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mardi, 31 juillet 2007

Dépêche Mode.

Salut.

Désolé, chers amis de Vains Minutes, mais moi, là, Vanity Fair ou pas, je file me recoucher direct...

 

 

 clicsurdavidouBradçaterappelleraunpost...

medium_Image_1.7.png

 

clic sur la photo...eh oui, c'est une dépêche AFP

 

Ils ont un point commun...

Mais lequel?

 

Nicolas Sarkozy parmi les hommes les mieux habillés du monde

Le président Nicolas Sarkozy le 14 juillet 2007 à Paris

 Joue avec son doigt pour en savoir peluche...

 

 

"Nicolas Sarkozy est habillé avec une classe internationale. Il a fière allure, à la fois masculin et romantique, avec un sens développé de l'humour et de l'aisance", a expliqué Amy Fine Collins, une des rédactrices en charge du numéro spécial de Variety [NON DE VANITY FAIR BANDE DE ...]

"Nous aimons le costume Prada qu'il portait lors de sa prise de fonction et nous ne changerions rien à sa garde-robe même pas ses tenues de jogging", a-t-elle ajouté.

Ah... 

 

En même temps, quand on se donne la peine de s'intéresser à Amy Fine Collins... On comprend... Et on prend peur.

 

clic sur les pompons de la dame et tu en auras pour tes dollars...

Just clic on the flowers.
 
 
 
 Merci de sortir sans faire de bruit.

08:45 Lien permanent | Commentaires (410) | Envoyer cette note

lundi, 30 juillet 2007

Simplistes, priez pour nous...

Lisant hier soir l'Équipe, je suis tombé sur une perle, une vraie merveille.

C'est dans un article titré "Repenser le tour" et signé de Philippe Brunel (je ne le connais pas).

medium_équipe.jpg

L'envoyé spécial du journal sur le Tour de France échaffaude diverses hypothèses pour que la course sauve sa tête et échappe au fléau du dopage.

L'un des choix possibles, envisagé également par la direction du Tour, est de remettre au goût du jour les équipes nationales. Des équipes de coureurs répartis par pays (France, Italie, Espagne, etc...) plutôt que des équipes de coureurs de plusieurs nationalités payés par des sponsors pour courir sous une marque.

 

Je n'ai pas d'avis tranché sur la question, même si dans un contexte de mondialisation & d'exacerbation de l'identité nationale, l'alternative pose question.

Mais ce n'est en rien mon propos du jour (même si je sais bien que certains s'y engouffreront...)

 

En revanche là où la prose de Philippe Brunel m'intéresse bien plus vivement, c'est lorsqu'il essaie de justifier cette possible nouvelle direction en relevant six critères positifs.

Je ne vais pas vous les donner tous les six.

Encore une fois, le Tour, n'est en rien l'objet de ce post.

 

Non, ce qui m'intéresse ce matin, c'est que, selon Philippe Brunel, la formule des équipes nationales aurait l'avantage... :

 

" De 'doper' l'intérêt du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes".

 

"...du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes"... !

 

Vous pouvez relire doucement cinq ou six fois, vous concentrer, vous frotter les yeux, comme je l'ai fait...

Mais ce que Brunel écrit, et dans l'un des journaux les plus achetés lus  de France, sur "le public"  traduit un réalisme (?), un cynisme ou un mépris - c'est selon... - tellement considérable(s) que j'en suis resté scotché.

Si, si vraiment.

 

J'ai rarement lu un jugement journalistique aussi sévère sur le peuple public (qui, au passage, est aussi le sien).

Sur ce à quoi le "public" aurait "besoin de croire".

 

À se demander même si cela commande - aussi - ce que l'on peut ou doit écrire dans ses papiers... 

 

Surtout, si je joue à transposer ce propos à la politique (qui aurait, elle aussi, bien besoin d'être "repensée") j'obtiens une sentence sur le public les citoyens d'une sévérité inouie. 

 

Et si...

Mais oui...

Ça maaaaaaaaarche !

 

J'ai - enfin - la clé de la dernière Présidentielle. 

 

Regardez...

 

Nicolas Sarkozy  (et Ségolène Royal) ont eu l'avantage...

" De 'doper' l'intérêt du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes".

 

Bluffant non ? 

 

Désormais, c'est promis, pour comprendre l'"opinion" de mon pays, je lirai l'Équipe tous les jours.

 

 

PS. Évidemment si monsieur Brunel voit de la lumière et passe par là... 

09:25 Lien permanent | Commentaires (295) | Envoyer cette note

dimanche, 29 juillet 2007

Une comédie Française...

Il y a des brocanteurs qui vendent des trucs incroyables.

 

Et en même temps...

 
clic .pdf
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...je ne sais pas vous, mais, moi, j'ai d'abord lu autre chose.

 

C'est grave docteur(s) ?

20:43 Lien permanent | Commentaires (139) | Envoyer cette note

Ficelle.

Hier.

Elle était devant moi dans la boulangerie.

Avec son petit garçon dans les bras.

Très Parisienne, tendance 18ème ou 20ème arrondissement.

Très bobo, juste arrivée en vacances au bord de la mer.

 

Avec ses lunettes bien trop rectangulaires "règlementaires" - clic. lunettes.pdf.

Son trench avec un étrange gros bouton solitaire dans le dos.

Ses jambes nues.

Et, touche finale, ses tongs*.

 

Il ne devait pas être loin de 9 heures du matin.

J'attendais derrière elle.

Tranquillement.

 

Elle a demandé au petit blond dans ses bras ce qu'il voulait manger pour son petit-déjeuner (le plus important des repas).

Il n'a rien répondu. 

"Un pain aux raisins. Un croissant. Un pain au chocolat. Un pain au lait..."

Il n'a rien répondu.

Je me suis dit qu'il ne devait pas encore parler.

Puis, rationnel, j'ai pensé que s'il ne parlait pas, sa mère ne lui poserait pas de question...

