« 2007-03 | Page d'accueil | 2007-05 »
lundi, 30 avril 2007
L'heure de vérité.
J'ai regardé attentivement la retransmission du meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy.
Je sors de là impressionné par la fantastique machine que j'ai pu observer.
Mais, surtout, je veux que nous ne perdions pas notre temps - comme hier... - à feuilleter le bottin mondain des innombrables people qui trainaient là un week-end du 1er mai... Il suffit d'expliquer - une fois - que l'équipage réuni ressemblait à la faune d'un réveillon du 31 décembre sur TF1 et l'essentiel est dit. Mais, s'il vous plaît, dépassons cela. Oublions les prises de parole ridicules de toutes ces "figures" de la chanson, du sport ou de la "pensée" (Glucksmann pathétique...), pour nous concentrer sur l'essentiel.
Tout cela (ceux-là) est (sont) totalement secondaire(s) tant c'est bien l'extraordinaire discours de Nicolas Sarkozy qui compte.
Et lui seul.
Tout dans ce discours, était entièrement calibré pour incarner en permanence une opposition entre Sarko/Le Peuple et Royal/la Gauche/les élites.
Jugeons-en ensemble et sur le fond (ci-dessous le discours de Nicolas Sarkozy est en gras)
Le début, d'abord, totalement religieux, à l'américaine...
(...) ce fut la communion, ce fut la gravité presque religieuse, ce fut l’espérance, ce fut non les applaudissements mais cette sorte de prière silencieuse que cent mille personnes m’adressèrent.Ce qui sortit de cette réunion ce ne fut pas pour la campagne à venir qu’un supplément de force, de détermination et d’ardeur.Ce fut un supplément d’âme.
Et, peu après...
Il me fallait aller à leur rencontre, les comprendre et donc partager leurs joies, leurs peines, leurs angoisses, leurs attentes parce qu’il est impossible de comprendre quelqu’un quand on n’est pas capable de ressentir ce qu’il éprouve au plus profond de lui.
Il me fallait me donner tout entier, aimer sans réserve, abolir toutes les barrières et toutes les distances, et par conséquent accepter de devenir plus vulnérable, prendre le risque de souffrir.
Au delà de cette dimension mystique, proche du télévangélisme, le candidat s'est ensuite lancé dans une diatribe d'un néo-populisme extrêmement efficace, comme en atteste cette séquence...
Je suis allé à la rencontre du peuple, de ce peuple au nom duquel tout le monde prétend parler, auquel personne ne parle vraiment, et pour lequel personne ne veut jamais rien faire, comme si l’objectif était toujours de le tenir à l’écart, à la lisière du pouvoir, de la décision. Ce peuple c’est vous, c’est nous tous, ce peuple, je l’ai rencontré dans les villes, dans les villages, dans les campagnes. Je l’ai rencontré dans les ateliers, dans les bureaux, dans les écoles. Mais aussi dans les hôpitaux, dans les centres de rééducation, dans les maisons de retraite, partout où il y a des gens qui vivent, qui vivent par leur travail, qui vivent par leur souffrance, qui vivent par leurs rêves, par leurs ambitions. Tous ces sans grade, tous ces anonymes, tous ces gens ordinaires auxquels on ne fait pas attention, que l’on ne veut pas écouter, que l’on ne veut pas entendre.
C’est pour eux que je veux parler.
Je veux être leur porte-parole.
Je veux être celui qui leur redonnera la parole et qui leur redonnera le pouvoir.
Je veux être leur candidat. Je veux être le candidat du peuple et non celui des médias, celui des appareils, celui de tel ou tel intérêt particulier.
Je veux être le candidat du peuple parce que pendant des mois j’ai vu ce que le peuple vivait, ce qu’il ressentait, ce qu’il souffrait.
J’ai vu les ravages du discours sur l’impuissance publique.
J’ai compris ce qu’il pouvait y avoir de désespérant pour ceux qui n’ont pas d’autre recours, d’autre espoir que dans la politique d’entendre les responsables politiques leur dire : « Je n’y peux rien ! »
J’ai mesuré l’attente vis-à-vis de la politique de la part de ceux qui se sentent prisonniers d’une multitude de contraintes dont ils n’arrivent pas à desserrer le carcan.
J’ai pris conscience du besoin que la politique représentait pour redonner une espérance à ceux qui l’ont perdue, pour qu’ils aient le sentiment de pouvoir redevenir les acteurs de pleur propre histoire.
J’ai pris conscience de la nécessité pour la politique de redevenir l’expression d’une volonté aux yeux de ceux qui ne se sentent plus eux-mêmes la force de vouloir.
Notant bien lui-même cependant dans un passage qui passera peut-être largement inaperçu - et ce serait dommage - que "le peuple" pouvait aussi agir "pour le pire" :
D'où une assez longue sortie sur la morale et surtout cette longue tirade, d'une brutalité inouïe, sur mai 68...
Le mot « morale » ne me fait pas peur. La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler. C’était un mot qui avait disparu du vocabulaire politique. Pour la première fois depuis des décennies, la morale a été au cœur d’une campagne présidentielle. Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vraie t le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement. Ils avaient cherché à faire croire que la victime comptait moins que le délinquant. Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs.
Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit.
Souvenez-vous du slogan de mai 68 sur les murs de la Sorbonne : « Vivre sans contrainte et jouir sans entrave. »
Voyez comment l’héritage de mai 68 a liquidé l’école de Jules Ferry qui était une école de l’excellence, une école du mérite, une école du respect, une école du civisme, une école qui voulait aider les enfants à devenir des adultes et non à rester de grands enfants, une école qui voulait instruire et non infantiliser, parce qu’elle avait été construite par de grands républicains qui avaient la conviction que l’ignorant n’est pas libre.
Voyez comment l’héritage de mai 68 a liquidé une école qui transmettait une culture commune et une morale partagée grâce auxquelles tous les Français pouvaient se parler, se comprendre, vivre ensemble.
Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique.
Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de mai 68.
Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques, de toutes les valeurs morales a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des patrons voyous, comment elle a préparé le triomphe du prédateur sur l’entrepreneur, du spéculateur sur le travailleur.
Et encore...
Voyez comment les héritiers de mai 68 ont abaissé le niveau moral de la politique. Voyez tous ces politiciens qui se réclament de l’héritage de mai 68, qui donnent aux autres des leçons qu’ils ne s’appliquent jamais à eux-mêmes, qui veulent imposer aux autres de comportements, des règles, des sacrifices qu’ils ne s’imposent jamais à eux-mêmes. Voyez-les, écoutez-les proclamer : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ! » Voyez-la, écoutez-la cette gauche héritière de mai 68 qui est dans la politique, dans les médias, dans l’administration, dans l’économie, cette gauche qui a pris goût au pouvoir, aux privilèges, cette gauche qui n’aime pas la nation parce qu’elle ne veut plus rien partager,
La critique étant suivie de cette salve éloquente...
cette gauche qui n’aime pas la République parce qu’elle n’aime pas l’égalité,
cette gauche qui prétend défendre les services publics mais qui ne prend jamais les transports en commun,
cette gauche qui aime tellement l’école publique qu’elle n’y met pas ses enfants,
cette gauche qui adore la banlieue mais qui se garde bien d’aller y habiter,
cette gauche qui trouve toujours des excuses aux voyous à condition qu’ils restent dans des quartiers où elle ne va jamais,
cette gauche qui fait des grands discours sur l’intérêt général mais qui s’enferme dans le clientélisme et dans le corporatisme,
cette gauche qui signe des pétitions quand on expulse des squatters mais qui n’accepterait pas que l’on s’installe chez elle,
cette gauche qui passe son temps à faire la morale aux autres sans être capable de se l’appliquer à elle-même,
cette gauche qui entre Jules Ferry et mai 68 a choisi mai 68,
cette gauche condamne la France à un immobilisme dont les travailleurs, dont les plus modestes, les plus pauvres, ceux qui souffrent déjà seraient les principales victimes.
Derrière, logiquement, Nicolas Sarkozy allait basculer de ces élites inconséquentes aux travailleurs...
Voyez-la, écoutez-la cette gauche qui depuis mai 68 a renoncé au mérite et à l’effort. Voyez-la, écoutez-la cette gauche qui depuis mai 68 a cessé de parler aux travailleurs, de se sentir concernée par le sort des travailleurs, d’aimer les travailleurs parce qu’elle rejette la valeur travail, parce que la valeur travail ne fait plus partie de ses valeurs, parce que son idéologie à elle ce n’est pas l’idéologie de Jaurès, ce n’est pas l’idéologie de Blum qui respectaient le travail, qui aimaient les travailleurs, son idéologie à elle c’est l’idéologie du partage du travail, des 35 heures, de l’assistanat. La crise du travail est d’abord une crise morale dans laquelle l’héritage de mai 68 porte une lourde responsabilité. Je veux réhabiliter le travail. Je veux redonner au travailleur la première place dans la société.
Puis à l'État...
Regardez comment l’héritage de mai 68 affaiblit l’autorité de l’Etat ! Regardez comment les héritiers de ceux qui en mai 68 criaient : « CRS = SS » prennent systématiquement le parti des voyous, des casseur et des fraudeurs contre la police. Regardez comment ils ont réagi après les incidents de la gare du Nord. Au lieu de condamner les casseurs et d’apporter leur soutien aux forces de l’ordre qui font un travail difficile, ils n’ont rien trouvé de mieux à dire que cette phrase qui mérite de rester dans les annales de la République. Je cite : « Il est inquiétant de constater qu’un fossé se creuse entre la police et la jeunesse ». Comme si les casseurs de la gare du Nord représentaient toute la jeunesse française. Comme si c’était la police qui était en tort et pas les casseurs. Comme si les voyous avaient tout cassé et avaient pillé les magasins pour exprimer une révolte contre une injustice. Comme si la jeunesse excusait tout. Comme si la société était toujours coupable et le délinquant toujours innocent.
