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jeudi, 28 septembre 2006

Oui Oui fait de la politique (et en prime time)...

Hier soir j'ai regardé "l'État de Grace" sur France 2.

Devant écrire une série politique, j'étais impatient d'observer la concurrence. 

Je suis effondré.

On nous a présenté hier soir une femme, présidente de la République, qui prend des cours de tango, envoie des SMS pendant des tête-à-tête avec des chefs d'État, s'envoie en l'air sur son bureau, etc... Et je préfère ne pas vous raconter la scène où elle se déguise avec un foulard et des lunettes de soleil pour aller acheter un test de grossesse à la pharmacie du coin... Ou encore celle où devant prononcer un discours très important à l'ONU, elle est paniquée par le bouton qui est sorti sur son visage pendant le voyage...  Au secours !

Je ne sais pas du cerveau de quel esprit est sortie cette série, mais si on avait voulu durablement interdire aux chaînes françaises de s'intéresser à la politique, la vraie, en lançant des fictions sérieuses et documentées, on n'aurait certainement pas procédé autrement.

Tout y était, le méchant premier ministre, la conseillère en comm black, la plume normalienne qui se fait sauter par un garde Républicain sur fond de drapeau bleu-blanc-rouge, le meilleur ami homo et conseiller spécial, le petit copain professeur de golf qui débarque en kilt dans un dîner officiel (si, si), etc...

Un scénario indigent, des acteurs compassés, des partis-pris de réalisation de mauvais sit-com (les acteurs s'adressent à la caméra pour expliquer qui ils sont !).

Un désastre.

Du coup, j'ai une une crainte. Vue la catastrophe en termes d'audience - un accident industriel - on peut penser que les chaînes Françaises abandonnent toute envie de continuer, au fameux motif que "la politique à la télé ça ne parche pas". 

C'est sûr !

Tant que l'on méprisera les téléspectateurs en leur racontant une histoire neuneu et qui surtout n'a rien à voir avec la réalité, cela ne marchera jamais.

La politique en France n'a rien à voir avec ces nouvelles aventures de Oui Oui. Et penser que les Français ne le savent pas est un pur scandale.

Continuer à vouloir leur faire avaler de telles inepties en construisant des fictions moins bonnes que "Chateauvallon" et "Sous le soleil réunis" est une erreur de débutants. Ou un choix délibéré !

Quand je pense à ce que sont capables de produire les Américains ou les Anglais, il y a juste de quoi se taper la tête contre les murs.

Et fermer définitivement la télévision.

16:05 Lien permanent | Commentaires (128) | Envoyer cette note

Commentaires

Mais Guy tu n'as pas vu, dans le générique, que c'est Christophe Barbier le conseiller politique !!! En plus il a un rôle de journaliste dans la série.

Ecrit par : carole | jeudi, 28 septembre 2006 16:19

oh que si...

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 16:21

Bravo Guy,
J’ai zappé moi aussi,
au bout de 45 secondes, c'était le plus profond dégoût...
pas d'autre mot.

J'avais honte pour la France.

Mais vous ne posez pas la question, la vraie:
Comment se fait-il qu'un tel scénario ait pu passer ?
D’où vient le fric?

Pourquoi la France – en effet - ne sait pas produire des séries réalistes, pro, percutantes, dérangeantes mais "justes", pas manichéennes, pas bien pensantes...
Je vais vous répondre :
Parce que le pouvoir (productions TV) chez TF1, France 2, Arte est au pouvoir de manichéens, de bien pensants, de mous, d’amateurs etc…
Chez Canal (que je ne porte pas dans mon cœur), ils nous ont fait « engrenage » c’était autre chose…

Ecrit par : olivier S | jeudi, 28 septembre 2006 16:25

J'écris avec l'un des auteurs d'Engrenages...

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 16:26

Et celle-ci, qu'en pensez-vous?:
http://www.bbc.co.uk/drama/stateofplay

Ecrit par : leopold trepper | jeudi, 28 septembre 2006 16:27

Oui, tu as tout à fait raison.
J'ai essayé de regardé et la seule qui m'ait maintenu éveillé, c'est la seconde partie de soirée et la promesse de voir le camarade Mélenchon à tes cotés.

Comme dans bien des films et téléfilms français, le scénario est baclé.
Et le format est une erreur magistrale.
Comment croire que l'on peut expliquer les mécanismes politiques avec une mini série que quelques épisodes.
Aucune profondeurs dans la mise en place des personnages, tous plus caricaturaux les uns que les autres, c'était effectivement lamentable.

Le seul interêt, c'était que c'était une première.
Je me demande si je ne vais pas aller voir Président ce week end au ciné.

L'as-tu vu ?

A moins que j'arbitre pour Indigènes en souvenir de mes aieux.

Ecrit par : Richard ... | jeudi, 28 septembre 2006 16:29

J'abonde.

Mais le seul jeu de mot du titre aurait pu vous épargner cette corvée, tant il signe la production du sceau de la médiocrité.

Il a suffit à préserver mon magnétoscope, en tous les cas.

Ecrit par : jules (de diner's room) | jeudi, 28 septembre 2006 16:30

J'abonde.

Mais le seul jeu de mot du titre aurait pu vous épargner cette corvée, tant il signe la production du sceau de la médiocrité.

Il a suffit à préserver mon magnétoscope, en tous les cas.

Ecrit par : jules (de diner's room) | jeudi, 28 septembre 2006 16:30

"Et je préfère ne pas vous raconter la scène où elle se déguise avec un foulard et des lunettes de soleil pour aller acheter un test de grossesse à la pharmacie du coin..."

C'est vrai que cette séquence était particulièrement réaliste. J'en ai presque pleurer tant c'était beau.

Moi je sais pourquoi les scénaristes sont nazes en france.

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 16:35

Fermes la télé.
Tiens y a de bons blogs on m'a parlé du DEL,
j'sais pas, mais ça vaut le coup d'essayer.
Mais programmée just'avant poeple épolitique!

Ecrit par : martingrall | jeudi, 28 septembre 2006 16:36

j'ai regardé - je me suis marré - car je cherchais comme vous l'écrivez comme à la star : minorités à afficher....
une histoire complétement "macho" à mon avis ils croyaient avoir bien mis en valeur la femme libre et décidée avant le protocole et les obligations
barbier comme présentateur du JT - dans ses reves.
à voir au 8ème degré!
et ce ne serait pas de la télé-anti-réalité car carolis ne veut de télé-réalité sur ces chaines.....
("the west wing" est trop bien réalisé pour passer à 2h du mat' le vendredi!)

bon la suite n'était pas mieux les arènes du son...trop de bruits, trop de coupes, trop monté!
à voir au 3ème degré

Ecrit par : olive | jeudi, 28 septembre 2006 16:36

Comment croire que l'on peut expliquer les mécanismes politiques avec une mini série que quelques épisodes.
----------------
si c'est faisable.

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 16:36

Vite, Esther, Pourquoi ?

Ecrit par : Richard ... | jeudi, 28 septembre 2006 16:37

le score est de 12 % de part de marché euh de rigolade

Ecrit par : olive | jeudi, 28 septembre 2006 16:38

esther un scoop!

Ecrit par : martingrall | jeudi, 28 septembre 2006 16:39

Oui Esther, pourquoi ???

Ecrit par : om | jeudi, 28 septembre 2006 16:41

A mon avis, il y une référence de série américaine qui est encore plus pertinente : http://abc.go.com/primetime/schedule/2005-06/commander.html

Une femme, issue de la société civile, devient présidente des Etats-Unis.

Ce n'est pas la série du siècle mais comparée à l'Etat de Grâce, c'est un chef d'oeuvre :-)

Ecrit par : Héron | jeudi, 28 septembre 2006 16:42

Parce que c'était à prendre au premier degrès ??? Non je crois qu'il s'agit d'une farce. Ils auraient dû appeler ça "y a t-il un scénariste pour sauver la présidente (de la République) !

Ecrit par : James t kirk | jeudi, 28 septembre 2006 16:42

En tout cas, Martin Winckler hurle depuis des années a la nullité des séries françaises. Compare avec les séries américaines toujours plus audacieuses, courageuses, délirantes... Dans tous les domaines: politiques sexe ETC...
Misère misère

Ecrit par : om | jeudi, 28 septembre 2006 16:43

je ne comprends pas pourquoi ça vous a choqué GB, 'est du même niveau que les infos sur FR2 vide.

Ecrit par : GED | jeudi, 28 septembre 2006 16:50

@ tous
Hier soir, c'était nul, mièvre, un scénario idiot, des dialogues nases, pas de profondeur dans les personnages, aucune prise avec la réalité, pas d'esprit, même pas de belles scènes érotiques,
REMBOURSEZ!!!

Je parlais de l'Etat de Grâce, pas de l'Arène de France...

