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vendredi, 30 mars 2007

La franchise selon Nicolas Sarkozy.

J'héberge aujourd'hui - un honneur - un texte de Christian Lehmann, Martin Winckler (tous deux médecins généralistes et écrivains) et Philippe Sopena (médecin généraliste, ancien Vice-Président de MG France), au sujet du projet de Nicolas Sarkozy de franchise sur les remboursements de soins.

Un projet dont Nicolas Sarkozy ne se vante plus en meeting...

 
Le docteur Lehmann (honorablement connu sur le DEL sous le pseudonyme de Docteur Justice & auteur des Fossoyeurs chez Privé) sera de garde sur ce blog tout au long de la journée pour répondre à la moindre de vos interrogations. 

Profitez-en, les consultations sont gratuites ! 





Sarkozy
envoyé par manifestesante
 
 
PS : Vive le feu s'est réveillé ; jetez un oeil, ça vaut le coup...

 
 

En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour «qu’ils  consomment moins » ou, au minimum, pour que «la Sécu rembourse de moins en moins».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins.

Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une FRANCHISE c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien.

Rien du tout. 

Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

À la convention Santé de l’UMP, en juin 2006, après l’habituel couplet sur les abus et les fraudes (parfait pour désespérer la population de la notion de solidarité), Nicolas Sarkozy pose LA question : « Nous parlons d’assurance maladie… Y a-t-il une seule assurance sans franchise ? ».

Escamotant habilement le mot « solidaire », il traite la protection sociale comme une simple question d’assurance commerciale. Mais se garde d’avancer un chiffre. Car la franchise sur les remboursements modifierait profondément le système de protection sociale. L’entourage néolibéral de l’homme qui cite Jaurès pour appliquer le programme de Thatcher le sait bien : un système de franchise «forfaitaire et acquittée chaque trimestre» aurait des effets dramatiques pour les patients aux faibles revenus, mais pas assez pauvres pour en être dispensés. Certains d’entre eux amputeraient leur train de vie modeste pour pouvoir accéder aux soins. D’autres tenteraient de les retarder, y renonceraient. Tous seraient fragilisés, et cette précarité dans le domaine fondamental qu’est la santé les rendrait plus « flexibles » encore.  

LA « FRANCHISE », UN THEME RÉCURRENT POUR NICOLAS SARKOZY.

La « franchise » ce n’est pas un mot lâché un peu vite dans un discours de campagne mais bien une constante (une des rares !!!) de la pensée politique de cet admirateur des « néo conservateurs » américains ( USA = le plus haut niveau de dépense par habitant, mais 40 millions d’américains sans assurance maladie et un résultat sanitaire déplorable).

Dès 2001, dans son livre Libre :

« Je crois utile qu’un système de franchise soit mis en place comme pour tout processus d’assurance. Ainsi les 500 premiers francs (76,22 €) de dépenses de santé annuelles des assurés sociaux ne seraient pas  remboursés afin de responsabiliser ceux-ci ».

Mais étrangement, devant le panel venu récemment l’interroger sur TF1 - et près de 9 milllions de téléspectateurs - Nicolas Sarkozy livre un tout autre chiffre : sa franchise n’est plus de 50, 76 ou 100 euros, mais… représenterait seulement « les 5 ou 10 premiers euros de dépense de santé chaque année » ; puis, dans un autre entretien, « quelques centimes à quelques euros pour chaque acte ».

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants  des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique. Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.  

Christian Lehmann - Martin Winckler - Philippe Sopena.

Le site pour continuer le combat.

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Commentaires

il y a urgences à faire connaître ces propositions...il est vrai!

Ecrit par : muti!!! | vendredi, 30 mars 2007 06:29

Et si on supprimais notre nénérable sécu et ses monstrueux gaspillage ???
Laissons les Français choisir leur assureur , avec une quote-part obligatoire à une
sécu réformée et responsabilisée , pour l ' indispensable solidarité nationale .
Je ne connais pas d ' assureur qui augmente ses prix en permanence et qui
baisse ses remboursements aussi en permanence ...
Je sais , je vais encore passer pour un con ...

Ecrit par : jerome | vendredi, 30 mars 2007 06:39

Bonjour
Hôtez moi un doute : seul GB vous offre une tribune pour ce texte ? Ni Le Monde ni Libé n'ont accepté de vous ouvrir leurs colonnes ?
Merci pour l'info en tout cas.

Ecrit par : Christophe Colin | vendredi, 30 mars 2007 07:31

Nicolas Sarkosy est le garant de nos libertés les plus élémentaires ;-)

La liberté pour un médecin de soigner ceux de ses patients avec lesquels il posséde une relation de confiance (les patients en mesure d'acquitter les dépassements d'honoraires) et d'installer son cabinet dans la ville de son choix.
La liberté de transmettre son patrimoine a sa famille au lieu de le disperser dans le puits perdu de l'assistanat.
La liberté pour nos municipalités de ne pas transporter les HLM en Centre ville ou nous installons nos cabinets.

Nicolas Sarkosy nous garantit encore de pouvoir circuler en ville avec le véhicule de notre choix (contre cette ridicule chasse aux 4*4).

La liberté de s'expatrier et notamment s'il prenait l'envie ridicule à la gauche d'accabler les créateurs de richesse comme nos grand artistes et nos plus grands chirurgiens demain sous contrats exclusifs avec les assurances privées.


Nicolas Sarkosy n'a jamais été meilleur depuis qu'il peut enfin parler en toute liberté et n'est plus dans l'obligation de verser une larme hypocrite sur la racaille qui tente de piller nos caisses de sécurité sociale


C'est d'un cauchemar que je vous entretiens là.

Rare sont vos confréres qui pourraient tenir de tels propos !

La franchise mais Il s'agit d'un crime en puissance: notamment en cas d'épidémie grave qui se développerait sournoisement dans les couches fragiles de la population écartées du circuit de santé.

Pourtant l'institut IPSOS lui accorde toujours 31% avec la marge d'erreur inhérente, le candidat des néos conservateurs pourrait battre le record de Mitterrand (33%) lors d'un premier tour.

Ecrit par : borneo | vendredi, 30 mars 2007 07:42

Jérome d'accord sur le constat mais si tu supprimes la SS, comment vont devenir les plus pauvres ?
Un système à l'US serait honteux pour la France.
D'accord pour confier la SS à des assurances privées quoique je ne sois pas sur que cela coute moins cher en définitive et que cela permette aux gens d'être mieux rembourser.

Les mêmes arguments avaient été donné quand ils ont voulu privatiser l'eau en France et depuis les prix ont doublé....

Non, le trou de la SS est voulu en France et bcp s'occupe à braquer la SS
Les médecins qui prescrivent des radios ou des analyses inutiles et qui se paient sans vergogne sur le dos de la SS
Les français qui essaient toujours de se faire rembourser par la SS même pour de la chirurgie esthétique et qui abusent de la médecine de ville
L'immigration clandestine : ces gens n'oublient pas de venir se faire soigner, n'ayez crainte.

Sarko propose de lutter contre le point 2 mais surtout pas contre le 1 ni le 3....

Ecrit par : Maxime | vendredi, 30 mars 2007 07:43

Je suis allé jeter un coup d'oeil à "vive le feu"
Vu une photo de sarkozy bien cadré pour le montre comme un certain Adolf...
Donc ce genre de site vaut le coup d'oeil ?
Sarkozy est donc hitlérien, c'est le message qui passe et qui peurrrrrrrrrr.
Bon, chers camarades, prenez donc les armes et le maquis. Mais surtout ne nous faites pas le coup des FFI du dernier quart d'heure.

Ecrit par : Docteur OX | vendredi, 30 mars 2007 08:02

Docteur, ici il y a de vrais docteurs qui disent des choses graves, alors retournez jouer à vos petits jeux, avec vos gros doigts ;)

Ecrit par : g.b. | vendredi, 30 mars 2007 08:04

A Jérome:
comme dit dans l'article, que font les plus pauvres qui n'ont les moyens de payer l'assurance qu'au detriment de l'achat de ce qui est vital (ceux qui n'ont pas droit à la CMU mais qui sont limite)?

A Maxime:
Il est bien évident que ce sont les clandestins qui creusent le trou de la sécu...On marche sur la tête!

Peut-être que si au lieu de systématiquement traiter les symptômes notre système médical cherchait les causes, moins de personnes retourneraient voir leur médecin (anti-depresseurs par exemple)... A titre d'exemple, ma fille a passé 2 ans sous antibios, visite toutes les 2 semaines chez le médecin, re-antibios. Au bout de 2 ans, opération et depuis plus de visite chez le médecin. Il aura fallu 2 ans pour enfin chercher LA cause et la trouver. Soit 52*22 = 1154€ de visites, sans compter le traitement... Il me semble que le trou réside plus dans ce problème (entre autres) que dans les soins apportés aux clandestins!

Ecrit par : Valérie | vendredi, 30 mars 2007 08:18

Vous oubliez que "l' homme n 'est pas une marchandise comme les autres", ça doit pas être si méchant son coup de la franchise.Au lieu de courir après la droite avec leur drapeau à la noix , ils feraient mieux à gauche d 'occuper le terrain oui... l 'UMP dit n 'importe quoi en général, c 'est du charabia sans queue ni tête , et personne pour le contredire.Ils sont ou les débats ?Sinon, hier je me suis fait virer de mon cNE par ...téléphone !Lol!Au fait , il aime pasles fraudeurs Sarko, il va pouvoir rappeler à l 'ordre son ami Johnny ...

Ecrit par : jean louis bozo | vendredi, 30 mars 2007 08:21

Johnny n'est pas un fraudeur sinon il serait poursuivi comme tel....

Ecrit par : bibi | vendredi, 30 mars 2007 08:35

Privatisation = augmentation des prix (Télécoms, eau, élèctricité, etc...).

Il veut inverser la chose?

Les grosses boites lorgnent un marché de 65 miliards. Comme un chat guette une souris.

Alors...

Ecrit par : stf | vendredi, 30 mars 2007 08:43

@ mister guy

Vos docteurs disent des choses graves...mais n'ont pas de remèdes. Donc vous aussi vous jouez avec de gros doigts sur vos claviers.

Ecrit par : Docteur OX | vendredi, 30 mars 2007 08:48

Le plus "amusant" dans ce principe de "franchise" c'est qu'en réalité il constitue une incitation à dépenser PLUS puisqu'il faut dépenser plus que la franchise pour être remboursé !
C'est pas seulement injuste et méprisant pour les nécessiteux, c'est idiot et contre-productif .

Ecrit par : urbain | vendredi, 30 mars 2007 08:48

Jérôme écrit:
"Et si on supprimais notre nénérable sécu"... suivi de "Laissons les Français choisir leur assureur , avec une quote-part obligatoire à une sécu réformée et responsabilisée , pour l ' indispensable solidarité nationale"
Je sais , je vais encore passer pour un con ...

Réponse:
je veux bien répondre, mais clarifiez d'abord votre position: la Sécu serait insupportablement mal gérée, il faudrait la supprimmer... mais elle serait indispensable?
Vous allez augmenter ma consommation de paracétamol, et ça, d'un point de vue purement économique, c'est pas bien...