Ecoutez-les, les héritiers de mai 68 qui cultivent la repentance, qui font l’apologie du communautarisme, qui dénigrent l’identité nationale, qui attisent la haine de la famille, de la société, de l’Etat, de la nation, de la République.
Avant d'en conclure sur la nécessité d'une "liquidation"...
Dans cette élection il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes. Je veux tourner la page de mai 68.
Mais il ne faut pas faire semblant.
Il ne faut pas se contenter de mettre des drapeaux aux fenêtres le 14 juillet et de chanter la Marseillaise à la place de l’Internationale dans les réunions du Parti Socialiste.
Il ne faut pas dire que l’on veut l’ordre et prendre systématiquement parti contre la police.
Il ne faut pas crier à l’Etat policier et à la provocation à chaque fois que la police chercher à faire respecter la loi.
Il ne faut pas dire que l’on est pour la valeur travail et généraliser les 35 heures, continuer à surtaxer le travail ou encourager l’assistanat.
Il ne faut pas dire que l’on veut faire obstacle aux délocalisations et refuser toute expérimentation de la TVA sociale, qui permet de faire financer la protection sociale par les importations.
Il ne faut pas se contenter d’afficher de grands principes en se gardant bien de les inscrire dans la réalité.
Je propose aux Français de rompre réellement avec l’esprit, avec les comportements, avec les idées de mai 68.
Je propose aux Français de rompre réellement avec le cynisme de mai 68.
Je propose aux Français de renouer en politique avec la morale, avec l’autorité, avec le travail, avec la nation.
Je leur propose de reconstruire un Etat qui fasse réellement son métier et qui par conséquent domine les féodalités, les corporatismes et les intérêts particuliers.
Je leur propose de refaire une République une et indivisible contre tous les communautarismes et tous les séparatismes.
Je leur propose de rebâtir une nation qui soit de nouveau fière d’elle-même.
Et de passer aux droits...
En faisant valoir systématiquement les droits au détriment des devoirs, les héritiers de mai 68 ont affaibli l’idée de citoyenneté. En dénigrant la loi, l’Etat et la nation, les héritiers de mai 68 ont favorisé la montée de l’individualisme. Ils ont incité chacun à ne compter que sur lui-même et à ne pas se sentir concerné par les problèmes des autres. Je crois à la liberté individuelle mais je veux compenser l’individualisme par le civisme, par une citoyenneté faite de droits mais aussi de devoirs.
Je veux des droits nouveaux, des droits réels et non des droits virtuels. Je veux le droit opposable à l’hébergement et au logement, le droit opposable à la garde d’enfants, le droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés, le droit opposable à la prise en charge de la dépendance pour les personnes âgées.
Je veux le droit à une allocation formation pour les jeunes de plus de 18 ans. Je veux le droit à la formation tout au long de la vie. Je veux le droit à la caution publique pour ceux qui n’ont pas de parents qui peuvent se porter garants, pour ceux qui n’ont pas de relations, pour les malades auxquels on ne veut pas prêter parce qu’on considère qu’ils représentent un risque trop élevé.
Je veux le droit à un contrat de transition professionnelle pour celui qui est au chômage.
Puis aux devoirs...
Mais je veux que ces droits soient équilibrés par des devoirs.
L’idéologie de mai 68 sera morte le jour où dans la société on osera rappeler chacun à ses devoirs.
L’idéologie de mai 68 sera morte le jour où dans la politique française on osera proclamer que dans la République les devoirs sont la contrepartie des droits.
Ce jour-là sera enfin accomplie la grande réforme intellectuelle et morale dont la France a une nouvelle fois besoin. Alors nous pourrons reconstruire sur des bases renouvelées la République fraternelle qui est le rêve toujours inachevé, toujours inaccompli de la France depuis le premier jour où elle a pris conscience de son existence en tant que nation.
Car la France n’est pas une race, car la France n’est pas une ethnie, car la France n’est pas qu’un territoire, car la France est un idéal inlassablement poursuivi par un grand peuple qui croit depuis son premier jour à la force des idées, à leur capacité à transformer le monde et à faire le bonheur de l’humanité.
Après cette longue admnestation - extrêmement virulente - largement de nature à rassurer les électeurs du Front national qui hésiteraient encore, restait à Nicolas Sarkozy à réussir le grand écart, en allant "chercher" les électeurs de François Bayrou...
Je veux m’adresser aux électeurs du Centre, dont les valeurs sont si proches de s miennes. Je veux leur dire que leur sensibilité a toute sa place dans la majorité présidentielle que je veux construire et autour de laquelle je veux rassembler les Français. Je veux leur dire que j’ai besoin d’eux, de ce qu’ils représentent, de ce à quoi ils croient.
Et plus largement...
Je veux m’adresser aussi à tous ceux qui après le premier tour ne se sentent pas représentés, ont l’impression d’être exclus, d’être condamnés à ne pas avoir leur mot à dire dans la République. A tous ceux-là je veux dire que je les comprends et que je les respecte. Je veux leur dire que la proportionnelle n’est pas un bon système parce qu’elle donne le pouvoir aux partis, parce qu’elle rend difficile la constitution de majorités stables. Nous avons déjà connu dans notre histoire les conséquences dramatiques de l’instabilité gouvernementale. Nous ne pouvons pas y revenir. Mais nous devons réfléchir tous ensemble au moyen de permettre une représentation plus large des opinions et des sensibilités. Je m’engage, si je suis élu, à réunir toutes les forces politiques et à discuter avec elles de la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l’Assemblée Nationale sans créer le risque d’une instabilité qui serait désastreuse.
Avant de conclure sur la diabolisation dont il s'estime victime...
Je n’ai pas été épargné par les attaques personnelles. On a mis en cause ma probité. Mon intégrité. Mon honneur. Ma sincérité. Mon caractère. On a insinué que j’étais dangereux pour les libertés. On m’a soupçonné de vouloir mettre en place un Etat policier. On m’a accusé d’avoir exercé des pressions. On n’a jamais produit la moindre preuve ni le moindre indice, ni quoi que ce soit qui puisse étayer les accusations portées contre moi. Je n’ai pas répondu aux attaques. Sauf pour dire, quand ces attaques sont devenues insupportables, que ceux qui les portaient n’avaient pas fait la preuve de tellement de vertus qu’ils puissent se permettre un tel mépris à mon égard. Je ne les ai pas rejoints dans la boue où ils auraient voulu m’entraîner.
S'identifiant même à de Gaulle...
Ils n’ont pas changé. Ce sont les mêmes que ceux qui en 1958 défilaient contre le Général de Gaulle en hurlant que le fascisme ne passerait pas.
En 1965, comme aujourd’hui, ils avaient fait au second tour une « coalition des républicains » contre celui qui n’avait jamais mis la République en danger et qui au contraire l’avait sauvée deux fois.
Voilà.
Si j'ai pris la peine de reprendre aussi longuement ces propos, c'est parce qu'ils disent absolument tout de la société qu'ils préparent. Personne ne pourra dire qu'il ne voyait pas dans quelle direction Nicolas Sarkozy voulait aller. Reconnaissons-lui le mérite de la franchise. L'homme n'avance absolument pas masqué.
Arrivé à moins d'une semaine du scrutin et confronté à ce programme, une interrogation m'apparaît donc essentielle.
Elle concerne évidemment François Bayrou.
Je sais bien que tous les élus de l'UDF vont rejoindre le camp Sarkozyste. Mais je m'interroge encore sur François Bayrou. Sur lui.
Je veux donc lui demander publiquement comment, après tout ce qu'il a dit, expliqué, montré, donné même - à certains -, il se positionne personnellement face à un discours d'un néo-populisme et d'un conservatisme aussi virulents ? Annonciateur de tant de cassures ?
L'homme du centre qui s'est révélé, celui qui refuse le "bloc contre bloc", est, à mon sens, confronté dans les heures qui viennent à une responsabilité historique qui le dépasse.
Soit il condamne et attaque politiquement ces propos dangereux qui divisent et qui opposent, comme il l'a fait tout au long de sa campagne. Et alors, François Bayrou ne peut plus rester au milieu du gué. Feindre d'attendre le débat Royal/Sarkozy, pour ensuite botter en touche. François Bayrou doit choisir. Et parler.
Soit, il ne dit rien. Il laisse faire. En regardant ailleurs.
Et alors tout s'éclairera - tardivement pour moi -. François Bayrou n'aura joué depuis des semaines et des mois qu'une partition : celle du soliste (une sorte de caméléon ou de coucou...) qui aura dépecé et plumé la gauche, pour la liquider, puis la remplacer comme futur meilleur opposant du nouveau Président Sarkozy.
Le discours de Bercy de Nicolas Sarkozy ?
L'heure de vérité de (et sur) François Bayrou...