 

Elle l'a de nouveau interrogé. 

L'enfant a alors maugréé quelque chose d'incompréhensible.

 

Un peu tendue, elle a décidé de choisir à sa place.

Elle était assez indécise. 

Et s'y est repris à deux ou trois fois...

"Non finalement pas ça. Oui, ça là. Cette ficelle de campagne".

Une espèce de ficelle de campagne efffectivement, située bien plus bas dans les paniers de la boulangerie.

medium_Photo066-2.jpg

 

Pendant qu'elle finissait, une autre boulangère m'a servi.

J'ai alors perdu le fil. 

J'ai terminé l'achat rapide du croissant et du pain au lait.

J'ai payé.

Je suis sorti.

 

À l'extérieur un grand type à lunettes - rectangulaires... - attendait.

La trentaine.

Monsieur bobo forcément.

En tongs*, lui aussi.

Avec une sorte de pantalon noir.

Comme en portent ceux qui pratiquent des arts martiaux.

Un drôle de bonnet.

Et une sorte d'écharpe.


J'allais partir quand elle est sortie.

J'ai alors entendu le prénom de l'enfant qui n'avait rien voulu choisir.

On ne devrait pas avoir le droit d'appeler son fils Melville.

 

 

NDgb : Je n'ai aucune imagination. Si cette histoire n'était pas vraie, aurait-elle le moindre intérêt ?

Pour ceux qui n'auraient pas compris.

Clic.

medium_medium_bartleby.jpg

 

 

* Je hais les tongs. 

09:05 Lien permanent | Commentaires (297) | Envoyer cette note

samedi, 28 juillet 2007

Courants d'air.

 

"Le renom dans ce monde n'est qu'un souffle de vent... qui change de sens en changeant de parti."

Dante.

 

 

 

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©gb

20:36 Lien permanent | Commentaires (98) | Envoyer cette note

Papier journal.

Hier vers midi et demi, une sacrée surprise.

Mon téléphone a sonné !

 

TUTTUTUTUTUTUT...... (bruit du téléphone qui sonne).

J'étais en vélo sur le quai qui longe le bras de mer.

La marée était encore assez haute. 

Les mouettes et les goélands se déchiraient à grands coups de becs pour des solettes.

 

Je rentrais de la plage pour déjeuner.

 

Au bout du fil, c'était un copain, Yves, haut placé dans une rédaction nationale.

Je protègerai son anonymat, parce que je l'aime bien.

Inutile d'essayer de me tirer les vers du nez.

D'ailleurs, je n'ai pas de vers dans le nez et je trouve cette expression dégueulasse.

 

Bref, Yves-haut placé dans une rédaction nationale, voulait savoir si, moi, je savais.

Si je pouvais l'aider.

Si j'avais un indice.

Une petite idée.

Voire une grosse.

Autre chose que des rumeurs.

Une "info" quoi.

Une vraie. 

C'était important pour lui.

Pour ne pas se faire griller par "les autres".

Pour lancer un sujet.

Envoyer une équipe.

Avant. 

Il me payerait "l'info", bien sûr. 

 

Il avait déjà tenté de trouver en appelant ses contacts habituels mais "ils ne disaient rien".

Même la meilleure de toutes ses sources restait silencieuse.

"X ne lâche rien" m'a lancé, apparemment très attristé - presque abattu à vrai dire - Yves.

 

Effectivement, si X ne lâchait rien, alors là, "l'affaire" prenait un tour extrêmement délicat. 

Désespéré en fait... 

 

Je pouvais appeler Yves-haut placé dans une rédaction nationale pendant le week end si j'avais avancé... 

 

Alors que je passais juste derrière le marché aux poissons, je lui ai donc promis de tenter d'en savoir plus.

Sans garantie.

Mais j'ai promis quand même.

Cela n'engage à rien. 

 

J'ai raccroché.

 

 

Je vois bien que là, vous brûlez déjà tous de connaître le sujet qui préoccupait tant mon pote Yves-haut placé dans une rédaction nationale.

Là, je pourrais vous laisser mariner pendant des heures.

Vous ronger les ongles et les sangs.

 

Quoi une affaire ?

Enfin !

On nous cache tout.

On nous dit rien....


Non, je ne vais pas vous faire ça.

Je vais vous la dire, la vérité. 

 

Alors, voilà, Yves-haut placé dans une rédaction nationale, voulait savoir...

...si je savais...où Nicolas Sarkozy partait en vacances.

 

La destination des vacances du Président. 

 

Voilà LE sujet. 

 

Yves est vraiment un bon journaliste.

Et il veut savoir où le Président part en vacances. 

 

Perdu dans ces pensées, je suis arrivé à la maison.

 

J'habite une ancienne maison de pêcheur.

 

Nous avons mangé.

Pas du poisson.

Et je suis monté bouquiner au premier.

 

Là, dans ma pile de journaux, je suis tombé sur un édito de FOG, dans le dernier numéro du Point

Depuis huit jours, FOG se tire la bourre avec Christophe Barbier - le boss de l'Express - au sujet des chiffres de vente respectifs de  leurs deux hebdos.

Une querelle passionnante.

Deux Tycoon... 

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Une fois arrivé au bout, j'ai du relire trois fois la chute du "papier" de FOG.

Pour être bien sûr que je ne m'étais pas trompé.

Que j'avais bien lu. 

 

Lisez-là. Fermez les yeux. Ouvrez les yeux. Lisez-là. Fermez les yeux....

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Les préoccupations de fond de mon copain Yves-haut placé dans une rédaction nationale, me sont alors revenues en mémoire.

 

Et là, assis au premier, dans ma maison de pêcheur, c'est comme une évidence qui m'est apparue.

En cet été 2007, la meilleure destination du papier journal, c'est d'emballer du poisson.

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vendredi, 27 juillet 2007

Four de Transe.

Mais quelle hypocrisie... Et quelle honte aussi.

