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mercredi, 08 novembre 2006

Le RMI de Yann.

Sur le Big bang blog, suite à ma note consacrée aux précaires du blog - reprise par Daniel Schneidermann - un internaute, nommé Yann, a assez vivement contesté mon propos.

Après cet échange public, nous avons correspondu via nos mails.

Puis hier nous nous sommes parlés.

Plutôt, je l'ai écouté, silencieux, une vingtaine de minutes.

Et puis, je lui ai demandé de nous écrire...

Ce qu'il a fait...

Je sais que pas mal de politiques lisent le DEL. S'ils pouvaient simplement réfléchir à la manière de modifier ce que raconte Yann, nous ferions tous, je crois, un pas important...

Merci Yann.


Mardi 7 novembre 2006.

C'est le jour ou l'allocation RMI est habituellement versée sur notre compte bancaire par la CAF. Ce matin sur « vidéoposte », notre compte bancaire par l'internet, RIEN ! Ce n'est pas la première fois  que ça arrive, nous ne pouvons que supposer et espérer encore que l'argent sera demain sur le  compte ? Ma femme et moi-même nous faisions une joie à l'idée d'aller faire nos courses de « début » de mois. Combien de titulaires des minima sociaux  sont concerné par ce « retard » inexpliqué ? Depuis le 20 octobre,  comme à peu près chaque mois après avoir payé les factures et fait ce que nous pouvions de courses, notre compte bancaire est vide. Nous avons a nourrir deux petites filles de 26 mois.  Le congélateur aussi est vide. Il nous reste tout juste deux oeufs dans le réfrigérateur et quelques carottes. Depuis cette date, au menu principal : pâtes, riz, pomme de terre... Hier, l'une de nos deux filles à mangé la dernière pomme qui restait. Je n'ai pas mangé un fruit personnellement depuis trois jours, ceci  pour les réserver aux enfants. Nous ne mourrons pas de faim,  nous manquons seulement de produits frais, légumes, crudités, fruits, yaourt...

Quant cela se produit, ni avant, ni après, nous n'avons d'information  de l'institution, en l'occurrence La CAF, ni de la banque pour peu qu'elle soit responsable de ce fait ?  Il n'y a pas même pas une information sur un site internet pour prévenir du recul de cet échéance ! Rien n'existe qui donne le sentiment que l'institution, ou alors la Banque Postale (?) prend humainement en compte les conséquences de cette situation ! Les responsables de ces établissements estiment-ils que nous ne méritons pas de le savoir ? Quels « raisons » vont-il invoquer pour faire croire que « les responsabilités sont ailleurs », pour justifier que les « rmistes » ne sont pas des « quantité négligeables », à leur yeux...  Comment ne pas se sentir profondément méprisé par les décideurs, du fait de ce manque de communication, d'une part ? Comment ne pas concevoir « qu'ils se moquent bien » de ce que nous pouvons vivre et ressentir, de l'autre ?

Il faut bien préciser que sous les gouvernements Raffarin, puis Villepin, cette date de versement de l'allocation mensuelle du RMI à régulièrement reculée, (dans la nuit du 5 au 6 au départ) puis celle du  6 au 7, depuis plusieurs mois. Qui en à parlé ? Doit-on désormais s'habituer à ce que ce soit celle du 7 au 8 ? Il faut aussi savoir que l'allocation RMI est toujours versé après, lorsque qu'il y a un week-end qui coïncide avec ces dates ! Cela veut dire que nous pouvons parfois attendre jusqu'au 9 ou 10 de ces mois interminables de... « 34 » jours ! Pourquoi ne font-il pas le versement avant le week-end ? Pourront-ils honnêtement dire, dans les ministères, que la stratégie économique n'a pas été préalablement définie à ce sujet ? Les « rmistes » seraient-ils donc « la plèbe » qui, de toute façon, doit se satisfaire de bénéficier de ces subsides pour survivre, sous prétexte « qu'ils ne travaillent pas » ? Pendant ce temps, à la Mairie de Paris on vend du vin à 5000 euro la bouteille que n'ont bu que les privilégiés qui y sont invités, comme s'il en avait réellement besoin ?  La question se pose véritablement, nos politiques doivent des comptes à la nation quant au fait de se permettre de vivre dans un tel luxe, au frais ce celle-ci, alors que par ailleurs on ne peut même pas imaginer qu'ayant de l'argent, on se permettrait de le gaspiller de la sorte, après avoir vécu avec si peu ? La valeur d'une seule bouteille est égale, à peu-près, à neuf mois de RMI ! Que ceux qui les boiront le fasse donc à la  santé de tous ceux qui survivent aussi péniblement pendant ce temps, avec la même somme, en ne s'étouffant surtout pas avec !

A qui profite l'argent du RMI qui n'as pas été versé ? A la banque, au compte de l'état ? Quelle somme bloquée sur un compte cela peut-il représenter, combien d'intérêts ? A quoi correspond cette politique particulièrement sournoise qui consiste à faire reculer régulièrement la date de ce versement ? Je pense personnellement à ceux qui, n'ayant vraiment plus rien dans le réfrigérateur,  il y en a sans le moindre doute, vont déprimer, se morfondre littéralement, avoir faim alors que certain sont malades, handicapés ! Je pense a tous ceux qui sont fragiles intérieurement, qui ne rêvent qu'a ce début de mois, à ce moment où ils pourront se préparer  un véritable repas, sympa et régénérateur, réconfortant ! Je pense encore à ceux  qui vont broyer encore un peu plus de noir, alors que le « début du mois » va « bientôt » commencer à la fin de celui ci, si ça continue comme ça ! Depuis une bonne quinzaine de jour nous ne mangeons pratiquement qu'un plat principal, pas d'entrée, sauf une fois ou deux. Et surtout, s'il y en a qui imaginent qu'il puisse y avoir un intérêt ou un plaisir à vivre des minima sociaux, qu'ils cessent donc de s'illusionner ! Ce n'est ni une sinécure, ni une situation profitable et enviable pour quiconque, ceux qui disent ou essaye de faire croire le contraire sont ou des provocateurs, ou des menteurs, ou des ignorants... J'aimerai beaucoup qu'une politique de transparence nous permette d'être informé des raisons de cette situation  qui entretient l'angoisse et  l'incertitude du lendemain, quant ce n'est pas du désespoir. J'aimerai aussi beaucoup que ce même esprit de transparence et d'humanisme, par là- même,  puisse considérer qu'une personne subsistant avec le RMI ou un autre minima est suffisamment responsable et digne humainement, pour mériter que l'on communique sur ce qui la concerne, en premier chef. Je ne voudrais pas continuer à avoir la désagréable impression d'être citoyen d'un pays où le gouvernement  ne considère la démocratie que du point de vue de la supériorité intellectuelles des « élites » et autres « experts »,  ne dialogue avec le peuple qu'après avoir pris les décisions à se sujet et de ne communique généralement qu'à des seuls fin de promotion  de ses seuls intérêts politiciens... On peut et doit faire bien plus que rêver qu'ils évoluent considérablement sur ce plan.  Pour le moment, en dehors de rêver, ils ne nous donne pas l'occasion de vivre grand chose de bien concret, préférant peut-être nous affamer (?), faire monter ainsi un sentiment d'indignation dans la société, (ce qui exacerbe la violence des plus « déglingué » de tous là ou l'espoir ne règne plus) alors que sous ce règne qui promettait la réduction de la fracture sociale on ne peut que constater une rupture phénoménale, cruelle et douloureuse,  entre le discours et l'incapacité patente à répondre au besoin réel des citoyens.  Citoyens  pourtant jeté par centaines de milliers en pâture à la misère et dans la précarité, aux minima sociaux,  avec des politiques aussi prometteuses que mensongères qui ne mettent pas suffisamment l'être humain et sa dignité au coeur de leurs préoccupations, malgré les trop beaux discours pour être crédibles.           

Yann Patin de Saulcourt- Rmiste-Communiquant              

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Commentaires

waouhhh dès le matin ça calme!
Si la CAF est responsable, c'est une pratique courante déjà constatée et qui ne concerne pas que le versement du Rmi, même si là c'est vital! mais qu'en est-il des autres allocations, parent isolés, PAJE et compagnie, sans que les concernés ne soient informés.
Quelle vulgarité.

Ecrit par : enzo d'aviolo | mercredi, 08 novembre 2006 08:49

Un silence éloquent...

Ecrit par : g.b. | mercredi, 08 novembre 2006 09:01

Merci Yann, merci parce que c'est un exercice difficile, trop souvent la honte qu'on nous colle à la peau empêche de dénoncer.
Possible que les retards soient dû aux intérêts, tous les organismes de la sécu placent leurs argents mais tout le monde dit que c'est normal... Ca ne choque personne, alors !.
Votre texte rappelle des mauvais souvenirs.. BRBRR

Ecrit par : Andersen | mercredi, 08 novembre 2006 09:04

Bonjour Yann,

Je fais le voeux sincère que votre texte soit lu par quelques politiques et responsables de ces organismes.

Je vais en tout cas pour ma part, l'adresser par mail à Mr Bayrou en espérant qu'il prenne le temps de venir vous parler.

Et je vous souhaite de tout coeur à vous, votre épouse et vos deux enfants, une issue à votre situation économique. En tout cas, votre plume est fort expressive, d'humilité, de sens et de vérité.

Courage,

Ecrit par : Flo | mercredi, 08 novembre 2006 09:26

honte de quoi ? d'être bénéficiaire d'un droit ?
Enzo a bien dit : quelle vulgarité - mais ça n'excuse rien ni ne règle le problème des mois de 34 jours

Ecrit par : brigetoun | mercredi, 08 novembre 2006 09:27

Viens d'avoir une idée, depuis la loi de décentralisation, la gestion du RMI a été transférée aux régions. Cela vaudrait le coup d'interpeller un élu d'un conseil régional sur le sujet pour savoir à quelle date ils versent à la CAF et comment se passent les paiements à quelles échéances etc... ou si un élu lit ce blog, peut-il nous expliquer ?

Ecrit par : Andersen | mercredi, 08 novembre 2006 09:27

Encore un de ces abus méditiaquement invisibles et dont on entend jamais aucun politique parler.

Le contraste avec ce que ce permette nos soit disant élites en carton avec l'argent publique est de plus en plus écoeurant, encore plus quand on pense à l'absence totale de responsabilité publique qu'on demande à ces gens là, quand en même temps l'Etat passe son temps à bien faire ressentir à tous les précaires à quel point leur statut est (soit disant) une simple affaire de volonté.

Rien de nouveau sur le soleil, mais celui baisse de plus en plus jusqu'à l'horizon...

Ecrit par : Tyb | mercredi, 08 novembre 2006 09:29

Le témoignage de Yann est essentiel et plus que véridique.
Pour les personnes tributaires des minimas sociaux, et pour tous ceux qui crèvent la dalle, on s'active depuis 20 ans avec les Restos du Coeur et on fournit des millions de repas.
Rien ne change et tout empire dans ce pays.
Et on est censé vivre dans un pays occidental riche et opulent...
MDR!!!

Ecrit par : delphine | mercredi, 08 novembre 2006 09:29

@bridetoun
Vous savez bien de quoi je parle, bien sûr que le RMI est un droit. Même si vous êtes politisés, que vous savez tout ça, c'est pas facile d'être rmiste socialement, à cause du regard posé sur vous .
Bon là faut que je bosse, parce que je ne gagne ma vie qu'à la tâche rendue sans aucune certitude de fin de mois..

