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mercredi, 28 février 2007
À la demande générale...

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Boomerang.
Aller-retour parisien hier.
Une journée bien remplie.
Matinée à la maison d'édition.
Bref café avec Karl Zero.
Les trois quarts de ceux qui l'avaient laissé tomber depuis plus d'un an ont soudainement retrouvé son numéro de portable depuis qu'il a eu le César du meilleur documentaire pour son Chirac...
"Paris" m'étonnera toujours et l'hypocrisie assumée du milieu médiatico-politique encore plus. Comme quoi je reste naïf...
Réunion à Choc-Hebdo qui prépare sa sortie le 8.
Le temps de passer discuter du trop plein sondages sur l'antenne de RTL (en présence du boss d'Ipsos) et voilà que, d'un coup, je découvre "comme ça", sur le coup des 19 heures, que Nicolas Sarkozy a de gros ennuis.
Je n'ai pas encore lu le Canard ce matin, mais l'affaire a l'air sacrément sérieuse.
La journée devrait être riche (!!!) en rebondissements.
En tous cas, il est extrêmement amusant que Nicolas Sarkozy dont les sbires sont soupçonnés d'avoir nourri le même Canard pour avoir la peau de Gaymard, au moment de son histoire d'appartement, se prenne ainsi le boomerang de plein fouet.
Dans les mêmes colonnes.
Exactement deux ans après.
Presque jour pour jour !
Gaymard avait en effet dû démissionner de Bercy le 25 février 2005.
Nous sommes le 28 !!!
Un prêté pour un vomi comme disait Coluche...
Il est vrai que cela faisait des semaines que Sarkozy n'apparaissait pas bien clair sur son ISF et sa déclaration de revenus.
On va peut-être commencer à comprendre pourquoi...
En tous cas, une fois de plus, une fois encore, "camarades" blogueurs, soyons modestes et réalistes.
Parce que les infos, les révélations, les scoops, dans cette campagne comme dans les précédentes, ne viennent pas le moins du monde de la "pseudo-blogosphère-influente-de-mes-deux-qui-se-la-pète" ou de DailyMoisson ou encore de J't'enTube mais, la plupart du temps, du Canard.
Dieu sait que je ne peux pas être suspecté là de la moindre connivence, tant j'ai des rapports pourris difficiles avec ce journal et avec quelques uns de ses grands pontes, mais, malgré certaines faiblesses coupables ou quelques arrangements, il faut le rappeler, c'est encore là que, dans ce pays, les affaires éclatent.
Et mon petit doigt [blessé : une agression sauvage de ma serviette de douche me contraint depuis huit jours au port d'une attelle ridicule] me dit que ce n'est pas fini...
09:10 Lien permanent | Commentaires (260) | Envoyer cette note
mardi, 27 février 2007
À votre santé...
"Je suis favorable à l'ouverture à la publicité sur la consommation de vin, dans la mesure où celle-ci est raisonnable et modérée", a déclaré Nicolas Sarkozy, lundi 26 février."Le vin n'est pas assimilable au tabac ou à la drogue", a justifié M. Sarkozy, lors d'une rencontre avec des producteurs de Chavignol et de Sancerre, à la Maison du Sancerre.
Mais, au fait, comment le ministre de la santé, Xavier Bertrand, prend-il, au juste, cette proposition ???
Vous savez, ce gars qui est en même temps porte-parole du candidat Sarkozy ???
En fait, il faudrait dire le demi-ministre de la santé, tant, désormais, comme la plupart de ses collègues du gouvernement, il gouverne à peine à mi-temps !
Au delà de la confusion des genres liée au cumul de sa fonction ministérielle et du statut de candidat par Nicolas Sarkozy, la présence à ses côtés de la plupart des ministres du gouvernement pose d'autres sérieux problèmes.
Outre que ce gouvernement ne travaille plus depuis des semaines, les positions du ministre/candidat peuvent être contradictoires avec les politiques publiques menées au sommet de l'État par les ministres qui le soutiennent.
L'exemple de l'ouverture de la publicité pour le vin, lâchée pour faire plaisir au lobby des viticulteurs, en constitue quasiment un cas d'école.
Monsieur Bertrand va-t-il juste manger son chapeau ? Il devrait pourtant être contraint de choisir entre sa casquette ministérielle sous laquelle la publicité pour l'alcool n'est vraiment pas envisageable et son bob Ricard de porte-parole d'un candidat qui prône désormais le contraire...
Certes nous n'atteignons pas là les sommets de l'incroyable critique par le candidat/ministre - sur le sol américain - de l'arrogance Française vis à vis des États-Unis, mais tout ça commence à faire beaucoup...
Au fait, qu'en pense Jacques Chirac ?
05:40 Lien permanent | Commentaires (308) | Envoyer cette note
lundi, 26 février 2007
Confusion des genres.
"On vient de vous voir poser une question au ministre...".
"Alors Mustapha, le ministre est venu vous voir à Mailloles..."
Regardez de près cette vidéo du déplacement récent de Nicolas Sarkozy - le 24 février 2007 - dans le quartier de Mailloles à Perpignan.
Le terme "ministre" revient à plusieurs reprises dans la bouche même du publicitaire et conseiller en communication François de la Brosse, transformé en petit reporter Sarkozyste, dans ce reportage en ligne sur le site officiel du candidat de l'UMP.
Accompagné de sa porte-parole Rachida Dati et de toute son équipe de campagne (Fillon questionné à la fin - après le meeting - devant sa Velsatis...), c'est bien évidemment le candidat à l'élection et non le ministre de l'intérieur qui se rend sur le terrain. Pourtant le terme ministre est fréquemment utilisé et du coup presque systématiquement repris par toutes les personnes "interviewées" pour chanter les louanges du candidat.
Petit accroc accessoire ? Maladresse de langage ?
Non. Confusion des genres.
Et, surtout, sollicitation abusive des moyens et des privilèges de la fonction.
Une attitude de plus en plus choquante.
Il est vraiment plus que temps de démissionner monsieur le candidat...
06:36 Lien permanent | Commentaires (408) | Envoyer cette note
dimanche, 25 février 2007
Bayrou est un Shadok !
L'UMP a mis en place un cellule d"'observation et d'analyse stratégique" de ... François Bayrou.
"Le phénomène Bayrou pompe sur Sarkozy ces derniers jours. Avant, il pompait à gauche", a expliqué Claude Guéant, directeur de campagne de M. Sarkozy, samedi à l'AFP...
08:50 Lien permanent | Commentaires (177) | Envoyer cette note
samedi, 24 février 2007
Super Menteur, le retour.
"L'autorité doit d'abord venir de ceux qui doivent l'exercer au sommet de la République (...) Comment les hommes politiques pourraient-ils avoir une autorité s'ils ne sont pas irréprochables, s'ils ne tiennent pas leurs promesses ?"
Nicolas Sarkozy, Perpignan, 23 fév 2007.
Ami du DEL et de VLF, tu as aimé le flog ?
Alors, tu vas adorer le blog de l'"irréprochable" Patrick Balkany.
Faites bon usage de cette adresse...
07:55 Lien permanent | Commentaires (322) | Envoyer cette note
vendredi, 23 février 2007
Reductio ad Solferino.
Toute la campagne de Ségolène Royal, depuis près d'un an, avait été conçue contre les "éléphants" socialistes.
La démocratie participative, les Français, les citoyens experts, les jurys citoyens, le contact direct, etc...
Elle surfait sur ce que les plus sceptiques nommaient la "démocratie d'opinion", les plus enthousiastes le "pays réel".
Elle était même parvenue pour certains à s'autonomiser vraiment du PS.
Il ne me parait pas utile de revenir longuement là-dessus tant ce positionnement nous a été chanté et vanté sur tous les tons.
Ce fut une stratégie gagnante pour être investie.
Une forme de "rupture".
À cette aune, le fait politique du jour, la réintégration dans le dispositif de campagne, hier soir, de tous les caciques du parti - Lionel Jospin compris - peut être vue de trois manières contradictoires.
Une formidable victoire de la candidate qui réussit l'union de tous les socialistes, alors que le tassement dans les sondages s'est arrêté et que l'émission de TF1 lui a plutôt réussi.
Un succès du parti - de l'appareil - qui la reprend en mains. Ségolène Royal est désormais sous la coupe du PS. François Hollande, son mentor originel, parfois tenu à l'écart par l'équipe de campagne, a réussi un vrai putsch.
Ni l'un, ni l'autre.
Madame Royal est, depuis le départ, en liaison permanente personnelle, non pas avec Solferino, mais avec un François Hollande qui, après avoir compris qu'elle était mieux placée que lui, roule pour elle et avec elle. Ce dernier acte, conçu d'un commun accord, loin des directeurs de campagne un peu débordés par l'ampleur de la surprise, atteste de l'équilibre retrouvé de cet incroyable couple politique.
Chacun lira ici, comme il l'entend, ce changement de cap.
À titre personnel, si je comprends bien cette reductio ad Solferino, j'y vois un recul, peut-être même une faute.
Je ne prétends pas être dans le secret des dieux. Je sais simplement - avec certitude - que cette inflexion n'était initialement pas prévue ; absolument pas envisagée, il y a encore moins d'une semaine.
Il ne s'agit donc pas d'une fine stratégie réfléchie et préparée sur le long terme avec l'entrée en force du pack du PS à un moment "T", mais bien d'un virage tactique ; un virage sur deux roues, pris pour s'adapter à l'évolution de la campagne électorale.
En soi, une telle adaptation n'est pas critiquable.
Mais, j'en reste à mon analyse initiale des conditions de possibilités du succès de Ségolène Royal.
Notamment dans sa capacité à capter la défiance avérée de cette opinion qu'elle chérit, vis à vis de toutes les élites.
