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vendredi, 27 octobre 2006

Le bréviaire du stagiaire.

Une entreprise comme les autres.
Une situation banale.
Un domaine aléatoire ; ici la culture…

L’équation paraît simple et pourtant…

Il arrive encore dans notre monde moderne que l’esclavage policé refasse surface.

Parfois à travers quelques mots, parfois plus, lorsqu'existe un manifeste clair, simple, ; distribué et affiché comme une sorte de mode d’emploi à l’usage des nouveaux stagiaires

Ce document n'est donc pas une parodie ou un pastiche.

Il est réellement affiché dans une boîte Française, dans le milieu "culturel", ces jours-ci...

Lisez-le consciencieusement...

stagiaire_1.jpg

stagiaire_2.jpg

 

 

Merci à ceux qui m'ont remis ce joyau. 

07:24 Lien permanent | Commentaires (102) | Envoyer cette note

Commentaires

Je suis responsable d'une formation professionnalisante, et fort heureusement, mes étudiants n'ont jamais été confronté à un tel cas !
Mais cela montre (trop) bien l'un des problèmes, sinon LE problème de stages, le fait que beaucoup d'hôtes de stage oubilient totalement qu'ils ont aussi, et d'abord, des obligations. Il y a un "contrat moral" qui est, en échange d'un travail réalisé par le stagiaire, de le former, de l'aider à progresser, et de favoriser son insertion professionnelle s'il n'y a pas d'emploi suivant directement le stage.
Je pourrais donner pas mal d'exemples de collectivités ou d'entreprises qui abusent, j'ai même eu une fois un bureau d'études qui s'est plaint de la qualité de nos stagiaires alors que sans eux, ils auraient été incapables de fournir les dossiers pour lesquels ils avaient répondu à des appels d'offre et signé le marché !

Ecrit par : Brasil80 | vendredi, 27 octobre 2006 07:52

C'est effectivement scandaleux à moins qu'il y ait des stages d'homme/femme de ménage ce que je ne savais pas !! Attention : on parvient à lire tous les mots cachés par le surlignage et donc le nom de l'artiste et de la société...

Ecrit par : Pops | vendredi, 27 octobre 2006 07:56

Guy,

Ce qu'écrit Pops est juste. On peut lire les parties surlignées en transparence.

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 27 octobre 2006 07:58

C drôle, mais on arrive à lire ce qui est ecrit sous le feutre !
Il s'agit donc du studio Capitol, le responsable s'appelle Nicolas, l'artiste cité pour laa propreté des wc est jean-louis murat :)
Baaah c pas graaaave, ils vont quand même pas attaquer en justice pour ça ;)
http://www.capitolstudiosparis.com/
http://www.capitolstudiosparis.com/clientsfr.htm

Ecrit par : antoine | vendredi, 27 octobre 2006 07:55

Je suis hors sujet, mais quelqu'un peut-il me dire pourquoi le blog de Karl Zéro est inaccessible?

Ecrit par : pascal | vendredi, 27 octobre 2006 08:26

j'encouage toutes les parsonnes habitant à saint-ouen et alentours à DONNER A MANGER AUX PAUVRES AVEC L'ARGENT DES SALTIMBANQUES DE TOUT POIL !! La démarche est simple :
le document ci-dessus indique qu'on peut aller à la boulangerie Renouf demander des patisseries sur le compte de CAPITOL STUDIO. D'après les pages jaunes, la boulangerie Jacky Renouf est située 12 av Gabriel Péri à SAINT OUEN.

http://www.pagesjaunes.fr/photos.cgi?=&lang=FR&crypt=jUw7T91k36gA1F8vpnPA+a60PTWqIL9GyYCqtGkImMPhqAZ4eN1qZQWKXZAqM8bHjPgKPaFjSMOYNGIX1GXvwnyEBPqYnrteBRNVn3NJAvVxJVqkvxLlEzwVXZUbE8+Jb/HEi8dIQsbRg8gj6A0bK/AAeGX+6jcLanJ59oPyZXc/8GVXWVnzyZzrUKFcIcaiaScPkGz9YBuw6c7nrmsQPQe/yJn4lIimvRQHV853Y+NdPabIlHP6aVAEGlb8t0Zjq5ZhH/H78JtNEVMxuc+Ejn+zIfron4bMy/FkH0XhYC3KegTwcMbAjN9tMvcUvEsl7vSleeJMWkdPKDXX/0ADoDSPKfDt/1sFWDozsSmVNI/xW/oWrpf4boSvERQQPU7VLET6jqR7OYAbolfaPtZ9qXTY92SksC+xaOSVwSKgIjGXf47MHzq5JYYD+3ZJF9EQ&

c'est facile de s'y rendre, le métro est juste à côté !

RENDONS ENFIN LES "ARTISTES" UTILES A LA SOCIETE, TOUS CHEZ JACKY !

Merci monsieur Birenbaum

Ecrit par : antoine | vendredi, 27 octobre 2006 08:24

J'en reviens àce document sur les stagiaires, on a affaire à une vraie maniaquerie. Même les femmes de ménage sont mieux traitées que cela, et elles connaissent leur boulot!
Que le boss en soit à inspecter les toilettes en dit long sur l'état d'esprit de la maison...
Et ce sont des stagiaires qui doivent subir cela?
J'espère au moins qu'ils ou elles sont payés...

Ecrit par : pascal | vendredi, 27 octobre 2006 08:34

l'exploitation du stagiaire fonctionne très bien.
c'est lamentable;
les entreprises économisent un salarié en renouvelant sans cesse leur cheptel de stagiaires, ils font même parfois miroiter à ceux-ci la possibilité d'une embauche....qui n'arrive jamais!
par contre, on les utilise, comme c'est si bien expliqué, pour diverses tâches plus ou moins humbles et qui n'ont rien à voir avec ce qu'il est supposé apprendre.

mon fils a vécu une expérience similaire dans une société de productions de documentaires.
depuis il sait très bien utiliser une photocopieuse!

ce qui ne lui sert pas, car comme d'autres, il a choisi de vivre autrement, de petits boulots (n'importe quoi) en voyages à l'étranger de plusieurs mois.
j'ai toujours pensé que ce stage a fait partie des expériences qui l'ont dégouté du travail....je ne trouve pas le qualificatif....disons organisé, ou de bureau, ou prétendument artistique ou intellectuel

je suis même tentée de penser que pour les filles les conditions de stage peuvent être encore plus pesantes.

très bonne dénonciation!

Ecrit par : céleste | vendredi, 27 octobre 2006 08:41

Et voilà ! MERRRRRDDDDEEE quoi !

C'est à chaque fois la même chose avec les putains de stagiaires !!!

On leur donne un boulot facile à faire : mettre du feutre sur un document pour rendre les noms propres illisibles ! C'est pas compliqué ça quand même ! Il faut juste avoir compris qu'on met du feutre noir des deux côtés.

Eh bah non. le stagiaire foire gravement. C'est trop compliqué pour cet incompétent !
Et voilà le résultat.

Du coup, ce stagiaire de M.... sera de corvée de chiottes pour trois jours chez Privé ...

Ecrit par : g.b. | vendredi, 27 octobre 2006 08:48

Guy :-)

Ecrit par : céleste | vendredi, 27 octobre 2006 08:56

Il n'est pas besoin de surligner un fichier "jpg". Il faut sélectionner la zone et la colorer définitivement.
Te connaissant Guy, je suis sure que tu n'as pas fait cela au hasard, i-e que tu as laissé sciemment deviner de quel studio il s'agissait.
Tu seras toujours aussi vicieux.

Ecrit par : Laura | vendredi, 27 octobre 2006 08:58

Guy question ?

Y a t--il des stagiaires chez Privé ? Comment sont-ils traités ?

Bonne journée.