Ecrit par : Andersen | mercredi, 08 novembre 2006 09:34

Il en est de même pour les retraités aux minima sociaux. leur complément allocations familiales vient de leur être retirée, la gratuité de transport retirée, les impôts locaux demandés! En France! Aujourd'hui 25% des salarié(e)s sont en dessous du seuil de pauvreté selon les normes internationales!
Les partis politiques ont augmenté leur indemnités de 82% en trois ans!
la France est la dix-huitième puissance économique la plus politiquement corrompue!
Sud est asiatique, Afrique, Russie, et la France!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 08 novembre 2006 09:37

Yann,

Je salue ton témoignage poignant et réaliste et je remercie Guy Birenbaum de l'avoir diffusé pour débat et réflexion collective.
Je remercie la république au moins de nous avoir donné les moyens d'apprendre à lire et à écrire pour trouver encore la force de pouvoir s'exprimer et lutter.
Ca fait trois mois que le RMI et d'autres "allocations de transfert" sont désormais disponibles sur le compte quelques jours plus tard que d'habitude.
Pour etre précis, tu dois sans doute savoir Yann que dans notre "milieu" on avait trouvé la "combine" pour "gagner" des jours, et ce qui a changé en réalité c'est c'est que le virement sur nos livrets d'epargne de la banque postale s'opéraient deux jours avant le virement sur le Compte Chèques de la banque postale, et que désormais c"est terminé !
C'est dingue cette vie et nous voilà à devoir donner des leçons pratiques d'ingénieurie en système D !
J'ai écrit à la Banque Postale pour qu'elle rétablisse au moins le "système 3 jours avant en livret d'épargne" en leur disant que de nombreux clients risquaient d'aller à la Caisse d'épargne écureuil concurrente.
Ceci dit le problème reste entier car 3 jours "gagnés" en début de mois, c'est trois jours de plus de fin de mois difficile !
La vraie question reste l'emploi, la dignité de pouvoir travailler et gagner sa vie et surtout pour toi qui a une famille à soigner !
Recois toute ma solidarité et n'hésites pas à m'écrire au cas où !

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 09:41

@Guy : vous avez raison, silence éloquant... Pour l'instant, à part des frissons dans le dos, pas de grandes réactions... Humainement, c'est affreux.

Ensuite, parmis les problemes du RMI, c'est que l'on braque les projecteurs sur ceux, les plus malins, qui abusent et grugent le systeme. Et parrallement à ça, on a des Yanns... Humainement, on ne peut pas, on ne doit pas, rester insensible.

Pour autant, est ce que le RMI, systeme RMI, est viable en ce moment ? Je prefere les systemes type conseil général du Rhone qui permettent de cumuler RMI + une activité à temps partiels. Justement on retourne dans le travaille, on se réinsere, et on gagne mieux sa vie. Le but du jeu est de vivre, tout simplement, et décemment.

Bonne journée à tous (quoique bonne, quand je lis ce genre de témoignage, la voilà plombée la journée... Maintenant la vérité se regarde dans les yeux, on va pas non plus se cacher la face...)

Ecrit par : falconhill | mercredi, 08 novembre 2006 09:43

...par contre quand il s'agit de recevoir des amendes pour excès de vitesse...là, curieusement il n'y a pas de retard...
...ce retard doit en plus s'ajouter aux dates de valeurs de la banque...comme si à l'heure d'Internet, il n'était pas possible qu'un versement soit crédité le jour même...

...et par contre quand il s'agit de juger le scandale des HLM de la Ville de Paris...combien d'années de délai?
...Urba, Graco? Qui se souvient encore que certains fans de SR étaient impliqués? Personne parce qu'ils n'ont jamais été jugés?
Le temps tourne différement si l'on est simple citoyen ou homme politique, c'est honteux.

Ecrit par : Charles | mercredi, 08 novembre 2006 09:48

au risque de rompre la belle unanimité lacrymale, juste une petite question Yann :

vos enfants, quand vous les avez conçus, vous aviez un boulot ?

sinon, qu'est-ce qui vous prend de faire 2 enfants alors que vous êtes au RMI ????

Ok c'est votre droit le plus strict de faire des enfants, mais bordel quand on est dans la galère on réfléchit un peu. La pilule est fournie au planning familial...

Ecrit par : Kad et Russell | mercredi, 08 novembre 2006 09:54

en même temps, le 7 du mois est toujours 30 jours après le 7 du mois précédent : ce qui est important, c'est que la durée de l'intervalle reste constante!
c'est vrai aussi que la banque postale a des délais de traitements plus longs que d'autres banques!

Ecrit par : pop | mercredi, 08 novembre 2006 09:55

@Andersen
La gestion du RMi est de la compétence du conseil général (département) et non de la région.
@ tous
Les journalistes qui fréquentent le DEL pourraient-ils peut-être s'adresser au service de presse de la CAF pour leur soumettre "cette anomalie".

Ecrit par : bégé | mercredi, 08 novembre 2006 09:57

@ Kad et Russel : Non mais vous vous rendez compte ma brave dame, les pauvres maintenant, ils font des enfants, non mais je vous jure !!!

Votre commentaire est affligeant...

Ecrit par : Michel | mercredi, 08 novembre 2006 10:07

Bonjour,

Réponse prosaïque...

Yann se trompe.

Je suis bénéficiaire du Revenu Minimum d'Insertion (Rmi) depuis 2004 ; la date de versement de mon allocation a toujours été le 5 du mois, parfois avec un jour d'avance ou de retard selon le calendrier, et portée au crédit de mon compte le jour-même. Peut-être les dates varient-elles selon les caisses ??? Dans la négative, je pense que le retard dans le versement de l'allocation de Yann est plutôt imputable à la "Banque Postale" qu'à la Caisse d'Allocations Familiales.

Lorsque les "fins" de mois sont difficiles, les centres communaux d'action sociale attribuent facilement des aides alimentaires.

Néanmoins, pour reprendre la remarque de Yann, si le premier mois compte 34 jours, alors le second sera de 27 ou de 28 jours ! A partir du moment où l'allocation est versée à une même date, ça ne change rien.

A ce sujet, la situation des demandeurs d'emploi est encore moins enviable : l'indemnité étant journalière, les sommes versées mensuellement varient. Ainsi le chômeur perçoit-il pour le mois de février une somme fort inférieure, alors que la plupart de ses charges est fixe.

Le bénéfice du Rmi n'est certes pas une situation évidente pour moi mais, lorsque j'en additionne les avantages valorisables (Rmi, allocation de logement sociale, prise en charge de ma facture semestrielle d'électricité une fois l'an, gratuité des transports, exonération de la taxe d'habitation...) ou non (temps libre...), je ne suis pas certain que le sort d'une mère célibataire travaillant pour le Smic en région parisienne soit plus enviable.

Ecrit par : Vincent | mercredi, 08 novembre 2006 10:08

Kad et Russel vous êtes un con.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 08 novembre 2006 10:10

C'est dur l'élevage!

Ecrit par : un agent des allocs | mercredi, 08 novembre 2006 10:11

L'incongruité, c'est que des familles en France vivent un drame si la paie est virée le 7 et non le 5 du mois.
Le train de vie de l'Etat et des collectivités, aux frais des contribuables, tourne vite à l'indécence.

Rappelons aussi l'accroissement de ceux qu'on appelle aux USA les "working poors". Ces gens-là n'arrivent pas à boucler les fins de mois tout en travaillant. Ils doivent alors cumuler plusieurs jobs pour (sur)vivre.

Il sera intéressant aussi enfin un jour de regarder de près la pelote très emmêlée des aides sociales qui ne rendent sans doute pas le service attendu au regard des sommes concernées. Sans doute quelques débrouillards s'en sortent-ils très bien quand d'autres dans un réel besoin tirent la langue et se sentent abandonnés.

Vaste débat, difficile à mener quand il s'agit de situations souvent dramatiques.

Ecrit par : xolotl | mercredi, 08 novembre 2006 10:13

@ michel.
J'attends un argument rationnel au fait de faire des enfants quand on est précaires. Ma soeur est au RMI, et au chômage, son mec est intermittent du spectacle. Je peux vous dire que si il y a un "accident" de pilule/capote en ce moment, elle filera direct prendre la pilule du lendemain !
J'ai connu 5 ans de galère entre chômage et piges, il est EVIDENT que la question de la paternité était renvoyée à une période ultérieure. Etre dans la mouise pousse à réfléchir et à planifier, c'est à ça que servent nos gros cerveaux de diplômés-intello précaires non ? ah moins d'avoir papa-maman derrière...

Ecrit par : Kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 10:14

@ Vincent , je crois, je peux me tromper, que nous parlons de la dignité due à chacun! cela n'est certes pas facile en ces temps de cynisme établi....

Ecrit par : martingrall | mercredi, 08 novembre 2006 10:17

Vous avez imaginé que la précarité puisse vous tomber dessus alors que vous avez déjà des enfants ?

Ecrit par : g.b. | mercredi, 08 novembre 2006 10:17

Je voudrais simplement saluer Yann, et Guy qui permet que son témoignage soit entendu. Le problème est d'abord là, dans la surdité du politique.
Martin le dit, 25% des salarié(e)s sont en dessous du seuil de pauvreté selon les normes internationales.
C'est toujours la même histoire. Un silence éloquent. Et nous face à cette irresponsabilité insupportable du politique qui passe son temps à parler pour ne rien Dire, pour que ce qui doit être dit ne soit pas entendu. Le politique persiste à (se) taire (sur) cette pauvreté, celle que subit Yann, celle que subissent ceux de Génération Précaire. Le moins que l'on puisse faire, que l'on doive faire, c'est de l'écouter et de l'entendre, et de ne pas l'oublier.

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 08 novembre 2006 10:18

@ GB

ma question à Yann n'a pas pour but de disculper les administrations dans leur retard de versement ou autres injustices, bien évidemment.

De toutes façons ce qui est fait est fait, il a une famille a nourrir, sa situation est tragique, son témoignage éclairant et révoltant, ok.

Ecrit par : kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 10:21

@ Kad et Russell

L'argument rationnel est très simple : on peut élever dignement des enfants dans une situation précaire... Si vous n'êtes pas convaincu, vous n'avez qu'à lancer une vaste campagne de stérilisation dans toutes les régions du monde où la population n'a pas accès à l'eau potable. Ca doit bien représenter 1 milliard de personnes...

Ecrit par : johnmarguerite | mercredi, 08 novembre 2006 10:21

@GB 10:17

... Justement, je lui demande s'il était au RMI au moment de conçevoir. J'imagine que oui, sinon, je trouve ca irresponsable. Mais bon, on va pas l'accabler. Fin de la discussion. Bien à vous.

Ecrit par : kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 10:23

Bonjour a tous,
Bonjour Yann,

Effectivement, apres le débat d hier soir, on remet les pieds sur terre. Je n'ai pas grand chose d'intelligent à dire, je ne suis pas spécialiste de ces questions, même si en tant que simple citoyen et même si des raisons techniques évoquees par Vincent expliquent peut être en partie cette situation, je trouve cela absolument choquant. Le premier boulot de tous les maillons de la chaîne qui versent le RMI, CAF, banque, ou autres, devrait etre de mettre des procédures au point pour que ces soucis "techniques" n'existent pas. Parce que, technique ou pas, CAF ou Banque postale, le frigo de Yann est vide.
Juste aussi pour souligner a quel point c'est poignant de lire une colère si incroyablement digne et juste. A mille kilometres de tout poujadisme... Quand on voit les patrons de café défiler, ils n'ont pas le quart de cette dignité.
A lte lire, Yann, on se sent tout petit, vraiment

Bon courage Yann

Ecrit par : Thomas | mercredi, 08 novembre 2006 10:23

Oups...

je voulais dire "J'imagine que NON"... voyez vous m'embrouillez avec vos insultes, gb.

Ecrit par : kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 10:24

Je m'excuse Kad mais l'insulte était de votre côté...

Ecrit par : g.b. | mercredi, 08 novembre 2006 10:25

Kad et Russel

"Fin de la discussion..." pfff. Monsieur passe, se paye un RMIste en lui envoyant une question hyperviolente a la gueule, et decide quand la discussion est close... Et après, c'est ce genre de personne qui vient nous dire ici qu'on ne connait rien à la vraie vie. La vraie, vie, ca commence par le respect. Putain je suis énervé, là.

Ecrit par : Thomas | mercredi, 08 novembre 2006 10:28

J'ai aussi connu le chomage, et la douleur psychologique de ne pas exister socialement, ou du moins à travers un travail, de ne pas être quelqu'un, de n'être rien qu'une dépendance et de vivre petitement. Je comprends cette spirale de la précarité et des espoirs déçus.