Les productions télévisuelles s'avilissent, s'abaissent vers le néant de l'écriture.
On croirait que les téléspectateurs n'ont rien dans le cerveau, ne peuvent comprendre
ni la subtilité, ni les péripéties politiques d'une Présidente.
Ce n'est même pas de la caricature qui ferait rire, c'est un mauvais scénario, une mauvaise intrigue, inconsistante et insipide.
Quand on connaît les docu-fictions de la BBC à côté, on devrait s'en inspirer davantage...

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 16:53

EN FAIT SUR FRANCE TELEVISION ILS SONT MALINS
ILS NOUS SENSIBILISENT A DANS 7 MOIS POUR 5 ANS!
tout pour plaisir!

Ecrit par : olive | jeudi, 28 septembre 2006 16:58

Très sincèrement, L'arène de France, ce n'est guère mieux...

Ecrit par : regis | jeudi, 28 septembre 2006 17:03

@delphine
il y avait cul meme deux fois : c'était cul-cul!
bon j arrete les commentaires

Ecrit par : olive | jeudi, 28 septembre 2006 17:05

C'était une soirée à thème "la reine de France" !
Fouet cocher...

Ecrit par : James t kirk | jeudi, 28 septembre 2006 17:07

Je vous trouve un peu dur avec cette série. C'est effectivement pas génial et c'est sans doute un peu trop gentillet, mais ça change des séries françaises habituelles.

"Pour le tango et les SMS", ça ne m'a pas choqué. J'imagine très bien qu'un individu puisse avoir par moment des motivations toutes autres et toutes personnelles. Et à mon avis, ces passages sont surtout là pour souligner le caractère "société civile" du personnage pour l'opposer aux professionnels de la politique. On peut trouver cet angle des choses mauvais, mais on ne peut pas reprocher à la série de se donner les moyens de son propos ...

Pour le fameux bouton, je trouve ça bien vu, vu cette attention que les hommes politiques portent à leur apparence (je me souviens d'un épisode de The West Wing où l'on tient un peu plus de 5 minutes sur la tenue que Bartlet doit porter à une réception)

Les partis-pris de réalisation ne sont certes pas une nouveauté et ils sortent peut-être de mauvaises sitcoms mais ils sont utilisés aussi dans de bonnes séries (comme Arrested Development) ou au cinéma.

Pour le reste, j'ai trouvé amusant la façon de souligner la mise au pas des journalistes et la prédominence de l'image.

Bon après, c'est clair qu'il y a des passages insauvables (comme le coup du test de grossesse), mais bon c'est vendu comme une comédie légère pas comme une série réaliste. Et d'ailleurs si on la regarde comme une comédie, on retrouve effectivement tous les ressorts habituels de la chose. C'est une mauvaise idée de la comparer à The West Wing alors que c'est bien plus dans l'optique de Spin City

Après c'est vrai qu'on pourrait attendre qu'on nous trouve quelque chose de plus intéressant et de moins léger. Mais je trouve dommage de reprocher à une série qui se veut juste comique de ne pas être une série réaliste et cynique ...

Ecrit par : Mikael Wolfram | jeudi, 28 septembre 2006 17:08

"Mais je trouve dommage de reprocher à une série qui se veut juste comique de ne pas être une série réaliste et cynique ..."

Vous vous trompez ce n'est pas une série qui se veut comique !!!

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 17:10

Hier matin, sur Europe1, l'actrice principale disait justement que la série n'avait pas d'autre but que la comédie ;-)

Ecrit par : Mikael Wolfram | jeudi, 28 septembre 2006 17:16

Mikael,
vous n'êtes pas seul Daniel Schneidermann sur Big Bang Blog a aimé, cf :

http://www.bigbangblog.com/article.php3?id_article=436

Ecrit par : Richard ... | jeudi, 28 septembre 2006 17:18

La série est vendue depuis des semaines partout comme la première vraie série politique Française...

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 17:18

MDR je n'ai pas vu la série, juste le spot du prochain épisode: "Les français n'accepteront jamais une femme présidente enceinte."
Mdr, toujours ce truc "les français n'accepteront pas..." Les scénaristes aiment les sondages. ET bien sûr "ils" accepteront.
Mdr car si Mickael a cru en une comédie et que c'est pas une comédie, c'est génialement gravement bête.
Un peu comme avec le clown de l'Arène: c'est par lui que l'on comprenanit que c'était une farce.

Ecrit par : om | jeudi, 28 septembre 2006 17:20

Mais non, ce n'était pas drôle et pas spirituel du tout!
Il n'y avait aucun charme, aucun trait d'esprit, ce n'était pas pétillant!
Et les scène de plumard, on n'y croyait même pas!
C'est d'un nul!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 17:21

C'est pas que j'ai aimé ou pas aimé (ce que j'aime c'est Deadwood, Six Feet Under ou The Wire) mais que j'ai trouvé ça acceptable comme comédie et que donc je ne comprends sur cette série ni l'admiration absolue ni la descente en règle ...

Après si effectivement les spots ou les plaquettes publiciataires la vendaient comme un série politique réaliste, oui je comprends mieux les réactions. De cette série je n'ai entendu parler que par l'interview d'Anne Consigny (?) hier matin sur Europe et j'ai regardé hier soir

Ecrit par : Mikael Wolfram | jeudi, 28 septembre 2006 17:27

Les Soprano, Six feet under, Carning (en VO bien sur), c'est pas mal... Mais "Zora la rousse" c'était quand même autre chose : on sentait bien la latence du conflit yougoslave. De la belle ouvrage, vraiment. Une série salutaire.

Ecrit par : régis | jeudi, 28 septembre 2006 17:32

wep, faut dire à Bern que le clown qui sort des sales blagues qui font rire personne voire qui plombe vraiment l'ambiance faudrait qu'il lui fasse faire autre chose rapidement.

OK Mikael mais moi elle m'a pas fait trop rire la serie.
Et aussi il suffit pas de choisir la politique comme décor pour que la série soit politique.

Ecrit par : Richard ... | jeudi, 28 septembre 2006 17:35

Relevons le rôle de conseiller politique de Christophe Barbier pour la production et son inénarable second rôle de journaliste politique à la Voici. Pourtant, j'aime bien son boulot à L'Express, et même son blog, mais là c'était franchement naze. Les conférences de presse devant l'Elysée me rappellaient les scènes de Batman avec les journalistes harcelant le commissaire Gordon devant le palais de Justice.

Bref, on est bien loin de "The West Wing" !

Ecrit par : Triple R™ | jeudi, 28 septembre 2006 17:42

@ Monsieur l'auteur des billets:


Attention aux gimmicks littéraires
et aux effets de style moralisateurs:

Je suis effondré
Je suis consterné
Je suis choqué
Je suis scandalisé

Vu dans tes billets...

@ tous

Yoyo le Frisé a fait 50 commentaires depuis l'aurore
et là, pour la critique d'un sous-produit culturel, en plus d'une heure, on a dépassé les 36 commentaires!!!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 17:42

Au fait Guy, je n'ai pas encore regardé la nouvelle émission de Bern mais il me semble que tu dois y passer sous peu, à moins que ce ne soit déja fait ?

Ecrit par : Triple R™ | jeudi, 28 septembre 2006 17:44

Zora la rousse.
Son lit est fait de mousse.

Tenez-le vous pour dit.


L'échec d'audience prouve à quel point les téléspectateurs ne sont pas idiots. On est capable en France de donner dans le bel artisanat télévisuel. Le Grand Charles, personne n'en parle, mais ça vous avait une autre gueule.

Ecrit par : Column | jeudi, 28 septembre 2006 17:45

@ Triple Retardataire

D'où sors-tu?
Tu n'as pas lu le blog d'hier?
GB est passé la nuit dernière chez Bern, que faisais- tu entre 23 heures et minuit?

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 17:50

A propos de la photo de droite et du commentaire, oui, rendez-nous "Les Saintes Chéries", c'était spirituel, drôle, bien tourné et en noir et blanc!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 17:52

Je savais qu'il y avait des gens qui regardaient encore la télé, de nos jours.
Mais ça fait quand même un peu drôle d'en rencontrer.
(Enfin, sur le web, hein. Faut pas exagérer, non plus).

Ecrit par : Franssoit | jeudi, 28 septembre 2006 17:56

essayons maintenant d'imaginer la suite: la gentillette Grace va distribuer de la soupe à Cachan en baggy, elle interpelle Ahmadinejad à l'ONU et lui lance " dis donc Mahmoud, tu sais que les femmes ont les mêmes droits que les hommes chez nous, espèce de méchant barbu" ou encore elle envoie un texto à Jospin" courage Lionel, et si tu veux, j'temmene danser un tango"....
Le top du top c'est quand même quand elle explique qu'elle a voulu devenir présidente "à cause de Bambi"
MAIS PUTAIN QUI A MIS DU FRIC DANS CETTE DAUBE???

Ecrit par : Lulu | jeudi, 28 septembre 2006 17:57

Guy,

Avez-vous le film de Lionel Delpanque : "Président" avec Albert Dupontel ?