Du coup, la réapparition de toutes les anciennes têtes, de tous les anciens ministres, à commencer par le Premier battu d'entre-eux, ne me semble pas aller vraiment dans ce sens, pour "parler" par euphémisme. Cette "photo de famille" - l'expression va circuler toute la journée - vous a même de sérieux faux airs de la fameuse "dream team" de 2002. Il ne manque plus que "l'atelier" et l'on s'y croirait ! Un "Tout ça pour ça" pourrait même gagner les mauvais esprits plus critiques.
En tous cas, cette fois, Ségolène Royal ne pourra plus enclencher la "marche arrière".
Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle pour elle.
08:55 Lien permanent | Commentaires (376) | Envoyer cette note
jeudi, 22 février 2007
Diaphane.
Je suis sincèrement troublé par les dérives et autres délires que suscite la "transparence" qui me semble nécessaire lorsque l'on est éditorialiste, journaliste ou commentateur de la "chose publique".
Je découvre, chaque jour davantage, depuis trois ou quatre ans, qu'une majorité d'observateurs professionnels de l'actualité - et évidemment de politiques - y voient le début d'un fascisme, d'une dictature.
Rien moins parfois que le retour du stalinisme et du nazisme confondus.
Big Brother au quotidien.
Je vais donc tenter, si j'y parviens, d'expliquer bientôt - dans un court texte -, pourquoi et comment, tout au contraire, il s'agit là d'une exigence simple d'honnêteté qui n'a que des vertus.
Dire d'où l'on parle.
De qui l'on est ou de qui l'on se sent proche.
Avec qui l'on est ami ou de qui on est l'ennemi.
Comment et pour qui l'on vote.
Ou pas.
Et pourquoi.
Etc.
Pour éliminer le soupçon. Pour casser la défiance. Pour rétablir les liens rompus.
Bien sûr, devront subsister d'évidentes zones d'ombre ; notamment le secret et la protection sacrées des sources d'information.
Mais, pour le reste, nous aurions collectivement tout à gagner de cette mise à plat de nos convictions et de nos "réseaux" tant le crédit de nos métiers est entamé.
J'ajoute que la transparence a, in fine, d'énormes avantages.
Ainsi le "délit d'amitié".
Justement, dans un tel équilibre, il n'y a pas ; il ne saurait y avoir de "délit d'amitié".
Du coup, je peux, parfois même en contradiction avec des principes qui me sont chers, défendre un ami, l'épauler ; avant tout parce que c'est un ami.
Loin de la moindre cohérence intellectuelle ou politique.
Encore faut-il, pour que cette position soit honnête - transparente -, que cette amitié soit connue et ma défense, ma solidarité ou même mon coupable silence, fondés sur ce sentiment et non sur une posture quelconque et mensongère.
Cette certitude, cette détermination même, est née de l'une de mes premières rencontres - plutôt musclée alors !- avec l'écrivain Denis Tillinac.
L'ami du Président de la République me reprochait ma sévérité à l'égard de Jacques Chirac.
Il m'expliqua qu'au nom de leur histoire et de leur amitié, il ne le lâcherait sans doute jamais et le défendrait toujours.
J'ai d'abord été choqué. Et puis j'ai réfléchi.
Je crois même que j'ai fini par comprendre.
Que Tillinac n'avait pas le même rapport que nous au personnage historique ou à l'autorité que nous critiquions. Qu'il avait l'honnêteté de revendiquer, de mettre en avant - avant tout - cette amitié. Nullement pour s'en prévaloir mais pour justifier sa solidarité. Loin de la politique et des idéologies.
Je respecte désormais ce sentiment profond qui s'appuie bien au fond, dès l'origine, sur la transparence ("je suis ami avec X...") et qui transcende donc de loin la notion stupide d'objectivité. J'ai, en effet, remarqué que, généralement, ceux qui se baladent avec le bouclier de leur objectivité en bandoulière ont souvent beaucoup à se reprocher...
Reste la question fatale, le puits sans fond.
Jusqu'où, au juste, peut-on aller par amitié ?
Défendre un vrai salaud ?
Un Papon ? Un Bousquet ?
Il y a des dilemmes que l'on remercie l'Histoire de ne pas avoir à arbitrer.
Ceci étant, je connais l'histoire vraie d'une mère qui choisit de donner son fils milicien à la Résistance. Pour sauver la vie de la famille de juifs qu'elle cachait dans une chambre de bonne. Et qu'il voulait dénoncer à la police Française.
Mais il y a là une différence essentielle.
On ne choisit pas sa famille.
On peut choisir ses amis...
08:05 Lien permanent | Commentaires (212) | Envoyer cette note
mercredi, 21 février 2007
Vacance.
Au fait, avons-nous encore un gouvernement ?
Le principal ministres est candidat. Il arpente le pays en tous sens et ne se sert plus du pouvoir que pour contrôler ses adversaires et surveiller ses (r)alliés. Au mépris des citoyens dont il brigue les suffrages.
Les ministres s'occupent uniquement de leurs déplacements en compagnie du dit ministre et de leurs places sur les photos ou dans "les réunions qui comptent" ; le ministre de la santé, Xavier Bertrand, est même carrément devenu porte-parole du candidat. Il est vrai que c'est un ministère de peu d'importance...
Trois d'entre-eux (et non des moindres) sortent ces jours-ci des livres pour figurer "dans le film" (Douste, Robien, Borloo...).
Le Premier ministre est, lui, piteusement venu hier sur RTL montrer qu'il existe encore. Mais, à vrai dire, personne ne l'a remarqué.
Le Président attend, attend et attend encore, au cas où il se passerait quelque chose lui permettant de...
Dans aucun pays au monde une élection ne provoque un tel arrêt du système, une telle vacance du pouvoir.
Des pouvoirs en fait.
Il en va, en effet, de même pour le Parlement et les parlementaires de la majorité comme de l'opposition.
Ceux qui ne sont pas impliqués dans la campagne présidentielle sont uniquement préoccupés désormais par les investitures et les législatives qui suivront la Présidentielle.
Encore deux mois supplémentaires de perdus...
Puis, une fois tout ce joli monde réélu, viendront les vacances...
Et puis les municipales !
Pendant ce temps là, les tentes du Canal Saint Martin n'ont pas bougé, les chômeurs chôment, la dette se creuse, etc.
Argument poujadiste ? Réflexe populiste ? Si vous voulez.
Il reste qu'il me semble simplement incroyable qu'un processus électoral routinisé désorganise ainsi - bloque plutôt - le fonctionnement d'une démocratie.
À ce titre, le quinquennat en rapprochant les élections n'a fait qu'accélérer un calendrier qui n'autorise désormais ni réels investissements personnels, ni engagements sérieux, ni capacité de réforme.
La France n'est plus qu'une campagne électorale permanente, uniquement rhythmée par des sondages (périodes non électorales inclues).
Les nouveaux élus y gouvernent "cent jours" - le prétendu "état de grâce" - puis les lampions s'éteignent.
Tristes sires.
08:55 Lien permanent | Commentaires (224) | Envoyer cette note
mardi, 20 février 2007
Iflop !
Lisez avec attention cette perle glanée sur le site de TF1 (grâce à la contribution de l'IFOP...).
"François Bayrou n'en finit plus de grimper dans les sondages. Au point, désormais, de faire sérieusement de l'ombre aux deux têtes d'affiche de l'élection présidentielle. Pour la première fois depuis le début de la campagne, un sondage révèle que le candidat UDF gagnerait la course à l'Elysée s'il réussissait à franchir l'obstacle du premier tour. Et ce, que son adversaire du second tour soit Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy
Dans le cas d'un affrontement avec la candidate socialiste, François Bayrou l'emporterait avec 54% des suffrages. Et dans le cas d'un duel avec le président de l'UMP, il est crédité de 52% des intentions de vote. Enfin, dans l'hypothèse d'un second tour-Royal, c'est toujours le résident de la place Beauvau qui l'emporte avec 53% des voix, contre 47% pour la candidate du PS.
Bayrou à 16% au premier tour.
Selon l'Ifop, cette montée en puissance du candidat centriste a lieu dès le premier tour. François Bayrou totaliserait en effet 16% des voix lors du premier round de l'élection. C'est 2,5 points de plus que lors du précédent sondage de l'institut réalisé en janvier 2007. Mais surtout, cette progression correspond, en valeur, à la chute des intentions de vote en faveur de Ségolène Royal. Cette dernière marque le pas selon l'enquête, avec 25,5% des suffrages, contre 28% le mois dernier. Nicolas Sarkozy, quant à lui, resterait en tête au premier tour, avec 32% des voix (contre 32,5% auparavant). De son côté, Jean-Marie Le Pen stagnerait à 11% des intentions de vote et perdrait de fait sa place de troisième homme".
Vous avez compris vous ?
Je veux dire comment un candidat (Bayrou) qui a près de dix points de moins que la deuxième (Royal) peut être donné comme la battant au second tour où, si l'on suit ce même sondage, elle s'est donc forcément qualfiée, avec Sarkozy !?
Et pas Bayrou ... ?!
Et comment le même candidat (Bayrou) qui a la moitié de son % (Sarkozy a 32) au premier tour, pourrait, tout aussi prétendument, "taper" Nicolas Sarkozy ... mais donc toujours sans avoir passé le premier tour ?
D'après l'Ifop donc - suivez bien le "raisonnement" - Bayrou battrait les deux autres au second tour... sauf qu'il ne passe pas le premier tour !!!
Cherchez l'erreur...
Plus largement, au delà de cette enquête, comment un Bayrou qui dans aucun sondage n'a encore dépassé les 16% d'intentions de vote au premier tour, peut-il être sérieusement testé au second ?