Mais quand j'ai vu que je ne m'en sortais pas, j'ai préféré trouver un autre métier, un métier dans une branche ou il y a moins de chomage.

Par ailleurs si j'avais deux enfants, Yann, et ne le prends pas mal, je n'hésiterais pas à abandonner mes aspirations professionnelles pour aller vers là ou il y a du travail. Car il y a des secteurs qui embauchent, et tant pis pour cette fierté que j'ai du ravaler. Faut bien gagner sa croute.

Ecrit par : JP | mercredi, 08 novembre 2006 10:29

@ johnmarguerite

A votre avis à quoi servent tous les programmes internationaux de sensibilisation des femmes/hommes/familles au contrôle des naissances dans les pays du 1/3 monde. Il s'agit d'une véritable éducation à la sexualité, à la contraception.

Que dans des pays moins avancés, sans structures sanitaires, avec des tabous religieux et culturels forts, etc, l'éducation progresse peu, on peut le comprendre. Mais en France on a quand même ce qui faut pour éviter de rajouter de la pauvreté à la pauvreté, non ?

et encore une fois, cela n'enlève en rien à la responsabilité des pouvoirs publics dans la situation de gens comme Yann.

Ecrit par : kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 10:31

@ johnmarguerite

A votre avis à quoi servent tous les programmes internationaux de sensibilisation des femmes/hommes/familles au contrôle des naissances dans les pays du 1/3 monde. Il s'agit d'une véritable éducation à la sexualité, à la contraception.

Que dans des pays moins avancés, sans structures sanitaires, avec des tabous religieux et culturels forts, etc, l'éducation progresse peu, on peut le comprendre. Mais en France on a quand même ce qui faut pour éviter de rajouter de la pauvreté à la pauvreté, non ?

et encore une fois, cela n'enlève en rien à la responsabilité des pouvoirs publics dans la situation de gens comme Yann.

Ecrit par : kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 10:31

"Par ailleurs si j'avais deux enfants, Yann, et ne le prends pas mal, je n'hésiterais pas à abandonner mes aspirations professionnelles pour aller vers là ou il y a du travail. Car il y a des secteurs qui embauchent, et tant pis pour cette fierté que j'ai du ravaler. Faut bien gagner sa croute."

JP aussi, c'est un con ?

désolé pour le doublon, fausse manip.

Ecrit par : kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 10:32

Yann, je suis dans la même situation que vous. Eremiste, 381 euros par mois. Célibataire. Même souffrance, même coup au coeur de voir sur mon Videoposte, etc. Avec remoursement d'un crédit usurier Finaref à la clef et une dette chez Orange...
Je ne vous dis pas bon courage, car je n'en ai plus à proposer.

Ecrit par : Column | mercredi, 08 novembre 2006 10:32

C'est inadmissible de lire sur ce blog en particulier, des réactions limite fachisantes, remettant en cause le droit aux personnes à fonder une famille pour raison d'etre "au chomage", au rmi etc...
Voilà ce qui ressortirait des "jurys citoyens" : le rétablissement de la peine de mort et la chasse aux rmistes profiteurs de je ne sais quel système etc...
Guy Birenbaum a raison d'évoquer "un silence éloquent" là où j'entends une presqu'heureuse retenue dans le concours populiste habituel dans la manière dont on pourrait éradiquer les pauvres à défaut d'éradiquer la pauvreté ou plus précisément l'exclusion !
Je viens de prendre connaissance du débat en amont qui a eu lieu sur ce blog autour de la question de l exclusion et la position de GB face à la réalité de l'exclusion sur internet est honnete meme s'il exprime un désir de "prendre distance" face à l'ampleur du phénomène.
GB se rend compte sans doute que les "exclus" comptent objectivement le prendre en otage et il s'en défend bien naturellement.
Ceci dit GB n'a pas d'autre destin que celui de devenir le relais "éclairé" d'une parole ou de témoignages qui par l'implacable principe de réalité s'imposeront à lui ou plus précisément au vaste et complexe Domaine d'Extension de la Lutte !
les Abbé Pierre des temps modernes sont ceux qui auront créé des blogs dont la nature politique a pour objet de faire bouger les lignes.
Il faut se préserver, ne rien promettre certes !
Mais il faut assumer son destin parfois à l'insu de son plein gré !

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 10:36

@ Kad et Russel,

Bravo pour le commentaire. Clap clap clap.
Je trouve aussi assez inconvenant que les pauvres et autres précaires continuent à s'arroger le droit d'avoir des enfants.
Sans compter que, sans généraliser, loin de moi cette idée, il faut reconnaître la propension naturelle de ces gens à fournir les classes dangereuses.

Donc voilà, il s'agit d'être responsable et d'avoir un boulot avant de décider d'avoir des enfants. Il s'agit ensuite de ne pas perdre le boulot, bêtement, surtout si madame est déjà enceinte. Sachant par ailleurs qu'il faut facile deux décennies avant que les minots ne deviennent autonomes, on ne perdra pas non plus son boulot entre-temps.
Rien de plus facile puisque, comme chacun le sait, les salaires ne cessent d'augmenter et l'emploi est garanti à vie.

Bref, mesdames-messieurs un peu de jugeote avant d'enfanter s'il vous plaît.
Quant au cas de figure de personnes décidant d'avoir des enfants - ou pire, ne reconnaissant pas les bienfaits du planning familial - bien qu'étant au RMI ou autre, je suis comme vous, Kad et Russel, attérré. Avec un grand A, comme ça : Ooohhh.
Car oui, je vous le demande, de quel droit auraient-ils des enfants ces gens, hein ?

Soyons donc logiques et réalistes : ce qu'il faudrait, c'est effectivement que seules les personnes avec des revenus suffisants et assurés sur le long terme puissent se reproduire.
Je vois un intérêt supplémentaire à cette proposition : plus aucun souci de surpopulation en vue.

La devinette du jour : si Kad et Russel a trois cheveux, combien a-t-il de neurones ?

Ecrit par : François-Xavier de Hollande | mercredi, 08 novembre 2006 10:36

@Thomas : mouais, mais faut pas s'énerver pour ça, surtout que le Kad & Russel en question a bien été contredit par GB et d'autres trés bons polémistes du DEL. Et franchement oui, y a pas à continuer cette discussion, elle est tellement idiote et stérile que ça vaut pas le coup de parler trois heures sur le fait "faire des enfants quand on est pauvre, c'est bien ou faut pas ?". La question est tellement bête...

Mais comme vous dites pour vous paraphraser : "on se sent tout petit". C'est bien dit, c'est ce que j'ai ressenti à la lecture de ce témoignage qui est un témoignage poignant... En tous cas, il m'a touché perso...

Bonne journée à tous

Ecrit par : falconhill | mercredi, 08 novembre 2006 10:46

Question con à Yann, mais qui mérite d'être éclaircie. Faîtes-vous votre déclaration de situation le premier jour où cela est possible ? (sauf erreur de ma part en général c'est le 27 ou le 28 du mois). Il me semble que si l'on tarde trop, le versement est quelque peu différé.

De plus, je peux me tromper mais il me semble que les échéances de versement sont consultables via internet ou par téléphone, mais il y a un "mais"... Le téléphone n'est pas gratuit d'une part (je me demande même si l'appel n'est pas surfacturé !!!!), d'autre part il faut désormais être un génie pour comprendre comment accéder à son espace personnel sur le site internet concerné.

Internet, j'ai l'habitude, et pourtant tous les mois, je pique une crise de nerfs pour essayer de faire ma déclaration de situation sur le net. Non seulement l'interface change quasiment tous les mois, mais en plus il y a continuellement des messages d'erreur qui vous invitent à vous reconnecter ultérieurement. Ca plante continuellement, et je vous jure que l'interface est incompréhensible, et change tout le temps (j'ai mis 3 jours à comprendre qu'ils avaient par exemple changer le type de codes à taper - oui, parce qu'il y a 2 codes à taper, que vous n'avez pas intérêt à paumer). J'ai mis 3 jours à comprendre...alors que je ne suis pas trop con, je crois... Comment font les gens qui savent à peine lire... comme d'hab, c'est les plus fragiles qui doivent trinquer (punir les pauvres !). Système de sélection dégueulasse si cher à la droite...

Sauf erreur de ma part, il n'est désormais plus possible de déclarer sa situation par voie postale (un petit carton à rencvoyer chaque mois avec des cases à cocher, très simple, très pratique). Il faut désormais impérativement faire cette déclaration par internet. Comme si tous les précaires de France avaient un accès à internet ! (une vraie question quand on cherche du travail, l'accès à internet, déjà souvent difficilement accessible gratuitement à Paris, je me demande comment font les gens qui habitent une petite bourgade éloignée de tout ! ...).

Bref, il faut se démerder, comme toujours. La seule explication que j'ai, moi, à ce véritable casse-tête est la suivante : chaque mois, cela permet de radier un paquet de gens qui, à l'origine, ne demandaient qu'à bien faire leur déclaration de situation, ce qui est bien utile pour faire baisser artificiellement le chiffre du nombre de chômeurs et aussi le nombre d'indemnités et autres minima versés.

L'idée, je crois, ou plutôt l'idéologie qui sous-tend toutes ces nouvelles pratiques qui, loin d'être plus pratiques justement, ne relève que d'un seul mot d'ordre : "bouge-toi, feignasse ! Les allocs tous les mois, ça va bien maintenant. Tu prends le premier taf qu'on te donne, et tu discutes pas" (Le modèle ? Thatcher-Blair, quoi d'autre ?). (je n'exagère pas, je parle de ce que je connais : à bas +5 + expérience professionnelle, je me suis déjà vue proposée il y a 5 ans un EVENTUEL (je dis bien EVENTUEL car c'était même pas gagné !) CES (contrat emploi solidarité payé même pas le smic, je crois) !!!! Ma conseillère pour l'emploi se cachait sous la table... mais c'était la consigne... je crois qu'elle a craqué, et qu'elle a changé de boulot depuis. Elle était devenu placeuse à tout prix alors qu'elle se voyait faire du conseil et de l'accompagnement ! Pauvre femme... (ce serait pas mal que les employés, qui travaillent dans ces administrations de plus en plus inhumaines, qui lisent ce blog témoignent ! Témoignages anonymes, ouhouh !)

Enfin, j'ajouterai que je suis à nouveau au chômage... mais, que ce ne sont pas les Assedics qui me paient, c'est mon ancien employeur (une commune), eh bien, COMME PAR HASARD, COMME PAR MIRACLE, je n'ai aucune convocation, aucun harcèlement, aucune obligation, aucun contrôle concernant ma recherche d'emploi : on me fout une paix royale ! C'est étonnant, non ?

De plus, il faut effectivement enquêter à mon avis sur la spéculation tout à fait possible sur l'argent provisionné pour payer ses allocations. Mais quel journaliste du Point ou du Nouvel Obs oserait se lancer dans une telle enquête ? Dès qu'il y a de l'argent en réserve, il y a spéculation, il faut le savoir. Je ne vois pas pourquoi le RMI échapperait à la règle.

Andersen, on en reparlera, si tu veux bien.

Ecrit par : Anne | mercredi, 08 novembre 2006 10:47

Dire que j'angoisse lorsque mon patron joue avec les dates et les longs week-ends pour me donner mon chèque pour ne pas être en retard pour payer mon loyer. Je peux seulement supposer à quel point cette attente est terrible lorsqu'il s'agit de remplir un frigo.
Je sais que pour le paiement des fonctionnaires il y a des différences dans les dates en fonction de la banque où la personne à son compte. Peut-être que le problème que vous rencontrez Yann est de cet ordre. Je sais que mon copain a gagné deux ou trois jours sur le versement de son salaire en partant de la Poste (c'était il y a plusieurs années) pour une autre banque.
Merci Yann d'avoir osé dénoncer ce problème et je vous souhaite de retrouver un boulot au plus vite.

Ecrit par : carole | mercredi, 08 novembre 2006 10:49

@ FX de Hollande

Mais bien sûr qu'ils ont le droit ! Et vous avez le droit aussi d'avoir un énorme 4x4 bien polluant dans Paris. Simplement c'est con ! ai-je écris quelque part qu'il fallait retirer "le droit de faire des enfants" ?

simplement la complainte "j'ai 2 filles à nourrir", purée, c'est triste à dire, mais dans son cas précis à Yann, elle me touche pas. E Ce serait aussi triste comme situation s'il était célibataire.