Eh bien, ce n'est pas totalement crétin mais...

Ecrit par : Laurent | jeudi, 28 septembre 2006 17:58

C'est pas Garce qu'ils voulaient dire ?

Ecrit par : regis | jeudi, 28 septembre 2006 18:02

ô les enfants : une suggestion : si vous n'aviez pas de télévision ? C'est fou ce qu'on vit bien sans. Bien sur ça me rend peit-être totalement obtuse, mais j'aime bien

Ecrit par : brigetoun | jeudi, 28 septembre 2006 18:13

Mais non, c'est l'Etat de Graisse!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 18:16

Pas le temps d'aller au cinoche.

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 18:21

Montrer un président prendre de la coc, voila la performance du cinéma français.
C'est ce même esprit "provoquons les beaufs parce que j'ai vu Ferrara" qui tue la série française. Pas faire scandale. Pas faire chier qui que ce soit. Consensus. Abstrait.
Suffit de voir 24h, censé être républicain, ou Alias, pour voir le fossé abyssal dans le courage et le sens critique entre les 2 nations.
Et puis L Word, Miami Vice, Lost, Soprano, Twin peaks (z chef d'oeuvre), ...........................
Chateauvallon, Sous le Soleil, Léa......................................

Ecrit par : om | jeudi, 28 septembre 2006 18:37

OM

Je suis éblouie!
Tu regardes tout!
Moi, je ne regarde JAMAIS la télé, pas le temps!
Trop de bouquins à lire!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 18:39

@ Guy Birenbaum

Je trouve votre jugement un peu sévère. Je viens de finir de regarder la série sur le site Internet même de france 2 (http://programmes.france2.fr/etat-de-grace/).

C'est vrai que le scénario est empreint d'une certaine légèreté. N'empêche qu'il y a beaucoup de messages dans cette série: l’idée de la justice sociale, le droit au logement, la rectitude dans l'exercice du pouvoir politique, la lutte désespérée contre le pourrissement de la politique par les conseillers en communication (la présidente Grâce résiste au début - refuse d’aller chez Drucker - mais finit quand même par céder à la pression).

La série sert fortement les idées politiques dites de gauche. Je ne m'en plains pas! Ce qui me gène c’est que les membres de « l’Union de la droite populaire » et son président SEBASTIEN ORSINI sont systématiquement représentés comme les "fourbes" dont il faut absolument se méfier...

Le fait que les acteurs s'adressent à la caméra pour expliquer qui ils sont casse un peu le rythme (mauvais choix de réalisation).

"La présidente de la république s'envoie en l'air sur son bureau" vous y allez un peu fort. Il a juste été question d’une embrassade soutenue de la très chère présidente avec son compagnon professeur de golf.

Je regarderai la suite la semaine prochaine.

Ecrit par : CeB | jeudi, 28 septembre 2006 18:40

Et oui Delphine, je suis de la Génération Mittérand

Ecrit par : om | jeudi, 28 septembre 2006 18:44

A lire un compte rendu intéressant sur le procès Dominati en cours (je devrias écrire le procès Chirac):

Le "système" RPR, l'amertume des ex-militants
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3226,36-817716@51-812017,0.html

Ecrit par : Richard ... | jeudi, 28 septembre 2006 18:47

@Om

Martin Winkler trouve qu'Engrenages, comme toutes les séries françaises est une daube. Ca a dû lui échapper que c'est la première série française vendue à la BBC. Mais Martin Winkler est un aigri, m'est avis que sa haine de l'audiovisuel doit trouver ses racines dans quelques scénars pour la TV qui ont dû lui être refusés...

@ Guy

Grande classe d'écrire avec un scénariste d'Engrenages, à moins que ce ne soit LE scénariste d'Engrenages...

@ Delphine

La Tv (tout comme les politiques) prend les gens pour des cons mais ça commence à se voir. TF1 et M6, eux, ont le droit, ils font du pognon et vendent de l'espace de cerveau disponible (chacun son business) mais pas France 2, ni France 3, là c'est inadmissible
Heureusement, il y a Canal+... petit à petit, ils remontent le niveau.
L'autre jour Corinne parlait avec éloges de "93 rue Lauriston", ben c'est une production Canal+...

@ re-Guy

Je me suis toujours demandée quel parti serait représenté dans une série politique française, si l'on part du principe qu'une série réaliste doit être, non pas le reflet des turpitudes de la réalité mais la réalité telle qu'on voudrait qu'elle soit (cf West Wing, justement, qui met en scène l'équivalent de nos charmants socialistes s'ils étaient intelligents ET au pouvoir ET dévoués à la Nation - pour l'instant, en France, on n'a jamais eu les trois ensemble, mais aux US non plus d'ailleurs...)

Alors, ta série politique, avec un gouvernement de droite ou de gauche?
(le premier qui répond : « une cohabitation » a un gage !)

Une nouvelle série pour réconcilier les télespectateurs (citoyens) avec la politique ou au contraire pour leur montrer à quel point ils sont tous pourris (les politiques, hein, pas les citoyens, quoi que…)? Gaffe, terrain glissant. Il va falloir beaucoup de talent...

Ecrit par : Sacha | jeudi, 28 septembre 2006 18:51

OM

Mais moi aussi, qu'est-ce-que tu crois!
Il y avait un film passé à la télé, super drôle sur les premiers jours de la victoire de Mitterrand
en 1981, dans la vie d'un couple.
Je ne me rappelle pas le nom du film, mais c'était bien mieux fait que celui d'hier!
La meilleure production télévisuelle que j'ai connu, en noir et blanc, c'était "bonne nuit les petits", un classique...hyper politisé d'ailleurs, il fallait toujours s'endormir à la fin...

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 18:51

Mais pour solutionner ca, on a inventé les boutons. Si ca donne des boutons, on peut toujours utiliser le bouton. A chacun son bouton. Le bouton de la dissuasion pour le chef de l'état. Le bouton de la télé pour éteindre le poste si on veut dissuader les diffuseurs de recommencer à nous donner des boutons. C'est une histoire de guerre des boutons ( dont je me souviens d'une excellente adaptation télévisuelle, il y a fort longtemps ).

Ecrit par : DESABUSE N° 1 | jeudi, 28 septembre 2006 18:58

Delphine, moi c'est pire, c'est Génération Mitterand 2, en plus même pas l'age de voter. Génération Mitterand 2, ce sont les electeurs d'aujourd'hui.

Sacha,
je ne connais pas trop ses raooprts à la prod, mais MW a une bonne connaissance et analyse des séries. Il fait partie de ses rares qui ne méprisent pas la série.
Car en France il ya une hierachie entre cinéma et télé, à l'intérieur desquels il y a d'autres hirarchie.
On laisse en général le cinéma nous ennuyer en faisnat semblant d'être intelligent. Et la télé doit nous amuser, en péprisants les clowns, sauf parenthèse Canal.
Il y a de jeunes prods télés, d'accord avec le diagnostic de MW, qui commencent à desespérer de pouvoir créer du bon.

Ecrit par : om | jeudi, 28 septembre 2006 19:02

om,
j'ai un doute, on en se connaitrait pas dans la vraie vie sans le savoir ? (Enfin moi).

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 19:33

Qu'est-ce qu'ils prennent, chez vous, les pauvres scénaristes ! C'est à croire qu'ils détiennent un quelconque pouvoir sur la fiction française de télévision. Que ce sont eux qui décident. Eh bien, non. Je ne crois pas qu'aucun scénariste aurait de lui-même inventé une présidente de la République politiquement aussi insituée, définie par son seul genre (féminin), ou son sexe (faible), le tout assaisonné de deux ou trois thèmes mollement consensuels (la pollution, c'est mal). Non, non, le scénariste n'y peut rien, tout cela résulte d'un choix collectif, où sa voix n'a sans doute pas pu se faire entendre.
Ce choix collectif était-il le bon ?
Manifestement pas.
Le public a répondu non, de même que la plupart des femmes politiques, qui se sont senties abaissées, et quelques hommes aussi.
Moralité : on va nous dire que le public a rejeté les sujets politiques.
La réalité, c'est que le public a rejeté une comédie gentillette de plus, pourtant loin d'être pire que les autres, et même parfois pas si désagréable, parce que le public estime à juste titre que le sujet mérite mieux.
Le public a raison.

Au fait, c'est un scénariste qui s'exprime ici. Celui d'Engrenages, avec qui Guy travaille.

Ecrit par : Guy-Patrick Sainderichin | jeudi, 28 septembre 2006 19:34

Oui en gros c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre.

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 19:36

et c'est ça qui est agréable en france.

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 19:38

Merci de ce passage talentueux Guy Patrick !!!