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 08:50

@Christophe:
Des textes sur la franchise ont été soumis depuis un mois à Libération et au Monde.
No comment, vieux. NO COMMENT.
Mais si vous avez colligé le nombre d'articles sur la longueur de la hampe des drapeaux, vous avez de quoi caler une table basse... :-))

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 08:55

Docteur OX, Il y a un remède, il est connu depuis longtemps: la croissance. Plus de croissance, plus d'emplois, plus de recettes de cotisations sociales, moins de déficits sociaux. Ah, et par dessus le marché, plus de recettes fiscales, moins de déficit public

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 09:00

"Johnny n'est pas un fraudeur sinon il serait poursuivi comme tel...."
TECHNIQUEMENT il n ' est pas un fraudeur bibi...Mais c'est pas le sujet.

Ecrit par : jean louis bozo | vendredi, 30 mars 2007 09:04

Mon cher Christian, j'ai le sentiment que , comme moi, vous allez voter Bayrou ...
( seul à ne pas s'engager sur le terrain des "drapeaux" de la droite , et à avoir produit une réponse correcte et construite au problème du "ministère" de l' "immigration menaçant l'identité nationale" ( entendre son intervention sur france culture il y a 10 jours ).

Ecrit par : urbain | vendredi, 30 mars 2007 09:04

Maxime écrit:
"D'accord pour confier la SS à des assurances privées quoique je ne sois pas sur que cela coute moins cher en définitive et que cela permette aux gens d'être mieux rembourser."

Je vois que le néolibéralisme a fait des adeptes. Vous seriez d'accord pour confier la Sécu au privé, sans avoir aucune "assurance" que ça coûte moins cher ou permette un meilleur remboursement... Sur quel raisonnement vous fondez-vous? C'est privé donc c'est mieux, c'est ça?
Je ne suis pas économiste mais:
le privé recherchera la rentabilité, pas seulement l'équilibre
la concurrence entre assureurs entraînera obligatoirement des dépenses supplémentaires de publicité et de marketing pour attirer le chaland, à hauteur de 20%.

"Les mêmes arguments avaient été donné quand ils ont voulu privatiser l'eau en France et depuis les prix ont doublé...."

Ben oui.... Vous répondez à votre question, Maxime.

"Non, le trou de la SS est voulu en France et bcp s'occupe à braquer la SS
Les médecins qui prescrivent des radios ou des analyses inutiles et qui se paient sans vergogne sur le dos de la SS
Les français qui essaient toujours de se faire rembourser par la SS même pour de la chirurgie esthétique et qui abusent de la médecine de ville
L'immigration clandestine : ces gens n'oublient pas de venir se faire soigner, n'ayez crainte.

Sarko propose de lutter contre le point 2 mais surtout pas contre le 1 ni le 3...."

Tous coupables sauf vous, Maxime?
"Les médecins sont laxistes et complices
Les français abusent
Les immigrés creusent le trou"
Beaucoup pour un seul homme, non? ;-)

Revenons à ce point 2:
Une franchise sur les remboursements pénalisera tous les patients. Pour la faire passer, il faut d'abord avoir profondément ancré dans l'esprit des Français que le système solidaire est foutu parce que trop de gens en "abusent". Or, c'est faux. Des cas spécifiques sont montés en épingle, afin de dégoûter la population de l'idée de solidarité ( c'est évident pour les arrêts de travail, dont le taux d'arrêts injustifiés est ARTIFICIELLEMENT gonflé dans les statistiques que l'on nous sort depuis 2004).
Ce ne sont pas LES AUTRES qui sont coupables, LES AUTRES qui seront ciblés, c'est VOUS.

La seule vraie spécificité française, en matière de santé, c'est la très forte consommation de médicaments. mais comme par hasard, la franchise ne s'applique pas sur le médicament pour ne pas nuire à la santé financière des firmes. Etonnant, non?

Ecrit par : christian lehmann | vendredi, 30 mars 2007 09:05

"Le plus "amusant" dans ce principe de "franchise" c'est qu'en réalité il constitue une incitation à dépenser PLUS puisqu'il faut dépenser plus que la franchise pour être remboursé !
C'est pas seulement injuste et méprisant pour les nécessiteux, c'est idiot et contre-productif .

Ecrit par : urbain | vendredi, 30 mars 2007 08:48 "

Exact.
Une partie des Français ( 27%, d'après la Direction de la Sécurité Sociale) cotiserait sans plus recevoir un centime.
Et ceux qui ont payé la franchise pourraient être tentés d'en "avoir pour leur argent"
A terme, bilan économique nul. Mais, et c'est probablement le but recherché, un désengagement croissant de la notion de solidarité chez les plus jeunes, et les personnes en bonne santé, ne voyant plus aucun intérêt à payer pour un système qui ne leur rembourse rien.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 09:10

Et qu'en est-il de la CMU dans les projets de réformes de Sarko et consorts?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 09:11

Urbain

Merci de ne pas kidnapper mon vote ;-)
Je ne suis pas certain que mon vote soit important, c'est l'exposé de la situation qui l'est.
Le site www.appelcontrelafranchise.org l'explique clairement:
"Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France. "

Lorsque les candidats auront clarifié leur position sur CE sujet, ce sera un élément, parmi d'autres, pour choisir en conscience.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 09:15

Oyez ! Oyez !

Permettez-moi un conseil : acheter et lire "Les fossoyeurs" de Christian Lehmann
(ze man) toutes affaires cessantes.

Pour apprendre et comprendre la réalité cachée derrière le vocabulaire de réforme, d'amélioration, d'efforts partagés, blablabla.
Pour être au courant des mécanismes destructeurs et rapaces mis en oeuvre.

Et aussi - cerise sur le gâteau - parce que c'est un vrai livre, avec plein de morceaux de style dedans.
Puis enfin parce que si le fond (de l'air) effraie, la forme est souvent d'une drôlerie aussi délectable qu'incisive - bien que l'doc n'soit pas dentiste.

Ecrit par : IznoPreum's | vendredi, 30 mars 2007 09:17

bilbo,
je ne peux te répondre car les propositions sont à géométrie variable en fonction de l'interlocuteur. ainsi cette franchise passe de 50, 76, 100 euros... à quelques centimes d'euros ( ce qui est incohérent car il y a DEJA des forfaits de 1 euro sur les consultations et actes de biologie). Sur ces sujets, le candidat de l'UMP avance masqué.

Idem pour la CMU. le discours martelé depuis 2004 sur les abus, etc..., a, tu l'as remarqué, posé le problème de la réception des patients CMU dans certains cabinets. Le gouvernement a fait mine de s'en émouvoir alors que c'est AUSSI le discours incessant sur les fraudes, etc..., qui a joué un rôle de repoussoir vis-à-vis des patients démunis.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 09:20

J"ai toujours su FinKie's malade, consultation docteur, mais là chez « Seb le feu a repris » cela demande une camisole de boite crânienne. On en fait de très belle genre passoire, au BHV et autres canailleries. Ainsi je suis anti-sémite. Je t'aime kraut, tu m'as, sur le sujet, décomplexé. Mais réellement un internement s'impose avec sarko qui va fondre ses plombs après son échec de candidat on vous mettra ensemble dans la même chambre mais on noiera les petits.
Finkie's l'homme qui ne supporta pas les sunlights. Il n’est pas le seul.
Pour la santé des autres l’emploi et l’augmentation des salaires, comme le font tous les pays européens et comme le dit Bilbo peut suffire à remplir les caisses. Tant sur la maladie que sur l’accès aux soins et préventions. Mais aussi, hein Finkie’s, ne pas se tromper de mot. Nous avons besoins de Protections sociales pas d’Assistance sociale.

Ecrit par : martingrall | vendredi, 30 mars 2007 09:21

* Pourquoi une grosse majorité de médecin est-elle de droite ?
* Est-il vrai qu’une partie de la profession a accusé ces dernières années une baisse de ses revenus ?
* Très grossièrement, il faudrait baisser de combien le chômage pour équilibrer les comptes de la Sécu (maladie) ?

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 30 mars 2007 09:28

imaginons 2 mn que nicolas sarkozy soit élu...... il ne pourra jamais gouverner, toutes ces mesures à l'américaine vont amener la population dans la rue c'est sûr !

Ecrit par : florence | vendredi, 30 mars 2007 09:28

Salut Christian,

En parlant de trou de la sécurité sociale et si mes souvenirs sont bons, ce n'est pas la branche maladie qui est déficitaire, si ?

PS : un clin d'oeil en passant, tu comprendras.

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 30 mars 2007 09:32

Il était à combien, déjà, le forfait hospitalier lorsqu'il a été mis en place? Et maintenant? Si franchise il y avait, nul doute qu'elle serait mise en place sur un montant symbolique, voire dérisoire. Dans un premier temps, du moins. C'est une histoire de digue. Qu'on accepte la moindre fissure dans le système, le moindre coup de canif, l'eau finira par se déverser et noyer le système. Et il y a quelques milliards de mètres cube derrière, du côté des assureurs...

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 09:33

Bilbo, la «croissance» c'est l'augmentation du PIB, si je ne m'abuse?

Alors une question: en quoi l'augmentation de la richesse influe sur la redistribution de celle-ci?

J'ai limpression qu'on nous prend vraiment pour des cons, a monter cette croissance en épingle, moi...

Pasqu'une augmentation de mon salaire, même de 3%, a mon echelle ça va pas chier loin.

Et si la France, avec sa richesse est déjà en train d'emprunter, 3% ça fait des chiffres à plusieurs zéro d'accord, mais j'aimerais bin voir l'opinion d'éconnomistes.

'Fin j'dis ça j'dis rein, mais ça fait pas si longtemps que ça que la croissance est montrée du doigt, avant, c'était une donnée économique comme une autre.

Ecrit par : stf | vendredi, 30 mars 2007 09:34

Sur ce, je m'en vais soigner mon mal de tête que je traîne depuis 10 jours au niveau de l'occipital gauche... Une simple névralgie, docteur?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 09:39

Ajamais:

*je ne suis pas sociologue, mais j'imagine que nombre de gens votent en fonction de ce qu'ils perçoivent être leur intérêt. une minorité vote en fonction d'un projet de société ou d'une vision moins égocentrée. les sondages récents mettent Sarkozy en tête chez les médecins suivi de Bayrou puis Royal. Le Pen semble plafonner à 4-5% chez les médecins ( je ne sais pas quelle est la part de sous-déclaration)
un mot, aussi: le corps médical est tout sauf homogène: généralistes, spécialistes en secteur 1, hospitaliers, spécialistes exerçant en clinique, médecins dépassant ou non les tarifs, etc...; il y a de très nombreuses catégories.
ce qui est certain, par contre, c'est que la gauche socialiste ne sait pas quel bout prendre le corps médical et peine à l'entendre. et que, droite, gauche, centre confondus, toute le monde voit bien que le système se délite, que les soins de premiers recours se "cassent la gueule" ( généralistes, infirmiers, kiénsithérapeutes) avec un recours excessif à l'hôpital et aux urgences, dont tout le monde a conscience qu'il embolise le système hospitalier et le désorganise... mais personne ne fait rien.
*il y a baisse de revenus de certains. la réforme a nettement augmenté les tarifs de consultations spécialisées, généralisé la possibilité de dépassements. reste que les situations sont toujours hétérogènes, et que le jeune interne qui choisit le premier la spécialité de médecine générale lors de l'examen National Classant le fait sous une avalanche de quolibets et de lazzis... Tant est profondément ancré à l’université, parmi les spécialistes enseignants, l’adage méprisant qui voudrait que la médecine générale soit le fruit d’une sélection par l’échec. Tant est évidente la réalité économique, qui veut que seul un idiot ou une illuminée choisirait, d’un mot, d’amputer son revenu de 40 à 50% tout au long de sa carrière future.