Il ya surement des milliers de balayeurs maliens qui sont dans son cas, à Yann, mais Yann il intéresse GB parce qu'il est dans son monde, il est "communiquant".

Relou... l'émotionnel pourrit tout. on peut plus rien dire quand ca chiale dans les chaumières. C'est chez delarue ce blog ou quoi ?

Ecrit par : kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 10:53

Il est communiquant ? Mais c'est un joke kad... Il travaillait dans le bois puis l'associatif...
Et habite le Finistère.
P... mais vous êtes vraiment tordu ou quoi ?

Ecrit par : g.b. | mercredi, 08 novembre 2006 10:58

Je repasse pour la dernière fois. Je suis stupéfait par ce que je viens de lire. STUPÉFAIT. Lecture au premier dégré, préjugés, malhonnêteté, saloperies. J'ai envie de gerber. Le pire Kad, vous avez cru que Yann bossait dans la comm parce qu'il a signé "communiquant" et donc sa note puait parce qu'il faisait partie de mon monde ... Vous êtes...NUL...

Ecrit par : g.b. | mercredi, 08 novembre 2006 11:05

c signé yann machintruc - rmiste - communiquant.

Excusez moi je suis pas encore extralucide. s'il est marin pécheur à noirmout', je peux pas le deviner a priori.

en plus vous sortez d'une discussion sur les stagiaires dans l'audiovisuel, à Paris, les bloggeurs-précaires etc. donc galérien dans la communication, pourquoi pas ? J'en connais un autre...

Ecrit par : kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 11:07

"Je sais que pas mal de politiques lisent le DEL".Le jour où tu apprendras la modestie...

Ecrit par : Julien Tolédano | mercredi, 08 novembre 2006 11:07

@ Kad et Russell

C'était une vanne parce que vous m'avez énervé... Il faut dire que votre question à Yann confinait à l'agression, mais je pense que vous vous en êtes rendu compte, donc on ne va pas s'écharper sur les programmes de contrôle des naissances...

Cela dit, faire un enfant quand on est pauvre, ce n'est pas "rajouter de la pauvreté à la pauvreté"... Faire un enfant, riche ou pauvre, c'est faire, un bon ou un mauvais choix : donner la vie ou se l'accaparer (je force le trait mais en gros c'est ça), faire grandir un être jusqu'à l'âge adulte ou non... C'est donc une question philosophique au moins autant qu'une question matérielle

Ecrit par : johnmarguerite | mercredi, 08 novembre 2006 11:08

Mon petit Tolédano, il y a des jours où un humour aussi imbécile peut juste me donner envie de... Alors je ne vais pas le faire. Mais recevoir une leçon de modestie d'un mec aussi fât que toi me laisse pantois. Il y a des jours en fait ou tous les mal embouchés débarquent...

Ecrit par : g.b. | mercredi, 08 novembre 2006 11:11

@pop et vincent
Arithmétique et politique publique

Effectivement, il ne faut envisager le décalage qu'en dynamique, mais si un mois fait "34" jours, le suivant ne fera pas forcément 27 jours si la nouvelle date retardée est maintenue. C'est un question sans doute de petits arrangements avec les trésoreries
des CAF (de nouvelles règles de gestion, type LOLF ?) surtout en fin d'année...

MAISl'important est de considérer les conséquences considérables que cela entraine pour les familles. Un simple retour à la bonne date (forcément, tôt ou tard) ne suffira pas à réparer les dégats : famine de fin de mois qui pousse à mendier, à se déconsidérer aux yeux des voisins et de soi, à solliciter des petits prêts divers et variés qui vous rendent débiteurs auprès de gens pas forcément recommandables, et parfois passage à l'acte (petits vols, petites magouilles...). Tout cela parceque le budget est systématiquement tendu, et que le décalage des recettes dramatique ne peut pas être couvert par une ligne de crédit bancaire (comme pour une entreprise, ou un couple d'actifs bénéficiant d'un découvert gratuit).

@GB

UNE IDEE POUR LA CAMPAGNE ELECTORALE
N'y a t'il pas là une vraie mission de service public (pas un pseudo service universel) à assumer pour la Poste ? Lui donner un financement public discuté et voté en assemblée pour traiter la masse des comptes de précaires (il faudrait trouver une définition), et lui permettre d'assurer des découverts gratuits de 3 à 4 jours sur ces comptes ?

En fin de compte, c'est ce problème récurrent des fins de mois très difficiles des précaires qui rend la situation si dramatique, et s'il y a un lien de causalité probable entre cette tension accumulée et renouvelée chaque mois et des actes de violence désespérés, n'est ce pas là un moyen formidable d'oeuvrer à la cohésion sociale et au recul des extrémismes ?

Dis GB, ne serait pas là un beau sujet à lancer dans la campagne électorale : à l'urgence écologique, on ajoute une urgence sociale, et on propose une solution concrète et efficace ?

Cordialement

Ecrit par : ancien-RMIste-bien-inséré | mercredi, 08 novembre 2006 11:14

@ gb

hé oui, c'est le mercredi. Les enfants sont à la maison, font des bétises, ca énerve, on se défoule sur le net...



je présente mes excuses à Yann et à GB.

mais j'aimerai bien comprendre parfois ce qui se passe dans la tête des gens :
pourquoi on achète un 4x4 en ville, par exemple ;)

Ecrit par : kad et russell | mercredi, 08 novembre 2006 11:17

GB,
Je le pense et j'ai bien raison de le penser.
Cesses déjà d'appeler les gens par leur nom de famille:je ne suis pas ton élève.
De plus,tu n'as qu'une poignée de courtisans.Alors,pour peu qu'on qu'on en soit pas...
Je suis bien content de pas en être hé hé!
Tiens le toi pour dit car tu ne risques pas de me revoir sur ton blog de courtisans.

Ecrit par : Julien Tolédano | mercredi, 08 novembre 2006 11:17

Cette question du droit à faire "une famille" lorsqu'on ne travaille pas soulève en réalité la manière dont on conçoit notre projet de société dans un contexte où la valeur travail n'a objectivement plus le meme sens que dans l'époque du "plein emploi industriel" !
Je ne suis pas un nostalgique des mines de charbon et je défends meme l'idée qu une société moderne humaniste doit s'offrir le "luxe" d'offrir à Yann et aux parents en général d'etre présents aux cotés de leurs enfants pour leur donner amour, affection et éducation citoyenne.
Je me référais putot à une question de dignité lorsque j'évoquais que l'idéal pour Yann fut qu'il ait une "activité" !
Je déconnecte meme la question de l activité à celle du revenu tant le logiciel est à revoir !
On ne peut plus penser nos sociètés modernes de révolution technologique informationnelle comme elles s'organisaient dans les années 70 !
le statut de citoyen actif a bien plus d'avenir que celui déjà bien dépassé dans les faits de "travailleur salarié" !
Yann nous renvoit une réalité plus complexe que celle du revenu lié au travail, il nous renvoit à notre incapacité collective d'adapter un système d organisation pour les "citoyens" du temps, de l'activité et du revenu dans la nouvelle donne !

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 11:17

Le plus navrant c'est qu'après avoir lu ça, y a encore des gentils citoyens qui vont aller voter.
Peut-être même pour des "socialistes".
Le plus navrant c'est qu'il y a encore des gens pour gober que tout changera grâce à la "réforme"...
Bordel...

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | mercredi, 08 novembre 2006 11:21

Les politiques et les médias ne font pas leur boulot. Quand on voit le genre de propos du kad et R, répandu depuis un bail sur les précaires. Et tous les faibles. Les politiques au service des vrais seigneurs et pas des citoyens. Que les pauvres ont honte, qu'l faut un courage pour "témoigner" de sa situation et un autre courage pour publié ça: c'est dire l'état d'abrutissement où on se trouve !
Ya les Tolédano vautours qui rôdent, quelque chose les énerve: ça accuse de non modestie sur un sujet comme ça et ça nous dit voter à gauche !
Des vannes sur un type qui a des mômes et qui devrait pas vu qu'il est pauvre et les excuses "mes enfants m'embêtent je me défoule !"

Des abrutis pas vraiment heureux.

Bonne journée

Ecrit par : Dingo | mercredi, 08 novembre 2006 11:25

@Anne hélas tu as raison décaler les paiements de huit heures cela reprèsente des millions d'euros! Ni vu ni connu! Il faut simplement que les virements soient faits à 23heures jusqu'à l'ouverture du courtier. Un organisme américain tente de déchiffrer ces errances! A priori la France serait dedans! On verra!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 08 novembre 2006 11:27

Kad et Russel a volé la vedette à Yann. Dommage.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 08 novembre 2006 11:28

@Kad et russell
"Communiquant" je l'ai compris, et je ne suis apparemment pas le seul (et pas non plus extralucide) comme "un rmiste qui parle, à qui l'on donne la parole, à la différence d'autres".

Sur la question des enfants je trouve ça vraiment tordu de réagir à ce que dit Yann en commençant par évoquer cette question. (tordu parce que) Ca n'est vraiment pas le problème. Le problème est celui de la pauvreté. Il faut quand même avoir le courage et la décence de la regarder en face au lieu de glisser immédiatement sur un autre aspect de la question sous-prétexte qu'il s'agit de quelque chose qui interpelle vraiment les gens. Je ne vois pas ce qu'il y a de honteux à être interpellé par un témoigne qui dit vraiment quelque chose, d'autant plus lorsque une part importante du problème de la pauvreté est qu'elle n'interpelle pas, qu'elle ne touche pas le politique. Ce n'est pas de la "sensiblerie larmoyante". C'est avoir la capacité d'écouter et d'entendre quelque chose que l'on ne veut pas entendre. D'où tiens-tu que Yann se trouve dans la situation de "faire des enfants quand on est précaires"?... Comme l'écrit Guy tu n'a pas imaginé qu'il puisse avoir eu ses deux enfants avant que la pauvreté lui tombe dessus?...

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 08 novembre 2006 11:30

Il est tout à fait possible que le retard de versement du RMI soit umputable à une spéculation sur l'argent provisionné : les intérêts correspondant à un jour de placement sur une grosse somme (l'ensemble des allocations RMI), cela peut représenter une somme importante.

Ainsi la "bonne gestion" de l'argent public devient cynique.

Mais il existe une autre hypothèse encore plus dramatique à mes yeux.

Avec la décentralisation, ce sont les conseils généraux qui traitent et fiancent le RMI donc ce retard n'est pas imputable au gouvernement.

Et c'est la CAF qui est l'organisme qui verse les allocations.

Tout ce processus nécessite une certaine organisation eu égard à la complexité (merde§, je m'exprime comme un énarque !).

Il suffit que tel agent de tel organisme n'a pas fait ce qu'il avait à faire ou je ne sais quel dysfonctionnement pour qu'un retard des versements du RMI se produise.

Peut-être même cela est la conséquence des vacances de la Toussaint et que des agents concernés par ce process soient en vacances !

Ce qui est dramatique dans cette affaire, c'est qu'on ne soit pas capable de décréter que les versements du RMI soient versées à une date fixe et que l'organisation soit définie pour respecter impérativement ces dates.

Finalement, pour quelqu'un qui ne parvient pas à se mettre pas à la place d'une personne bénéficiaire du RMI, un jour de plus ou de moins, c'est quand même pas la mer à boire....

Dans service public, je comprends également service au public.

Et si mon hypothèse est exacte, cela signifie que l'ampleur du problème dépasserait largement la dénonciation d'une éventuelle spéculation sur le RMI (ce qui est déja scandaleux en soi).

Ecrit par : Benjamin | mercredi, 08 novembre 2006 11:30

@Sébastien
C'est bien ce que je voulais dire par "ne pas l'oublier". Peut-être pas ne pas voter. Mais au moins ne pas voter pour des gens qui ont trahi et trahissent des gens qui vivent ce que vit Yann.