Les organisateurs et les journalistes (parfois, ils ne font qu'un...), les fédérations, les équipes, les directeurs sportifs (sic), les Zinstances internationales, les zannonceurs, les commentateurs, les con-sultants, les observateurs, etc.

Tout le monde s'émeut.

Se doper ? Mais c'est très mal.

Évidemment. 

Mais les sponsors et tous ceux qui y trouvent leur(s) intérêt(s) (Les organisateurs et les journalistes (parfois, ils ne font qu'un...), les fédérations, les équipes, les directeurs sportifs (sic), les Zinstances internationales, les zannonceurs, les commentateurs, les con-sultants, les observateurs, etc.,) sont-ils d'accord pour que les cyclistes montent les cols moins vite que des mobylettes. Et les descendent moins rapidement que des cars polonais motos ?

Je suis fan du Tour depuis mon plus jeune âge. J'ai pratiqué tous les "jeux" de ballon. J'ai failli partir en sport/études en tennis, l'année de mon BEPC (oui, je sais, ça ne nous rajeunit pas). J'ai flirté ensuite avec les performances en seconde série. Et je continue les tournois (salopard de gamin de treize ans qui m'a battu). Bref, les vestiaires, je connais et j'aime depuis toujours.

Dopés les sportifs ? 

Évidemment. 

Mais ce que nous nommons le dopage - avant, souvenez-vous, quand on faisait semblant de ne pas être concernés, on disait "doping"... - est partout. Et de plus en plus (perfectionné).

Parce que - porte ouverte truisme - nous sommes dans une société d'hyper-performances (+++), où le dopage est l'unique manière de s'en sortir et parfois simplement de garder la tête hors de l'eau.

Au travail, pour résister à la pression et aux pressions ; dans la presse et ses horaires de m....e ("on boucle coco") ; en politique (ils "font la loi", mais pour les autres...), à l'Université (bêtes à concours...), dans l'armée ("tu ne dormiras point") ; dans l'art, pour "créer" depuis toujours (relisez vos Classiques...)... Que sais-je encore ? Dans la vie de tous les jours, aussi, pour ne pas la sentir passer, quand elle est trop moche.

Parce qu'il faut travailler ! Travailler plus ! Pour gagner ! Pour gagner plus ! Réussir ! Réussir plus ! Sauter ! Sauter plus ! Sauter plus longtemps ! Sauter plus haut !

Et puis parfois, quand on n'en peut vraiment plus, on saute  - "t'es viré !" - ou alors on saute - définitivement.

Je suis, tu es, vous êtes, nous sommes, tous dopés.

Dopage mes six ou sept cafés ! Dopage les amphets des étudiants pour réviser ! Dopage vos cachetons bleus et rouge et vos "cigarettes qui font rigoler" !

Dopage, dopage, etc.

 

Mais heureusement, tous les ans depuis bientôt dix ans (affaire Festina 1998), notre caravane d'hypocrites professionnels s'est offert - en bonus - un petit plaisir supplémentaire. Des victimes expiatoires. Des salauds parfaits. Des indignes en bêton armé. Les cyclistes. En plus, ils ont l'air tellement cons avec leurs accents, leurs jambes rasées et ces impossibles bronzages  (un peu comme les profs de ski, le soir, en boîte - vous voyez sûrement ce que je veux dire mesdames...).

Haro sur le vélo ! Un défoulement gratuit. Le rêve.

Mais...

...les championnats truqués et les coupes du monde de football après des séances d'auto-transfusions sanguines dans des cliniques chics ? Ça passe !

...Le rugby, sa créatine et ses joueurs qui ont pris 15 ou 20 kilos de muscle en 20 ans ? Ça passe !

...le tennis et ses Musclor d'opérette en pantacourt ? Ça passe !

...la formule un et ses pilotes aux réflexes de computer ? Ça passe !

Etc....

 

Je pourrais décliner toutes les compétitions. Décliner tiens, c'est le bon mot...

Bien sûr, l'athlétisme a aussi connu l'opprobre et son lot de dégradés et de déchus, pour l'exemple. Souvent des noirs d'ailleurs. Allez hop ! D'une pierre, deux coups. Rollin' stones... Ou alors, plutôt des communistes : nageuses est-allemandes, coureuses à pied chinoises, bébés gymnastes roumaines... Ah le "collectivisme" quel poison. Sale système... Pas de ça chez nous ! 

Mais un massacre organisé, une Saint-Valentin comme celle réservée au Tour de France, ça reste unique.

A-t-on jamais parlé d'arrêter les Jeux Olympiques pour en virer tous les dopés et tous les tricheurs ?

Show must go on !

Et pourtant...

Entendons-nous bien, je pense effectivement que ce Tour ne devrait pas atteindre Paris ; simplement pour marquer le coup, comme il aurait fallu le faire en 1998.

Mais ce n'est là qu'un épiphénomène. Une tête d'épingle. Juste posée là. Comme pour nous éviter de regarder le reste. Juste à côté de nous. Si près.


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jeudi, 26 juillet 2007

Abîmé.

Photo .pdf prise derrière moi dans la glace de ma cabine (bravo Charles) avec cet appareil doté d'un miroir qui attrape le reflet du sujet (parasols) dans la glace...

 

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22:45 Lien permanent | Commentaires (109) | Envoyer cette note

Exercice.

Petite dissertation du soir.

 

Commentez librement cette photo....

 

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Ici, la même pour les myopes : .pdf.

 

Les copies seront relevées demain matin. 

20:31 Lien permanent | Commentaires (91) | Envoyer cette note

Pierre Mendès Conflans...

Michel Rocard est-il revenu d'outre-Calcutta dopé jusqu'à la casquette, comme Michael Rasmussen ?
 
 
À moins que ce pur parpaillot n'y ait été touché par la Grâce...
 
En tous cas, Rocard confirme ce matin dans Paris-Match ce qui devrait rester comme le gag l'information la plus importante de la Présidentielle.
 
