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mercredi, 05 juillet 2006
Le niveau monte...
Voici un extrait de La lettre d'informations des Anciens du Centre de formation des Journalistes (N°84 / 30 juin 2006).
Le point 4 de cette lettre concerne le concours d’entrée 2006 au CFJ.
Pour info, 1156 étudiants ont passé le concours commun aux trois écoles de journalisme (CFJ, ESJ, IPJ). 931 étaient candidats au CFJ, 871 à l'ESJ et 805 à l'IPJ.Les résultats définitifs du CFJ seront connus le 21 juillet.
Ci-dessous, et c’est ce qui a retenu l’attention de l’un d’entre-vous (salut à toi Sébastien Demorand), des « Impressions de correctrice» signées par Béatrice Houchard (je ne la connais pas).
Je vous les livre brutes de décoffrage.
Comme chaque année, je viens de corriger un paquet de copies (139 en tout) du concours d'entrée au CFJ. Il s'agissait cette fois, non du gigantesque questionnaire d'actu, mais d'une épreuve de synthèse sur l'affaire Fofana, proposée dans le cadre du concours commun CFJ/ESJ/IPJ. Je ne vais pas vous livrer l'habituel bêtisier (encore qu'il y avait de belles perles...) mais l'impression étrange que j'ai ressentie à la lecture d'à peu près une copie sur deux et qui me semble révélatrice de l'évolution de plus jeunes que nous face à la violence. Très souvent, les faits (un malheureux torturé pendant trois semaines, quand même!) sont relativisés. Du genre : «Ce serait un fait divers comme il s'en passe tous les jours dans nos banlieues...» ou: «Un fait divers presque anecdotique, sauf que la victime était juive...» ; ou encore : «Les complices de Fofana ont une moindre responsabilité, ils se contentaient d'attirer, voire de kidnapper...» C'est cela qui m'a intriguée et, pour tout dire, inquiétée, au-delà des relents antisémites dont je vous livre le plus beau et le plus épouvantable exemple, relevé dans une copie de Marseille : «S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?» No comment.
No comment ?
06:45 Lien permanent | Commentaires (141) | Envoyer cette note | Tags : Presse
Commentaires
Le niveau monte chez les étudiants en journalisme, en effet. Il n'est pas mal non plus chez les éditorialistes en place. A propos de l'affaire Fofana, cet extrait d'un édito d'un grand hebdomadaire français :
"Au lendamain de l'assassinat d'Ilan Halimi, un quotidien parlait d'une manifestation "majoritairement blanche" à Bagneux… Cette comptabilité en blancs et juifs, en noirs et en arabes est censée expliquer toutes les dérives, toutes les discriminations, tous les dérèglements de notre société. Affaire Ilan ? Crime-antisémite, répètent inlassablement ceux qui reconnaissent pourtant le mobile essentiellement crapuleux de cet assanat…"
Pas mal non plus, hein ?
Ecrit par : David Angevin | mercredi, 05 juillet 2006 07:10
Même si c'est ce que je pense - que ce crime est crapuleux et antisémite: je pense que c'est dans cet ordre car à mon avis ils se sont dits "on va se faire du fric et en plus on pourra se faire un juif" et non pas l'inverse mais peut-être me trompé-je - ceci n'explique pas la "mobilisation" quasi générale des politiques (en tout cas les plus gros) pour la dénonciation de cet acte (tout à fait normal) en le qualifiant d'antisémite (beaucoup plus sujet à débat, ou en tout cas nécessitant une enquête) sans connaitre le déroulement de l'ffaire en ne se basant que sur la religion d'Ilan.
Ceci sans attendre la décision de la Justice, eux (toujours les mêmes et un en particulier) qui nous demande de ne pas préjugé l'affaire Clearstream et d'attendre que la Justice fasse son travail!...............
«S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?»
Où est le relent antisémite? J'ai beau lire et relire je ne vois pas! Je ne suis as plus débile qu'un autre... (qui a parlé?)
Pour la banalisation de la violence peut-être faut-il dire merci au sentiment d'impunité (qui lui fait monter le racisme anti beurs et anti-noirs... je suis bien placé pour l'entendre régulièrement... malheureusement!) mais aussi et surtout à TF1 et aux autres pour nous avoir servi tant de faits divers!
Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 05 juillet 2006 07:30
C'est raccord avec les commentaires de ma compagne, maitre de conf. en droit pénal, après ses corrections de 2006. En effet, le niveau monte!
Outre que ces commentaires banalisent l'enlèvement, la demande de rançon, la torture et le meurtre, ils démontrent un manque absolu du sens de l'investigation et révèlent une carence culturelle et intellectuelle consternante par l'absence totale de réflexion sur le racisme et l'antisémitisme.
La presse d'opinion a un bel avenir...
Mais peut-être ces étudiants se destinent-ils à la presse people, à la mode, à des rubriques santé, voiture, gadget, nouveauté cinémtographique ou vie des princes...
Auquel cas nous serions en présence de ces petites armes de crétinisation massive qui parviennent à convaincre chaque matin des milliers de gens que la longueur d'une jupe ou qu'un soin pour la peau ont autant d'importance qu'un enfant mort de faim comme c'est le cas ce matin...
En tous cas, cela doit rassurer nos jeunes politiciens. Les questions de ceux-là ne les dérangeront pas.
Ecrit par : Fleuryval | mercredi, 05 juillet 2006 07:56
Je dois être mal réveillée, j'ai l'impression que je comprends LMM tout de travers ce matin (à moins que ?), j'ai l'impression que ça commence très fort sur l'antisémitisme.
Journée exceptionnelle en perspective. Avec la chaleur en prime, ça va être sanglant.
Bon courage à tous... et bravo, Guy, pour le billet.
Ecrit par : Sacha | mercredi, 05 juillet 2006 07:59
Bon, je vais mettre les pieds dans le plat.
Quand Arno Klarsfeld qui vient d'accomplir son service militaire en Israél (dans les garde frontiéres) sous les caméras complaisantes d'une grande chaine de télévision devient par la grace d'une décision du ministre de l'intérieur "le médiateur" qui décidera quel enfant etranger sera expulsé demain, de maniére "humaine" et généreuse.
Et que dans le même temps, des jeunes gens partis en Afghanistan, expédiés a Guantanamo par les américains, passent devant leurs juges, il me semble que l'anti-sémitisme n'a plus rien a voir avec la notion "raciste" que vous invoquez.
Mais plutôt avec un sentiment d'injustice et de partialité dans le conflit Israélo-palestinien.
Une partialité ressentie douloureusement dans les quartiers ou l'immigration est importante.
Une frustration dont l'expression hativement qualifiée d'anti-sémite ou de raciste
ne correspond pas à la réalité d'autant plus qu'elle prend naissance dans des communautés effectivement victimes du racisme.
Il faudra beaucoup de pédagogie.
Ecrit par : borneo | mercredi, 05 juillet 2006 08:03
Que ne comprenez-vous pas Sacha? Que je suis contre l'antisémitisme et tous les racismes en général? Vous vous étiez fait une image de moi qui est erronée?
C'est pas grave, ça m'arrive malheureusement (trop?) souvent?
Pour ce quie st de "«S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?». Ce que je comprends c'est que la personne trouve (à juste titre que le degré de souffrance qu'a eu à endurer Ilan est trop grand pour être seulement de type crapuleux! Où est le relent antisémite?
Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 05 juillet 2006 08:09
@ LMM (je me permets d'user de l'acronyme Sachaesque, c'est plus court)
Je suis comme vous, je vois un contresens dans le propos de cette correctrice. Elle semble identifier des relents antisémites dans une phrase qui, selon moi, se voudrait une dénonciation de l'antisémitisme de l'acte en question.
J'en ai une autre moi de question. Il y a eu débat, autour de cette affaire sur son antisémitisme ou non. Apparemment, les évidences ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Qu'est-ce donc qu'un acte antisémite? Selon la loi et, si on veut ouvrir un peu le débat, dans l'absolu?
BàV (@ S.: je dirais bien BàT, mais vous êtes plusieurs et puis, je ne sais pas, ce léger dégoût baveux me va si bien)
Ecrit par : DOA | mercredi, 05 juillet 2006 08:35
"des relents antisémites dont je vous livre le plus beau et le plus épouvantable exemple, relevé dans une copie de Marseille : «S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?» No comment."
Je lis et je relis la phrase et ne vois pas où est le "relent antisémite" dans cette phrase.
Ce qui me conduit à me demander dans quelle mesure ces «Impressions de correctrice» signées par Béatrice Houchard sont fidèles à la situation qu'elle entend décrire.
Ecrit par : Mathieu | mercredi, 05 juillet 2006 08:37
Quelques précisions par rapport au concours de journalisme pour montrer à quel point c'est un vrai problème que souligne la correctrice. Le concours est ouvert aux bac +2, et la majorité des candidats et des reçus ont fait un IEP (option journalisme logiquement). Donc le même creuset de nombre de nos politiques enarques. Les jeunes issus de l'immigration et des banlieues sont très peu représentés parmi les candidats. En plus les frais de concours ne sont pas donnés (180 euros pour 1 concours, 324 pour 2, 396 pour 3).
Ensemble infos dans la notice de l'ESJ-Lille téléchargeable là http://esj-lille.fr/article.php3?id_article=65
Sur la phrase, ça fait toujours bizarre de juger sur quelque chose sorti de son contexte mais on peut faire confiance à la correctrice que c'était révélateur de l'ensemble. Je comprends l'interrogation de LMM car l'idée (extrême violence expliquée seulement par un antisémitisme) peut paraître bonne mais la formule est très ambiguë.
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 08:44
C'est dommage l'annuaire en ligne des anciens du CFJ n'est accessible qu'aux adhérents à l'association des anciens (B. Houchard est de la promo 1976).
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 08:56
Je ne vois pas où est l'ambiguïté Carole... D'ailleurs Béatrice Houchard laisse ne parle pas d'une "ambiguïté", elle dit que c'est "le plus beau (et ce "beau", elle l'a choisi aussi?... Qu'aurait-elle dit, à raison, si un étudiant avait écrit "cette histoire est un des plus beau exemple de l'antisémitisme actuel"?...) et le plus épouvantable exemple" des "relents antisémites". Qui plus est, elle conclu par un "no comment", autrement dit un "ça se passe de commentaire", "c'est manifeste de soi-même".
Or la phrase affirme clairement que la violence de l'acharnement est une preuve de l'antisémitisme de l'acte.
Ecrit par : Mathieu | mercredi, 05 juillet 2006 08:59
Oui mais il n'y a pas de condamnation. C'est le "s'être" à la place de "se sont-ils".
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 09:09
Je n'arrive pas à porter un quelconque jugement sur cette phrase, tirée de son contexte. C'est très ambigü.
Autant le relativisme rapporté par la correctrice est inquiétant, autant cette phrase, de par même sa syntaxe, ne me signifie rien de particulier.
Sur le fond, je crois me souvenir que Fofana et ses complices se sont défendu de l'accusation d'anti-sémitisme, tout en reconnaissant clairement que pour eux, juif=pété de thune. C'est de l'antisémitisme new-look, de l'antisémitisme de blaireau.
Quand au traitement qu'a subi ce garçon, et la manière dont les choses se sont passées, on sait hélas comment cela procède. En dénudant un homme, en l'avilissant physiquement, le bourreau peut à peu accroît son détachement, voit sa victime comme un sous-humain, finit par lui en vouloir d'être si misérable, si sale, si faible, et il est alors plus facile de passer outre les barrières morales, et de supprimer cette "chose" à quoi on a réduit un être humain.
Ecrit par : christian lehmann | mercredi, 05 juillet 2006 09:29
Moi non plus je n'ai pas fait de "condamnation" là, ça ne signifie pas qu'il y a des relents antisémites dans ce que je dis. C'est absurde. Elle sort une phrase d'un développement. Déjà. Donc il faut vraiment que la phrase soit représentative et démontre le ton du discours dans lequel il s'inscrit. Sauf que là, gros problème, la phrase dit exactement l'inverse de ce qu'elle prétend lui faire dire. La phrase qu'elle cite est bien plus pertinente qu'une simple condamnation morale de l'antisémitisme du type "l'antisémitisme c'est mal, je condamne l'antisémitisme".
La question qu'il pose est une réfutation de la thèse selon laquelle il ne s'agirait pas d'un acte antisémite. Et c'est un réfutation très forte puisqu'il montre que la violence de l'acharnement est précisément un des traits de l'antisémitisme. Ce qui est quand même beaucoup plus pertinent et profond qu'une "condamnation". Lorsque je lis un article d'un journaliste, je n'attend pas qu'il prononce des "condamnations" mais qu'il propose une lecture, une analyse, des questions, des informations, etc. Ce mot de "condamnation" m'énerve. On n'est pas à l'Eglise.
Ecrit par : Mathieu | mercredi, 05 juillet 2006 09:30
@ Mathieu
Tu m'aurais dit tribunal j'aurai compris mais église ?