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 08 novembre 2006 11:32

Un détail pour commencer. La photo accompagnant ce post ne s'affiche pas sur mon PC (les autres, oui).
Ensuite, courage Yann.
Et puis, aux urnes citoyens!
Et dire que Chirac nous conseillait de "manger des pommes".

Ecrit par : Xquise | mercredi, 08 novembre 2006 11:33

@ kad et russell

"Et vous avez le droit aussi d'avoir un énorme 4x4 bien polluant dans Paris."
1/ J'habite pas Paris
2/ Si on me laissait faire, tous ces putains de 4x4 et autres SUV finiraient en feu d'artifice fissa.

Ceci dit...
"ai-je écris quelque part qu'il fallait retirer "le droit de faire des enfants" ? "
Non. Du tout. Je vous l'accorde. Mais j'ai jamais dit non plus que vous l'aviez dit (d'toute façon, c'est çui qui dit qui est). J'étais juste parti dans un raisonnement fondé sur l'économique, suivi de quelques déductions logiques.
Et, oui, je peux parfaitement dire que c'est pas une priorité d'avoir des gosses quand on est au RMI, voire que c'est pas très malin - disons plutôt pas très rationnel, du point de vue économique. Il faut d'abord attendre que la situation s'arrange, certes. Problème : attendre jusqu'à quand ?

Pour finir, l'histoire de Yan me fait pas chialer, j'emmerde Delarue. Et pas qu'un peu.
Et je n'ai pas fait pas dans l'émotionnel, j'ai fait dans le logique et réaliste.
Quitte à me répéter : si pour avoir des gosses il faut avoir un boulot et des certitudes d'emploi sur deux bonnes décennies, combien de personnes répondent aux critères ?
Si vous préférez, combien de personnes auraient dès lors le droit - une sorte de droit économique, disons - d'avoir des enfants ?

Ecrit par : François-Xavier de Hollande | mercredi, 08 novembre 2006 11:33

@KAd & Russel,
Je vous dédie la lecture de l'article d'Alain Franchon (LM2) traitant de l'opposition entre les théories économiques des sieurs Malthus et Bodin...constatant que le contrôle des naissances n'est visiblement pas un facteur de maitien d'un croissance économique.
Ou cet excellent livre de Bernard Spitz traitant du "Papy Crash"...
Vous avez eu le mérite de vous exprimer cher(s) Kad&Russel, mais pas celui de vous rensiegner pour étayer dignement vos propos.

Respectez d'abord votre propre intellect, celà ne vous permettra que de mieux respecter celui des autres .

@DEL,
Cependant, au risque de ne pas m' attirer la sympathie de beaucoup de monde, j'avoue ne pas comprendre la hargne envers les institutions publiques (et j'ai bien dis "institutions" et pas "hommes politiques") que dégage un tel discours...

Oui l'aide est lente, bien maigre, mal promulguée, critiquable à souhait , mais n'a t elle pas le mérite d'exister?
Navré mais un très bon ami qui est rentré de HAITI d'une mission de 6 mois (aide huma), m'a témoigné hier soir de ce qu'est l'ABANDON LE PLUS TOTAL d'UNE POPULATION dans un récit révoltant.

Alors les discours "fleuves" du type :

"Rien ne change et tout empire dans ce pays.
Et on est censé vivre dans un pays occidental riche et opulent...
MDR!!!" (DELPHINE, Le DEL 8/10/06)

, me désolent bien plus qu'ils ne me font "mourrir de rire"...


YANN, ne découragez pas; votre détermination à vous faire entendre est un signe majeur de votre aptitude à échapper à votre précarité.
Vous n'acceptez pas votre situation, vous n'êtes pas résigné: CHAPEAU BAS!

Pour conclure, Guy Hermet évoquait l'autre jour un décalage entre notre classe politique et la société, du fait, entre autre, que la classe politique n'est pas soumise au chomâge et à la précarité contrairement au reste de la société.
Belle illustration via ce billet du jour...

Ecrit par : zolaccuse | mercredi, 08 novembre 2006 11:36

Désolé,

Je compatis.
Je sais ce que cette incertitude doit générer de souffrance.
Ce que ces manques doivent "alimenter" de culpabilisation. ( un peu d'humour ça fait pas de mal ... ça aide à relativiser...)

Mais je suis pour le courage, pour la responsabilisation.

J'ai « touché » à une époque de ma vie cette situation.
J'ai déménagé, j'ai bossé très dur.
ça n'a pas été sans dégât sur ma vie personnelle.. mais je n'avais pas le choix.

Je n'ai pas attendu.
J'avais de l'énergie " à revendre", j'étais éduqué...
Je ne me suis pas plaint.

Il faut aller là où ça embauche et il y a des marchés qui embauchent vous le savez bien.
Pas mal de boîte n'attendent que ça: des "travailleurs" courageux et éduqués.

CE misérabilisme n'est fait que pour culpabiliser la "Société marchande".

Bon courage à toi Yann, j'en ai moi à t'en communiquer, et bonne chance dans tes recherches de boulot

Ecrit par : olivier S | mercredi, 08 novembre 2006 11:40

@ Kad et Russell

Je vous cite

"Ai-je écris quelque part qu'il fallait retirer "le droit de faire des enfants" ?

Non, mais vous portez un jugement négatif sur une personne qui consent à des sacrifices pour éduquer ses filles : on ne peut pas préjuger de l'avenir de ces enfants.

Je discutais il ya 2 jours avec une mère de famille qui en a connu des vertes et des pas mûres dans la vie avec 4 enfants aujourd'hui tous majeurs et parfaitement équilibrés. Pourquoi ? Parcequ'elle a toujours eu le souci de l'intérêt de ses enfants avant le sien. Elle y est arrivé, elle a fait 4 enfants et ce n'était pas un crime et ce n'était pas con...

Ecrit par : johnmarguerite | mercredi, 08 novembre 2006 11:42

Il conviendrait d'ajouter, si cela était encore possible, au témoignage constituant cette note, que certains bénéficiaires du Rmi souhaitent travailler. Mais ils ont parfois besoin d'une aide, plus psychologique qu'autre chose. L'institution du Rmi telle que l'avait conçue Michel Rocard accordait à tout bénéficiaire de cette allocation la possibilité d'être suivi par un "référent". Le volet insertion, en plus clair. Or, il s'avère que c'est impossible. Quelqu'un qui soit à votre écoute, qui essaye de comprendre soit les blocages personnels, soit ceux que la société met en place pour -on dirait que c'est voulu...- pour que vous ne réintégriez jamais le circuit normal d'une société agréable à vivre. Pour les quelques, non, pour tous bien plutôt, les réactionnaires dont je suis parfois, se dépatouiller de cette situation devient ubuesque.

C'est facile de lancer avec légèreté qu'on n'a qu'à se trouver un boulot alimentaire et la fermer. Mais quand on n'a pas d'autres outils que ceux dont la nature vous a pourvu, c'est-à-dire un cerveau, on est bon pour la casse. La société n'accepte pas de rétribuer ceux qui pensent. D'aucuns sont souvent surpris ici de la défense presque systématique que je prends de Fulcanelli. Mais il faut bien comprendre qu'il arrive un moment où l'aigreur prend le pas sur tout le reste, quand on n'est pas reconnu à sa juste valeur.

Il est bardé de diplômes, a publié et ne trouve rien. Pensez un peu à ceux comme moi qui n'ont que le bac et une plume qui s'ébrèche à mesure que les échecs s'accumulent. Voilà, je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières, comme certains pourraient le croire. Juste comme Yann ou Fulca faire valoir que la précarité n'est pas un vain mot. Il est devenu un fourre-tout, mais recouvre bien des réalités, parfois difficiles à supporter. Mais l'Humain semble ainsi fait que le bien-être de son prochain pèse finalement peu devant la peur de tomber soi-même dans le même étât. Alors, on attaque...

Ecrit par : Column | mercredi, 08 novembre 2006 11:43

Ce débat est trés riche en enseignements et me conforte dans l'idée que l'ennemi du "peuple" sera toujours le peuple lui meme !
D'où mon inquiètude face aux candidats populistes que le fameux peuple a fini par imposer bien aidé en cela par des "pouvoirs occultes" !
L'ironie de l'histoire m'amène à penser au détour du débat sur "l'exclusion" que les élites ont eu de bonnes raisons humanistes de cacher au peuple la vérité au sujet de la fausse question du chomage de masse !
Fallait il annoncer au peuple généreux que le salariat est un concept obsolète au risque de faire naitre "une guerre civie" entre ceux qui ont "la chance et le bonheur" de travailler et ceux qui n'ont plus à travailer au sens archaique du terme ?
Trop drole ce lapsus révélateur chez celui qui défendant de manière hystérique son rapport au travail se met à pester sur "les fénéants" qui n'ont pas à devoir se réveiller avec violence au chant du coq !
Faudra qu on m expique où est le bonheur ?
Aller travailler ou vivre du tres modeste RMI ?
Le débat de fond est là et je le vois bien se profiler demain entre les deux extremes devenues par la force des choses majoritaires dans le pays !
L'équilibre n'est pas simple à trouver dans cette période historique charnière de révolutions de nos valeurs : entre travail et activité, entre salaire et revenu etc...

Qui oserait dire que le nombre massif de érémistes sur le net correspond tout simplement à une heure révolution sociale humaniste ayant enfin libéré les hommes de travaux inutiles et pollueurs ?

Optons en bonne intelligence pour transformer la bonne nouvelle civilisationnelle en une bien triste nouvelle en nous arrangeant pour "précariser" si possible "l'exclu" surtout s'il s'agit de le mettre à l'abri d'une vindicte populaire bien plus violente que l'idée la plus cynique des ultra-libéraux de la panete !

FATALITAS

Malbrouck

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 11:45

@guy

Date de versement

Dans la première partie de mon post, je ne parlais pas qu'arithémtique. Je citais mon vécu : la Caisse d'Allocations Familiales de la Gironde (mais "vérité au deçà des Pyrénées, erreur au delà") me verse toujours l'allocation du Revenu Minimum d'Insertion le 5 du mois.

Ainsi, et sans vouloir personnaliser le débat, les cinq derniers paiements (je viens de vérifier) ont-ils été portés au crédit de mon compte bancaire les 06.11.2006, 05.10.2006, les 05.09.2006, 04.08.2006 et 05.07.2006.

Aussi maintiens-je que le souci de Yann est imputable à la Banque Postale et non à la Caf et n'est pas le fruit d'un stratagème.

Ecrit par : Vincent | mercredi, 08 novembre 2006 11:46

avant dernier paragraphe il fallait lire "heureuse" et non "heure" ! ;-)

"Qui oserait dire que le nombre massif de érémistes sur le net correspond tout simplement à une heure révolution sociale humaniste ayant enfin libéré les hommes de travaux inutiles et pollueurs ?"

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 11:49

A Olivier S.,

Qui daube sur la "société marchande" ? Quand acceptera-t-elle d'intégrer autre chose que du commercial ? Et puis tiens, moi, j'ai envie de monter ma boîte. Je suis allé (j'habite à Paris) 210, quai de Jemmapes pour voir un peu comment on pouvait faire partir son idée. Pour peu que l'on soit fragile, ce qui est mon cas, on repart effrayé, malgré la hargne et l'envie et le désir et la volonté de créer et d'apporter de la "richesse" plutôt que d'en prendre.

On tape souvent sur les Etats-Unis. mais là-bas, je le sais parce qu'on me l'a dit et prouvé, on apporte son talent, quel qu'il soit. S'il est véritable, dans quelque domaine que cela fut, il est reconnu et rétribué à sa juste valeur. En France, on t'enfonce. C'est décourageant. Voilà.

Ecrit par : Column | mercredi, 08 novembre 2006 11:49

Birenbaum, tu vas me faire le plaisir d'arrêter d'appeler les gens par leur nom de famille, c'est d'un chiant.
Mwârf.

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | mercredi, 08 novembre 2006 11:49

Je réitère cette proposition :
Pourquoi pas un service public des fins de mois difficiles, une trésorerie gratuite de 3-4 jours offerte sur fond public aux comptes précaires?
Cela ne permettrait il pas de faire baisser la tension et d'atténuer le sentiment de précarité ?