 
Notre Rocky national, notre "Anahah" (clic. rocard04.2.ra), a bel et bien proposé à Ségolène Royal qu'elle renonce à sa candidature pour se désister en sa faveur, en mars dernier... 
 
C'est pas du lourd ça ? 
 
L'anecdote avait été rapportée dans un livre d'entretiens par Claude Bartolone, Une élection 'imperdable', l'Archipel.
Mais il y avait un doute...
Un lieutenant fabiusien parlant de Michel Rocard... on pouvait penser qu'il s'agissait d'une pure vacherie. 
Eh bien non. Il n'en était rien. 
Rocard confirme lui même """"l'information"""" (oui avec 8 ") et précise le contexte d'un épisode aussi méconnu que crucial : 
 
 
 
 
 

"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort" écrivait Friedrich Nietzsche dans son Crépuscule des idoles (1888).

Euh, bah là, c'est vraiment pas sûr...

 


Enfin, clic donc sur cette photo exclusive de Super Rocard (the inititial SR...), en pleine démonstration de politique de l'autruche.
 
Exercice matinal sur la plage de Miami en Floride, le 25 juillet 2007.
 
 Y'a pas à dire, depuis qu'il a rejoint le CVMR (Club des Vieux Miraculés de la République), on ne le tient plus Michou...
 
 
 Trêve de plaisanteries, peut-on uniquement rire de cet aveu ?
 
Dans le champ de mines qui tient désormais lieu de parti aux militants socialistes, cette ambition mal placée de plus laisse rêveur.
Comme si la Présidentielle les avait tous rendus fous, toutes générations confondues, et qu'ils ne parvenaient absolument plus à retrouver un semblant de raison.
 
Que l'ancien Premier ministre - 77 ans... - ait simplement pensé pouvoir se présenter en dit très long sur l'état réel de la méconnaissance du pays par ses "élites"...
 
Parce que l'on peut avoir respecté Rocard, il est, sans doute, urgent de lui faire remarquer que là, c'est lui qui ne se respecte plus ...

07:40 Lien permanent | Commentaires (263) | Envoyer cette note

mercredi, 25 juillet 2007

La nuit est à nous.

Tu as la fièvre dans le sang ???

 

Daaaaaannnnnnnnnse avec le DEL....

 

Soirée spéciale quart d'heure américain !!!

 

Allez !

 

On se lâche, c'est la Fiesta.....

Soyez fous !

 

Lionel Richie est dans la plaaaaaaaaccee !!!! 

 

All night long............. 

 

 

Quand tu n'en peux vraiment plus, clic ici, juste au dessus du "chanteur de Trouville".... 

 
 
All night - All night - All night - All night - All night.....
 
Je sais, c'est consternant.
Mais j'adore. 

20:35 Lien permanent | Commentaires (228) | Envoyer cette note

Présent !


 

Je ne vous ai jamais vraiment parlé, je crois, de musique encore moins de chansons.

Pourtant, la musique a toujours occupé une place importante dans mon univers personnel. 

Parce qu'il  y a des instants, et nous en avons tous vécus - même les plus cyniques ou les plus blasés d'entre-nous - où les paroles d'une chanson résonnent et correspondent exactement à notre état d'esprit. Qu'il s'agisse de l'état d'esprit d'un moment ou de celui d'une période.

Bref hier donc - yesterday... -, lors de mon aller-retour parisien, une rengaine de trois minutes est rentrée dans ma tête - aux alentours de Louviers peut-être -.

Je ne l'avais jamais entendue. 

Elle dit assez précisément, et mieux, en tous cas, que je ne sais le formuler, ce que je pense du comportement "politique" de ma génération. Chaque jour qui passe, en effet, je suis davantage frappé par le prix si peu élévé de notre bonne conscience collective et surtout personnelle.

Mais là n'est pas l'essentiel.

Chaque jour qui passe, surtout, je lis une extraordinaire correspondance entre nos "engagements" successifs des années 80/90/00 - la plupart du temps simplement émotionnels et sans lendemain - et la fascinante période politique qui vient de s'ouvrir

Nicolas Sarkozy est, en effet, le pur produit, la synthèse chimiquement parfaite, de ces mouvements et de ces combats.

Un enfant de la télé en quelque sorte.

Et de tous ses "bons sentiments".

D'où le Sarkothon déjà perpétuel dans lequel nous sommes engagés. Et au sein duquel on retrouve déjà et on retrouvera bientôt tous les héraults de ces causes - souvent nobles, parfois sincères mais aussi vaines - pour lesquelles nous nous sommes tous mobilisés. Desquelles nous nous sommes tous lassés... Puis dans lesquelles nous nous sommes tous perdus et certains même parfois abîmés...

On aurait ainsi grand tort de voir de simples hasards personnels, des accidents de trajectoires ou d'itinéraires, dans les ralliements de tant de compagnons de route de François Mitterrand et de cette gauche compassionnelle ou émotionnelle : Georges Marc Benamou/Sos-racisme&Globe, Jacques Attali/Les restos du coeur&le micro-crédit, Martin Hirsh/Emmaüs, Fadela Amara/NPNS, Jacques Séguéla/leur metteur en scène, etc... Bernard Kouchner constituant à lui-seul le résumé et l'icône de toutes ces années.

 

 

Lisez-donc les paroles de ce morceau de Zazie.

Tout y est...

Une époque.

La notre.