*Depuis 1982, 12 points du PIB sont passés des salaires aux revenus financiers. Chaque année, donc, 190 milliards d'euros manquent à l'appel...

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 09:40

José

un clin d'oeil aussi ;-)))

la branche maladie est déficitaire, oui.
mais comme je l'explique dans le livre:
la Sécu, dont le gouffre nous est annoncé comme insupportable, finance la protection sociale jusqu'au 24 décembre ( si l'Etat lui verse ce qu'il lui doit au regard des exonérations patronales)
l'Etat, lui, est en faillite à partir du 5 Novembre chaque année.

Pourquoi, à ton avis, dénonce-ton constamment les médecins laxistes et les patients abuseurs... et ne s'intéresse-t-on pas aux gestionnaires politiques de l'Etat?

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 09:45

@ Florence,
Je vous trouve bien naïve, ou en tous cas un peu trop confiante dans la nature humaine.
Si par malheur ce que vous écrivez se produit, il y a fort à parier quela majorité de la population ne bougera pas le petit doigt.

Ecrit par : tom decembre | vendredi, 30 mars 2007 09:46

Franchise, comme sur ma bagnole. Mais j'ai pas de franchise sur ma bagnole.
Ben heureusement j'acquite déjà la TIPP à 700%. Il y a longtemps on voulait supprimer le plafond, je en sais plus ou ça en est. masi pour la santé , il faut une très longue journée. Une des raisons, ce n'est pas la seule, de la dégradation des logements sociaux à été l'APL ou l'on payait et on paye encore des personnes pour habiter dans ces logements. Donc, pour faire vite, ce sont des logements que les ""ricehs ne veulent pas habiter parec qu'ils ne valent rien. Si on avait conservé le mode d'allocation ou le locataire payait et recevait le mois d'après l'aide correspondante. Beaucoup de ces quartiers n'auraient pas été dégradés. l"APL couvre les loyers et les charges de réparation et d'entretien. Pour la santé le paiement des prestations et le remboursement en fin de mois, interdirait de fait les quelques personnes qui vont voir les médecins généralistes en lieu et place des sociologues. a plus

Ecrit par : martingrall | vendredi, 30 mars 2007 09:49

S'attendre à ce que Sarkozy propose des mesures réfléchies en matière de social après avoir entendu son discours matiné d'un marketing des plus ségmentant ce n'est pas se faire des illusions mais c'est une faute de goût. Il fait ses propositions selon les sondages quali : c'est tout le rêve qu'il nous propose. Ne me demandez pas contre qui je vais voter !

Ecrit par : belkacem | vendredi, 30 mars 2007 10:09

Orthodontiste, inscrit au conseil de l'ordre de l'Isère et de l'Hérault en 2004, j'ai créé mon cabinet à Fabrègues pour me rapprocher de mes enfants et pour avoir ma propre activité. Après deux années d'activités libérales , je me suis vu radié de l'ordre en juin 2006 pour le motif que mon diplôme ne répondrait pas aux conditions d'exercice du code de la santé publique. Je signale que ma thèse a été soutenue à Montpellier qui m'a délivré le grade de docteur en chirurgie dentaire, mais pour des raisons de coopération entre Etats mon diplôme a été délivré par Abidjan.
Devant les difficultés énormes aujourd'hui du fait de mon endettement, je viens de faire quarante jours de grève de la faim pour dénoncer l'abus de pouvoir des l'ordre. LIBERATION a en fait l'écho hier et sollicite le soutien de tous ceux épris de justice pour donner un écho national dans la presse pour dénoncer l'ABSURDITE de la situation qui me pénalise professionnellement et familialement.

http://www.liberation.fr/actualite/societe/244068.FR.php

Merci

Ecrit par : coulibaly | vendredi, 30 mars 2007 10:16

on peut arreter l'annee le 25 decembre .
et faire les 35 h.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 10:22

Il y a une autre question que pose cette franchise annoncée par Sarkozy et un peu évoquée dans le texte de nos trois médecins : la solidarité. En effet quelqu'un de bien portant (un homme de 20-40 ans, qui va au maximum une à deux fois par an chez le médecin) va t'il accepter de continuer à cotiser pour une assurance obligatoire si le peu d'usage du système de santé qu'il a est soumis à une franchise et donc ne bénéficie d'aucun rembourcement ? Cette idée de franchise est tout bonnement un pas vers la privatisation de l'assurance maladie.
Dans son idée de responsabilisation, Mr Sarkozy oublie que la sécurité sociale effectue en grande majorité des remboursements à 35 %, 65 % ou 70 %. donc pour ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir une mutuelle, les frais sont déjà importants. En fait c'est lui qui a une vision très consummériste de la santé.

Ecrit par : carole | vendredi, 30 mars 2007 10:30

bonjour,

la mise en place de cette franchise aurait sans doute pour effet de diminuer fortement les fréquentes visites chez son médecin, les visites qu'on pourrait éviter, le bobo du petit dernier, le certificat médical pour la licence de foot, etc, mais qui permettent de gerder un contact avec son médecin. Mais c'est vrai que c'est un peu luxueux.

Ca aurait donc 2 conséquences directes, une baisse de la connaissance qu'à le MG de ses patients, et une baisse du chiffre d'affaire du premier nommé.
Vu que ces actes comptent peu dans le déficit de l'AM (voir les dépenses de l'hopital et les médicaments), c'est une décision à portée symbolique, peu efficace, et finalement qui emmerde tout le monde.

Sur l'hopital, des choses ont commencé à bouger : la loi d'AM de 2004 introduit la T2A (tarification à l'acte), censée permettre à l'AM de délivrer des remboursements plus en rapport avec les actes réellement dispensés. Il faudra attendre pour en mesurer la portée réelle. Il faudrait aussi réfléchir à la cartographie hospitalière, qui, sous prétexte de maillage fin, induit des plans de survie à grands frais de petits hopitaux de proximité aux services rendus souvent plus que moyens.

Sur les médicaments, l'industrie pharma est forcément un lobby efficace. A défaut de recherche publique digne de ce nom, ils sont les seuls à pouvoir pondre de nouvelles molécules, dont seront tirés plus tard les génériques. Qu'on menace de les taper au portefeuille, qu'ils nous menacent de nous taper sur l'effort de recherche et d'innovation. Alors on s'écrase.

Petite remarque sur les génériques : certes, la molécule est la même, mais il faudrait aussi s'assurer que le reste est à la hauteur. Parfois, la qualité du contenant influe sur le mode de diffusion du contenu, rendant son action moins efficace.

Ecrit par : xolotl | vendredi, 30 mars 2007 10:30

J'entendais hier sur france Info que les médecins de la fonction publique
étaient de plus en plus stréssés (à la suite d'un rapport...): cela fait peur tout "ça": le moral des médecins se serait-il dégradé ?

Ecrit par : e.t | vendredi, 30 mars 2007 10:33

je connais un medecin qui encaisse sur une carte de cmu toute la famille en meme temps pour une consultation.
c'est de la provoc mais c'est vrai.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 10:42

Hors sujet mais de taille!

Le sommet de Riyad a voulu remplacer la « feuille de route » par un plan stipulant l'évacuation de tous les Territoires occupés.
LE SOMMET de la Ligue arabe s'est terminé hier à Riyad par une main tendue à Israël. Les pays membres demandent à l'État hébreu d'accepter le plan de paix arabe de 2002 : la normalisation des relations en échange d'un État palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et une solution au retour des réfugiés. Le plan de paix comporte aussi un projet d'accord avec la Syrie sur le plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967.
Le numéro deux israélien, Shimon Pérès, a refusé immédiatement la proposition arabe, car alors « des négociations n'auraient plus de raison d'être ». Les dirigeants arabes sont restés fermes tout en laissant la porte ouverte. « Nous leur disons : acceptez l'initiative de paix d'abord, puis venez à la table de négociations afin que l'on puisse parvenir à un règlement juste », a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.
Les Arabes se sont contentés de remettre sur la table leur plan initial, élaboré en 2002. Mais cette nouvelle offre solennelle est lancée dans un contexte différent, où les États-Unis, seul arbitre admis jusqu'ici par les deux parties, sont affaiblis par leur échec en Irak, et où le premier ministre israélien atteint des records d'impopularité. L'offre arabe est en outre soutenue par le gouvernement d'union nationale palestinien, même si son premier ministre Hamas, Ismaïl Haniyeh, n'a dit oui que du bout des lèvres, acceptant de « ne pas s'opposer » au plan de paix commun. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, issu du Fatah de Yasser Arafat, s'est montré plus enthousiaste, saluant « l'offre la plus importante depuis 1948 », date de la création d'Israël.
Compensations pour les réfugiés palestiniens
Le plan de paix arabe est appuyé par les grands pays musulmans représentés à Riyad par leurs dirigeants, comme le président pakistanais Musharraf et le premier ministre turc Erdogan. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré avoir « exhorté (ses) amis israéliens à envisager sous un nouveau jour cette initiative ». La réaction israélienne délimite les deux positions en présence. Les Israéliens, qui ont fait un pas en proposant des négociations régulières avec les Palestiniens, refusent de se voir fixer à l'avance le but à atteindre. Les Arabes veulent eux aussi des négociations entre Israéliens et Palestiniens, mais sur la base de leur plan de paix. Cela ne signifie pas qu'il n'y a rien à négocier, a dit le secrétaire général Amr Moussa, qui propose aux deux parties de débattre sur les portes laissées ouvertes par le texte.
Ce dernier permet des aménagements de détail sur les frontières, et des arrangements sur le problème des réfugiés. Sur ce point, le plan arabe se contente de citer la résolution 194 de l'ONU, assez vague. Amr Moussa a mis les points sur les «i». Les réfugiés de 1948 et leurs descendants pourront choisir des compensations au lieu de revenir en Israël. Ce compromis avait déjà été accepté officieusement par Yasser Arafat. Les Israéliens refusent jusqu'ici cette solution, qui à leurs yeux consacrerait « l'illégitimité » de l'entreprise sioniste.
Pour les Arabes, et en particulier les Saoudiens, à l'origine du plan de paix de 2002, l'objectif diplomatique est de taille. La Ligue arabe ne vise rien de moins que de remplacer le seul plan de paix admis officiellement par toutes les parties, la « feuille de route » présentée en 2003. Cette dernière avait justement le tort, selon les Arabes, de tracer le chemin vers le règlement final sans préciser son contenu. Pour la première fois, la diplomatie saoudienne prononce le constat de décès de ce plan soutenu par le quartette (États-Unis, Europe, Russie et ONU). « »La feuille de route* ? Quelle feuille de route ? », s'est exclamé le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, devant le correspondant du Figaro. Pour le prince, la route n'existe pas « car on n'en voit ni le début ni la fin ».
Le plan de paix arabe était pourtant mentionné, mais en passant, dans la «feuille de route» de 2003. Les Arabes y voient une preuve supplémentaire de l'incohérence du document du quartette. En le dénonçant, l'Arabie saoudite se démarque de son allié américain. Après avoir été à l'origine du gouvernement d'union palestinien, récusé par Israël et Washington, le roi Abdallah cherche désormais à se poser en leader du monde arabe et musulman.