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 19:49

L'échec d'audience prouve à quel point les téléspectateurs ne sont pas idiots. On est capable en France de donner dans le bel artisanat télévisuel. Le Grand Charles, personne n'en parle, mais ça vous avait une autre gueule.
------------------

à column,

C'est vrai que c'était bien fait. Un peu parti pris tout de même. Du moins on aurait presque aimé degaulle après ça. Limite sur ce coup là. veaucoup de choses évacuées. Encore que le scénariste a su montrer l'aspect dictateur du président mais vraiment sur la fin. C'est mieux que rien. Mais ça aurait été pas mal de développer cette zone plus fumigène.

J'ai vu un autre téléfilm du même réalisateur il y a quelques semaines. Bien aussi. Très drôle. Stora a de l'humour et du talent.

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 19:58

La chronique de Didier Porte en parlait ce midi... (sur France intox, l'autre RTL)

Tiens, sur RTL, où vient piger gb je crois, parfois, c'est le benet qui présente now ? Et la gourdasse de d'habitude, elle est passée où ?

C'est combien, au fait, la pige sur RTL ?

Ecrit par : Marie-France G-TOURRE | jeudi, 28 septembre 2006 20:05

Moins de 150 euros... Et je n'aime pas les insultes.

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 20:12

Ah. Merci de la réponse. C'est un peu plus du tiers de ce que je touche. Par mois.

Quelles insultes ?

Ecrit par : Marie-France G-TOURRE | jeudi, 28 septembre 2006 20:22

lucas belvaux et son téléfilm "nature contre nature", était très drôle aussi. Dans le genre fable politique bizarre mais réussie parceque bizarre.
L'histoire d'un psycha qui quitte paris pour venir vivre dans un petit village de la Creuse. Et les conflits qui s'engagent, quand il découvre qu'au sein du village, le troc est d'usage et qu'on utilise jamais l'argent... Une séance de thérapie = six oeufs et trois poignées de champignons.

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 20:24

Eh bien vous ne gagnez pas du tout assez d'argent et je le déplore. Mais croyez moi, au regard des tarifs pratiqués dans les médias ce n'est pas grand chose pour une émission dont l'audience n'est pas loin d'un million d'auditeurs (écoutez le nombre de pubs).

Bénêt, gourde, cela n'apporte rien à personne.

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 20:25

Mais c'est que je ne veux rien apporter moi !

Je qualifie les 2 en question selon ce qu'ils m'inspirent (et je suis gentil, je pourrais etre beaucoup plus ...précis mais ça n'en vaut pas la peine (faites comme votre collegue SF : lisez le plan B... Au sujet de SF : késkispasse ? marche plus son blog ?) et les insultes qu'ils méritent, je ne vais pas les balancer ici, rassurez-vous)

Vous n'allez donc pas sur RTL pour l"argent. Vous y allez pour autre chose alors. Pourquoi ? Pour apporter quelque chose ? Le sel (dans la soupe) ?

Ecrit par : Marie-France G-TOURRE | jeudi, 28 septembre 2006 20:43

Guy, Voilà ce que je vous écrivais sur Bigbangblog, mais comme je m'adresse à vous autant le faire ici personnellement!

Guy,
Ne croyez vous pas que c'est vraiment ce qui se passe?
C'est bien un Oui Oui qui (avec sa spin-doctor de fille) ne sait pas cliquer sur le mulot, qui passe son temps devant la télé quand il n'est pas au Fort de Brégançon à regarder à poil et à la jumelle les filles sur le bateau des frères Schumacher.
C'est bien un autre Oui Oui qui, malgré un agenda réalisé par sa femme Cecilia, trouve le moyen de la tromper au moment des pauses footing.
C'est aussi un Oui Oui qui, avant d'annoncer la remise en cause des régimes spéciaux de retraites, passe un WE en famille à Biarritz tous frais payés par la municipalité.
Plus anciennement, c'était bien un Oui Oui aussi qui à l'heure du laitier avait un accident de voiture avec à bord une autre femme que la sienne.
Et même si c'est bien encore un Oui Oui qui manie si particulièrement le cigare aux Etats-Unis, je suis d'accord avec vous pour dire que les fictions US sont d'une autre qualité.

Je ne crois pourtant pas que vous idéalisiez les personnages occupant les postes politiques. Il n'y a qu'à vous lire sur Ambiel-Villepin-Raffarin. N'était-ce pas là encore une bande de Oui-Oui(s)? Appelons les pieds-nickelés si vous préférez?
Tout le monde aimerait bien que cela change mais des fictions sacralisant la fonction politique ne risquent-elles pas de redonner du sérieux et du lustre à des gens qui n'en sont pour l'instant pas dignes?

Ecrit par : Charles | jeudi, 28 septembre 2006 20:54

Non sther je ne crois pas, alors on serait deux à ne pa le savoir, n'est-ce pas Esther ?
Un fiction politique en France ? Une vraie ? Les ccénariste vont finir comme les témoins de l'affaire Elf ou Alègre.

Ecrit par : om | jeudi, 28 septembre 2006 20:55

Charles si vous avez bien lu ce que j'écris, on est loin de oui oui et beaucoup plus près d'un redoutable cynisme. Je demande non pas la sacralisation de la fonction politique mais du RÉALISME. Qui peut croire une seconde à cette histoire ? Qui peut croire une seconde à ces personnages ? Pourquoi peut-on décrire à peu près convenablement toutes les professions dans les séries étrangères et pas en France ? Combien de Julie Lescaut ou de Navarro avez vous croisés dans votre vie ? Combien de Cordier ? etc. Chaque série Française décrit des personnages, des fonctions, des métiers qui n'existent pas. Demandez-vous pourquoi et ce que cela cache ... Et surtout ce que l'on veut offrir à notre temps de cerveau disponible...
Marie-France je vous rassure je ne vous ai pas attendu pour lire le plan B. Quant à savoir ce que j'apporte sur RTL, ce n'est pas à moi de le dire.

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 21:05

@ G-P S
C'était pas mal du tout Engrenages, même si le premier épisode était abominablement mal joué ...
Il y a d'autres saisons prévues?

Ecrit par : leopold trepper | jeudi, 28 septembre 2006 21:08

Tant mieux. Je disais ça (Le Plan B) pcq je trouve pas leur lien sur votre blog, contairement à chez SF.

Ecrit par : Marie-France G-TOURRE | jeudi, 28 septembre 2006 21:12

Une fois j'ai fais lecteur de scenarii pour un jury fiction télé. le thème c'était le commissariat: tous les scenarii français tous, c'était le point de vue paternaliste du commissaire, même inconscient.
Yavaient aussi des allemands et des anglais, et là on commençait à croire

Ecrit par : om | jeudi, 28 septembre 2006 21:20

Toutes ces séries niaises, ces JT people and fait divers, ces réalitichauds, ces jeux de minces, ce sont des machines à fabriquer la France avec laquelle Sarkozy a une ligne directe.

Moi ça va, je ne regarde plus la télé à part les Guignols (bon, ça va, je vais pas vous refaire "pays de meeeeerde ! ni Ségo-Alice au pays des effaceurs).

Ecrit par : KID | jeudi, 28 septembre 2006 21:22

@ tous

Quelques nouvelles du soir:
Après leur rencontre mardi avec le PDG de FranceTélévisions, les députés UMP, qui avaient critiqué la mise en congé de Béatrice Schönberg, étaient satisfaits. Pour Lionel Luca, vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes et initiateur de la pétition,l'entretien a permis d'exposer les avis.
Il apprécie le fait que la présentatrice préserve une visibilité (elle animera une émission scientifique).
Les députés plaident pour une charte déontologique puisque d'autres journalistes, "très emblématiques" selon M. Luca, ont des "relations très proches avec d'autres ministres ou anciens ministres".

Que tous les journalistes sur ce blog qui couchent avec des ministres lèvent le doigt!!!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 21:35

Bientot Sarkocescu 1er au pouvoir :)

Si vous voulez rigoler un peu, un petit site satirique amusant :

http://sarkostique.over-blog.com

Ecrit par : bibi | jeudi, 28 septembre 2006 21:37

Et celui-ci :

http://sarkocescu.blogspot.com

Ecrit par : zorro | jeudi, 28 septembre 2006 21:39

Et celui-ci :

http://sarkocescu.blogspot.com

Ecrit par : zorro | jeudi, 28 septembre 2006 21:40

La question de la soirée à Laurent WAUQUIEZ, notre député UMP préféré, âgé de 31 ans, sur ce blog:

"Si Nicolas Sarkozy, dont vous êtes un des proches, est élu président de la République, le Ministère de la Jeunesse semble vous tendre les bras..."

Réponse de Laurent:

"Vous savez, j'avais eu quelques ouvertures pour entrer dans le précédent gouvernement, mais sur un poste qui n'avait aucun intérêt pour la Haute-Loire, en lien avec les affaires étrangères.
Je suis heureux dans mon poste de député, j'adore mon département et j'aime me battre pour lui. Je ne suis pas pressé, il faut savoir prendre son temps.
Cela dit, si j'ai l'opportunité de porter les couleurs de la Haute-Loire à Paris et que cela peut nous être utile, pourquoi pas..."