 

J’étais là, tu vois. Lui, à côte de moi
On avait 6 ans. On jouait comme des enfants au docteur
Au docteur

J’étais là, je voyais sur son corps les plaies, les marques, les bleus
J’en croyais pas mes yeux
Mes yeux

Et lui qui me disait "j’suis un dur !
Tu vois les brûlures, là, sur mes bras ? J’les sens pas
J’les sens pas"

J’étais là, j’ai rien dis, et puis...
J’suis parti de chez lui. Si j’y suis retournée? Plus jamais
Plus jamais

J’étais là, comme lui. J’avais 15 ans à peine
On était dans la cave, chez ses parents
Je l’aimais tant
Faut dire qu’il était beau. Mais il s'piquait, mon héros
A l’hero

J’étais la quand sa mère est venue me dire
"C’est fini on l’enterre lundi
Lundi"

J’ai pleuré, bien sûr, oui, j’ai pleuré
Puis j’ai recommencé à traîner dehors
Dehors

J’étais là, en octobre 80, après la bombe, rue Copernic

Oui, j'étais à la manif Avec tous mes copains

J’étais là, c’est vrai qu'on y comprenait rien
Mais on trouvait ça bien
Ça bien

Oui, j’étais là pour aider, pour le Sida, les sans-papiers

J’ai chanté
Chanté

Sûr que j’étais là, pour faire la fête !
Et j’ai levé mon verre à ceux qui n’ont plus rien
Encore un verre.
On n’y peut rien

J’étais là devant ma télé à 20 heures
J’ai vu le monde s’agiter
S’agiter

J’étais là, je savais tout de la Somalie, du Bengladesh et du Rwanda
J’étais là

J’ai bien vu le sort que le Nord réserve au Sud
Bien compris le mépris
J’étais là pour compter les morts
J’étais là...
Et je n’ai rien fait

Et je n’ai rien fait
J’étais là, pourtant
J’étais là et je n’ai rien fait
Je n'ai rien fait...

 

 

Vous voyez, finalement, on peut parler de 'sique sans parler forcément du  slow sur lequel...

 
Y'ou're so fuckin' special...

 

 

 

Un dernier mot.

Épargnez-moi les remarques débiles genre "wahhhhhhh, mais c'est de la variétoche" ou "pt'ain c'est commercial" ou "quelle daube".
Sachez à l'avance, pour ne pas perdre votre temps, que je me fous totalement des préceptes ringards qui font des émules des red-skins, des punks, des rappeurs ou de je ne sais quelle "tribu" musicale, les seuls détenteurs légitimes d'une parole autorisée sur la société...

Surtout, n'oubliez JAMAIS que Bernie - "antisocial-tu-perds-ton-sang-froid" - Bonvoisin a voté Bayrou...

 

 

 

J’étais là, c’est vrai qu'on y comprenait rien
Mais on trouvait ça bien
Ça bien.

 

J’étais là...
Et je n’ai rien fait

09:30 Lien permanent | Commentaires (312) | Envoyer cette note

mardi, 24 juillet 2007

Mon Fort.

Voilà. Voilà.

 

Tout va bien. 

Les blogs sont endormis.

Nos grands éditorialistes sont déjà dans leurs propriétés du LubEron.

C'est que "notre" politique va s'arrêter net d'ici à la semaine prochaine et pour plus d'une quinzaine de jours (à moins que Sarkozy...).

 

Pourtant, en cet été pourri - je parle du temps -, je veille.

J'attends. J'observe.

Comme une sentinelle de garde ; désabusé et juché, ici, au ras des créneaux de mon fortin.

 

L'an dernier, c'est exactement ce même 24 juillet que j'ai décroché, ou plutôt dévissé.

 

Un an. 

 

Eh bien, cette année, je vais rester là, à regarder au loin, du haut de mon repère repaire.

Et scruter l'horizon.

Au cas où... 

 

On s'y fait. 

 

 

Alors, en ce matin particulier, j'ai voulu vous offrir un extrait du Désert des tartares de l'immense Dino Buzzati.

 

Je ne l'ai nullement choisi au hasard.

 

Je trouve que ce texte... 

 

 

- Hier soir, dit Drogo, je l'ai vu de loin.
- Quoi donc ? Le fort ?
- Oui, le fort.

Il se tut un instant et puis, pour être aimable:
- Il doit être grandiose, n'est-ce pas ? Il m'a paru immense.
- Grandiose, le fort ? Mais non, c'est l'un des plus petits, une très vieille bâtisse. Ce n'est que de loin qu'il fait de l'effet.
Après un silence, il ajouta:
- Une très, très vieille bâtisse, complètement démodée.
- Mais c'est l'un des forts les plus importants, n'est-ce pas ?
- Mais non, c'est un fort de deuxième catégorie, répondit Ortiz.

Il semblait qu'il éprouvât du plaisir à en dire du mal, mais ceci, il le faisait d'un ton particulier; comme quelqu'un qui s'amuse à énumérer les défauts de son rejeton, certain que, comparés aux immenses mérites de celui-ci, ils seront toujours quantité négligeable.
- C'est un bout de frontière morte, ajouta Ortiz. C'est pour cela qu'on n'a jamais touché au fort et qu'il est toujours comme il y a un siècle.
- Que voulez-vous dire par frontière morte ?
- Une frontière qui ne donne pas de souci. De l'autre côté, il y a un grand désert.
- Un désert?
- Un désert effectivement, des pierres et de la terre desséchée, on l'appelle le désert des Tartares.
- Pourquoi «des Tartares»? demanda Drogo. Il y avait donc des Tartares ?
- Autrefois, je crois. Mais c'est surtout une légende. Personne ne doit être passé par là, même durant les guerres de jadis.
- De sorte que le fort n'a jamais servi à rien ?
- A rien, dit le capitaine.

La route montant toujours, les arbres avaient disparu et il ne restait, çà et là, que de rares buissons ; quant au reste, ce n'étaient que champs grillés, rochers, éboulis de terre rouge.
- Pardon, mon capitaine, y a-t-il des agglomérations à proximité du fort ?
- A proximité, non. Il y a San Rocco, mais il faut bien compter une trentaine de kilomètres.
- Alors, je suppose qu'il n'y a pas beaucoup de distractions.
- Pas beaucoup, non, pas beaucoup effectivement.

L'air avait fraîchi, les flancs des montagnes s'arrondissaient, faisant présager les crêtes finales.

- Et on ne s'y ennuie pas, mon capitaine ? demanda Giovanni d'un ton de confidence, riant comme pour donner à entendre que cela lui importait peu, à lui.

