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mardi, 31 juillet 2007
Dépêche Mode.
Salut.
Désolé, chers amis de Vains Minutes, mais moi, là, Vanity Fair ou pas, je file me recoucher direct...
clicsurdavidouBradçaterappelleraunpost...
clic sur la photo...eh oui, c'est une dépêche AFP
Ils ont un point commun...
Nicolas Sarkozy parmi les hommes les mieux habillés du monde
Joue avec son doigt pour en savoir peluche...
Ah...
En même temps, quand on se donne la peine de s'intéresser à Amy Fine Collins... On comprend... Et on prend peur.
clic sur les pompons de la dame et tu en auras pour tes dollars...
08:45 Lien permanent | Commentaires (410) | Envoyer cette note
lundi, 30 juillet 2007
Simplistes, priez pour nous...
Lisant hier soir l'Équipe, je suis tombé sur une perle, une vraie merveille.
C'est dans un article titré "Repenser le tour" et signé de Philippe Brunel (je ne le connais pas).
L'envoyé spécial du journal sur le Tour de France échaffaude diverses hypothèses pour que la course sauve sa tête et échappe au fléau du dopage.
L'un des choix possibles, envisagé également par la direction du Tour, est de remettre au goût du jour les équipes nationales. Des équipes de coureurs répartis par pays (France, Italie, Espagne, etc...) plutôt que des équipes de coureurs de plusieurs nationalités payés par des sponsors pour courir sous une marque.
Je n'ai pas d'avis tranché sur la question, même si dans un contexte de mondialisation & d'exacerbation de l'identité nationale, l'alternative pose question.
Mais ce n'est en rien mon propos du jour (même si je sais bien que certains s'y engouffreront...)
En revanche là où la prose de Philippe Brunel m'intéresse bien plus vivement, c'est lorsqu'il essaie de justifier cette possible nouvelle direction en relevant six critères positifs.
Je ne vais pas vous les donner tous les six.
Encore une fois, le Tour, n'est en rien l'objet de ce post.
Non, ce qui m'intéresse ce matin, c'est que, selon Philippe Brunel, la formule des équipes nationales aurait l'avantage... :
" De 'doper' l'intérêt du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes".
"...du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes"... !
Vous pouvez relire doucement cinq ou six fois, vous concentrer, vous frotter les yeux, comme je l'ai fait...
Mais ce que Brunel écrit, et dans l'un des journaux les plus achetés lus de France, sur "le public" traduit un réalisme (?), un cynisme ou un mépris - c'est selon... - tellement considérable(s) que j'en suis resté scotché.
Si, si vraiment.
J'ai rarement lu un jugement journalistique aussi sévère sur le peuple public (qui, au passage, est aussi le sien).
Sur ce à quoi le "public" aurait "besoin de croire".
À se demander même si cela commande - aussi - ce que l'on peut ou doit écrire dans ses papiers...
Surtout, si je joue à transposer ce propos à la politique (qui aurait, elle aussi, bien besoin d'être "repensée") j'obtiens une sentence sur le public les citoyens d'une sévérité inouie.
Et si...
Mais oui...
J'ai - enfin - la clé de la dernière Présidentielle.
Regardez...
Nicolas Sarkozy (et Ségolène Royal) ont eu l'avantage...
" De 'doper' l'intérêt du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes".
Bluffant non ?
Désormais, c'est promis, pour comprendre l'"opinion" de mon pays, je lirai l'Équipe tous les jours.
PS. Évidemment si monsieur Brunel voit de la lumière et passe par là...
09:25 Lien permanent | Commentaires (295) | Envoyer cette note
dimanche, 29 juillet 2007
Une comédie Française...
Il y a des brocanteurs qui vendent des trucs incroyables.
Et en même temps...
...je ne sais pas vous, mais, moi, j'ai d'abord lu autre chose.
C'est grave docteur(s) ?
20:43 Lien permanent | Commentaires (139) | Envoyer cette note
Ficelle.
Hier.
Elle était devant moi dans la boulangerie.
Avec son petit garçon dans les bras.
Très Parisienne, tendance 18ème ou 20ème arrondissement.
Très bobo, juste arrivée en vacances au bord de la mer.
Avec ses lunettes bien trop rectangulaires "règlementaires" - clic. lunettes.pdf.
Son trench avec un étrange gros bouton solitaire dans le dos.
Ses jambes nues.
Et, touche finale, ses tongs*.
Il ne devait pas être loin de 9 heures du matin.
J'attendais derrière elle.
Tranquillement.
Elle a demandé au petit blond dans ses bras ce qu'il voulait manger pour son petit-déjeuner (le plus important des repas).
Il n'a rien répondu.
"Un pain aux raisins. Un croissant. Un pain au chocolat. Un pain au lait..."
Il n'a rien répondu.
Je me suis dit qu'il ne devait pas encore parler.
Puis, rationnel, j'ai pensé que s'il ne parlait pas, sa mère ne lui poserait pas de question...
Elle l'a de nouveau interrogé.
L'enfant a alors maugréé quelque chose d'incompréhensible.
Un peu tendue, elle a décidé de choisir à sa place.
Elle était assez indécise.
Et s'y est repris à deux ou trois fois...
"Non finalement pas ça. Oui, ça là. Cette ficelle de campagne".
Une espèce de ficelle de campagne efffectivement, située bien plus bas dans les paniers de la boulangerie.
Pendant qu'elle finissait, une autre boulangère m'a servi.
J'ai alors perdu le fil.
