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mercredi, 31 janvier 2007
Phoque Me... I'm Famous !
De Ségolène Royal, la première entendue à 8h45, à Nicolas Sarkozy, le dernier en ordre de passage à 11h45, après le Conseil des ministres, les aspirants ont rendez-vous au nouveau Musée des Arts premiers, quai Branly à Paris.
"Ils bénéficieront chacun de 15 minutes de temps de parole pour confirmer leurs engagements pris dans le cadre du Pacte écologique", a indiqué mardi la Fondation Nicolas Hulot, qui organise la rencontre.
Les candidats se succèderont devant un parterre de "grands témoins", 50 citoyens signataires du Pacte tirés au sort et les représentants des ONG environnementales, qui ne seront ni les uns ni les autres autorisés à poser de question
Ces ONG sont celles qui adhèrent à l'Alliance pour la Planète, coalition d'associations environnementales, syndicales et professionnelles, ainsi que la Ligue de Protection des oiseaux (LPO), la Ligue Roc, la fédération France Nature Environnement (FNE) et l'Union mondiale pourla nature (UICN).
"L'objectif de Nicolas Hulot est vraiment de passer le relais aux ONG en appelant les candidats à travailler avec elles", explique Annabelle Geiger, de la Fondation NH.
"L'ordre de passage des candidats a été établi en fonction des contraintes de chacun, le Conseil des ministres par exemple, et en tentant de respecter certains équilibres droite/gauche et homme/femme", ajoute-t-elle.
Après Ségolène Royal en ouverture, les candidats se succèderont dans l'ordre suivant: Antoine Waechter, France Gamerre, Jean-Marc Governatori, François Bayrou, Corinne Lepage, Marie-George Buffet, Nicolas Dupont-Aignan, Dominique Voynet et Nicolas Sarkozy. Outre leur adhésion aux cinq propositions concrètes et dix propositions du Pacte écologique, Nicolas Hulot - qui a finalement choisi de ne pas se présenter à l'élection présidentielle - a demandé aux candidats d'argumenter leur engagement".
Tiens, au fait [attention mauvais esprit] j'ai découvert ça dans le catalogue Ushuaia, pourquoi Hulot et TF1 ne les ont-il pas fournies aux rejetons de Don-Quichotte, ça aurait fait deux bonnes causes pour le prix d'une ? Et un très bon placement de produit comme on dit désormais sur la place du Marché...
07:40 Lien permanent | Commentaires (238) | Envoyer cette note
mardi, 30 janvier 2007
À l'envers.
Lorsque j'ai découvert ce sondage hier, grâce à l'AFP, j'ai été chiffonné par un ou deux détails dans sa formulation et dans la présentation de son résultat :
71% des Français ne souhaitent pas que José Bové se présente à l'élection présidentielle, selon un sondage CSA pour Le Parisien/I-Télé rendu public lundi soir.
29 % seulement des personnes interrogées souhaitent que le leader altermondialiste se présente.
Par catégorie politique, 68 % des sympathisants de gauche sont opposés à une candidature Bové (32% sont pour) ainsi que 52 % des sympathisants Verts (48 % sont pour) et 79 % des sympathisants de droite (21 sont pour).
Je m'explique.
Pour quels autres candidats pose-t-on ou a-t-on posé une telle question, ainsi, à un tel moment ?
Imaginez-vous que l'on se soit interrogé de la sorte sur les "grands candidats" juste deux jours avant qu'ils déclarent leur candidature, comme Bové va effectivement le faire jeudi...
Je vois là une vraie forme de malveillance "médiatique" qui ne dit évidemment pas son nom.
Surtout, si en simple terme de présentation de l'enquête, je retourne les chiffres du sondage pour noter que "29% des personnes interrogées souhaitent que Bové se présentent", en enlevant surtout ce très malhonnête "seulement", je peux écrire sans effort qu'il s'agit du score d'intentions de vote pour Ségolène Royal (au premier tour) dans les dernières enquêtes d'opinion publiées !
Ce ne serait là finalement qu'une toute petite manipulation - comparer un souhait et une intention de vote - mais finalement est-ce beaucoup plus malhonnête que la manière dont ce sondage est "vendu" ?
Et je peux même rajouter que 32% de sympathisants de gauche et 48% de sympathisants Verts "favorables" à sa candidature sont deux chiffres qui peuvent aussi être lus totalement à l'envers...
Bref.
Jusqu'à quand allons nous accepter que médias et sondeurs traitent de la sorte les "autres candidats", en fustigeant la dispersion entre les lignes de leurs éditoriaux et les colonnes de chiffres de leurs sondages ?
Jusqu'à quand allons nous accepter ces quotidiens éloges subliminaux en faveur de la bipolarisation ?
Jusqu'à quand allons nous accepter la totale absence de réel débat entre vrais candidats et non entre bad lieutenants ?
Jusqu'à quand allons nous accepter les manipulations les plus criantes (aucun représentant du PC, de l'extrême gauche ou des Verts hier soir sur France 3) ? Ou alors j'étais très endormi !
Sans parler des mauvaises fictions ou des docu-menteurs sur l'horrrrrribbbbllle 21 avril, désormais programmés toutes les semaines, pour donner très très mauvaise conscience à ceux qui oseraient ne toujours pas vouloir "voter utile" dès le premier tour ! Et je ne parle même pas des salauds d'abstentionnistes...
Vous savez quoi les gars ? Ça commence à se voir...
06:40 Lien permanent | Commentaires (185) | Envoyer cette note
lundi, 29 janvier 2007
2010... la fin des blogs.
Just enjoy
11:39 Lien permanent | Commentaires (160) | Envoyer cette note
Pschittt...
07:10 Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
dimanche, 28 janvier 2007
Interlude.
Mes amis Hirschfeld et Pipin, les artisans de Cinématoc, viennent de me faire passer ça.
Je m'empresse de vous le montrer avant qu'il ne soit trop tard...
Désolé.
12:55 Lien permanent | Commentaires (64) | Envoyer cette note
Comment vous pourrir un dimanche ?
Davos. Le Meur. Sylvestre. Libéralisme. Concurrence. Blogs. Mondialisation. TF1. Liberté. Conneries...
Au fait, juste en passant, dans cette sublime interview Jean-Marc Sylvestre se désole qu'une équipe de TF1 ne puisse l'accompagner à l'intérieur du Forum de Davos et qu'il soit donc contraint de travailler avec les équipes techniques de l'organisation qui lui fournissent les images. Il trouve même cela quasiment choquant dans "ce temple de la liberté, du libéralisme et de la concurrence"... Bah c'est juste comme dans les meetings de Nicolas Sarkozy non ? Pour avoir les meilleures images, il faut aussi passer par les équipes techniques de l'UMP.
Y'a vraiment des mains invisibles qui se perdent...
09:15 Lien permanent | Commentaires (59) | Envoyer cette note
samedi, 27 janvier 2007
DE-HORS !!!
27ème jour de l'année.