Et une donnée que nous n'avons pas qu'elle est la question posée pour ce dossier ?
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 09:35
Quand tu dis "condamnation", j'ai compris "condamnation morale". Parce que "condamnation judiciaire", il n'y a effectivement qu'un tribunal qui peut en prononcer une. Donc j'ai compris que tu lui reprochais de ne pas prononcer de condamnation morale de l'antisémitisme, du style "l'antisémitisme c'est mal".
Ce que je veux dire, ça n'est évidemment pas que l'antisémitisme c'est bien. C'est que ça n'est pas du tout le rôle et le métier d'un journaliste de prononcer des "condamnations" morales. Et puis sur le fond que c'est absurde de voir l'antisémitisme à partir de la moralité, comme quelque chose d'im-moral. Ca me fait penser à l'article qu'analysait Fontenelle l'autre jour sur "l'immoralité" du capitalisme. Ce que j'ai voulu dire c'est que le fait que, dans cette phrase au moins, il ne s'abaisse pas au niveau moral d'une simple condamnation montre qu'il essaye de développer une analyse de l'acte, et non pas un simple jugement sur lui.
Ecrit par : Mathieu | mercredi, 05 juillet 2006 09:46
Dans ce concours du CFJ, l'épreuve exigeait d'étudiants jeunes, pour beaucoup encore pas rentrés dans une représentation adulte du monde, de réagir sur un sujet "chaud", à mi-chemin entre le fait divers et l'événement social.
Or sur ce sujet précis de Fofana, les commentateurs et les media ont beaucoup donné dans la course à l'indignation, à l'interprétation soucieuse et inspirée, en délivrant très rarement, me semble-t-il, une analyse approfondie, contextualisée, fiable et rigoureuse de ce qui s'est passé. L'emballement médiatique sur l'affaire m'a paru sonné très creux : s'indigner, essayer de trouver LE lien avec l'antisémitisme contemporain, et basta.
Alors évidemment, il y a certainement un fossé énorme entre ce que les correcteurs auraient aimé trouver et ce que les étudiants de 20-22 ans ont été en mesure d'écrire. Mais pourquoi ces correcteurs n'écoutent-ils pas ce que disent ces copies? Pourquoi ont-ils ce réflexe de panique face à des messages immédiatement étiquetés comme dégénérés, comme la preuve de l'affaiblissement de la conscience humaniste?
Ce choc de génération est visible partout. J'ai 25 ans, et je me retrouve pas dans l'indignation facile, creuse et dégoulinante qu'on retrouve dans le traitement de la plupart des sujets d'actualité. Presse comme blog, d'ailleurs - quoique le succès de beaucoup de blogs me semble précisément du à la distance et au scepticisme dont ils font preuve face à l'actualité.
Sur un sujet aussi complexe que "l'affaire Fofana", on a quand même, en 2006, entendu la plupart des journalistes employer l'expression "le barbare ivoirien" comme au meilleur temps des découvertes coloniales, et l'antisémitisme a été utilisé dans tous les sens comme une sorte de drapeau rouge vide de toute signification. Des pages de débat vont d'ailleurs s'enchaîner ici pour savoir si la phrase citée dans l'article est antisémite ou pas. Encore une fois : quoi d'étonnant que ce discours creux, émotionnel, finisse par blaser les plus jeunes, eux qui n'ont pas été sensibilisés à l'antisémitisme et à la signification d la violence par un contexte post-guerre mondiale et anti-totalitaire?
La génération des moins de 25 ans qui arrive aujourd'hui à l'âge adulte, et dont je pense faire partie, est à la fois très fragmentée, très pragmatique, et a du construire sa propre vision du monde avec des bouts de ficelle parce que rien de convaincant venu des générations plus anciennes ne lui a permis de comprendre le monde dans lequel elle vit. J'appellerais ça l'effet SouthPark.
Comme dans SouthPark, les "adultes", ici les correcteurs, s'effraient de ce qu'ils trouvent dans leurs enfants.
Avec un tel mode de réaction, on en a pas fini avec le conflit de générations, parce que l'écart se creusera de plus en plus, notamment parque les canaux d'information et d'échange se multiplient. Malheureusement, il y a fort à craindre, que, comme pour les correcteurs du CFJ, la réaction du plus grand nombre soit de verser dans la consternation puis le conservatisme....
Ecrit par : boubakar | mercredi, 05 juillet 2006 10:06
Tiens, tiens, ça faisait longtemps...
Je ne vais pas commenter la mise en forme de cette note, sinon je sens que je vais encore m'entendre dire que mes propos sont déplaisants. Faut donc qu'on se démerde avec ça, OK.
Je n'ai pas envie de commenter des heures des bouts de phrases ôtés de leur contexte. Comme l'on fait précédemment remarquer 2 blogeurs, je crois, on peut réellement s'interroger sur le sens d'au moins une des phrases que je citerai plus bas.
Je confirme que le niveau d'analyse et de distanciation baisse, mais c'est aussi le niveau syntaxique qui baisse, et c'est bien le problème. Je corrige régulièrement les textes et les courriers de certains de mes jeunes camarades militants, et je peux vous dire que c'est la cata. Je n'ai aucun doute sur la qualité de leurs idées, encore moins quand je les entends, mais quand je les dis, je m'affole. Ils leur arrivent fréquemment de dire l'exact contraire de ce qu'ils pensent ! Et ils le savent très bien hélas, c'est pourquoi ils me font relire... et réécrire. C'est valable pour des jeunes de 20 ans, mais aussi pour des copains profs de 35/40 ans avec lesquels je bosse.
Le candidat au concours d'école de journalisme a très bien pu vouloir écrire : "C'est parce qu'il s'agissait d'un acte antisémite, qu'ils se sont acharnés avec autant de violence". PAS DU TOUT LE MEME SENS ! Et je persiste à dire que c'est PEUT-ETRE ce qu'il a voulu dire, la phrase initiale porte à confusion (et comme elle est hors contexte littéraire intégral ! ...)
Nous avons été déjà été confronté à ce type de discussions forme/fond sur Vive le feu. C'était pour une histoire de virgule. Et il s'agissait d'un journaliste du... Monde !
Donc moi, je ne m'engagerai dans aucun raccourci. Et je n'ai rien à ajouter à part peut-être : le jour où des éditorialistes s'assumant comme "un islamophobe" seront virés illico de leur rédaction et que des "intellectuels" ayant tenu des propos racistes hallucinants, n'auront plus libre antenne sur une radio de service public, eh bien, oui, le journalisme aura fait un grand pas dans ce pays. Ces remarques valent pour ceux qui se permettent de distiller très sournoisement quelques allusions sur les origines juives de tel ou tel.
C'est à l'école républicaine de faire son boulot concernant la prévention contre les violences racistes (physiques et verbales) sinon on va finir par avoir les flics dans les collèges et les lycées. Un point sur lequel nous sommes plusieurs à réfléchir. Mais, force est de constater que de plus en plus de profs font eux-mêmes preuve de discrimination voire sont carrément racistes. On se calme, j'ai dit "de plus en plus", pas "les profs en général", par pitié ! Nous avons autour de nous des exemples accablants dans des quartiers dits - à juste titre - sensibles. Des exemples qui mériteraient des poursuites, mais qui ne font JAMAIS l'objet de poursuites.
Bref, on est pas rendu. Et avec la campagne présidentielle qui s'annonce, on risque même de s'embourber.
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 10:20
Il fallait lire "un peu islamophobe".
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 10:26
Y'a quand même des exemples de jeunes brillants, distanciés, qui savent réfléchir et écrire. Boubakar en est un parfait exemple.
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 10:32
Boubakar,
Bien jeune-homme!
Mais votre boulot est de décrypter ce que vous prenez pour du "pragmatisme".
Votre vision du monde n'est pas "naturelle". Elle est construite et voulue. Jeunes ou pas, nous n'inventons rien et ne faisons que recombiner à l'infini, refaire toujours, répéter sans cesse. Progresser c'est se souvenir!
Souviens t'en, fougueux Boubakar!
Ecrit par : Olivier de Melgueil | mercredi, 05 juillet 2006 10:47
Anne, "c'est parce qu'il s'agissait d'un acte antisémite qu'ils se sont acharnés avec autant de violence", c'est précisément ce qu'il a dit, encore faut-il parvenir à lire et à entendre ce qui est dit. Ce qui est dit c'est précisément que la violence de l'acharnement manifeste de façon incontestable l'antisémitisme d'un acte. Encore une fois, je ne vois pas où ce qu'il a dit "porte à confusion", et encore moins où ça n'a "pas du tout le même sens". J'attend toujours que quelqu'un montre, à la différence de Béatrice Houchard, où est la moindre ambiguité dans cette phrase ou même où est le moindre relent antisémite dans ce que dit cette phrase.
La question qu'il pose est clairement une riposte en forme d'objection à la thèse selon laquelle "il ne s'agissait pas d'un acte antisémite". Il n'y a AUCUNE ambiguité.
Ecrit par : Mathieu | mercredi, 05 juillet 2006 10:51
Regardons l'origine sociale de nos intellectuels.
Pas de surprise!
La reproduction des élites fonctionne à plein régime!
Alors ayez un peu d'humilité envers tous ceux qui, il y a un siècle, n'aurait pas eu accès a « l’écrit ».
Les règles, les usages et la culture sont des outils pour exclure, des marqueurs sociaux.
Ecrit par : Olivier de Melgueil | mercredi, 05 juillet 2006 10:58
mathieu, comme souvent, a raison.
C'est un raisonneur, un vrai révolutionnaire!
Ecrit par : Olivier de Melgueil | mercredi, 05 juillet 2006 11:00
La raison, encore une histoire de culte!
Ecrit par : Olivier de Melgueil | mercredi, 05 juillet 2006 11:02
Sur le fait que dans "à peu près une copie sur deux" les faits sont relativisés, celà signifie-t-il - pour reprendre le titre de Guy - que le "niveau monte" en matière d'antisémitisme ou en matière d'accoutumance à l'ultra-violence ?
Je crois plus au phénomène d'accoutumance, et cela m'inquiète pour ces jeunes journalistes.
Pour moi, le journalisme c'est aussi la capacité d'indignation et de révolte. Et j'applaudis lorsque j'apprend que Florence Aubenas (et d'autres journalistes) s'engagent contre "la chasse aux enfants" : http://www.alterites.com/cache/center_media/id_1368.php.
La relation froide des faits ne m'intéresse pas lorsqu'il s'agit de la souffrance humaine quelle qu'elle soit. C'est le signe de l'absence d'engagement et c'est inquiétant pour des jeunes qui seront peut-être demain "leaders d'opinion".
Je ne hiérarchise pas l'horreur, entre l'assassinat monstrueux d'Ilan Halimi et la jeune fille brûlée dans le local poubelle d'une cité.
Je comprend et j'approuve qu'une communauté ou une autre manifeste après de tels faits barbares, parce qu'elle se sent visée.
Mais où sont les vraies causes de l'ultra-violence qui monte ? J'ai tendance à penser qu'elle prospère dans une société où s'accroissent les inégalités au point que l'on en arrive à une société de castes. Intouchable tu es et intouchable tu resteras. Alors les voitures s'enflamment, la haine déborde et se trouve des boucs-émissaires.
Peut-être que ces jeunes futurs journalistes sont indifférents au fait divers "Ilan Halimi", parce que très loin des préoccupations de leur caste.
Ecrit par : Phil | mercredi, 05 juillet 2006 11:06
@ Mathieu
Je ne peux pas confirmer que Béatrice Huchard a une analyse de texte biaisée (d'ailleurs, elle seule a eu toutes les clés en main). Mais, je vais toutefois te montrer qu'il y a une ambiguité à y regarder de près (et surtout avec une lecture hors contexte, bien sûr !)
Il a pu vouloir dire : Il serait incompréhensible qu'ils se soient acharnés à ce point sans que cela puisse être un acte antisémite (sous-entendu d'après le candidat : c'était bien un acte antisémite, là preuve, ils s'en sont donné à coeur joie ; en filigrane, Mathieu, tu aurais là une banalisation de la violence raciste, pas une justification, mais une banalisation. Pour faire trash : ils se sont faits un juif, un de plus ! ).
Bref, je veux voir cette putain de copie pour comprendre. Pour l'instant, on est dans le doute...
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 11:07
@ Mathieu
J'ai réussi à formuler mon malaise face à cette phrase. Elle laisse l'impression que le degré de violence est compréhensible voire acceptable si c'est un acte antisémite.
Il aurait pu dire "comment expliquer le degré de violence affligé à la victime sans parler d'acte antisémite ?"
Dernière information en lien avec l'exercice de dossier de synthèse, il ya une quarantaine de documents fournis au candidat. La difficulté de ce sujet particulier était certainement de faire abstraction du bruit médiatique sur l'affaire et de s'appuyer sur les seuls documents.