Puisqu'il ne passe le premier tour (pas encore en tous cas) dans AUCUN sondage ?
Les sondeurs n'en finiront jamais de m'étonner mais là, toutes les bornes du pipeau sont franchies par l'institut de madame Parisot.
Attention, je ne prétends pas qu'il est impossible qu'une telle hypothèse arrive un jour, mais, je le répète, pour le moment, Bayrou classé deuxième cela n'existe pas !
Dans aucune enquête ! AUCUNE !
Le placer dans cette position pour l'opposer aux deux autres au second tour est donc a minima une énormité, au pire une malhonnêteté. Même à son égard au demeurant.
Parce qu'anticiper un fait statistique de la sorte - l'inventer - de manière aussi grossière, revient, en vérité, à tenter de lui donner de la substance pour parvenir à le rendre crédible.
Un pur artefact.
Du virtuel.
Cela s'appelle donc une tentative de manipulation de l'opinion...
06:50 Lien permanent | Commentaires (291) | Envoyer cette note
lundi, 19 février 2007
La victoire de la défiance.
En dépit des enquêtes qui s'accumulent, de l'amateurisme évident de sa campagne, du rouleau compresseur médiatique qui existe en face et de tout le reste (soupir...), Ségolène Royal n'a pas perdu la Présidentielle !
Comme je l'écris pas loin ce matin, pas mal d'inconnues subsistent en effet.
Mais au delà de ces strictes questions, je veux rajouter ici une donnée qui m'apparaît cruciale.
Notre société, notre pays tout entier même, est en situation de rebellion et de défiance vis à vis de ses élites.
De toutes ses élites.
La résolution foudroyante de l''épisode Duhamel montre bien comment ces élites en place croient pouvoir "règler" les conflits, et même les plus minimes ; en excluant ceux qui dévient d'un pouce. Et dieu sait que concernant cette affaire, il s'agissait plutôt d'un auriculaire que d'un pouce...
Il y a donc un créneau politique évident à occuper pour qui parviendra à s'incarner comme le candidat de cette défiance au système.
En 2002, Le Pen l'incarnait (presque) à lui seul. Il couvrit alors tout le spectre de la protestation et parvint au second tour. Mais ce qu'il est par ailleurs rendait impossible son succès. Et de ce point de vue, sa situation n'a pas changé.
Le vote "non" au référendum sur le Traité constitutionnel européen (2005) a montré clairement, une deuxième fois, que cette défiance n'était en rien un épiphénomène, mais bien une nouvelle manière de s'exprimer politiquement. De refuser l'"ordre juste" choisi par tous ceux qui nous gouvernent (politiques, intellectuels, journalistes, etc.)
Pour le moment, dans la campagne qui nous occupe, c'est François Bayrou qui semble camper sur cette position ; notamment en tapant au quotidien sur les médias "bipolarisateurs" et en sollicitant à outrance le thème - excellent - de la République impartiale.
Ségolène Royal a, elle, commis un erreur de taille.
La candidate a d'abord cru qu'il lui suffisait simplement d'être Femme pour incarner cette dissidence par rapport aux ordres établis. C'est ainsi, en effet, qu'elle l'a largement emporté face aux éléphants, au sein du PS. Mais ce registre ne suffit pas pour gagner à l'échelle du pays ! Il lui faut donc désormais enfin affronter de face Nicolas Sarkozy, en faisant de lui l'incarnation du système.
Parce que si, pour le moment, le ministre de l'intérieur a réussi la "prouesse" tactique de parvenir à donner l'illusion qu'il "est" la rupture, c'est uniquement parce que son opposant naturel (la candidate socialiste) n'a pas du tout su l'enfermer dans le rôle du "sortant". Évidemment, Nicolas Sarkozy en bon communicant, disposant de toutes les enquêtes d'opinion permettant de comprendre l'état d'esprit "révolutionnaire" de l'opinion, a lui bien compris qu'il fallait flirter en permanence avec ce rejet du système. Mais l'usurpation ne peut pas durer. Le candidat de l'UMP sera forcément rattrapé par sa totale immersion en son sein et par son conservatisme naturel et obligé. Lorsque tous les ministres de l'actuel gouvernement l'auront rejoints (il doit en manquer deux à l'appel...) il ne pourra plus feindre de s'extraire du bilan. Il sera comptable de tout ce qui a été fait - ou pas ... - depuis deux mandats.
Si Ségolène Royal veut vraiment passer l'obstacle du premier tour, il lui faut donc solliciter d'extrême urgence cette stratégie de rupture.
Pourquoi continuer à me focaliser sur le seul premier tour ? Pour une raison simple.
Je pars de la certitude sociologique (et je l'ai déjà écrit à de multiples reprises) que le premier tour de la présidentielle est la seule élection nationale à la proportionnelle intégrale, où chacun manifeste donc son humeur, dans un vote de rejet et non d'adhésion.
Je ne crois en aucun cas que l'on puisse jouer au soir du 22 avril à calculer de savants reports de voix entre un "total gauche" et un "total droite". C'est un héritage archaïque d'un temps politique dépassé que 2002 a broyé.
J'utilise ce matin le terme d'"éponge magique" dans ma chronique de 20 minutes et je pense que dès 20 heures, le 22 avril, les résultats du premier tour seront déjà très loin. À moins (et c'est le seul cas qui ferait dérailler mon analyse) qu'un Bayrou, arrivé troisième, monnaye son soutien... Mais à qui au fait ?
L'équation me semble donc assez évidente.
Si madame Royal atteint le second tour et qu'elle se trouve bien confrontée à Nicolas Sarkozy (il y a là deux propositions distinctes pas encore actées...) elle peut réellement l'emporter en "habitant" cette défiance.
En ce sens, persiste et signe : rien n'est joué.
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dimanche, 18 février 2007
Mamère en short.
Vers la minute 16.
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samedi, 17 février 2007
Le serment d'Hypocrites.
Lorsqu'en septembre 2003, j'ai révélé, dans Nos délits d'initiés, la nature des relations entre Béatrice Schönberg et Jean-Louis Borloo les professeurs de vertu m'ont admonesté, tancé et rabroué.
Quelques mois plus tard l'"information" faisait la "une" de Paris-Match. Et bientôt tous les donneurs de leçon qui m'avaient pourri en faisaient leurs choux gras. Jusqu'à réclamer pour certains son départ de l'antenne. Ce que je n'avais évidemment JAMAIS demandé, notant, tout au contraire, qu'une fois leurs relations connues de tous, chacun savait à quoi s'en tenir et pouvait se faire son opinion sur les déontologies respectives de la présentatrice et du ministre.
Dans le même livre, je me posais la question de l'instrumentalisation de sa vie privée par Nicolas Sarkozy, tant son petit jeu avec Cécilia et son fils mineur me choquait. Même réprobation, la mode dans la presse ou à la télévision était alors aux interviews de Cécilia. On eut même droit à son portrait télévisé.
Lorsqu'elle prit la tangeante en 2005, les mêmes, exactement les mêmes qui m'avaient reproché avec violence d'oser me mêler de "ça", publiaient in extenso dans leurs colonnes des récits dignes de la collection Harlequin...
Alors que mon très vilain livre sortait en librairies un journal - Le Point - décida dès son édito (bonjour monsieur Fog) de le boycotter tant il était indigne. La plume vedette chargée tout de même de l'assassinat - un certain BHL - compara même ce livre à une "rafle"...
En 2006, un journal, Le Point..., ouvrit ses colonnes aux bonnes feuilles de Sexus Politicus ; un livre de "révélations" tout tourné sur les affaires de c.. des politiques. Petite différence avec le mien, l'un des auteurs du livre travaille...au Point. J'attends toujours depuis que BHL s'indigne et compare les auteurs à des gestapistes. Ou que Fog les flingue... Une absence sans doute...
Rien de grave.
En décembre 2004, chez Privé, nous avions publié Au secours Lionel revient sous la plume d'un monsieur X, membre du Bureau national du PS. Cris ce bête et insultes surgirent de toute part. Quelle bêtise, quel scandale ! Jospin ? Un retraité ! La preuve, il l'avait dit...
Le plus remonté contre cette thèse alors inepte ? Un certain Aphatie qui m'expliqua sur plusieurs plateaux de télévision que cette hypothèse ridicule n'existait pas et n'existerait jamais. Jusqu'à me soupçonner de malhonnêteté professionnelle.
Devant quel micro, fin 2006, Lionel Jospin vint-il justifier sa décision - enfin prise - de ne pas concourir dans la course à l'investiture socialiste après un an et demi de tentatives forcenées de retour ? Celui du journaliste de RTL qui trouvait cela si profondément stupide... La question devait donc bien se poser...
Depuis 48 heures les mêmes me reprochent la reprise d'une vidéo, déjà diffusée mais restée confidentielle avant son passage par ce blog.
Ces professeurs de maintien et d'"élégance" (la trouvaille est d'Aphatie) pleurent avec des larmes de crocodile les vertus de l'éditorialiste vedette suspendu. Peu importe que la veille au soir encore, ils l'aient raillé dans son dos, après avoir goûté sur leurs écrans, mais chaudement calfeutrés dans leurs bureaux, la vidéo qui circulait déjà, juste entre initiés...
De la même manière qu'en 2003, j'assume.
Je n'ai jamais demandé la suspension ou l'éviction de Duhamel. C'est une décision hypocrite et ridicule.
Je pense tout à l'inverse que vue la défiance généralisée qui a atteint le journalisme politique, la seule solution envisageable est que chacun joue cartes sur table et assume ses choix (s'il en a) dans la plus totale transparence.