SAINTE-ANGELE MERICI
Née à Desenzano (Italie) en 1474, morte à Brescia le 24 janvier 1540, lutta contra la dégradation des moeurs de cette époque et fonda les Ursulines, première congrégation séculière en Europe
Les Angèle sont intelligentes et ont du charme
Couleur : le violet, chiffre : le 8
Le soleil se lève une minute plus tôt à 8H29 et se couche deux minutes plus tard à 17H38
Le dicton : "S'il ne pleut en janvier, paysan étaye ton grenier"
QUELQUES 27 JANVIER...
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1756 : naissance de Wolfgang Amadeus Mozart
1852 : naissance de Fulgence Bienvenue, ingénieur maître d'oeuvre de la construction du métropolitain (mort le 3 août 1936)
1901 : mort du compositeur Giuseppe Verdi
1921 : naissance du peintre Georges Mathieu
1964 : la France et la Chine nouent des relations diplomatiques
1967 : trois américains sont les premières victimes de la conquête de l'espace lors d'un exercice préparatoire à la mission Apollo
1967 : mort du maréchal Juin
1973 : signature à Paris d'un accord de cessez-le-feu au Vietnam
1983 : mort du comédien Louis de Funès
1986 : mort de l'actrice allemande Lili Palmer
1999 : décès de l'écrivain espagnol Gonzalo Torrente Ballester
2007 : exclusion de Georges Frêche du Parti socialiste Français...
09:10 Lien permanent | Commentaires (96) | Envoyer cette note
vendredi, 26 janvier 2007
Jean-Pierre, Saddam, Hugo et moi...
Trentième minute...
17:57 Lien permanent | Commentaires (57) | Envoyer cette note
Bof...
Après l'affrontement d'hier, au Sénat, entre Brice Hortefeux et Jean-Luc Mélenchon, certains risquent de venir tenter de nous faire croire que la campagne est d'une violence inouïe, que "jamais on a vu de telles méthodes", que "les boules puantes ceci", que "les coups tordus celà"...
Au risque de surprendre les plus jeunes ou les plus naïfs, je veux juste vous rappeler qu'en 2001/2002 trois "opérations" au moins eurent lieu (au moins...) qui portaient la griffe des services de renseignement : "aide" policière à la révélation du trotskisme de Lionel Jospin, tentative de publication d'un livre sur le passé controversé du père de Lionel Jospin, enquête d'agents de la DGSE au Japon sur le compte de Jacques Chirac.
Sur les deux premiers "coups" je vous renvoie au "Complément d'enquêtes" diffusé il y a peu (voir le troisième sujet ci-dessous).
Sur l'affaire japonaise, je vous rappelle simplement qu'elle coûta leur place à deux hauts responsables des services secrets que le Président soupçonna d'avoir tenté de le déstabiliser sur ordre du Premier ministre candidat (cette affaire a déjà été évoquée ici, fouillez les archives)
En 1995, entre l'affaire Schuller Maréchal et les "informations" tombées du ciel sur la vente de terrains au Port autonome de Paris par la famille de Bernadette Chirac on eut également l'embarras du choix.
Bref, à côté de ces affaires et de ces véritables coups bas, la sortie providentielle de fiches RG de proches de Royal sont de la roupie de sansonnet. Et encore, ne suis-je pas remonté plus loin dans le passé (diamants de Giscard, affaire Markovic, etc...)
En fait, le niveau baisse !
08:55 Lien permanent | Commentaires (172) | Envoyer cette note
jeudi, 25 janvier 2007
Blog-off.
Un extrait du blog de Christophe Barbier, patron de l'Express :
Bayrou et la nuit européenne.
François Bayrou vient prendre le petit déjeuner à L’Express, invité par le journal et par le cercle des Européens, animé par Noëlle Lenoir, qui fut ministre des Affaires européennes et chroniqueuse à L’Express. La rencontre est « off the record » (sauf une interview spéciale à voir sur notre site), mais ni lui ni elle ne m’en voudront de citer un bon mot du présidentiable. Evoquant le sujet délicat de l’Europe, que les autres candidats abordent si peu, il reconnaît que le dossier est « glissant » et en appelle à Ponson du Terrail : "Le pavé était glissant, la nuit tomba".
Je passe rapidement sur le "bon mot" de Bayrou. Il doit falloir être au minimum être normalien pour l'apprécier...
Ce qui m'amuse, c'est que tout est dit là de la manière dont la plupart des journalistes politiques voient les choses et conçoivent généralement leur métier : La rencontre est «off the record».
Mais alors pourquoi l'évoquer ? Pour appâter le chaland ? L'exclure encore davantage du triangle d'or ?
Je pense à l'inverse que toute rencontre (hors cadre amical et privé) à plus de deux entre un politique et un journaliste politique ne peut supporter le moindre off. A fortiori dans le jeu de manips permanentes, de rumeurs et de circulation d'informations que génère une campagne présidentielle.
Où alors, il ne faut pas créer des blogs dans lesquels, en fait, on va simplement sélectionner ce que l'on raconte en fonction de son intérêt du moment et des relations que l'on entretient où que l'on vise avec tel ou tel.
De ce point de vue, la fermeture de son blog par Laurent Bazin n'est pas un fait anodin.
Les rédactions ne supportent pas ces échappatoires, ces voies de traverse. Plus exactement, la plupart du temps, les patrons des rédactions n'en veulent pas. Ni les "vieux de la vieille qui en ont déroulé du cable" et qui ont un rapport générationnel, pathologique voire hystérique à internet, ce "truc de jeunes cons".
Du coup pas mal de journalistes bloguent sous des pseudos ce qui rend leur prose elliptique pour leurs lecteurs qui ne savent pas à qui ils ont affaire.
À terme, je suis certain que va bientôt figurer, dans la plupart des contrats d'embauche, une clause de confidentialité mentionnant l'interdiction précise de tenir un blog évoquant de quelque manière que ce soit le média auquel on appartient.
Journaliste - blogueur - indépendant. Cherchez l'intrus...
Dans la note en dessous : la photo du jour...
09:00 Lien permanent | Commentaires (125) | Envoyer cette note
Indigne.
Pub parue ce matin dans Aujourd'hui/Le Parisien.
Vous avez dit "Libre" ?
08:56 Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note
mercredi, 24 janvier 2007
De Profundis...
Laurent Bazin ferme son blog...
Son explication...
mercredi 24 janvier 2007
Voilà, c'est (déjà) fini.
J'ai décidé ce matin de fermer ce blog.
Il m'est en effet impossible de continuer l'exercice de transparence que je m'étais imposé le 16 novembre dernier en entamant ce dialogue avec vous. Je réalise aujourd'hui, sans doute trop tard, qu'en vérité on ne peut pas "tout publier". Formidable naïveté de ma part, presqu'inquiétante diront certains après vingt ans de métier.
Nicolas, Segolène et les autres n'y sont pour rien.