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 11:08
"Les règles, les usages et la culture sont des outils pour exclure, des marqueurs sociaux."
Serez-vous capable d'arrêter le calva dans les kornflakes du petit-déjeuner tout seul, Olivier ou peut-on vous aider ?
Ecrit par : Fleuryval | mercredi, 05 juillet 2006 11:16
Si j’avais eu à écrire un message sur cette note, j’aurai dit comme Anne* (mercredi, 05 juillet 2006 10:20)
Notamment sur la capacité des étudiants actuels à dire le contraire de ce qu’ils pensent. Dignes produits qu’ils sont d’un EN où l’enseignement des mécanismes de la langue se rétrécit comme le crédit intellectuel d’Arno Klarsfled. J’ai des 6° actuellement : la majorité d’entre eux, qui a le cerveau cul par-dessus tête, ne sait pas distinguer un sujet d’un complément !
Une EN où la vieille dissert qui, bien menée, vous oblige à analyser, comparer, argumenter, est de plus en plus délaissée au profit d’exercices qui relèvent surtout du mijotage de gloubiboulgas conceptuels.
Quant à la banalisation ici, j’ignore si elle est ou non antisémite, à cause du début de mon deuxième paragraphe. Je sais seulement que c’est une banalisation, et donc je ne sais pas grand-chose.
* Elle sera complètement pardonnée de son soutien à Fafa si elle me ramène sa dépouille dans le coffre d’un break Saab. Noir, bien sûr. J’ai par ailleurs apprécié ce qu’elle a dit de Boubakar. Oh là là, ça va se terminer chez Mr le Maire, ça ! (Impossible, en fait « mon cœur est à Marion », voir blogue d ‘Hertoghe)
PS Sur les raisons de l’extrême violence, accord avec Phil.
Ecrit par : Kid Hébagoule | mercredi, 05 juillet 2006 11:21
Fleuryval
Descendez voir plus bas, enlevez vos lunettes de soleil, grimpez( pour descendre) les escaliers puants de certaines barres d’immeubles (l’ascenseur est en panne), frappez à une porte au hasard, entrez et restez au moins 2 heures avec les gens qui vivent la.
On en reparlera après !
Le CALVA jamais avant 11h30.
Ecrit par : Olivier de Melgueil | mercredi, 05 juillet 2006 11:22
Fleuryval à OdM : "Les règles, les usages et la culture sont des outils pour exclure, des marqueurs sociaux."
Serez-vous capable d'arrêter le calva dans les kornflakes du petit-déjeuner tout seul, Olivier ou peut-on vous aider ?
OdM (je prends la liberté de parler à sa place) aurait peut-être dû nuancer en ajoutant « aussi ». Bien entendu que ce n’est pas leur rôle premier ; mais ils servent aussi à ça. Cette idée me renvoie à la « scène primitive » qui a fondé mon métier de prof. Une réunion de parents où au premier rang (rang bien symbolique), une dame du meilleur monde proférait des énormités mais en beau langage, pendant que dans le fond (fond bien symbolique), un monsieur gardien de propriété s’agitait comme diable en bénitier. Je le revis huit jours après, et lui demandai pourquoi il n’avait pas donné son point de vue pour contrer la dame. « Ah monsieur, c’est que je savais pas comment le dire ». Depuis, je me bats pour, avec et parfois contre mes élèves, qu’ils sachent « comment le dire ».
Ecrit par : Kid Hébagoule | mercredi, 05 juillet 2006 11:33
@olivier
"Progresser, c'est se souvenir"
Un souvenir, ça fait pas une histoire, pas un système...
Je pense pas avoir dit que mon regard, ou celui des candidats du CFJ, ou des 15-25, est plus "naturel". Il est tout aussi construit, mais de façon extrêmement différente que, disons, les couches instituées de la société, plus âgées. Donc pas seulement les élites, mais le "coeur" de la société en 2006. Un coeur qui a, d'ailleurs, jamais été aussi âgé dans l'histoire...
Là où il y a aussi certainement un problème, comme le dit Anne, c'est sur la capacité des uns et des autres à s'exprimer. Dans l'enseignement supérieur, comme au lycée, un discours simple, clair, convaincant, même si peu abondant en références extérieures n'est pas tellement valorisé. Au niveau de l'ensemble du discours, la construction du raisonnement en 3 temps (ou en 2 temps) est l'objectif prioritaire, de telle sorte qu'il devient totalement artificiel. Au niveau lexical, il y a mot-clefs vidés de sens utilisés à tort et à travers, des clichés sémantiques qui sont dévastateurs pour l'esprit public. "Anti-sémitisme", "racisme", "droits de l'homme", "tolérance" sont certainement tombés dans cette catégorie. Là encore, c'est ce qui fait qu'un prétendant à un concours aujourd'hui va avoir du mal à rentrer *dans* ces notions pour les décortiquer, puisque ce sont des notions cargo-cultes, qui passent loin au-dessus de nos têtes mais qui doivent certainement être sacrées et pleines de sens puisque tout le monde les vénère.
Dans la situation d'un concours, d'un examen, là où l'étudiant soumet son discours à l'approbation d'un correcteur/d'une institution, le mélange de ce cargo-culte lexical et du caractère abstrait de la construction du raisonnement peut largement expliquer le bloubi-boulga stylistique dont parle Anne.
Cela étant, j'ai généralisé mon analyse à l'échelle de ma génération, mais je suis pas représentatif. Personne ne l'est. Je crois simplement qu'on ne se rend pas compte à quel point la population et les mentalités des "jeunes" sont fragmentées, traversées de nombreux clivages qui sont les reflets des contradictions de la société française d'aujourd'hui.
Cette diversité et ce qu'elle signifie est mise sous cloche en parlant des "jeunes", comme une sorte de couche cohérente, en réalité inexistante, qui serait simplement dans l'opposition de ce que font leurs aînés, sur un mode 68, donc déjà vu-déjà fait - et puis mieux fait, disent les aînés.
À mes yeux, ça n'est pas que de la "simple" opposition adolescente et consciente. C'est surtout un état de fait : une population majoritairement âgée, qui ne comprend pas que la "jeunesse" ne pense pas la même chose qu'elle, et qui persiste à l'étiqueter dans un même fourre-tout dédaigneux.
Alors il faut endurer, endurer ce quotidien parsemé de médiocrité comme les articles du Monde sur Fofana, comme JP Pernaud sur tout sujet. Hier, Pernaud parlait de la coupe du monde en disant : "les vieux sont immortels, comme vous, comme moi, mais surtout comme Zizou".
Et on demande aux candidats du CFJ d'avoir envie de sortir ce genre de choses?!
Ecrit par : boubakar | mercredi, 05 juillet 2006 11:36
- Fleuryval à OdM : "Les règles, les usages et la culture sont des outils pour exclure, des marqueurs sociaux."
Serez-vous capable d'arrêter le calva dans les kornflakes du petit-déjeuner tout seul, Olivier ou peut-on vous aider ?
- OdM (je prends la liberté de parler à sa place) aurait peut-être dû nuancer en ajoutant « aussi ». Bien entendu que ce n’est pas leur rôle premier ; mais ils servent aussi à ça. Cette idée me renvoie à la « scène primitive » qui a fondé mon métier de prof. Une réunion de parents où (au premier rang (rang bien symbolique), une dame du meilleur monde proférait des énormités mais en beau langage, pendant que dans le fond (fond bien symbolique), un monsieur gardien de propriété s’agitait comme diable en bénitier. Je le revis huit jours après, et lui demandai pourquoi il n’avait pas donné son point de vue. « Ah monsieur, c’est que je savais pas comment le dire ». Depuis, je me bats pour, avec et parfois contre mes élèves, qu’ils sachent « comment le dire ».
Ecrit par : Kid Hébagoule | mercredi, 05 juillet 2006 11:37
@ Kid (en abrégé pour la peine, arrête de changer de pseudo, j'ai rien compris au dernier ! )
"Anne sera complètement pardonnée de son soutien à Fafa si elle me ramène sa dépouille dans le coffre d’un break Saab."
Tu veux dire la dépouille d'un homme politique d'une gauche très quelconque bien rangée dans le break d'une voiture quelconque ;-)))))
Tu préfère pas Jospin dans un corbillard ? Moi, j'ai bien vu qu'il était mort au 20H.
Pour la mairie, t'oublie : ni Eglise, ni mairie, ni pacs. Et la bague, j' m'en fous. C'est qui cette Marion ?
T'es prof ? Si t'es parisien, tu m'intéresses (hors DOS, Marion peut être tranquille).
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 11:40
(Comprendrai jamais le fonctionnement de ce p... de b...)
Merci à Boubakar, cette fois en ligne directe. De la culture, de l'argumentation... et de la nuance, pas comme votre kid préféré.
Ecrit par : Kid Hébagoule | mercredi, 05 juillet 2006 11:41
La phrase, tel que je lis ce qu'elle dit, me semble être tout le contraire d'une banalisation de la violence. Ce qu'elle dit c'est qu'il y a une violence particulière, propre à l'antisémitisme, une violence qui différe d'autres types de violence et qui manifeste donc le caractère antisémite d'un acte. Ce n'est pas une hiérarchisation des violences, c'est une typologie, il s'agit d'analyser ce qui constitue la violence propre à l'antisémitisme. Un des traits propre à cette violence, que soulève la phrase, est "l'acharnement".
Ecrit par : Mathieu | mercredi, 05 juillet 2006 11:48
@ Kid
"Je le revis huit jours après, et lui demandai pourquoi il n’avait pas donné son point de vue. « Ah monsieur, c’est que je savais pas comment le dire ». Depuis, je me bats pour, avec et parfois contre mes élèves, qu’ils sachent « comment le dire »."
A l'inverse, ça me rappelle Bourdieu... Bourdieu qui commençait mal (parce que timide de nature) une conférence sur le thème de la culture. C'était à Millau, la 1ère fiesta de Bové, des militants d'extrême gauche partout, méga bonne ambiance mais assez agitée, foule énorme sous un soleil de plomb. Il commence, bafouille, patine, on le comprend mal, un peu chiant...
Et là, un mec lui lance : "on comprend rien, Camarade !"
Bourdieu s'est immédiatement repris, il a laissé les concepts au vestiaire, il a été une limpidité totale, plus un bruit, les gens captivés, salves d'applaudissements à la fin.
Lui aussi, il tatônnait, mais il finissait par y arriver... à savoir comment le dire.
Putain que Bourdieu nous manque. J'ai pas mieux pour vous le dire.
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 11:59
kid,
j'ai volontairement enlevé l'adverbe: "souvent"....effet garantie!
Ecrit par : Olivier de Melgueil | mercredi, 05 juillet 2006 12:00
@ Mathieu
Il y a deux lectures, pas la peine de ne nous expliquer que la tienne (on l'a très bien pigé aussi). Nous te disons juste qu'il y a deux lectures possibles.
Relis bien ce qu'on écrit. On ne défend pas une lecture contre autre. On dit qu'il y en a 2 possibles hors contexte.
Et les deux sont très différentes.
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 12:04
"Une réunion de parents où (au premier rang (rang bien symbolique), une dame du meilleur monde proférait des énormités mais en beau langage, pendant que dans le fond (fond bien symbolique), un monsieur gardien de propriété s’agitait comme diable en bénitier. Je le revis huit jours après, et lui demandai pourquoi il n’avait pas donné son point de vue. « Ah monsieur, c’est que je savais pas comment le dire ». Depuis, je me bats pour, avec et parfois contre mes élèves, qu’ils sachent « comment le dire »."
ça fait du bien de lire cela....je me sens souvent gardien d'immeuble ici.
merci Kid
Ecrit par : rep ban | mercredi, 05 juillet 2006 12:05
Pour écrire «S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?» il faut penser SOI-MÊME : «S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?».
No comment.
Ecrit par : stubborn | mercredi, 05 juillet 2006 12:06
@ Stubborn
Mais encore ?...
C'est pas "No comment", c'est "je n'explique pas ce que je pense... et en plus je fais l'indigné", ce que vous faîtes. STERILE.
Je persiste : il y a 2 lectures possibles hors contexte. J'attends la copie.
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 12:21
Il n’était pas gardien d’immeuble (où il aurait trouvé des gens comme lui) mais du château-dépendances-parc de Mme la Comtesse C... de B... (non, pas c... de b...).
Donc, rep ban, svp, laissez pisser les mérinos !
Ecrit par : Kid Hébagoule | mercredi, 05 juillet 2006 12:22
«S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?»
1- Pour l'étudiant, la justification de l'acharnement, de la graduation de la violence, c'est de l'antisémitisme.
2- Pour le correcteur, le fait que l'étudiant reconnaisse la possibilité d'une graduation est antisémite.
Ici, l'étudiant n'est pas conscient que sa remarque est antisémite. C'est le correcteur qui le met en exergue. Peut-importe l'idée que l'étudiant se fait de son degré d'antisémitisme.