Je crois que c'est très important, en particulier la dernière phrase!

Ecrit par : Gillou le Fou | vendredi, 30 mars 2007 10:43

Il me semble que les "compensations" sont toutes trouvées.
L'échange pacifique des colonies contre le droit au retour des palestiniens.

Ecrit par : borneo | vendredi, 30 mars 2007 10:56

Xolotl

la tarification à l'activité a déja fait ses preuves. dès sa première année d'utilisation l'IGAS a foruni un rapport à Xavier Bertrand.. qui s'est empressé de s'asseoir dessus vu que l'IGAS demandait un moratoire au vu de l'explosion des dépenses.
La T2A, c'est +19.6% en 2005 puis +7.7% en 2006 pour les cliniques privées...
Et c'est la sélection des patients en fonction de leur pathologie, à l'hôpital ( l'infarctus de 40 ans est bien plus rentable que la dame de 79 ans avec fracture du poignet, bronchite et confusion) cf mon livre LES FOSSOYEURS où deux chapitres y sont consacrés:
L'hôpital entreprise
et
Le crépuscule des vieux


Pour le reste, la médecine générale, c'est 3.2% des dépenses globales de santé. La franchise Sarkozy c'est un pas de plus vers un système à l'américaine. Tu as vu Urgences? Pas de généralistes, des patients riches qui font intervenir leur médecin privé, des patients pauvres qui encombrent les urgences et viennent tousser sur le Dr Greene.

Quand aux firmes, c'est là aussi un vaste sujet, que j'aborde dans le livre. Un lobbying tout ce qu'il y a d'efficace.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 11:00

@ GB et autres NRV,

Merci à Guy Birenbaum d'ouvrir ses colonnes à un sujet de fond de campagne. Vous êtes le seul à le faire. Nicolas Sarkosy avait la franchise de sa "franchise santé" à mi-2006, date de son intervention peu diffusée....car nous étions en vacances..!
En fait, Nicolas Sarkosy avance maintenant en Mars 2007 sur le terrain des privatisations et du MEDEF, avec son parti l'UMP tout acquis à sa cause.
Excusez moi Florence, mais je suis comme Tom décembre, si Sarkosy passe c'est qu'un maximum de Français et Française l'auront élu, comme ils ont élus Chirac en 2002 avec 82.2%, droite-gauche confondue! Alors le trop fameux "troisiéme tour" dans les rues avec des manifes.. trop tard pour la Santé, le Code du Travail, l'Enseignement, la Recherche, les Retraites, les Libertés.
Concernant la restriction des soins en France de Sarkosy, ce n'est pas une analyse d'économiste, mais celle d'un opportuniste ultra libéraliste forcené et convaincu.
En province et dans les campagnes encore plus encore que dans les villes, la Santé est le parent pauvre de la République et beaucoup de ses habitants ne sont plus soignés, tant par la restriction des moyens financiers des foyers, que par le réseau de médecins réduit à la portion congrue par la volonté de l'Etat. Toute la question est de savoir si ceux qui souffrent de la situation, vont s'exprimer dans les urnes ?

Ecrit par : Jacques St Cyr | vendredi, 30 mars 2007 11:00

@ jerome

Personne ne lui répond ?

Jerôme, la sécu c'est pas une assurance contre des accidents, avec une moyenne annnuelle qui n'a pas de raison de varier.

Une population qui vieillit coûte plus, les nouveaux traitements et mode de diagnostics aussi (c'est bête un mort ne coûte rien la sécu, même si il cotise plus, il coûte en tous cas beaucoup moins que si on s'acharnait à le soigner).

Une assurance privée n'aurait pas de mal à faire mieux que la sécu, peut-être à la marge sur ses frais de fonctionnement, mais essentiellement parce que d'une façon ou d'une autre elle trierait ses adhérents.
Quand une grande compagnie d'assurance propose de traiter pour moins cher l"assurance maladie de ses employés, elle sait bien qu'elle propose essentiellement de s'occuper d'une population correctement payée et cotisant donc au dessus de la moyenne, ayant un travail, sans maladie grave ou handicap lourd, dans la force de l'age.
Encore heureux que ce type de population soit plus rentable à "traiter" !

Pour se faire prendre à ce genre de piège, j'ai bien peur effectivement qu'il faille être un peu "con"...

Ecrit par : vpl | vendredi, 30 mars 2007 11:03

Le point de blocage reste le statut de Jérusalem. Gillou, arrête-moi, si je dis une connerie (j'ai bien le droit de faire mon Barthez de temps en temps) : Pourquoi Jérusalem ne serait-elle pas une double capitale? Et sans partition aucune. Une capitale binationale où les bâtiments les plus symboliques seraient de la seule souveraineté des uns ou des autres. Les rues, les réseaux d'eau, d'électricité allant de l'un à l'autre sont-elles un point de souveraineté qui vaillent la peine de s'entre-tuer? Ne pourraient-ils pas être gérés par une municipalité unique? Par contre, l'esplanade des mosquées serait de la responsabilité des uns, le mur celle des autres, etc, les lieux de pouvoir, comme calqué sur le principe des ambassades, des lieux de souveraineté non partagée. La frontière de Jérusalem, ce serait la frontière de la ville, en non pas la partition entre l'est et l'ouest. Une chimère que tout ça? Inacceptable pour les uns et/ou les autres?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 11:21

e.t.

nombre de médecins exerçant à l'hôpital sont stressés par l'environnement qui se dégrade autour d'eux: course à la rentabilité, fermeture de services, etc...

en ville, ce n'est pas mieux, et même probablement pire à cause de la solitude:

en 2001, 47% des médecins libéraux souffraient d'épuisement émotionnel
la 1ière cause d'invalidité est les affections psychiatriques (40% en 2002) et 18% des IJ de plus de 3 mois

en 2003, toujours, le taux de suicide des médecins libéraux s'élevait à 14% (des décès des médecins en exercice contre 6% pour une population comparable)

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 11:25

"je connais un medecin qui encaisse sur une carte de cmu toute la famille en meme temps pour une consultation.
c'est de la provoc mais c'est vrai.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 10:42 "

Et bien ça s'appelle un fraudeur, et si tu le connais, tu le signales.
Parce que ne pas le faire, c'est jeter le discrédit sur tous les autres. "Tous pourris, etc..."

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 11:25

TOUT LE MONDE est de plus en plus stressé.
Pourquoi les médecins, les fonctionnaires, toutes les professions protégées y réchaperaient-ils ?
ça n'est pas le cas dans les pays optimistes, responsables et ambitieux.

Merci à nos merveilleux précédents présidents, passéistes et endormis qui ne nous ont rien proposé, qui n'ont rien préparé.

Avec Sarko au moins le stress aura du sens.

Ecrit par : olivier S | vendredi, 30 mars 2007 11:45

... je voulais dire les gens ne sont pas aussi stressés qu'en France dans les pays "optimistes", responsables (vs les dépenses et les choix économiques) et ambitieux

Ecrit par : olivier S | vendredi, 30 mars 2007 11:46

merci Docteur Lehmann
Il y a-t-il un médicament miracle pour les migraines de monsieur Sarkozy ;)

...les médocs génériques, c'est bien mais pour les avaler, ils sont assez gros, on dirait grossse billes...non, mais c'est vrai, pour en avoir pris !

Si la consultation est gratuite, alors j'en profite ! En France, c'est - drolatique - on "bougonne" toujours de notre systhème de santé alors qu'en Angleterre, ils sont parfois obligé de venir chez nous pour faire, de toute urgence des soins trop onéreux...?

Ecrit par : e.t | vendredi, 30 mars 2007 11:50

je suis pas flic.
pour la delation anonyme je laisse ca aux collabos.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 11:50

e.T

l'équation anglaise, c'est

un système mieux organisé ( les généralistes exercent en groupe avec infirmiers, etc...)

gérant une pénurie liée au faible financement du secteur santé ( de mémoire, 7%)

nous sommes à plus de 10% avec un système totalement désorganisé

les Anglais mettraient un point de plus, leur système fonctionnerait correctement, sans déalis d'attente, etc...

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 11:55

Gillou le Fou (et le Sarkozyste) veut faire diversion avec son commentaire...

Ecrit par : Helder | vendredi, 30 mars 2007 11:55

comme série américaine intéressante ya scrubs, aussi, où dans un épisode le directeur de l'hosto explique qu'il a choisi le "patient riche" [pour le 'traitement expérimental'] au détriment du "patient pauvre" parce que s'il survie il y a une chance qu'il revienne et paye.(j'ai vu mentionner urgence)

Ecrit par : stf | vendredi, 30 mars 2007 11:59

un système mieux organisé, dites-vous. Est-ce que la création d'un réseau dense de dispensaires rentre dans cette meilleure organisation que vous appelez de vos voeux? Cela ne désengorgerait-il pas un peu les services d'urgences?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 12:04

c'est assez étrange de lire de l'étonnement ds le commentaires, parce que ces mesures (mais vous en avez parlé sur le Monde Citoyen ) restrictives de remboursement sont déjà bien appliquées sans que les patients hélas ne râlent vraiment bcp, elle sont bien connues

mais c'est un fait , à part la guerre des sondages et des images, des grandes théories, des grands mots dans cette camapgne, tout le reste passe à la trappe
le reste, c'est à dire l'essentiel : la sécu, la retraite, l'emploi

et que dire des consults chez le gynéco à l'hopital, qui me sont systématqiuement taxées des 1 euro (normal) + 2.50 euros pour n'y avoir pas été dirigée par un généraliste alors qu'elles échappent à cette contrainte ?
cette contrainte d'aller chez un généraliste pour se faire diriger chez le spécialiste pour les controles annuels ou bisannuels contre les cancers (par ex coloscopies) doublent la dépense (2 consults au lieu d'une)

la responsabilisation du patient, elle est déjà là, inscrite noir sur blanc sur nos feuilles de paie, chaque mois, quand on regarde la ligne de prélèvements de cotisations maladie

ds la tête de sarko effectivement cette hsitoire de comparaison des franchises pour les assurances voitures ou maison démontre bien qu'il n'entend absolument conserver le mot solidarité dans le fonctionnement de la sécu

les malades se soignent de moins en moins : franchises sur les consults, sur les radios, déremboursement de médocs etc.....
on dérembourse aussi les médocs pour l'hypotension , allez donc bosser avec 9 de tension...
on demande aux toubibs de réduire les prescriptions contre le cholestérol et contre les ulcères...

quant aux assurances privées, vous n'imaginez pas qu'une grande partie des français n'ont meme pas de d'assurance complémentaire ! ils se contentent du remboursement de base, alors comment feraient-ils pour se payer une assurance ?

on a mis le doigt dans l'engrenage : déjà la sécurité sociale solidaire n'existe plus

et les mesurettes du PS ne sont pas faites pour que ça s'inverse hélas

Ecrit par : anne b. | vendredi, 30 mars 2007 12:05

@ Serge

Alors en quoi est-ce pertinent de venir citer votre exemple anonymement ici ?