Apparemment, dans ma volonté de tout vous raconter, des repas aux coulisses et des plateaux au maquillage, ce sont mes confrères qui ont le plus souffert. En trois mois, j'ai ainsi blessé des journalistes politiques plein de talent et à qui je croyais rendre hommage. Exaspéré d'autres qui ne comprenaient pas mon parti-pris. Déclenché la colère enfin d'ami ou d'ami-d'amis qui se sont sentis mis en cause.
Je le regrette. Je m'en excuse, même si je considère tout celà comme un immense malentendu.
Mais je suis un salarié, mon entreprise a des actionnaires et des intérets et - sauf à vouloir jouer les chevaliers blancs - je ne peux continuer à mener parallèlement ces deux vies éditoriales. Se trouver dans la situation de co-animer une antenne, de vivre dans une rédaction et de tenir par ailleurs un blog-note où l'on se sent libre de "raconter tout ce qu'on vous a raconté" est littéralement schizophrénique.
Au plus petit niveau, jusque dans les relations amicales, théoriquement privées, on est toujours en connivence avec quelqu'un... On se retient toujours de livrer une information dont on ne se priverait pas si il s'agissait d'un inconnu.
Tant que l'on est salarié, que l'on travaille avec une équipe, toute vérité n'est pas bonne à dire. C'est comme ça. Je ne voudrais pas faire les choses à moitié. Je cesse donc d'écrire.
Merci à tous ceux qui avaient trouvé ici un espace de discussion. J'ai aimé votre liberté de ton, j'ai été surpris aussi par la violence de vos mises en cause. Vous pouvez vous payer ce luxe. Moi pas. En tout cas pas sous cette forme là.
18:30 Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
Omerta des Prés.
Un éditeur est parfois obligé de prendre le taureau par les cornes pour le placer au centre de l'arêne.
Je veux donc vous dire le profond NRvement qui m'a poussé jusqu'à l'insomnie.
Mon camarade Sébastien Fontenelle vient de publier chez Privé© un texte que je juge précieux sur les dérives de la "pensée", de plus en plus fréquentes, de certains de nos intellectuels. La position du penseur couché se focalise notamment sur la manière dont Alain Finkielkraut a, à plusieurs reprises, dérapé sur des questions ayant trait aux orgines ethniques, culturelles voire raciales de divers acteurs de notre société. Défense des délires d'un Renaud Camus, joueurs de l'équipe de France de foot "blacks blacks blacks", émeutiers de novembre 2005 mus par des motivations ethnico-raciales (puis plus du tout...), racisme anti-blanc, etc.
Autant de positions parfois incompréhensibles, parfois contradictoires, parfois même incohérentes que Fontenelle reprend avec ardeur et colère et auxquelles il s'efforce de répliquer d'une plume rageuse et pamphlétaire.
On pourrrait penser qu'au pays des Lumières, si prompt à célébrer et relever le flambeau la liberté d'expression lorsque de - mauvaises - caricatures représentant le prophète Mahomet sont scandaleusement interdites, ou qu'un très mauvais texte vaut à un prof de philo des menaces de mort indignes, on peut aisément poser ces questions.
Visiblement pas.
Finkielkrault fait partie de la catégorie des intouchables. De ceux qui peuvent s'affranchir en toute liberté sans que jamais nulle patrouille ne les rattrape. Après quelques heures de chahut, deux ou trois prises de positions offensives, tout rentre dans l'ordre. Juste l'ordre...
Pourtant ses propos multiples n'ont rien à "envier" aux lamentables sorties d'un Frêche ou d'un Sevran ; mais notre penseur est lui libre de mal penser et, surtout, il est protégé par un splendide réseau d'amis qui jugent simplement "iconoclaste" ou "DKpant" ce qui est, pour d'autres, puni par la loi.
Qu'ici les choses soient claires et dites. Je ne réclame, n'ai demandé et ne souhaite aucune sanction juridique contre monsieur Finkielkraut. Je ne fais pas partie du bal des lyncheurs qui réclament des procès, des renvois et des sanctions. Ni pour lui. Ni pour d'autres.
Je veux juste que l'on puisse dire haut et fort à quelqu'un qu'il tient des propos indigents. Aussi haut et aussi fort que lui ! Je veux cette liberté pour mes auteurs, pour vous et pour moi. Ceux qui fréquentent le DEL le savent, je suis contre la pénalisation des délits d'opinion, de tous les délits d'opinion. Contre la judiciarisation. Je ne viens donc pas là mû par le goût de participer à quelque chasse à l'homme conduisant quiconque dans un prêtoire.
Je souhaite simplement avoir le droit de dire à quelqu'un dont je pense qu'il a tort qu'il a tort ; aussi bruyamment et aussi loin qu'il a pu le faire. Avec les mêmes moyens et le même écho. Et je lui offre la réciproque.
En revanche, si j'ai demandé immédiatement l'exclusion de Georges Frêche du PS, c'est parce qu'il s'agit d'un élu de la République, ce qui lui donne des responsabilités évidemment supplémentaires en termes d'exemplarité.
Mais, je le répète, je ne désire aucune sanction contre le minable Sevran ni contre notre philosophe : je ne pense pas ques des animateurs d'émission de service public ou des auteurs ont une responsabilité réelle comparabe à celle d'élus ou de représentants.
Je ne place donc mon propos que sur le plan de la discussion, de la dispute, de l'éthique, de la morale même ; ou plutôt sur celui de l'insupportable impunité intellectuelle. Nullement sur le terrain du droit ou de l'opprobre.
Cette importante précision faite j'en reviens au livre sorti jeudi dernier.
Suscite-t-il un débat ? Est-il critiqué ? Simplement lu ? Non. Parce que, comme pour BHL avant lui avec le travail de Nicolas Beau et Olivier Toscer notamment, le penseur a décrété l'omerta avec ses amis proches.
Dans notre pays aujourd'hui, on ne censure plus les livres. On les étouffe juste dans une gangue de silence. Cela est amplement suffisant pour que la route reste dégagé pour ceux que Fontenelle nomme justement les "briseurs de tabous".
Un vrai paradoxe saute ici aux yeux. Ces iconoclastes, ces "briseurs de tabous", ces penseurs courageux qui osent et décapent sont en vérité les plus formidables verrouilleurs de débats du pays. Alors qu'ils passent leurs journées à réclamer le droit de dire, ils ne supportent pas que l'on s'octroie la moitié de la liberté qu'ils chérissent tant. Surtout quand l'objet de cette liberté est de leur porter la réplique. La controverse n'a de valeur que si elle part de leurs tranchées. Avec leurs règles. Et leurs dés pipés.
Mais je n'ai pas l'intention de leur abandonner un pouce de terrain, ni de céder à la frustration que peut entraîner une attitude de refus qui s'apparente en fait simplement à de la lâcheté.
Penseurs du déclin d'une France qui va mal comme ils veulent nous le faire croire à grands coups d'éditoriaux, de chroniques ou de pensum, ils ne se rendent même plus compte que c'est eux qui déclinent et (la) pensent à l'envers ! Il se sont transformés en commentateurs du quotidien, bouffés par la télévision et tous les médias qu'ils prétendent pourtant détester.