J'ai terminé l'achat rapide du croissant et du pain au lait.
J'ai payé.
Je suis sorti.
À l'extérieur un grand type à lunettes - rectangulaires... - attendait.
La trentaine.
Monsieur bobo forcément.
En tongs*, lui aussi.
Avec une sorte de pantalon noir.
Comme en portent ceux qui pratiquent des arts martiaux.
Un drôle de bonnet.
Et une sorte d'écharpe.
J'allais partir quand elle est sortie.
J'ai alors entendu le prénom de l'enfant qui n'avait rien voulu choisir.
On ne devrait pas avoir le droit d'appeler son fils Melville.
NDgb : Je n'ai aucune imagination. Si cette histoire n'était pas vraie, aurait-elle le moindre intérêt ?
Pour ceux qui n'auraient pas compris.
Clic.
* Je hais les tongs.
09:05 Lien permanent | Commentaires (297) | Envoyer cette note
samedi, 28 juillet 2007
Courants d'air.
"Le renom dans ce monde n'est qu'un souffle de vent... qui change de sens en changeant de parti."

20:36 Lien permanent | Commentaires (98) | Envoyer cette note
Papier journal.
Hier vers midi et demi, une sacrée surprise.
Mon téléphone a sonné !
TUTTUTUTUTUTUT...... (bruit du téléphone qui sonne).
J'étais en vélo sur le quai qui longe le bras de mer.
La marée était encore assez haute.
Les mouettes et les goélands se déchiraient à grands coups de becs pour des solettes.
Je rentrais de la plage pour déjeuner.
Au bout du fil, c'était un copain, Yves, haut placé dans une rédaction nationale.
Je protègerai son anonymat, parce que je l'aime bien.
Inutile d'essayer de me tirer les vers du nez.
D'ailleurs, je n'ai pas de vers dans le nez et je trouve cette expression dégueulasse.
Bref, Yves-haut placé dans une rédaction nationale, voulait savoir si, moi, je savais.
Si je pouvais l'aider.
Si j'avais un indice.
Une petite idée.
Voire une grosse.
Autre chose que des rumeurs.
Une "info" quoi.
Une vraie.
C'était important pour lui.
Pour ne pas se faire griller par "les autres".
Pour lancer un sujet.
Envoyer une équipe.
Avant.
Il me payerait "l'info", bien sûr.
Il avait déjà tenté de trouver en appelant ses contacts habituels mais "ils ne disaient rien".
Même la meilleure de toutes ses sources restait silencieuse.
"X ne lâche rien" m'a lancé, apparemment très attristé - presque abattu à vrai dire - Yves.
Effectivement, si X ne lâchait rien, alors là, "l'affaire" prenait un tour extrêmement délicat.
Désespéré en fait...
Je pouvais appeler Yves-haut placé dans une rédaction nationale pendant le week end si j'avais avancé...
Alors que je passais juste derrière le marché aux poissons, je lui ai donc promis de tenter d'en savoir plus.
Sans garantie.
Mais j'ai promis quand même.
Cela n'engage à rien.
J'ai raccroché.
Je vois bien que là, vous brûlez déjà tous de connaître le sujet qui préoccupait tant mon pote Yves-haut placé dans une rédaction nationale.
Là, je pourrais vous laisser mariner pendant des heures.
Vous ronger les ongles et les sangs.
Quoi une affaire ?
Enfin !
On nous cache tout.
On nous dit rien....
Non, je ne vais pas vous faire ça.
Je vais vous la dire, la vérité.
Alors, voilà, Yves-haut placé dans une rédaction nationale, voulait savoir...
...si je savais...où Nicolas Sarkozy partait en vacances.
La destination des vacances du Président.
Voilà LE sujet.
Yves est vraiment un bon journaliste.
Et il veut savoir où le Président part en vacances.
Perdu dans ces pensées, je suis arrivé à la maison.
J'habite une ancienne maison de pêcheur.
Nous avons mangé.
Pas du poisson.
Et je suis monté bouquiner au premier.
Là, dans ma pile de journaux, je suis tombé sur un édito de FOG, dans le dernier numéro du Point.
Depuis huit jours, FOG se tire la bourre avec Christophe Barbier - le boss de l'Express - au sujet des chiffres de vente respectifs de leurs deux hebdos.
Une querelle passionnante.
Deux Tycoon...
Une fois arrivé au bout, j'ai du relire trois fois la chute du "papier" de FOG.
Pour être bien sûr que je ne m'étais pas trompé.
Que j'avais bien lu.
Lisez-là. Fermez les yeux. Ouvrez les yeux. Lisez-là. Fermez les yeux....
Les préoccupations de fond de mon copain Yves-haut placé dans une rédaction nationale, me sont alors revenues en mémoire.
Et là, assis au premier, dans ma maison de pêcheur, c'est comme une évidence qui m'est apparue.
En cet été 2007, la meilleure destination du papier journal, c'est d'emballer du poisson.
08:45 Lien permanent | Commentaires (245) | Envoyer cette note
vendredi, 27 juillet 2007
Four de Transe.
Mais quelle hypocrisie... Et quelle honte aussi.
Les organisateurs et les journalistes (parfois, ils ne font qu'un...), les fédérations, les équipes, les directeurs sportifs (sic), les Zinstances internationales, les zannonceurs, les commentateurs, les con-sultants, les observateurs, etc.
Tout le monde s'émeut.
Se doper ? Mais c'est très mal.
Évidemment.