Laurent, si je puis me permettre, en toute discrétion, pourrais -tu plutôt choisir un poste de ministre
qui te mettrait en relation avec la presse, l'édition, la justice...
C'est qu'on aurait bien besoin de toi!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 21:45

(RIne à voir,quoique...)

Michel Bounan racontant la visite d’un chef indien en Europe aux temps des rois : "Ce peuple fait des lois que les riches peuvent briser, mais non les pauvres.

Lu ce soir sur nouvelobs.com que le sous-préfet de Moselle a refusé de subir un alcootest en disant au gendarme : "vous ne savez pas qui je suis, c'est moi qui commande les contrôles, etc." et a pris la fuite. Le proc du cru (qui n'est pourtant pas proctologue) n'a pas réussi à étouffer l'affaire, mais le gendarme a du souci à se faire pour sa carrière.

C'est drôle, Sarkozy et les télés ne sont pas encore sur les lieux...

Ecrit par : KID | jeudi, 28 septembre 2006 22:03

Les chiffres de la soirée (en relation avec le billet de Guy d'hier):

Les anciens combattants des ex-colonies, percevront, à partir de 2007, les mêmes pensions militaires d'invalidité et retraites du combattant que les nationaux français.
La mesure concernera 84 000 personnes de 23 pays, essentiellement du Maghreb, d'Afrique Noire et d'Indochine.
Aujourd'hui la retraite du combattant est fonction de son pays d'origine:
Un Français touche 461 euros par an
Un Sénégalais 193 euros
Un Tunisien 106 euros
Un Algérien 101 euros
Un Marocian 60 euros
Un VIetnamien 38 euros

Les bénéficiaires sont: 15 000 Algériens
15000 Marocains, 5 000 Tunisiens, 2 000 Sénégalais, ceux de Madagascar et d'Indochine...

En 1914-1918, les troupes coloniales de l'Empire eurent 63 000 tués et en 1939-1945, 55 000 furent tués, dont 25 000 dans l'Armée d'Afrique...

Les anciens combattants issus des ex-colonies ne touchent actuellement qu'environ 30% du montant des pensions attribuées aux Français. Leurs pensions sont gelées depuis la loi du 26 Décembre 1959: c'est la "cristallisation".
Toutefois en 2002, leurs pensions ont été revalorisées, mais seulement en fonction du coût de la vie dans les pays où ils résident.

Pourquoi avoir attendu 47 ans?

"Mieux vaut tard que jamais", a souligné Hamlaoui Mekachera, Ministre Délégué aux Anciens Combattants.

Sans commentaire...

Une protestation de Jacques CHIRAC:
"Dès 2002, j'ai voulu rompre avec la politique suivie depuis 40 ans"
Son entourage souligne qu'il n'a pas découvert cette questiion avec la sortie du film.
Le film renforce un débat qui pour lui a toujours été très important et c'est quelque chose qui tient à coeur au Président".

Puisque cela lui tient tellement à coeur, nous transmettons son cri du coeur au DEL et à Guy Birenbaum!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 22:08

Ben oui, quoi, Guy. "West Wing", série politique américaine, c'est génial. Pourquoi t'obstines-tu à regarder des trucs français ? Tu te fais du mal inutilement.

Ecrit par : Jérôme Godefroy | jeudi, 28 septembre 2006 22:13

Bah t'as raison dans le fond... En même temps, c'est la première série française que je regarde depuis... Engrenages qui était la première depuis... Les saintes chéries !

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 22:15

Et moi je n'ai rien connu de tout ça... Huhu, ça vous rajeunit pas ;-)

Ecrit par : Triple R™ | jeudi, 28 septembre 2006 22:18

Je confirme la grande qualité de la série "the west wing" ou " a la maison blanche"

Ecrit par : Dclg | jeudi, 28 septembre 2006 22:21

Amateur de séries télévisées, je dois dire que j'attendais avec impatience de découvrir cette nouvelle fiction française, d'autant plus qu'elle avait fort à faire en affrontant la comparaison avec Commander in Chief mais surtout avec la référence du genre, The West Wing...

Bien entendu, cette comédie n'a strictement rien à voir avec A la Maison Blanche, mais j'avoue, j'ai apprécié dans l'ensemble ces deux premiers épisodes et je vous trouve un peu dur tout de même Guy pour le lien avec Sous le Soleil ;)... Cela reste un bon divertissement mais sur le fond, je reste très déçu de n'avoir toujours pas pu découvrir une série française sérieuse et documentée sur la vie politique.

J'ai fait un article consacré à la série sur Series News, site auquel je participe, dans lequel je me suis permis de laisser un lien vers cet article de votre blog : http://series-news.com/article2392-l-etat-de-grace-la-politique-au-service-de-la-fiction.html

Bonne soirée,
Mathieu

Ecrit par : Mathieu D. | jeudi, 28 septembre 2006 22:26

@ Triple Retardataire

Tu es vraiment en ratrd d('un métro!

"Les Saintes Chéries", c'était vraiment la quintessence de la série familiale pleine d'humour
et drôlatique, vers la fin des années 60.
On était tous scotchés devant à l'époque...
Evidemment tu n'étais pas né!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 22:31

Marrant, cet étonnement. Allons, nous sommes en France, où l'Etat n'a jamais renoncé à contrôler les médias (quand ce n'est pas par la "hard law" comme au temps de Mongénéral, c'est par la "soft law"), où lesdits médias sont abusivement concentrés car surréglementés et où il est presque impossible de fonder du jour au lendemain une nouvelle chaîne ou un nouveau journal et de le faire exister plus de quelques années (déjà que les journaux déjà en place ont du mal à survivre... Qui a dit "France-Soir" ? Qui a dit "Libération" ?).

Pourquoi cette situation des médias (qui ne sont pas vraiment une industrie gourmande en capitaux, au moins au démarrage) en France ? Je vais la faire courte, because je ne suis pas un spécialiste, et je n'apporte que ma connaissance de l'analyse économique (et accessoirement, de la bonne vieille logique). Pour les journaux, les fournisseurs sont gourmands car très peu nombreux (because peu rentables, because convention collective, notamment), et lesdits journaux, n'ayant pas vraiment de pouvoir de négociation face aux fournisseurs, sont eux aussi peu rentables, et ne peuvent que voir leur nombre diminuer.

Pour la télévision, la concentration, historique, est due au monopole d'Etat (on en revient à l'ORTF de Mongénéral) qui a, aussi bien chez TF1 que dans FranceTélévisions, légué une culture d'entreprise assez spéciale. Au sein de Canal +, la même chose est vraie pour des raisons de copinage entre Rousselet et Mitterrand, mais je ne m'étendrai pas davantage sur ce cas particulier. Toujours est-il que les chaines hertziennes ont toujours été en nombre très limité (et encore plus limité si l'on compte la 2, la 3 et la 5 comme la même, ce qui n'est pas complêtement absurde).

Concurrence limitée, donc motivation d'améliorer les programmes limitée. D'autant plus limitée, d'ailleurs, que la réglementation desdites chaînes est assez stricte. On leur interdit de passer plus d'une certaine quantité de publicité, ce qui a pour effets : de plafonner leurs revenus (et donc de limiter encore plus la concurence), de créer des "pseudo-programmes courts parrainés" qui pourrissent les ondes entre 20h40 et 21h au moins, de les empêcher d'investir davantage dans la création artistique...

Enfin, on devrait parler de pseudo-création artistique. Puisque la création n'arrive pas à être financée, le législateur a cru bon de la subventionner. Problème : les subventions sont davantage accordées selon le goût, l'idéologie, les intérêts du fonctionnaire chargé de leur attribution (intérêt comme celui de flatter le pouvoir en place, notamment, et je ne parle même pas d'éventuels copinages) que selon le goût du spectateur. Donc les scénaristes (entre autres) ne sont pas sélectionnés en fonction de leur talent. Et après, on s'étonne d'avoir des programmes de merde ?

Ecrit par : Albert Nonyme | jeudi, 28 septembre 2006 22:36

Indicatif de François de Roubaix, je crois, qui me reste complètement dans l'oreille. Michelin Presle bien acide, Daniel Gélin bien ingénu, pas encore le cynique de "oh la salope.... la salope..."