Pas une émission de débat télévisée ou radiophonique n'échappe à leur emprise.
Ils monopolisent les micros, les antennes et les colonnes.
Ils écrasent toute pensée dissidente en dévalorisant ceux qui essayent de leur répondre.
Ils nous étouffent et nous demandent, un sourire narquois aux commissures, pourquoi nous suffoquons...
Je n'ai absolument pas informé Fontenelle de mon initiative. Il la découvrira ici ce matin. Peut-être ne l'appréciera-t-il pas. Tant pis. Elle me regarde. Elle n'a surtout pas d'objet mercantile. Ne croyez pas que j'agis là comme un vulgaire "vendeur" de livres. Mon obligation de prendre la parole est bien plus profonde.
La question posée est celle de la réelle liberté de penser contre ; j'ai écrit "penser", donc je vous remercie d'avance de ne pas convoquer ici les miasmes d'un ancien comique...
De penser contre, dans une pseudo "démocratie d'opinion", dans laquelle la parole légitime est confisquée, monopolisée.
Parce que toute la force de ces penseurs est qu'ils ont justement fait leur pelote de la dénonciation de cette "démocratie d'opinion" ; alors qu'ils en vivent et l'entretiennent de la manière la plus perverse (est-il nécessaire de faire ici la liste des positions de pouvoir ou d'autorité d'un Finkielkraut ou de relever le nombre de ses passages médiatiques dans une semaine type ?)
Vous vouliez du fond et du débat ?
Servis...
07:05 Lien permanent | Commentaires (354) | Envoyer cette note
mardi, 23 janvier 2007
Débat participatif n°1.
Voici le thème du débat participatif auquel je vous convie ce jour.
Les relations entre Ségolène Royal (candidate socialiste à la Présidence de la République) et son compagnon François Hollande (Premier secrétaire du Parti socialiste) relèvent-elles uniquement de la sphère privée ou s'agit-il désormais d'un problème politique et donc d'ordre public ?
Je vous remercie d'inscrire strictement vos propos dans le cadre de la République du respect.
Et surtout, surtout, n'oubliez pas de rester dans les limites fixées par l'ordre juste.
Bon débat.
07:15 Lien permanent | Commentaires (291) | Envoyer cette note
lundi, 22 janvier 2007
Sirop.
Allez, je vous dis la vérité.
Et beaucoup vont râler.
Mais tant pis.
La "journée Abbé Pierre" qui s'annonce me fatigue et m'NRVe à la fois.
Sans compter que le deuxième "événement" du jour sera finalement du même ordre : Hulot or not ?
Trop d'unanimité, de grands-messes, de consensus et de bons sentiments pour moi.
Je sais c'est mal.
08:05 Lien permanent | Commentaires (215) | Envoyer cette note
Fier.
Petit jeu.
Hier soir notre fameux ministre de la culture - RDDV - était invité au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro.
J'ai vraiment le sentiment qu'il a utilisé un nombre de fois absolument invraisemblable les mots "fier" ou "fierté"
Si quelqu'un a le temps d'écouter le podcast, un réel décompte pourrait se révéler judicieux.
Et ne me répétez surtout pas qu'il faut s'intéresser au fond.
Quand il n'y a aucun fond, il ne reste que la forme.
Cette note est dédiée à Julien T. autrement connu sous le pseudo de Mimile ou encore King from the Blogoboule (©fontenelle 2007).
07:20 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
dimanche, 21 janvier 2007
Eh bah voilà...
J'ai été vilipendé ici même par ses partisans lorsque j'ai osé dire que madame Royal devait exiger l'exclusion de Georges Frêche du PS.
Traité de tous les noms d'oiseau (fouillez dans les archives) même.
Certains d'entre-vous m'ont dit avec virulence que cela ne concernait pas Ségolène Royal.
Je peux même ressortir leurs messages indignés et outragés.
Eh bien pourtant, Ségolène Royal demande désormais l'exclusion de Georges Frêche du PS.
Je ne vais donc pas bouder mon plaisir, ni faire remarquer qu'il est un peu tard...
Reste à la commission qui se réunit enfin samedi à obéir à la "patronne".
Que de temps perdu.
14:00 Lien permanent | Commentaires (123) | Envoyer cette note
Ta Ta Ta - Ta Ta Ta.
J'ai regardé Ségolène Royal, hier soir, au 20h de TF1.
Elle était l'invitée de Claire Chazal.
Je suis resté totalement scotché par sa prestation.
Plutôt, pour être exact, ce qui m'a beaucoup étonné c'est sa technique verbale de remplissage de l'espace temps qui lui était imparti. La manière dont elle l'a meublé, en fait, en imposant son débit incantatoire.
Sans se préoccuper du reste.
Elle sollicite, en effet, au delà des concepts et de la rhétorique, une forme de discours et un ton, voire même une "mélodie", que personne d'autre n'emploie dans l'espace politique.
Je m'explique.
D'abord, madame Royal empile les unes derrière les autres les formules qui ont fait son succès, sa notoriété, sans prêter plus d'attention que cela aux tentatives - vaines - de questions qui lui sont posées (vous verrez par exemple comment elle ne répond pas du tout vers la fin à une question sur l'utilisation par Sarkozy de la référence à Jaurès).
C'est déjà assez stupéfiant.
Débat participatif - Intelligence collective des Français - Vie chère - Parler juste - Agir juste - Tenir parole - Remettre les Français au coeur du projet socialiste - L'énergie des Français - Retirer la France vers le haut (sic) - Le droit à l'échec - La vérité de la parole - l'Efficacité de l'action politique - Rien n'est tabou ...
Jusqu'à la formule travaillée et retenue pour attaquer Nicolas Sarkozy : "Un homme providentiel qui promet tout et qui demain ne tiendra rien".
Mais surtout, et c'est pour moi vraiment l'essentiel, elle le fait sur une petite musique ainsi rythmée :
Ta ta ta - ta ta ta.
Ta ta ta - ta ta ta...
Et ainsi de suite.
Je vous suggère de bien regarder la vidéo ci-dessous qui reprend cette interview (après un extrait du 20h de France 2) et surtout de bien écouter son phrasé et cette "musique", assez rapidement... Lancinante.
Laurence Ferrari obtiendra-t-elle autre chose voire davantage tout à l'heure sur Canal ?
Rien n'est moins sûr, car ce débit Royal, ou plutôt ce Royal débit - quelque part entre prêche et sermon - n'est nullement le fruit d'un hasard ou d'une maladresse.
Reste à savoir comment cette manière de "dire" passera dans le cours d'un débat.
Si débat il y a...
09:10 Lien permanent | Commentaires (141) | Envoyer cette note
samedi, 20 janvier 2007
Droit de suite.
Cette dépêche n'a apparemment pas fait la une des journaux.