- On s'y fait, répondit Ortiz.

Et il ajouta, avec un reproche déguisé :

- Moi, j'y suis depuis bientôt dix-huit ans. Non, je me trompe, depuis dix-huit ans révolus.
- Dix-huit ans ? fit Giovanni, impressionné.
- Dix-huit, répondit le capitaine.

Un vol de corbeaux passa, rasa les deux officiers et s'enfonça dans les profondeurs de la vallée. 

 

 

 

 

 

Retour nocturne après passage par RTL.

05:25 Lien permanent | Commentaires (504) | Envoyer cette note

lundi, 23 juillet 2007

Communimotion.

Un jour - plus tard - il faudra analyser - psychanalyser ? - pour le comprendre le rapport très particulier de Nicolas Sarkozy aux otages ou aux prisonniers indûment retenus.

Depuis son intervention dans la maternelle de Neuilly (utilisée par ses soutiens de manière extrêmement choquante dans la dernière ligne droite de sa campagne) jusqu'au deuxième voyage de Cécilia Sarkozy pour obtenir la libération des infirmières et soignants bulgares, en passant par les efforts - pour le moment infructueux - entrepris pour convaincre les Farc de libérer Ingrid Betancourt, le Président semble attacher une importance particulière à ce genre d'"histoires" (pour parler le Guaino).

 

Il faut bien évidemment se réjouir à chaque fois que des innocents sont "élargis" par leurs geôliers et que des efforts sont entrepris en ce sens.

Mais cela n'empêche pas de réfléchir, de relever que l'omniprésence Sarkozyste dans ce genre d'affaires est frappante et donc de se poser des questions.

 

La réponse la plus évidente tient dans la sollicitation quotidienne et systématique du filtre et du registre émotionnels par Nicolas Sarkozy.

 

On l'a noté, depuis le 6 mai, on a beaucoup pleuré au sommet du pouvoir. Les larmes de Cécilia Sarkozy à la Concorde, les larmes de François Fillon nommé premier ministre à Sablé-sur-Sarthe, les larmes générales à la lecture de la "lettre de Guy Môquet"...

Que d'eau, que d'eau...

Et j'en oublie certainement.

 

Cette forme de "communi-émotion" - nommons-là communimotion - correspond assez bien à l'évolution publicitaire et médiatique générale : vogue des témoignages, jeux télévisés scrutant l'intimité des candidats, récits personnels sur la place publique (politiques compris, n'est-ce pas madame Royal ?), autobiographies impudiques, etc.
Certains vendent même désormais, et sans s'en cacher, de la "communication émotionnelle".

 

En surfant sur cette vague [because l'eau...], quoi de plus malin émouvant et de plus valorisant que d'être celui qui réussit à rendre des prisonniers/victimes à leurs familles ?

 

Pourtant, quand, exactement dans le même temps, une politique de sévérité accrue à l'égard des immigrés dits "clandestins", conduit - beaucoup moins visiblement et sans tambours médiatiques - des familles entières (enfants compris) dans les affres de séparations parfois elles-aussi extrêmes et cruelles, on se prend à regretter qu'une même Humanité ne préside pas au traitement de toutes les situations...

 

09:14 Lien permanent | Commentaires (332) | Envoyer cette note

dimanche, 22 juillet 2007

Flûte.

"La politique, c'est écrire une histoire partagée par ceux qui la font et ceux à qui elle est destinée. On ne transforme pas un pays sans être capable d'écrire et de raconter une histoire". Henri Guaino. Le Monde. 21 juillet 2007.

 

 

"Raconter une histoire"...

 

Quelle bizarre conception de la politique.

Je crois que je n'ai jamais lu un truc pareil. Aussi décalé. Surtout que Henri Guaino ne parle pas de l'Histoire du pays avec un 'H' mais bien d'une histoire avec un 'h'. Et il n'évoque pas non plus 'l''histoire - la seule - mais 'une' histoire. Et le répète deux fois...

Nicolas Sarkozy nous a pourtant expliqué tout au long de la campagne qu'il allait enfin "dire la vérité aux Français" et là, nous nous retrouvons quasiment dans un conte de fées : "Je veux dire la vérité aux Français. Je veux leur dire la vérité sur la France. Je veux leur dire ma vérité sur la politique et sur la morale".

 

Et puis, "raconter une histoire", ce n'est pas très éloigné de "raconter des histoires" ce qui, dans le langage populaire, revient à mentir.

Surtout, "raconter une histoire", c'est ce que l'on fait le soir pour avoir enfin la paix endormir ses enfants. Et c'est ce que l'on atteint lorsque l'on est un bon auteur de fiction pour tenir ses lecteurs ou spectateurs en haleine.

Mais, ce n'est vraiment pas classique comme déclaration d'intention politique.

On pourra m'objecter que cette manière assez inédite de présenter les choses vient sans doute de la mégalo position particulière de l'auteur de la saillie. Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République, est sans doute aussi sûr de sa plume spéciale que de son destin spécial et use déjà de son statut de conseiller spécial comme aucun avant lui (a-t-on vu un Jacques Attali donner des interviews à la pelle en 1981 ?).

Je pense au contraire qu'au delà du seul Guaino, cette sortie dit beaucoup de la manière dont Nicolas Sarkozy vit son rapport aux citoyens et à la politique.

Son incroyable mouvement perpétuel, sa frénésie de communication, sa parole quotidienne, sa jubilation quasi enfantine - rapportée par tous ceux qui l'approchent - tiennent tout entier dans cette manière de penser le pouvoir et son pouvoir.

Il est là pour nous raconter une histoire.

La sienne.

 

 

 

"L'histoire ne tolère aucun intrus, elle choisit elle-même ses héros et rejette sans pitié les êtres qu'elle n'a pas élus, si grande soit la peine qu'ils se sont donnée". Stéphan Zweig, L'histoire d'une déchéance.