Jean

Ecrit par : Jean35 | vendredi, 27 octobre 2006 09:11

@Guy
Merci de nous rappeler que l'esclavage existe toujours! sauf qu'aujourd'hui on appelle ça la chance et quelle chance

@pascal
"J'espère au moins qu'ils ou elles sont payés..."
MDR!
Je note que vous n'y croyez meme pas sinon vous auriez écrit "J'espère au moins qu'ils ou elles sont BIEN payés..."

Mais je pense que ce studio devrait même faire payer les stagiaires... pour avoir la chance de servir le café à, racler le cendrier et nettoyer la merde de Murat et consorts! Alors qu'ils sont venus là pour apprendre un métier... remarquez ils auront appris un métier d'avenir: esclave... "parce que c'est la société qui est comme ça, il faut s'adapter" (un ami libéral)!

@Guy
"Te connaissant Guy, je suis sure que tu n'as pas fait cela au hasard, i-e que tu as laissé sciemment deviner de quel studio il s'agissait."
D'ailleurs pourquoi le cacher???

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | vendredi, 27 octobre 2006 09:11

Moi je travaille dans une boîte que je préfère ne pas nommer.

Voilà le règlement :



Règlement de bureau

A l’attention du personnel

1. Respect de Dieu, propreté et ponctualité sont les règles d’une maison bien ordonnée.

2. Dès maintenant le personnel sera présent de 6h du matin à 6h du soir. Le dimanche est réservé au service religieux. Chaque matin, on dit la prière dans le bureau principal.

3. Chacun est tenu de faire des heures supplémentaires si la direction le juge utile.

4. L’employé le plus ancien est responsable de la propreté des locaux. Les plus jeunes s’annoncent chez lui, 40 minutes avant la prière, et sont également à sa disposition en fin de journée.

5. L’habillement doit être simple. Le personnel ne doit pas se vétir de couleurs claires et doit porter des bas convenables. Il est interdit de porter des caoutchoucs et manteaux dans les bureaux, car le personnel dispose d’un fourneau. Exception en cas de mauvais temps : foulards et chapeaux. On recommande en outre d’apporter chaque jour, pendant l’hiver, quatre livres de charbon.

6. Il est interdit de parler pendant les heures de bureau. Un employé qui fume des cigares, prend des boissons alcooliques, fréquente les salles de billards ou des MILIEUX POLITIQUES est suspect quant à son honneur, son honnêteté et sa correction.

7. Il est permis de prendre de la nourriture entre 11H30 et 12H. TOUTEFOIS LE TRAVAIL NE DOIT PAS ÊTRE INTERROMPU.

8. Envers la clientèle, la direction et les représentants de la presse, l’employé témoignera modestie et respect.

9. Chaque membre du personnel a le devoir de veiller au maintien de la santé. En cas de maladie le salaire ne sera pas versé. On recommande à chacun de mettre une bonne partie de son gain de coté, afin qu’en cas d’incapacité de travail, et, dans sa vieillesse, il ne soit pas une charge pour la collectivité.

10. Pour terminer, nous tenons à attirer votre attention sur la générosité de ce nouveau règlement. Nous en attendons une augmentation considérable du travail.

Ecrit par : esther | vendredi, 27 octobre 2006 09:21

D'ailleurs pourquoi le cachet!!! alors qu'on peut stagiairer grave!

Ecrit par : martingrall | vendredi, 27 octobre 2006 09:26

Oui il y a des stagiaires chez Privé et ils sont extrêmement mal traités.

Ecrit par : g.b. | vendredi, 27 octobre 2006 09:29

j'hésitais entre JL Murat et JL Aubert... Murat est un néoromantique aussi, faut l'comprendre. N'importe quel écrivaillon a toujours l'air moins romantique sur des chiottes pas propres. Même F. Zeller

Ecrit par : Peter Covel | vendredi, 27 octobre 2006 09:38

Esther, tu bosses à Libé ????

Ecrit par : Peter Covel | vendredi, 27 octobre 2006 09:41

stagiaire = lumpen-prolétariat qualifié,


Je crois que depuis le mouvement de http://www.generation-precaire.org la question des stages a été suffisamment mise en valeur, l'indignation rendue publique.

Ce qu'il faut désormais c'est dépasser le seul stade de l'indignation, pour passer à celui du traitement politique de la question, c'est-à-dire de la réglementation.

Le statut des stagiaires reste inexistant, donc leur protection et leur garantie aussi. COmpter sur les bonnes volontés et les "contrats moraux" pourquoi pas, mais l'employeur exploiteur de stagiaires, c 'est toujours l'autre. Le marché de l'emploi a insititué de facto un "devoir" de stages (condition presque sine qua non à l'obtention d'un premier emploi), il faut maintenant instituer en retour un "droit des stagiaires"

Le système du stage c'est typiquement le signe d'une EXTENSION DE LA PRECARISATION à des catégories qui en étaient jusque là préservées : classes moyennes, diplômées... Normal, donc, et utile de répliquer par une EXTENTION DE LA LUTTE .
;-)

Ecrit par : musil | vendredi, 27 octobre 2006 09:50

Ça m'amuse beaucoup, cette anecdote Murat.
Un instant j'avais pensé à Aubert et "Ideal Standard"... Et j'aurais ri franchement.
... Mais en fait ce n'est pas drôle du tout. (Et c'est pour ça que c'est intéressant.)

Ecrit par : prixdeflore2006 | vendredi, 27 octobre 2006 09:58

Merci de m'apprendre que stagiaire est maintenant synonyme de technicien de surface non rémunéré.


Mais faut pas non plus généralisé. Perso, j'ai été très bien traité dans les différents stages que j'ai effectués au cours de mes études.

Ecrit par : domibode | vendredi, 27 octobre 2006 10:04

Il est vraiment con ce Jean Louis Murat. ;)

Ecrit par : d3log | vendredi, 27 octobre 2006 10:06

A tous ceux qui affirment qu'en 2006, l'exploitation chez les stagiaires est toujours de rigueur, je dis oui et je les soutiens... car il faut dire qu'au vu de certaines entreprises, on peut même parler d'esclavagisme...mais cependant, il existe des êtres humains intègres et bien loin de cette mentalité colonialiste de merde. Et oui, il y a des exceptions et je suis ravie d'en être une...
Oui je suis stagiaire et non, je ne prépare pas les cafés pour toute une communauté d'assistés. Non la photocopieuse n'est pas ma principale interlocutrice.
Et enfin, non, on ne m'a mis un couteau sous la gorge pour que je dise tout cela...
Bref, en 2 mots, on me file des responsabiltés intéressantes, je kiffe à mort. Que dire de plus?

Ecrit par : maud | vendredi, 27 octobre 2006 10:07

attention, comme Laura le dit si bien, il y a soupçon, et s'il font disparaître le-dit règlement, la diffamation va être facile à prouver. Le buzz est parti, il faudrait re-surligner les passages, et supprimer les commentaires en faisant état, le mien y compris, pour prévenir toute action sournoise de CS, car vu le profil d'esclavagistes, je les sent capables d'attaquer sur des points de droit sournois avec un avocat acquis à la cause des méchants (les vrais, ceux du capital ;-)). J'avais l'intention de monter un blog avec les compte-rendus de réunions du CE des entreprises, je vais sûrement y ajouter les règlements intérieurs. Enfin, si on demandait à JLM (c'est bien Murat, l'album est Lilith), ce qu'il en pense? Et aux autres artistes ayant enregistré là-bas? Attention, on parle bien de ceux qui sont à St Ouen, pas les famous sis à Hollywood...

Liste de leurs clients: http://www.capitolstudiosparis.com/clientsfr.htm

A voir...