La copie n'a pas d'importance en soi; c'est l'avis du correcteur qui éclaire le propos; donc si vous adhérez à 1- et ne comprenez pas 2-, vous êtes antisémite selon le référentiel du correcteur.
D'ailleurs le simple fait de mentionner ici "selon le référentiel du correcteur" va me rendre suspect. Bien sûr, j'adhère à 2-... Cela m'a paru tellement évident, que j'ai été surpris par la teneur des posts.
::
Ecrit par : Patrick B. | mercredi, 05 juillet 2006 12:22
«S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?»
La phrase est maladroite et on peut partager le sentiment de la correctrice.
Mais, pour juger, il faudrait lire plus qu'une phrase... Dommage!
Ecrit par : Eric | mercredi, 05 juillet 2006 12:27
"Donc, rep ban, svp, laissez pisser les mérinos !
Ecrit par : Kid Hébagoule | mercredi, 05 juillet 2006 12:22 "
pas compris.
ca doit etre une louche dans ma tronche surement, mais comme je la comprends pas, je n'arrive meme pas a etre vexé...
Ecrit par : rep ban | mercredi, 05 juillet 2006 12:34
Il n’était pas gardien d’immeuble (où il aurait trouvé des gens comme lui) mais du château-dépendances-parc de Mme la Comtesse C... de B... (non, pas c... de b...)
Donc, rep ban, svp, laissez pisser les mérinos !
A Anne :
- "Débagouler" est du gallo, le dialecte (pas le patois, hein !) parlé naguère aux marches de Bretagne, et un synonyme de "déconner". Et j'ai bien l'intention de continuer ces blagues de potage, vu que je suis le seul ici à m'appeler Kid.
- "Marion" est le pseudo d'un mec particulièrement haineux, borné (et totalement anonyme, ce qui lui vaut tout mon mépris) croisé sur le blogue d 'Hertoghe, et dont je me paie la fiole tant que je peux. Je suis un faux gentil : qui me cherche me trouve.
Exemple :
MDR !!!
Marion-l’anonyme a écrit le mardi 27 : « PMB je t'ai déjà expliqué ce qu'était une figure de style. T'es vraiment un prof exécrable »
Je ne poste plus ici (et sans regret, vraiment) que de façon rarissime. Mais il m’arrive encore de lire parfois les commentaires, pour des raisons qui tiennent surtout à mon goût pour les jeux du cirque bien cracra (pour les posteurs corrects, ceci ne les concerne pas).
Et de voir que Marion-les-belles-moustaches est encore capable de piquer sa crise sur moi dès qu’un posteur s’en prend à elle, comme ici un certain Prof qui n'est pas moi, eh ben... j’en pète de joie ! Continuez, chère Madame-poil-aux-jambes, je ne dois pas être le seul que vos cacas nerveux font rire !
PS Je me demande si tant de rage ne cache pas quelque... désir amoureux. Sorry baby, mon coeur est, pas à Papa, mais à Manmand !
(Armand est un autre posteur « top-moumoute » de ce blogue de furieux)
Ecrit par : Kid Hébagoule | mercredi, 05 juillet 2006 12:37
Débat très pointu en fait, je trouve (reste qu'on a toujours pas cette putain de copie)
@ Patrick B.
Pour le correcteur, le fait que l'étudiant reconnaisse la possibilité d'une graduation est antisémite.
Moi, je pense plutôt : pour le correcteur le fait que l'étudiant puisse trouver la causalité de ces violences acharnées dans l'origine juive d'Ilan fait porter sur le candidat un soupçon d'antisémitisme latent, voire un antisémitisme manifeste (si je me réfère aux propos de Béatrice Huchard).
De plus, "la possibilité d'une graduation", je suis désolée, mais c'est factuel. Il n'y a pas de jugement dans la description de cette réalité (recrudescence des violences à caractère raciste et antisémite), ce sont des faits. Donc, la phrase "Pour le correcteur, le fait que l'étudiant reconnaisse la possibilité d'une graduation est antisémite" me pose forcément un gros problème. Car l'étudiant aurait tout à fait le droit de relever que dans un contexte de banalisation (voire d'amplication) des violences antisémites (constat factuel), un crime aussi odieux ne peut être que de nature antisémite (une des lectures possibles, j'insiste).
On est pas rendu. Béatrice Huchard pourrait-elle nous envoyer la copie ?
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 12:40
Non, rep ban, désolé d'avoir fait mon Bourdieu. "Laisser pisser le mérinos", ça veut dire "laisser dire les gens et faites ce que vous voulez". On peut dire aussi : laissez braire".
(Vraiment, les manips de ce blogue, c'est à ch...)
Ecrit par : Kid Hébagoule | mercredi, 05 juillet 2006 12:40
peut-etre qu'une 3eme fois, je capterais mieux...
Ecrit par : rep ban | mercredi, 05 juillet 2006 12:41
«S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?»
Bon, à mon tour.
La phrase semble dire : l'intensité de la violence de l'acte suggère que l'acte n'était pas seulement utilitaire (= le vol).
Ce qui revient à dire : le degré de violence permet d'évaluer le mobile d'un acte.
Ou encore : la violence "superflue" traduit une intention "idéologique" - ici, antisémite -, sans lien avec la personnalité de l'auteur de l'acte.
C'est évidemment très discutable, mais ça n'a rien d'antisémite.
ça me semble plutôt exprimer le désemparement de l'auteur de la copie face à la notion de violence (et pour cause, tout le monde s'indigne de la violence, en oubliant qu'elle est incontournable, et sans plus chercher à l'expliquer), et son souhait de caser à tout prix une référence à l'antisémitisme, notion qu'il sait incontournable et suffisamment passe-partout.
Ecrit par : boubakar | mercredi, 05 juillet 2006 12:43
@ Mais Anne, sincèrement, comment voulez-vous que j'explique pourquoi pour moi c'est évident ? Juste la phrase. Juste.
Suis-je du genre, d'ordinaire ici, Je snobe tout le monde et je M'INDIGNE ?
J'ai découvert la note comme toi ce matin et je me suis dis en lisant la dernière phrase : putain, on ne réalise pas combien l'antisémitisme inconscient est présent dans ce pays. C'est tout.
La réprise de "no comment" était un toc/effet littéraire débile.
Ecrit par : stubborn | mercredi, 05 juillet 2006 12:45
ah ok, merci Kid
je tache, je m'efforce, mais je n'y arrive pas toujours :-)
j'ai vu un doc sur Bourdieu de Pierre Carles (je crois que ce nom est maudit ici), m'avait paru bien ce mec.
Ecrit par : rep ban | mercredi, 05 juillet 2006 12:46
@ Anne
- Ma énième colère contre Fabius, alias Lolo Custom, venait du profond mépris pour le peuple que je pense avoir lu dans cette minable opération de com (qui plus est râpée, on, ratée). Quant à Jospin, il serait moins mauvais que bien d’autres, et il avait une vraie stature (comparez le bilan de son gouvernement avec celui des paltoquets qui l’ont suivi). Mais vraiment, marre des valses-hésitations et des paroles non respectées. Bon séjour à Ré.
- « T'es prof ? Si t'es parisien... » Je ne suis pas parisien, ça me gen, ça me gen. Non, pas tant que ça. Pour bien vivre à Paris il faut ne pas travailler, être jeune, riche, en bonne santé, et proprio d’un duplex dans l’Ile Saint-Louis.
- « (hors DOS, Marion peut être tranquille) ». C’est comme ça que je le conçois. La drague sur Internet, pas mon truc. Amis et amours, j’ai ce qu’il faut en magasin. Mais tant qu’on peut rire sans arrière-pensées...
(Surout qu'avoir des arrière-pensées n'est pas nécéssairement ne penser qu'au cul et à ses annexes.)
Ecrit par : Kid Hébagoule | mercredi, 05 juillet 2006 12:56
@ Stubborn
Vous auriez pu un peu développé... (dixit une prolixe fatiguante;-)
@ Boubakar (y'en a là-dedans, ça en deviendrait presque énervant ;-))
"son souhait de CASER A TOUT PRIX UNE REFERENCE A L'ANTISEMITISTE, notion qu'il sait incontournable et suffisamment passe-partout."
Je m'incline face à la pertinence de cette remarque (en plus, j'ai passé tous ces concours jadis, il a carrément raison), c'est une autre possibilité qui m'avait échappée. Celle du non-sens non idéologique (et même non empirique), mais simplement dû à des réflexes liés au "formatage" des épreuves de concours ("formatage" qui renvoie aussi à la notion de REFERENTIEL correcteur cité par Patrick B.)
Si c'est pas indiscret, Boubakar, vous êtes étudiant en quoi ? Si étudiant, d'ailleurs...
Vous aimez la politique ?... j'dis ça, j'dis rien... ;-))
Arnaud Montebourg, il est sympa, non ? (si vous venez pour la 1ère fois sur ce blog, cherchez pas à comprendre... le raccolage, c'est juste une blague :-)
Si après ça, il parle foot sur ORLM... on se fâche, non ?
Note pas très convaincante, mais débat de très haute volée, je trouve. Je nous aime :-)
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 13:04
«S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?»
«S'il s'agissait d'un acte antisémite, pourquoi ne pas s'être acharné avec autant de violence?»
«S'il ne s'agissait pas d'un acte crapuleux, pourquoi ne pas s'être acharné avec autant de violence?»
Ecrit par : Olivier de Melgueil | mercredi, 05 juillet 2006 13:06
@Anne
J’aime le minimalisme, les paraboles, les haïkus…
Et vous savez quoi ?
Je développe parfois d’autant moins que je connais le « sujet » !
Etudié de très près :-) l’homophobie en tant que RACISME INCONSCIENT.
Ecrit par : stubborn | mercredi, 05 juillet 2006 13:46
J'ai craint un moment que le sujet n'attire les troupeaux de points Godwin comme l'oasis les ainmaux du désert.
Pour l'instant tout va bien. Ou presque.
Ceci dit, la phrase sortie de son contexte (et sans doute même dans son contexte) est tellement polysémique qu'il est difficile d'en comprendre le sens voulu par l'étudiant qui l'a écrite. Je partage plutot l'analyse de Patrick B. et de Boubakar.
Nous savons tous que les mots sont importants. et c'est pourquoi certains n'ont de cesse que d'en modifier le sens et/ou de les instrumentaliser (relire et faire lire "1984" et "La ferme des animaux" d'Orwell), et pas seulement pour des raisons politiques. Les raisons économiques et financières sont aujourd'hui prépondérantes pour crétiniser les foules et les individus, leur ouvrir le "temps de cerveau disponible" (cf TF1 à la mi-temps ce soir) afin de les faire consommer toujours plus.
Quant à Albert Londres, au delà de son aura, peut-il être retenu comme modèle de bon journaliste ? Voir le texte de JP Tailleur à ce sujet : http://maljournalisme.chez-alice.fr/albert_londres_bidon.htm
A part ça, une simple question : "1156 étudiants ont passé le concours commun aux trois écoles de journalisme (CFJ, ESJ, IPJ)"
Pour combien de places dans chaque école, et au total ?
Zgur
Ecrit par : Zgur | mercredi, 05 juillet 2006 13:57
@ Stubborn
Tout à faut d'accord sur le racisme inconscient en matière d'homophobie et aussi en matière d'antisémitisme. Ce racisme insconscient est répandu dans les 2 cas.
C'est pourquoi j'avais trouvé les posts de Shotgun si intéressants l'autre jour (voir la note sur l'enlèvements des ministres palestiniens).
On ne parle pas de la même chose, mais il très intéressant de mettre les 2 en perspective.
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 14:03
Albert Londres was a joke...
Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 05 juillet 2006 14:19
Aujourd'hui c'est serieux.
S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?»
Pour moi cette phrase veut dire "fofana s'est acharné avec autant de violence car il est antisémite"
Donc l'etudiant a voulu expliquer que le caractère ultra violent de cet acte a des racines antisémites. (genre c'st pas les jeux videos ou les films americains qui expliquent le caractere ultra-violent)
Si ça c'est de l'antisémitisme, il faut aussi condamner tous ceux qui ont pu expliquer cet acte de la meme maniere : procureur ?, avocats, journalistes, famille de la victime, associations, etc...
Ainsi si je suis d'accord avec Boubacar, je ne suis pas d'accord avec Patrick B. qui "adherant au 2." de son post, semble penser comme la correctrice que l'etudiant est antisemite.
A moins que l'etudiant ait ecrit dans son papier, ailleurs, que le caractere antisémite de Fofana (d'apres lui) "excuse" (genre "pas de sa faute il est antisémite, alors vous comprenez..." l'ultra violence de son acte. Mais cela seule la lecture complete de la copie peut le montrer.
En revanche, je trouve la derniere phrase de la correctrice "relevé dans une copie de Marseille " choquante...