PS : Je trouve ça - fautes de frappes inclues - sur le blog dominical de Jean-Michel Aphatie : "Depuis le début de cette campagne, les candiats tapent sur les journalistes comme sur des sacs de sable. On lit même, ici où là, sur des blogs d'intellectuels germanopratins que l'on penserait à priori éloignés du poujadisme ambiant, que les journalistes politiques qui déjeunet et tutoient sont tous, par profession, indémenadamment des efforts des uns ou des autres, à jeter au panier, connivents et compagnie, amis avec les puissants et totalement frivoles puisque les puissants, dans une démocratie, cela change souvent, surtout en France".
Je sais que certains d'entre-vous, estimant que je suis visé, m'ont demandé dès hier de lui répondre. Mais franchement, ce matin, il y a des enjeux plus urgents que ce tirage de couettes non ?
07:35 Lien permanent | Commentaires (1075) | Envoyer cette note
dimanche, 29 avril 2007
Un outrage.
C'est Versac qui a levé le lièvre, hier soir.
L'ation 59 (!) des supporters de Nicolas Sarkozy consiste à utiliser dans leur campagne, à instrumentaiiser objectivement, sans même tenter de s'en cacher, l'affaire de la Maternelle de Neuilly...
Je suis franchement indigné par cette sollicitation odieuse d'un fait divers dramatique pour vendre l'image d'un candidat entre les deux tours d'une Présidentielle.
Les limites sont cette fois dépassées explosées.
Ces gens qui n'ont que la dignité à la bouche montrent là, dans la dernière ligne droite, qu'avec eux, effectivement, "tout devient possible".
Même et surtout le pire...
Lisez ci-dessous ces "recommandations" et, si vous avez un doute, allez donc vérifier leur provenance.
ACTION № 59
Regardez et diffusez cette vidéo de Nicolas Sarkozy
Nous savons maintenant, grâce à Éric Besson, que la stratégie de diabolisation de Nicolas Sarkozy a été volontairement entreprise par la direction du Parti socialiste et l'équipe de Ségolène Royal.
Plusieurs supporters nous ont signalé depuis le début de la campagne des vidéos particulièrement caricaturales contre Nicolas Sarkozy.
D’autres nous indiquent la mise en ligne de vidéos en réaction contre cette entreprise de destruction anti-démocratique.
En particulier depuis quelques jours :
http://www.dailymotion.com/video/x1tber_sarkozy-human-bomb
http://www.youtube.com/watch?v=eixGxV0PwNE
Mobilisez-vous à votre tour !
Pour cela, vous devez :
- Diffuser le lien à vos mailings listes et surtout
- Regarder la vidéo en entier sur Daily Motion ET sur You Tube :
http://www.dailymotion.com/video/x1tber_sarkozy-human-bomb
http://www.youtube.com/watch?v=eixGxV0PwNE
- Vous inscrire sur Daily Motion et You Tube afin de donner à chaque vidéo la note maximale
- La mettre en favori
- Laisser un commentaire
No comment.
La classe...
Que certains ne voient pas qu'utiliser une prise d'otage, conclue par la mort d'un homme, s'apparente à une nouvelle prise d'otages - émotionnelle celle là - me pose question.
Puisque je connais très bien personnellement Yves Jégo, le responsable de ces supporters - c'est un copain que j'apprécie beaucoup -, je viens d'entrer en contact avec lui, par mail (à 5h37 !!!), pour lui faire part de mon exaspération et lui demander de bloquer cette opération.
Je vous tiens au courant des suites de ce mail.
09:42 Lien permanent | Commentaires (798) | Envoyer cette note
samedi, 28 avril 2007
Et, comme prévu, le grand perdant du débat Bayrou/Royal s'appelle...
... Nicolas Sarkozy !
Le niveau élevé du débat sur le fond, son caractère foncièrement démocratique, moderne, public, entièrement transparent et surtout sans concessions mutuelles, place - c'était prévisible - l'Absent en position délicate.
Ringarde même.
Que peut-on encore reprocher à ce débat ?
Que peuvent encore inventer pour se justifier ses critiques les plus virulents ?
Qu'ils soient des journalistes déconnectés, des UDF humiliés, des UMPistes outragés, des socialistes déphasés ou des plus à gauche (je n'aime pas le mot "gauchistes") effarouchés ?
Nous venons d'assister à un dialogue détendu, sain, serein, normal, juste classique au regard de ce qui constitue la norme dans la plupart des démocraties qui nous entourent.
Un dialogue profondément Républicain et Digne entre deux politiques libres et libérés, qui ont réuni environ 16 millions d'électeurs, sur leurs candidatures, dimanche dernier.
Ce qui est absolument incroyable, irréel même si l'on y réfléchit bien, c'est que ce débat ait pu sembler scandaleux et contraire à la démocratie à certains ; et qu'ils aient tout tenté pour l'empêcher d'une manière aussi grossière.
Vulgaire même.
Tout ces miasmes sont désormais balayés.
Les deux participants ont gagné contre tous leurs opposants ou autres critiques - et très largement - en faisant la démonstration claire que la politique et les médias, réunis dans une forme de "noblesse démocratique", peuvent, lorsqu'ils deviennent adultes, produire le meilleur.
Il était temps...
Mais attention !
Au regard de ce qu'ils nous ont proposé, Ségolène Royal et François Bayrou sont désormais très fortement comptables et surtout responsables de l'espoir de renouveau qu'ils ont évidemment fait naître.
Le moindre recul nous serait fatal.
13:04 Lien permanent | Commentaires (551) | Envoyer cette note
Le débat.
VOS COMMENTAIRES EN DIRECT.
10:48 Lien permanent | Commentaires (624) | Envoyer cette note
Un homme. Une femme. Trois possibilités.
L'affrontement.
Ce qui les oppose est plus fort que ce qui les rassemble.
L'entente.
Le match est déjà arrangé.
Le statu quo.
Chacun campe sur sa position.
10:06 Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
En attendant le débat...
NRVés nos journalistes, enfin certains d'entre-eux.
Ainsi, dans Le Figaro, l'éditorialiste Alexis Brézet revient sur la dénonciation par François Bayrou et Ségolène Royal des pressions de Nicolas Sarkozy sur la presse. Lui, c'est bien simple, il n'y croit pas du tout : "Donc, Nicolas Sarkozy est un apprenti dictateur. Le fils caché de Poutine et de Berlusconi. (...) le candidat UMP a tissé sa toile sur tous les medias. La presse régionale est aux ordres. Canal + à la botte. TF1, Europe 1 et Le Figaro, cela va de soi".
Dans Ouest-France, journal le plus lu de France, François-Régis Hutin est lui-aussi très colère : "cette assertion, brandie sans preuve, est insultante pour les journalistes que nous sommes et qui n'acceptent ni de se laisser imposer leurs interlocuteurs ni de se faire dicter leur calendrier".
Bah c'est vrai ça ! François Bayrou insulte la presse Française, connue dans le monde entier pour son irrespect à l'égard de nos politiques. C'est bien simple, dans notre pays, avant de se rendre à une interview, les politiques prennent tous des calmants, tant ils craignent leurs interlocuteurs.
De vraies teignes nos journaleux !
Comment ? Toutes les interviews sont relues et corrigées par les politiques avant d'être publiées en presse écrite ? Et ça vous choque ?
Bah ça c'est bien normal ça, c'est même DÉ-ON-TO-LO-GI-QUE. il faut bien que leurs conseillers vérifient qu'on a bien noté tout ce qu'ils disaient ! Ce sont tout de même des gens qui ont de sacrées reponsabilités ! Vous voyez vraiment le mal partout ! Vous avez pensé au poids écrasant qu'ils ont sur leurs épaules, eux ?
Qu'est-ce que vous dites ? Trop de journalistes politiques ami(e)s avec les politiques et qui ne le disent pas quand ils parlent d'eux, leurs consacrent des reportages ou écrivent des papiers sur eux ?
Mais ça intéresse qui ça ? Vous demandez à votre charcutière si elle est connaît l'éleveur du porc avant d'acheter votre jambon vous ? Mais quelle importance ça a enfin ? Vous êtes pas moderne hein ? C'est archaïque votre raisonnement là.
Ne jamais manger avec les politiques si on doit parler d'eux ?
Mais ça n'engage à rien une petite bouffe ! Et puis ça détend l'atmosphère. Si vous saviez le nombre de fois où je me suis fait engueuler dans un dîner par un ami politique, parce que je n'avais pas écrit exactement ce qu'il voulait dans un article ! Et le jour même en plus. On vit dangereusement, on prend des risques dingues, et vous ne le voyez même pas !
Plaît-il ? Nicolas Sarkozy proche des patrons de médias ?Ah bon. Première nouvelle ça. Et vous avez des noms en tête ?
Lagardère ? Bouygues ? Serge Dassault ?
Eh bah voilà ! C'est la preuve que vous n'y connaissez rien ! Vous mélangez tout ! Vous croyez franchement qu'ils ont le temps de s'occuper des médias qui leur appartiennent ceux-là avec toutes les occupations qu'ils ont ? À leur niveau ? Mais vous avez idée de ce que c'est que la journée d'un big boss ! Vous les voyez passer des coups de fil pour qu'on traite bien EADS, Bouygues ou le Rafale dans leurs propres médias vous ? C'est fini ce temps-là !
Des pressions directes de Nicolas Sarkozy ? Des menaces ? Des intimidations ?Alors là, laissez moi rire ! JAMAIS ! Nicolas n'est pas du tout comme ça. 25 ans qu'on se connait...
Son entourage qui appelle ?
Mais on peut se parler au téléphone quand même ! Ça n'engage à rien !
Si Sarkozy me tutoie ?
