les anti-CPE peuvent difficilement aller plus loin dans leur rejet. Ils occupent les universités, manifestent, saccagent les locaux de l'UMP : que peuvent-ils faire de plus?
Villepin ne doit de son côté pas céder. Il a tenu plus longtemps que ses prédecesseurs; s'il lâche, plus aucun homme politique n'osera pondre une réforme!
Le pire, c'est que le CPE, ce n'est quand même qu'une mesurette, il n'y aura aucun changement remarquable, dans un sens comme dans l'autre! Mais il y en toujours prêt à lutter pour lutter, même si la fin n'en vaut pas les moyens.
On est donc dans une guerre d'usure. Le déploiement massif de CRS pourrait résoudre illico-presto le problème, mais encore faut-il l'accord des recteurs.

Je m'excuse si l'image des gens d'extreme-gauche que je dépeints semble insultante, mais je n'ai fait que relater ce dont j'ai été témoin. J'ai essayé de ne pas être caricatural, mais j'assure être en dessous de la réalité. De même, si de nombreuses personnes se désigneraient comme simplement de gauche, le fait qu'elles adoptent des idées et une rhétorique extrémistes les place de facto comme étant "d'extrème-gauche".

L'ambiance soit disant festive des "AG" n'est qu'un leurre : le but des intervenants étaient bel et bien de se montrer le plus mesquin possible, en glissant un maximum d'allusions pouvant faire passer ceux qui veulent aller en cours pour des fascistes. On ne cherche pas à comprendre son opposant, et ce n'est bien sûr pas une surprise, on cherche carrement à le tuer dans l'opinion.
C'est donc un climat délètère qui pèse sur l'université. Pour moi, les responsables sont ceux qui usent et abusent de discours violents : les bloqueurs.
Je n'ai en effet pas assisté à deux heures de discours de gauche, mais bien à deux heures de "dictature du prolétariat".

--------- (fin du compte-rendu)

Voilà avec ça j'ai battu le record de l'article le plus long. Merci à ceux qui le liront jusqu'au bout ;)

Ecrit par : pockita | mercredi, 05 avril 2006 18:56

Paf, Paf un pain dans la gueule de Jean-Louis par un Sarko qu’avait pas apprécié qu’on lui enlève le CPE. Faut dire que P’tit Nicolas avait insulté Chichi ce lundi au p’tit déj de Matignon devant Le Bel médusé. Et Jean-Loup la tasse au lèvres, lui fait remarquer que depuis 1977 il n’avait pas changer son visage de traître. ‘ Naturellement vous naviguer en terre de traîtrise permanente’ Paf un pain. Cela ajouté aux menaces d’un lieutenant de Sarko battu aux primaires de Paris, fait attention j’ai des amis siciliens ! Jsrai JeanLoup j’irais acheter un gilet paresarko en écossé vert à petits pois.

Ecrit par : martin grall | mercredi, 05 avril 2006 19:34

Je l'ai lu Pockita, c'est un peu caricatural mais pourquoi pas. Et vous alors, vous voulez quoi et que pensez vous du CPE ?

Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 05 avril 2006 22:11