Ecrit par : Patrick B. | vendredi, 27 octobre 2006 10:09

Cette maltraitance du stagiaire est quand même le propre des milieux artistiques, dont les membres se comportent comme des porcs (avec tout le monde) proportionnellement à leur notoriété. Les maisons de productions et les studios sont quand même un concentré de vulgarité, de fatuité, de morgue dédaigneuse et d'exploitation du personnel (pas uniquement des stagiaires).

Dans l'industrie, l'artisanat et le secteur tertiaire, les stagiaires sont mal payés, certes (dans les 300 euros par mois, non?) mais ils apprennent et sont utiles.

Sincèrement, qu'est-ce qu'il y a à apprendre dans un studio d'enregistrement si on n'a pas une formation d'ingénieur du son? Qui va laisser un stagiaire toucher un matériel à 150 000 euros? A moins qu'il ne sorte de Vaugirard et auquel cas, ça m'étonnerait que le stagiaire en question accepte de faire les chiottes.

La note est très amusante, la société Capitol peut être dénoncée à l'inspection du travail et à l'URSSAF (fraude aux cotisations, une femme de ménage coûte beaucoup plus cher que 300 euros par mois et surtout l'employeur doit lui payer des charges sociales, ce qui n'est pas le cas dans les indemnités de stage).
Elle l'est d'ailleurs, par la publication de cette note.
S'ils ont un contrôle, pour les inspecteurs, avec de telles consignes, ce sera du velours...

Mais au-delà de cette anecdote, il faudrait quand même éviter de généraliser sur les stagiaires. Les "milieux culturels" sont quand même ultra-minoritaires dans l'espérance d'emploi et de formation. Même s'ils font beaucoup rêver.

Une sorte de théorème de Pascal.

Les paillettes, ça se paye très très cher, mais l'espérance de les obtenir est immense.

Conclusion: ces stagiaires-là sont un peu cons.

Ecrit par : Sacha | vendredi, 27 octobre 2006 10:10

TROLL 03

- Hé, Msieu Blogspirit, tu les mets ces adresses ?
- ...

_________________

- L’était oune serpente ! Eh si... Oune serpente tanté pétite coumme oun bout de bvas pétite, et la même couleur, pareil, pourquoi sta bêtes-là il le fatte essprès se mettre la couleur pareille coumme des çojes pas miçantes qué tou té méfies pas. Oh, i sont des bêtes malins, sta serpentes-là ! Et plous qu’ils sont pétites, plous qué la pvason il est forte ! Alors, à peine à peine çvi-la il l’a prise ‘vec la main sta serpente-là, la serpente i se prende la colère car il l’a trapé dans la queue que c’est oun endrvat sensible boucoup dans les serpentes, et l’a sauté en l’air, et l’a mordou c’t’homme-là dans le dvoigt. « Heu là ! » l’a fatte çvi-là, et l’a coupé la tête alla serpente ‘vec l’hace qu’il avait pour couper le bvas, et après, l’a s’est pensé dans sa tête qu’il va mourir car maintenant la pvason il est dans la son sangue, l’a va courir toute partout dans le son corps ‘vec la sangue, et quouante il arrive touçer le coeur, plaff, l’a tombe morte par terre d’oun sol coup, paur’diable. Ma lvi s’a dite « No ! », et l’a levé l’hace en l’air, et l’a coupé le son dvoigt tout svite tout svite, avant qué la pvason il a le temps aller plous lvoin. Tou comprendes ?

Cavanna – Les Ritals

Ecrit par : P.M.Bourdaud | vendredi, 27 octobre 2006 10:10

@ Pascal B.
Il n'y a pas diffamation, il y a dénonciation.

Ecrit par : Sacha | vendredi, 27 octobre 2006 10:14

Ne pas oublier que l'on est dans le showbiz, et que la situation doit certainement être pire que ce qu l'on peut lire sur ces deux pages... Parce que si ce règlement existe, c'est qu'il est accepté, et si le stagiaire l'accepte, c'est qu'il est motivé. Par l'éventuel contact avec l'artiste, par une sorte d'entrée dans le milieu par la petite porte, par des promesses éventuelles d'accès aux équipement sous certaines conditions, sans oublier les excès connus de cette profession, bien plus visibles qu'ailleurs. Alors la question: il faut coucher pour être stagiaire, ou c'est juste l'étape suivante?

Ecrit par : Patrick B. | vendredi, 27 octobre 2006 10:14

Maud a oublié de vous dire qu'elle est stagiaire chez Privé... P..... Maud merde, allez, tu retournes t'occuper du ficus !!!

Ecrit par : g.b. | vendredi, 27 octobre 2006 10:15

C'est l'étape suivante...

Ecrit par : pascal | vendredi, 27 octobre 2006 10:16

à part dans les boites prolos, qui n'ont pas les moyens de se payer un secrétariat (population souvent féminine qui, je le rappelle, peut officiellement servir de défouloir à quiconque en a besoin, et est tout à fait qualifiée pour inspecter les chiottes), le but de l'intégration d'un stagiaire est une future embauche, après une longue et peu chère période d'essai.

Il est donc d'intérêt de confier à ces jeunes quelques missions qui permettent de les jauger, assez rapidement.
Même si se faire porter un café par une jeune stagiaire en quête d'un poste interessant est une tradition qu'il convient de sauvegarder précieusement, il faut aussi savoir parfois joindre l'utile à l'agréable.

Ecrit par : xolotl | vendredi, 27 octobre 2006 10:16

qu'est-ce que c'est que ces stagiaires qui volent le travail de nos imigrés ?

Oui je sais elle était si facile que je ne pouvais pas la laisser passer, mais c'est tellement vrai qu'avant le "sale" boulot était fait par des imigrés et maintenant ce sont des stagiaires.
La prochaine étape se sera un retour au Londres de Dickens ou au Paris des Misérables avec des enfants au travail, des jeunes femmes qui vendent leurs corps pour un quignon de pain rassis et du ragout de rat tout les dimanches (paske faut de la viande une fois par semaine). Et des coup de fouet si tu souries pas en travaillant.
Ah! On m'informe dans l'oreillette que c'est déjà le cas en Inde, Chine et Asie du Sud Est.
Alors vive le libérailsme qui redonne au travail ses vraies saveurs d'antan.
*un main sur la bible, l'autre sur le coeur, une larme de nostalgie coule sur la joue*

Ecrit par : billy sentious | vendredi, 27 octobre 2006 10:18

Aucune diffamation.
Ni dénonciation.
Des faits. Avec des preuves. Et un document évidemment en notre possession qu'il soit retiré ou pas.

Il n'était pas dans mon intention de pratiquer un tel outing.
La maladresse lamentable d'un stagiaire nul ;) a simplement rendu la note encore plus efficace.

C'est la vie.

Ecrit par : g.b. | vendredi, 27 octobre 2006 10:19

@ maud

"Bref, en 2 mots, on me file des responsabiltés intéressantes, je kiffe à mort. Que dire de plus?"

Mais c'est presque pire Maud ! Stagiaire, tu fais le boulot d'un vrai salarié en CDI ! Tu bosses là où un vrai salarié, avec contrat, charges, droits etc devrait bosser ! Sociale-traître va ! ;o) j'espère au moins que tu te casses à 17h pile.

Ecrit par : Peter Covel | vendredi, 27 octobre 2006 10:20

On n'est pas très sûr que ce soit le stagiaire responsable du feutre à Privé! ;-)

Ecrit par : pascal | vendredi, 27 octobre 2006 10:20

On vient d'avoir la preuve que Privé fraude l'URSSAF.

En avant pour la curée.

Ecrit par : xolotl | vendredi, 27 octobre 2006 10:24

On dit le curé.