Bah oui. Il tutoie tout le monde. C'est normal ça non ?
Quoi ? Enquêter sur la vie privée des candidats ?
Ah mais non ! Ça, c'est typiquement un sujet de... presse étrangère ! Ça n'intéresse personne en France. Ça ne nous regarde pas ! Ne vous abaissez pas dans le caniveau s'il vous plaît !
Alain qui ? Alain Genestar ?
Et allez, la thèse du complot maintenant !
Viré de Match à cause de Sarkozy !
Mais ça c'est facile ! Tout le monde sait que les résultats étaient mauvais ! On a quand même le droit de remplacer quelqu'un qui n'a pas de bons résultats en kiosques non ?
Tout l'état-major de TF1 qui valse ?
Mais ça n'a rien à voir avec l'élection enfin ! C'est du bon management ! Rien d'autre.
Ah c'est déjà fini votre interrogatoire ? Vous êtes pressé ?
Quel débat ? Vous confondez le vrai débat, c'est le 2 mai !
Bayrou/Royal ?
Ne me dites pas que ça vous intéresse Bayrou/Royal !
C'est une insulte au vote des électeurs ça ! La démocratie est bafouée ! les Français ont choisi ! Ils veulent Nicol... Sarkozy/Royal et rien d'autre. C'est normal sous la Vème République ! C'est le premier contre le deuxième ! C'est la règle. Et la règle, il faut la respecter ! Le troisième c'est le troisième. Il a perdu et doit se taire. C'est dingue ça ! Une semaine qu'il nous emmerde avec ses six millions d'électeurs ! Une honte !
Comment ?
Ça se voit beaucoup là ...?
Désolé.
08:42 Lien permanent | Commentaires (76) | Envoyer cette note
vendredi, 27 avril 2007
Oui au débat !
Le débat Bayrou/Royal doit avoir lieu - et il aura lieu - en dépit des oukazes des UMPistes et des malheureuses pudeurs de certains socialistes qui n'en ont pas compris l'enjeu, crispés qu'ils sont sur leurs viellles lunes.
Peut-on m'expliquer pourquoi certains - toujours les mêmes... - trouvent quoi que ce soit à redire au fait que la finaliste du scrutin discute publiquement, devant les Français, avec le troisième, de leurs convergences et de leurs divergences ?
Ou alors, il faut urgemment que ces donneurs de leçons s'insurgent également, parce que, pendant ce temps-là, dans des antichambres obscures, les experts Es combinazione de l'UMP débauchent, et à tour de bras, les députés les plus pleutres de l'UDF. Ces élus-là, de toute façon, François Bayrou n'en a plus besoin, puisque pour eux conviction ne rime plus qu'avec réélection...
Cette opacité et ces échanges de "bons procédés" - "Viens donc chez moi tu n'auras pas d'adversaire aux législatives" - seraient eux dignes et supportables pour nos professeurs de maintien, tandis qu'un échange républicain, projet contre projet sous le regard des Français, serait, lui, antidémocratique !
Nous sommes vraiment chez les fous...
Quant aux nombreux médias qui ont proposé d'organiser ce débat et qui, depuis, se sont rétractés, ils montrent une fois de plus qu'au prétexte du respect d'une règle qui pourrait éventuellement bousculer l'ordre juste des choses, ils ont abdiqué tout ou partie d'une liberté qu'ils ne revendiquent que lorsque cela les arrange ou ne dérange pas trop leurs intérêts.On sait que, dès avant le premier tour, c'est déjà le refus de Nicolas Sarkozy qui avait empêché tout échange contradictoire entre les douze candidats.
Cette fois, abrité sous le commode parapluie de ses millions d'électeurs, le candidat de l'UMP traite avec un rare mépris d'autres électeurs, encore plus nombreux que les "siens".
Eh bien, la nouvelle est bonne !
Visiblement, Nicolas Sarkozy n'a pas compris que le courant d'air est irréversible et que les leçons du scrutin ne sont pas si évidentes qu'il l'a cru.
Tous les espoirs sont donc permis pour que le 7 mai nous n'ayons pas droit à sa France d'après.
17:05 Lien permanent | Commentaires (382) | Envoyer cette note
La vérité sort de la bouche des enfants.
Je ne vois pas pourquoi mon père s'entête à faire de la politique. Je suis à des milliers de kilomètres de sa manière de gâcher sa vie et ne suivrai jamais les traces d'une telle carrière professionnelle. Il sacrifie temps, vie privée et bonne humeur à des tas de gens qu'il ne connaît pas et qui ne lui en sont absolument pas reconnaissants. Tout ce qu'il fait de bien est dû, tout ce qu'il fait de mal prouve que de toute façon "les politique sont tous des imbéciles corrompus". Son sort dépend du bon vouloir d'une cohorte d'ahuris. Quand il rentre, il est tendu, s'acharne sur nous, crée des disputes avec ma mère. C'est vrai, lorsqu'il est apaisé, en vacances par exemple, il devient un excellent père, et je sais qu'il possède de réelles qualités. Mais le stress qu'il subit, à cause du rythme infernal de ce boulot débile, le rend impossible à vivre au quotidien.
"La politique est la science de la liberté". Mon père a fait de cette phrase un précepte et il monte une secte autour. Ses grands amis les militants. Ses copains les bénévoles. Ses potes les adjoints. Ses camarades les électeurs. Il est le gourou qui croit à ce qu'il raconte et adore ses apôtres. Grenouille de bénitier sur les bords, il communie dans l'oeucuménisme des socialistes rédempteurs. Jospinien désappointé par le 21 avril, il a besoin de se recréer sa petite entreprise idéologique à lui. Si j'avais comme père un requin de la politique, magouilleur et démagogue, qui pique dans la caisse et s'octroie tous les droits, je ne suis pas sûre que ça me déplairait. Mais il a fallu que j'hérite d'un adorable paternel, raide comme la justice, qui se monte des chateaux de cartes socialistes, part en croisade contre les privilèges indus et les crottes de chien devant les portes de ses concitoyens. Il se prend pour un disciple de l'hypothétique Christ des urnes.
Ariane Fornia. Dieu est une femme. © Denoël. 2004.07:15 Lien permanent | Commentaires (298) | Envoyer cette note
jeudi, 26 avril 2007
Militante Bayrouiste, Quitterie Delmas vote Royal.
J'ai le plaisir d'accueillir Quitterie Delmas sur le DEL.
Quitterie est porte-parole des jeunes UDF de Paris.
Ce n'est pas à ce titre, ni Es qualité qu'elle s'exprime ici aujourd'hui.
À titre personnel, cette militante de l'UDF-Le parti libre (sa vraie appellation) a décidé en son âme et conscience de voter pour Ségolène Royal au second tour de l'élection Présidentielle.
Ci-dessous elle souligne son engagement plein et entier derrière François Bayrou dans la création du Parti Démocrate et expose les raisons de son choix de deuxième tour.
Elle passera la tête dans la soirée et vous pourrez également la retrouver sur son blog.
17:05 Lien permanent | Commentaires (466) | Envoyer cette note
Le sondage oublié.
Nul besoin de le répéter, cette élection marque le retour en grâce des sondeurs et des sondages qui s'étaient largement fourvoyés en 1995 et en 2002.
Ils se pavanent tous les soirs sur les plateaux et font la roue.
C'est de bonne guerre.
Mais..........
Vendredi dernier, alors que les sondages et les estimations allaient être interdits quelques minutes plus tard, dans un climat d'hystérie et d'hyper-contrôle, vous souvenez-vous du dernier sondage publié par CSA pour Le Parisien, à grands renforts de roulements de tambour ?
Non ?
Cela ne vous dit plus rien ?
Vous avez zappé à cause du premier tour et des résultats ?
C'est bien normal.
Alors, je vous le remets en mémoire, parce que ce sondage-là, il me pose un problème...
2007 - Le Pen devant Bayrou au premier tour /Sondage CSA
PARIS (REUTERS) - Jean-Marie Le Pen devancerait François Bayou au premier tour de la présidentielle en intentions de vote alors que l'écart entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ne serait que d'un point, selon un sondage CSA pour le site internet du Parisien diffusé vendredi à quelques heures de la prise d'effet de l'interdiction de publication de sondages avant le premier tour du scrutin. La candidate du Parti socialiste recueillerait 25,5% des intentions de vote au premier tour contre 26,5% à Nicolas Sarkozy tandis que le dirigeant du Front National est crédité de 16,5% des intentions de vote devant le dirigeant centriste à 16%.Quelque 19% des personnes interrogées prévoient de s'abstenir et de voter blanc ou nul.Le président de l'UMP et la candidate socialiste feraient jeu égal au deuxième tour, selon ce sondage pour lequel 21% des personnes interrogées se déclarent prêtes à s'abstenir ou à voter blanc ou nul au deuxième tour.Cette enquête a été réalisée vendredi auprès de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus.
Cette enquête étant la seule - depuis la percée de François Bayrou - à avoir donné un tel "résultat", ne devrait-on pas se demander sérieusement ce qui s'est passé dans les "cuisines" de CSA ?
Quels redressements au doigt mouillé ont conduit à une telle erreur, dans un sondage si important, car publié à moins de 48 heures du vote ?
Sans compter que l'on ne peut pas dire que ce sondage soit passé inaperçu...
Cette interrogation ne me semble pas anodine...