Mais les sponsors et tous ceux qui y trouvent leur(s) intérêt(s) (Les organisateurs et les journalistes (parfois, ils ne font qu'un...), les fédérations, les équipes, les directeurs sportifs (sic), les Zinstances internationales, les zannonceurs, les commentateurs, les con-sultants, les observateurs, etc.,) sont-ils d'accord pour que les cyclistes montent les cols moins vite que des mobylettes. Et les descendent moins rapidement que des cars polonais motos ?
Je suis fan du Tour depuis mon plus jeune âge. J'ai pratiqué tous les "jeux" de ballon. J'ai failli partir en sport/études en tennis, l'année de mon BEPC (oui, je sais, ça ne nous rajeunit pas). J'ai flirté ensuite avec les performances en seconde série. Et je continue les tournois (salopard de gamin de treize ans qui m'a battu). Bref, les vestiaires, je connais et j'aime depuis toujours.
Dopés les sportifs ?
Évidemment.
Mais ce que nous nommons le dopage - avant, souvenez-vous, quand on faisait semblant de ne pas être concernés, on disait "doping"... - est partout. Et de plus en plus (perfectionné).
Parce que - porte ouverte truisme - nous sommes dans une société d'hyper-performances (+++), où le dopage est l'unique manière de s'en sortir et parfois simplement de garder la tête hors de l'eau.
Au travail, pour résister à la pression et aux pressions ; dans la presse et ses horaires de m....e ("on boucle coco") ; en politique (ils "font la loi", mais pour les autres...), à l'Université (bêtes à concours...), dans l'armée ("tu ne dormiras point") ; dans l'art, pour "créer" depuis toujours (relisez vos Classiques...)... Que sais-je encore ? Dans la vie de tous les jours, aussi, pour ne pas la sentir passer, quand elle est trop moche.
Parce qu'il faut travailler ! Travailler plus ! Pour gagner ! Pour gagner plus ! Réussir ! Réussir plus ! Sauter ! Sauter plus ! Sauter plus longtemps ! Sauter plus haut !
Et puis parfois, quand on n'en peut vraiment plus, on saute - "t'es viré !" - ou alors on saute - définitivement.
Je suis, tu es, vous êtes, nous sommes, tous dopés.
Dopage mes six ou sept cafés ! Dopage les amphets des étudiants pour réviser ! Dopage vos cachetons bleus et rouge et vos "cigarettes qui font rigoler" !
Dopage, dopage, etc.
Mais heureusement, tous les ans depuis bientôt dix ans (affaire Festina 1998), notre caravane d'hypocrites professionnels s'est offert - en bonus - un petit plaisir supplémentaire. Des victimes expiatoires. Des salauds parfaits. Des indignes en bêton armé. Les cyclistes. En plus, ils ont l'air tellement cons avec leurs accents, leurs jambes rasées et ces impossibles bronzages (un peu comme les profs de ski, le soir, en boîte - vous voyez sûrement ce que je veux dire mesdames...).
Haro sur le vélo ! Un défoulement gratuit. Le rêve.
Mais...
...les championnats truqués et les coupes du monde de football après des séances d'auto-transfusions sanguines dans des cliniques chics ? Ça passe !
...Le rugby, sa créatine et ses joueurs qui ont pris 15 ou 20 kilos de muscle en 20 ans ? Ça passe !
...le tennis et ses Musclor d'opérette en pantacourt ? Ça passe !
...la formule un et ses pilotes aux réflexes de computer ? Ça passe !
Etc....
Je pourrais décliner toutes les compétitions. Décliner tiens, c'est le bon mot...
Bien sûr, l'athlétisme a aussi connu l'opprobre et son lot de dégradés et de déchus, pour l'exemple. Souvent des noirs d'ailleurs. Allez hop ! D'une pierre, deux coups. Rollin' stones... Ou alors, plutôt des communistes : nageuses est-allemandes, coureuses à pied chinoises, bébés gymnastes roumaines... Ah le "collectivisme" quel poison. Sale système... Pas de ça chez nous !
Mais un massacre organisé, une Saint-Valentin comme celle réservée au Tour de France, ça reste unique.
A-t-on jamais parlé d'arrêter les Jeux Olympiques pour en virer tous les dopés et tous les tricheurs ?
Show must go on !
Et pourtant...
Entendons-nous bien, je pense effectivement que ce Tour ne devrait pas atteindre Paris ; simplement pour marquer le coup, comme il aurait fallu le faire en 1998.
Mais ce n'est là qu'un épiphénomène. Une tête d'épingle. Juste posée là. Comme pour nous éviter de regarder le reste. Juste à côté de nous. Si près.
09:05 Lien permanent | Commentaires (419) | Envoyer cette note
jeudi, 26 juillet 2007
Abîmé.
Photo .pdf prise derrière moi dans la glace de ma cabine (bravo Charles) avec cet appareil doté d'un miroir qui attrape le reflet du sujet (parasols) dans la glace...
22:45 Lien permanent | Commentaires (109) | Envoyer cette note
Exercice.
Petite dissertation du soir.
Commentez librement cette photo....
Ici, la même pour les myopes : .pdf.
Les copies seront relevées demain matin.
20:31 Lien permanent | Commentaires (91) | Envoyer cette note
Pierre Mendès Conflans...
Selon Rocard, la candidate lui a répondu "que si elle se désistait, ce serait au profit du premier secrétaire" François Hollande. "Une sottise", selon l'ancien Premier ministre.