Ecrit par : g.b. | vendredi, 27 octobre 2006 10:25

@ GB
Mais ça ne me dérange pas le moins du monde si cette note sert à leur coller un contrôle au cul. Mais alors, absolument pas. Voire même, j'en serais ravie.
Le seul moyen pour que ça cesse, c'est de les prendre un par un.
Regarde Endemol et consorts, ils se tiennent beaucoup mieux maintenant!

(conseil, puisque visiblement, tu n'as même pas le niveau d'un de mes stagiaires: il faut mettre d'abord du typex et ensuite du marqueur. Putain, je sais pas qui t'a formé! ;)

Ecrit par : Sacha | vendredi, 27 octobre 2006 10:26

Curé est un titre ou une fonction ? Si c'est un titre, on peut le féminiser.

Ecrit par : xolotl | vendredi, 27 octobre 2006 10:26

Dis donc coco, t'énerves pas, faudrait peut-être s'en prendre à nos politiques...
c'est eux les responsables, et sur le principe je suis d'accord avec toi. Maintenant, je vais pas cracher sur la soupe et je t'avoue que ce que je fais, ça me plaît, et le pognon, c'est pas ma priorité pour l'instant.
Et, pour l'info, j'arrive à 10h et je pars à 17h. Mais bon, à quoi bon me justifier...

Ecrit par : maud | vendredi, 27 octobre 2006 10:26

encore stagiaire, et déjà tire-au-flanc !

Privé sait définitivement choisir ses collaborateurs !

Ecrit par : xolotl | vendredi, 27 octobre 2006 10:29

Et est sur son ordinateur au lieu de nettoyer le ficus!

Ecrit par : pascal | vendredi, 27 octobre 2006 10:31

10h-17h, c'est le temps passé par les cadres sup de chez Privé sur ce blog. Après, ou avant, ils bossent ;o)

Ecrit par : Peter Covel | vendredi, 27 octobre 2006 10:32

J'ai eu un stagiaire de classe de troisième, c'était le fils de mes voisins, un service, je n'avais vraiment pas le temps de m'occuper de lui.
Pourtant, je lui ai appris l'étendu de mon travail, exigé un habillement correcte pour aller voir mes clients (rigolade, il est arrivé en costard), puis il a visité mes fournisseurs (imprimerie), puis un travail de PAO (son papa en rockeur et un travail sérieux).
Je fut très énervé du questionnaire qu'il m'avait présenté, composé par sa prof. Ce questionnaire demandé des renseignements uniquement sur les conditions de travail du salarié mais aucune question sur le marché de l'entreprise et son fonctionnement. A croire que la aussi nous avons aussi une malheureuse approche du monde de l'entreprise par le système éducatif. Dans le cas présent, c'est excéssif, mais en cas de stage, le resp,sable du stagiaire demande tant de précaution, tant d'assurance sur justement les conditions de travail que ironiquement, il est tentant de pondre un tel document pour emmerder les textes de loi.

Jeune, j'ai fait un ou deux stages, la première étape était un test de servilité (nettoyage), puis celui de l'intérêt (tri papier) avant de me voir confier des travaux interressants. En usine, j'ai travaillé avec un stagiaire sur une chaîne, il était ingénieur, cela faisait partie de son curcus.

Ecrit par : philippe68 | vendredi, 27 octobre 2006 10:32

Un jour Jean-Luc Delarue s'est épanché! J'ai commencé comme stagiaire j'ai porté les cafés, j'ai nettoyé les chiottes! Que demande-t-il aujourd'hui chez réservoir prod?

Ecrit par : martingrall | vendredi, 27 octobre 2006 10:37

Non, 10H 17H c'est le temps moyen qu'on passe sur le blog du patron. C'est d'ailleurs pour ca qu'on ne sort que 5 livres par an, et encore on a du mal.

Ecrit par : cadresupPrivé | vendredi, 27 octobre 2006 10:37

En plus y'a pas de cadres sup chez Privé, il n'y a que des stagiaires.
Et à raison d'un ficus par stagiaire, les bureaux ressemblent plus à une annexe de Truffaut qu'à une maison d'édition.

Ecrit par : cadresupPrivé | vendredi, 27 octobre 2006 10:41

Les stages c'est aussi une grosse arnaque pour les entreprise. Des responsables de stages des établissement scolaires vous appellent, il vous demandent gentillement de prendre en stage un de leurs étudiants vous garantissant que vous êtes exonéré de charges sociales. ben non, la CSG non puis après déclaration, vous êtes soumis à des taxes d'apprentissage et plein d'autres complications qui ne sont pas de la connaissance des responsables de stages.

Ecrit par : philippe68 | vendredi, 27 octobre 2006 10:44

Attention on arrête les conneries. Merci ! On ne dépasse pas les bornes en balançant des portables ou je ne sais quoi ! Compris Patrick ... Petit malin va !

Ecrit par : g.b. | vendredi, 27 octobre 2006 11:03

MDR, l'URSSAF a déjà noté le numéro!

Ecrit par : pascal | vendredi, 27 octobre 2006 11:06

M'étonne pas de Murat, tiens!
L'immense connerie du personnage transparaissait déjà dans ses interviews libéralophiles aux Inrockuptibles (période disons 1995-2000).
Il a percé le mur du çon dans le dernier Nouvel Obs avant le 21 avril 2002 : "Ouais, moi, j'vais pas voter le 21 avril, y'a aucun des candidats qui me conviennent".
Je ne lis plus les Inrockuptibles ni le Nouvel Obs depuis longtemps. Je me demande à côté de quoi je suis passé...

Ecrit par : Frédéric Supiot | vendredi, 27 octobre 2006 11:11

On peut être un con et avoir du talent.

Ecrit par : 2007sanssarko | vendredi, 27 octobre 2006 11:22

Bosser 10 heures par jour pour un tiers de SMIC c'est très courant quand on est stagiaire, et inadmissible. Si on n'y prend pas garde, la précarisation de l'emploi progressera du bas vers le haut. Il faut donc sauver le bas !

Elodie
www.levraidebat.com

Ecrit par : Elodie | vendredi, 27 octobre 2006 11:49

@ supiot

attention à ce que vous dites, y en a un autre dans les parages qui vote pas...


@ tout le monde

La dernière Ségolinade : "La démocratie, c'est comme l'amour. Plus il y en a, plus elle grandit"
je n'invente rien, c'est ici
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-828107@51-749161,0.html
et là
http://comptearebours.blog.20minutes.fr

Ecrit par : Peter Covel | vendredi, 27 octobre 2006 11:54

http://www.liberation.fr/actualite/societe/213304.FR.php
Guy qu'en pense votre ami Lehman? Est-ce un médecin stagiaire qui a opéré?

Ecrit par : Charles | vendredi, 27 octobre 2006 12:01

Je recois TOUTES LES SEMAINES des demandes.
Soit des lettres d'étudiant ayant obligation d'effectuer un stage pour valider leur cursus.
Soit des coups de téléphones de ces même étudiants. J'en ai pris quelque uns. En fait j'en suis arrivé à redouter à chaque fois ces coups de téléphone et la réponse souvent inévitable : " nous n'avons malheureusement pas de besoins immédiats à pourvoir ".
Beaucoup de jeunes aussi..très très jeunes gens ( 14,15,16 ans.. ), qui viennent des lycées techniques environnants, tous en formation " BEP compta" ou " force de vente ". Très souvent, on les a lâché dans la nature avec " une lettre type de leur bahut " à faire tamponner. Très souvent, ils poussent la porte de ma boite en demandant simplement un tampon prouvant qu'ils ont effectivement " cherché un stage ". Ca dure trente seconde et ils repartent. Ils sont pommés.
Très souvent, j'en " accroche " quelques uns " ; on discute autour d'un café. Très souvent, c'est toujours la même chose : échec scolaire, orientation bateau...ils sont pommés....et moi désabusé. C'est terrible.