Le même institut avait été déjà sévèrement tancé par la commission des sondages à propos de deux sondages eux-aussi publiés dans Le Parisien-Aujourd’hui en France (les 8 et 15 mars) : "Eu égard à certaines modalités de redressement appliquées aux résultats bruts de ces enquêtes, la commission, sans pour autant mettre en cause l’intégrité professionnelle de l’institut, exprime des réserves sur le caractère significatif des intentions de vote publiées dans ces deux sondages".
Il s'agissait alors de deux sondages dans dans lesquels François Bayrou "talonnait" pour la première fois (sic) Ségolène Royal. Le candidat de l’UDF y était crédité (le 8 mars) de 24 % des intentions de vote au premier tour, en progression de 7 points, derrière la candidate socialiste, donnée, elle, à 25 %, et Nicolas Sarkozy à 26%. Le 15 mars, l'enquête exprimait au contraire un recul de M. Bayrou, à 21 %. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal remontaient eux tous deux d’un point, respectivement à 27 % et 26 % d’intentions de vote, par rapport au précédent sondage CSA.
La direction de CSA, limite arrogante, maintenait alors "intégralement ses évaluations" avait-elle fait savoir dans Le Parisien.
Il serait un peu dommage que, dans le tourbillon de l'entre-deux tours, on cesse de se préoccuper de ce genre de questions qui restent essentielles, vu le rôle ahurissant des sondages dans la fabrication des candidats et la production des opinions.
Au fait, pour le moment CSA après s'être passionné pour la religion des électeurs, donne Nicolas Sarkozy loin devant...
08:40 Lien permanent | Commentaires (297) | Envoyer cette note
mercredi, 25 avril 2007
Mort et résurrection du lepénisme.
"Le lepénisme est le grand vaincu de cette élection, le lepénisme de droite et le lepénisme de gauche. Ce dernier, fondé sur la rumeur et l’invective, prospère, notamment sur Internet, dans les eaux de l’anti-libéralisme avec une idéologie qui tient en un mot : l’anti-sarkozysme. Un phénomène qui, à certains égards, relève de l’hystérie collective". FOG.
Je ne vais pas m'intéresser à la deuxième partie du propos du patron du Point, tant une discussion sur ce qu'il nomme le "lepénisme de gauche" me semble inutile (Le Fontenelle ferait cela bien mieux que moi). Cumuler dans un même envoi, d'un côté la rumeur, l'invective, l'hystérie collective, le net et de l'autre la légitime critique du libéralisme et ce que FOG nomme "l'anti-Sarkozysme" dit déjà beaucoup...
Au delà de ces raccourcis bidons, ce qui me questionne vraiment, ce sont plutôt ces neuf mots.
"Le lepénisme est le grand vaincu de cette élection".
Voilà, sans doute, la proposition à la fois la plus confuse, la plus embrumée mais aussi la plus erronée que j'ai lue - et depuis longtemps - sous la plume de l'un de nos éditorialistes les plus chevronnés.
Non. Le lepénisme n'est en aucun cas "le grand vaincu de cette élection".
Le grand vaincu, le seul, se nomme Jean-Marie Le Pen.
Et cela n'a malheureusement rien à voir.
Le lepénisme, à savoir les idées qu'il a imposées dans le champ politique, ses "valeurs", ses raccourcis et même désormais certains de ses excès, sont valides et validés tant ils ont été digérés et intégrés dans sa réflexion et dans son expression par le candidat de l'UMP.
Nul besoin d'un très long raisonnement pour montrer que la structure du discours de premier tour de Nicolas Sarkozy avait très largement pour objet d'attirer à lui les cohortes d'électeurs de Jean-Marie Le Pen. Ce sont bien eux qui lui ont permis - et c'était très important symboliquement - de se situer 10 points plus haut (!) que Jacques Chirac, au premier tour, les deux fois où il a été élu Président. Quasiment aussi haut que VGE en 1974.
Mais, comme je l'ai déjà écrit hier, on ne ramène pas des électeurs à la raison en flattant leurs instincts les plus vils ; en ostracisant, en discriminant, en brutalisant, en effrayant. On les ramène juste dans son propre camp - à soi - ; et par pur oppurtunisme électoral. Pour gagner !
En tentant le 22 avril 2007 la synthèse entre l'électorat traditionnel de la droite et ces électeurs (que je ne méprise nullement pour autant), Nicolas Sarkozy a commis sciemment une faute. Quiconque a fait l'effort de lire et relire plusieurs de ses propos, d'écouter et de regarder nombre de ses prestations, sait que Nicolas Sarkozy avait décidé d'envoyer les signaux nécessaires à ces électeurs qu'il voulait conquérir sans d'ailleurs s'en cacher ! Les anciens électeurs du FN ont donc reçu le message 5 sur 5 et, lassés d'un candidat inéligible, ils sont passés dans le camp de celui qui leur ouvrait les bras et, surtout, leur disait exactement ce qu'ils avaient envie d'entendre.
"N'ayez pas peur"... nous dit-on...
Ce transfert s'est accompli sans compromission. L'honneur serait sauf... La "digue des hommes" aurait tenu ; elle serait restée debout. Aucun ministre du FN ne serait jamais du voyage.
Juste leurs valises...
C'est là où la faiblesse - coupable - du discours sarkozyste se conjugue idéalement à la fausse naïveté de la réflexion de FOG.
Les hommes passent ou pas, mais les idées, elles, et surtout les pires, restent et prospèrent.
Comme fichées au coeur des pays, des coeurs et des mentalités pour des décennies, indépendamment de ceux qui les portent. Il est totalement vain de prétendre que les idées peuvent changent de couleur, de texture ou de nature uniquement en fonction de celui qui prétend les incarner ou les reprendre à son compte !
Un ministère de l'identité nationale et de l'immigration est aussi blessant dans la bouche d'un Sarkozy que dans le mufle d'un Le Pen !
Le "mouton égorgé dans une baignoire" n'est pas moins vulgaire lorsqu'il est prononcé depuis Neuilly que depuis Saint-Cloud !
Les errements sur la génétique, la pédophilie, ou encore le suicide de jeunes, de Nicolas Sarkozy m'ont autant choqué et surtout sont aussi dénués de teneur scientifique que les certitudes raciales ou médicales maintes fois énoncées par un Le Pen depuis vingt ans.
Jusqu'à cet incroyable discours de Nicolas Sarkozy à Nice ; discours qui reproduit - à quelques nuances près, évidemment - la réécriture historique de la colonisation et de la deuxième guerre mondiale, en des termes que je n'avais entendus jusque-là que dans la bouche des élus du Front national... Un hasard, sans doute lié à la particularité politique du maire de Nice, unique exemple de migration - je veux dire nationalement visible et connu - du Front national à l'UMP. Ce que l'on nomme un transfuge.
Il y a donc eu, pendant la deuxième partie de ce premier tour et pour des raisons purement électoralistes, une complète validation des thèmes et des idées imposées dans le débat par Jean-Marie Le Pen.
Sur l'autorité, sur la délinquance, sur la sécurité, sur l'immigration, sur le travail, sur... Nicolas Sarkozy a dépouillé Jean-Marie Le Pen. Un hold-up.
Il faut donc être bien ignorant de la chose politique - ce que n'est évidemment pas FOG - ou plus simplement objectivement partisan - pourquoi, alors, ne pas juste le dire et l'assumer ? - pour en conclure, péremptoire, à la défaite du lepénisme.
C'est tout le contraire qui nous arrive.
Jean-Marie Le Pen est mort.
Vive le lepénisme !
08:20 Lien permanent | Commentaires (838) | Envoyer cette note
mardi, 24 avril 2007
Un choix.
Hier soir, alors que je quittais Radio Classique, où je venais de débattre avec Claude Cabannes, Dominique Jamet et Edwy Plenel, ce dernier - qui soutient fortement Ségolène Royal - m'a gentiment alpagué à la sortie du studio et m'a demandé "Mais comment donc peut-on être universitaire, avoir enseigné la science politique et affirmer voter blanc" ?
Pressé par un rendez-vous, je n'ai pas pu lui répondre complètement.
Mais j'ai été sincèrement étonné de sa question. Autant je peux comprendre que l'on soit offensif sur l'abstention qui avait été, jusqu'ici, mon mode personnel de rapport à l'élection, autant je ne comprends pas que l'on reproche à quelqu'un de s'être déplacé dans un bureau de vote, pour refuser de choisir un candidat plutôt que d'autres.
Cependant, la question se pose différemment concernant le second tour.
Je suis, en effet, aussi ulcéré qu'effrayé par la manière dont Nicolas Sarkozy a franchi nombre de lignes jaunes, et en klaxonnant, pour arracher "avec les dents" les voix des électeurs du Front national à leur leader historique et atteindre plus de 30%.
Je ne partage nullement les agapes de ceux qui se réjouissent que ces électeurs aient - selon une formule bien trop consacrée - réintégré un soi-disant "pacte républicain". On ne ramène pas des électeurs à la raison en flattant leurs instincts les plus vils ; en ostracisant, en discriminant, en brutalisant, en effrayant. On les ramène juste dans son propre camp et par pur oppurtunisme électoral. Pour gagner.
Prétende "réduire l'influence du Front national" est un noble projet mais s'il ne s'agit que d'un alibi commode qui autorise à ingérer puis à recracher, à la face du pays, certaines de ses idées, la méthode me répugne.