Ecrit par : ancien-RMIste-bien-inséré | mercredi, 08 novembre 2006 11:50

@Olivier S
La responsabilisation devrait également valoir pour "la société marchande". Tu a toujours le même raisonnement partial. Tu réclame la responsabilisation pour certains, mais pas pour d'autres. Pour eux tu parle de "culpabilisation". Ca rejoint la discussion d'hier sur la délinquance. C'est toujours la même caricature: le délinquant est responsable d'absolument tout, de tout ce qu'il est, de tout ce qu'il fait, totalement, le rmiste pareil, il est responsable d'être au rmi, responsable de s'en sortir et de ne pas s'en sortir, totalement responsable. C'est logique, il faut bien que tu leur fasse porter tout le poids de la responsabilité pour mieux déresponsabiliser d'autres acteurs de "la société marchande", que tu leur fasse porter tout le poids de la culpabilité d'une situation pour mieux innocenter d'autres individus. Dès qu'on veut pondérer les responsables qui SONT plurielles et partagées, tu parle de "victimisation" et de "misérabilisme". C'est le même genre de raisonnement qui confond, sciemment, sensibilité et sensiblerie, assistance et assistanat, etc.

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 08 novembre 2006 11:55

Vincent
oui c'est imputable à la banque postale mais plus précisement à l'alignement qu'ils ont opéré depuis trois mois entre le compte chèque et le compte épargne car nombreux bénéficiaires de prestations utilisaient "l'astuce" de faire virer sur le compte d'épargne pour gagner 3 jours !

le fond du problème c'est putot la difficulté pour un pays riche de relever les minima sociaux au risque de soulever une bien naturelle vindicte populaire réactionnaire !

les élites ont à jongler avec des populations diverses dans un contexte de révolution des valeurs liée à la révolution technologique informationnelle, à la révolution du temps, à la complexe question du travail et de l activité, à la question du salariat et du revenu au sens large etc...

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 11:57

@ column,

le 210 quai de jemmapes, la DDTEFP, c'est horrible, je confirme. Faut pourtant y aller pour demander l'ACCRE et les chéquiers-conseils, je vous assure ca aide pas mal.

pour se remonter le moral : un petit tour à l'Urssaf. Enfin une administration propre, accueillante, compétente. Moquette, bureaux cloisonnés, des conseillers qui connaissent leur boulot... ah,si les anpe étaient ainsi.

Ecrit par : kad et rousselle | mercredi, 08 novembre 2006 11:58

@Column
on est d'accord.

Ecrit par : olivier S | mercredi, 08 novembre 2006 11:58

@ Kad,

J'y suis allé, mon ami. Quatre fois. La cinquième, je suis ressorti en pleurant. Simplement parce que pour la quatrième fois, on me renvoyait pour un papier manquant, dont je vous donnerai les coordonnées en privé, si vous me le demandez. Je voulais m'installer en tant que traducteur-relecteur. Et puis, les Urssaf, parlons-en. Il faut avant tout payer. Voilà. On paye avant même d'avoir commencer d'installer l'activité. Je m'y suis beaucoup donné, savez-vous. Je ne l'ai jamais raconté, parce que je me disais que je n'avais qu'à m'en prendre à moi-même, à ma fragilité, à mes peurs, à mes angoisses. Pourquoi ces gens de l'Urssaf ne voient-ils pas cette petite félure et essayent de s'en arranger ? Puisqu'en France, n'est-ce pas, nous serions les rois du passe-droits et de la magouille, pourquoi cela ne fonctionne-t-il jamais pour les éremistes ?

Oui, je suis peut-être plus fragile que d'autres, oui, j'ai des faiblesses, non, je n'ai pas envie d'avoir de patron, justement pour gérer ces moments délicats moi-même. Pourquoi cette société ne considère-t-elle pas que nous avons autant voix au chapitre que celui qui est capable de mettre cinquante mille euros sur la table dès le départ ? Et tout cela n'a rien de voir avec une conception partisane de l'économie d'un pays qui s'honorerait de pousser ses talents plutôt que de les niveler.

Ecrit par : Column | mercredi, 08 novembre 2006 12:09

@Mathieu
je différencie "être responsable de sa situation" et "être responsable".

Dans le premier cas, on peut avoir subit des préjudices (sociaux,familiaux ...), avoir des "excuses" ( tout le monde a le droit de se tromper), ne pas avoir eu de chance aussi...
IL faut bien dire que là les inégalités sont criantes.
Notre Société française permet d’amoindrir ces différences.
Pas assez à mon goût pour les VRAIS « désavantagés » : les handicapés, les personnes de couleur, les personnes sans éducation.

Etre responsables c'est agir en conséquence de ce que l'on a vécu.
ET en France même si comme le dit Column tout est très difficile lorsque l'on veut vivre "librement" sa vie professionnelle, on peut s'en sortir.
Puis trouver sa voie.
Si on le veut.

MAis là aussi , j'aimerais que la France fasse plus pour eux.
Avec une logique de donnant-donnant, gagnant gagnant comme dirait ... Melle Royal ;)

Ecrit par : olivier S | mercredi, 08 novembre 2006 12:09

@ guy :

Tres interressant, et me rappelant helas d'autres errements du même genre avec l'assedic, 1 h travaillé dans le mois, oui une heure, la feuille de paie qui tarde a me parvenir, le paiement assedic reporté sine die, tatal : 3 mois sans indemenité assedic, copie du bulletin salaire perdu 2 fois par l'institution, sans qu'il m'en refasse la demande !

Pensez-vous parler du texte de Yann sur RTL ?
ca pourrait etre salvateur et eclairant pour pas mal de monde !

merci

Ecrit par : Jérôme | mercredi, 08 novembre 2006 12:21

@ rousselle
"On paye avant même d'avoir commencer d'installer l'activité"

oui, et je vous rejoins : c'est lamentable. Sauf si on demande l'ACCRE, et qu'on l'obtient : exonération de charges pendant 1 an. Et même sans l'ACCRE, on peut demander de droit un report des charges de la première année et payer ensuite étaler sur 5 ans... Merci Renaud Dutreil...

bon ok ok j'arrête avec le hors sujet sur la création d'entreprise

Ecrit par : kad et rousselle | mercredi, 08 novembre 2006 12:23

Le chômage ne baisse que dans les statistiques du ministère, la précarité explose, voilà où nous en sommes. Merci le PS, merci l'UMP. Le témoignage de Yann est très important.

Benji
www.levraidebat.com

Ecrit par : Benji | mercredi, 08 novembre 2006 12:25

"le vrai débat" ça me fait penser au NOM du (seul) journal que les russes pouvait acheter et lire à l'époque de l'URSS....
Votre vérité.

Ecrit par : olivier S | mercredi, 08 novembre 2006 12:31

@ Benji

"Le chômage ne baisse que dans les statistiques du ministère... "

Pas uniquement:
http://www.forbes.com/markets/2006/11/03/jobs-stocks-oil-markets-cx_ab-1103video2.html?boxes=popstories&boxes=custom

"The unemployment rate fell to 4.4%, the lowest level in more than five years" (Le taux de chomage descend à 4,4%, le plus bas niveau en plus de 5 ans).

Merci qui? Euh....

Ecrit par : FG | mercredi, 08 novembre 2006 12:35

L'ancienne First Lady, Hillary Clinton aété élue sénatrice
Grace à un budget de 30 millions de $ Elle sera bien élue présidente on va pas chipotter! mais !

Ecrit par : martingrall | mercredi, 08 novembre 2006 12:36

@Olivier
Je me sens plus proche de ton dernier commentaire. Mais j'ai du mal lorsqu'on dit "On peut, quand on veut". Parce que ça signifie que lorsqu'"on" ne peut pas, c'est parce qu'"on" ne veut pas, et que donc toute responsabilité d'échec tient principalement à un manque de volonté individuelle, tient à celui qui échoue. Que le manque de volonté soit en cause dans certains cas c'est sûr. Mais de là en faire la cause centrale, et à n'aborder par exemple la question du chômage qu'à travers cet aspect là en mettant en place une politique répressive vis-à-vis des chômeurs perçus (et donnés à percevoir) comme des profiteurs qui n'ont pas la volonté de s'en sortir, il y a un pas que je ne fais pas.

Je suis prêt bien à te suivre lorsque tu dis qu'"Etre responsables c'est agir en conséquence de ce que l'on a vécu." Mais ça signifie justement qu'on ne peut pas absolutiser la responsabilité ni en parler de manière générale et uniforme ("on")

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 08 novembre 2006 12:38

Il faut se rendre à l'évidence la France rime avec souffrance pour des millions de femmes et d'hommes de ce pays. On tabasse, on culpabilise les plus pauvres et les chômeurs dans une totale indifférence.

1 millions de Rmistes en France.
5 millions de chômeurs dont 50% ne sont aucunement indemnisés.
7 millions de salariés qui perçoivent un salaire inférieur à 722 euros par mois et se trouvent dans l'incapacité de se nourrir, de se loger ou de s'habiller décemment de même que leur famille.
Plus de 12 millions ont moins de 843 euros de revenu mensuel.
Plus de 3 sans domicile fixe sur 10 ont un boulot à temps complet, partiel ou précaire, gagnent souvent entre 900 et 1 300 euros, et cherchent pourtant soir après soir où dormir...

Paris est devenu totalement inaccessible pour les rmistes, smicards, jeunes et banlieusards et n'est plus qu'une zone piétonnée aux places réservées pour touristes et bobos.

Ecrit par : aline | mercredi, 08 novembre 2006 12:42

Aline

Reconnaissons qu'il s'agit surtout d'une question de grille de lecture, de valeurs, de croyances etc...
On s'est condamné à analyser la "question du chomage de masse" par le bout de la lorgnette "misérabiliste" et c'est absurde !
On manque d'imagination et on a peur de faire révolution culturelle en la matière.
Pour faire dans la provoc de débat on pourrait presque décrire le tableau que tu nous présentes comme une étape parfaite vers la socièté écologique moins pollueuse par exemple ?
Ceci pour te dire que c'est une question de paire de lunettes cette histoire du chomage ou de la précarité ou de l'exclusion !
Ta conclusion est intéressante de ce point de vue et faut il regretter que tous les "exclus" de France et de Navarre ne soient pas tous des "bobos" propres sur eux, consommateurs compulsionnels des boutiques des rues piétonnes de la capitale ?
C'est donc bien le projet de société qui est à réfléchir collectivement et non pas de réagir avec nos "schizohrènies" habituelles toutes normales et qui nous conduisent bien souvent à opposer des groupes sociaux à d'autres jusqu'à finir par démontrer que "le pauvre" ne hait "le riche" que pour la raison de ne pas etre un "riche" lui meme !
Plus concretement je défends donc l'idée d'une juste redistribution de la richesse et permets moi de saluer l'heure existence des riches pour pouvoir le faire !
La question de mon avis c'est donc bien la question du "statut social" et du revenu du citoyen dans un monde où le travail, le salariat n'ont plus le meme sens qu'il y a 30 ans !
Je ne remets pas en cause ton tres juste rappel des faits sociaux mais la manière d'aborder le problème.

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 13:02

@ aline hummmmmmmmmmmmm grand soupir!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 08 novembre 2006 13:09

@Anne,
Sur les spéculations des finances publiques un article... Je rêve...on va te répondre mais c'est normal de faire travailler l'argent où est le problème, ils ont raison de le faire ça rapporte c'est s'ils ne le faisaient pas que ce serait grave !

Avant d'envoyer des psy pour les rmistes, (je crois que c'est Column qui a eu cette bonne idée.... JE suis psy Column si vous avez besoin d'aide...) faudrait déjà changer le nom ! Un RMI n'importe quoi, quand on touche le le RMi on n'est pas à inserer, ni à réinsérer on a les deux pieds dans la MOUISE... et puis pourquoi minimum... et pourquoi pas maximum.....