07:40 Lien permanent | Commentaires (313) | Envoyer cette note

samedi, 21 juillet 2007

Supplice.

Vous connaissez forcément le supplice de la goutte d'eau.

En voici une version très NRVante juste avant de s'endormir.

  

22:18 Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note

Voir Évry et mourir...

Plusieurs jeunes lions du PS, dont les députés Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Gaëtan Gorce, soucieux d'en finir avec "l'immobilisme" dont ils accusent leur parti, ont entamé vendredi à Evry un cycle de réflexion - "enthousiasmant"... - sur "l'avenir de la gauche".

Alors que ces quadras réfléchissaient, j'ai reçu par mail un texte signé d'un pseudo intrigant : "un Cathare"...

J'ai réussi à joindre le mystérieux expéditeur casqué puis à vérifier la réalité de son appartenance au PS. 

Il m'a alors expliqué que "les Cathares sont un groupe de jeunes militants du Parti Socialiste aux origines diverses (hauts-fonctionnaires, chercheurs, syndicalistes, enseignants, étudiants...) qui sont donnés pour mission de refonder le logiciel socialiste et d'arracher le PS au statu quo".

En dépit de ma détestation du mot "logiciel", j'ai décidé de publier son texte et certains "Cathares" passeront dans la journée dialoguer avec nous.

 

Le titre du post est de nos "Cathares". 

 
Clic.

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08:30 Lien permanent | Commentaires (476) | Envoyer cette note

vendredi, 20 juillet 2007

Vénib' !

Nib...

 

Rue du Vieux Colombier, 75006, 19 juillet 18h, apparemment aucun vélo n'a bougé (désolé pour le son).

 

 

Rue François Premier, 75008, 19 juillet, 18h30, panne...

 

 

Même endroit, essais infructueux...

 

 

Vélib' : INFORMATION IMPORTANTE POUR LES USAGERS

ATTENTION - Quelques incidents techniques, inévitables en période de rodage du dispositif, sont actuellement en cours de traitement : environ 5 % des points d’attache ont rencontré des problèmes informatiques ne permettant pas de mettre un terme à la location pour les trajets de moins de 30 minutes, entraînant de ce fait une facturation inappropriée.


En attendant que ces incidents soient résolus, la Ville de Paris a décidé, dans ces cas bien définis, de ne pas facturer les consommations des usagers concernés.

Les abonnés courte durée dont le compte aurait déjà été débité seront remboursés dans les meilleurs délais.

 

 

 

Bah oui, je suis vraiment de très très mauvaise foi.

Et alors ?

Vous en doutiez ? 

18:36 Lien permanent | Commentaires (176) | Envoyer cette note

Et Taser ?

Olivier Besancenot est convoqué, le 17 septembre, devant la justice pour "diffamation" contre la société Taser qui distribue le fameux "pistolet à impulsions électriques".

Le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme (RAID-H) est, lui aussi, visé par une plainte pour "dénigrement". Il faut dire que ses animateurs sont très actifs (clic. rapport_taser.pdf).

Besancenot est poursuivi suite à des propos tenus sur Canal + en novembre 2006. Il y avait déclaré : "Le problème c'est que ça a déjà causé des dizaines de morts aux Etats-Unis (...) En deux ans, on parle d'à peu près 150 morts aux USA". Sont également visés des écrits de son blog, lui-même abrité par le site de la LCR, et des "propos de meeting".

Olivier Besancenot avait signalé en juin dernier que des huissiers lui couraient après (au passage, Olivier, Taser ne prend pas de Z...

Ils l'ont donc rattrapé. 

Le distributeur du Taser (SMP Technologies), présenté comme une arme non-létale, réclame 50.000 euros !

 

Je vous suggère d'aller faire un tour sur le site de Taser France et même -  soyons fous - sur celui de Taser international.

 

Vous y découvrirez notamment le Taser C2, assorti à vos ballerines mauve mesdames...

 

Tire un coup et le miracle aura lieu... 

medium_Taser_C2.jpg

 

Le Taser X 26 - beaucoup moins seyant les filles... - qui envoie sur sa cible deux dards (hummmm....), délivrant une décharge de 50.000 volts, entre en service progressivement dans la police et la gendarmerie.

 

Appuie sur le X26 et tu seras enfin assorti... 

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Tu veux encore plus de Taser (clic.) ?

Va donc chez Speedy sur DSS, à qui j'ai piqué le titre du post sans vergogne !

08:55 Lien permanent | Commentaires (248) | Envoyer cette note

jeudi, 19 juillet 2007

On Strike.

 

C'est sans aucun préavis que je vous informe que ce blog est en grève pour une durée illimitée.

Aucun service minimum de vos transports n'y sera assuré jusqu'à nouvel ordre (service_minimum.pdf).

 

Pas d'informations disponibles sur un éventuel retour à la normale.

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Le taulier.

04:46 Lien permanent | Commentaires (637) | Envoyer cette note

mercredi, 18 juillet 2007

La douleur.

Personnel, intime, impudique. Forcément sublime. Post.

L'âge ?

L'âge. 

Une crise aïgue. Forte.

Ces attaques ces derniers jours.

Peut-être.

Ne sais pas.

Lassitude.

Las.

Mais là aussi. 

Sorti à 6 heures de matin.

Voilà...

 

Regardez moi. 

 

 
 
 
 
 
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...avec une vue pareille...
 
 
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  ...et même au ras de la mer !
 
 
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"Le jour baisse. La mer, le ciel, occupent l'espace. Au loin, la mer est déjà oxydée par la lumière obscure, de même que le ciel". L'amour.

07:55 Lien permanent | Commentaires (485) | Envoyer cette note

mardi, 17 juillet 2007

Rénovation...

Y'a du boulot les gars...

 

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19:19 Lien permanent | Commentaires (127) | Envoyer cette note

Cambouis.

Paris avait son tramway, sa "nuit blanche", son "Paris-Plage", ses couloirs de bus pour poser un Airbus A380 (en largeur)...