Bien sûr, je vois bien que durant les deux semaines qui s'annoncent Nicolas Sarkozy va tenter de se recentrer pour rassurer et ramener cette fois au bercail une partie des électeurs de François Bayrou. Son discours de dimanche soir était un premier pas en ce sens. Mais le mal est fait. Ce qui est dit est dit. Et monsieur Bayrou serait bien inspiré de mesurer le caractère intolérable des excès de Nicolas Sarkozy au moment de se prononcer pour la suite...
Vous l'avez compris, il m'apparaît aujourd'hui illogique de combattre politiquement Nicolas Sarkozy sans voter au second tour pour la candidate qui va l'affronter le 6 mai.
Ce n'est pas un soutien. Juste un vote
Je n'agis nullement par conviction socialiste. Ni avec le moindre enthousiasme militant. Ou encore par affinité, mais simplement en conscience. Et surtout en dépit de tout ce qui a pu m'exaspérer depuis des mois dans certaines de ses postures ("l'ordre juste", quelle connerie...) ou chez certains de ses soutiens.
Et puis, si le 6 mai Ségolène Royal est élue, eh bien, je regagnerai(s) aussi vite mes pénates pour m'NRVer dès que nécessaire...
17:46 Lien permanent | Commentaires (632) | Envoyer cette note
Royal/Bayrou : la rencontre ?
Une source sérieuse m'informe - après vérifications - qu'une rencontre aurait lieu demain matin à 10 heures entre les deux candidats.
Quelqu'un ici peut-il infirmer ou confirmer ? Merci.
15:48 Lien permanent | Commentaires (150) | Envoyer cette note
lundi, 23 avril 2007
Leur revanche.
Planté.
Cassé.
HS.
La connexion internet ?
Mais non.
Il n'est pas question pour moi de me soucier de la "panne" de mon blog (et d'autres) entre 17h30 et 19h55 !
Non, celui qui s'est totalement planté, qui est cassé, voire HS, ce matin, parce qu'ii n'a absolument pas compris ce qui se passait, c'est bien moi.
Cette élection, je ne l'ai vraiment jamais sentie...
J'ai cru, en fait assez très naïvement, que l'on pouvait lutter contre des vents dominants sur un esquif, une coquille de noix !
Bravache.
J'ai pensé que les électeurs verraient bien que le choix "de raison" qu'imposaient medias et sondeurs, depuis plus d'un an, dans une unanimité qui pose question à notre "démocratie", n'étaient pas forcément les deux seules options possibles.
Mais j'ai évidemment eu tort.
La participation record, le vote utile et la mémoire vive de la plaie du 21 avril ont tout balayé sur leur passage, arrachant la nappe et renversant les verres...
L'abstention a quasiment diminué de moitié par rapport à 2002, les votes blancs et nuls ont considérablement baissé eux aussi (d'un tiers) et tous les "petits candidats" ont été laminés sous les 5%.
Laminés.
Itou.
Ma principale erreur d'analyse tient dans ma certitude - devenue presque mystique au fil des semaines, un comble me concernant... - que les quatre premiers seraient finalement dans un mouchoir de poche (j'ai dû le répéter au moins cent fois...).
C'est que je n'ai pas voulu croire aux sondages, anticipant une erreur comme en 2005, comme en 2002, comme en 1995, etc.
Je ne pensais surtout pas possible que, pour la première fois depuis 1974, un candidat de droite dépasse les 30 %. Là aussi, il va me falloir réviser mes classiques...
Enfin, j'ai même cru qu'un putain de troisième homme pourrait casser le jeu et sortir Ségolène Royal (sans savoir si ce serait Bayrou ou Le Pen) et là, aussi, j'ai eu tort.
Plus qu'en pourcentages - des données bien froides - c'est lorque j'observe le "spectacle" en nombre d'électeurs que je finis par le comprendre.
Plus de onze millions trois cent mille électeurs pour Nicolas Sarkozy.
Près de neuf millions cinq cent mille pour Ségolène Royal.
Quasiment vingt et un millions d'électeurs à eux deux.
Six millions sept cent cinquante mille électeurs pour François Bayrou.
Trois millions huit cent mille pour Jean Marie Le Pen.
Dix millions cinq cent mille électeurs à eux deux.
Moins de la moitié des deux premiers.
Le tout sur les plus de trente six millions de vote exprimés...
Le "reste" pour les huit autres candidats...
Manquent encore les votes des Français de l'étranger.
Cette configuration, je ne l'ai absolument pas anticipée en dépit - ou peut-être bien à cause justement... - de l'évidence médiatique qu'elle constituait. Sauf concernant les "petits candidats".
Les sondages avaient donc raison depuis le départ.
Les éditorialistes et les principaux observateurs de la chose politique aussi.
Reste cependant une interrogation, qui me paraît vertigineuse.
Sondeurs et médias ont-ils simplement bien prédit la situation ?
Ou bien, l'ont-ils aidée à survenir ?
L'ont-ils induite ?
En intoxiquant persuadant les Français que le duel Sarkozy/Royal était le seul possible, l'unique "bon choix" ? Le cercle de la raison comme disait l'autre...
C'est qu'ils tiennent enfin là leur revanche sur deux humiliations successives : Le Pen au second tour, en 2002 et leur débacle au référendum sur le Traité Constitutionnel européen, en 2005... D'ailleurs, au passage, que reste-t-il, ce matin, du fameux "Non" de gauche ?
Leur revanche éclatante et ses probables conséquences, c'est LE sujet qui risque, je vous l'avoue, de me tarauder longtemps.
Le seul, en vérité, qui puisse désormais m'intéresser vraiment.
Bien davantage que de me demander doctement ce que vont décider le 6 mai, les électeurs ayant choisi hier François Bayrou.
On ne m'y reprendra plus...
Quand je pense, en plus, qu'un pronostic de qualité, j'en avais un tout prêt en tête.
Et que je n'ai pas osé le sortir... Parce qu'il n'était pas de moi (son auteur s'identifiera...).
Vous voulez le connaître ?
Il n'est jamais trop tard pour essayer de briller... Hein ?
Même un matin de gueule de bois.
Allez hop !
Je me lance !
Le prochain Président ne sera pas chauve et c'est une vraie première.
Des semaines que j'en suis sûr, en plus...
08:20 Lien permanent | Commentaires (815) | Envoyer cette note
dimanche, 22 avril 2007
La machine semble repartie.
Force est de constater que je me suis planté de A à Z. Y'a pas à dire, je l'ai bien sentie cette élection !
Après une excursion secrète, je reviens vers vous en fin de soirée. A tout'
20:45 Lien permanent | Commentaires (244) | Envoyer cette note
Triomphe de la démocratie d'opinion.
Ce blog est ouvert à vos commentaires.
De retour dès que possible...
20:00 Lien permanent | Commentaires (167) | Envoyer cette note
Tout est possible.
Salut à tous.
À 20 heures précises réouverture du blog à vos commentaires, NRVements, analyses, colères, cris et même châtiments...
Pour ma part, je réapparais quand j'y parviens.
D'ici là, je veille et, comme disait un animateur de télévision des années 90, tout est possible.
Rajout 14h37 sur la participation qui rappelle 1981.
D'après plusieurs sources, dans les bureaux de vote, beaucoup d'électeurs disent être venus voter tôt en raison du beau temps, pour profiter du reste de la journée et, surtout, car il craignait l'affluence ce soir.
Il faudra donc attendre la fin de la journée pour savoir si réellement la participation va exploser.
14:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Sondages "interdits" ? Pas partout !
Y-a-t-il plusieurs vitesses dans la manière dont nous - médias et citoyens Français - sommes tous contraints de respecter la fameuse loi sur la diffusion des sondages et estimations sur le territoire Français, avant ce soir 20 heures ?
Vous allez trouver ci-dessous, dans son intégralité, une dépêche de l'AFP - signée Beatrix Baconnier-Martin - publiée hier, qui me laisse perplexe.
J'ai en effet dû - pour respecter la fameuse loi bien évidemment... - en faire disparaitre les liens actifs explicitement donnés à des sites de médias étrangers qui fournissent effectivement des chiffres "interdits" depuis hier... Des chiffres que le Mundillo médiatique s'est déjà abondemment envoyés par mails et par SMS.
J'ai donc volontairement tronqué la dépêche pour simplement signaler ces liens en rouge.
Mais ils étaient parfaitement lisibles, visibles et atteignables pour toute personne ayant accès à cette dépêche (c'est, pour ma part, la première fois que je vois une dépêche de l'AFP qui renvoie sur des liens - dans un très joli bleu ciel - et ces liens fonctionnent...).
Que se serait-il passé si un seul blogueur, réussissant à récupérer cette dépêche sur le net, s'était aventuré dans cette même direction ? À savoir s'il avait posé simplement dans une note les liens directs vers des médias fournissant les chiffres interdits ?
Vous me direz que les internautes lambda n'ont pas accès à l'AFP !
Je suis bien d'accord avec vous .... mais les médias eux ont cet accès.
Et j'ai donc retrouvé en deux clics cette dépêche intégralement reprise (et sourcée AFP) sur le site d'un prestigieux hebdomadaire Français qui, lui, en a juste désactivé les liens mais en les laissant parfaitement visibles !
J'ai archivé et copié ce document mais je ne peux pas vous le donner ici, puisqu'il contient les liens vers les fameux sites qui proposent les sondages qui me vaudraient condamnation...
Reste à savoir quel est l'avis sur la question de l'équipe de la cellule spéciale de la COMMISSION NATIONALE DE CONTRÔLE DE LA CAMPAGNE EN VUE DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE affectée à la surveillance de la Toile Française... Sachant qu'un jugement du tribunal de grande instance de Paris, du 6 avril 2001, a retenu que la mise en place en France d'un hyperlien (entre un site français et un site américain) constitue bien l'infraction reprochée !