Ecrit par : DESABUSE N° 1 | vendredi, 27 octobre 2006 12:03

Pour moi il y a deux types de stages aujourd'hui : ceux qui sont rendus obligatoire par les cursus scolaires et universitaires, et ceux que les entreprises proposent aux jeunes diplômés pour avoir une vraie expérience professionnelle avant d'oser demander un emploi. Pour les premiers : ils sont souvent pas très longs, et s'ils sont plus long, la structure formatrice, grande école ou université, doit logiquement avoir une exigence sur la rénumération de ses étudiants. Par contre pour les seconds, ça devient vraiment problématique quand cela doit devenir une règle pour certains métiers, je pense à la pub mais il doit y en avoir d'autres, surtout si en fait le boulot proposé n'est pas à la hauteur des qualifications du stagiaire.
Je sais que dans certains pays européens c'est vraiment devenu une usine à stagiaire, je me souviens de reportage en Italie (Céleste peut-être que tu peux compléter) et en Espagne, devenus des passages obligatoires pour des jeunes qui ont de 25 à 30 ans.

Ecrit par : carole | vendredi, 27 octobre 2006 12:48

@DEL
Et moi qui mets en, ligne une annonce de stage ce matin....
Et pour un poste dans un studio de son qui plus est!

En tous cas ce post a pour utilité de nous questionner sur l'actuel cadre d'insertion de l'étudiant dans le monde du travail:
pour reprendre l'intéressante remarque de Philippe 68 sur la " malheureuse approche du monde de l'entreprise par le système éducatif", il va s'en dire que le stagiaire est partagé entre deux notions difficilement conciliables que sont la rentabilité (demandée par l'entreprise) et la "formation" (demandée par le système éducatif).
Trop peu d'écoles exigent en réalité un suivi approprié du stagiaire. Combiens de maitres de stages sont présents lorsque l'élève fait un rapport d'acitivité à son école ? Existe - il des critères tangibles d'évaluation qualitative du stage ? L'école les prends-elle en compte?
Bien trop rarement.
Aussi, ma proposition serait de mandater le système éducatif pour un contrôle qualité de la prise en charge d'un stagiaire par l'entreprise (conditions de travail + contenu pédagogique du stage), avec une réelle possibilité de sanctionner des abus, ou un manque d'éthique.

Un nouveau rôle pour l'éducation?
OUI.
De nouvelles attributions?
Re-OUI.
Une voix de réflection pour nos politiques ?
ABSOLUMENT.
Quelque chose a attendre du "monde de l'entreprise" pour faire évoluer ces situations navrantes de néo-esclavagisme?
FAUT PAS REVER.

Agissons donc avant que l'enseignement théorique ne soit complètement détaché du monde professionel.


@SACHA
"Cette maltraitance du stagiaire est quand même le propre des milieux artistiques"
>>>
ah bon...et les clichés aussi énormes le propre des blogs peut être?
;-D

Ecrit par : zolaccuse | vendredi, 27 octobre 2006 12:50

ceux qui y voient un stage de femme de ménage font preuve d'une étroitesse de vue, c'est d'un stage de laquais qu'il s'agit, et pas au sens actuel, au sens de ces gens que l'on voit en arrière plan en costumes de drap et de serge dans les pièces du 17ème siècle, dos au mur - vous oubliez toute la partie sur l'attitude dans le studio. Et en fait est-ce si différent du rôle des domestiques chez nos grands parents, ou des secrétaires. (souvenir d'un début comme stagiaire il y a 45 ans).
Pourquoi les payer pour cela : ils apprennent ce qu'est la vie d'une entreprise en observant et ils acquièrent la dose de servilité nécessaire, même si un jour ils sont chefs de service, le coté matériel en moins, et encore : veiller à ce que le café arrive au bon moment, surveiller le stagiaire pour qu'il apporte les manteaux...

bon je plaisante, à peine - et lors de la loi qui a permis le travail des enfants de 14 ans tous les amendements relatifs aux stagiaires ont été renvoyés d'un revers de main

Ecrit par : brigetoun | vendredi, 27 octobre 2006 13:02

A Zolaccuse,

Où peut-on trouver cette offre de stage ?

Ecrit par : un-stagiaire-cherchant-stage | vendredi, 27 octobre 2006 13:03

A Zolaccuse bis,

Peut-être pouvez-vous l'envoyer à Guy, qui la transmettra...

Ecrit par : le-stagiaire-cherchant... | vendredi, 27 octobre 2006 13:19

@Le stagiaire cherchant...

J'ai adressé l'offre à l'IRMA, qui la mettra en ligne sous peu...consultable en début de semaine prochaine à mon avis.
Ceci dit, il s'agit d'un stage d'execution de 1 à 2 mois, qui conviendrait parfaitement à une première insertion professionelle.

Ecrit par : zolaccuse | vendredi, 27 octobre 2006 13:36

@zolaccuse,

Je pourrais bénéficier de la confraternité entre bloggeurs pour avoir la primeur de l'info (via Guy) ?
Inutile de vous dire que je suis (très) intéressé...

Ecrit par : le-stagiaire-cherchant... | vendredi, 27 octobre 2006 13:46

@ brigetoun, bravo!

Ecrit par : céleste | vendredi, 27 octobre 2006 13:48

Conformément au principe de l'égalité des chance, la Mort décrète que tous les citoyens seront égaux face au stage et institue le service civique obligatoire.

La Mort, 2 novemnre 2007

qui signe au nom de Sarko ou Ségo

Ecrit par : La Mort | vendredi, 27 octobre 2006 13:53

Aparté, quoique il s’agit ici aussi de social.

Voici comment Rothschild conçoit la réalisation d’un journal :

L'actionnaire propose un "quotidien haut de gamme, de 40 pages". Pour le réaliser, l'équipe a adopté ses propres ratios de productivité. "Un feuillet = 1500 signes ; un article = 3 feuillets en moyenne ; un journaliste = 1 article par jour en moyenne. Un éditeur édite 7 pages. Ce qui amène l'actionnaire à évaluer les besoins à 100 journalistes écrivants.

Facile !
Et pourquoi pas un journal uniquement avec des stagiaires. Rothschild y songe peut-être ?

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 27 octobre 2006 14:20

"Et pourquoi pas un journal uniquement avec des stagiaires. Rothschild y songe peut-être ?"

Mieux que des stagiaires, tu demandes à des bloggeurs ou n'importe qui d'autre de t'envoyer des articles gratuitement. Et tu édites le journal uniquement sur le net, pour limiter les frais. Ca serait une idée à creuser, non ? ;)

Ecrit par : domibode | vendredi, 27 octobre 2006 14:39

@ Ajamais
Les journalistes ont le statut de stagiaire pendant leurs deux premières années d'exercice du métier (seulement un an s'ils ont fait une école de journalisme reconnue par la profession). Mais logiquement la paie n'est pas celle des stagiaires décrits ici. La grille de salaire des journalistes est trop basse à mon goût : le démarrage était il y a trois ans à 1200 euros bruts mensuels (sur 13 mois).

Ecrit par : carole | vendredi, 27 octobre 2006 14:44

@ domibode

"Et pourquoi pas un journal uniquement avec des stagiaires. Rothschild y songe peut-être ?"

Mieux que des stagiaires, tu demandes à des bloggeurs ou n'importe qui d'autre de t'envoyer des articles gratuitement. Et tu édites le journal uniquement sur le net, pour limiter les frais. Ca serait une idée à creuser, non ? ;)

Ca existe déjà. Ca s'appelle Agoravox

http://www.agoravox.fr

Ecrit par : FG | vendredi, 27 octobre 2006 15:05

@| Peter Covel 11:54

C'est sans doute une jolie formule mais qui ne suffit pas à constituer un programme politique...