Je ne l'ai découverte pour ma part que ce matin.
Elle aurait pourtant dû occuper autant d'espace qu'occupait exactement le même sujet y a quelques mois.
Vous vous souvenez ?
Nicolas Sarkozy explosait le marché de l'édition et vendait des centaines de milliers de livres.
55000 en une semaine à ce qu'il paraît.
Près de 400 000 ensuite même selon certaines déclarations de son éditeur, Bernard Fixot.
Il est vrai qu'il suffisait de se balader dans une librairie - ce que j'ai fait à l'époque à Nîmes - pour se rendre compte de l'énormité de l'opération de lancement du livre. Souvenez-vous des séances de dédicaces de cet été. Et je ne parle pas des médias "déchaînés" qui ont tous publié des extraits du best seller annoncé.
Voici donc la dépêche que personne n'a semblé lire.
The Associated Press - 15/01/07 à 19:31:34 - 159 mots
Politique française Entre 159.000 et 243.000 exemplaires du livre de Nicolas Sarkozy vendus
Entre 159.000 et 243.000 exemplaires du livre-programme du candidat UMP à la présidentielle Nicolas Sarkozy, "Témoignage", avaient été vendus au 31 décembre dernier, selon différentes estimations rendues publiques lundi par l'éditeur "XO". Fin 2006, cet ouvrage avait été tiré à 366.500 exemplaires, dont 310.445 ont été facturées à des librairies en France, Suisse et Belgique. Sur ce réseau, les ventes sont estimées entre 159.800 et 243.100 exemplaires, selon les différentes estimations d'instituts de sondage effectuées à partir de panels.L'UMP a de son côté acheté 10.320 exemplaires de "Témoignage".
Outre la France, la Suisse et la Belgique, le livre de Nicolas Sarkozy a par ailleurs été diffusé aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne, en Turquie, en Grèce et en Hongrie, signalent les éditions XO.
Le ministre de l'intérieur dont le livre lancé par tous les médias Français a été placé par centaines de palettes entières dans les librairies Françaises se serait donc vendu à...50% de son tirage.
Précisément à 159800 ex. selon le classement annuel paru hier dans Livres-Hebdo soit la moitié du Goncourt Les Bienveillantes par exemple (395000 ex.) mais qui est paru lui en novembre 2006.
Livres-Hebdo ajoute cette petite note en bas de page qui explique la dépêche ci dessus : "dans un communiqué envoyé à la presse le 15 janvier, Bernard Fixot fait le point sur la facturation tous réseaux confondus, de Témoignage de Nicolas Sarkozy.'Tirage total' 366500 ex. Facturation nette de retours au 31.12.2006 : 310 445 ex."
Fixot parle bien lui de 310 445 ex. J'ai lu comme vous.
Il y a donc apparemment 150 645 ex. de différence (!) entre ce que prétend avoir vendu l'éditeur et ce qu'a calculé la revue professionnelle de l'édition. D'où la marge prise dans la dépêche... Je ne comprends pas comment une telle différence est même simplement envisageable... On devrait peut-être réussir à savoir la vérité au moment de l'imputation d'une partie des sommes générées par le livre dans les frais de campagne de Nicolas Sarkozy. Et encore...
Restons donc sur les chiffres de Livres-hebdo qui font foi pour toute la profession (pour Privé©, ils correspondent à 5000 ex près aux chiffres de vente).
C'est évidemment beaucoup 159800, cela fait même de ce livre la deuxième vente de documents de l'année, mais ce serait en vérité économiquement un très mauvais chiffre. Imaginez simplement les mêmes palettes aussi pleines au retour qu'à l'aller.
Près de 160 000 retours...
D'ailleurs, si ces chiffres sont les bons, ont-ils déjà été pilonnés ? Vendus à prix coûtant à l'UMP (Fixot déclare lui 10 320 ex. vendus à l'UMP) ? Stockés dans un entrepôt monumental pour les relancer aux alentours d'une élection victorieuse ?
Autant de questions intéressantes non ?
Je regrette, en tous cas, que le droit de suite ne soit pas une pratique journalistique très répandue dans ce pays. Parce que si elle se confirmait cette information et ce demi-échec (vu la campagne de lancement) auraient plusieurs lectures possibles, notamment dans le contexte d'une présidentielle acharnée.
Je propose donc à ceux qui en ont le temps de jouer à un petit jeu amusant.
Recherchez et ramenez les liens les plus élogieux voire les plus délirants sur Témoignage. Merci également de me signaler tout article reprenant les informations de la dépêche reprise ci-dessus. Et surtout, comparons l'espace dédié aux chiffres désormais connus à ce qui s'est écrit de "dément" cet été.
On devrait rire...
PS. Au fait, et le livre de Ségolène Royal ?...
09:40 Lien permanent | Commentaires (353) | Envoyer cette note
vendredi, 19 janvier 2007
Trous d'air...
Ils le disent et sur tous les tons.
Ils le savent !
Ça y est : Ségolène Royal est - déjà - en train de s'écrouler.
Sa campagne "flotte". Un "trou d'air" qu'ils appellent ça. La preuve ? C'est même écrit dans tous les journaux.
Sarkozy, lui, a réussi son meeting d'investiture. Cela aussi tout le monde le sait parce que c'est expliqué partout par les mêmes commentateurs. Le "rouleau compresseur" est en marche. Et puis il a changé. Ça c'est lui qui le dit... Mais ils le répètent tous.
Un rappel ?
En 1995, à ce moment précis de la campagne présidentielle, Jacques Chirac était encore loin, loin, dans les choux. Vous ne me croyez pas ?
OK. Alors lisez cela. Et regardez bien quand les courbes Chirac/Balladur s'inversent... Surtout notez le "pronostic" de février...
Pronostic sur l'élection du futur président
Source : Enquêtes Sofres réalisées pour TF1, RTL et La Nouvelle République.
A votre avis, qui a le plus de chances d'être le prochain Président de la République ?
| 10-12 jan 1995 | 7-8 fév 1995 | 8-9 mars 1995 | 21-22 mars 1995 | 4-5 avr 1995 | 13-14 avr 1995 | 20-21 avril 1995 | |||
| - Edouard BALLADUR | 70 | 70 | 33 | 20 | 16 | 12 | 12 | ||
| - Jacques CHIRAC | 12 | 8 | 46 | 61 | 65 | 71 | 73 | ||
| - Lionel JOSPIN | 5 | 6 | 7 | 9 | 8 | 6 | 7 | ||
| - Autres | 4 | 3,5 | 2 | 1 | 1 |
En 2002, Jean-Pierre Chevènement était lui ce fameux "troisième homme" qui faisait fantasmer les médias et les sondeurs.