Ecrit par : johnmarguerite | vendredi, 30 mars 2007 12:07

e.T

l'équation anglaise, c'est

un système mieux organisé ( les généralistes exercent en groupe avec infirmiers, etc...)

gérant une pénurie liée au faible financement du secteur santé ( de mémoire, 7%)

nous sommes à plus de 10% avec un système totalement désorganisé

les Anglais mettraient un point de plus, leur système fonctionnerait correctement, sans déalis d'attente, etc...

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 12:10

"je suis pas flic.
pour la delation anonyme je laisse ca aux collabos.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 11:50 "

C'est là où je voulais en venir. Qu'est-ce que...

"je connais un medecin qui encaisse sur une carte de cmu toute la famille en meme temps pour une consultation.
c'est de la provoc mais c'est vrai.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 10:42 "


... sinon de la délation anonyme?

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 12:10

@ Helder,
non le sujet est trop sérieux pour être utilisé comme diversion.

@bilbo-le-hobbit,
c'est le point le plus litigieux mais pas le seul...
le droit au retour et ses compensations financières posent problème aussi...

une seule chose est sure c'est à l'intérieur des frontières de 1967 qu'Israël peut espèrer exister en paix...

mais quid du Golan (annexé) et des syriens...

Il y a donc plusieurs problèmes qui sont, à des degrés divers, très sensibles.

Malheureusement le statut de jérusalem n'est pas le seul!

Ecrit par : Gillou le Fou | vendredi, 30 mars 2007 12:11

tout le monde n'est pas honnete, les medecins aussi malheureusement.
le trou de la secu c'est vous moi et les medecins.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 12:12

"Est-ce que la création d'un réseau dense de dispensaires rentre dans cette meilleure organisation que vous appelez de vos voeux? Cela ne désengorgerait-il pas un peu les services d'urgences?"

Si les services d'urgence sont engorgés, c'est pour des raisons multiples:

la fragilisation du tiers-payant en ville, et certains refus de soins, amènent des patients démunis à se tourner vers les urgences, et à les engorger car moins de 20% des accès aux urgences sont de vraies urgences ( d'où surcoût important et aggravation des conditions d'accès et d'attente)

le système hospitalier de tarification à l'acte amène à faire passer par les urgences des hospitalisations programmées qui pourraient entrer directement dans le service

l'absence d'investissement structurant en soins de ville entraîne la désertification des professionnels de santé de premier recours ( généralistes, kinésithérapeutes, infirmiers).

le terme "dispensaire" est connoté: historiquement, c'est un lieu où les démunis peuvent se soigner. je plaide pour que tout le monde puisse être soigné de la même manière dans les mêmes lieux: cabinet médicaux et hôpitaux, en fonction d'un accès cohérent au système et non pas en fonction de l'épaisseur du chéquier.

crée des dispensaires. tant que tu n'as pas donné des conditions de travail décentes aux professionnels de santé qui devraient y exercer, ils resteront vides.

soyons clair: au rythme actuel, on va perdre 25% de généralistes en 5 ans, 50% en 10 ans.
et bien que je ne connaisse pas les chiffres, le mépris incroyable des organismes de Sécu envers la profession infirmière entraînera la même désaffection.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 12:15

@ Serge encore

Pourquoi ne lui dites-vous pas en face, si vous préférez ? Après tout, c'est votre droit de ne pas dénoncer en invoquant une culture de la délation : S. Fontenelle y a même consacré un bouquin... Mais, si je me souviens bien, il y a plusieurs profils de délateurs : ceux pour qui cela procure de la jouissance et ceux pour qui cela représente vraiment un impératif moral.

Sérieusement, et je retire l'irritation de ma première réponse, pensez à la réponse qui, de votre point de vue est la plus appropriée.

Je pense que ne rien faire n'a pour conséquence que de renforcer le discours de l'impuissance qui a quasimment valeur d'idéologie aujourd'hui et qui s'accorde si bien, en passant, avec les valeurs du "laissez-faire" économique...

Ecrit par : johnmarguerite | vendredi, 30 mars 2007 12:15

@johnmarguerite : ;-)
même question, même constat ;-)

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 12:20

Voui ! ;)

Ecrit par : johnmarguerite | vendredi, 30 mars 2007 12:21

@johnmarguerite.
je suis d'accord avec vous ,j'ai fait part a ce medecin qu'il abusait du systeme, et penalisait la communauté: reponse de sa part je m'en fout , 21 euros pour une consultation cmu c'est peu , alors que je prends entre 40 et 60 euros d'habitude.
que faire?
je lui ai parlé des controles de la secu et des risques.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 12:24

Bonjour à tous,

Je lis tous les jours ce blog (et d'autres aussi), mais c'est la 1ère fois que j'interviens parce que le domaine de la santé et de sa protection est pour mois essentiel.

Je vous donne mon exemple personnel : je réside sur le territoire français (haute-savoie) et travaille à l'étranger (suisse) depuis quelques années. Avant, j'étais assuré à la Sécu, mais je ne le suis plus depuis que je ne suis plus salarié d'une entreprise française et mon assurance santé est donc maintenant privée.

Pour résumer très rapidement, une assurance santé privée vous assure comme une voiture. Plus il y a de risques, plus c'est cher. Lorsque vous êtes nouvel assuré, vous remplissez un questionnaire de santé. Si votre état de santé n'est pas parfait, le coût de votre assurance enfle rapidement.

J'ai personnellement déclaré un traitement médical régulier pour un petit souci de santé, ce traitement est PREVENTIF (pour éviter une future opération) et a été décider par mon médecin à cause d'antécédents familiaux. Ce traitement coûte environ 8 euros par mois, et deux visites chez mon médecin par an coûte environ 80 euros (spécialiste), soit environ 180 euros par an. Bien que l'action de mon médecin soit PREVENTIVE, pour eviter un gros problème plus tard (et donc un coût bien supplémentaire pour l'assurance, et surtout une détérioration de ma santé !!), mon assurance a augmenté ma cotisation de 30%. J'ai demandé des explications, on m'a répondu que la pathologie traitée correspond à un barème de +30%, alors que le traitement est PREVENTIF pour éviter la pathologie.

Donc,l'assurance santé c'est :
- vous avez un risque de santé = vous payez plus cher (votre voiture est plus chère à réparer = vous payer plus cher)
- vous faire de la prévention = rien à foutre

Lorsque vous être parent, la sécu assure gratuitement vos jeunes enfants. L'assurance privé : non, un bébé doit payer son assurance santé (ou plutôt ses parents).

En suisse, l'assurance santé est privé, et très cher, le coût minimum est d'environ 250 euros par mois et par personne. La plupart des gens ne paient pas les options dentaire et autres car le coût est très élevé, ils préfèrent venir se faire soigner du côté français (pour les suisses de l'ouest) même s'ils ne sont pas remboursés, car les médecins français coûtent moins cher que leurs homologues suisses. Pour ceux qui ont des revenus trop bas pour des soins français, ils ne se soignent pas !
Début 2007, une Caisse Unique Suisse (une sécu à la française) a été refusé par le peuple suisse par référendum. Les assurance privées suisses ont fait une campagne très "riche" en pub et infos chiffrées diffusées à tout va, le principal argument était "pourquoi payer pour la santé des autres ?" !!!

La santé des autres, c'est pourtant la santé de chacun, on ne choisit pas ses pathologies, microbes, virus et autres problèmes comme on choisit sa voiture.

Désolé d'avoir été long.

Bonne journée.

Jean-Pierre

Ecrit par : jean-pierre | vendredi, 30 mars 2007 12:25

@ Christian L

"je suis pas flic.
pour la delation anonyme je laisse ca aux collabos.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 11:50 "

C'est là où je voulais en venir. Qu'est-ce que...

"je connais un medecin qui encaisse sur une carte de cmu toute la famille en meme temps pour une consultation.
c'est de la provoc mais c'est vrai.

Ecrit par : serge | vendredi, 30 mars 2007 10:42 "


... sinon de la délation anonyme?

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 12:10

--> Il faudrait voir à ne pas abuser non plus... Il n'y a pas ici de délation, Serge ne cite personne que je sache! ni nom, ni adresse, rien, juste "un médecin"!

Ecrit par : Valérie | vendredi, 30 mars 2007 12:26

C ' est marrant : les personnes présentes ne LISENT pas ...
A six heures ( +- ) j ' indiquais espérer que chacun ouisse avoir une assurance PRIVEE . J ' ajoutais : avec une cotisation obligatoire à la sécu pour cause de solidarité
nationale ( ou qq chose comme ça ) .
Presque tout le monde se jette sur " privé " ...
Vous ne pouriez pas sortir deux minutes du pret à penser ? Et vois un peu ce qui se passe dans d ' autres pays ? meme en Europe ?
La sécu est un monstre de gachis/gaspillage , tout les gens sensés le savent , cela a été
démontré par des responsables de l ' organisme , non ? Alors ouvrons les yeux pour sortir des sentiers rebattus . Merci !

Ecrit par : jerome | vendredi, 30 mars 2007 12:28

@ Serge

Il n'y a qu'en frappant au porte monnaie de ce genre d'individus qu'on les contraint : si sa clientèle se raréfie parce que ceux qui le consultent s'indignent chacun à leur tour de sa malhonnêteté... Peut-être une idée à creuser.

Ecrit par : johnmarguerite | vendredi, 30 mars 2007 12:29

@Serge

"je suis d'accord avec vous ,j'ai fait part a ce medecin qu'il abusait du systeme, et penalisait la communauté: reponse de sa part je m'en fout , 21 euros pour une consultation cmu c'est peu , alors que je prends entre 40 et 60 euros d'habitude.
que faire?
je lui ai parlé des controles de la secu et des risques."

Ca devient plus précis, Serge. Tu as vu ce médecin, il a utilisé ta CV pour frauder? En facturant des actes fictifs pour des membres de ta famille? C'est du vol. Le problème, ce n'est pas le risque de contrôle, c'est que c'est du VOL.

@Valérie:
Je répète que connaître ce genre de comportement, le faire savoir largement autour de soi, et ne pas agir en dénonçant les faits pour qu'ils cessent, c'est désespérer l'ensemble des gens qui liront Serge de continuer à s'engager dans une assurance maladie solidaire.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 12:40

Hors sujet

Après l'intw de Finkie qui persiste, le billet de Asko sur son blog. Ce dernier était face à de Villiers hier soir. Je comprends qu'il a eu tant de mal à le contrer. Au fond, ils pensent tous pareil.

ça se soigne docteur ?

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 30 mars 2007 12:43

Jérôme, deux questions.

Quel pourcentage, à votre avis, la Sécu rembourse t'elle sur un acte médical?

Quels sont ses frais de fonctionnement?

Quels sont les frais de fonctionnement du privé?

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 12:45

à Christian

@Valérie:
Je répète que connaître ce genre de comportement, le faire savoir largement autour de soi, et ne pas agir en dénonçant les faits pour qu'ils cessent, c'est désespérer l'ensemble des gens qui liront Serge de continuer à s'engager dans une assurance maladie solidaire.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 12:40

--> Je suis tout à fait d'accord avec cela. C'est le paragraphe sur la délation anonyme qui m'a fait bondir. Rien à redire sur le reste!