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort" écrivait Friedrich Nietzsche dans son Crépuscule des idoles (1888).
Euh, bah là, c'est vraiment pas sûr...
07:40 Lien permanent | Commentaires (263) | Envoyer cette note
mercredi, 25 juillet 2007
La nuit est à nous.
Tu as la fièvre dans le sang ???
Daaaaaannnnnnnnnse avec le DEL....
Soirée spéciale quart d'heure américain !!!
Allez !
On se lâche, c'est la Fiesta.....
Soyez fous !
Lionel Richie est dans la plaaaaaaaaccee !!!!
All night long.............
Quand tu n'en peux vraiment plus, clic ici, juste au dessus du "chanteur de Trouville"....
20:35 Lien permanent | Commentaires (228) | Envoyer cette note
Présent !
Je ne vous ai jamais vraiment parlé, je crois, de musique encore moins de chansons.
Pourtant, la musique a toujours occupé une place importante dans mon univers personnel.
Parce qu'il y a des instants, et nous en avons tous vécus - même les plus cyniques ou les plus blasés d'entre-nous - où les paroles d'une chanson résonnent et correspondent exactement à notre état d'esprit. Qu'il s'agisse de l'état d'esprit d'un moment ou de celui d'une période.
Bref hier donc - yesterday... -, lors de mon aller-retour parisien, une rengaine de trois minutes est rentrée dans ma tête - aux alentours de Louviers peut-être -.Je ne l'avais jamais entendue.
Elle dit assez précisément, et mieux, en tous cas, que je ne sais le formuler, ce que je pense du comportement "politique" de ma génération. Chaque jour qui passe, en effet, je suis davantage frappé par le prix si peu élévé de notre bonne conscience collective et surtout personnelle.
Mais là n'est pas l'essentiel.
Chaque jour qui passe, surtout, je lis une extraordinaire correspondance entre nos "engagements" successifs des années 80/90/00 - la plupart du temps simplement émotionnels et sans lendemain - et la fascinante période politique qui vient de s'ouvrir.
Nicolas Sarkozy est, en effet, le pur produit, la synthèse chimiquement parfaite, de ces mouvements et de ces combats.
Un enfant de la télé en quelque sorte.
Et de tous ses "bons sentiments".
D'où le Sarkothon déjà perpétuel dans lequel nous sommes engagés. Et au sein duquel on retrouve déjà et on retrouvera bientôt tous les héraults de ces causes - souvent nobles, parfois sincères mais aussi vaines - pour lesquelles nous nous sommes tous mobilisés. Desquelles nous nous sommes tous lassés... Puis dans lesquelles nous nous sommes tous perdus et certains même parfois abîmés...
On aurait ainsi grand tort de voir de simples hasards personnels, des accidents de trajectoires ou d'itinéraires, dans les ralliements de tant de compagnons de route de François Mitterrand et de cette gauche compassionnelle ou émotionnelle : Georges Marc Benamou/Sos-racisme&Globe, Jacques Attali/Les restos du coeur&le micro-crédit, Martin Hirsh/Emmaüs, Fadela Amara/NPNS, Jacques Séguéla/leur metteur en scène, etc... Bernard Kouchner constituant à lui-seul le résumé et l'icône de toutes ces années.
Lisez-donc les paroles de ce morceau de Zazie.
Tout y est...
Une époque.
La notre.
J’étais là, tu vois. Lui, à côte de moi
On avait 6 ans. On jouait comme des enfants au docteur
Au docteur
J’étais là, je voyais sur son corps les plaies, les marques, les bleus
J’en croyais pas mes yeux
Mes yeux
Et lui qui me disait "j’suis un dur !
Tu vois les brûlures, là, sur mes bras ? J’les sens pas
J’les sens pas"
J’étais là, j’ai rien dis, et puis...
J’suis parti de chez lui. Si j’y suis retournée? Plus jamais
Plus jamais
J’étais là, comme lui. J’avais 15 ans à peine
On était dans la cave, chez ses parents
Je l’aimais tant
Faut dire qu’il était beau. Mais il s'piquait, mon héros
A l’hero
J’étais la quand sa mère est venue me dire
"C’est fini on l’enterre lundi
Lundi"
J’ai pleuré, bien sûr, oui, j’ai pleuré
Puis j’ai recommencé à traîner dehors
Dehors
J’étais là, en octobre 80, après la bombe, rue Copernic
Oui, j'étais à la manif Avec tous mes copains
J’étais là, c’est vrai qu'on y comprenait rien
Mais on trouvait ça bien
Ça bien
Oui, j’étais là pour aider, pour le Sida, les sans-papiers
J’ai chanté
Chanté
Sûr que j’étais là, pour faire la fête !
Et j’ai levé mon verre à ceux qui n’ont plus rien
Encore un verre.
On n’y peut rien
J’étais là devant ma télé à 20 heures
J’ai vu le monde s’agiter
S’agiter
J’étais là, je savais tout de la Somalie, du Bengladesh et du Rwanda
J’étais là
J’ai bien vu le sort que le Nord réserve au Sud
Bien compris le mépris
J’étais là pour compter les morts
J’étais là...
Et je n’ai rien fait
Et je n’ai rien fait
J’étais là, pourtant
J’étais là et je n’ai rien fait
Je n'ai rien fait...
Vous voyez, finalement, on peut parler de 'sique sans parler forcément du slow sur lequel...
Un dernier mot.
Épargnez-moi les remarques débiles genre "wahhhhhhh, mais c'est de la variétoche" ou "pt'ain c'est commercial" ou "quelle daube".