Ecrit par : KID | jeudi, 28 septembre 2006 22:37

Guy, Je ne nie pas le cynisme des hommes politiques qui nous parlent n'importe comment (comme à des Nolwenn) et croient qu'une poignée de main amicale et un sourire colgate suffiront à leur ré-élection. Mais ce que j'essayais de dire c'est qu'ils ont quand même un côté sacrément naïfs (Oui Oui donc?) pour se comporter comme dans les exemples que j'évoquais (alors qu'ils auraient a priori mieux à faire...pour les Français) et en celà à mon avis la fiction d'hier soir rejoindrait la réalité, non?
D'accord pour dire que les Julie Lescaut, Cordier, Navarro ne traduisent pas la réalité aux moments où les épisodes sortent. Mais n'avez-vous pas constaté comme moi que ces séries influencent les comportements des policiers. Ils se mettent à s'habiller comme dans les séries TV et à parler comme les héros.
Le dernier exemple en date: regardez le nombres de flics en civils aux Tarterêts lors des arrestations hyper médiatisées: tous habillés en jean beige et vestes gris/vert avec écrit dans le dos "police" en lettres jaunes ou blanches comme dans les séries TV US où l'on voit le FBI perquisitionner. Regardez la nouvelle mode en France des profileurs, mode surgie à la suite de leur apparition dans les séries US.
Donc des Julie Lescaut, on en rencontre après coups! (j'assume le jeu de mots :-) )

Ecrit par : Charles | jeudi, 28 septembre 2006 22:45

Delphine c'est pas vrai ! tu fais confiance à Wauttiez ?

Ecrit par : brigetoun | jeudi, 28 septembre 2006 22:53

à quand une belle série sur un président ayant des problèmes de prostate ou d'ongle incarné (l'état de Grace, que je n'ai pas vu, nous fera t-il le coup du cancer du sein ou de l'ostéoporose ????) ? on ne sait quoi se demander tant les tentations sont multiples. Il y a de jours vaut mieux ...et merde remplissez vous mêmes !

Ecrit par : Gaby | jeudi, 28 septembre 2006 22:55

un peu en décalé
j'ai tapé presse dans aol recherche
entre nouvelobs.com et presse.fr est indiqué ce site
http://www.flnjfrance.com/
par hasard je clique dessus cela ne me disant rien

en page d'accueil

une annonce googgle

délinquance des jeunes
la justice-est-elle assez sévère?
votez en ligne,
soutenez sarkozy


attention copiez-coller du premier article : Soirée active pour le nain fernal
"Le nain fernal" avait frappé dans la nuit du 13 Août... 3 maisons ont été visité pour cette libération à l'improviste sur lequel le canal revient. Résultat : 8 nains libérés. Et pourtant, le canal a été suivit par une voiture, croisé un beauf insomniaque, un chien, et une patrouille de police!! En revanche leurs 14 nains de libérations précédentes viennent d'être retrouvés par la police...

ce site.... est le FRONT NATIONAL pour la LIBERATION DES NAINS
de jardin


désolé un peu décalé mais on peut rire de tout!?

Ecrit par : olive | jeudi, 28 septembre 2006 22:56

c'est vrai que c'etait pas terrible la femme president
mais chez bern ça volait pas haut non plus
gerard de nimes

Ecrit par : gerard | jeudi, 28 septembre 2006 23:08

La différence c'est que ça coute beaucoup moins cher et que personne ne prétend avoir écrit un scénario !!!

Ecrit par : g.b. | jeudi, 28 septembre 2006 23:21

@ tous

Info exclusive: Guy est allé chez Bern parce que Daniel Bernard l'avait invité à "mots croisés"

Ecrit par : Bruno Roger-Petit | jeudi, 28 septembre 2006 23:25

@ tous

Info exclusive: Guy est allé chez Bern parce que Daniel Bernard l'avait invité à "mots croisés"

Ecrit par : Bruno Roger-Petit | jeudi, 28 septembre 2006 23:25

Sinon sur la question de la politique dans les films et les séries, il y a tout un pan évacué totalement en france et qui fait pourtant toute la saveur des séries américaines et toute leur force.

A savoir : Le sous-texte.

C'est une notion mal étudiée ici et pas du tout intégrée par nos scénaristes qui n'y comprennent rien.

Et pourtant, elle est indispensable à une bonne écriture et à une maitrise complète de la narration.

Au delà de l'imaginaire et des qualités d'écriture d'un auteur, c'est le "truc" qui fait la différence avec nous.

Aux états-unis, il est inimaginable de vouloir écrire des films sans avoir compris les enjeux du sous-texte.

Sans connaître précisément les grilles et les codes des valeurs qui en dépendent.

C'est une affaire culturelle tout ça. C'est une question d'hyperconscience qui fait que là-bas, ils ont compris que le politique se posait dans tout.


Ceux qui ont étudié ces questions peuvent vous dire en une analyse que tel film est complêtement réactionnaire alors qu'il se prétend progressiste dans la forme.

Et inversément un film, à priorir réac ou de droite (pour faire court) se trouvera révéler des valeurs fortement ancrées à gauche !


Tout est affaire de déplacement.

Mais pour ça, il faut maitrise un tant soit peu les codes de l'analyse filmique.

Seulement attention "analyse filmique" pas au sens FEMIS du terme.
Pas au sens formel, je veux dire.
Trop français.





Aux états-unis, n'importe quel scénariste qui a étudié en université cinéma maitrise absolument le sous-texte de ses histoires.

Il sait que cet outil est indispensable pour écrire relaché. Pour dépasser les clichés.

Il sait que c'est indispensables pour toucher les gens dans l'intime.

Il sait que c'est indispensable pour écrire... politique.

Tout ça à beaucoup à voir avec notamment les cultural studies, subaltern studies, gender studies, womens studies...

Car le sous-texte dépend justement de tout ça.

Les minorités visibles sont très influentes à Hollywood.
Lorsqu'on écrit un scénario, il passe par pleins de commissions.

Les associations féministes, les noirs, les catho, les ligues de ci et de là... Tout le monde est consulté pour voir déjà au stade de l'écriture ce qui cloche.
Ce qui peu faire peur.
Ce qui est offensant ou moderne.
Ce qui secoue...
Et ça fait un sacré moment que c'est comme ça.

Les professionnels de l'écriture ont donc appris à travailler avec ces opinions politiques divers.
Ils les perçoivent, ils les maîtrisent. Ils en jouent. Ils les détournent. Ils les mettent à mal...


En france, on n'est pas au point sur ça.

On fait toujours dans le premier degrès pataud. On veut faire une série politique et paf, on situe tout dans la sphère politique comme si ça suffisait pour faire du politique...

Il suffit pourtant de regarder la série d'hier sur cette femme président pour se rendre à l'évidence que non.

C'est très simplet de voir les choses comme ça. Très nocif.

Encore dans les années 70, ça pouvait fonctionner au vue des qualités de certains de nos scénaristes mais plus aujourd'hui. INSUFFISANT.


Au contraire, ça atrophie le récit . Parceque du coup, on redonde, on alourdit. On caricature.
On raccourcit. On développe mal. Coinçée par l'environnement et par ce qu'il dégage.

Grave erreur.

PARCEQUE LE politique se situe dans toutes les sphères, même du quotidien.

A lire : kate millet "La politique du mâle".

Indispensable pour comprendre comment une oeuvre dégage du politique et du sens au delà de ce qu'elle est censée nous raconter.

Moi ce livre a changé ma vision. Mais je suis une femme, donc sans doute mon sexe et ma condition ont contribué à cette révélation. Encore que j'estime qu'un homme intelligent doit pouvoir entrevoir la force que cet essai dégage.

En tout cas sur la question du politique et des femmes (tout ce qui concerne les women studies par exemple), il est indispensable à la lecture.

Et il éclaire vraiment notre propre culture littéraire et ses enjeux d'autant qu'au sein de son essai, elle étudie toute la littérature européenne.

Un extrait de son livre qui à justement à voir avec le politique.

"(...) Mais passer de ces scènes intimes au contexte beaucoup plus vaste de la référence politique, c'est évidemment faire un grand pas. En introduisant le terme de politique sexuelle, il faut d'abord répondre à cette question inévitable : "Peut-on considérer la relation entre les sexes sous un angle politique ? " .
Le terme politique se réfère aux rapports de force, aux dispositions par l'intermédiaires desquelles un groupe de personne en contrôle un autre (...).
L'examen impartial de notre système de relations sexuelles révèle que maintenant comme à toutes époques de l'histoire, il existe entre les sexes une situation du type que celle que max weber définit par le terme de Herrschaft : C'est à dire un rapport de domination et de subordination (...) S'il en est ainsi, c'est parcque notre société, comme toutes les civilisations historiques est patriarcale."


Kate millet est une universitaire qui, grâce à sa thèse dont le livre est tiré, à enclenchée les mts féministes aux états-unis dans les années 60. C'est une historique pour les féministe.

Une pointure intellectuelle de haut niveau. Une référence indispensable.

Dans la foulée de son travail, en france on trouve

"La poétique du mâle" de Michelle coquillat.

Elle parcourt le même thème mais dégage plus précisément les enjeux de la création masculine...


Mes deux livres préférés en termes d'essais sur les questions féministes.

Mais il y en a évidemment pleins d'autres sur la questions des minorités (noir, arabe, juif,...).

Et c'est là où finalement tout le vrai politique se situe.
Pas dans les palais de l'Elysée.


Savoir déplacer les enjeux politiques dans un autre univers, c' est une vraie force et une vraie qualité. Que maitrisent parfaitement les états-uniens.
D'autant que ça les aide beaucoup avec la censure qui a toujours sévit là-bas...