Ecrit par : Valérie | vendredi, 30 mars 2007 12:46

Finky a vraiment defiitivement pété les plombs, excellent le S.F. d'hier sur V.L.F. Si il nous ecoute : ca fait du bien de vous lire !!

Tres interessant egalement le G.B. du jour sans parler du O.B. du jour sur P.D.P.

On est gaté, pas par les evenements malheureusement mais pour les articles interessants oui. C'est deja ça!!

Ecrit par : kotédiwa | vendredi, 30 mars 2007 13:19

@ kotédiwa
je vais faire ma casse-pieds (c'est le jour!), mais pourriez-vous expliquer, à la non-initiée que je suis, ce que sont: S.F.? V.L.F.? O.B.? P.D.P.?
Merci!

Ecrit par : Valérie | vendredi, 30 mars 2007 13:25

Un discours à ajouter au dossier déjà assez volumineux de la filiation de Sarkozy à l'ancienne tradition sophistique. Que dit-il? Il y a un déficit. D'abord il oblitère la question de l'origine et de la nature de ce déficit. Il se contente d'une seule réponse "l'augmentation des dépenses de santé". Là aussi, pas d'analyse plus détaillée de la chose. Puis il crée une opposition simpliste et imaginaire, afin d'entraîner l'assentiment sur son modèle habituel "mais qui pourrait être contre..? (ce que je dis)". On aurait donc d'un côté un tenant de la "responsabilité" et de la "responsabilisation", quelqu'un qui, en cherchant à combattre le déficit, se pose en défenseur de la sécurité sociale. Sous-entendu "qui peut être contre ça?". Personne. D'autant de l'autre côté - le seul autre côté qu'il présente - on sera face à des tenants de l'irresponsabilité et de la déresponsabilisation, et de ceux qui laissent se creuser le déficit ou ne sont que pour une augmentation de la CSG, du côté... (attention là c'est très fort) des fossoyeurs ;) (© Christian Lehmann) du système de santé. Qui peut-être pour ça? Personne là aussi. C'est la technique habituelle. Créer une opposition simpliste, caricaturale, et unique, afin d'entraîner une adhésion immédiate et sans question. On fait donc comme si il n'existait, face à ce qu'il propose, qu'une seule position. On n'envisage pas qu'il y ait d'autres positions, une pluralité de diagnostics et de propositions. On donne à penser qu'il n'y en a qu'une. Histoire de renforcer encore l'adhésion par un sentiment artificiel de nécessité et d'inévitable.

Mais qui pourrait être contre LA défense de la sécurité sociale?
Mais qui pourrait être contre LA responsabilisation?
Mais qui pourrait être contre LE respect de la loi et des forces de l'ordre?
Mais qui pourrait être contre L'augmentation du pouvoir d'achat?
etc, etc.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 30 mars 2007 13:30

Content de passer chez soi et de voir que tout va bien.

Ecrit par : g.b. | vendredi, 30 mars 2007 13:31

le terme "dispensaire" est connoté: historiquement, c'est un lieu où les démunis peuvent se soigner.

Je ne crois pas qu'il faille s'arrêter sur le terme lui même. Le projet de dispensaire serait d'abord de remettre de l'accès aux soins là où il n'y en a plus, ou pas assez. Zones rurales, quartiers... Bayrou parle lui de maison médicale, le PS ne fait pas de fixation sur ce terme, parlant indistinctement de dispensaire ou de maison médicale. Si c'est un lieu qui regroupe différentes spécialités, pourquoi pas quelques équipements, un secrétariat, que sais-je encore, ne serait-ce pas un plus? Quelle serait la composition idéale pour ces maisons de santé, si tu préfères cette expression?

Si ce projet voyait le jour, je ne doute pas qu'il s'accompagnerait d'un certain nombre de mesures d'incitations à destination des professionnels de santé. Quelles devraient être ces incitations?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 13:34

Valérie,
SF, Sebastien Fontenelle
VLF, vive le feu http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/
OB, olivier Bonnet
PDP, plume de presse http://olivierbonnet.canalblog.com/

Excellent billet du docteur Lehmann que j'avais deja lu sur son blog.
utile et bien documenté.

Ecrit par : rep ban | vendredi, 30 mars 2007 13:35

Christian, merci de ta réponse.

Voila une autre bordée de questions ...

un sujet que tu n'abordes pas (peut-etre le fais-tu ds ton bouquin), le futur DMP. Est-ce pour toi un outil qui permettra de mieux soigner ? permettra-t-il des économies ? Que penses-tu, en tant que médecin, de la possibilité pour un patient de masquer des infos (et que ce masquage soit lui-même masqué) ? c'est un risque ? c'est de nature à lui enlever tout interet ?

Ecrit par : xolotl | vendredi, 30 mars 2007 13:39

DMP??? Traduction, please?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 13:42

@ g.b

Très bonne idée que de traiter cette question. J'ai appris des choses.

@ Christian Lehmann

Derrière les propositions de NS il me semble qu'il y a bien un projet politique plus global : si on pousse la logique à son terme il s'agit de passer de l'Etat redistibuteur à l'Etat que ne distribue que de la... reconnaissance (aux diverses "communautés") ou des coups de bâton.

Le projet de sécurité sociale pout tous est né après guerre suite à bien des expérimentation limitées à travers le système des "associations", des "mutuelles" liées au mouvement ouvrier. Tous reposent sur le principe de solidarité. Principe qui peut faire tenir une société.

Il y a déjà eu des atteintes importantes à ce principe en matière de santé, cela a déjà été évoqué, et il n'y a qu'à voir l'état des dents ou des lunettes (ou leur absence) pour savoir quel est l'état des revenus des gens que l'on cotoie. Dans mon entourage de nombreuses personnes reportent des soins faute de moyens.

La logique de NS c'est chacun à sa chance mais certains en ont plus que d'autres pourrait-on dire parodiant Coluche et quand les pauvres deviennent trop remuants l'Etat est là, mais dans sa seule version policière. Un système de vases communicants finalement : moins d'Etat pour réguler, pour la solidarité, plus d'Etat pour enfermer les "déviants" et récalcitrants de toute sorte et pour prendre en charge ce qui n'est pas rentable pour le privé.

Ecrit par : juliette dze | vendredi, 30 mars 2007 13:46

Par expérience, certains médecins ne donnent pas d 'arrêts maladie à des personnes manifestement malades .Ex ,ma copine , ce parasite qui tombe parfois malade et ne peut presque plus bouger est pafois obligée de revenir 2 fois pour avoir finalement un arrêt,bon, c 'est vrai que c 'est une feignasse de prof qui doit faire à peu près 50 dans la semaine.Double tarif aussi.

Ecrit par : jean louis bozo | vendredi, 30 mars 2007 13:49

Dossier Medical Personnel
enfin, je crois.

Ecrit par : rep ban | vendredi, 30 mars 2007 13:50

@ bilbo-le-hobbit

DMP ou dossier médical partagé

Christian aborde le sujet dans son livre (p.93...)

Ecrit par : Helder | vendredi, 30 mars 2007 13:50

"50 heures"(sans exagération).

Ecrit par : jlbozo | vendredi, 30 mars 2007 13:51

Outre sur le principe de solidarité, la sécurité sociale repose sur un de nos principes fondateurs, l'égalité, en l'occurence l'égalité de traitement et d'accès aux soins. De cela, aucune mention non plus dans le discours de Sarkozy sur cette question.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 30 mars 2007 13:57

Désolé Valerie, j'ai abusé des initiales, et merci rep ban pour la traduction!

Ecrit par : kotédiwa | vendredi, 30 mars 2007 13:58

merci
à
VLF
SF!

merci
heureux.retour
pas.besoin;de.comm
surtt.les.miens

voilou

Ecrit par : om | vendredi, 30 mars 2007 14:04

Iznopreums', j'ai oublié de te remercier.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 14:10

Jean Pierre

ne soyez pas désolé d'avoir été long.
Votre exposé sur l'assurance privée en Suisse en fera probablement réfléchir plus d'un.
Merci

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 14:10

xolotl

comme le dit Helder, j'aborde le DMP dans mon livre. difficile de résumer en quelques lignes. c'est un outil éventuellement utile transformé par le délire technocratique en simple instrument de fliquage.
et une partie de ceux qui le mettent en avant imaginent pouvoir l'utiliser pour se "passer" du médecin généraliste, imaginant que le rôle du MG c'est uniquement d'archiver des compte-rendus ( le rôle de médecin traitant dont on les a affublés gracieusement) sans une seconde imaginer que prendre en charge le dossier d'un patient c'est constamment faire des choix de traitement et prendre avec le patient des décisions diagnostiques et thérapeutiques.
En fait, les zélateurs du DMP réinventent, trente ans plus tard, le gros dossier cartonné dans lequel les documents sont entassés pêle-mêle. Le DMP, tu le remarqueras, prend chaque année 6 mois de retard: gabegie financière énorme répodnant à des appétits économiques et techniques, pendant qu'on n'investit pas dans le premier recours aux soins

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 14:20

juliette dze

le projet Sarkozy c'est une pelletée de terre de plus sur les acquis du programme de la Résistance. C'est expliqué dans mon livre, chapitre "Schizophrénie à l'UMP"

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 14:20

Désolé si je pars dans tous les sens, mais dites-moi, le système de médecin référent, est-ce utile? Dans la théorie? Et en pratique?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 14:25

merci Christian,

pardon aux autres, DMP = dossier médical personnel.

Perso, la question du masquage du masquage me turlupine. Paradoxalement, je crois que la position des syndicats de médecin (qu'a choisit MG france ?) a été de dire : "on veut le masquage du masquage, comme ça, si on fait une connerie, on pourra pas nous la reprocher, on savait pas tout" (je vous la fais courte et résumée, le langage fut plus chatié).
Je trouve cela un poil décevant, venant de gens de santé. Mais bon, il y a pleins d'enjeux derrière ...

Ecrit par : xolotl | vendredi, 30 mars 2007 14:28

bilbo, bilbo

il faudrait tout un livre, déjà, pour faire la différence entre médecin référent et médecin traitant, expliquer comment cela a été monté politiquement, comment ça marche... je crois que si je coipie-colle le livre ici, Guy va faire une crise ;-)

pour ce qui est des maisons de santé, c'est UNE réponse, mais pas la seule réponse. si on ne rend pas le métier de généraliste et le métier d'infirmier attractif, les soins de premier recours disparaitront, à l'américaine. On y va.
Infirmiers: 2.4% des dépenses Sécu
Généralistes: 3.2%
aucun investissement matériel possible dans ces métiers aujourd'hui.
d'où choix des jeunes pour des filières bien mieux rémunérées.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 14:35

JE SIGNALE AVEC DE GROSSE MAJUSCULES que la pétition contre la franchise est en ligne à

www.appelcontrelafranchise.org

on ne vendra pas la base de données à l'UMP. Promis.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 14:40

Le masquage du masquage est demandé par les patients, pas les médecins.

certains médecins voulaient au contraire tout savoir, voulaient que tout soit acessible sur le DMP. volonté de tout contrôler, perte de la part de l'intime, etc...