Sachez à l'avance, pour ne pas perdre votre temps, que je me fous totalement des préceptes ringards qui font des émules des red-skins, des punks, des rappeurs ou de je ne sais quelle "tribu" musicale, les seuls détenteurs légitimes d'une parole autorisée sur la société...
Surtout, n'oubliez JAMAIS que Bernie - "antisocial-tu-perds-ton-sang-froid" - Bonvoisin a voté Bayrou...
J’étais là, c’est vrai qu'on y comprenait rien
Mais on trouvait ça bien
Ça bien.
J’étais là...
Et je n’ai rien fait
09:30 Lien permanent | Commentaires (312) | Envoyer cette note
mardi, 24 juillet 2007
Mon Fort.
Voilà. Voilà.
Tout va bien.
Les blogs sont endormis.
Nos grands éditorialistes sont déjà dans leurs propriétés du LubEron.
C'est que "notre" politique va s'arrêter net d'ici à la semaine prochaine et pour plus d'une quinzaine de jours (à moins que Sarkozy...).
Pourtant, en cet été pourri - je parle du temps -, je veille.
J'attends. J'observe.
Comme une sentinelle de garde ; désabusé et juché, ici, au ras des créneaux de mon fortin.
L'an dernier, c'est exactement ce même 24 juillet que j'ai décroché, ou plutôt dévissé.
Un an.
Eh bien, cette année, je vais rester là, à regarder au loin, du haut de mon repère repaire.
Et scruter l'horizon.
Au cas où...
On s'y fait.
Alors, en ce matin particulier, j'ai voulu vous offrir un extrait du Désert des tartares de l'immense Dino Buzzati.
Je ne l'ai nullement choisi au hasard.
Je trouve que ce texte...
- Hier soir, dit Drogo, je l'ai vu de loin.
- Quoi donc ? Le fort ?
- Oui, le fort.
Il se tut un instant et puis, pour être aimable:
- Il doit être grandiose, n'est-ce pas ? Il m'a paru immense.
- Grandiose, le fort ? Mais non, c'est l'un des plus petits, une très vieille bâtisse. Ce n'est que de loin qu'il fait de l'effet.
Après un silence, il ajouta:
- Une très, très vieille bâtisse, complètement démodée.
- Mais c'est l'un des forts les plus importants, n'est-ce pas ?
- Mais non, c'est un fort de deuxième catégorie, répondit Ortiz.
Il semblait qu'il éprouvât du plaisir à en dire du mal, mais ceci, il le faisait d'un ton particulier; comme quelqu'un qui s'amuse à énumérer les défauts de son rejeton, certain que, comparés aux immenses mérites de celui-ci, ils seront toujours quantité négligeable.
- C'est un bout de frontière morte, ajouta Ortiz. C'est pour cela qu'on n'a jamais touché au fort et qu'il est toujours comme il y a un siècle.
- Que voulez-vous dire par frontière morte ?
- Une frontière qui ne donne pas de souci. De l'autre côté, il y a un grand désert.
- Un désert?
- Un désert effectivement, des pierres et de la terre desséchée, on l'appelle le désert des Tartares.
- Pourquoi «des Tartares»? demanda Drogo. Il y avait donc des Tartares ?
- Autrefois, je crois. Mais c'est surtout une légende. Personne ne doit être passé par là, même durant les guerres de jadis.
- De sorte que le fort n'a jamais servi à rien ?
- A rien, dit le capitaine.
La route montant toujours, les arbres avaient disparu et il ne restait, çà et là, que de rares buissons ; quant au reste, ce n'étaient que champs grillés, rochers, éboulis de terre rouge.
- Pardon, mon capitaine, y a-t-il des agglomérations à proximité du fort ?
- A proximité, non. Il y a San Rocco, mais il faut bien compter une trentaine de kilomètres.
- Alors, je suppose qu'il n'y a pas beaucoup de distractions.
- Pas beaucoup, non, pas beaucoup effectivement.
L'air avait fraîchi, les flancs des montagnes s'arrondissaient, faisant présager les crêtes finales.
- Et on ne s'y ennuie pas, mon capitaine ? demanda Giovanni d'un ton de confidence, riant comme pour donner à entendre que cela lui importait peu, à lui.
- On s'y fait, répondit Ortiz.
Et il ajouta, avec un reproche déguisé :
- Moi, j'y suis depuis bientôt dix-huit ans. Non, je me trompe, depuis dix-huit ans révolus.
- Dix-huit ans ? fit Giovanni, impressionné.
- Dix-huit, répondit le capitaine.
Un vol de corbeaux passa, rasa les deux officiers et s'enfonça dans les profondeurs de la vallée.
Retour nocturne après passage par RTL.
05:25 Lien permanent | Commentaires (504) | Envoyer cette note
lundi, 23 juillet 2007
Communimotion.
Un jour - plus tard - il faudra analyser - psychanalyser ? - pour le comprendre le rapport très particulier de Nicolas Sarkozy aux otages ou aux prisonniers indûment retenus.
Depuis son intervention dans la maternelle de Neuilly (utilisée par ses soutiens de manière extrêmement choquante dans la dernière ligne droite de sa campagne) jusqu'au deuxième voyage de Cécilia Sarkozy pour obtenir la libération des infirmières et soignants bulgares, en passant par les efforts - pour le moment infructueux - entrepris pour convaincre les Farc de libérer Ingrid Betancourt, le Président semble attacher une importance particulière à ce genre d'"histoires" (pour parler le Guaino).