Donc à ce jeu là les scénaristes sont aguéris. Ils connaissent parfaitement les tenants et les aboutissants de leur art. Ils savent ce qui va plaire, ce qui va déplaire.

Un exemple : Buffy et les vampires. A priori une série sur les vampires avec une héroïne qui combat les forces du mal... Rien de politique.

Et pourtant si : tout y est politisé mais de manière inteligente.
Le scénariste tente par le biais de son héroïnes d'insuffler dans son histoires des enjeux sur les rapports sociaux de sexes et de classes.

Il en est absolument conscient, d'ailleurs, il en parle souvent dans ses interviews. Sa volonté : créer un personnage féminin autonome.
C'est ça que les scénaristes états-uniens maitrisent et que les français ne comprennent pas.

enfin là je vous résume.

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 23:26

@ Delphine mon amour

Il est vrai que je n'étais pas né dans les années 60,
ni dans les années 70 d'ailleurs... Puisque tu liras mon
âge sur mon état civil avant notre mariage, sache que
j'ai fêté mes 22 printemps il y a précisément 15 jours.
Ne m'en veut pas de mes lacunes de jeunesse...

Signé : ton Triple Romantique

Ecrit par : Triple R™ | jeudi, 28 septembre 2006 23:36

@ Esther

J'ai lu Kate Millet, j'avais 12 ans.
C'est une perception très américaine du féminisme.
J'ai été plus marqué par Simone de Beauvoir.

@ Brigetoun

Je fréquente tout le monde et un homme au lit, quand il est à poil, ce n'est marqué qu'il est de droite ou de gauche!

@ BRP

Rien compris à ton message!
Qui est allé à Mots-Croisés?

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 23:36

@Guy-Patrick Sainderichin & gb
"C'est à croire qu'ils (les scénaristes) détiennent un quelconque pouvoir sur la fiction française de télévision. Que ce sont eux qui décident. Eh bien, non."

"Au fait, c'est un scénariste qui s'exprime ici. Celui d'Engrenages, avec qui Guy travaille."

Qu'un scénariste fasse partie d'une équipe on peut aisément l'imaginer et le comprendre. De là à dire qu'il n'a aucun pouvoir et qu'il ne décide de rien c'est autre chose. Mais si c'est le cas, qu'est-ce que vous êtes donc en train de faire avec Guy?

Ecrit par : Mathieu | jeudi, 28 septembre 2006 23:40

@ esther : Intéressant ce que vous dites... Mais c'est peut-être un peu survolé pour que je voie vraiment la puissance que peut contenir le "sous-texte".

Par ailleurs, concernant les "minorities studies", j'ai toujours pensé que ca couvrait beaucoup de bullshit. On n'est pas (que) ce qu'on nait, pour faire simple. Et la seule minorité objective, c'est l'individu. C'est si réac' que ça, d'asséner des évidences pareilles ?

Ecrit par : Albert Nonyme | jeudi, 28 septembre 2006 23:40

@ Triple Roudoudou

Bonsoir Chéri!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 23:41

J'ai lu Kate Millet, j'avais 12 ans.
C'est une perception très américaine du féminisme.
J'ai été plus marqué par Simone de Beauvoir.


mdr delphine vous êtes trop mignonne. Kate millet c'est surtout une perception très intelligente du féminisme.

Moi je lisais kant dans le texte vers sept ans. Par contre ça m'a pas trop marqué. J'ai préféré spinoza (toujours dans le texte).

Simone de beauvoir oui bof. Un peu trop soumise dans sa vie privée. Pas un model intéressant.
Pas assez radicale pour être glam.

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 23:41

@ Mathieu

Que peuvent faire deux hommes d'une extrême intelligence sinon
FRICOTER?!!!

Ecrit par : delphine | jeudi, 28 septembre 2006 23:45

@albertnonyme

Et la seule minorité objective, c'est l'individu. C'est si réac' que ça, d'asséner des évidences pareilles ?

-----------------------

c'est surtout très français !

Ecrit par : esther | jeudi, 28 septembre 2006 23:50

« Qu'un scénariste fasse partie d'une équipe on peut aisément l'imaginer et le comprendre. De là à dire qu'il n'a aucun pouvoir et qu'il ne décide de rien c'est autre chose. Mais si c'est le cas, qu'est-ce que vous êtes donc en train de faire avec Guy? »

En ce qui concerne L'Etat de Grace, une décision dramaturgique majeure a définitivement plombé le projet : celle de dépolitiser à mort le personnage de la femme politique. De refuser de la situer politiquement, de refuser de la faire exister politiquement.

Or, sans même le connaître, sans rien connaître des circonstances du développement du projet, mais simplement en vertu de ce que je sais des usages de la télévision française, je suis prêt à parier ma chemise que cette décision n'a pas été prise par le scénariste.

Honnêtement, je crois qu'aucun scénariste ne la prendrait.

Voilà pourquoi je dis que les scénaristes n'ont pas, en France, le pouvoir que tous ici vous leur prêtez. (Sans compter que les réalisateurs français se croient trop souvent autorisés à modifier le texte sans en référer à quiconque.)

Quant à ce que nous essayons de faire avec Guy, la réponse est dans la question. Nous essayons.

Ecrit par : Guy-Patrick Sainderichin | vendredi, 29 septembre 2006 00:04

Je suis de retour sur Paris dès mardi !

Je cherche un job et un éditeur...

Avis aux amateurs ;-)



(Non désolé, pas d'amatrice, j'ai déja Delphine...)

Ecrit par : Triple Roudoudou™ | vendredi, 29 septembre 2006 00:07

ok

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 29 septembre 2006 00:07

@ esther :

Et la seule minorité objective, c'est l'individu. C'est si réac' que ça, d'asséner des évidences pareilles ?
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c'est surtout très français !
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Ah ? En quoi ce serait si français ?

Et surtout, en quoi est-ce que ça aurait un rapport avec la véracité ou non de ce que j'avance ? Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si ce que je dis est vrai ou faux, parce que, bêtement, comme Raymond Aron (que je me permet de paraphraser ici), je crois que le vrai existe, qu'il est différent du faux, et que nous, êtres humains, pouvons distinguer les deux. Evidemment, ce n'est pas tout à fait le préjugé qui sous-tend les "minority studies".

Ecrit par : Albert Nonyme | vendredi, 29 septembre 2006 00:30

brp, je n'ai pas compris.

Ecrit par : g.b. | vendredi, 29 septembre 2006 00:38

@ GB

Humour de ségoliste ;-)

Ecrit par : Anne | vendredi, 29 septembre 2006 00:46

Ne l'ayant pas vu je ne peux que me contenter du commentaire du responsable fiction de france télévision dans l'innénarable émission de Colombe Schneck (?) sur Inter.
Le but est de faire une série légère sur la présidence.


C'est un peu naze.

En politique de "proximité", on avait The Wire (meilleure série policière du moooonde").

En politique nationale, West Wing ou même 24 montraient une certaine notion d'urgence dans les situations. Sans parler des série anglaises, qui sont en plus ancrée dans leur époque.

F.Télévision a juste jeté l'éponge, je n'y vois pas de complot derrière, mais ça correspond à leur direction fiction: paresse - La Crim et PJ sont des gachis d'acteurs copiés/collés sur NY Police Blue.

Tristouille, oui, mais PERSONNE n'attendait rien d'eux...

Ecrit par : Goodlifer | vendredi, 29 septembre 2006 01:38

@ Guy-Patrick Sainderichin

Bonjour,
Bravo pour la série Engranages, elle est excellente!
J'ai lu quelque part que Canal vous avez commandé une suite.
Je l'attends!

Sinon, en parlant de séries télés politiques, je suis archi fan de Spin city,
d'accord ce n'est pas très réaliste mais il y a une réelle liberté de ton qui n'existe pas en France.
En effet, en pleine affaire Monica lewinski, les auteurs faisaient des allusions énormes à cette affairs (fou rire garantie :) )

Je me demande si la série de Guy fera des allusions aux "affaires" secouant l'Elysée ou la classe politique avec la même liberté de ton!

Bonne nuit!

Ecrit par : jérémie | vendredi, 29 septembre 2006 05:16

@albertnonyme

C'est le coté à priori qui est très français.

Par exemple, vous commencez directement votre critique en disant : Je pense qu'il y a beaucoup de conneries dans ces études.
Comme si c'était spécifique à ces études.

Or la connerie, on la trouve dans à peu près tout que je sâche.

Je veux dire, il n'y a pas un domaine d'études où la connerie n'existe pas. C'est un peu comme si je vous disais qu'en philo, il y a beaucoup de conneries. Ou en sciences... Une évidence.

Puis vous dites "chercher la vérité", comme si la vérité existait.

Si ces études vous mettent mal à l'aise, je comprends tout à fait qu'il ne s'agisse pas pour vous d'y trouver une vérité.