Et la dépêche en question :
PRÉSIDENTIELLE-INTERNET - 21/04/2007 21h19 - AFP IMPRIMER
Origine : France
Sondages/estimations : l'interdiction perturbée par les médias étrangers (PAPIER D'ANGLE) (ACTUALISATION)
Par Beatrix BACONNIER-MARTIN
ATTENTION - Ajoute décision Morandini de ne pas publier d'estimations avant l'heure ///
PARIS, 21 avr 2007 (AFP) - L'interdiction faite aux médias et sites internet français de diffuser sondages et estimations sur la présidentielle avant la clôture du scrutin, dimanche à 20H00, devrait globalement être respectée, mais les internautes pourront satisfaire leur curiosité sur les sites étrangers.
Plus aucun sondage ne pouvant être publié depuis vendredi minuit, heure de clôture de la campagne en métropole, aucun quotidien national ni aucune radio ou télévision ne faisait état samedi des derniers sondages transmis par CSA, BVA et Ipsos vendredi soir.
Mais ils pouvaient être consultés samedi après-midi notamment sur le site XXXXXXXX (Ndgb : site d'un média Français) qui les a mis en ligne, sans faire de commentaire, avant l'heure fatidique.
En revanche, comme les autres médias, la plupart des sites internet français devaient strictement respecter l'obligation qui leur est faite de ne rien publier avant dimanche 20H00.
Les instituts de sondage sont en effet en mesure de fournir dès 18H30 ou 18H45 des estimations, calculées à partir des dépouillements dans un échantillon de bureaux de vote fermant à 18H00.
Mais, si ces estimations sont communiquées aux médias, ces derniers n'ont pas le droit de les diffuser. Quelques sites ou blogs avaient pourtant annoncé, la semaine dernière, qu'ils passeraient outre l'interdiction, contraignant la commission de contrôle puis le ministère de l'Intérieur à les rappeler à l'ordre.
Le non respect de cette règle "constitue une infraction pénale" punie d'une amende de 75.000 euros, a de nouveau insisté le ministre de l'Intérieur François Baroin, samedi.
Plusieurs sites ont indiqué samedi qu'ils respecteraient finalement la règle.
Le site Versac a lancé un appel aux bloggeurs: "le 22 avril, avant vingt heures, je ne diffuse pas de résultats".
De même, La République des Blogs, lemonde.fr et LCI.fr ont expliqué qu'ils tairaient les estimations avant 20h00.
Le site election-presidentielle.fr a averti ses lecteurs que "tous les commentaires du site seront exceptionnellement modérés a priori jusqu'à 20H00".
Des citoyens bloggeurs ont décidé d'en faire autant en retirant, comme l'annonce l'un d'eux, de son site "les liens qui auraient donner (sic) les résultats avant Dimanche 20 heures".
Même le journaliste Jean-Marc Morandini (Europe 1), qui avait lancé la polémique en affichant son intention de publier sur son blog personnel les estimations dès 18H00, a finalement renoncé.
"Le débat que j'ai ouvert (...) avait pour objectif de sensibiliser le législateur sur une situation que je juge hypocrite", écrit-il samedi soir sur son blog. "Alors qu'il semble que l'indécision soit forte (...), je me refuse, d'une façon ou d'une autre, à porter une responsabilité dans le choix qui sera proposé aux Français", explique-t-il.
La loi française n'a pas les moyens d'empêcher la publication d'estimations dans les médias étrangers ni sur les sites internet basés hors de France. Le journal (nom du journal) annonce ainsi d'ores et déjà que les sites XXX.ch et XXX.ch(nom du journal) diffuseront les chiffres des instituts de sondage "dès qu'ils circuleront dans les quartiers généraux des différents partis".
Le XXX (nom du journal) annonce également "estimations et résultats sur XXX.be, dimanche, dès 18 heures".
L'interdiction de diffusion des estimations a pour but de prévenir toute influence sur le vote des électeurs.
Pour sûr !
Rajout 9h18 :
dans un article d'Aymeric Rendu, Aujourd'hui/Le Parisien (en vente libre dans les kiosques !) donne les noms et les liens des quatre ou cinq sites des quotidiens francophones belges et suisses qui - je cite - "s'en donnent déjà à coeur joie, sans crainte de la moindre sanction"
Ça donc c'est autorisé ?
08:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 21 avril 2007
Retape !
22:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Résultats avant 20 heures : scoop !
C'est très grave.
Cela s'est passé il y a à peine quelques heures...
Ils pensaient m'avoir coincé au moment même où j'allais diffuser un sondage secret, depuis la plage où je me suis retranché pour perpétrer mes mauvaises actions.
Et puis, ce qui devait arriver...est arrivé.
Peu habitué à la poursuite sportive de dangereux blogueurs en furie, le chauffeur assermenté de l'équipe de la cellule spéciale de la COMMISSION NATIONALE DE CONTRÔLE DE LA CAMPAGNE EN VUE DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE a perdu le contrôle de la voiture banalisée qu'ils occupaient ...
Un carnage...
Je suis sincèrement désolé.
Je ne voulais vraiment pas ça.
Ce n'est qu'une élection Présidentielle après tout...
Une deuxième équipe serait déjà en route...
Résultats électoraux avant 20 heures
Vidéo envoyée par mobilepoliticbygbirenbaum
12:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Contrôle en direct.
Règles pour dimanche sur ce blog.
Voici les règles - simples - pour dimanche sur ce blog.
1. Les commentaires seront modérés a priori jusqu'à 20h. Pour la première fois de l'histoire de ce blog en quatre ans.
2. La chatbox sera coupée jusqu'à 20h. Pour le grand désespoir de quelques habitués de cet espace.
Je prends ces mesures parce que je me suis engagé, d'une part, et que la récente polémique et folle médiatisation du sujet de la révélation des résultats, sans proportion par rapport à tant d'autres sujets pourtant importants, attire ici beaucoup beaucoup de monde en plus des - déjà nombreux et véloces - habitués.
A 20h, tout sera réouvert. Pour le plaisir de tous.
Alors là, je crie "casse cou" ! :
"Casse cou !!!"
Mais Versac, enfin, vous ne vous rendez pas compte !
Vous jouez avec le feu, avec des allumettes, de l'essence ! [Je dis ça parce qu''il m'a fait ce reproche ces jours-ci, à plusieurs reprises... Oui, je sais c'est mal d'être rancunier...]
Mais, aujourd'hui, il va y en avoir aussi des sondages secrets, réservés aux initiés ! Et puis aussi des rumeurs. Et même des imbéciles en pagaille qui pourraient vous occasionner des ennuis !
Regardez, imaginez que j'ai été mal intentionné et que j'ai balancé une enquête ou une estimation étrangère non diffusable, là comme ça, comme un gougnafier, pendant que vous ronfliez... Du sommeil du juste !
Attention !!!
C'est mal !!!
Donc, Versac, soyez un gars responsable, comme vous nous l'avez montré, et jusqu'au bout !
Il faut que vous fermiez ou que vous modériez vos commentaires !
Comme moi !
Et comme tous ceux que votre démarche a largement contribué à faire placer sous surveillance...
Désolé Versac !
Mais la loi c'est la loi.
Pour tout le monde !
Allez, il est 6h47 là...
Nous allons voir à quelle heure vous vous rendrez compte du grave problème.
Amicalement votre...
Rajout 7h07.
Je viens de repasser laisser un message dans la chat box de Versac (très beau gadget) : le voilà...
discutons
20 avril 2007
Pronostics
Concours de pronostics lancé. 24 heures environ. Jusqu'à samedi soir, lancez vos pronostics incluant :
- le nom des deux qualifiés
- le taux de participation
- les scores des quatre premiers (en %)
- le nombre de voix de Gérard Schivardi
Les gagnants seront départagés dans l'ordre de pertinence de ces prévisions.
A gagner ? Une bouteille, si possible non bouchonnée, de château Loudenne (je crois en avoir encore une bouteille à ma cave, sinon, on se rattrapera sur du Chinon).
06:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Réveil.
Bonjour à toi mon ami de la cellule spéciale de la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale ! Tu as bien dormi ? Juste un petit coucou pour te dire qu'ici tout va bien. À toute à l'heure...
Amis Délistes, pendant ces heures noires où la communication est difficile, sachez qu'en cas d'urgence absolue, mon mail fonctionne...
06:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Phénix.
Coucou c'est encore moi !!!
Elle est là l'équipe de garde ?
Bonne nuit...
00:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 20 avril 2007
STOP !
Bienvenue Guy
Votre weblog : Domaine d'Extension de la Lutte
|
|
|

A l'occasion du premier tour de l'éléction présidentielle, 20 Minutes ne publiera aucun sondage avant 20h dimanche
20 Minutes demande à ses blogueurs de s’abstenir de publier toute tendance, anticipation, rumeur sur les résultats du vote avant 20 heures.
En tant qu’éditeur, le directeur de publication est légalement responsable du contenu du site, qu’elle qu’en soit l’origine. Il est donc dans l’obligation de faire respecter la loi. A ce titre, il se réserve la possibilité de poursuivre individuellement tous les auteurs de blogs, ainsi que les auteurs de commentaires qui enfreindront la législation.