Ségolène Royal n'a pas "peur du peuple" sauf quand celui-ci le chahute au Zenith. Alors là, c'est tout l'autoritarisme de la madone (caché derrière des sourires charmeurs) qui se manifesté.

Ecrit par : Badaud | vendredi, 27 octobre 2006 16:21

J'ai été stagiaire déjà, pour la fin de mes études parce que c'était obligatoire, c'est vrai que j'ai eu de la chance. Quand on est stagiaire habitant encore chez papa maman, sur un sujet interressant, dans une ambiance cool, c'est super.

Par contre, je vois dans ma société (dont je suis un jeune cadre plus trop dynamique il est vrai) cette facilité qu'on a de jouer avec des ingénieurs stagiaires, en les payant au lance pierre, et en les exploitant littéralement (on les pressurise, on les engueule, on leurs fait faire du secrétariat ou des taches pas top), c'est... C'est pas au niveau du jpg posté par Guy, qui est réellement scandaleux (stagiaire ou pas), mais c'est pas intellectuellement et scolairement génial.

Mais le pire, c'est que lorsqu'on est stagiaire, on voit un "avant gout" du monde du travail. On sort de l'école, welcome in the true world. Je suis con peut être, mais je trouve que c'est socialement CRIMINEL de montrer cette image là du monde de l'entreprise au stagiaire. Aprés, comment vouloir des jeunes motivés, intégrés, et bien dans leurs peaux, si on leur dit "ben voilà la sortie de l'école c'est ça, bienvenue dans la vraie vie crétin ?".

Aprés vient les problemes des abus et de la précarité : de stage en CDD en passant par l'intérim ou les petits boulots, dur de se lancer vraiment dans la vie. Et aprés on s'étonne que les jeunes français révent de devenir fonctionnaire en majorité ?

Pourtant, il existe pleins de chouettes boites, pleins de chouettes patrons et des cadres humains, formateurs, pédadogues (non je parle pas de moi là ^^), qui peuvent faire aimer le monde de l'entreprise et du travail. Mais ces criminels là, c'est vraiment quelque chose qui m'énerve... Grrrrrrr.

bon weekend à tous

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 27 octobre 2006 16:30

@carole

Merci pour les stagiaires, mais il s'agit de "stagiaire carte de presse", et pas de stagiaires corvéables à merci et payés avec un lance-pierre.

N° de carte : 45.791

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 27 octobre 2006 16:33

@Badaud

"Ségolène Royal n'a pas "peur du peuple" sauf quand celui-ci le chahute au Zenith."

Le peuple ? Les supporters de DSK ? Venus direct de Monceau-les-mines peut-être ?

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 27 octobre 2006 16:37

Vous remarquerez que le studio en question, dont personne ici ne donne le nom bien sûr, soutiens en page d'accueil de son site l'initiative pour lutter contre la pauvreté. http://www.one.org/
C'est important d'avoir la fibre sociale. Et ils doivent même voter José Bové ou Besancenot en plus.
y'a comme un malaise au niveau de la cohérence.

Ecrit par : geoffrey | vendredi, 27 octobre 2006 16:47

juste survolé rapidement les commentaires, donc désolé si je fais un doublon.
à feuilleter sur le site de terre-noire,
http://terrenoireeditions.chez-alice.fr/z_accu.htm
rubrique téléchargements, le MANUEL DE PROSTITUTION SOCIALE (le reste est très bien aussi, les chroniques de la guerre économiques ont été publiées avant le mouvement contre le cpe).

Ecrit par : uju | vendredi, 27 octobre 2006 17:13

Les stagiaires qui acceptent ce genre de stage sont faits pour accepter ce genre de stage.
Ils acceptent parce qu'ils veulent absolument bosser dans telle boîte, dans tel secteur (ça fait bien , c’est mon rêve…).
L'offre (de stagiaire) dans ces boîtes est si grande que certains en abusent.
Qui se ressemble s'assemble, et qui a subi fait subir.

Je mettrai ma main à couper que si ce stagiaire accepte de faire ce qu'on lui demande de faire, il fera faire la même chose un jour en disant je l'ai fait avant toi.

C'est le même principe pour les femmes voilées.
Jeunes elles se révoltent un peu.
Elles sont mâtées...
Elles acceptent.
Elles reproduisent avec leurs filles
etc...
etc...

C'est aux stagiaires de refuser, il y aura toujours des cons pour exploiter les faibles.
Et ces cons ne sont ni de droite ni de gauche.
Ils sont cons.

Ecrit par : olivier S | vendredi, 27 octobre 2006 17:50

Alors ça c'est bien vrai...
J'adhère à 100% à ce que dit Olivier S.

Ecrit par : geoffrey | vendredi, 27 octobre 2006 17:56

@Olivier S : "Et ces cons ne sont ni de droite ni de gauche.
Ils sont cons." -- > C'est beau comme du Audiard. J'adore. Je note sur mon carnet de phrase (j'ai le droit ? ^^).

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 27 octobre 2006 18:26

@Olivier S
Ce n'est pas une question de connerie ou de volonté. C'est une question politique. Une question de code du travail.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 27 octobre 2006 18:43

;) Falconhill

@ Mathieu
Tu ne changes pas toi...

C'est vrai qu'en France le code du travail est léger léger.
Rajoutons des lignes, rajoutons des articles...

Oh Etat béni, saintes lois, protègez-moi des cons et de la connerie !
Je ne sais les reconnaitre moi-même.

Ecrit par : olivier S | vendredi, 27 octobre 2006 18:51

Olivier S,
Allez sur un site d'offres d'emplois : vous y verrez 99% d'offres de stages, dont 50% non rémunérés, quant aux autres c'est au max 200euros.
C'est en effet une question de code du travil: pourquoi un patron se priverait de salariés à l'oeil pour les mêmes tâches, au mieux ?
Le stagiaire n'a pas le choix qu'être stagiaire.
Quant à votre comparaison avec les femmes voilées, ben en effet: quand on est con
on est con

Ecrit par : Dingo | vendredi, 27 octobre 2006 19:05

On est toujours le con d'un autre.

Cela dit, ce que vous dites est faux.
il faut distinguer les stages de formation et là 300 € c'est bien.

et les stages productifs qui remplacent un employé.
ET là un stagiaire qui accepte 300 € est bien CON !!!
S'il veut bosser pour le fric, il y a des annonces partout.
S'il accepte ce salaire c'est qu'il accepte de se faire exploiter parce qu'il y trouve son compte ou qu’il est maso, ou qu’il est amoureux etc….

Si on oblige à payer les stagiaires allez minimum 1.000 €, il n'y aura plus de stage, c'est tout.
Problème réglé.
Mais pas de boulot en plus ! Faut pas rêver.

Quand il n'y a pas de sou , il n'y pas de sou.
Qu’on soit con ou pas.

Ecrit par : olivier S | vendredi, 27 octobre 2006 19:16

@Olivier
J'essaye en effet...

Tu a l'air de dire que les mecs qui acceptent un stage sont dans une sorte de liberté souveraine de ne pas le faire, et qu'ils sont donc bien cons d'accepter de travailler dans ces conditions là. Sauf que dans un marché du travail où règne un chômage de masse ce n'est pas le stagiaire qui décide, c'est l'employeur qui fixe et impose ses conditions. Ce qui est con, ce n'est pas le stagiaire qui "accepte" une situation qu'il est bien obligé de subir. C'est le raisonnement qui fait comme si les stagiaires étaient responsables du comportement de certains employeurs.

Si la loi imposait un salaire décent et des conditions de travail décentes, qui correspondent au travail effectif que font les stagiaires, ça supprimerait peut-être les "stages" en tant que tel. Mais certainement pas le besoin d'employer des salariés pour faire le boulot que les stagiaires font.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 27 octobre 2006 19:43

@Olivier S : la phrase est chouette, je le maintiens et c'est totalement ce que je pense.