Ecrit par : Andersen | mercredi, 08 novembre 2006 13:11

Descendons dans les quartiers bourgeois des grandes villes : nous y trouverons largement de quoi nous nourrir et nous vetir

Ecrit par : rb | mercredi, 08 novembre 2006 13:18

@ Andersen, parce que toute rémunération doit être liée à la formation.
Sauf que Chirac et Dassault et Lagardère ont inauguré au moins trois usines d'aviation pour ingènieurs à très bas prix en Chine. Dont une exclusivement SNECMA- Dassault (moteur d'Aibus ) c'est plus de 800 entreprises Françaises de sous traitance électronique ingénieurs, polytechniciens développeurs designeurs qui se retrouvent de fait rmiste avant même le moindre et quelconque emploi! Ceci en plus de la moitié de la flotte airbus 4400 qui incorporent des pièces chinoises pour 15000 emplois de classe moyenne.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 08 novembre 2006 13:23

Andersen

Tu dois sans doute t'y connaitre en psychologie des foules et en lisant la discussion depuis ce matin, je crains malheureusement que nos "élites" ont eu de bien bonnes raisons de labeliser en "érémistes" une certaine population !
Paradoxalement ça les met à l abri (et encore !!) d'une vindicte populaire dont je n'ose pas imaginer la violence si on décidait de changer "les mots" !

Fatalitas !

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 13:24

Bonjour à toutes et tous, après avoir lu l'intégralité du fil de discussion je tiens d'abords à remercier Guy Birembaum d'avoir publié mon message. Je remercie aussi toutes celles et ceux qui savent être encourageants, bienveillants, constructifs, qui dialoguent avec coeur, intelligence, respect et dignité, dans l'esprit de créer des valeurs autour de ce problème, très simple au fond, que j'ai soulevé.

Je rappelle pour certains que la question essentielle correspond à un problème de date de virement de l'allocation RMI, dans un contexte où, lorsque le gouvernement prend le pouvoir il augmente le salaire des ministre de 70% (pour montrer à tous ou se situent leurs priorités, très concrètes !), bien avant toutes les autres donc, bien trop abstraites pour eux visiblement, raison aussi de mon intervention.

J'estime que nous aussi, allocataires des minima sociaux, puissions simplement être rassuré de les savoir réguliers et ponctuels. Ceci afin de nous sentir dignes d'être humains aux yeux des décideurs dont nous dépendons, à défaut de "ne pas avoir le droit" de nous sentir digne d'être rmiste, parents, et sans travail, pour les "beaux" yeux de ceux qui n'aiment rien de moins que de créer et d'entretenir le sentiment de culpabilité dans la société, la violence idéologique qui les habite, surtout si l'on est aussi "irresponsable" que ce qu'ils imaginent que nous sommes (puisque nous sommes "rmiste et parents") ! Ceux là sont naturellement persuadé de la supériorité de leur "raisonnement", puisque eux ne font des enfants que parce qu'il sont plein au as et assuré de leur revenus conséquent depuis des générations et pour toutes les suivantes, forcément !

C'est en effet une idéologie absolument répugnante qu'il faut certainement combattre avec la plus grande force qui soit, dès lors qu'il s'agit d'une agression gratuite et sans aucun fondement sérieux quant à ce qui peut motiver le désir, le besoin, l'envie naturelle de perpétuer la vie, une lignée, l'espèce même (et ce d'autant quele est potentiellement en danger)...

Ceux là imaginent peut-être qu'avec "l'inintelligence congénitale" qui consiste à "faire des enfants alors que l'on est "pauvre" je vais devoir me justifier de les avoir conçu alors que nous étions déjà rmiste, en effet... que ça ne les étouffe pas de rage surtout... Je les remercie de me permettre de ne pas m'en sentir coupable, bien au contraire, je suis heureux et fier d'être le père et le mari que je suis aussi perfectible soit-il , et il y à encore du boulot, heureusement !

Il leur faut savoir que la "pauvreté" pour moi existe d'abords dans l'esprit et le coeur, je les invite à y réfléchir sérieusement de leur côté. Depuis que j'ai accepté la richesse qu'il peut y avoir dans la conscience de ma dignité et ma capacité à la défendre, j'ai cessé de croire que j'étais "pauvre".

C'est à ce moment là que j'ai regagné véritablement la conviction que je vais m'en sortir et le courage de prendre ma plume (en remerciant vivement ceux qui la valorise comme il le font) pour me confronter à des situations, des idées que j'estime pouvoir enrichir de ma vision et de mon expérience, en prenant ma place dans le société.

J'espère bien d'ailleurs contribuer à combattre ces idéologies stériles qui tendent à culpabiliser l'existence même de la vie et de ce qui la crée, ceci afin d'empêcher de nuire ceux dont la pensée même enfonce plus encore ceux qui subissent la précarité dans la pauvreté d'esprit qui caractérise une telle pensée aussi néfaste. Entendront-ils seulement ce que j'écris du haut de leur tour d'ivoire aussi bétonnées de certitudes ?

Je vais tâcher maintenant de répondre plus précisément à certains messages qui me touche ou m'interpelle plus particulièrement. Seulement avant j'ai des courses à faire... nous avons reçu l'allocation rmi aujourd'hui. :-)
Bien cordialement
Yann Patin de Saulcourt

Ecrit par : Yann Patin de Saulcourt | mercredi, 08 novembre 2006 13:25

Yann est une grosse feignasse, et d’une.

Yann est un gros idiot, incapable de lire jusqu’au bout la phrase « un bon salarié n’est qu’une variable d’ajustement ».

Yann est un gros zégoïste, incapable de comprendre que c’est grâce aux chômistes-rmistes que je peux faire travailler des Chinois enfermés dans des usines fermées à clé et payés à coup de pied dans le cul.
...
Bon, on arrête de rire. Kadet Rousell me rappelle cet avocat au procès où la proprio voulait foutre mes parents (coucou BL) hors de sa ferme pour la louer à un marchand de vaches (autrefois, « marchand de vaches » était synonyme de « voleur ». Il avait dit à Maman « quand on n’en a pas les moyens, on ne fait pas autant d’enfants ». Elle a gardé cette humiliation et sa colère pendant quarante ans.

Ecrit par : Laurence Parigot | mercredi, 08 novembre 2006 13:25

@ Aline

je n'avais pas conscience de tous ses zéro et ça peur;
quand je pense à certains, même si c'est de plus en plus contrôler qui font tout pour avoir un arrêt de travail... ils ne pensent même pas à tous ceux qui ne demande qu'une seule chose: vivre (enfin et en vain) dans des conditions dignes de notre pays et avoir un travail.

Malheureusement, j'ai écouté ici et là, J Attali ( je crois que je n'aurai jamais dû, parce que entendre "ça", mon moral en prend un coup, tout de même) et si ses propos sont valables pour notre futur (domination sans précédant par le marché, l'Etat sera dans l'impossiblité de contrôler tout " ça" ) c'est vrai cela fait drôlement peur.
D'autant plus que, on n'arrive pas vraiment à résoudre et à faire diminuer nos inégalités actuelles; ces dernières qui s'accentuent, s'observent, sautent aux yeux d'années en années... et le discours ancestral de nos politiques est toujours et encore le même " je suis votre sauveteur c'est pour mieux vous faire couler, allez-y c'est agréable la philosophie de la brasse coulée (mais il n'y a plus de sel )"...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 08 novembre 2006 13:26

Quel connard ce Rocard,

je lui avais suggéré de remplacer Insertion par Indemnisation, du coup c'est la société qui est de facto jugé responsable et indeminise le RMIste alors qu'avec l'Insertion, le RMIste est de facto jugé responsable comme étant celui qui ne veut ou ne peut pas s'insérer

Ecrit par : François Mitterrand (désinséré) | mercredi, 08 novembre 2006 13:30

@ Yann: Bonnes courses et bons produits frais!
Et je vous en prie, ne vous justifiez jamais plus d'avoir des enfants! Parce que les cons, contrairement au rmi, sont, eux, ponctuels et réguliers.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 08 novembre 2006 13:46

@ Malbrouck
"Ceci pour te dire que c'est une question de paire de lunettes cette histoire du chomage ou de la précarité ou de l'exclusion !"

les médias priment le slogan et l'apparence

la société française est très fragmentée. on parle souvent du "ghetto français" (spatial, mental, géographique ect. les riches veulent vivre entre riches, les classes moyennes avec les classes moyennes et de l'autre côté du périph la plèbe.)

tant qu'on niera que le problème de fond c'est le décrochage, la paupérisation et la précarisation intensive de millions de français voir chiffres on ne pourra pas avancer

si on regarde les résultats électoraux des dernières années en france c'est cela :
des millions de français travaillent mais n'y arrivent pas ils connaissent la précarité
les sdf d'aujourd'hui ont majoriatirement un job
une majoraité d'entre eux à moins de 25 ans
la société a changé mais pour beaucoup c'est en pire pas en mieux

ils voient avec lucidité que leurs enfants même diplomés connaitre la difficulté de trouver un job tous sont passés par quelques années de chômage ou une situation de pauvreté et de précarité
ex : beaucoup de jeunes ou couples ne peuvent vivre sur paris intra muros même en roulant à vélo et en mangeant tous les jours de l'herbe la carte postale figée pour touristes d'amelie poulain ça remplit pas un frigo

c'est la première fois dans l'histoire que des générations savent qu'elles vivront moins bien que leurs parents voir la génération précaire les intellos précaires et les stagiaires à vie

Ecrit par : aline | mercredi, 08 novembre 2006 13:47

tout ces discours sont tres heuuu,parlant,criant,hurlant.
mais quand allons nous passer a des actes concrets ,quand allons nous prendre nos destins en mains,alors criez,hurlez, communiquez et surtout n'oubliez pas de mettre vos paroles en pratiques.
moi j'espere un jour voir le peuple français bouger ses fesses de devant son ordi et de sa tele.
mais c'est peut-etre un reve.

Ecrit par : cap | mercredi, 08 novembre 2006 13:51

Monsieur, vous ne respectez rien, dit le silencieux majoritaire au saltimbanque irrévérent. Vous raillez mon travail, insultez ma famille et charriez ma patrie.
Vous ricanez de mes idolâtries en croix, de mes rabbins frisés, de mes prophètes enturbannés. Qu'un rut impie vous taraude, et vous mettez la main au cul sacré des vierges fluo qui flottent au fond des grottes des Hautes-Pyrénées. Vous pouffez sur mes drapeaux froissés et sur 1 'honneur au champ duquel tombent encore au Liban mes enfants sacrifiés aux bienséances guerrières de toute éternité.
National ou populaire, vous vous moquez du front. Mais le peu d'estime que vous inspire la République ne vous retient pas de narguer dans le même panier les Bourbons écartés, les Orléans démis, ou les Habsbourg d ' Autriche- Hongrie. Qu'un veuf bouffi principautaire, inconsolable sur son rocher immobilier,se mêle d'applaudir aux brames déchirants de sa cadette handicapée, et vous tonitruez d'abjecte hilarité.
Vous appelez un chat un chien, et donnez aux longues et cruelles maladies des noms de crabe nécrophage qui font peur aux transis. Vous n'avez nul souci de la sueur ouvrière, ni des sursauts boursiers.

« Permettez-moi de vous contredire, s'écrie l'iconoclaste assis sur les valeurs admises. Il n'est pas vrai que je ne respecte rien. N'en prenez pas ombrage et veuillez bien me croire : j'ai le plus profond respect pour le mépris que j'ai des hommes. »

Pierre Desproges

Ecrit par : martingrall | mercredi, 08 novembre 2006 13:52

Aline

dans le billet d'hier: Jospin en 2002: "« L'Etat ne peut pas tout » ."

je ne sais pas ce que font nos politiques mais c'est un peu comme ils ne faisaient rien...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 08 novembre 2006 13:58

Un RMIste président

ah.... Lord Jagger en serait bien étonnée, et l'on verrait un Stone en soutane


Selon Pareto dans toute société l'élite comprend des individus qui ne méritent pas d'en faire partie. Et la couche inférieure comprend des individus qui mériteraient de faire partie de l'élite.
Donc nous dit-il, si l'élite gouvernementale est, déjà, contrôlée par les vieux renards, ceux-ci, par crainte des jeunes lions de la couche inférieure, feront tout pour les éliminer, jusqu'au moment où, ne pouvant plus résister à la pression, c'est eux qui seront alors éliminés.
Donc nous dit-il, si l'élite gouvernementale est encore assez forte, son intérêt sera d'intégrer, par la mobilité sociale, les lions de la couche inférieure : c'est, selon Pareto, ce que fait intelligemment, depuis des siécles, l'Establishment britannique...