Je suis pas sure que si la copie avait été écrite à Nantes, la precision aurait été ajoutée.
No comment ?
Ecrit par : sebolavi | mercredi, 05 juillet 2006 14:37
@ Sebolavi
"seule la lecture complete de la copie peut le montrer."
Ca fait juste 2 plombes que je le dis...
"En revanche, je trouve la derniere phrase de la correctrice "relevé dans une copie de Marseille " choquante..."
Y'a que des tronches sur ce blog. Je suis dépassée par le sens inné du détail, et l'acuité de l'analyse de bon nombre de blogeurs. Aujourd'hui, c'est l'hallu.
Oui, Guy, le niveau monte, le niveau de ton blog monte sévèrement. J'espère que tu te la pètes grave... ;-)
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 14:47
@Anne
Ce que j'apprécie chez toi c'est ce désir que la discussion soit in fine constructive. J'avais lu tes posts et ceux de Shotgun l'autre jour. Je lis tous tes posts. Failli dire des choses sur le communautarisme mais entre s'exprimer et écouter, il faut trouver le bon dosage...
Ecrit par : stubborn | mercredi, 05 juillet 2006 14:48
Je vais faire mon troll de base, ce qui ne m'arrive jamais:
Est-ce que dans un concours commun à trois écoles de journalisme (CFJ, ESJ, IPJ), non des moindres, proposer un sujet ayant trait à une affaire ou l'antisémitisme est présent, ce n'est pas jeter de l'huile sur un feu que même nos meilleurs journalistes professionnels n'ont pas réussi à maitriser?
N'aurait-il pas mieux fallu proposer un sujet sur le Darfour, autrement mal traité (maltraité?) par les médias occidentaux?
N'est-ce pas justement une manifestation de ce "non-sens non idéologique" dont Anne nous parle?
::
Ecrit par : Patrick B. | mercredi, 05 juillet 2006 14:48
Je sais anne que tu l'as deja dit.
Apporter ma voix a l'un de tes propos ne signifie pas que je ne te lis pas.
C'est juste pour souligner, trop légèrement sans doute, que de lancer un tel post de départ dénote de notre Saabiste national :
- soit d'un manque de professionalisme, car justement, n'ayant pas lu ou diffusé toute la copie, la discussion est finalement vaine, voire risquée sur un tel sujet
- soit d'un machiavélisme acharné, voulant justement nous faire trébucher sur un sujet sérieux pour se venger de nos moqueries d'hier sur son pavillon de banlieue (...je sais guy, c'est un appart avec terrasse) et sa passion du tuning
- soit d'un libéralisme murdochien : il nous sélectionne, il élève le niveau pour nous recruter a ORLM ou dans le futur quotidien qu'il va lancer en septembre. Des amateurs, pas chers pour maximiser son profit et pouvoir enfin s'acheter une vraie voiture.
Ecrit par : sebolavi | mercredi, 05 juillet 2006 15:03
..
.. ?
Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 05 juillet 2006 15:04
D'accord avec tout le monde!
Ecrit par : Alea | mercredi, 05 juillet 2006 15:05
;) sebolavi & Anne. Oui, le niveau monte...
Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 05 juillet 2006 15:06
Je passe...
@ Sebolavi
Peut-être que le sujet n'est pas là... peut-être qu'il ne s'agit pas de débattre sémantique toute la journée sur la phrase d'un étudiant et l'avis de sa correctrice copie intégrale ou pas à l'appui...
Et je repars...
Ecrit par : Sacha | mercredi, 05 juillet 2006 15:10
@ Patrick B.
Quand est-ce que je vais faire mes lettres de candidature avec un débat pareil ? Mais quand ?...
Pour moi, le "non-sens non idéologique" serait éventuellement une caractéristique de la phrase controversée du candidat. Eventuellement.
En revanche, concernant l'uniformisation du choix des sujets autour de l'antisémitisme, je pense tout le contraire : les correcteurs et l'élite journalistique a tendance à ne privéligier qu'un point de vue. Ce qui revient à faire de l'idéologie. Je vais caricaturer à dessein : violence contre un juif devient souvent violence antisémite qui devient souvent barbarie à caractère islamiste contre un peuple déporté et exterminé qui devient souvent la popularité de mouvements dits "islamistes" - que l'on suppose par conséquent - antisémites dans les banlieues explique la recrudescence d'actes de barbarie envers les juifs. Le tout de façon soit carrément explicite. Ou au contraire largement sous-entendu.
Voilà ce que j'appelle un beau non-sens IDEOLOGIQUE ravageur (cf. Bronner, journaliste au Monde, le plus exemple qui soit).
J'ai bien conscience à la fois de caricaturer - c'est à dessein, je le redis - à l'extrême (mais en matière de caricature, les journalistes touchent pas mal leur bille) et aussi d'être légèrement hors sujet. Mais, je rebondis sur MARSEILLE. Car MARSEILLE, c'est quand même la TROUVAILLE de la journée de Oeil de Lynx Sebolavi.
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 15:14
@ Patrick B.
Les candidats travaillent sur un certain nombres de documents, normalement une quarantaine. L'intérêt est de s'attacher seulement aux faits décrits et de répondre à une question en un nombre de mots limités...cf le descriptif sur www.esj-lille.fr dans la rubrique "concours" en bas à droite.
C'est l'épreuve du concours qui se rapproche le plus d'un exercie journalistique.
Dès le départ je suis d'accord avec Anne sur le fait qu'il faudrait avoir l'ensemble de la copie pour vraiment savoir si la phrase monte quelque chose. Mais comme j'ai expliqué que seul un ancien du CFJ peut avoir accès (et encore s'il paye sa cotisation) à l'annuaire. Alors que sur l'ESJ-Lille l'annuaire est public.
@ sebolavi
En tant que Marseillaise je n'avais pas voulu être la première à faire la remarque, merci. Surtout que la ville n'est pas réputée pour avoir des problèmes particuliers d'antisémitisme.
@ Tous
Par contre dans ce flo de commentaires qui disent que la phrase n'est pas antisémite. Je répète que ce qui me gène c'est le cause à effet. Selon l'auteur seul l'antisémitisme peut expliquer le degré de violence. Mais sa formule va plus loin car cette violence est compréhensible voire excusable en cas d'antisémitisme à cause du POURQUOI.
«S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?»
En plus avec "s'être" au lieu de "se sont ils" il ne met pas de distance entre lui et les auteurs.
C'est peut-être juste une maladresse de formulation, mais il faudrait l'ensemble de la copie pour juger.
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 15:15
Éléments sur Béatrice Houchard:
Eh bien elle est vice-président du CFJ (2005), a écrit une note "pour en finir avec l'hécatombe routière" préfacée par Jacques Chirac, est chef de service politique - politique étrangère au Parisien, et vous pouvez l'appeler au 01 40 10 30 63.
Pour plus de liens, cliquez sur mon nom sous le post.
http://redir.fr/gupe - vice président du CFJ
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Ecrit par : Patrick B. | mercredi, 05 juillet 2006 15:28
@GB
Un pronostik pour ce soir ?
Ecrit par : paranoiac | mercredi, 05 juillet 2006 15:28
@ Zgur
sur les reçus à l'ESJ-Lille entre 50 et 60 chaque année chez les généralistes. et c'est l'école qui forme le plus. En 60 ans, le CFJ annonce avoir formé 2000 journaistes.
Je crois que le ratio est de 1 reçu pour 10 candidats (et encore).
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 15:29
@ Sébolavi
Non, te fatigue pas à touver des explications (super drôles), il a fait comme l'autre jour avec Nabokov, copié-collé, et basta... petite flemme, quoi !
L'autre fois, c'était super note sur Jospin, suivi de caca-collé sur Lolita.
Hier, c'était putain de note bien NRV sur Bertrand Séguéla, et aujourd'hui, zou, un extrait d'un truc sur lequel je me prononcerai même pas. Alors que quand il s'énerve - pas plus tard qu'hier soir contre un delanoïste en état d'ébriété - il répète à l'envi : je dis toujours ce que je veux et ce que je pense dans mes notes ! Ne vous en déplaise (et encore j'suis polie... ;-)
Ouais, en attendant, on l'entend pas beaucoup... Mais on est tellement brillant aujourd'hui que c'est nous les rois de la place. On ferait changer d'avis Finkielkraut et Max Gallo tellement on est bons.
Mais si, comme tu le dis, Guy a décidé de plus rien foutre pour préparer la sortie de son journal en septembre, là je m'incline, il peut même caca-coller les éditos de Julliard s'il veut, je promets s'il le faut de les commenter sans broncher :-)
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 15:30
@ Carole
"C'est peut-être juste une maladresse de formulation, mais il faudrait l'ensemble de la copie pour juger."
tu le fais expres ou quoi ??? Anne n'arrete pas de le dire....
Je te pardonne car tu es de Marseille..
sinon tu as raison sur la formulation du "pourquoi". Seulement je pense que l'etudiant est un étudiant, et qu'il a voulu finir son papier comme on lui a appris a l'ecole avec une belle question ouverte qui fait reflechir le lecteur.
Et il a pas forcement l'age, la maturité, l'experience pour faire attention a tous les mots qu'il écrit...
Quand on voit comment qu'ils causent dans le poste, faut pas le blamer le petit jeune...
A moins que la lecture complete de son papier nous prouve le contraire...
Ecrit par : sebolavi | mercredi, 05 juillet 2006 15:31
C'est vrai vous êtes tellement bons que je ne peux que me taire.
C'est bizarre d'être si brillants à propos d'une note apparemment aussi médiocre...
RTL et puis la France gagne Paranoiac.
Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 05 juillet 2006 15:33
Tu vas UN PEU DISCRETEMENT à la pêche aux compliments, Guy?
Finalement, toi aussi tu es un être humain?
;-)))))))))))))))))))))))))))
Ecrit par : christian lehmann | mercredi, 05 juillet 2006 15:40
Moi qui suis complètement néophyte, je me demande pourquoi un journaliste doit être formé ? Formé à quoi ? Si je lis Agoravox, je constate que bon nombre d'articles sont mieux fait que ceux publiés par les journalistes formés. Il suffit d'une intelligence pour capter et analyser et d'une plume pour écrire
Avec former, on compose les mots uniformes et déformer, conforme...
Dans l'école du journalisme, on apprend aux élèves à déformer le réel pour le rendre conforme aux desiderata de celui qui, portant l'uniforme de rédac'chef, est responsable de l'uniformité du journal (ce qu'on appelle ligne éditoriale)
Ecrit par : Fulcanelli | mercredi, 05 juillet 2006 15:43
@ Anne
je crois qu'il est vexé.
je parle de Guy.
mais non Guy, elle était bien ta note, la preuve, on disserte, on s'enflamme...
toi qui le connait bien Anne, il est pas un peu trop 1er degré le Guy ?
Ou alors c'est la tension du match.
En tout cas j'aimerais bien savoir ce que tu penses toi Guy ?
L'etudiant est il antisemite ou la correctrice perverse ?
Et pas de synthèse sur ce qui a été dit ici STP, on n'est pas au PS.
De la conviction personnelle.
Merci
Ecrit par : sebolavi | mercredi, 05 juillet 2006 15:45
Béatrice: "il s'agissait cette fois, non du gigantesque questionnaire d'actu, mais d'une épreuve de synthèse sur l'affaire Fofana"
Carole: "Les candidats travaillent sur un certain nombres de documents, normalement une quarantaine. L'intérêt est de s'attacher seulement aux faits décrits et de répondre à une question en un nombre de mots limités"
Euh... vous parlez bien de la même chose?
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Ecrit par : Patrick B. | mercredi, 05 juillet 2006 15:47
Béatrice: "il s'agissait cette fois, non du gigantesque questionnaire d'actu, mais d'une épreuve de synthèse sur l'affaire Fofana"
Carole: "Les candidats travaillent sur un certain nombres de documents, normalement une quarantaine. L'intérêt est de s'attacher seulement aux faits décrits et de répondre à une question en un nombre de mots limités"
Euh... vous parlez bien de la même chose?
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Ecrit par : Patrick B. | mercredi, 05 juillet 2006 15:48
@ sebolavi
J'en avais parlé avant Anne ;o)))
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 15:48
@ Sebolavi
Non, "soupe au lait", plutôt... mais 5mn30... pas plus :-)
Elle est jolie, ta voiture, Guy. Je plaisantais ;-)
"On est pas au PS" !!!! : putain, mais qu'est-ce qu'on est bon aujourd'hui !
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 15:48
Je n'aime pas cette manière, répétée, de prendre a priori l'auteur d'une phrase pour un petit jeune ou un petit con, cette manière de soupçonner des intentions et des pratiques simplement à partir d'un statut d'étudiant qui-fait-ce-qu'on-lui-a-appris-à-l'école. Cette manière de prendre le "petit jeune" d'une Très Grande Hauteur. Et de manière générale, je n'aime pas cette "lecture" ad hominem consistant à se focaliser sur celui qui parle plutôt que sur ce qu'il dit.