Concernant le code du travail, il est pénible, il est nul, il est énorme et obese. Sauf qu'il y a pleins de points qui ne sont pas prévus. et bon, le mettre à jour (ce qui ne veut pas dire l'alourdir, car beaucoup d'articles devraient passer à la benne...) ne serait pas forcément malvenu.

Faire un statut du stagiaire. Un stagiaire, on va pas lui donner le salaire d'un cadre. Mais on ne pas lui faire travailler sur les regles de ce jpg térrifiant apporté par Guy Birenbum...

Tu as encore raison Olivier S, "on est toujours le con d'un autre". C'est une these qui devrait ammener tout le monde à un peu d'humilité.. C'est pas un défaut l'humilité...

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 27 octobre 2006 19:51

Quand à cette antienne consistant à présenter l'épaisseur du code du travail comme une hérésie, c'est vraiment grotesque.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 27 octobre 2006 19:52

@| Ajamais 16:37

Les militants PS qui ont chahuté madame (les supporters de DSK comme tu les appelles) sont une portion du peuple [comme toi et moi]. Cela démontre surtout très bien toute l'ineptie de Ségolène Royal de parler du "peuple" comme s'il s'agissait d'un seul bloc homogène.

c'était une mauvaise soirée hier au Zénith pour la madone. Doit-ont conclure que pour elle, le jury populaire a tranché ?

Elle est ridicule Ségolène Royal. L'exercice démocratique populaire devant le peuple (les militants PS) est bien quand elle est applaudie autrement c'est la menace verbale tout de suite.

Et tu penses quoi, Ajamais, du sondage du jour (- 15 points en une semaine pour la madone). Ne dis pas que tu te contrefouts des sondages.
Est-il important de rappeler que la candidature de Ségolène Royal n'est assise que sur le vide du ressenti populaire ?

Ecrit par : Badaud | vendredi, 27 octobre 2006 20:24

@| Ajamais 16:37

Les militants PS qui ont chahuté madame (les supporters de DSK comme tu les appelles) sont une portion du peuple [comme toi et moi]. Cela démontre surtout très bien toute l'ineptie de Ségolène Royal de parler du "peuple" comme s'il s'agissait d'un seul bloc homogène.

c'était une mauvaise soirée hier au Zénith pour la madone. Doit-on conclure pour autant que pour SR, le jury populaire a tranché ?

Elle est ridicule Ségolène Royal. L'exercice démocratique populaire devant le peuple (les militants PS) est bien quand elle est applaudie autrement c'est la menace verbale tout de suite.

Tu penses quoi, Ajamais, du sondage du jour (- 15 points en une semaine pour la madone). Ne dis pas que tu te contrefouts des sondages.
Est-il important de rappeler que la candidature de Ségolène Royal n'est assise que sur le vide du ressenti populaire (les sondages) ?

Ecrit par : Badaud | vendredi, 27 octobre 2006 20:30

@Mathieu : on parle pas d'épaisseur physique. Mais y a des points dedans (et je le connais un peu...) qui n'ont pas ou plus lieu d'être... Et il y a des vides abyssaux. Réforme ne veut pas forcément dire enlever, rogner, élaguer. Mais simplement revoir, moderniser, et rendre plus efficace.

C'est con, mais rien que sur le CDD, autre point de précarité, le droit du travail est quasi muet, ou du moins inaudible. C'est pas normal...

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 27 octobre 2006 21:09

Bien sûr Falconhill. Mais Olivier se moquait a priori de tout ajout au code du travail, ce qui est tout autre chose.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 27 octobre 2006 21:27

Juste pour pas que t'aies d'nnuies, Guuy, on peut lire le nom de la boîte, le marqueur noir ne cache pas assez !
Sinon, moi je connais quelqu'un dans le meme secteur qui a fait stagiaire deux ans... il parait que c'est le passage obligé dans la musique avant davoir un contrat...
On croit rêver...

Ecrit par : bertranD | dimanche, 29 octobre 2006 00:37

J'envoie tout de suite mon CV à cette formidable entreprise!

Ecrit par : Kiyomi | dimanche, 29 octobre 2006 13:27

Pour cette histoire de stagiaire dommage qu'elle ne soit pas sortie au momment de la réforme des indem chômage des intermitants du spectacle. Cela aurait pu mieux comprendre comment fonctionne ce milieu. Quand tu as été stagiaire et que l'on t'as respecté comme cela, c'est sur qui si tu fais parti du petit lot qui est devenu par la suite proffesionel il y a des chances que tu fasses la même chose. On retrouve le même comportement chez les pédophiles. On découvre qu'ils ont été victimes aussi quand ils étaient jeunes.
Par solidarité et lutte contre les abus dans ce milieu je m'engage a ne pas acheter de CD de musique pour moi ou qq'un d'autre pendant cette fin d'année, ni a les télécharger sur internet.

Ecrit par : matlo | lundi, 30 octobre 2006 21:08

Je vois que vous parlez de stagiaire, je m'invite donc dans la discussion. N'oubliez pas que la condition des stagiaires a été récemment l'objet d'un ouvrage co-écrit par l'ensemble de l'équipe de Generationprécaire (greve des stagiaires). Il s'agit de Sois stage et tais toi (edition la découverte, 2006).

L'équipe de générationprécaire reflechit toujours au statut des stagiaires et risque de lancer un mouvement de greve probablement dans les universités... une greve des stages bloquerait la plupart des universités et des labo de recherche... Là ou l'exploitation est d'ailleurs la plus acharnée. En effet, on y trouve des situations ou le stagiaire est non payé, il produit de l'innovation qu'on lui "vole" car il n'est meme pas cité dans les articles de recherche fondamentale. Ce genre de comportement delictueux est fréquent dans l'esprit des quadra-quinca qui arrivent maintenant aux postes de hierarchie des instituts de recherche. Moi meme j'ai souvent fais les frais de comportement peu scrupuleux de supérieurs ambitieux ou stupides.

Neanmoins, le fait qu'un mouvement de stagiaire voit le jour et se perennise permettra d'empecher que le cercle vicieux de l'exploité devenant exploiteur continue. En effet, le mouvement permet une prise de conscience, les stagiaires parlent et donc font une sorte de thérapie de groupe en attendant d'avoir plus de reconnaissance... Il y a de forte chance pour que les exploités d'aujourd'hui ne fasse pas les memes harcellements ou delits d'honneurs que leur prédescesseurs arrivés aux commandes...

Ecrit par : Yannick Comenge | mardi, 31 octobre 2006 16:58

Un salut à mes amis de http://www.generation-precaire.org/ qui continue une lutte importante dans le milieu du journalisme, de l'education et la plupart des boites de plus de 50 employés (public ou privé)...

N'oubliez pas... Sois stage et tais toi (Edition La Decouverte, 2006)....

Ecrit par : Yannick Comenge | mardi, 31 octobre 2006 17:01

@Y Comenge
.../... une grève des stages bloquerait la plupart des universités et des labo de recherche..."

OK, je n'avais pas vu/ je ne connais pas cet aspect là des stages.

je pense qu'il serait bon de faire la part des choses dans votre combat.
IL y a des métiers dans lesquels on a le choix.
et d'autres dans lesquels on ne l'a pas.
Je trouve ça d'ailleurs ahurissant.

Dans le monde de « l'entreprise privée »,
- à part ces secteurs où tout le monde veut aller (pub, presse, édition, ou quelques très grosses boîtes prestigieuses...) et dans lesquels je persiste à dire: "tant pis s'ils acceptent de se faire exploiter c'est leur choix..." –
…on peut choisir, on peut poser ces conditions, je vous l'assure.