Bon, comme vous pouvez le constater dans cette page de garde de la "cuisine" ou du back-office de mon blog, l'heure va bientôt venir pour moi (DANS UN PEU PLUS D'UNE HEURE) de vous couper le sifflet.
Vous ne pourrez plus écrire jusqu'à dimanche 20 heures mais moi je vais continuer...
Pas question, en effet pour moi de passer au mode modération des commentaires.
Ces derniers jours, plus de 10 000 visiteurs/jour sont passés par le DEL, y laissant une moyenne de 500 commentaires. Il m'est impossible de surveiller si dans les liens laissés certains ne renvoient pas à des sites donnant les estimations avant l'heure légale...
Rendez-vous donc sur le DEL tout au long du week end.
Je vous informe dès que je le peux de ce qui peut être intéressant ou surprenant.
Mais je peux d'ores et déjà vous confirmer ma présence en compagnie de Karl Zéro à la RTBF depuis le territoire Belge.
En attendant, JE PRÉSENTE TOUTES MES AMITIÉS À L'ÉQUIPE CHARGÉE DE LA SURVEILLANCE DES HOOLIGANS DU NET....
J'espère que vous avez du café chaud et de la tisane d'ici à dimanche...
gb
22:50 Lien permanent | Commentaires (127) | Envoyer cette note
Grigny side story.
Recevant par l’un d’entre-vous (Richard) la vidéo ci dessous, il y a quarante huit heures sur le DEL, j’ai eu envie d’aller plus loin que d’en diffuser le contenu, comme d’autres l’ont fait, ici ou là (18 avril).
Grâce aux contacts noués par Mac Lane, je suis parvenu à entrer très rapidement en rapport avec son auteur.
Après une discussion avec lui, j'ai décidé de lui céder la place aujourd'hui pour qu’il vous explique sa démarche et le contexte de production puis de diffusion de ce drôle de film "pirate", Nicolas Sarkozy par lui-même.
Omar m'a expliqué qu’il ne s’était rendu compte du caractère étonnant de certains passages qu’après l’avoir montré à plusieurs personnes.
Après plusieurs contacts dans des médias, la vidéo ne semblant pas intéresser plus que cela ceux qui l’avaient vue (pas mal de journalistes d’après Omar), il a décidé de la mettre sur Dailymotion.
C’est, selon Omar ,pour cette raison que ce document qui date de février émerge ces jours-ci.
Je cède la place - sous la vidéo - au texte d’Omar et à sa présentation.
Il sera parmi nous vers 18 heures pour répondre à vos questions.
12:30 Lien permanent | Commentaires (692) | Envoyer cette note
Belgitude.
Dimanche soir, c'est sur la télévision Belge, la RTBF, en direct du territoire Belge, et à partir de 19 heures, que je suis invité pour commenter le premier tour de la Présidentielle, en compagnie de Karl Zéro.
12:20 Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note
Silence...
Deux notes aujourd'hui sur le DEL.
Comme promis vous pourrez lire, vers midi, le témoignage de l'auteur du film "Le vrai Sarkozy" ; et il sera présent à partir de 18 heures pour répondre à vos questions.
Jusqu'à minuit...
À minuit, malheureusement, je me vois contraint (c'est le terme exact) de fermer les commentaires de mon blog.
En effet, si par mégarde, par hasard - ou par pure méchanceté - des sondages, puis des estimations étaient donnés ici entre vendredi minuit et dimanche 20 heures, 20 minutes serait lourdement condamné.
Voici une copie du mail que j'ai reçu hier soir :
De : inscription@20minutes.fr
Objet : Résultats du premier tour de l'élection : message important à nos blogueurs
Date : 19 avril 2007 20:30:22 HAEC
À : guy.birenbaum@XXXXXXXXX
Répondre à : inscription@20minutes.fr
20 Minutes ne publiera aucun sondage, aucune tendance sur l’issue du vote sur son site Internet avant dimanche soir 20 heures.
Trois raisons à cela.
La première est légale: l’article 11 de la loi du 19 juillet 1977 modifié par celle du 19 février 2002 interdit toute publication de sondage, même partiel, avant la fermeture du dernier bureau de vote en métropole soit 20 heures. Pour discutable qu’elle soit, cette disposition doit être respectée.
La seconde raison tient à la sérénité du scrutin. Un exemple : dimanche à 18h30, 20 Minutes relaie sur son site un sondage « sortie des urnes » qui donne Jean-Marie Le Pen devant Ségolène Royal ; on peut légitimement penser que tous les réseaux se mobiliseront en faveur de la candidate socialiste. Ce scénario peut s’appliquer à différentes combinaisons. Selon le cas de figure, le candidat qui se sentira lésé aura toutes les raisons d’intenter un recours en justice pour faire annuler le vote. Aucun média ne peut décemment être associé à un tel déni de démocratie.
La troisième raison est journalistique : depuis des mois, 20 Minutes a eu le souci d’être le plus équitable possible dans son traitement de la campagne électorale. Outre sa couverture rigoureuse et équilibrée des grands moments de la campagne et des programmes, notre journal est le seul à avoir publié une interview détaillée des douze candidats au cours des deux semaines précédant le premier tour. Il ne s’agit donc pas de balayer tous ces efforts en influençant, même de façon passive, le vote au tout dernier moment.
Pour toutes ces raisons, 20 Minutes demande à ses blogueurs de s’abstenir de publier toute tendance, anticipation, rumeur sur les résultats du vote avant 20 heures. En tant qu’éditeur, le directeur de publication est légalement responsable du contenu du site, qu’elle qu’en soit l’origine. Il est donc dans l’obligation de faire respecter la loi. A ce titre, il se réserve la possibilité de poursuivre individuellement tous les auteurs de blogs, ainsi que les auteurs de commentaires qui enfreindront la législation.
Pour finir, deux remarques sur le fond. Le fait que des initiés vont, à partir de 18 heures s’échanger avec la jubilation de ceux qui savent des tendances, tandis que des millions de Français seront censés voter dans la sérénité peut apparaître incohérent. Enfin cette loi date de 1977, époque où n’existait ni l'Internet, ni la télévision par satellite.
L’extraterritorialité médiatique la rend donc totalement obsolète puisque bien avant l’heure fatidique, il suffira de consulter des sites étrangers pour connaître les estimations qui seront diffusées à 20 heures. Par conséquent, le législateur serait bien inspiré de revoir ce texte. Un réexamen de ces textes est donc nécessaire.
Pierre-Jean Bozo, directeur de la publication
Frédéric Filloux, directeur de la rédaction
Je préfère évidemment la prose des deux derniers paragraphes que tout ce qui les précède !
Comme je l'ai expliqué à de multiples reprises ici, depuis ma note du 14 avril - et les médias m'ont largement permis d'articuler mes arguments - l'enjeu réel n'est pas simplement l'heure de divulgation des estimations, mais bien la place des sondages dans le dévoiement de notre processus démocratique.
Sur ce sujet la réflexion semble avoir un peu progressé en moins d'une semaine.
Plusieurs politiques et les instances de décision et de contrôle seraient prêtes, d'après les contacts que j'ai pu avoir depuis plusieurs jours, à modifier les règles du scrutin en préconisant, pour l'avenir, une fermeture des bureaux de vote dans tout le pays à la même heure, tout en organisant le dépouillement de tous les bulletins en même temps (DOM TOM compris). Cela contraindrait simplement la télévision à décaler sa soirée électorale si l'heure retenue est 19h ou même 20 h. Rien de grave.
En poussant donc jusqu'au bout la logique de la divulgation des estimations, mon objectif n'est pas de réclamer une transparence totale... Contrairement à ce que racontent les péremptoires réunis de la petite boutique journalistique qui, une fois de plus, n'ont rien compris ou feignent de ne rien comprendre !
Surtout, pour répondre à ceux qui critiquent le - mauvais - moment choisi pour dégainer, il n'y a justement pas d'autre moment que ces derniers jours pour forcer chacun à réfléchir aux dysfonctionnements patents de notre démocratie, devenue une démocratie d'opinion, uniquement régulée par le flux ininterrompu des sondages et de leurs commentaires (et je m'inclus totalement dans le reproche).
De la même manière que la polémique sur les 500 signatures a émergé cette année, comme en 2002, au moment de leur récolte et que la critique des machines à voter n'a pris toute son ampleur que très récemment, la France est un pays dans lequel, pour attirer l'attention des médias et les forcer à se pencher sur une question, il faut "tirer" juste au moment où la quest


























J'ai fait, à l'instant, une petite farce à l'ami Versac.
Un contrôle en live en fait.
Vous savez il s'agit de ce blogueur "authentique" (il a l'AOC lui...) qui a monté la fameuse opération...
Eh bien, figurez-vous qu'à l'heure où j'écris, il n'a pas fermé les commentaires de son blog !!!
Alors du coup, je viens de passer lui dire bonjour - sous un très habile pseudonyme cependant - et en espérant qu'il ne vérifierait pas mon adresse ip (c'te blague...) !
Regardez. Parce que ça risque de disparaître à son réveil...
C'est dans ce post.
Le troisième commentaire.
20 avril 2007
Bilan
Très bon bilan intermédiaire de netpolitique sur cette netcampagne. Comment ne pas approuver ?
On attendait la révélation d’un web candidat. Nous avons assisté à l’émergence confirmée du net-citoyen.
20 avril 2007 à 23:24 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Je lui écris donc ça :Bah alors ici, on peut donner ses estimations ... C'est comme ça que tu respectes la loi ?