Ecrit par : Pareto | mercredi, 08 novembre 2006 14:01

@ Zolaj'accuse

Je pars d'un exemple vécu étant à la Croix Rouge et m'occupant des Restos du coeur dans nos locaux.
Les Restos du Coeur avaient été prévus pour un an , pas pour 20 ans...
Dans ce pays, chacun doit pouvoir avoir droit à un travail, à un logement et à pouvoir élever dignement ses enfants.
Les allocs familiales et les aides sont basses et des millions de gens vivent sous le seuil de pauvreté dans ce pays.
C'est un pays qui s'enfonce dans la misère et dans la précarité, sans aucune perspective d'avenir pour des millions de gens, qui vivent dans la détresse sociale la plus extrême...
Une fois qu'on a tout dénoncé, comment faire que les choses bougent, et surtout que feront nos politiques?
Les gens veulent bosser, pas être assistés...
Et beaucoup qui travaillent sont également sous le seuil de pauvreté...
Rien n'est acceptable dans la misère humaine, tout est intolérable...
Toi qui te réfères à Zola, tu me comprendras...

Ecrit par : delphine | mercredi, 08 novembre 2006 14:02

"Les gens veulent bosser, pas être assistés...
Et beaucoup qui travaillent sont également sous le seuil de pauvreté..."

c'est l'enjeu de 2007 qui ne saura pas résolu...Delphine

Ecrit par : elodie toug | mercredi, 08 novembre 2006 14:08

Aline

Je comprends tout à fait ton point de vue mais le problème de mon avis est culturel.
Pour preuve ta référence à un décrochage dont il reste à savoir "par rapport à quoi ?" et pour preuve aussi le silence qu'avait évoqué GB ponctué très vite par des réactions fachistes dont je pense d'ailleurs qu'elles sont contenues pour des raisons de "convenances" !
Bref la réalité est plus complexe qu une simple lutte d'oppositions de "classes" et le maintien dans la précarité des "exclus" participent cyniquement à un ordre public dont on voit bien qu'il ne tient que grace à la visibilisation des "diffèrences sociales".
Je ne suis pas dans le vent et pardonnes moi d'avoir à dire qu'il n y a pas pire que "la parole du peuple" sur ces questions sensibles comme sur tant d'autres d'ailleurs.
Je le regrette mais je n'observe malheureusement pas autre chose.

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 14:10

@ Elodie

Je confirme l'impuissance des politiques...

Ecrit par : delphine | mercredi, 08 novembre 2006 14:11

"Le rmi de Yann". Yann écrit un comm'. Personne ne lui répond. Les nombrils se portent bien.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 08 novembre 2006 14:13

@ Xquise

Alors, allons-y!

Ecrit par : delphine | mercredi, 08 novembre 2006 14:16

ils ont tous le pouvoir de Vouloir mais pas le pouvoir de Pouvoir...

Ecrit par : elodie | mercredi, 08 novembre 2006 14:17

De mon coté, c'est déja fait. Mais poursuivez, je vous en prie...Bonne après-midi à tous.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 08 novembre 2006 14:17

si ! moi, je souhaite une bonne après-midi à Yann que je ne connais pas du tout, c'est un comble !

Ecrit par : elodiet | mercredi, 08 novembre 2006 14:20

Bon blabla et garde tes conseils pour toi, merci. Vos théories sont bien jolies, ca passe le temps. Mais vous manquez cruellement d'humanité.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 08 novembre 2006 14:22

@ delphine

"Je pars d'un exemple vécu étant à la Croix Rouge et m'occupant des Restos du coeur dans nos locaux.
Les Restos du Coeur avaient été prévus pour un an , pas pour 20 ans..."

delphine, voit le bon côté des choses. Les Restos du Coeur fonctionnent parce qu'ils ne sont pas administrés par l'administration et son énarchie. Ils sont là pour palier les défaillances de l'administration qui alimente, si j'ose dire, les restos du coeur.

Imagine la France sans les Restos du Coeur et uniquement les "services sociaux".

Ecrit par : FG | mercredi, 08 novembre 2006 14:22

PS: Je repasserai ce soir pour voir qui est élu le roi de la joute verbale de la journée. Puisque c'est le but. Bye.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 08 novembre 2006 14:26

@ Elodie

Je suis dans un département où les usines ferment les unes derrière les autres, où les ouvriers et les ouvrières qui y ont bossé pendant trente-cinq ans, se retrouvent à la rue, du jour au lendemain, sans aucune possibilité de reclassement dans cette région rurale.
Le député du coin va s'agiter près du Ministre de l'Aménagement du Territoire mais l'usine ferme, car les décideurs, ce sont les patrons.
Du jour au lendemain, on propose à ces gens un RMI de misère.
Comment peuvent-ils nourrir leurs gosses, payer leur loyer et leurs créances?
Passé un âge, pour les entreprises, on n'est plus bon à rien.
Et il n'y a plus d'entreprises chez nous!

Ecrit par : delphine | mercredi, 08 novembre 2006 14:28

@ FG

Pour ton information, nous faisons les opérations caddies dans les supermarchés auprès des gens pour collecter des tonnes de nourriture, alors ton administration, elle a bon dos...
Et on ne peut justifier cette situation, comme les soupes populaires, au lendemain de la guerre...

Ecrit par : delphine | mercredi, 08 novembre 2006 14:31

moi aussi dans l'Orne et le Calvados... c'est un peu comme partout.

Ecrit par : elodiet | mercredi, 08 novembre 2006 14:35

Yann
Trop tard, te voilà parti faire les fameuses courses du "rmi", je n'aurais donc pas eu le temps de te conseiller d'éviter comme je le fais moi meme "de l'achat compulsif" propre à l'ambiance paradoxalement festive du "jour du RMI" !
Tu comprendras certainement mon humour noir (il en faut), à ceci près que la question de la gestion de nos budgets n'est pas adonine lorsqu'il s'agit d'avoir ensuite à compter les jours.
Ce qu'on oublie de dire c'est que nos fins de mois ont lieu au bout de 15 jours et qu'il nous faut à la fois militer pour un meilleur pouvoir d'achat (tous combats confondus : emploi, salaires, minima-sociaux, cout du loyer etc...) mais que par ailleurs on se doit tous de réfléchir à la question "du niveau de vie" le plus équilibré ou le plus utile et donc mettre sur la table de la réflexion collective notre rapport à l'argent et au matériel !
A ce sujet j'ai beaucoup apprécié ton regard sur ce qu'est la richesse du "pauvre" justement dans sa distance au matérialisme etc...
Entièrement d'accord !

Bonne bouffe et bises aux enfants ! ;-)

Malbrouck

Ecrit par : Malbrouck | mercredi, 08 novembre 2006 14:46

Salut Guy
Bonjour Yann

Je me demande si le post de Yann ne se suffisait pas à lui-même.

surtout quand on voit ce qui suit.

le post de KdR sur les enfants, puis ses tentatives 1) d'humour 2) de "mais enfin c'était du second degré 3) de j'ai pas dit exactement ce que vous croyez avoir lu,
a au moins l'intérêt d'être riche d'enseignement sur la nature "humaine".

bon, je retourne bosser sur les refus de soins aux CMU, c'est plein d'enseignements sur la manière dont le gouvernement a mis en place sa comm sur les "abus".
Si quelqu'un ici peut me dire où on en est de la polémique au sujet du "chômeur professionnel" dont Le Point faisait ses choux gras, ce me serait très utile.

je vais essayer de m'ôter de la tête ce que yann dit de ses mômes, des fruits frais et du frigo, sinon je vais virer homicide

Ecrit par : christian lehmann | mercredi, 08 novembre 2006 14:49

La conception et la naissance de nos filles jumelles fût pour ma femme et moi-même non seulement une décision en conscience de notre responsablité et de la prise de risque que cela comportait pour subvenir à nos besoins, mais c'est encore une expérience quotidienne très forte et très riche, qui nous fait considérablement nous épanouir et nous responsabiliser quant à notre choix de vie, notre condition même difficile, les moyens que nous avons décidé de créer, par nous même, pour concrétiser un projet de vie qui englobe à terme l'idée que nous auront des revenus suffisamment conséquents pour vivre décemment.

En réalité c'est bien un choix de vie qui s'oppose à un choix de mort, tel que celui que propose une forme de mortification de l'esprit qui ne penserait que par le contrôle inconditionnel des naissances "chez et pour les pauvres". C'est bien la preuve que ce genre de masturbation est naturellement stérile chez ceux là et, encore c'est ne rien connaitre de la politique familiale du pays qui permet, encourage, favorise ces naissances avec le potentiel vital nécessaire pour la démographie du pays tout entier.

Il faut tout de même savoir que les allocations pour les enfants (PAJE) viennent diminuer le RMI qui est une allocation dite "différentielle". Autrement dit il n'y pas de cumul entre le RMI et les allocations jeunes enfants. Nous étions censé le savoir sans que la communication de la CAF et de la CLE soit clairement explicite sur le sujet. Là encore quelque chose ou l'on ne met pas clairement en valeur les réalités, ou on cache la vérité même...

Nous ne l'avons su qu'après la naissance et nous aurions certainement réfléchis différemment en nous disant que nous devions trouver un solution avant de le savoir, en effet. Toutefois nous ne regrettons rien aujourd'hui parce que cette "ignorance d'une réalité à permis cette naissance, cette vie, cette joie, et le chemin que nous faisons grâce à ça...

Nous étions donc naturellement soucieux de subvenir aux besoin de nos enfants et nous avions de bonne raisons de croire que nous y parviendront, malgré quelques retard dans les versements de la CAF :-). C'est aussi parce que nous avons ce sentiment de responsabilité parentales que nous nous permettons de demander à ce que les minima sociaux soit versé à date fixe... On ne peut pas demander à un rmiste de pointer tout les mois à l'assedic, d'être rigoureux dans sa recherche d'emplois, de signer un contrat d'insertion de rendre des comptes régulièrement au institutions, de se rendre au convocation de l 'ANPE sous peine de radiation, de justifier de ses démarches trimestriellement à la CLE et à l'Etat de ne pas être rigoureux quant à la contrepartie qu'il s'engage à verser, pour l'aider à faire detele démarche. (ce qui sont les conditions de l'obtentions du rmi).. que ce soit bien clair là aussi... Je regrette de dire que l'on demande à des rmiste d'être presque des surhumains, alors que biend'autre avec des allocations ntetement supérieure (auxquelles ils ont le doirts fort heureusement) ont déjà du mal à trouver du travail...

Seule l'ignorance de ce que peut-être une réalité de vie comme la nôtre peut justifier au fond les propos d'un "Kad et Russel" dans la mesure ou il met très claireement le droit et le besoin à donner la vie dans la balance des moyens de subsistances. Plus l'espèce est en danger plus elle se reproduit, ce qui est la condition même de sa survie... Lire le Sexe et la Mort, (Jacque Rufier)

Je vous invite simplement à aller sur ce site internet réalisé et entretenu par Monique, ma tendre femme, pour comprendre un peu ce qu'il en est de nos choix en terme de parentage et de l'esprit "d'irresponsablité" qui ne l'anime certainement pas, malgré nos difficulté...
http://difference.jumeaux.free.fr/

Chacun appréciera peut-être le fait que nous sommes des gens qui nous battons pour un idéal de respect et de dignité de la vie, pour que nous ne poubvions et ne pouvons pas considérer notre condition comme une fin en soit pour avancer dans la vie (y compirs faire des enfants), mais, au contraire, un moyen de la transformer en quelque chose de constructif et de bénéfique puisque nous cherchons aussi consciemment et ouvertement à créer et véhiculer des valeurs humaine et humaniste autour de notre expérience.

Chacun comprendra que nous n'avons pas perdu de temps à vire des minima sociaux sans "rien" faire, même si nous ne