Il faut bien évidemment se réjouir à chaque fois que des innocents sont "élargis" par leurs geôliers et que des efforts sont entrepris en ce sens.
Mais cela n'empêche pas de réfléchir, de relever que l'omniprésence Sarkozyste dans ce genre d'affaires est frappante et donc de se poser des questions.
La réponse la plus évidente tient dans la sollicitation quotidienne et systématique du filtre et du registre émotionnels par Nicolas Sarkozy.
On l'a noté, depuis le 6 mai, on a beaucoup pleuré au sommet du pouvoir. Les larmes de Cécilia Sarkozy à la Concorde, les larmes de François Fillon nommé premier ministre à Sablé-sur-Sarthe, les larmes générales à la lecture de la "lettre de Guy Môquet"...
Que d'eau, que d'eau...
Et j'en oublie certainement.
Cette forme de "communi-émotion" - nommons-là communimotion - correspond assez bien à l'évolution publicitaire et médiatique générale : vogue des témoignages, jeux télévisés scrutant l'intimité des candidats, récits personnels sur la place publique (politiques compris, n'est-ce pas madame Royal ?), autobiographies impudiques, etc.
Certains vendent même désormais, et sans s'en cacher, de la "communication émotionnelle".
En surfant sur cette vague [because l'eau...], quoi de plus malin émouvant et de plus valorisant que d'être celui qui réussit à rendre des prisonniers/victimes à leurs familles ?
Pourtant, quand, exactement dans le même temps, une politique de sévérité accrue à l'égard des immigrés dits "clandestins", conduit - beaucoup moins visiblement et sans tambours médiatiques - des familles entières (enfants compris) dans les affres de séparations parfois elles-aussi extrêmes et cruelles, on se prend à regretter qu'une même Humanité ne préside pas au traitement de toutes les situations...
09:14 Lien permanent | Commentaires (332) | Envoyer cette note
dimanche, 22 juillet 2007
Flûte.
"La politique, c'est écrire une histoire partagée par ceux qui la font et ceux à qui elle est destinée. On ne transforme pas un pays sans être capable d'écrire et de raconter une histoire". Henri Guaino. Le Monde. 21 juillet 2007.
Quelle bizarre conception de la politique.
Je crois que je n'ai jamais lu un truc pareil. Aussi décalé. Surtout que Henri Guaino ne parle pas de l'Histoire du pays avec un 'H' mais bien d'une histoire avec un 'h'. Et il n'évoque pas non plus 'l''histoire - la seule - mais 'une' histoire. Et le répète deux fois...
Nicolas Sarkozy nous a pourtant expliqué tout au long de la campagne qu'il allait enfin "dire la vérité aux Français" et là, nous nous retrouvons quasiment dans un conte de fées : "Je veux dire la vérité aux Français. Je veux leur dire la vérité sur la France. Je veux leur dire ma vérité sur la politique et sur la morale".
Et puis, "raconter une histoire", ce n'est pas très éloigné de "raconter des histoires" ce qui, dans le langage populaire, revient à mentir.
Surtout, "raconter une histoire", c'est ce que l'on fait le soir pour avoir enfin la paix endormir ses enfants. Et c'est ce que l'on atteint lorsque l'on est un bon auteur de fiction pour tenir ses lecteurs ou spectateurs en haleine.
Mais, ce n'est vraiment pas classique comme déclaration d'intention politique.
On pourra m'objecter que cette manière assez inédite de présenter les choses vient sans doute de la mégalo position particulière de l'auteur de la saillie. Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République, est sans doute aussi sûr de sa plume spéciale que de son destin spécial et use déjà de son statut de conseiller spécial comme aucun avant lui (a-t-on vu un Jacques Attali donner des interviews à la pelle en 1981 ?).
Je pense au contraire qu'au delà du seul Guaino, cette sortie dit beaucoup de la manière dont Nicolas Sarkozy vit son rapport aux citoyens et à la politique.
Son incroyable mouvement perpétuel, sa frénésie de communication, sa parole quotidienne, sa jubilation quasi enfantine - rapportée par tous ceux qui l'approchent - tiennent tout entier dans cette manière de penser le pouvoir et son pouvoir.
Il est là pour nous raconter une histoire.
La sienne.
"L'histoire ne tolère aucun intrus, elle choisit elle-même ses héros et rejette sans pitié les êtres qu'elle n'a pas élus, si grande soit la peine qu'ils se sont donnée". Stéphan Zweig, L'histoire d'une déchéance.
07:40 Lien permanent | Commentaires (313) | Envoyer cette note
samedi, 21 juillet 2007
Supplice.
Vous connaissez forcément le supplice de la goutte d'eau.
En voici une version très NRVante juste avant de s'endormir.
22:18 Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note
Voir Évry et mourir...
Plusieurs jeunes lions du PS, dont les députés Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Gaëtan Gorce, soucieux d'en finir avec "l'immobilisme" dont ils accusent leur parti, ont entamé vendredi à Evry un cycle de réflexion - "enthousiasmant"... - sur "l'avenir de la gauche".
Alors que ces quadras réfléchissaient, j'ai reçu par mail un texte signé d'un pseudo intrigant : "un Cathare"...
J'ai réussi à joindre le mystérieux expéditeur casqué puis à vérifier la réalité de son appartenance au PS.