La suspicion légitime qui a atteint la presse et traverse l'opinion de part en part est désormais si profonde qu'il n'y a pas d'autre voie (ni d'autre voix...) pour rétablir le lien coupé depuis 2002 et tranché une seconde fois en mai 2005 , quand 80% des éditorialistes tentèrent d'imposer leur "oui" aux Français.
Les hypocrites endimanchés peuvent bien tenter de hurler au totalitarisme, brandir sous mon nez Big Brother, Orwell et pourquoi pas Staline, ils n'en sortiront pas autrement qu'en s'assumant comme le firent si bien un Claude Cabannes (communiste) ou un Pierre Charpy (gaulliste) dans les grandes années.
Là où certains feignent aujourd'hui de voir une dictature, il n'y a qu'une simple demande d'honnêteté.
Patience donc.
09:55 Lien permanent | Commentaires (220) | Envoyer cette note
vendredi, 16 février 2007
Leurre de vérité.
Absent hier de l'écran de mon ordinateur de 8h15 jusqu'à plus de 15 heures, j'ai été en vérité - comme vous sans doute - stupéfait puis ensuite estomaqué du cours pris par les événements tout au long de la journée.
Ma note (postée à 8h05) accompagnant la vidéo où Alain Duhamel révèle son vote en faveur de François Bayrou était avant tout informative et interrogative jusque dans son titre (info ou intox ?).
J'ai découvert ensuite qu'elle faisait écho à deux premières publications de la même vidéo (sur le forum d'Arrêt sur images dimanche, sur le blog d'Éric Mainville, le 8 février). Deux publications restées extrêmement confidentielles et n'ayant entrainé strictement aucun remous visible.
Ni sur les blogs. Ni évidemment ailleurs.
Je ne sais donc sincèrement absolument pas pour quelle raison la même vidéo, qui lorsque je suis allé la regarder pour la première fois hier soir avait été vue 243 fois (!!!), a explosé sur mon blog et sur Dailymotion (plus de 50000 vues ce matin !!!). Ni comment l"information déjà en circulation est devenue soudainement si "chaude", si grave, si porteuse de conséquences politiques après être simplement passée par ici.
Du coup, 24 heures plus tard, j'ai tenté d'avancer dans ma réflexion et de comprendre l'histoire dans laquelle je me trouve embringué.
Il m'apparait désormais patent que le sort réservé à Alain Duhamel est effectivement, comme d'autres l'ont écrit ici hier soir, une belle hypocrisie.
D'abord, parce qu'il y a tous les jours depuis des années, et en particulier durant cette campagne, de vrais dérapages dans les médias et qu'ils ne sont jamais sanctionnés. Jamais. Ni d'ailleurs parfois même relevés.
Des saillies hebdomadaires des insupportables "penseurs" néo-cons du Point aux pseudos investigations & autres contorsions des éditoriaux Sarkocompatibles du Monde, en passant par la bipolatisation vendue par la télévision, combien avons nous d'exemples au quotidien du réel relâchement de notre système d'"information" ?
Le Sarkozysme tû mais évident de nombre d'éditorialistes, interviewers et chroniqueurs n'est-il pas plus préjudiciable au pluralisme de l'information que l'"aveu" par un Duhamel de son vote Bayrou ? Un Duhamel dont, au demeurant, plusieurs éditoriaux m'ont - au passage - bien davantage NRV personnellement que son propos personnel de novembre 2006 devant les jeunes UDF de l'IEP.
Faut-il évoquer, par exemple, la manière dont la plupart des médias ont relayé - comme un seul homme et en moins de 24 heures - les sorties des "chiens de garde" de l'UMP sur le chiffrage des propositions de Ségolène Royal depuis dimanche dernier ?
L'abdication du questionnement journalistique au profit de "citoyens représentatifs" dans des émissions co-produites avec des proches du candidat de l'UMP, n'est-elle pas un phénomène autrement inquiétant ?
Et que dire, enfin, des étonnants remerciements d'un Philippe Val à Nicolas Sarkozy soutenant Charlie dans l'affaire de la publication des caricatures de Mahomet... Le même Nicolas Sarkozy qui convoqua un éditeur pour l'empêcher de publier un livre ou obtint la tête d'Alain Genestar, le patron de Match... De la liberté d'expression à géométrie variable !
Je vous avoue qu'être en partie comptable de la drôle de "performance" d'avoir fait, en moins d'une journée, du plus "chevronné" des éditorialistes politiques Français la "victime" expiatoire d'un système médiatique (internet inclus) devenu totalement fou, n'est pas le moindre des paradoxes.
À ce titre, je veux juste faire remarquer aux grandes consciences qui se sont réveillées dans la corporation pour sauver le "soldat Duhamel" qu'il leur faudra se préoccuper avec autant d'entrain des soutiers de la profession contraints d'avaler leur chapeau au quotidien dans leurs rédactions. Des pigistes précarisés qui rament et dont on charcute allègrement les papiers sans qu'ils aient le moindre mot à dire. Des journalistes sans nom engoncés entre le "tout libéral" et l'auto-censure générale qui sous-tend le système...
Le "sacrifice" de Duhamel ?
Gare aux excès !
Ce n'est pas Mozart qu'on assassine.
Rien qu'une farce de plus.
Une farce tragique.
Un vrai leurre.
06:55 Lien permanent | Commentaires (401) | Envoyer cette note
jeudi, 15 février 2007
Info ou Intox ?
La vidéo que vous allez voir m'a été signalée hier soir.
Elle aurait été déposée il y a une semaine sur Dailymotion par les jeunes UDF de Paris dont le profil est consultable ici.
Voici le texte qui l'accompagne.
Le 27 novembre dernier, les jeunes UDF de Paris et l'UDF Sciences Po organisaient une rencontre autour de Alain Duhamel et Marielle de Sarnez. Dans ce court passage, Alain Duhamel évoque les qualité de François Bayrou, fait état de deux réservez (sic) et informe l'assistance (un amphi bondé d'étudiants) .... qu'il votera François Bayrou !!
À ce jour cette vidéo a été vue un peu moins de 265 fois sur Dailymotion.
Et pourtant, il semble bien qu'il s'agisse là d'un véritable information, les journalistes Français - a fortiori le plus "chevronné" d'entre-eux - ne révélant généralement jamais pour qui ils vont voter ; surtout lors d'une Présidentielle.
08:05 Lien permanent | Commentaires (448) | Envoyer cette note
mercredi, 14 février 2007
Bloody Valentine ?
Comme je l'ai écrit et dit depuis longtemps ici ou ailleurs, c'est désormais dans les dix jours qui viennent que Ségolène Royal peut gagner ou perdre son pari.
Un pari qui pour moi se résume déjà - sans aucune provocation - dans la simple question de sa présence au second tour.
Dès dimanche, alors qu'elle déroulait encore sa prestation - techniquement et politiquement réussie - se posait déjà la question de la stratégie étonnante du "Tout d'un coup".
La présentation massive d'une centaine de propositions dans un trop long discours m'était apparue tout de suite comme un risque tactique énorme.
Un risque qui redoublait la pression inexplicable que s'était mise - toute seule - depuis deux semaines l'équipe Royal sur cette date fatidique du 11 février. Une autre erreur tactique.
Il faut évidemment rajouter ici qu'une bonne partie de la presse et des commentateurs jouent un rôle plus qu'équivoque en étouffant la candidate sous un très épais édredon : une épaisseur de sondages ultra-rapides + une couche de "Combien ça coûte ?" (impulsée par l'UMP et ses sbires).
Du coup, les toutes premières vagues d'enquêtes, qui ne montrent encore aucun rebond, jouent un rôle politique évident en sciant les pattes d'une dream team déjà légèrement éclopée.
C'est bien le but de ce massacre de la Saint Valentin, largement programmé.
À la décharge des Royalistes et pour les réconforter (un peu), rappelons cependant que la France entière ne regarde pas les chaînes parlementaires un dimanche après-midi. C'est donc sur le terrain que la différence peut encore se faire... Mais pour cela, il faudrait que les relais d'opinion (médias inclus) jouent leur rôle...
De fait, s'il n'y a pas un frémissement perceptible dans les enquêtes d'opinion d'ici une dizaine de jours, le PS peut commencer à se faire vraiment du souci... De plus, la longue période des vacances scolaires ne va pas faciliter le travail de Ségolène Royal. Bien au contraire.
En cas de tassement avéré, on ne peut rien exclure.
Rien.
Sans compter que dans notre démocratie, si fictivement représentative, le premier tour de la présidentielle est devenu la seule élection nationale à la proportionnelle intégrale. Un vote de défiance et nullement d'adhésion.
Ségolène Royal peut aussi bien en être la principale bénéficiaire ou la première victime !
Dans cette deuxième hypothèse, la marge d'écart entre la deuxième et les deux troisième du moment (Le Pen et Bayrou) pourrait se réduire comme peau de chagrin et l'accession au second tour se jouer dans un mouchoir juste sous les 20%, comme en 2002...
07:20 Lien permanent | Commentaires (272) | Envoyer cette note
mardi, 13 février 2007
Au pas.
La crise française est apparue au grand jour lors de la présidentielle de 2002, où la double percée lepéniste et gauchiste du premier tour a abouti au spectacle tragiquement ridicule d’un président réélu avec plus de 80 % des suffrages, un score jusque-là inédit dans une démocratie moderne.
L’une des lectures possibles de la crise franco-américaine, dès l’automne suivant, lors du débat sur la guerre en Irak, n’est-elle pas aussi à chercher dans ce chiffre, l’Élysée s’affichant ouvertement face au monde, et non plus seulement face aux électeurs français, comme l’ultime rempart à la violence – une violence non plus lepéniste cette fois mais américaine ? Loin de tenir le rôle d’un allié exigeant mais loyal qui aurait contrebalancé l’unilatéralisme de George W. Bush, la France, gauche et droite confondues, s’est alors abandonnée à ses vieux démons qui l’amènent, depuis longtemps, à se défier de tout changement dès lors qu’il s’accompagne d’une extension de l’influence des États-Unis ou de celle de l’économie de marché.