Ce billet révèle plus un problème de capacité à lire qu'un problème de capacité à écrire.
Et oui la France va gagner.
Ecrit par : Mathieu | mercredi, 05 juillet 2006 15:55
@ Guy
Je pourrais pas vérifier en temps et en heure, mais t'oublies pas de mettre en haut à gauche une photo en maillot qui porte chance avant 21h ;o)))))
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 15:55
Béatrice: "il s'agissait cette fois, non du gigantesque questionnaire d'actu, mais d'une épreuve de synthèse sur l'affaire Fofana"
Carole: "Les candidats travaillent sur un certain nombres de documents, normalement une quarantaine. L'intérêt est de s'attacher seulement aux faits décrits et de répondre à une question en un nombre de mots limités"
Euh... vous parlez bien de la même chose?
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Ecrit par : Patrick B. | mercredi, 05 juillet 2006 15:55
1° Je ne crois pas que Anne - pour qui j'ai vraiment de l'estime - me "connaisse bien" (nous nous sommes vus trois fois). Mais c'est un détail.
2° Je ne suis pas vexé. Ni vexable.
3° La synthèse à la socialo ici ? Pas chez moi. Pas chez vous.
4° Je n'ai pas la réponse ; je pense que les deux interprétations sont possibles et que la correctrice n'est pas du tout "perverse". Sachez que je peux aussi envoyer des textes comme des bouteilles à la mer, pour comprendre avec vous ou grâce à vous. Dans un rapport dialectique.
Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 05 juillet 2006 15:58
@ Patrick B.
Oui, Carole parle bien de la même chose, l'épreuve de synthèse (bien relou)
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 15:58
Je le connais pas bien en effet, mais sur les 5m30, j'avais raison ;-)
Parfait la dialectique, mais je voulais que tu le dises rien qu'une fois. Tu nous as fait le coup de la synthèse longtemps... heureusement tu es passé dans le camp de ceux qui refusent la synthèse... et je m'en réjouis ;-)
Allez, je m'en fous, mais la France va gagner !
Ecrit par : Anne | mercredi, 05 juillet 2006 16:03
Oups... merci à Guy de supprimer les instances redondantes de mon précédent post, dues, probablement, aux clics intempestifs d'une souris facétieuse....
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Ecrit par : Patrick B. | mercredi, 05 juillet 2006 16:09
Refressssshhhhhhhh
Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 05 juillet 2006 16:15
Merci Guy de ta reponse.
Il faudrait inviter la correctrice a s'expliquer...
Ce serait bien.
Sinon @ Mathieu
je ne fais pas d'anti jeunisme primaire, moi meme etant jeune...
J'ai juste voulu évoquer qu'on pouvait peut etre mettre sur le compte de l'inexperience une éventuelle ambiguité de la question "pourquoi".
Dire qu'un jeune a moins d'experience qu'un plus vieux ce n'est pas complètement absurde non ?
Quant à la question de savoir s'il faut ou pas se focaliser sur celui qui écrit plutot que sur ce qu'il écrit, vaste programme.
Nous avons l'exemple de Céline; recemment nous avons vu le probleme d'un auteur de theatre serbe je crois.
Quoi qu'il en soit, ecrit on en dehors de nous memes ? Si c'etait le cas, il n'y aurait pas d'un coté Liberation et de l'autre Le Figaro.
Et j'irais meme plus loin, pour écrire ce qu'elle écrit, aussi Mère Emptoire, alors que le débat montre ici que la question est tres ouverte, notre correctrice fait une interpretation qui est peut etre plus liée a ce qu'elle est, qu'a ce qu'elle lit.
Ce qui rejoint ta phrase "Ce billet révèle plus un problème de capacité à lire qu'un problème de capacité à écrire"
Je remplacerai "billet" par "copie de Marseille"
Ecrit par : sebolavi | mercredi, 05 juillet 2006 16:35
Je ne vois pas ce que "l'expérience" vient faire là-dedans, étant donné que cette phrase, un type de 20 ans comme un type de 50 ans peuvent la prononcer. Je ne dis pas seulement que je penche pour une interprétation plutôt qu'une autre. Je soutiens qu'il n'y a aucune ambiguité dans la phrase et dans le "pourquoi". Et je dis qu'il n'y absolument aucune maladresse dans la phrase. Cette phrase, je pourrais la reprendre mot pour mot en pesant chaque mot.
Je ne voulais pas dire qu'il y avait une totale déconnection entre "ce qui est dit" et "celui qui le dit". Simplement que si on commence par partir de celui qui parle et d'a priori sur lui ça fausse l'interprétation de ce qu'il dit.
Ecrit par : Mathieu | mercredi, 05 juillet 2006 17:00
Ce qui permet d'être sûr que la question qu'il pose est une riposte à une thèse qu'il ne soutient pas lui-même (hormais le fait que tout le sens de la question est d'être une objection à la thèse du caractère non-antisémite de l'acte), c'est qu'il ne dit pas "s'il ne s'agit pas d'un acte antisémite" mais "s'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite".
Ecrit par : Mathieu | mercredi, 05 juillet 2006 17:06
@ Sebolavi
Si tu connais un ancien du CFJ et qui est à jour de sa cotis, lui a accès à l'annuaire des anciens du CFJ...et donc au possible mail de la correctrice.
Ecrit par : carole | mercredi, 05 juillet 2006 17:07
@ mathieu
relis mes posts depuis le debut, personnellement je trouve aussi qu'il n'y a pas d'ambiguité.
ensuite j'ai abondé ds le sens de Carole en disant que l'on pouvait eventuellement trouver ambigu le questionnement "pourquoi" (pas moi, mais c'est un raisonnement acceptable) et que pour moi c'etait plus une figure de style qu'une ambiguité.
Pour le reste je suis OK avec toi. Et d'ailleurs c'est bien ce que je denonce dans l'allusion a Marseille que fait BH, allusion qui me fait penser qu'elle a effectivement interprétée le texte, de maniere subjective.
Ecrit par : sebolavi | mercredi, 05 juillet 2006 17:13
S'agissant d'un exercice de synthèse, on ne peut pas exclure que les candidats aient scrupuleusement respecté le sens général des documents examinés... c'est sans doute là que s'exprime de la façon la plus inquiétante la banalisation de la violence et de l'antisémitisme.
Ecrit par : Thomas | mercredi, 05 juillet 2006 17:28
Une fois de plus le sens de la mesure et du discernement d'Hello6 sont au rendez-vous.
Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 05 juillet 2006 18:00
Je suppose qu'Hello6 voulait parler de Claude Serillon et non de Pierre Luc Séguillon.
Mais pour en revenir au sujet, je dirais que ce qui pose problème, c'est plus l'interprétation de la phrase par la correctrice que la phrase elle-même, très mal tournée et qui peut dire tout et n'importe quoi. Comme beaucoup, j'attends d'avoir la copie en entier pour juger de l'antisémitisme de la pensée de l'étudiant avant de crier au loup.
Ecrit par : Setni BARO | mercredi, 05 juillet 2006 20:08
Je découvre "Le niveau monte" et là je me dis que nous avons vraiment un énorme travail à faire auprès de ces jeunes qui choisissent le métier de journaliste comme ils vont à l'occasion passer un casting pour "Nouvelle star" -Véridique, je n'invente rien, j'ai eu le cas cette année-.
Des jeunes qui manquent de curiosité pour certains, de culture générale pour d'autres et qui ne rêvent pas de reportages, de grands reportages mais des projecteurs et de la célébrité. Cette année, sur 33 étudiants, 6 présentaient des qualités réelles pour envisager cette voie.
Sans parler des filles qui se comparent à Marie Drucker ou à Mélissa Theuriau. Celles qui comptent bcp sur leurs mensurations idéales et non pas leur QI.
La promotion canapé quoi !
Les mecs se voient pour la plupart journaliste-sportif.
C'est peut-être l'effet coupe du monde de football ?
Peut-être se verront-ils au cours de leur troisième année en journaliste politique avec les élections présidentielles ?
Ah ! Cette jeunesse.
J'en ai une bonne. Nous parlions du PACS et un étudiant cherchait désespérément "le nom du maire qui avait marié les deux PD" (sic).
J'ai préféré ignorer sa remarque désobligeante en lui disant : "Ce ne serait pas Noël Mamère ?"
Il me balance : "Toute façon, les maires écolo ou socialo, tous des PD !"
Aïe, aïe...
Il a rendu une copie blanche.
Lorsque je l'ai interrogé sur son désintéressement sur ce sujet, je vous le donne en mille. Il m'a dit comme dans la chanson : "J'aime pas les PD".
Pourtant, ce garçon de 20 ans a réussi le concours d'entrée pour faire des études de journalisme. Il n'est pas plus brillant ou plus bête qu'un autre. Il est sectaire -et à mon humble avis dangereux-.
Des anecdotes, des copies conservées précieusement, nous en avons tous.
Nous pourrions en faire quelque chose de fort constructif.
Albert Londres peut dormir tranquille plutôt que de se retourner dans son sommeil éternel à chaque fois qu'il se sent offensé.
Ecrit par : corinne | mercredi, 05 juillet 2006 21:46
@ LMM (avec 16 heures de retard)
« je pense que c'est dans cet ordre car à mon avis ils se sont dits "on va se faire du fric et en plus on pourra se faire un juif" »
Non, ils se sont dit : « on va se faire un juif parce qu’il a du fric ». Affubler les juifs d’un notion telle que la compétence innée (génétique) à « produire de l’argent » est un des fondements populaires de l’antisémitisme. L’autre étant la notion de communauté solidaire. C’est aussi d’ailleurs ce qu’à l’époque, Fofana ou un de ses complices a expliqué: « on s’est dit que même si lui n’avait pas de fric, sa famille, ses cousins, en auraient parce qu’il est juif ».
Sans étaler de détails sordides, cette différence « raciale » préexistant à la justification de l’acte criminel, se retrouve dans les viols ethniques : le violeur choisit ses victimes en fonction de leur race, d’où un racisme préexistant à l’acte criminel du viol.
@ Phil
« Mais où sont les vraies causes de l'ultra-violence qui monte ? J'ai tendance à penser qu'elle prospère dans une société où s'accroissent les inégalités au point que l'on en arrive à une société de castes. »
Oui, oui, oui, archi oui.
La communautarisme est l’épouvantail qui focalise nos attentions. Le vrai problème se sont les castes et la difficulté de changer de caste. Peu de personnes aujourd’hui arrivent à formuler ces inégalités. La plupart du temps, quand j’en parle, soit on ne comprend pas (« ça n’existe pas »), soit on dit : « mais non, c’est du communautarisme ». Ben non, c’en n’est pas, c’est pire, c’est la gangrène, c’est ce qui génère la HAINE.
@ tous
Maintenant mon avis sur la phrase litigieuse : personne n’a relevé la forme interrogative. A mon sens, c’est cette interrogation qui est antisémite.
Et sinon, je regrette qu’on n’ait pas pris le prétexte de ce billet super mal foutu et hyper feignasse de Guy :-))))) pour parler de l’antisémitisme lattent en France. Ceci dit, tout cela est très normal. Les gens cultivés que vous êtes ne l’imaginent pas une seule seconde. Des fantasmes, du syndrome persécutoire. Non, c’est une réalité. Peu d’élus sont juifs. Les Français sont dans leur majorité pro-palestiniens, à mon sens, non pas pour la Palestine mais contre Israël. Et ainsi de suite. Tout est comme ça. Le sujet a été aujourd’hui bien contourné sur l’axe de la sémantique. C’était une option. Mais pas la seule. L’autre option, celle que relève la correctrice, est hyper désagréable. Mieux vaut se taire, pudiquement.
@ CL
GRRRROOOOOOUUUUUUIIIIIIIIK !
(orgasme porcin)
Ecrit par : Sacha | mercredi, 05 juillet 2006 23:52
@ Sacha
"Peu d’élus sont juifs."
Il y quand même des élus très visibles qui sont juifs, mais je ne sais pas répondre à ta question car nous sommes dans un état laïc et je ne regarde pas la religion du politique pour lequel je vote, ça appartient à sa sphère privée.
Ecrit par : carole | jeudi, 06 juillet 2006 08:02
Hé vous tous!
LAISSEZ DONC LES MOUCHES TRANQUILLES!
VOUS LEUR FAITES MAL. ELLES M ONT DEMANDE DE VOUS DIRE DE VOUS ARRETER!
OU EST LE DEL DES DEBUTS SYMPA RIGOLO SIMPLE VARIE?
UN GARS COMME MOI NE PARTICIPE PLUS.
JE ME SENS EXCLU: C EST TROP INTELLO, TROP DE CONNIVENCES, DE CLIN D YEUX, LIMITE CULTE DE LA PERSONNALITE DU PATRON.