De toute façon ces études ne plaisent pas à la france. Sans doute la honte et l'humilation de ne pas les avoir inventé et de se sentir dépassé par les anglo-saxon.

Enfin vous voyez beaucoup de choses qui font que ça n'est pas très pertinent d'en discuter.

On n' aborde pas ces sujets si on a trop d'apriori. Ca n'est pas la peine. C'est absurde.

Qu'avez-vous déjà lu sur ces questions ? Beaucoup, beaucoup de livres je suppose pour vous être forgé une telle opinion défavorable. Je me trompe ? Donnez moi des titres... J'ai hate de savoir ça.

Ecrit par : esther | vendredi, 29 septembre 2006 07:17

Vous êtes dur. J'étais trés réservé - je termine par un 'pourquoi pas ?'
Ca commence par le clin d'oeil du bébé qui vient de naitre : c'est une comédie. Ca n'a pas l'ambition d'être The West Wing - c'est une simple comédie ayant pour cadre une femme à l'Elysée. C'est tout - pas d'autre ambition.
Maintenant, je suis d'accord avec vous : ce n'est pas ce qu'on demande d'une fiction politique - comme il n'en existe pas, celle-ci en prend plus qu'elle ne devrait, de ce qu'elle mérite.

Ecrit par : Michel | vendredi, 29 septembre 2006 09:17

Entièrement d'accord avec votre analyse. Cela est d'autant plus regrettable que France 2 a démontré qu'elle savait diffuser des séries de qualités telles que Avocats et Associés. Alors à quand un série de la même veine traitant de la politique?

Ecrit par : Didier | vendredi, 29 septembre 2006 11:10

Guy, tu es repris sur AgoraVox :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=13916

Bienvenue dans la confrérie des bistrotiers du web ;-)

Ecrit par : Triple R™ | vendredi, 29 septembre 2006 12:42

@ esther :
Certes, il y a beaucoup de conneries dans les autres domaines, mais celà ne répond pas à ma question. Je vais être plus explicite : je crois très profondément en l'unité et en l'unicité du genre humain. Croire que tel ou tel autre groupe "minoritaire" a un point de vue manifestement différent du reste du genre humain, et peut donc se passer du savoir élaboré par des générations de chercheurs, c'est refuser l'unité du genre humain. Je pense notamment à l'histoire, mais aussi à l'économie. En termes encore plus clairs : je pense que c'est le principe même des "minorities studies" qui est vicié, et que c'est donc l'intégralité de ces matières qui en est entaché.

Bien entendu, l'émergence de ces disciplines est aisément explicable : puisque le nombre de chaires dans une discipline est limité, si un jeune doctorant espère à terme une chaire bien à lui, la façon la plus simple de procéder est de la créer, en créant sa propre discipline. Et la façon la plus aisée de créer sa propre discipline est de se rattacher à une discipline précédemment existante, tout en montrant à quel point sa propre discipline souligne les insuffisances de la discipline-mère. Ceci est d'ailleurs vrai indépendamment de la véracité ou de la fausseté du contenu de l'enseignement de la discipline-fille.

Il n'est parfois pas besoin de beaucoup lire pour se forger sa propre opinion. Pas besoin de lire tout Faurisson pour savoir qu'il s'agit de conneries. Il suffit juste de se rendre compte que, dans certaines matières (sciences dures, histoire, économie dans une certaine mesure, ...), il est possible de distinguer le vrai du faux, et que dans d'autres matières l'on peut se passer de ce critère qui est pourtant à la base de la science. Ce qui me met mal à l'aise, ce n'est pas le contenu des "minorities studies" : c'est plutôt leur vacuité intellectuelle, et le fait que des universités sérieuses leur accordent du crédit et des crédits.

Enfin, deux remarques de détail. Premièrement, quels que soient les a priori que l'on a, on peut faire de la science : avoir l'esprit ouvert ne veut pas dire avoir un trou dans la tête. Deuxièmement, puisque selon vous la vérité n'existe pas (je vous cite : "comme si la vérité existait"), pourquoi écrivez-vous : tout ce que vous écrivez vous-mêmes n'est, si je vous suis, que mensonges et erreurs. D'ailleurs, si je comprend bien, tout ce qui a été écrit par les spécialistes des "minorities studies" n'est que mensonge et erreurs, puisque la vérité n'existe pas. Où me suis-je trompé ?

Ecrit par : Albert Nonyme | vendredi, 29 septembre 2006 12:50

Albert Nonyme,
vous dîtes vraiment n'importe quoi. En effet, Foucault Deleuze Gattari, etc... ont été lu, travaillé aux EU. En France, silence.
"La politique est la guerre menée par d'autres moyens", jusque dans la chambre à coucher.

Ecrit par : om | vendredi, 29 septembre 2006 13:08

@ om : "Vous dites n'importe quoi" n'est pas une réfutation acceptable. Si vous ne voulez pas rentrer dans le détail, ce que je comprend parfaitement, au moins donnez une bonne raison d'ensemble.

Quant à Deleuze, Gattari, Foucault (le même qui a falsifié ses données, pour son étude sur la folie, non ?), leur succès n'est pas une preuve de véracité de ce qu'ils avancent. L'argumentum ad populum est un sophisme, car ce n'est pas parce que ceux qui ont tort sont nombreux qu'ils ont raison.

Ah, une dernière chose : si "La politique est la guerre menée par d'autres moyens", alors je plains votre partenaire.

Ecrit par : Albert Nonyme | vendredi, 29 septembre 2006 14:21

Une raison d'ensemble ? C'est que ce qu'a produit la France ces 40 dernières années, ce sont les américains qui l'ont accueilli. Pourquoi ? Baudrillard en donne une raison lorsqu'il fut étonné du non étonnement de ses étudiants américains face à sa théorie de l'hyperréalisme de notre civilisation: c'est une évidence, un quotidien pour eux. Alors qu'en France, ya des résistances à s'ouvrir au nouveau.
Même chose pour la littérature: ce sont les américains qui ont compris les Chamoiseau ou Glissant. Alors qu'à Paris ont dissert sur les Dantec et autres imposteurs.

Alors si pour vous Foucault c'est juste un falsificateur, et que les autres des bidons, c'est au niveau de votre dissert sur les sciences et la vérité.
En restez à une opposition Sartre/Aron, Sartre/Camus, c'est dépassé.

Et si vous n'avez pas conscience non plus du politique comme continuation de la guerre même au lit, nous sommes heureux pour vos voisins et votre dunlop.

Ecrit par : om | vendredi, 29 septembre 2006 14:36

@ om : Baudrillard, celui qui a joui de voir le WTC en flammes ? :-)

Plus sérieusement, je n'accorde que peu d'importance à la résistance réelle ou supposée à la nouveauté. Ou, plus exactement, qu'une idée soit habituelle ou novatrice, ce qui compte pour moi est sa véracité. Je me demande bien pourquoi j'ai autant de mal à faire comprendre cette idée plutôt simple, et surtout qui devrait relever de l'évidence.

Ecrit par : Albert Nonyme | vendredi, 29 septembre 2006 14:47

Vous n'arrivez pas à faire comprendre vos évidences, cr pour vous la véracité est juste l'expression de sentiments. Vous jetez tout à la poubelle et dîtes que ce n'est pas véridique.
Albert un effort SVP 2222

Ecrit par : om | vendredi, 29 septembre 2006 14:49

@om : pour ce qui est de ma fidélité à la bonne vieille logique aristotélicienne, je me permettrai juste une citation.
Parlant de "cette cohérence de la pensée qu'une étrange maladie semble avoir fait perdre, depuis quelques années à quiconque, chez nous, se piquait, peu ou prou, d'action politique", Marc Bloch écrivait, dans "L'étrange Défaite", les quelques lignes qui suivent.

"Vraiment, pour que s'accomplisse, selon le mot de Renan, après une autre défaite, la réforme intellectuelle et morale de ce peuple, la première chose qu'il lui faudra rapprendre sera le vieil axiome de la logique classique : A est A, B est B ; A n'est point B."

Je ne crois pas exprimer de sentiments quand je dis que la véracité d'une thèse ne m'apparait pas clairement. Au contraire, j'attend qu'on me l'explique, qu'on me la démontre pour en juger d'après ma raison, et non parce que ce serait nouveau, parce qu'un ponte auto-proclamé l'aurait dit, ni parce que ce serait délicieusement subversif. J'aurais plutôt tendance à dire que, dans ce pays, c'est la logique qui est subversive.

Ecrit par : Albert Nonyme | vendredi, 29 septembre 2006 15:17

La vérité ça nexiste pas albert, c'est un concept religieux, philosophique éventuellement. Mais ça n'existe pas.
Il n'y a que des subjectivités. Et ma subjectivité me dit que vous n'avez rien lu sur les cultural studies et que donc vous fondez vos connaissances et votre "vérité" sur l'apriori. Remarquable travail intellectuel ! Vous comprenez que je n'applaudisse pas.

Ecrit par : esther | samedi, 30 septembre 2006 11:53

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