Il m'a alors expliqué que "les Cathares sont un groupe de jeunes militants du Parti Socialiste aux origines diverses (hauts-fonctionnaires, chercheurs, syndicalistes, enseignants, étudiants...) qui sont donnés pour mission de refonder le logiciel socialiste et d'arracher le PS au statu quo".
En dépit de ma détestation du mot "logiciel", j'ai décidé de publier son texte et certains "Cathares" passeront dans la journée dialoguer avec nous.
Le titre du post est de nos "Cathares".
08:30 Lien permanent | Commentaires (476) | Envoyer cette note
vendredi, 20 juillet 2007
Vénib' !
Rue du Vieux Colombier, 75006, 19 juillet 18h, apparemment aucun vélo n'a bougé (désolé pour le son).
Rue François Premier, 75008, 19 juillet, 18h30, panne...
Même endroit, essais infructueux...
Vélib' : INFORMATION IMPORTANTE POUR LES USAGERS
ATTENTION - Quelques incidents techniques, inévitables en période de rodage du dispositif, sont actuellement en cours de traitement : environ 5 % des points d’attache ont rencontré des problèmes informatiques ne permettant pas de mettre un terme à la location pour les trajets de moins de 30 minutes, entraînant de ce fait une facturation inappropriée.
En attendant que ces incidents soient résolus, la Ville de Paris a décidé, dans ces cas bien définis, de ne pas facturer les consommations des usagers concernés.
Les abonnés courte durée dont le compte aurait déjà été débité seront remboursés dans les meilleurs délais.
Bah oui, je suis vraiment de très très mauvaise foi.
Et alors ?
Vous en doutiez ?
18:36 Lien permanent | Commentaires (176) | Envoyer cette note
Et Taser ?
Olivier Besancenot est convoqué, le 17 septembre, devant la justice pour "diffamation" contre la société Taser qui distribue le fameux "pistolet à impulsions électriques".
Le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme (RAID-H) est, lui aussi, visé par une plainte pour "dénigrement". Il faut dire que ses animateurs sont très actifs (clic. rapport_taser.pdf).
Besancenot est poursuivi suite à des propos tenus sur Canal + en novembre 2006. Il y avait déclaré : "Le problème c'est que ça a déjà causé des dizaines de morts aux Etats-Unis (...) En deux ans, on parle d'à peu près 150 morts aux USA". Sont également visés des écrits de son blog, lui-même abrité par le site de la LCR, et des "propos de meeting".
Ils l'ont donc rattrapé.
Le distributeur du Taser (SMP Technologies), présenté comme une arme non-létale, réclame 50.000 euros !
Je vous suggère d'aller faire un tour sur le site de Taser France et même - soyons fous - sur celui de Taser international.
Vous y découvrirez notamment le Taser C2, assorti à vos ballerines mauve mesdames...
Tire un coup et le miracle aura lieu...
Le Taser X 26 - beaucoup moins seyant les filles... - qui envoie sur sa cible deux dards (hummmm....), délivrant une décharge de 50.000 volts, entre en service progressivement dans la police et la gendarmerie.
Appuie sur le X26 et tu seras enfin assorti...
Tu veux encore plus de Taser (clic.) ?
Va donc chez Speedy sur DSS, à qui j'ai piqué le titre du post sans vergogne !
08:55 Lien permanent | Commentaires (248) | Envoyer cette note
jeudi, 19 juillet 2007
On Strike.
C'est sans aucun préavis que je vous informe que ce blog est en grève pour une durée illimitée.
Aucun service minimum de vos transports n'y sera assuré jusqu'à nouvel ordre (service_minimum.pdf).
Pas d'informations disponibles sur un éventuel retour à la normale.
Le taulier.
04:46 Lien permanent | Commentaires (637) | Envoyer cette note
mercredi, 18 juillet 2007
La douleur.
Personnel, intime, impudique. Forcément sublime. Post.
L'âge ?
L'âge.
Une crise aïgue. Forte.
Ces attaques ces derniers jours.
Peut-être.
Ne sais pas.
Lassitude.
Las.
Mais là aussi.
Sorti à 6 heures de matin.
Voilà...
Regardez moi.
"Le jour baisse. La mer, le ciel, occupent l'espace. Au loin, la mer est déjà oxydée par la lumière obscure, de même que le ciel". L'amour.
07:55 Lien permanent | Commentaires (485) | Envoyer cette note
mardi, 17 juillet 2007
Rénovation...
19:19 Lien permanent | Commentaires (127) | Envoyer cette note
Cambouis.
Paris avait son tramway, sa "nuit blanche", son "Paris-Plage", ses couloirs de bus pour poser un Airbus A380 (en largeur)...
J'en oublie.
Eh bien, Paris a maintenant son réseau Velib'.
Mis en place en plein été, à grands renforts de tambours et de trompettes. Juste avant que l'actualité ne sommeille jusqu'au 20 août.
Mais au fait, juste de l'autre côté du périph, à 200 mètres, à quoi ont droit les habitants, si nombreux à venir travailler dans Paris (plus d'un million par jour) ?
...
...
et
...
Pourquoi la région Ile-de-France du formidable Jean-Paul Huchon ne s'est-elle pas associée tout de suite à cette initiative ?
Pourquoi les villes de banlieues ne sont-elles pas impliquées ?
Et le fameux grand Paris ?
À part une "Conférence métropolitaine" ça donne quoi ?...
Voilà l'explication ferrugineuse vaseuse de Denis Magic Baupin, l'élu des Verts chargé des bouchons transports à la mairie de Paris.