Regardez notamment (dans le même institut) les intentions de vote en janvier et en février 2002 ... Jospin - au hasard...- est alors à 22% d'intentions de vote et Le Pen à 9... Et je ne parle pas de Chevènement...
|
| 11-12 jan 2002 | 1-2 fév 2002 | 13-15 fév 2002 | 22-23 | ||||||||||
| - Arlette LAGUILLER | 7 | 6 | 6 | 7,5 | ||||||||||
| - Daniel GLUCKSTEIN | - | - | - | - | ||||||||||
| - Olivier BESANCENOT | 0,5 | 1 | 0,5 | 0,5 | ||||||||||
| - Robert HUE | 6 | 6,5 | 6 | 6 | ||||||||||
| - Jean-Pierre CHEVÈNEMENT | 9 | 11 | 10 | 10 | ||||||||||
| - Christiane TAUBIRA | - | - | 0 | 0,5 | ||||||||||
| - Lionel JOSPIN | 22 | 22,5 | 21,5 | 22 | ||||||||||
| - Noël MAMERE | 6 | 6 | 7 | 5,5 | ||||||||||
| - Corinne LEPAGE | - | - | 0,5 | 0,5 | ||||||||||
| - François BAYROU | 4 | 4 | 3 | 3 | ||||||||||
| - Christine BOUTIN | - | - | 0,5 | 1 | ||||||||||
| - Jacques CHIRAC | 27 | 24 | 26 | 24 | ||||||||||
| - Alain MADELIN | 4 | 5 | 3 | 4,5 | ||||||||||
| - Charles PASQUA | 3,5 | 1,5 | 3 | 1,5 | ||||||||||
| - Jean SAINT-JOSSE | - | - | 3 | 2 | ||||||||||
| - Jean-Marie LE PEN | 9 | 11 | 9 | 11 | ||||||||||
| - Bruno MÉGRET | 2 | 1,5 | 1 | 0,5 |
Je pense donc que ces chiffres sont assez éloquents pour affirmer fortement et sans frémir qu'un 19 janvier RIEN N'EST JOUÉ !!!
Quant au "trou d'air" - comme par exemple le "troisième homme" - il s'agit d'une construction médiatique de la plus pure espèce. Une fabrication, une "prophétie auto-réalisatrice" qui s'auto-entretient suivant une implacable logique d'emballements politico-médiatiques à répétition.
Scandée par les uns puis par les autres, l'expression fait florès jusqu'à devenir le "mot" de la semaine dans tous les médias. Mais il ne s'agit de rien d'autre que d'une séquence de plus, auquel succèdera bientôt une autre séquence, puis une autre, puis encore une autre, etc. Et ainsi de suite. Jusqu'au moment de la "cristallisation"... Qui peut (ne) se faire (que) la veille du vote...
Je suis donc assez amusé de voir plonger ainsi, comme des bleus, au premier coup de vent, nos "experts" et autres commentateurs...
Mais c'est sans doute que je suis idiot ! Parce que forcément, cette fois là, évidemment, ce n'est et ce ne sera pas pareil !
Il ne vous aura toutefois pas échappé que les mêmes qui vous expliquaient encore la semaine dernière pourquoi il était évident que le face à face du second tour était déjà réglé comme du papier à musique se demandent aujourd'hui, tout aussi doctement si "Elle" tiendra le coup...
Et, comme la vie est bien faite, ce sont d'ailleurs les mêmes qui raillaient la "plantade" totale de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy (vous vous souvenez dans la presse de province, piratée par le site de Libé...) il y a quelques semaines ; tandis qu'ils chantaient alors à tue-tête les louanges de l'efficacité de la "démocratie participative" de la candidate socialiste...
Ça promet...
07:20 Lien permanent | Commentaires (170) | Envoyer cette note
jeudi, 18 janvier 2007
Frêche : ord(u)re juste...
Puisque Arnaud Montebourg est suspendu de ses fonctions de porte-parole pour une plaisanterie de garçon de bain, je ne doute désormais plus que Georges Frêche sera exclu samedi du Parti socialiste pour ses propos racistes à répétition.
Merci d'avance madame Royal.
22:30 Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note
Chiche ?
Depuis 48 heures, nos grandes plumes et autres patrons de presse sont soudainement devenus des apôtres de la transparence fiscale et patrimoniale. Ils envoient donc au feu - fort courageusement... - leurs journalistes de base, pour - enfin - "cuisiner" nos politiques sur leurs revenus et propriétés.
Mais au fait, parmi ces parangons de vertu, combien sont-ils prêts à nous faire connaître tous les éléments précis de leur patrimoine et leurs revenus ?
Après tout, l'information est aussi intéressante des deux côtés de la barrière, non ?
À mon sens, qui plus est lors d'une campagne présidentielle, ceux qui parlent des candidats doivent être aussi transparents que ceux qu'ils scrutent.
Mais l'exercice est peu prisé par mes pairs. Je me souviens ainsi d'un "On refait le Monde" (sur RTL) où, puisque l'on parlait du "salaire des stars" (foot, télé, etc.), Pascale Clark nous avait demandé à l'antenne si nous acceptions de dire aux auditeurs ce que nous gagnions. Sur 5 participants (animatrice inclue) seul Joseph Macé-Scaron (Marianne) et moi avons donné notre revenu global en direct...
06:35 Lien permanent | Commentaires (200) | Envoyer cette note
mercredi, 17 janvier 2007
Histoire Belge.
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Vous êtes frontaliers ou super équipés ? Alors ce soir sur "la une" vous avez presque de quoi regretter Arlette CHabot /ou Calvi réunis...
Mercredi 17 janvier. La une. 21:25 Magazine Les bureaux du pouvoir
Fabienne Vande Meerssche nous convie au Parlement fédéral, à la fois à la Chambre et au Sénat, dans le bureau de leur président respectif, ces deux ténors de la politique belge que sont Anne-Marie Lizin et Herman De Croo. Présidente du Sénat depuis 2004, Anne-Marie Lizin est aussi bourgmestre PS de Huy depuis plus de vingt-trois ans. Quant à Herman De Croo (VLD), président de la Chambre des Représentants, il est considéré au niveau protocolaire comme la personne la plus importante du Royaume après le Roi. Dans ce décor prestigieux, situé au c156ur de la capitale en face du Palais royal, nous aborderons aussi bien le parcours personnel de nos invités que l'institution qu'ils président.
Présentation: Fabienne Vande Meerssche. Réalisation: Gérard Rivoalan
Imaginez l'équivalent chez nous : Chabot en plateau avec Poncelet et Debré...
Heureusement qu'il leur reste la RTBF pour les canulars...
Et "Striptease".
20:25 Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note
Place Net.
Nouvelle passe d'armes hier soir sur RTL avec quelques confrères (consoeurs en fait) sur "internet comme véhicule de la calomnie".
Plus généralement, beaucoup de journalistes, se sentant peut-être menacés par l'engouement pour le net, préfèrent tenter de re-légitimer leur profession en stigmatisant internet, les blogs, etc.
En gros, pour eux, le journalisme ce serait l'information - la vraie - et la capacité à la vérification, à l'investigation, tandis que le net, c'est toujours, presque forcément, l'invérifiable, la rumeur, la calomnie et donc la boue.