L’ivresse antiaméricaine culmina lors des manifestations pacifistes de février-mars 2003. Dans un climat de judéophobie sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, et alors que l’islamisme militant bénéficiait d’une certaine mansuétude, on vit des cortèges où des Juifs étaient agressés tandis que des militants d’extrême gauche brûlaient drapeaux israéliens et américains aux côtés d’islamistes exhibant, eux, des portraits de Saddam Hussein.
Certains se sont tus, d’autres ont pris publiquement position contre le pacifisme, d’autres encore, par réaction ou conviction, ont ouvertement soutenu l’intervention américaine, mais ceux qui se retrouvent autour du Meilleur des mondes ont tous en commun d’avoir considéré cette période d’un œil critique, voire de s’être alors trouvé en situation de rupture.
La crise politique et institutionnelle d’avril 2002 et ses suites est aussi une crise intellectuelle. Bien que la France ait été l’un de ses principaux champs de bataille idéologique, la fin de la guerre froide n’a fait l’objet d’aucune pédagogie particulière. Rien ne semble vouloir changer. Sous de nouvelles appellations, altermondialisme d’un côté, souverainisme de l’autre, les cadavres des vieilles idéologies, nationaliste et communiste, continuent d’entretenir de faux clivages. Le libéralisme reste la bête noire responsable de tous les maux de la planète. Pour autant que les intellectuels, dans les périodes difficiles, aient un rôle à jouer, nous voudrions défendre une culture plus indépendante, capable d’interroger la complexité contemporaine, sans dissimuler nécessairement nos propres contradictions et hésitations.
C’est pourquoi, en hommage à Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes tente de formuler dans ce titre à la fois son ambition et sa modestie : antiutopique, contre tous les meilleurs des mondes imposés, à l’écoute du meilleur des mondes possibles – le seul qui soit".
Voilà...
"Sous les pavés la plage" prétendaient certains d'entre-eux, il y a bientôt 40 ans.
Quelle pourrait être aujourd'hui leur devise ?
Je veux dire en dehors du...

09:00 Lien permanent | Commentaires (270) | Envoyer cette note
lundi, 12 février 2007
L'iconoclaste et la boucle de l'info.
Depuis hier après-midi je m'interroge sur la manière dont la presse va retranscrire aujourd'hui le - trop long - discours de Ségolène Royal.
Je vais donc tenter de vous montrer, de manière didactique, comment fonctionne - parfois - la presse Française.
Tout a commencé pour moi ce matin avec une dépêche de l'AFP qui reprend les éditoriaux de la presse quotidienne qui paraissent (paressent) ce matin.
L'ancrage à gauche du pacte présidentiel de Mme Royal, l'iconoclaste (presse)
PARIS, 12 fév 2007 (AFP) - Les éditorialistes de la presse nationale salue lundi la véritable entrée en campagne de "l'iconolaste" Ségolène Royal, après le "trou d'air" souligné par les mêmes observateurs ces dernières semaines. avec son discours programme de Villepinte et ses 100 propositions. "La candidate existe, les socialistes l'ont rencontrée", dans Libération, Jean-Michel Thénard donne le ton en revenant sur les doutes que la phase des débats participatifs lancés par Ségolène Royal avait fait naître au sein du parti, et affirme "la socialiste a réussi son pari de donner corps à sa démocratie participative qui inquiétait tant ses amis. Elle a débouché sur un projet où domine la Royal iconoclaste du printemps 2006. Celle qui avait secoué quelques tabous de la gauche."
Comme d'autres François-Xavier Pietri note dans la Tribune que pour la candidate socialiste "les 35 heures ont ainsi bien eu des effets négatifs (!), l'entreprise n'est pas forcément le démon, la dette est bel et bien " insoutenable", tout en rappelant "les multiples gages donnés à l'aile gauche du parti". Pierre Laurent estime lui aussi pour l'Humanité que "la candidate socialiste a décidé d'infléchir son discours à gauche".
Dans les colonnes du Figaro, Alexis Brézet, bien que reconnaissant que Mme Royal "a pourtant su installer avec son public des moments de vraie émotion", ne partage pas l'analyse. L'éditorialiste juge que "pour le reste, le miracle n'a pas eu lieu", estimant que "Royal a tenu la distance, mais son discours rendait un son curieusement désaccordé."
Dans La Croix, François Ernenwein affirme que "Ségolène Royal est nettement entrée dans la campagne, faisant entendre sa différence par l'accent mis sur la qualité de son écoute."
Dans La Montagne, Alexandre Morel, pense comme beaucoup que "ce programme parfois iconoclaste, elle le valide en relayant les +cris de colère+ remontés de sa démarche participative."
Tel Jacques Camus de La République du Centre, certains éditorialistes s'interrogent sur cette "synthèse plutôt réussie, dont il ne reste désormais qu'à savoir combien ça coûte" et comme lui, mettent dos à dos les deux concurrents les plus sérieux: "Ségolène Royal veut amener de la sécurité pour la +France qui souffre+ là où Nicolas Sarkozy veut apporter de la liberté à la +France qui travaille+".
Même son de cloche dans L'Alsace où Francis Laffon estime que "dans cette campagne, il faut surtout n'effaroucher personne : tel est le diagnostic, similaire, établi par Nicolas Sarkozy et par sa concurrente, qui n'a pas dit son dernier mot."
Dans Le Midi Libre, Michel Noblecourt voit que "Ségolène Royal a réussi la synthèse entre les valeurs de la gauche et les +pépites des débats participatifs+." Lui, comme d'autres, insiste sur le fait que la candidate "n'a abdiqué aucune de ses idées iconoclastes."
Ce que Jacques Guyon résume dans La Charente Libre d'un : "il lui fallait s'imposer". Et, "entrer définitivement dans la peau d'une présidentiable, donc de quelqu'un qui choisit, qui tranche, qui ose, qui impose sa propre vision. Hier, Ségolène Royal a donc muté. Avec une sorte de force tranquille." Allusion parmi d'autres notamment les 110 propositions à une filiation mitterrandienne de la candidate socialiste.
Par ailleurs, dans la Liberté de l'Est, Gérard Noël, [qui n'a pourtant pas les honneurs de cette dépêche globale mais d'une dépêche isolée à 4h17], va exactement dans la même direction et avec le même terme :
"(...)Celle-ci jouait une partie importante dans la mesure où il lui fallait marier le programme initial du PS, certaines propositions de ses rivaux des primaires, les apports des débats participatifs et sa vision parfois iconoclaste aux yeux d'une gauche dogmatique.(...)"
L'AFP nous montre donc que plusieurs éditorialistes Français de renom ont insisté sur le caractère "iconoclaste" de la candidate.
Cela justifie bien évidemment que le titre de cette dépêche soit "L'ancrage à gauche du pacte présidentiel de Mme Royal, l'iconoclaste (presse)".
Je vous avoue qu'en découvrant cette unanimité sur un même mot, plutôt rare, j'ai eu immédiatement la puce à l'oreille...
Quatre éditorialistes chevronnés + la dépêche AFP derrière qui va être largement reprise dans tous les autres médias...
Ça m'a interrogé.
Alors j'ai décidé de chercher une source éventuelle à cette unanimité nationale.
Et j'en ai trouvé une...
Possible voire même probable.
Hier à 18h52.
Une dépêche de... l'AFP :
PARTIS-PS-PRÉSIDENTIELLE-ROYAL - 11/02/2007 18h52 - AFP IMPRIMER
Origine : France Ségolène Royal présente son "pacte présidentiel" pour relancer sa campagne (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL)
Par Christine COURCOL et Thierry MASURE
=(PHOTO+VIDEO)= ATTENTION - Actualisé après fin du discours ///
VILLEPINTE (Seine-Saint-Denis), 11 fév 2007 (AFP) - Ségolène Royal a présenté dimanche dans une ambiance électrique un "pacte présidentiel" en 100 mesures, ne reniant rien de ses propositions controversées, et tentant de redonner du baume au coeur des socialistes après une série de mauvais sondages.
Dans un discours-fleuve de deux heures, à Villepinte, la candidate socialiste, plus à l'aise qu'à l'habitude dans les grands meetings, a défendu une orientation ancrée à gauche devant un public en liesse de milliers de militants (20.000 selon les organisateurs), tout acquis à sa cause.
Après "Le progrès pour tous et le respect pour chacun", elle est désormais dotée d'un nouveau slogan de campagne: "Plus juste, la France sera plus forte", dévoilé en fin de meeting.
A l'exception de Lionel Jospin, l'establishment socialiste était au complet pour ce premier grand rendez-vous, censé donner un coup de fouet à sa campagne alors qu'à dix semaines du scrutin, Mme Royal est régulièrement donnée battue dans les sondages par son rival de l'UMP Nicolas Sarkozy.
Son compagnon François Hollande, premier secrétaire, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, ses challengers malheureux de la "primaire", Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Henri Emmanuelli, Arnaud Montebourg ont offert une image d'unité avec elle.
Très directe et fidèle à sa marque de fabrique, la "démocratie participative", Mme Royal, jupe et veste rouges, est sortie plusieurs fois d'un texte écrit pour improviser, jouant du dialogue avec la salle et se faisant l'interprète de "la colère" des Français, un mot revenu souvent dans sa bouche.