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 14:40

Si Sarkozy est élu, ça ne sera très certainement pas la seule mesure qu’il prendra. Ce n’est qu’un début.
C’est comme le privé dans les hôpitaux. J’ai découvert ça récemment. Ma compagne devait passer au scanner. On lui donne un rendez-vous. On me donne la note. Je trouve ça salé et je questionne. En fait d’office on la faisait passé par un privé. J’ai demandé le public. On m’a répondu : « Alors il faudra attendre ! » C’est ce que j’ai fait.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 30 mars 2007 14:40

www.touslesdebats.com

Le communisme est-il définitivement mort ?
La grande idée du 20ème siècle, issue des idées de la révolution française adaptée à l’ère industrielle semble vivre ses derniers instants. Pourtant l’égalité des hommes, plus de partage, moins d’égoïsme, tout cela semblait séduisant, humain, très humain. Pourquoi cela n’a-t-il pas fonctionné ? L’homme est-il un animal fondamentalement méchant ?


www.touslesdebats.com


A qui profite la relance de l’insécurité ?
A nouveau, affrontements entre policiers et groupes de… groupes de quoi d’ailleurs ? de jeunes ? De banlieusards ? De racailles ? D’exaspérés ? Difficile à qualifier.
Pourquoi un tel climat social ? Quelle en est l’origine ? A qui cela profite-il ?
En 2002, on a vu. Mais aujourd’hui ?

www.touslesdebats.com

Nation ? Nationalisme ? Drapeaux français ? Pourquoi tout cela ?
La Nation est-elle vraiment en danger ? A l’heure où on nous parle d’Europe, de Mondialisation, au moment où il est extrêmement facile de voyager, d’échanger, de traverser le monde, un des thèmes principaux est le retour du drapeau, de l’identité nationale…
Pourquoi cela ? Parce que le vote se joue toujours sur les pulsions élémentaires ?

www.touslesdebats.com

Ecrit par : debats | vendredi, 30 mars 2007 14:43

il faut tuer les pauvres qui nous emmerdent et puis c'est tout.. (sauf s'ils travaillent beaucoup pour pas cher)
(résumé du programme)

Ecrit par : résumé | vendredi, 30 mars 2007 14:49

Maggie, sors du corps de résumé.

"Toute personne de plus de trente ans qui prend les transports en commun est un raté"

Margaret Thatcher, Dame de Fer

"Karchériser ce n'est pas le bon mot, il faut effectivement thatchériser la France"

Frank Tapiro, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 14:55

Je suppose que je peux ranger ma question sur l'application des 35 heures à l'hôpital, c'est pas un livre mais une encyclopédie qu'il faudrait copier-coller?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 14:55

@CL. oui, par les patients, bien sur, mais aussi certains syndicats de médecins.
Argument : si on peut voir qu'il y a eu masquage, on pourra nous reprocher de ne pas avoir fouillé.
Si il y a masquage du masquage, on risque plus rien

bon, je m'en vais acheter le bouquin.

Bonne journée

Ecrit par : xolotl | vendredi, 30 mars 2007 14:58

De nouveau un « hors propos », mais pas tant que ça.

Hier un sondage donnait Le Pen à 15 %. En fait 13,14 ou 15 c’est exactement pareil. Mais il y a eu la gare du nord. Alors là, ça change tout. Titre dans le Figaro, dans le Monde, à la télé…. Et que je te rajoute une bonne lichée de chantilly. Sarkozy n’a pas beaucoup d’effort à faire. Il voulait Le Pen en embuscade, et bien il là. Il faut dire que ces derniers jours il n’a pas ménagé sa peine. En plus il a des alliés partout. Tous ces petits traîtres qui se répandent pour stipendier le laxisme de la gauche. « Même Laguiller !», dit Asko.

Et puis docteur, il y a ces discours sur l’assistanat. Le Pen évidemment à sa conférence de presse. A RTL ils ont même fait un débat sur la question de la gratuité des transports en Ile de France pour les RMI. Les auditeurs : « moi qui travaille, je vais me mettre au chômage, ça rapporte plus ! »

Ce genre de discours va se multiplier et justifier par la suite tous les démantèlements de notre système de santé. L’idéologie, ça sert à ça. Ça vient avant les mesures, et quand les esprits sont prêts, on frappe.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 30 mars 2007 15:03

Iznopreums', j'ai oublié de te remercier.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 14:10

Oui, doc. Et vous m'en voyez très vexé. Du coup, je ne recommande plus votre livre.
:-P :-D
Mais nooon ; je déconne bien sûr.

Ton bouquin est vraiment très bien. Et ce que j'en ai dit plus haut, je l'ai écrit comme je le pense. Encore bravo.

Dans le style on ouvre les yeux, j'avais beaucoup aimé aussi "Le grand secret de l'industrie pharmaceutique" de Philippe Pignare.
Tu l'as lu, doc ?

Ecrit par : IznoPreum's | vendredi, 30 mars 2007 15:18

Merci beaucoup pour les traductions!

Ecrit par : Valérie | vendredi, 30 mars 2007 15:23

@Christian

merci de nous informer et d'être présent sur le dEL aujourd'hui.

j'avais des questions mais en lisant les coms, j'ai vu qu'elles avaient déjà été posées.


il faut bien sûr tout faire pour garantir à tous les meilleurs soins possibles, gratuitement serait l'idéal.
c'est le minimum que l'on puisse attendre d'un pays qui compte parmi les plus riches du monde.

D'autant que certaines maladies, comme la tuberculose, sont en pleine recrudescence.

Ecrit par : céleste | vendredi, 30 mars 2007 15:24

Iznopreums

Il m'a fallu lire deux fois le livre de Pignarre pour en mesurer la portée ( c'est un compliment, tu le comprendras). Ensuite j'ai eu l'honneur d'en écrire la recension dans l'Encyclopedia Universalis. C'est un livre incroyablement riche.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 15:30

Moi je noterais que (comme d'hab...), Mossieur Lehmann refuse de me remercier pour mon immense travail de sténo-dactylo pendant les forums de l'UMP...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 30 mars 2007 15:37

Gillou

Je sais bien que le statut de Jérusalem n'est pas le seul enjeu de ce conflit. Mais de mon point de vue, c'est celui qui voit les positions les plus tranchées, et surtout, les plus inamovibles. Du point de vue des uns ou des autres, je n'ai jamais entendu ne serait-ce que le début du commencement d'un soupçon de petit pas sur cette question. Que ce soient les positions des officiels ou des "franc-tireurs" des deux camps. Il me semble qu'il y a une unanimité dans les deux camps totalement antagonique et figée. Ce dont je ne suis pas certain à propos des autres enjeux de ce conflit. Le sort du Golan pourra aboutir dans un règlement global. Le retour des réfugiés est une question plus sensible, certes, mais là aussi dans un règlement global, avec des percées hautement symboliques sur les autres sujets, les lignes peuvent bouger. Les compensations financières? La communauté internationale ne pourrait-elle pas mettre la main au portefeuille, comme d'hab? Si la paix dans la région est à ce prix, pourquoi se priver...
Sinon, la question de la gestion des ressources en eau potable dont on ne parle jamais constitue-t-elle aussi un des enjeux majeurs de la négociation? Question sensible, elle aussi?

Mais pour en revenir à l'idée du statut de Jérusalem que j'ai développé tout à l'heure, tout est question d'équilibre, de concessions acceptables par les uns ou par les autres. Trouves-tu justement ma proposition équilibrée et répondant pleinement aux aspirations des uns et des autres?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 15:38

Sur le site de la Mutualité, ces éléments très éclairants sur les volte-face lamentables du candidat Sarkozy au sujet de la franchise, en date d'aujourd'hui.

Hier, en dévoilant à la presse le projet présidentiel de leur candidat, les porte-parole de l’UMP ont étonné une partie des journalistes. La plaquette qu’ils ont présentée fixe en 15 chapitres les grands engagements de Nicolas Sarkozy pour le prochain quinquennat. Or, constate Le Parisien/Aujourd’hui (page 2), un certain nombre des ambitions jusqu’alors annoncées par ce candidat ne figure plus au programme. D’où la conclusion de ce quotidien : « Sarkozy réduit la voilure ».
Jusqu’à présent, signale par exemple La Tribune (page 28), la mesure forte que Nicolas Sarkozy mettait en avant en matière de politique de santé concernait la création d’une franchise, « un montant annuel pour les dépenses de santé qui ne serait remboursé ni par la “Sécu”, ni par les assurances complémentaires ». Or, ce projet « en rupture avec notre dispositif actuel de remboursement des soins » est absent du programme présidentiel du candidat de l’UMP.
Que s’est-il passé, se demandent plusieurs observateurs ? Pour Le Figaro (page 8), l’absence de référence à certaines propositions, telles que la franchise ou « la baisse très commentée de quatre points en dix ans des prélèvements obligatoires », ne signifient pas pour autant qu’elles sont abandonnées.
Dans l’entourage du candidat, rapporte La Tribune, on prévient que, de toute façon, « ce document n’est pas un catalogue de mesures, il fixe des valeurs, il évoque la franchise sans la nommer clairement ». En effet, Nicolas Sarkozy ne fait qu’y indiquer sa volonté « que chacun se sente responsable du financement de notre système de santé ».
Aussi, le porte-parole du candidat, Xavier Bertrand, par ailleurs ancien ministre de la Santé, garantit dans La Croix (page 8) que « tous les engagements pris par Nicolas Sarkozy dans ses différentes interventions publiques ou interviews restent valables, même s’ils ne figurent pas dans le document ».
Selon ce principe, la franchise semble bien rester une proposition ferme. Dans L’Express (pages 42 à 50), Nicolas Sarkozy accorde du reste un long entretien dans lequel il confirme son intention de « créer une franchise sur les dépenses d’assurance-maladie ».
Ce timide positionnement dans le « projet » écrit du candidat a une explication, avance La Tribune. « Ce flou n’est peut-être pas involontaire », estime la journaliste Véronique Chocron, car « cette proposition fait […] débat au sein de l’UMP. Parlementaires et élus redoutent la réaction de l’opinion publique à l’égard d’une mesure qui pourrait passer pour un début de privatisation du système de santé »…


Vous voulez savoir ce que j'en pense? Je suis dégoûté. Voilà des semaines que nous tentons d'alerter la presse à ce sujet. Et seule la mise en ligne imminente du site ( qui a nécessité du travail, des contacts nombreux vers des personnalites du monde médico-social, et a remonté l'information d'une riposte organisée vers le QG de campagne du candidat, les a amené à changer de braquet. C'est hallucinant.

Mais cela est un autre sujet, vertigineux, celui du contre-pouvoir que représente Internet par rapport à des médias qu'on rêverait de trouver moins craintifs, plus pugnaces!!!

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 15:40

Qu'est-ce que tu racontes, mon Bruno?
;-)

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 15:45

Je sais que je vais un peu sortir du sujet (puisque c'est plus le combat des urgentistes), mais la mise en place, en catimini et en urgance, d'une part de rémunération variable, en fonction du nombre d'opérations, pour les chirurgiens est tout aussi scandaleuse, et poursuit, avec sa vision purement productiviste le meme objectif : la marchandisation des soins.

Et bien entendu : la mise en place des conditions d'une future privatisation de la Sécurité Sociale...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 30 mars 2007 15:48

@ Christian : Content de te revoir sur le DEL ;-D

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 30 mars 2007 15:49

> Christian
Elle est toujours maintenu selon X. Bertrand :

"N'apparaissent pas non plus sa proposition d'abaisser à 50% au lieu de 60% aujourd'hui le plafond des impôts directs payés par un contribuable par rapport à ses revenus, ni l'idée d'une franchise non remboursée pour les dépenses de santé.