Je ne suis évidemment pas d'accord avec une opposition aussi tranchée.
Bien sûr, il suffit de se balader une journée ici ou ailleurs sur le net pour constater que le niveau est (très) très variable et que l'on est souvent davantage confronté à des opinions subjectives qu'à de l'information. Moi le premier, je l'ai toujours affirmé, je suis ici dans un registre NRV, celui de la colère et du subjectif. Je ne prétends pas toujours mener des analyses objectives.
Certes, parfois, si j'en ai la capacité, je peux réussir à sortir avant les médias des informations (voir dans les archives du blog : stagiaires maltraités dans une maison de disque ; campagne de communication de Télérama annulée par Métrobus ; censure dans les Fnac du livre de Nicolas Beau et Olivier Toscer sur BHL, etc.). Mais telle n'est pas la vocation première et unique de ce lieu. Je le revendique. Simplement je tente de me tenir à la bonne distance des phénomènes ou des "acteurs" que j'observe. En tous cas j'essaie. Et je le dis.
En sens inverse, le problème que feignent d'ignorer ces critiques du net, c'est que dans les "plus vieux médias", on est - souvent - pas non plus confronté à de l'information mais de plus en plus à de la communication. Une bonne partie de la presse est bel et bien devenue un lieu privilégié qu'utilisent (qu'instrumentalisent) institutions, politiques, people, intellectuels... pour communiquer en quasi totale liberté ; à savoir sans qu'un réel contrôle (a priori ou même a posteriori) soit exercé par les journalistes.
Je sais combien cette manière de voir les médias semblera caricaturale voire même insultante à certains confrères, soucieux de leur éthique et de leur déontologie. Mais les raisons du désaveu global dont sont frappés les journalistes sont malheureusement bien là.
Je ne prétends cependant pas, vous l'aurez compris, que le net soit un modèle alternatif viable, fiable et surtout auto-suffisant.
Opinion(s) d'un côté, communication de l'autre. Il faudra bien se demander sérieusement, un de ces jours, comment réhabiliter l'information...
08:30 Lien permanent | Commentaires (146) | Envoyer cette note
mardi, 16 janvier 2007
Les "socialistes anonymes" écrivent à François Bayrou.
J'ai reçu hier par mail un texte très intéressant signé : "Les Socialistes Anonymes" et adressé en fait à François Bayrou.
Après quelques vérifications d'usage et un contact voici ce que ces "anonymes" réellement militants socialistes m'ont expliqué :
Les socialistes anonymes regroupent de plus en plus de socialistes qui ne se résignent pas à l'investiture de Ségolène Royal par le Parti socialiste. Ils prônent l'abandon de la social-démocratie pour un retour aux valeurs de justice sociale qui faisaient jadis toute la force et la crédibilité du socialisme.Entrés en résistance contre la direction du Parti socialiste, ils se regroupent dans toute la France et entretiennent l'espoir d'un réveil de la vraie gauche de ce pays.
Ci dessous donc leur lettre ouverte à monsieur Bayrou à analyser, décortiquer, critiquer... (J'ai fait parvenir ce courrier au candidat de l'UDF par mail dès ce matin).
08:45 Lien permanent | Commentaires (213) | Envoyer cette note
lundi, 15 janvier 2007
Ensemble, tout devient possible.
L'AFP me fait vraiment marrer parfois.
Voici un de ses fameux "encadrés" qui m'a, évidemment, fait apprendre des choses, puisque dans cette liste, il y a vraiment des gens dont j'ai découvert la candidature. Et c'est assez effrayant...
Présidentielle: 40 candidats déclarés (ENCADRE)
PARIS, 14 jan 2007 (AFP) - Après l'intronisation dimanche de Nicolas Sarkozy comme candidat UMP à la présidentielle, 40 candidats sont officiellement déclarés pour le scrutin du 22 avril 2007.
Les prétendants doivent toutefois franchir l'écueil des 500 parrainages d'élus.
Seize candidats étaient présents au premier tour en 2002, un record.
CANDIDATS DECLARES:
- Nicolas Sarkozy, 51 ans, président de l'UMP, ministre de l'Intérieur.
- Marie-George Buffet, 56 ans, secrétaire nationale du Parti communiste français, candidate pour "porter le rassemblement antilibéral". Sa candidature est toutefois rejetée par les autres mouvances antilibérales, qui refusent de la soutenir.
- Pierre Larrouturou, 41 ans, promoteur de la semaine de quatre jours de travail, délégué national du PS, candidat "pour pousser la gauche à plus d'audace".
- Philippe de Villiers, 57 ans, président du Mouvement pour la France. Candidat en 1995 (4,74%).
- François Bayrou, 55 ans, président de l'UDF. Les quelque 33.000 adhérents du parti centriste lui ont apporté leur soutien à 98% lors d'un vote par correspondance. Candidat en 2002 (6,84%).
- Ségolène Royal, 53 ans, présidente de Poitou-Charentes, investie par le PS et soutenue par les radicaux de gauche et le Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement.
- Jean-Marie Le Pen, 78 ans, président du Front national. Déjà quatre fois candidat, espère rééditer son score d'avril 2002 (16,86%), qui lui avait permis d'accéder au second tour face à Jacques Chirac.
- Arlette Laguiller, 65 ans (5,72% en 2002), portera pour la sixième fois les couleurs de LO.
- Olivier Besancenot, 32 ans, porte-parole de la LCR. Candidat en 2002 (4,25%).
- Antoine Waechter, 57 ans, président du Mouvement écologique indépendant (MEI), candidat en 1988 (3,78%).
- Dominique Voynet, 47 ans, sénatrice (Verts) de Seine-Saint-Denis, ancienne ministre. Candidate en 1995 (3,32%).
- Corinne Lepage, 55 ans, présidente de Cap 21, ancienne ministre de l'Environnement de 1995 à 1997. Candidate en 2002 (1,88%).
- Jacques Cheminade, 64 ans, président de "Solidarité et progrès". Candidat en 1995 (0,28%).
- Frédéric Nihous, 39 ans, directeur de Chasse Pêche Nature Traditions (CPNT).
- Nicolas Dupont-Aignan, 44 ans, député de l'Essonne ex UMP (souverainiste)
- France Gamerre, 64 ans, présidente de Génération Ecologie.
- Eric Taffoureau-Millet, 43 ans, président de "Attention! Handicap".
- Yves-Marie Adeline, 46 ans, président de l'Alliance Royale.
- Roland Castro, 64 ans, architecte-urbaniste, fondateur du "Mouvement de l'utopie concrète".
- Christian Chavrier, 40 ans, président du Parti fédéraliste.
- Jean-Philippe Allenbach, 58 ans, ancien dirigeant du Parti fédéraliste.
- Rachid Nekkaz, 34 ans, président du "Club des élus Allez France".
- Leila Bouachera, 45 ans, chargée de mission au CSA.
- Jean-Marc Governatori, 47 ans, président du mouvement "La France en action".