Elle a même fait chavirer le public lorsqu'elle a évoqué le sort des jeunes des banlieues. "Je veux, en tant que mère, pour tous les enfants qui naissent et grandissent en France, ce que j'ai voulu pour mes propres enfants", a-t-elle lancé, au bord des larmes. L'ovation a duré deux bonnes minutes.
Son "pacte d'honneur et de confiance" qui, avec cent mesures, fait écho aux 110 propositions de François Mitterrand, promet une série de mesures sociales "le plus tôt possible", dont une hausse du Smic à 1.500 euros (1.250 aujourd'hui) ou l'augmentation de 5% des "petites retraites".
Mme Royal a énormément insisté sur les priorités du PS, comme le logement (les logements vides seront "surtaxés"), l'éducation, " encore et toujours", "la sécurité sociale professionnelle". Mais elle n'a pas chiffré ses nombreuses propositions.
Accablant la droite et son bilan, elle a décrit, le poing serré, "des vies brisées, des familles humiliées, des destins marqués du sceau d'une malédiction qui ne dit pas son nom".
Mais Mme Royal n'a rien concédé de ses positions parfois iconoclastes, qui prennent à rebrousse-poil l'idéologie socialiste traditionnelle: encadrement militaire des jeunes délinquants, révision de la carte scolaire, régionalisation poussée face à "l'Etat jacobin", jurys citoyens.
Si Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius se sont refusés à tout commentaire, leurs proches n'ont pas caché leur satisfaction.
"C'est un discours qui a une vision, a déclaré Pierre Moscovici, proche de DSK. Les Français savent maintenant à quel choix de société ils sont appelés: ce sera vraiment la droite contre la gauche solidaire".
Pour Elisabeth Guigou (jospiniste), "il y a à la fois une vision et des propositions, ce qu'il fallait faire, ça va remotiver tout le monde" et, selon Marie-Noëlle Lienemann, ce discours devrait provoquer "le rebond de la campagne".
Tout sourire, le porte-parole du PS Julien Dray estimait que "le match recommence, il y a maintenant un projet sur la table".
chc-tma/ms/df
Voilà.
L'iconoclaste originel est sans doute là.
Vous avez compris comment fonctionne l'information dans ce pays ?
En boucle fermée.
L'AFP donne le "la" en fin de journée avec brio.
Les éditorialistes de la presse écrite reprennent l'AFP dans leurs papiers qui sortent le lendemain matin.
L'AFP reprend dans une dépêche globale matinale les papiers des éditorialistes qui ont eux-même repris la trouvaille de l'AFP.
Et du coup il est assez certain que nous allons bouffer de "l'iconoclaste" toute la journée à la radio et à la télévision (Je vous propose de les traquer dans la journée). Au moins dans les revues de presse.
Maintenant vous savez pourquoi !
Et surtout comment ça marche...
Oh au fait, juste pour finir.
Un dernier pour la route.
Gérard Noël qui a trouvé madame Royal iconoclaste ce matin dans La liberté de l'Est a écrit ça la semaine dernière (le 9) toujours dans son journal :
"Le Président ne se berce plus d'illusions. Nicolas, le cousin turbulent et iconoclaste, qui ne lui rend hommage que pour mieux le dissuader de poursuivre sa mission, a pris l'ascendant sur la famille qui ne jure plus que par lui et qui compte bien lui confier les clés de la maison. (...)
Vous avez dit iconoclastes ?
08:45 Lien permanent | Commentaires (365) | Envoyer cette note
dimanche, 11 février 2007
It's now or never...
À PLUS TARD...
08:32 Lien permanent | Commentaires (555) | Envoyer cette note
Sarkozy & l'oreillette : l'empire contre-attaque.
08:32 Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
samedi, 10 février 2007
Gardez-moi de mes amis...
L'un des sports favoris sur le DEL - encore aujourd'hui - consiste à critiquer mes fameuses "compromissions", mes "amis", etc.
Je vous propose donc de regarder la vidéo de l'interview réalisée ce lundi avec Yves Jégo, mon ami député Sarkozyste.
Vous pourrez ainsi juger de ma complaisance en live, ce que d'aucuns ici nomment parfois mon "Sarkozysme rampant".
C'est à partir de la 20ème minute pour ceux qui veulent juger réellement mon indépendance et ma capacité à exercer librement mon job.
Par ailleurs demain après-midi je vous propose que nous regardions le discours de Ségolène Royal et que nous commentions son propos en direct.
19:00 Lien permanent | Commentaires (264) | Envoyer cette note
Tant pis pour elle.
Je suis très très NRV.
Je veux vous dire ma colère au sujet d'une femme que je n'en peux plus de voir à la télévision tous les jours depuis des mois.
Elle pollue la campagne électorale.
Elle culmine très profond sous le niveau de la mer.
Sa voix est mal placée.
Son débit saccadé.
Son sectarisme de plus en plus exacerbé.
Ses arguments éculés.
Elle pourrait même faire perdre son camp s'ils ne se décident pas à la rentrer vite fait à la niche.
À côté d'elle Édith Cresson fait figure de phare de la pensée !
Ah non hein, ne commencez pas à me dire que je dois parler différemment d'elle parce que "c'est une femme" !
J'en ai par dessus la tête de ces arguments qui m'ont empêché jusqu'ici de dire vraiment ce que je pensais d'elle.
Cette fois c'est décidé.
Je m'affranchis.
Demain, il pourrait bien être trop tard...
09:31 Lien permanent | Commentaires (210) | Envoyer cette note
Dream team ...

- Le gangster
- Qui contrôle l’affaire, qui contrôle l’affaire,
Qui contrôle l’affaire, qui contrôle l’affaire (merci J-M).
09:07 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
vendredi, 09 février 2007
Collusion & collision.
François Bayrou menace donc de ne pas participer à l’émission de TF1 «J’ai une question à vous poser» après que le Canard enchaîné a révélé que l’émission est produite par une société dont le propriétaire est Dominique Ambiel, ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin et surtout lui-même proche de Nicolas Sarkozy.
«Je suis infiniment choqué par ce que j’apprends, à savoir que l’émission est organisée par les amis, les copains, les proches, les salariés de l’UMP», a lancé le candidat UDF.
Pierre Sportolaro, producteur exécutif pour la société A Prime Group de l'émission a estimé jeudi 8 février "possible et souhaitable" que François Bayrou participe à la prochaine édition de cette émission. Interrogé sur Europe 1, Sportolaro a fait état d'un entretien téléphonique le matin même entre Bayrou et Ambiel. Selon lui, les deux hommes ont tenu des "propos d'apaisement" qui devraient permettre à François Bayrou de surmonter ses réticences.
Dans un communiqué, la société avait auparavant fait savoir qu'elle allait porter plainte contre François Bayrou pour "diffamation publique et injures" après ces accusations "qui portent gravement atteinte à l'honneur et à la considération de la société A Prime Group et du diffuseur", TF1.
Nous en sommes donc là.
Mais cette fois, contrairement aux 20 heures de TF1 où il s'est paradoxalement rendu deux fois pour s'affronter à Claire Chazal, si Bayrou est vraiment cohérent, il ne doit pas participer à cette émission
Le dilemme est évidemment Cornélien car l'audience de l'émission rend délicate un bras de fer.
Toute la perversité du système est là, résumée en une question simple : un candidat peut-il vraiment dire "merde !" à TF1 en pleine campagne présidentielle ?
Un boycott réel serait un "acte fort" validant la démarche de Bayrou.
En revanche, maintenant, s'il participe, il sera moins crédible dans son rôle de pourfendeur des collusions. Surtout au moment où Ségolène Royal, elle aussi, s'est - enfin - positionnée sur les mêmes enjeux.
Et pendant ce temps-là le CSA continue de remarquer un déséquilibre..
Un CSA désormais dirigé par Michel Boyon. Ce dernier fut notamment directeur de cabinet de François Léotard au ministère de la Culture et de la Communication, où il fut l’un des principaux concepteurs de la loi Léotard qui aboutit à la privatisation de TF1...
Mais il a, surtout, plus récemment été directeur de cabinet du premier ministre...Jean-Pierre Raffarin à Matignon du 28 octobre 2003 au 1er juin 2005 (date de l'arrivée de Dominique de Villepin).
A small world...
Raffarin-Boyon-Ambiel : collusion ou simple collision ... ?
08:35 Lien permanent | Commentaires (222) | Envoyer cette note
jeudi, 08 février 2007
Tout à l'ego.
Il est passé par ici. (Comment j'ai confondu Jacques Chirac et François Mitterrand [1988]...)
Il repassera par là. (Comment Abiker me vouvoie alors que c'est un copain...)
16:35 Lien permanent | Commentaires (76) | Envoyer cette note
Vivement dimanche !
Ce matin, c'est du super lourd...
Et qui vient de l'AFP qui cite Aujourd'hui...
Bernadette Chirac va regretter l'Elysée (France 2).
PARIS, 8 fév 2007 (AFP) - L'épouse du président de la République Bernadette Chirac, qui participera à "Vivement dimanche" sur France 2, a affirmé mercredi lors de l'enregistrement de l'émission que l'Elysée allait lui manquer.
"Oui, cette maison me manquera beaucoup, mais je m'adapterai, il faut bien accepter ce que le destin décide", a déclaré la première dame de France lors de cet enregistrement, citée par Le Parisien/Aujourd'hui en France.
Le chef de l'Etat affirme également dans cette émission à l'occasion d'une interview au présentateur Michel Drucker qu'il n'est "pas quelqu'un qui vit dans le culte du passé".
"Je me suis investi totalement dans la mission que je m'étais assignée au service des Français. On peut l'approuver, la critiquer, peu importe. J'ai toujours essayé d'agir pour les Français. Si je n'ai plus de responsabilités de cette nature eh bien, j'essaierai de servir la France d'une autre manière", souligne le président de la République, cité par le quotidien populaire.