"Je n'augmenterai pas les impôts mais au contraire ferai tout pour les baisser", lit-on dans le tract. "Je ne vois pas quelle gloire on peut tirer du fait que nos impôts sont quatre point plus élevés que la moyenne de l'Union européenne à 15."

En matière de dépenses médicales, le texte affirme simplement que "tout euro dépensé dans la santé doit être un euro utile, qui serve à guérir ou à soulager la souffrance."

Le bouclier fiscal "figure toujours, effectivement, dans nos intentions", de même que la franchise pour les dépenses de santé, a cependant assuré Xavier Bertrand."
http://www.boursier.com/vals/all/xavier-bertrand-confirme-le-programme-fiscal-de-nicolas-sarkozy-feed-22495.htm

Ecrit par : mbj | vendredi, 30 mars 2007 15:50

erratum : en urgEnce, et pas en urgance...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 30 mars 2007 15:50

Christian Lehmann ;-)

Un peu de délation anonyme à la Serge.

Le médecin de ma belle-fille lui a prolongé son congé de maternité en arrêt-maladie, ce qui va lui éviter de reprendre son année scolaire à un mois de la fin. Cela va donc coûter des sous à la Sécu. Mais :
- Elle va pouvoir allaiter son joli Th... plus longtemps : autant de médocs en moins pour le bébé, un bon lait maternel étant le meilleur des antibiotiques.
- Ses pitchouns d'élèves qu'elle n'a vus que quinze jours en septembre vont pouvoir tranquillement finir l'année scolaire avec sa remplaçante. Je pourrais vous écrire un livre sur les mômes cassés dans leur scolarité parce que, au petit primaire, ils ont eu trois maîtres différents dans l'année. Et parler de l'argent que ça coûte à la collectivité en soutien-rattrapage scolaire.
- Sa remplaçante, simple vacataire, va toucher un mois de salaire de plus avant de retourner au chômdu.

Ecrit par : PMB | vendredi, 30 mars 2007 15:52

mbj

les infos que je suis en train de colliger révèlent ce double discours lamentable.
maintenue, pas maintenue, en fonction des interlocuteurs. le propre d'un démagogue c'est de dire un truc énorme puis d'enfoncer le clou, sur le mode "mais qui serait contre sauver notre système etc..."
le problème pour eux, là, c'est que ce truc, s'il est médiatisé et expliqué correctement, sera horriblement impopulaire.
je sens qu'on va vivre des temps intéressants...

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 15:55

Allez hop, je pars de nouveau en live... J'avais vu il y a quelques années un reportage sur un des aspects du système de santé chinois, qui expliquait que les médecins étaient payés uniquement si le patient était bien portant, la maladie représentant un échec pour le médecin. Ainsi présenté, son rôle consisterait à faire en sorte que le patient soit et reste en bonne santé.

Je sais ce que ça a de réducteur et simpliste de se baser sur un bref reportage télé, mais bon, pour généraliser, y a-t-il des exemples à l'étranger qu'on ferait bien de suivre? Tu as parlé de l'organisation des soins en Grande-Bretagne, par exemple, d'autres pays et d'autres pratiques à mettre en exergue?

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 15:56

CL, il me semble que résumé pratique l'ironie swiftienne (vous savez, ce Swift qui, pour résoudre le double problème de la surnatalité et de la famine en Irlande, proposait de faire bouillir les enfants !)

(Pas pour dire que je sois résumé - enfin, "résumé" - mais que c'est comme ça que j'écris parfois.)

Ecrit par : PMB | vendredi, 30 mars 2007 16:00

Nous venons de rajouter sur le site deux videos, celle qui est ici ( merci à J..) et celle d'un discours du Pr Juvin, conseiller santé de Sarkozy, le 28 mars au soir ( mercredi dernier). La fin du discours est consacrée à la franchise. Ecoutez-là bien. J'en reparle bientôt!

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 16:00

Ah! Ma(es) prof(s) d'allemand au collège (et au lycée), partie(s) en congé maternité durant l'année scolaire... Pas étonnant que je sois aussi nul en allemand!

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 30 mars 2007 16:02

> Christian :
C'est effectivement la tactique employée, mais aussi -je suis moins "optimiste" que vous- éprouvée.
Pour les retraites, c'était le discours de Raffarin : "je vais sauver le système des retraites". Même chose pour Douste-Blazy :"Je vais sauver la Sécu".
Comme ceux qui vous disent quand vous êtes en train de vous noyer qu'ils vont vous sauver... en vous appuyant sur la tête.

Ecrit par : mbj | vendredi, 30 mars 2007 16:03

Bonjour,

Fils de médecin et pas médecin moi-même (ouf !), j'aime tout de même beaucoup le débat en cours...

Tout d'abord, je voudrais signaler ce qui est à l'évidence une erreur lors de la mise en page du texte : le paragraphe où Messieurs les Docteurs critiquaient les récentes augmentations du prix de la consultation médicale a sauté au moment de la publication...

Nous ne l'avons donc pas lu, mais je suis d'accord avec eux.. augmenter les dépenses n'aide pas beaucoup à faire des économies...

Quand à la question de la fameuse "franchise", il est bien évident qu'elle n'a aucun intérêt et n'aura aucune conséquence en matière d'économie.

Il y a à mon sens deux évidences dans le débat franco-français sur la santé :
1) CE N'EST PAS GRATUIT !!
Il suffit de regarder nos bulletins de salaire, d'additionner le coût salarial et le coût patronal de la sécu pour s'en rendre compte...
2) Répartir les coûts est une idée belle et généreuse, sans aucun doute ni remords de ma part sur la question...
Toutefois, la Santé (avec un grand "S") est devenue aujourd'hui la vache à lait d'une part de plus en plus importante de notre population...
Qui n'a pas entendu un voisin, un ami, un cousin s'étrangler car le Médecin de famille avait refusé un arrêt maladie ??
Et quelle était la solution ??
Changer de médecin pour en trouver un qui serait plus "sérieux"...
Qui n'a pas entendu un voisin, un ami, un cousin se plaindre car, avec aussi peu de médicament prescris sur une ordonnance, la guérison était loin d'être garantie ???
Qui n'a pas croisé un ou des spécialistes de l'arrêt de travail de quelques semaines histoire de refaire tranquillement la moquette du salon ???

Et qui a déjà rencontré un contrôleur de la Sécurité Sociale ?????????

Pas grand monde en effet... leurs effectifs ont été réduits lors du dernier plan d'économie....

Ecrit par : Tlaciar | vendredi, 30 mars 2007 16:06

ps : Et Gillou, je lirais tes contributions hors sujet sur le statut de Jérusalem quand tu auras enfin fait ton compte rendu du Salon du Livre de Jérusalem !!!!

(il y avait moins de jaune que chez AC lundi dernier ????)

Ecrit par : Tlaciar | vendredi, 30 mars 2007 16:08

PMB, j'avais compris que résumé résumait, si tu vois ce que je veux dire ;-)

bilbo, ok pour le système chinois. j'appelle tous mes patients fumeurs et je leur demande 1500 euros pour compenser le manque à gagner lié à leur laxisme ;-)

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 16:10

@ Tlaciar : Un médecin-conseil de la Sécu ? Moi, assez souvent...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 30 mars 2007 16:10

Hors sujet encore...
(Christian Lehmann je reviens vite parler du sujet du jour...)

Si tous les "critiques littéraires" parlaient des livres comme cette jeune femme cela serait formidable!

Je viens d'achever la lecture de Babyji et je n'ai pas été déçue...
Babyji... le titre déjà est étonnant... C’est au portrait d’un esprit libre que nous convie Abha Dawesar, dans une ville où l'auteur nous avertit que "tout se passe dans la clandestinité". Anamika est une jeune fille brillante supérieurement douée pour les sciences et une figure importante de son lycée. A sa curiosité intellectuelle s’ajoutent un appétit pour les expériences sensuelles et un goût certain pour la transgression sociale. L’auteur nous la dépeint dans tous ses paradoxes. Anamika est une jeune femme étonnante par la maturité qu’elle affiche déjà, par sa générosité et par son envie de tout comprendre, y compris les zones d’ombre en elle-même et chez les êtres qui l’entourent. Cette graine d’adulte est aussi la proie du doute et de la jalousie… violence des désirs, déception face à la réalité des êtres... l’adolescente découvre que les relations humaines sont au moins aussi complexes que la physique quantique !
Le roman est dense et révèle plusieurs visages de la société de Delhi à travers les prismes de la condition féminine, des relations parents-enfants, des relations entre les castes, le tout sur fond d’évolution politique de l’Inde au début des années 1990.
J’ai été captivée de bout en bout. Au final, je n’ai plus qu’une envie : connaître le sort d’Anamika et de son entourage dix ans après…

BG

Ecrit par : Gillou le Fou | vendredi, 30 mars 2007 16:15

@ Tlaciar

Hé bien, moi. Je n'ai rencontré aucun de ces spécimens là. Et pourtant je ne vis pas sur Mars.

Il y a une propension incroyable à monter en épingles des cas exceptionnels pour justifier au bout du compte des coups portés à tous. (je ne vous fais pas ce procès d'intention à vous, c'est "en général", disons, une pratique à la fois populaire et politicienne courante).

Ecrit par : juliette dze | vendredi, 30 mars 2007 16:16

Un confrère m'écrit:

Pour ceux que ça intéresse, le DMP a eu droit au Prix Orwell 2006 pour
atteinte à la vie privée entre autres avec quelques co-listiers
célèbres.
Je crois que les médecins doivent se saisir de ce sujet


Les lauréats des Orwell 2006

2. Orwell Entreprises : la société Sony-BMG s’est particulièrement
illustrée en raison de son "rootkit", petit programme espion qu’elle
avait installée dans les CD qu’elle vendait dans le commerce afin de
contrôler l’usage qui pourrait en être fait par ceux-là même qui,
pourtant, en était devenu les légitimes propriétaires puisqu’ils les
avaient acheté. La deuxième place est revenue au duo Sacem & SCPP,
sociétés civiles censées défendre les droits des auteurs et producteurs
et qui, pour cela, ont fiché nombre d’internautes en violation de la
loi. Eternel outsider, le GIP-DMP, en charge du déploiement du Dossier
Médical Personnel (ex "Partagé"), est arrivé bon troisième. Gageons que
son tour, lui aussi, viendra.

Ecrit par : Christian Lehmann | vendredi, 30 mars 2007 16:20

Christian Lehmann

Bonjour et merci de nous éclairer sur ce problème de santé publique.

Je voudrais là, aborder un sujet un peu different mais qui me paraît également important: le numérus clausus à l'issue de la première année de médecine, en France, est très bas. Les études de médecine, et notamment la première année est basée sur une excellence mathématique très élitiste. Ne pensez vous pas que des vocations se perdent? Ne pourrait-on pas élargir ce numérus clausus et peut-être revenir quelque peu sur les "humanités" ?
Ne vous méprenez pas, je ne veux pas dire que les "matheux" sont de mauvais médecins, mais je pense que l'on pourrait donner une chance à ceux qui ne peuvent accéder à ces formations sans passer par la Belgique, par exemple?

J