Je vous la donne comme je l'ai reçue. Du bout des doigts... À cause du cambouis.
"Une fois que l'on aura terminé la mise en place d'ici la fin de l'année", il s'agit de "développer le service sur l'agglomération". "Beaucoup de communes sont déjà demandeuses. Cela pose quelques petits problèmes juridiques puisque cela a été couplé avec le marché de la publicité avec Decaux et que Decaux n'est pas forcément l'annonceur des toutes les villes limitrophes". "Il faut trouver des dispositifs" mais "il est évident que le bassin de déplacement concerné dépasse largement Paris". "La logique c'est que ça se développe".
Bon, donc :
"Cela pose quelques petits problèmes juridiques". "Il faut trouver des dispositifs". "il est évident que le bassin de déplacement concerné dépasse largement Paris". "La logique c'est que ça se développe".
Super.
Un énarque ou un techno quelconque n'aurait pas dit beaucoup mieux.
Ça va venir quoi... Mais il faudra... un certain temps...
Et puis faites pas c...r ! Baupin, lui, son vrai problème c'est "Paris 2008", la tête de liste des Verts, et certainement pas les gens de l'autre côté du périph'.
Y'a pas à dire, ça fait plaisir d'avoir élu des politiques citoyens, novateurs, modernes, inventifs et surtout solidaires comme les Verts...
[NDGB : Vous aimez les baltringues ? Rappelez moi de vous parler un jour de Stéphane Pocrain...].
Alors je vais poser ma question différemment.
Pourquoi donne-t-on TOUJOURS le sentiment aux habitants des banlieues qu'is passent après les Parisiens ? Quand ils passent...
Et, en plus, je ne suis pas le seul à me poser la question.
09:00 Lien permanent | Commentaires (328) | Envoyer cette note
lundi, 16 juillet 2007
Achat d'espace...
Merci au nouvelobs.com pour l'éclat de rire...
19:20 Lien permanent | Commentaires (114) | Envoyer cette note
Irangay.
Notre capacité à appréhender ce qui se déroule à l'étranger est, la plupart du temps, liée à la manière dont les médias en rendent compte. Je veux dire encore davantage que concernant nos "affaires nationales", pour lesquelles nous pouvons nous faire un avis plus aisément et, simplement, les comprendre, ne serait-ce que pour des raisons culturelles. J'ai donc généralement beaucoup de réticences à traiter de faits internationaux sur lesquels, pour des raisons diverses et variées, je ne me sens pas capable de produire une simple opinion.
La note d'aujourd'hui pose - notamment - ce type de questions.
Depuis plusieurs jours, Hervé Joseph Lebrun, photographe et cinéaste, sonne le tocsin - ici et ailleurs - sur la condamnation à mort (par pendaison) d'homosexuels en Iran.
Il a fini par me contacter par mail (nous ne nous connaissons pas) pour me demander de relayer son inquiétude.
Vous allez comprendre en le lisant ici ce matin que des versions contradictoires circulent.
Vous allez surtout croiser, parmi les plus farouches défenseurs de l'Iran, un certain Thierry Meyssan, de sinistre mémoire...
Je ne suis absolument pas capable de dire de manière affirmative, à 100 %, qu'HJL a raison sur les motifs précis pour lesquels ces iraniens risquent cette mort barbare. La polémique est, en effet, née après des affirmations faisant de certains des condamnés de dangereux pédophiles. Mais quand bien même certains se seraient-ils rendus coupables de ces crimes (ou d'autres), il me semble légitime de lutter, partout, pour que la peine de mort disparaisse.
Je cède donc aujourd'hui la place à HJL - alias Spartakus - (attention, ce blog est hard).
Il passera dans la journée discuter avec nous.
07:40 Lien permanent | Commentaires (312) | Envoyer cette note
dimanche, 15 juillet 2007
Baywatch.
Je vous l'avoue, j'en avais toujours rêvé.
De la curiosité.
Une occasion s'est présentée.
C'est fait.
La preuve...
19:52 Lien permanent | Commentaires (114) | Envoyer cette note
A Day In The Life.
| Première fête nationale de "rupture" pour Nicolas Sarkozy (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL) | |
| 14JUILLET-CÉRÉMONIES - 15/07/2007 00h50 - AFP | |
| Soirée du 14 juillet sans incident dans la capitale | |
| 14JUILLET-VIOLENCES-SÉCURITÉ - 15/07/2007 00h11 - AFP | |
| 600.000 personnes, dont Sarkozy, pour le concert du 14 juillet de Polnareff | |
| MUSIQUE-SARKOZY-14-JUILLET - 14/07/2007 23h30 - AFP | |
| 600.000 personnes, dont Sarkozy, pour le concert du 14 juillet de Polnareff | |
| MUSIQUE-SARKOZY-14-JUILLET - 14/07/2007 23h05 - AFP | |
| L'hymne algérien exécuté pour la 1ère fois à la Résidence de France | |
| ALGÉRIE-FRANCE-ANNIVERSAIRE - 14/07/2007 22h58 - AFP | |
| 600.00 personnes, dont Sarkozy, pour le concert du 14 juillet de Polnareff | |
| MUSIQUE-SARKOZY-14-JUILLET - 14/07/2007 21h52 - AFP | |
| Première fête nationale de "rupture" pour Nicolas Sarkozy (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL) | |
| 14JUILLET-CÉRÉMONIES - 14/07/2007 21h16 - AFP |


























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