M. Chirac, 74 ans, n'a pas encore fait connaître ses intentions sur une nouvelle candidature, indiquant qu'il se prononcerait "au premier trimestre".
Vive la télé en différé ! Nous savons le jeudi ce qui va se dire le dimanche après-midi !
D'ici là, et pas plus tard que dans quelques heures, des dépêches de "sources proches de l'Élysée" vont tomber qui diront que madame Chirac parle en son nom et qu'elle voulait dire "au cas où..."
En plus, à relire ces phrases de près, la formule est encore suffisamment alambiquée pour que Nicolas Sarkozy aille mettre des cierges à Sainte Bernadette ; parce qu'après tout s'"il faut bien accepter ce que le destin décide", Jacques Chirac, lui, n'a rien à voir avec le destin !
Mais puisque j'en suis là (pauvre de moi) - à savoir en train de commenter une information qui ne sera diffusée que dans quatre jours - j'ai une bonne idée.
Puisque la vraie vedette dimanche ce sera madame Royal qui nous présente enfin son projet, ne devrait-elle pas s'inspirer de cette accélération de l'Histoire ?
Du coup, s'il y avait une "petite main" au 282 Bd Saint-Germain qui pouvait nous faire passer la première mouture de son discours, histoire de nous faire gagner un peu de temps à tous (et surtout à elle...).
Parce que franchement, s'il y bien quelqu'un en ce moment dans ce pays qui ferait bien de se mettre une pile... prendre un peu d'avance et de ne pas laisser décider "le destin" à sa place, je crois savoir qui c'est...
Mais bien sûr "chacun fait fait fait- c'qui lui plaît plaît plaît"... (musique).
Je rappelle à tous ceux (amis, ennemis, tortues...) que cela amuse qu'à 19h ce soir je dédicace ma BD à la librairie "en marge", 92 rue Jean-Pierre Timbaud dans le 11ème arrondissement de Paris.
Des signatures en province sont en train de s'organiser (Lyon & Nantes, dates à venir).
06:20 Lien permanent | Commentaires (148) | Envoyer cette note
mercredi, 07 février 2007
À la Cour des miracles.
Je ne regarde quasiment plus la télévision et ses talk-show. Mais ces derniers jours j'ai assisté par hasard à deux moments d'une rare indécence.
D'abord, samedi soir, j'ai vu Doc Gyneco agresser Michel Polac de la manière la plus INDIGNE qui soit sans que personne autour ne se rende compte qu'il aurait fallu se lever et démonter le portrait du néo-sarkozyste.
En gros je cite de mémoire (je n'ai pas envie de mettre un lien, ni de revoir ces images qui m'ont en fait mis mal à l'aise comme rarement); je vous fais donc confiance pour récupérer le mot-à-mot de la citation originale.
Gyneco a lancé à Polac qui le perforait en live : "On m'avait dit que vous étiez malade mais en fait vous êtes en phase terminale".
Je n'ai évidemment pas de commentaire à faire sur la santé de Polac.
Je me demande juste comment on peut laisser une telle remarque saloperie passer dans une émission en différé, remontée a posteriori, sans se poser la moindre question sur ce que ce commentaire miasme pose comme problème, notamment en termes d'atteinte à la vie privée.
Mais, je le répète, ce qui m'a le plus choqué c'est que personne parmi les gens présents (et Ruquier en premier lieu) n'ait violemment réagi à cette saillie IGNOMINiEUSE à moins que là aussi le montage n'ait travesti la réalité.
Et cela se passe sur le service public...
Où sont donc passées les bonnes intentions de monsieur de Carolis et quid des leçons de morale permanentes infligées au restant du PAF par ses équipes ?
Deuxième envie de tout casser, hier soir, avec, sur le plateau de Marc-Olivier Fogiel, les explications de son vote en faveur de Nicolas Sarkozy par Roger Hanin qui avait déjà déroulé sa rhétorique dégoulinante chez Morandini sur Europe 1, le matin-même.
Un naufrage... Et TF1 importé sur M6. D'ailleurs, en plateau samedi soir, dans l'émission de Ruquier, qui opinait du chef au vomi - il n'y a pas d'autre mot - de Doc Gyneco ? Véronique Genest alias Julie Lescaut...
Navarro et Lescaut soutienne Sarko ? Mais que fait Derrick ? Et l'Inspecteur Gadget pour qui vote-t-il lui ?
On a décidemment les "héros" que l'on mérite autour de soi...
Sevran, Hanin, Johnny, Doc Gynéco, Glucksmann et bientôt Bernard Tapie (eh oui)... J'en oublie bien évidemment.
Le camp Sarkozyste ressemble à une Cour des miracles de la politique (je me demande si ce n'est pas insultant pour la Cour des miracles...)
Tellement loin du "métro à six heures du soir" qu'évoquait, il y a si longtemps, André Malraux au sujet du Gaullisme...
07:20 Lien permanent | Commentaires (339) | Envoyer cette note
mardi, 06 février 2007
Qui veut gagner des millions ?
Ami du DEL un petit jeu pour toi !
L'un des mots qui figure dans la liste qui suit n'a été prononcé par personne hier soir lors de l'émission de TF1 "J'ai une question à vous poser" avec Nicolas Sarkozy.
Retrouve ce mot et gagne une visite gratuite du bureau du ministre de l'Intérieur !
Poil de fesse - Amour - Renseignements généraux - Désir - Monsieur Hitler - Mouton - Scooter - Hongrois - 11 000 euros - Jérôme Monod - Vin.
Si tu crois avoir trouvé la réponse, une deuxième question pour départager les ex-aequo.
Sachant qu'un échantillon représentatif de 100 téléspectateurs avait été constitué par la SOFRES combien de viticulteurs s'y trouvaient ?
zéro - un - deux - trois - sept - trente deux ?
Enfin, sur ces "100 Français représentatifs", d'après toi combien ont réellement posé une question au candidat ?
J'espère que tu t'es bien amusé ;)
06:50 Lien permanent | Commentaires (244) | Envoyer cette note
lundi, 05 février 2007
Sarko Show : Namias des as.
Robert Namias s'expliquait sur RMC-info ce midi : l'ordre juste de passage et les critères d'équité de TF1.
Quand le patron de l'info de TF1 nous explique qu'il ne "faut pas pervertir la démocratie"...
Merci P.
18:00 Lien permanent | Commentaires (258) | Envoyer cette note
Les moutons de panel.
À 20H50 le Sarko-show sera dans tous les écrans.
De la même manière que pendant des années toutes les télévisions s'allumaient directement sur la "première chaîne", c'est bien sûr Nicolas Sarkozy qui est ce soir le premier invité de la grosse émission politique du PAF. Il ne faut certainement y voir qu'un hasard de la programmation ; le résultat d'un tirage au sort sans doute...
Le tour de Ségolène Royal viendra plus tard (le 19 février).
Quant aux "petits candidats", ils seront évidemment traités tout à fait différemment.
Voilà ce qu'explique la chaîne :
Chaque lundi soir du mois de février, rendez-vous sur TF1 pour une nouvelle émission politique présentée par Patrick Poivre d'Arvor. Sur le plateau de "J'ai une question à vous poser", les candidats à l'élection présidentielle seront confrontés en direct aux questions de 100 Français.
Choisi par la SOFRES, cet échantillon de 100 personnes (renouvelé pour chaque émission) est représentatif de la composition de la population française dans sa diversité.
Nicolas Sarkozy sera le premier invité, le lundi 5 février à 20h50. L'émission sera également diffusée en direct sur LCI.fr.
| Programme des émissions |
| Le 5 février : Nicolas Sarkozy Le 12 février : Jean-Marie Le Pen, suivi de Marie-George Buffet, Philippe de Villiers et Olivier Besancenot. Le 19 février : Ségolène Royal Le 26 février : François Bayrou, suivi d'Arlette Laguiller, Dominique Voynet et José Bové (sous réserve d'obtention des 500 parrainages). |
Vous l'avez compris, aucun début de débat entre candidats et surtout deux super show individuels pour les deux poids-lourds, tandis que les demies-portions (et encore pas toutes) doivent se partager le panel dans des émissions collectives [j'adore la restriction "(sous réserve d'obtention des 500 parrainages)" après le nom de Bové alors que d'autres candidats les cherchent toujours...] .
Cette manière de faire est évidemment scandaleuse.
Je suis peu soupçonnable d'être lepéniste, mais faut-il rappeler à TF1 qui était au second tour en 2002 ?
Et, au fait, que se passerait-il au juste si, d'ici au 26 février, les sondages indiquaient autre chose que ce qu'ils prédisent aujourd"hui?
Un changement de casting ?
Heureusement, l'alternative existe...
06:20 Lien permanent | Commentaires (196) | Envoyer cette note
dimanche, 04 février 2007
Presto !
Voici - pour nous changer les idées - un pilote d'émission que m'a envoyé mon ami le compositeur Pierre Charvet.
Il paraît même que la musique adouçit les moeurs....
Presto ! est une émission sur la musique classique.
J'ai eu l'idée de Presto un jour où j'étais particulièrement NRV !
Non je rigole.
Mais pas tant que ça.
(fin de mon introduction en hommage au style Birenbaumien)
L'objectif de "Presto !" est de montrer au plus grand nombre de gens possible que la musique "classique" n'est ni difficile d'accès, ni réservée à une "élite" éclairée.
En effet, cette musique fait partie de notre culture, de notre inconscient collectif, d'une manière bien plus intime qu'on ne l'imagine.
Et afin de décomplexer les auditeurs, "Presto !" veut leur montrer qu'ils sont bien plus cultivés qu'ils ne le pensent.