VOYEZ VOUS, A LA TELE ET LA RADIO ON PRATIQUE LE VOUVOIEMENT MEME ENTRE COPAINS afin D INCLURE LE SPECTATEUR OU L AUDITEUR
LA MAINTENANT SUR CE BLOG ON DIRAIT UN CLUB PRIVE C EST PLEIN D ALLUSIONS ET DE PRIVATE JOKES ET CA EXCLUE DE FAIT CEUX COMME MOI QUI N ONT PAS DE RELATIONS DANS CE MONDE ET QUI ETAIENT VRAIMENT HEUREUX AU DEBUT DE CE BLOG DE POUVOIR S EXPRIMER SIMPLEMENT ET SANS CRAINDRE DES JUGEMENTS QUI CASSENT.
Ecrit par : breslau | jeudi, 06 juillet 2006 11:21
La note de Guy rapportait les impressions d'une correctrice du CFJ sur un sujet d'actu qui a alimenté la chronique judiciaire il y a quelques mois.
En école de journalisme, nous avons tous -ou presque- fait travailler les étudiants sur ce fait divers.
Après tout dépend de ce qu'on en fait, de la manière dont on mène la réflexion avec les étudiants.
Moi, je ne leur demande pas un avis brut. J'amène la discussion autour d'une revue de presse sélectionnée par mes soins.
Et des perles, il n'y en a pas que chez les étudiants en école journalisme !
Après cela, je ne pense pas que cette note de Guy soulevait directement et principalement la polémique autour de l'antisémitisme.
J'ai choisi de vous partager l'anecdote sur le PACS.
Le plus terrible c'est que je vais vite comprendre que dans l'esprit de mon étudiant, le PACS est indissociable des homosexuels.
Il faudra qu'il soit la victime de heurts avec le reste du groupe pour le convaincre qu'il se trompe.
A-t-il révisé son jugement sur l'homosexualité ?
Pas sûr, mais il devait savoir que le rôle du journaliste n'est pas de juger ni de relater ses impressions ou son intime conviction mais uniquement d'informer.
Par rapport à l'affaire Fofana, qui en a fait -avant que l'affaire ne soit jugée- un crime antisémite ?
Reprenez les articles consacrés à ce fait divers, vous apprécierez par vous-même.
Alors que la vision de ces jeunes futurs journalistes soient un peu réductrice du fond du sujet. Faut-il vraiment s'en étonner ?
Ecrit par : corinne | jeudi, 06 juillet 2006 12:26
Etudiante dans un IEP de province, j'ai eu l'occasion de faire un stage dans la PQR l'été dernier. J'ai été stupefaite de voir avec quelle legèreté les journalistes travaillaient au quotidien, y compris lorsqu'il s'agit de faits divers dramatiques.
Les gens avec qui j'ai travaillé étaient réellement adorables, mais ils n'avait ni le temps ni l'envie de prendre du recul... Des "professionnels" qui, malgré leur longue experience, auraient sans doute ecrit des horreurs si on leur avait commandé un papier sur Fofana.
Les papiers des candidats au concours ne sont peut etre que le reflet du malaise de la profession. Je suis révulsée par ces quelques citations (même s'il ne faut pas oublier qu'elles sont sorties de leur contexte), mais pas réellement surprise. Beaucoup de ces jeunes ont du faire des stages en rédaction et s'ils y ont vécu la même chose que moi, il n'est pas étonnant qu'ils se laissent aller à raisonner comme le poivrot du bar PMU d'en face... on leur a suffisament repeté que c'était ça un "professionnel".
Ecrit par : Kiyomi | jeudi, 06 juillet 2006 13:35
breslau je suis désolé que vous ressentiez cela mais il n'y a aucune raison à mon sens quant au culte de la personnalité ce n'est pas ici. Quant aux allusions rassurez vous il y en a beaucoup qui m'échapppent ;)
Ecrit par : guy birenbaum | jeudi, 06 juillet 2006 14:30
"(...) se laissent aller à raisonner comme le poivrot du bar PMU d'en face, on leur a suffisamment répété que c'était ça un "professionnel"."
Bah ! Y'en a qui vont être contents.
Et puis, il y a ceux que nous reconnaîtrons.
Ecrit par : corinne | jeudi, 06 juillet 2006 17:41
Merci Guy pour votre réponse.
Ecrit par : breslau | jeudi, 06 juillet 2006 18:11
@ Carole
"je ne regarde pas la religion du politique pour lequel je vote, ça appartient à sa sphère privée"
C'est tout à ton honneur. Mais imagine un instant que la majorité des électeurs ne soit pas comme toi.
On ne peut tour à tout s'élever à penser et raisonner en se différenciant par ces actes de la majorité (des Français) et se prendre soi-même en exemple d'une majorité (des Français).
Un peu de cohérence Carole :)))
Ecrit par : Sacha | jeudi, 06 juillet 2006 19:51
«S'il ne s'agissait pas d'un acte antisémite, pourquoi s'être acharné avec autant de violence?»
Juste une idée pour tenter d'apporter ma contribution à ces analyses éclairantes.
L'auteur est maladroit car il suppose qu'aucune autre raison que l'antisémitisme n'aurait pu amener Fofana et sa bande à la torture et au meurte. Or, on pouvait aussi envisager l'hypothèse du sadisme pur et simple.
Ecrit par : Benedetto | jeudi, 06 juillet 2006 19:51
@ Sacha
Je suis tout à fait cohérente.
Tu connais la religion de toutes les personnes pour qui tu as eu l'occasion de voter, ou même de celles qui se sont seulement présentées ? ça n'est pas une donnée qui figure sur les programmes il me semble, hromis du côté des gros réac catho.
Quelles données tu as pour juger de comment jugent la majorité des français ? Il faut des faits Sacha.
Ecrit par : carole | jeudi, 06 juillet 2006 20:00
@ Carole
Excuse-moi d'émettre une opinion, je pensais que c'était l'objet des blogs.
Je ne suis pas journaliste. Ton "Il faut des faits Sacha" me laisse songeuse quant à tes capacités de communication, d'écoute et d'analyse avec le commun des mortels.
Maintenant, "s'il faut des faits" pour pouvoir s'exprimer, ça va réduire considérablement le nombre de bloggeurs ou alors "en l'absence de faits" nous allons être obligés de passer nos journées à étudier des questions de sémantique.
Personnellement, j'évite toute intimité avec les mouches, je les écrase.
Maintenant ces faits que tu réclames, je les ai demandés ici-même, dans une discussion qui a passablement dégénéré parce qu'on m'accusait de faire une liste de premiers ministres juifs. Ceci dit, Caroll, m'avait gentiment répondu concernant la Vè République, il y en a eu 3 sur une cinquantaine, ce qui me permet de dire "il y a peu d'élus juifs" si l'on considère une simple règle de proportionnalité (sachant que tous ces PM ont été auparavant des élus contrairement à Pompidou et DDV).
Tu sais quoi, Carole, je me pose des questions auxquelles je n'ai pas de réponse (je sais, c'est pas courant, surtout ici). Je pourrais devenir obsessionnelle, tout lire, passer mes journées sur Google mais je préfère, par facilité et convivialité venir les poser ici en espérant qu'une bonne âme m'apporte quelques éléments de réponse et non pas que l'on m'ordonne de produire des faits.
Ecrit par : Sacha | jeudi, 06 juillet 2006 21:44
@ Sacha
Oui tu peux exprimer ton opinion, mais quand tu parles en te plaçant sur ce que pensent une majorité de Français, là il faut quelque chose de plus solide.
"On ne peut tour à tout s'élever à penser et raisonner en se différenciant par ces actes de la majorité (des Français) et se prendre soi-même en exemple d'une majorité (des Français)."
Si tu fais des comptes : il y a combien de juifs en France ? Question tout à fait innocente, je ne m'occupe pas de religion. Et est-ce que ton pourcentage de juifs premiers ministres correpond à celui dans la population française. Tu penses aussi aux 5 millions de musulmans qui ont encore moins de représentants, en particuliers dans notre assemblée nationale ?
Je ne crois pas qu'être de religion juive ait arrêté quiconque dans sa carrière politique depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, et pour moi c'est cela qui est important plutôt que de vouloir faire des listes.
Ecrit par : carole | jeudi, 06 juillet 2006 21:59
Je pense qu'avant assez longtemps dans ce pays, un juif ne sera pas élu Président ; ainsi de nombreuses études confidentielles réalisées par des candidats à la présidentielle montrent que la religion du candidat est bien - pour cette élection - un critère discriminant. J'ai écrit un papier là-dessus dans VSD mais je ne le retrouve pas ; en tous cas la particularité du rapport des électeurs à la présidence de la République croisée au fait que la France reste un pays catholique joue un réel rôle. C'est pourquoi Sacha & Carole la question ne se pose pas pour des Premiers ministres qui ne sont pas élus mais bien choisis par le Président.
Ecrit par : guy birenbaum | jeudi, 06 juillet 2006 22:05
Comme tu le dis Boss, l'élection présidentielle est particulière : le candidat est scruté sous toutes les coutures, même dans sa sphère privée hélas. Et je suis hyper déçue d'apprendre les résultats des enquêtes dont tu parles. Toujours ma naïveté, mais j'ai pas vraiment envie de changer sur ce plan-là. Je suppose que ce sont des études assez récentes vu les personnalités du PS qui veulent être candidates à la candidatures.
Guy est-ce que tu irais même jusqu'à dire que cela peut compter dans la côte de popularité des politiques ?
Ecrit par : carole | jeudi, 06 juillet 2006 22:23
Guy,
Enfin une réponse ! Merci.
A vrai dire, c'est la base de mon postulat intuitif (on n'élira jamais un PR juif) qui m'a ensuite conduite à me poser ces questions sur les élus, les ministres et les premiers ministres.
J'aimerais beaucoup lire ce fameux article de VSD, qui ferait certainement un excellent billet avec plein de points Godwin hautement instructifs.
Quant aux études confidentielles, comment être initiée?
Carole
Je ne vais pas recommencer cette discussion, je l'ai déjà eue ici. Mais oui, je parlais également des préfets musulmans et des élus musulmans. Leur absence de la vie politique me choque également et des Noirs et des Arabes tout pareil. Leur absence me choque mais ne m'étonne pas. Je pense que la France est raciste (ça c'est une certitude). Avec toutes mes questions, ce que je cherche à savoir c'est si les électeurs sont AUSSI antisémites. Parce que sur ce point précis, j'ai un doute, voilà.
Et, permets-moi de te dire que les réponses que tu me fais (autant de procès d'intentions) ne m'avancent pas vraiment.
Aujourd'hui, on arrive à parler relativement sereinement du racisme sans se jeter des accusations à la gueule. L'islamophobie se fond dans le tas car majoritairement les musulmans sont Noirs ou Arabes (on en revient donc à la question raciale et non à la question religieuse).
Par contre, dès qu'il est question des juifs, j'ai remarqué (et sur ce blog aussi) une habilité à contourner la question, l'ignorer (ta remarque "je ne me préoccupe pas de religion") ou la diaboliser avec en prime l'antisionisme (H6N1).
J'ai remarqué qu'on ne pouvait pas en parler comme on peut parler aujourd'hui du racisme. Et je trouve ça louche, super louche.
Voilà, chère Carole. Admets que je me pose des questions sur l'antisémitisme en France alors que (malheureusement) je ne m'en pose plus sur le racisme.
Ecrit par : Sacha | jeudi, 06 juillet 2006 22:55
@ Carole
Je n'avais pas vu ton dernier post.
Je vois avec plaisir que la question commence à t'interpeler... :)
Ecrit par : Sacha | jeudi, 06 juillet 2006 22:57
@ Sacha
Oui je ne suis pas préoccupée par la religion des gens et la religion en génrale, qu'elle soit chretienne, juive, musulmanne et autres. Je suis devenue athée. Ensuite sur un plan culturel oui je m'intéresse à quels sont les principes d'une religion.
Tu parles communication, d'analyses et d'écoute, mais tu te braques si la réponse ne te convient pas. Et c'est toi qui est assez agressive. Oui quand tu avances un postulat, il veut mieux qu'il s'appuie sur des faits (comme les enquêtes dont parle Guy).
Ecrit par : carole | jeudi, 06 juillet 2006 23:26
@Sacha,
Les mouches à merde, je les écrase aussi.
Ecrit par : corinne | jeudi, 06 juillet 2006 23:42
@ Carole
Pitié !
Si j'avais dit, comme Guy "je me base sur des études confidentielles qui existent mais que personne n'a", tu m'aurais crue? Non. Tu m'aurais demandé de te fournir preuve à l'appui les-dites études. Là, tu le crois sur parole, parce que c'est Guy. Ne rajoute pas de la mauvaise foi, s'il te plait.
Tu ne m'as fait aucune réponse, Carole. Tu as pointé ce que tu estimais une absence de faits tout en jugeant que les questions que je posais étaient infondées (au regarde de ta propre expérience).