Ecrit par : olivier S | mardi, 31 octobre 2006 17:12

@ Olivier,

Je précise que je parle en mon nom et pas au nom de GP (Generationprécaire). Mais, je préciserai que de plus en plus il y a une pression pour obtenir du travail gratuit de la part de l'employeur qui fait miroiter un CDD ou un CDI au stagiaire. Celui-ci connait rarement ses droits et on profite tres souvent de son enthousiasme pour le faire bosser comme un forçat et en lui promettant monts et merveille. Arrive alors le tournant du stage (un stage de these peut durer 4 ans). Alors il advient la réalité, les promesses semblent de plus en plus improbables... le stagiaire devient aigrit et l'employeur commence à le taxer de factieux... peu apres, il commencera sa chanson fétide mettant en exergue des incompétences du stagiaire... arrive alors souvent la fin du stage tres pénible ou le stagiaire forme le nouveau stagiaire... la boucle est alors bouclée...

En recherche, cela peut avoir des conséquences dures pour les jeunes chercheurs qui peuvent etre précarisés au maximum et puis jetés de leur laboratoire à la rue... Si parfois ils avaient des lettres de recommandations de leur supérieurs, datées et signées, il arrive parfois et meme souvent que ces derniers reviennent sur leurs ecrits... en effet certains milieux n'accorderont aucune valeur sur l'avis d'un scientifique qui date de deux ou trois ans... on redemandera au scientifique auteur de la lettre de recommandation de réécrire la chose en actualisant la date... la magie voudra que le scientifique n'assumera pas le chomage de son stagiaire et finira par devenir le bourreau utime de ce qu'il a produit... un peu compliqué c'est vrai mais fréquent.... surtout lorsqu'il y a des enjeux de publications en co-auteur... mais la je m'éloigne et je fais une analyse du milieu de la recherche que je connais bien (j'ai été représentant doctorant pendant 5 ans et j'ai été secretaire du Mouvement Pugwash-France (2005-2007).

Bref, pour l'édition, la pub... il y a suffisamment d'argent dans ces milieux pour que l'état pousse à un salaire obligatoire donné aux stagiaires.. idem pour radiofrance qui a été epinglé à plusieurs reprises par le Canard enchainé et idem pour les entreprises stagiophages qui systématiquement vivent sur 50 stagiaires encadrés par deux ou trois salariés transformés pour l'occasion en esclavagistes.

Ecrit par : Yannick Comenge | mardi, 31 octobre 2006 17:42

@Yannick

Le stage - s'il n'y a pas d'abus (en durée ET en nombre de stagiaires par rapport au nombre de salarié) est une chance pour le salarié.

Si tout le monde imposait un salaire minimum aux stagiaires, je veux dire tous les pays, moi et un nombre considérables de condisciples n'auraient jamais pu faire de stage à l'étranger: et vice versa pour nos amis étrangers.
J'avais des responsabilités au raz de pâquerettes durant ces stages, mais au moins j'ai pu me « payer » mes sorties, connaître le pays et le monde de l'entreprise de ces pays: les voyages forment la jeunesse et j'ajouterais les stages aussi.
Vous croyez que les autres pays seront aussi législateurs et contraignants que nous?
Vous savez bien que non.

J’insiste donc : s’il y a abus c’est dans certaines activités et c’est sur le plan de la durée des stages (maximum 6 mois selon moi)

Ecrit par : olivier S | mardi, 31 octobre 2006 18:01

@ Olivier,
C'est ce qu'on appelle une idée reçue et qui arrange surtout le patronat français. Pour etre clair, je ne parle pas de stage de langue ou ce type d'experience qui forme la jeunesse... je parle des stages en entreprises qui doivent etre rémunérés.
Je vais vous confier que j'approuve parfois le modele américain car souvent dans une tache quelconque qui serait considéré comme du bénévolat en France, aux USA on paiera le stagiaire. Et il sera d'autant plus rémunéré que la tache sera ingrate... Labas on ne bosse jamais pour rien, time is money et pour tout le monde...
Mais dans la vieille europe qui frise le ridicule avec sa veille sur les statistiques du chomage, on veut à tout prix faire des marchandages à la petite semaine et faire en sorte que des gens ne soient pas rémunérés alors que parfois il offrent ce qu'un salarié ferait moins bien...oui le temps des stagiaires incompétents est fini, maintenant parfois un stagiaire peut avoir plus de responsabilité et de boulot qu'un CDI qui serait là à siroter son café dans son bureau...
Tout travail merite salaire et reconnaissance, c'est d'ailleurs la base du libéralisme... Sarkozi devrait meme etre d'accord avec moi sur le sujet...

Ecrit par : Yannick Comenge | mardi, 31 octobre 2006 18:20

Bonjour

Le vrai problème des stages s'est posé quand les hommes de l'état les ont institués, ils ont fabriqué ce jour la un des nombreux satuts de la précarité. Pour ce faire, ils ont fait croire à leur utilité avec des grands mots "entreprise, marché, concurrence" il s'agit en fait de flater les bas intincts de bizutage des français.

Le premier satgiaire était un précaire, aujourd'hui, les stagiaires sont des précaires, qualitativement rien a changé.

La solution est de supprimer les stages comme on a supprimé les TUC et autres SIVP qui étaient aussi en leur temps des sous emploi précaires pour occuper le lumpen proletariat. Malheureusement, trop de gens croient le bizutage necessaire pour les jeunes pour qu'on puisse supprimer les stages

Résultat de tout cela, les jeunes ont honte.

Ecrit par : MINUX75 | vendredi, 03 novembre 2006 00:51

Bonjour

Le vrai problème des stages s'est posé quand les hommes de l'état les ont institués, ils ont fabriqué ce jour la un des nombreux satuts de la précarité. Pour ce faire, ils ont fait croire à leur utilité avec des grands mots "entreprise, marché, concurrence" il s'agit en fait de flater les bas intincts de bizutage des français.

Le premier satgiaire était un précaire, aujourd'hui, les stagiaires sont des précaires, qualitativement rien a changé.

La solution est de supprimer les stages comme on a supprimé les TUC et autres SIVP qui étaient aussi en leur temps des sous emploi précaires pour occuper le lumpen proletariat. Malheureusement, trop de gens croient le bizutage necessaire pour les jeunes pour qu'on puisse supprimer les stages

Résultat de tout cela, les jeunes ont honte.

Ecrit par : MINUX75 | vendredi, 03 novembre 2006 00:52

"Le stage - s'il n'y a pas d'abus (en durée ET en nombre de stagiaires par rapport au nombre de salarié) est une chance pour le salarié."

Joli lapsus Olivier s.

Le problème du stagiaire, c'est justement de ne pas être salarié. Syndicats en cas de problème? Que dalle. Comité d'Entreprise? existe pas. Droit aux assedics après 6, 9 , 12 mois de bons et loyaux services? Nul. Direction RMI, à condition d'avoir la chance d'avoir 25 ans, sinon, direction papa-maman-resto du coeur ou n'importe qui qui peut aider.

donc non, même court, même avec un bon encadrement, les stages tels qu'ils existent à l'heure actuelle, c'est pas bénéfique aux deux parties.

Et sinon , oui , je sais que si on partageait vraiment les richesses dans ce monde, on n'aurait pas tous 300 euros par mois pour vivre. Ben chiche qu'on le fasse, qu'on joue la concurrence pour de vrai avec les autres pays moins légalistes, mais qu'on demande pas aux jeunes de vivre dans un monde de riches avec des clopinettes (vous avez vu le prix d'un sandwich au jambon à Paris?) et de se contenter de l'"expérience enrichissante" du stage...

Ecrit par : L'intello du dessous | vendredi, 03 novembre 2006 22:20

Affaire a suivre !!!
http://jai-des-choses-a-dire.over-blog.com

Ecrit par : RS | dimanche, 05 novembre 2006 12:11

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