Bref qu'ils aiment déjà la musique classique, et qu'elle leur appartient.
Comment faire comprendre cette idée : choisir des grands thèmes reconnaissables en quelques secondes entendus au cinéma ou dans des chansons, et expliquer d'où ils viennent.
Exemple choisi pour ce pilote : vous connaissez "Initials BB de Serge Gainsbourg ? Et bien c'est que vous connaissez la Symphonie du Nouveau Monde D'Anton Dvorak !
Vous avez entendu Céline Dion chanter "All by myself" ? Vous aimez donc Rachmaninov !
Vous reconnaissez le générique de l'Eurovision ? C'est le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier !
etc.
J'aurais aimé, dans ce petit texte, répondre à d'autres questions que l'on peut se poser au sujet de la situation de la musique aujourd'hui, mais ce n'est pas le lieu, et ce sera peut-être l'objet d'un livre à venir.
Je rêve donc un jour de vous donner mes réponses aux questions suivantes :
Pourquoi les français n'ont-ils pas de groove ? Pourquoi n'y-a-t-il pas de Wagner en boites de nuit ? Pourquoi la musique contemporaine est-elle ennuyeuse ? Une esthétique musicale a-t-elle une valeur en soi ? Comment se fait-il que Bjork et Mireille Matthieu emploient le même langage musical ? Pourquoi la musique évolue-t-elle ? Quel est le rapport entre les systèmes politiques et les systèmes musicaux ?
Je me contenterai aujourd'hui de préciser l'expression "musique classique".
La musique classique, au sens strict, couvre moins d'un siècle de l'histoire : en schématisant, de la mort de JS Bach jusqu'au moment ou Beethoven la fait basculer dans le romantisme (début XIXe).
La musique classique, au sens large, celle dont s'occupe "Presto !" c'est la musique occidentale de tradition écrite, dont les deux berceaux sont les premiers chants des synagogues et les musiques gréco-latines.
L''avènement de la notation musicale, fait que cet art, de collectif et rituel (comme le Chant Grégorien et les musiques extra-européennes), devient individuel et "progressiste".
Avec la notation, les formes peuvent s'allonger (parfois trop !), le nombre de musiciens jouant ensemble croître (parfois démesurément !), mais surtout on ne craint plus que la tradition disparaisse, puisque la musique est maintenant fixée sur du papier. Et la musique peut donc, à partir de là, évoluer et se transformer.
La révolution permanente, c'est ce qui caractérise la musique occidentale !
Si vous avez lu jusque là, merci !
J'espère que ça vous plaira.
Pierre Charvet.
17:50 Lien permanent | Commentaires (67) | Envoyer cette note
Fade to gray.
Depuis quelques jours je suis l'objet par mail, sur le DEL, ou ailleurs, d'attaques diverses et variées qui mettent en cause mes activités mais surtout ma probité.
Je ne parle pas des Ségolistes qui me traitent de Ségophobes depuis 6 mois. Ceux-là même qui la trainaient dans le caniveau avant de la rallier... Je ne parle pas non plus de ces Sarkozystes qui veulent me "faire la peau". Je ne vise pas non plus les critiques même hâtives faites à visage découvert. Ce qui est frontal, signé et assumé est légitime.
Non, je veux parler là de pure DELation dans la "meilleure" tradition des années 40.
Je vais donc m'expliquer devant vous de manière transparente.
On ne peut pas plaider pour la transparence et ne pas se l'appliquer à soi-même.
08:40 Lien permanent | Commentaires (139) | Envoyer cette note
samedi, 03 février 2007
De qui se Môquet-il ?
Je veux juste dire ce matin que je suis ébahi par la nouvelle tentative de Nicolas Sarkozy pour venir chercher des voix sur les terres de la gauche.
Je suis également frappé par la fréquence des ralliiements successifs de pseudo personnalités de gauche ayant été notamment proche de François Mitterrand. Bientôt Roger Hanin (sans doute le personnage de Navarro qui lui colle à la vieille peau...).
Mais ce qui me consterne le plus, peut-être, c'est d'avoir entendu hier soir certains chroniqueurs de l'émission à laquelle je participe sur RTL - ORLM (rien de personnel) - trouver normal - oui normal - que des policiers aient profité d'une opération des restos du coeur pour cueillir des sans-papiers... Imaginez juste une seconde ce que Coluche aurait dit et fait. En revanche, là les enfoirés, je ne les ai pas entendus... Yannick si tu nous lis...
Je n'ai pas entendu non plus d'ailleurs - mais je suis tout prêt à corriger si je me trompe (j'attends vos ajouts) - beaucoup de socialistes s'insurger ces dernières heures de cette saloperie.
Voyez-vous, le fichage par les RG d'opposants ou la sécurisation policière excessive du QG de campagne ne sont pas des "causes" qui me font grimper aux rideaux plus que ça. Juste de la basse cuisine policière en période électorale.
En revanche, je ne peux pas accepter qu'on ose laisser arrêter des malheureux quand ils viennent chercher de quoi tenir bon.
C'est donc là qu'il faut s'NRver, se lever, s'enrager, et pointer la formidable malhonnêteté intellectuelle d'un candidat qui prétend caresser d'une main ce(ux) qu'il fait matraquer de l'autre.
La gauche, je l'attend juste là. Simplement aux côtés de ceux qu'on maltraite.
09:55 Lien permanent | Commentaires (232) | Envoyer cette note
vendredi, 02 février 2007
Il est revenu le temps du muguet...
Comme je l'ai expliqué - avec d'autres - hier soir sur RTL, la candidature de José Bové est un événement très important de cette campagne.
Alors que vous ne pouvez plus croiser un journaliste ou un leader d'opinion (j'emploie cette expression horrible à dessein...) sans qu'il(s) envisage(nt) désormais explicitement le crash de Ségolène Royal (les mêmes qui vous expliquaient il y a un mois : "elle est intouchable. Elle marche sur l'eau" !), l'arrivée du leader alter-libéral peut avoir deux conséquences...totalement contradictoires.
Hypothèse 1 : il finit de contraindre la candidate socialiste au ressaisissement et le coup de barre à gauche peut encore s'avérer salvateur pour elle.
Hypothèse 2 : il contribue à l'échec de Ségolène Royal et elle peut ne pas figurer au second tour.
Pour avoir toujours écrit - à de multiples reprises - ici qu'il était bien trop tôt pour se prononcer, je suis désormais assez bien placé pour avancer, comme je l'ai écrit dès lundi dans ma chronique pour 20 minutes, que la séquence 11 février/20 février sera probablement le premier réel tournant de la campagne.
L'erreur majeure des socialistes est d'avoir concentré une attente énorme sur la présentation de son projet par la candidate. Et même une accélération soudaine devient désormais aussi une preuve que cela ne tourne pas rond.
S'étant mis une incroyable pression, tous seuls comme des grands, ils ne peuvent en aucun cas décevoir. Ou plutôt Ségolène Royal ne peut absolument plus décevoir, car l'équation, personnelle depuis la première seconde, l'est désormais encore davantage.
Malheureusement pour elle, pour parler franc, je ne vois pas très bien comment une offre réellement construite pourrait répondre au fond à l'attente créée par ces mois de "démocratie participative" (bien trop longs et, en vérité, beaucoup trop factices). Le gadget risque bel et bien de lui péter au visage.
Avant la candidature de Ségolène Royal, j'ai évoqué ici à plusieurs reprises (archives...) le risque fort de ce que j'ai nommé, dès cette période, son "implosion" en vol. J'ai été alors laminé, vilipendé - notamment par les ralliés de la dernière heure (c'était il y a bien longtemps...) -, traité de traître par les mêmes. Que sont-ils devenus ? Où sont leurs certitudes ? Et au fait où donc font-ils campagne ?
Force est de constater (c'est très grave, je me mets à écrire comme Claire Chazal parle...) qu'au delà de ses erreurs mineures successives mais répétées - madame Royal s'est placée seule dans la pire des seringues. Et dire qu'ils pensaient tous avoir vécu le pire en 2002...
L'issue me semble donc proche.
Je maintiens qu'elle peut encore se faire vers le haut : gros succès le 11, propositions novatrices, idées fraîches... La campagne repartira alors positivement.
Soit ce sera la confirmation de la lente descente aux enfers...
Sans compter que ce jour-là Nicolas Sarkozy - ne va pas la regarder faire les bras croisés. Pour en rester à lui un instant, je ne vous cache pas que je "m'amuse" beaucoup des enquêtes d'opinion qui le placent au delà de 30% au premier tour. Là aussi, nous en reparlerons. Je suis aujourd"hui persuadé qu'il fera dix points de moins (comme n'importe quel candidat de droite...).
Bref, tout cela peut produire plusieurs énormes suprises dès le soir du 22 avril.D'ici là, minute 18. L'émission a été enregistrée avant la candidature Bové.
08:06 Lien permanent | Commentaires (180) | Envoyer cette note
jeudi, 01 février 2007
Pub et repub.
Histoire d'alimenter l'Nrvement de ceux qui me reprochent tout et souvent son contraire, voilà de la vraie bonne vieille pub en attendant autre chose dans l'après-midi.
Je suis là ce matin.
J'invite (ouais, enfin ça c'est une façon de parler...) ceux qui sont à Paris jeudi prochain à passer ici. J'attire votre attention sur le fait que personne ne m'a vu dans Paris après 20h30 depuis un paquet d'années.
Les BD (enfin, surtout celle que j'ai écrite avec Samuel déconnez pas...) sortent ce matin en librairies.
07:20 Lien permanent | Commentaires (134) | Envoyer cette note


