Je vais te faire une révélation: tant qu'on ne m'attaque pas personnellement, tant qu'on ne me fait pas de procès d'intention, tant qu'on ne me dit pas comment je dois penser, tout va bien. Au-delà, oui, je suis agressive et tu le sais parfaitement. Ne me provoque pas Carole. Ou si tu me provoques, ne vas pas te plaindre ensuite de mon agressivité.
"Qui sème le vent récolte la tempête"
Tu n'étais pas comme ça avant. Et je te préférais avant. Te fritter avec moi, me chercher des poux, ce n'est pas ton rôle.
Laisse faire les spécialistes....:))))
Ecrit par : Sacha | vendredi, 07 juillet 2006 00:18
@ Corinne
T'es pas claire, là. Et tu vois, comme Carole m'a un poil chauffée, je ne comprends plus le sous-texte. Tu peux expliciter?
Ecrit par : Sacha un poil énervée | vendredi, 07 juillet 2006 00:22
Allez dormir les filles.
Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 07 juillet 2006 00:28
@ Carole
Cherche pas plus loin, ma caille !
Tu as toujours eu de grassouillettes poulettes pataudes pour tenter de faire la roue du paon.
Elles sont toujours les seules à ne pas réaliser qu'avec leurs trois malheureuses plumes dans le croupion, elles n'atteindront jamais quelque firmament que ce soit...
Et que tout le monde n'attend le moindre de leur mouvement que pour pouvoir s'esclaffer librement...
En attendant, va te faire du bien avec Sufjan Stevens.... je te jure bien que contrairement à la Madame Oscar, son gros pétard et son petit cervelet, tu vas prendre un panard d'enfer !
Tu sais où te rendre..... :))))))))))
Ecrit par : Grabuge | vendredi, 07 juillet 2006 03:07
Grabuge, ça va mieux ?
Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 07 juillet 2006 06:45
@ Sacha
La seule chose que tu vas finir par faire c'est que plus personne ne te réoponde ici. Et même tes commentaires de Caliméro (que tu ne fais plus trop ces derniers temps heureusement) n'y feront rien.
Sacha je ne réagis pas avoir toi différemment d'avec les autres. Mais crois ce que tu veux, ça m'est égale.
Ecrit par : carole | vendredi, 07 juillet 2006 08:14
@ Sacha,
Ne me dis pas que tu as pris "les mouches à merde, je les écrase", pour toi ?
Nous parlions d'antisémitisme, de racisme, d'une pensée souvent décalée ou mal structurée chez nos étudiants en journalisme, me semble-t-il.
Sacha, je te connais plus fine que ça !
Tout ce qui ressemble de près et de très loin à de l'antisémitisme ou du racisme me répugne.
D'où le lien, mouches à merde.
Voilà ! Compris ?
Guy suggérait une bonne nuit pour les filles.
J'espère qu'elle l'a été.
Ecrit par : corinne | vendredi, 07 juillet 2006 11:51
@ Carole
Je suis fascinée de voir à quel point tu ne réagis qu’à la périphérie de mes posts. L’antisémitisme (probable) dans la vie politique est une question qui ne te semble pas digne d’être posée ? Parce que tu es persuadée que ça n’existe pas ou parce que tu te refuses à l’envisager ?
Peu importe, je te remercie pour tes non-réponses et tes bons conseils de vie.
Je vais effectivement tirer les leçons de ces échanges. Malheureusement, ce ne sont pas celles que tu croies devoir me donner.
Ecrit par : Sacha | vendredi, 07 juillet 2006 20:01
@ Corinne
Vu les feux nourris hier, j’ai cru que toi aussi tu t’y mettais. Cela m’étonnait de ta part mais bon, j’ai bien assisté à la mutation de la-toujours-gentille-Carole à celle de la-Carole-donneuse-d’ordres-et-de-leçons.
Désolée. Syndrome de persécution :)
Et à part ça, si par hasard tu as un avis sur les questions que je pose (posts précédents), je le lirai bien volontiers.
Ecrit par : Sacha | vendredi, 07 juillet 2006 20:04
@Sacha,
N'en veux pas à Carole. Elle prend ses marques. C'est plutôt bien.
Je suis pour la liberté d'expression dans la mesure où personne ne manque de respect à personne.
Elle te répondait en t'exposant son point de vue.
Apparemment, il diverge du tien mais c'est son droit.
Ce n'est pas grave. C'est le sens et l'essence des relations humaines.
Pour ce qui est de "l'antisémitisme probable dans la vie politique". Guy t'a répondu un peu plus haut. Il serait fort intéressant qu'il retouve le papier qu'il a rédigé pour VSD sur ce sujet.
Un juif n'est pas un catholique.
Un président de la république pourrait-il être juif et/ou non catholique ?
La réponse est dans son post plus haut.
Je la partage. Elle est un fait.
Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 00:27
Corinne,
Guy ne m'a répondu que sur le PR. Ok, je m'en doutais, mais c'est bien de se l'entendre confirmer.
La question que je me pose ensuite c'est pour les autres élus (maires, députés) et les ministres.
C'est juste pour savoir si on peut étendre cette aversion (comment l'appeler, je ne sais pas) au reste de la classe politique, le PR étant censé représenter la France (en théorie, hein, on se comprend).
Bref, on peut poser la question autrement: les Français étant hostiles à élire un PR juif, sont-ils également hostiles à élire d'autres représentants juifs?
Pfff, c'est compliqué de s'exprimer, mais je ne désespère pas d'obtenir un début de réponse...
Par ailleurs, on ne peut pas être contre mon point de vue, puisque je n'en ai pas.
Ecrit par : Sacha | samedi, 08 juillet 2006 00:56
Je ne parle que du PR parce que la question n'existe pas pour les autres élus. Ce qui se joue dans la prédientielle, ce rapport quasi charnel et national, est unique. Dans des législatives, municipales a fortiori cantonales etc, l'inconscient national n'est pas sollicité au même registre et tout le monde n'est pas appelé à voter pour le ou la même.
Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 08 juillet 2006 08:46
"Les Français sont dans leur majorité pro-palestiniens, à mon sens, non pas pour la Palestine mais contre Israël."
Ah bon ?
Le déni de justice, de plus en plus insupportable, qui est fait au peuple de Palestine ne suffirait pas pour qu'on épouse leur cause ? Et si ce n'est pas l'Etat d'Israël qui en est le principal responsable, c'est qui donc ?
Vieille rengaine usée : "vous êtes pro-palestinien, donc antisémite …" (car c'est bien ce que sous-entend Sacha, n'est-ce pas ?)
Ecrit par : Bernard Langlois | samedi, 08 juillet 2006 09:17
@ Sacha et Bernard,
On peut aussi être juive ou de culture juive et déplorer l'attitude de l'état d'Israël.
Juif et pro-palestinien n'est pas incompatible.
J'ai ITW le grand rabbin Gilles Bernheim en 2002 -me semble-t-il- sur le conflit israélo-palestinien. Ses réponses ne m'avaient pas convaincue et mes questions l'avaient visiblement agacé.
J'avais très envie de les lui poser malgré tout le respect que j'ai pour lui.
Je pouvais contourner. Je ne l'ai pas fait.
Je ne peux oublier le pas de géant effectué par deux hommes de progrès. Anouar el-Sadate et Menahem Begin. Deux hommes qui ouvraient la voie de la paix...
Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 16:20
@ Corinne et Bernard (et Guy)
Merci, merci de ces réponses.
Bernard, ne présupposez pas ce que je sous-entends, je ne le sais pas moi même. Je crois connaître toutes les configurations possibles, je connais même des juifs antisémites !
Je ne juge pas, j'essaye de comprendre, je constate, forcément c'est parcellaire, je n'y consacre pas ma vie, non plus !
Il se trouve que j'ai été quelques fois témoin de propos et d'actes antisémites (dont des violences sans sanctions et sans suite malgré les dépôts de plainte) perpétrés par ce qu'on pourrait élégamment nommer des "français cathos de souche plutôt de gauche". Et là, tout de suite, ça calme. Tout de suite on se demande où on va. De la part des agresseurs mais aussi de la police et des magistrats. Bref, au final, ça fait beaucoup de monde qui ferme les yeux dans la Vraie Vie (pas celle des médias, ni des intellectuels, etc.)
Je ne vais pas le redire à chaque fois mais mes questions sont sans aucun sous-entendu.
Maintenant, et c'est un autre constat empirique, j'ai remarqué que la majorité des français (dont les intervenants du DEL) était pro-palestinienne et que la majorité des intellectuels (disons les écrivains et les philosophes, ceux qui consacrent leur vie à produire de la pensée pure) était pro-Israëlienne. Encore une fois, on ne va pas compter, il y a évidemment des contre-exemples dans les deux camps. Mais c'est un sentiment général.
Autre constat: on rechigne toujours à aborder la question de l'antisémitisme en France (y compris sur le DEL) alors que la question du racisme est maintenant tout à fait admise comme faisant partie de notre paysage national.
A ce propos, la LICRA englobe les deux. L’antisémitisme doit donc exister « autant » que le racisme. Vous me suivez ?
Et c’est là où je me pose des questions: on s’indigne du racisme quotidien mais on ignore l’antisémitisme. On ferme les yeux, on dit que ça n’existe pas ou on ne veut pas en parler. Comme je l’ai déjà dit ici, refuser d’en parler comme on parle du racisme, c’est laisser la parole aux seuls antisémites qui eux s’expriment sur le sujet (encore une fois, le DEL le stigmatise avec H6N1).
Voilà, tout ce que je souhaiterais, c’est qu’on puisse parler de l’antisémitisme comme on parle du racisme (ou alors il faudrait expliquer aux associations qui se battent contre, que leur mission est sans objet).
Maintenant, Corinne, je ne sais pas trop comment on pourrait procéder (Guy a mon mail, forcément), mais j’aimerais beaucoup lire ton ITW du rabbin. C’est possible ?
Ecrit par : Sacha | samedi, 08 juillet 2006 20:13
@ Bernard (un oubli)
« Le déni de justice, de plus en plus insupportable, qui est fait au peuple de Palestine ne suffirait pas pour qu'on épouse leur cause ? »
Mais bien sûr Bernard, vous avez entièrement raison. C’est d’ailleurs la seule raison. Inutile de réfléchir plus avant. C’est d’ailleurs cette raison-même (le « déni de justice ») qui a fait que Chirac a été élu en 95 alors que les sondages donnaient Balladur gagnant.
Les Français aiment défendre les injustices, sans aucun discernement ni réflexion, du moment qu’il y a injustice. Enfin « injustice » loin de chez eux, du moment que ça n’empiète pas sur leur confort personnel et immédiat (il y a toujours très peu de manifestants pour les « nobles causes »).
Un vieux reste de notre Liberté Egalité Fraternité mais version pantoufles.
On voit où ça mène…
Ecrit par : Sacha | samedi, 08 juillet 2006 20:18
@Sacha,
Je suis comme Guy qui sait qu'il a écrit un papier là-dessus et qui ne le retrouve pas. J'ai un désordre conséquent sur mon bureau et je n'archive pas ou peu. Il suffirait que je tombe dessus par hasard comme ça arrive souvent.
J'y pense pour toi.
Je mets un post-it sur l'écran.
Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 21:26
@ Corinne
Merci... à l'occasion...
J'imagine ton écran encombré de post-its moisis, mais c'est sympa.
C'est quoi la durée de vie du papier avant décomposition? Dix ans? Bah...
Ecrit par : Sacha | samedi, 08 juillet 2006 21:40
@ Sacha,
Non. Je déteste la moisissure. Je suis allergique.
La durée de vie d'un papier ? Pour moi, il n'y en a pas.
En sachant que je peux faire des ITW qui ne sont pas toujours retenues.
Ca s'appelle "bosser à perte".
Mais celle-là, je l'aimais bien alors tout est possible...
Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 21:52
J'ai moi même été candidat de ce concours, recalé suite à un plantage sur cette épreuve de synthèse (arf) mais je ne pense pas avoir, même malgré moi, véhiculé de notions antisémites. Je suis surpris de la proportion de copies l'ayant apparemment fait indiquée par la correctrice. Pour en revenir au sujet de cette synthèse, je crois me souvenir d'avoir cherché à narrer les évenements en me basant surtout sur le dossier (fort long et répétitif, mais c'est l'exercice). Il me semble aussi avoir insisté sur les articles replacant les actes criminels dans une "démarche" d'abord crapuleuse, ensuite antisémite. Je pense, comme beaucoup ici que le candidat cité par la correctrice a involontairement repris la justification antisémite de la violence, c'est déjà une suffisamment grosse bourde pour ne pas y voir une pensée malsaine.
Pour ma part, au final, un 12/40 m'a sans doute coûté ma place aux oraux, donc je suis passé à coté de cette synthèse...
Ecrit par : matthieu | mardi, 18 juillet 2006 14:31





