- Soheib Bencheikh, 45 ans, ancien grand mufti de Marseille.
- Stéphane Pocrain, 33 ans, fondateur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).
- Yvan Bachaud, 67 ans, retraité, défenseur du référendum d'initiative citoyenne.
- Nicolas Miguet, 45 ans, président du Rassemblement des contribuables français.
- Michel Martucci, 75 ans, président de la Confédération nationale des syndicats CID (artisans, commerçants).
- Romdane Ferdjani, 59 ans, adjudant-chef à la retraite.
- Robert Baud, 57 ans, pour une "majorité des minorités en souffrance morale et sociale"
- Alain Mourguy, 58 ans, président de l'union droite-gauche
- Jean-Christophe Parisot, 39 ans, président du Collectif des démocrates handicapés
- Michel Baillif, 62 ans, président de la Fédération nationale de l'invalidité
- Lucien Sorreda, 64 ans, candidat pour que "les revenus du bas tirent vers le haut"
- Yves Aubry, 38 ans, permettre aux Rmistes, aux pauvres de vivre décemment
- Edouard Fillias, 27 ans, président d'Alternative libérale
- Jean-Paul Le Guen, 63 ans, "apolitique"
- Jean-Michel Jardry, 56 ans, vice-président du Centre national des indépendants et paysans (CNI)
- Gérard Schivardi, 56 ans, maire de Mailhac (Aude) et conseiller général, soutenu par le Parti des travailleurs
Puis suivent - toujours dans le même encadré - quelques lignes qui, elles, ont vraiment déclenché mon hilarité...
CANDIDATS POSSIBLES :
Nicolas Hulot, 51 ans, animateur de télévision, a proposé un "pacte écologique" aux candidats, que la plupart ont signé, pour mettre l'environnement au coeur de la campagne. Il doit annoncer le 22 janvier s'il est ou non candidat à l'élection présidentielle.
Le Premier ministre Dominique de Villepin, 53 ans, reste un candidat possible.
Le président de la République Jacques Chirac, 74 ans, a annoncé qu'il ferait connaître sa décision au 1er trimestre quant à une éventuelle candidature, à laquelle il a déclaré jeudi 11 janvier "réfléchir".
La notion de "candidats possibles " me semble en effet assez peu empirique, tant on peut y glisser qui l'on veut.
Ou pas d'ailleurs.
Au fait, un certain José plutôt moustachu, ça vous dit quelque chose les gars ?
07:10 Lien permanent | Commentaires (145) | Envoyer cette note
dimanche, 14 janvier 2007
Confit d'intérêts.
Où il fait bon être à la fois ministre de l'Intérieur et candidat à la Présidentielle...
13:35 Lien permanent | Commentaires (167) | Envoyer cette note
Lundi, je me fais de nouveaux amis.
Je ne fais généralement pas de retape pour les émissions où je suis invité à donner un point de vue.
En revanche là, j'attire votre attention - a priori - sur le "Complément d'enquête" qui va être diffusé, lundi soir à 22h25, sur France 2.
Oui. Je sais France 2...
Depuis que les journalistes qui préparent l'émission sont entrés en contact avec moi et, surtout, depuis que nous avons tourné les séquences dans lesquelles j'interviens, je n'ai eu de cesse de leur dire que cette émission ne serait pas diffusée.
Pas à cause de moi (l'orgueil a des limites) mais parce que les histoires abordées ne se racontent généralement pas à la télévision.
Il semble que je me sois trompé.
Lundi soir donc, dans un sujet titré "Petits meurtres entre amis" (tout un programme) vous devriez en savoir plus sur les coups bas, les manipulations et autres saloperies que se font gentiment entre eux nos amis de droite (ceux de gauche aussi, mais là, il s'agit plutôt de la droite).
En plateau logiquement à la fin de ce sujet face à Benoît Duquesne, sera présent l'un des manipulateurs en chef de la Vème République, l'ancien patron des Renseignements généraux, Yves Bertrand.
Affaires Ambiel, Colonna, Clearstream...
Pas mal de sujets abordés.
Je n'ai pas vu du tout le montage du sujet. Mais mon petit doigt me dit que cela risque de swinguer très sévèrement...
Vous comprendrez mieux aussi pourquoi j'ai décidé de ne pas publier ce foutu livre écrit cet été.
Amis de la poésie à vos cassettes...
09:39 Lien permanent | Commentaires (72) | Envoyer cette note
SPAM.
J'ai longuement hésité avant de t'envoyer ce message, mais aprés quelques jours de réflexion, je me décide à t'écrire.
Je te demande de bien vouloir lire ce courrier, c'est une promesse que j'ai fait à quelqu'un. C'est important pour moi. Lis le jusqu'au bout, je n'ai rien à te vendre, c'est juste pour tenir une promesse que je te l'envoi.
Tu dois te demander qui je suis et comment j'ai eu ton adresse mail. C'est assez simple, une personne dont je ne dirais pas le nom m'a demandé de t'envoyer ce mail.
Ne me demande pas qui c'est, j'ai promis de ne pas le dire, mais pour que tu m'accordes un peu de ta confiance, je te dirais juste que c'est un homme proche de toi et de moi qui te veux du bien.
Cet homme m'a indiqué que tu te trouvais dans une période plutôt difficile en ce moment pour toi psychologiquement, que tu te posais pas mal de questions sur ce que va t'apporter les mois qui suivent.
Il m'a dit que tu étais quelqu'un de bien, que tu avais toujours essayé de bien faire les choses, tu avais beaucoup donné de toi et de ta personne pour finalement, ne rien avoir en retour.
On m'a dit que tu étais plutôt calme et que tu avais aujourd'hui, après tout ce que tu avais traversé, beaucoup de mal à avancer et à être bien dans da tête.
Je sais aussi que tu es en attente aujourd'hui d'une réponse qui doit changer beaucoup de chose pour toi. Tu as ce besoin de savoir et moi, j'ai la réponse à tes questions.
Je suis médium de naissance et je sais que tu as besoin aujourd'hui de savoir de quoi demain sera fait. La voyance, ce n'est pas mon métier, je ne le fais que lors d'occasion particulière, comme aujourd'hui.
Je ne demande jamais d'argent, je suis juste la pour t'aider à avancer. Y'a pas de pièges, je te demande juste de répondre à cette question : as-tu besoin de mon aide?
Si tu penses avoir besoin de moi, de ma voyance pour t'aider à avancer, il faut que tu m'appelles pour que je puisse te donner les directions que tu dois prendre. Attention, je ne vais pas changer ta vie, je ne vais pas te donner une solution miracle, je n'ai pas de baguette magique malheureusement.
Je travaille de manière occasionnelle dans un centre de voyance. Je te donne le numéro ou tu peux me joindre 0892661616 tu demandes Emilie si tu ne tombe pas sur moi.
Je serais au bout du fil, j'attends ton appel.
A de suite.

