J'en oublie.

Eh bien, Paris a maintenant son réseau Velib'.

Mis en place en plein été, à grands renforts de tambours et de trompettes. Juste avant que l'actualité ne sommeille jusqu'au 20 août.

 

Mais au fait, juste de l'autre côté du périph, à 200 mètres, à quoi ont droit les habitants, si nombreux à venir travailler dans Paris (plus d'un million par jour) ? 

 

...

... 

et

... 

 

Pourquoi la région Ile-de-France du formidable Jean-Paul Huchon ne s'est-elle pas associée tout de suite à cette initiative ?

Pourquoi les villes de banlieues ne sont-elles pas impliquées ? 

Et le fameux grand Paris ?

À  part une "Conférence métropolitaine" ça donne quoi ?...

 

Voilà l'explication ferrugineuse vaseuse de Denis Magic Baupin, l'élu des Verts chargé des bouchons transports à la mairie de Paris.

Je vous la donne comme je l'ai reçue. Du bout des doigts... À cause du cambouis. 

 

"Une fois que l'on aura terminé la mise en place d'ici la fin de l'année", il s'agit de "développer le service sur l'agglomération". "Beaucoup de communes sont déjà demandeuses. Cela pose quelques petits problèmes juridiques puisque cela a été couplé avec le marché de la publicité avec Decaux et que Decaux n'est pas forcément l'annonceur des toutes les villes limitrophes". "Il faut trouver des dispositifs" mais "il est évident que le bassin de déplacement concerné dépasse largement Paris". "La logique c'est que ça se développe".

 

Bon, donc :

"Cela pose quelques petits problèmes juridiques". "Il faut trouver des dispositifs". "il est évident que le bassin de déplacement concerné dépasse largement Paris". "La logique c'est que ça se développe".

Super.

Un énarque ou un techno quelconque n'aurait pas dit beaucoup mieux.

 

Ça va venir quoi... Mais il faudra... un certain temps...

 

Et puis faites pas c...r ! Baupin, lui, son vrai problème c'est "Paris 2008", la tête de liste des Verts, et certainement pas les gens de l'autre côté du périph'.

 

Y'a pas à dire, ça fait plaisir d'avoir élu des politiques citoyens, novateurs, modernes, inventifs et surtout solidaires comme les Verts...

 

[NDGB : Vous aimez les baltringues ? Rappelez moi de vous parler un jour de Stéphane Pocrain...].

 

 

Alors je vais poser ma question différemment.

Pourquoi donne-t-on TOUJOURS le sentiment aux habitants des banlieues qu'is passent après les Parisiens ? Quand ils passent...


 

Et, en plus, je ne suis pas le seul à me poser la question.

 

09:00 Lien permanent | Commentaires (328) | Envoyer cette note

lundi, 16 juillet 2007

Achat d'espace...

Merci au nouvelobs.com pour l'éclat de rire...

 

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clic... 
 
 
 
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Ce post est le numéro 700... 

19:20 Lien permanent | Commentaires (114) | Envoyer cette note

Irangay.

Notre capacité à appréhender ce qui se déroule à l'étranger est, la plupart du temps, liée à la manière dont les médias en rendent compte. Je veux dire encore davantage que concernant nos "affaires nationales", pour lesquelles nous pouvons nous faire un avis plus aisément et, simplement, les comprendre, ne serait-ce que pour des raisons culturelles. J'ai donc généralement beaucoup de réticences à traiter de faits internationaux sur lesquels, pour des raisons diverses et variées, je ne me sens pas capable de produire une simple opinion. 

La note d'aujourd'hui pose - notamment - ce type de questions. 

Depuis plusieurs jours, Hervé Joseph Lebrun, photographe et cinéaste, sonne le tocsin - ici et ailleurs - sur la condamnation à mort (par pendaison) d'homosexuels en Iran.

Il a fini par me contacter par mail (nous ne nous connaissons pas) pour me demander de relayer son inquiétude.

Vous allez comprendre en le lisant ici ce matin que des versions contradictoires circulent.

Vous allez surtout croiser, parmi les plus farouches défenseurs de l'Iran, un certain Thierry Meyssan, de sinistre mémoire... 

 

Je ne suis absolument pas capable de dire de manière affirmative, à 100 %, qu'HJL a raison sur les motifs précis pour lesquels ces iraniens risquent cette mort barbare. La polémique est, en effet, née après des affirmations faisant de certains des condamnés de dangereux pédophiles. Mais quand bien même certains se seraient-ils rendus coupables de ces crimes (ou d'autres), il me semble légitime de lutter, partout, pour que la peine de mort disparaisse.

Je cède donc aujourd'hui la place à HJL - alias Spartakus - (attention, ce blog est hard).

 

Il passera dans la journée discuter avec nous.

Lire la suite

07:40 Lien permanent | Commentaires (312) | Envoyer cette note

dimanche, 15 juillet 2007

Baywatch.

Je vous l'avoue, j'en avais toujours rêvé.

De la curiosité.

Une occasion s'est présentée. 

C'est fait.

 

La preuve... 

 

 

 
 
 
 
Extra bonus track...
 
 

19:52 Lien permanent | Commentaires (114) | Envoyer cette note

A Day In The Life.

 

 

Première fête nationale de "rupture" pour Nicolas Sarkozy (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL)
  14JUILLET-CÉRÉMONIES - 15/07/2007 00h50 - AFP
   
Soirée du 14 juillet sans incident dans la capitale
  14JUILLET-VIOLENCES-SÉCURITÉ - 15/07/2007 00h11 - AFP
   
600.000 personnes, dont Sarkozy, pour le concert du 14 juillet de Polnareff
  MUSIQUE-SARKOZY-14-JUILLET - 14/07/2007 23h30 - AFP
   
600.000 personnes, dont Sarkozy, pour le concert du 14 juillet de Polnareff
  MUSIQUE-SARKOZY-14-JUILLET - 14/07/2007 23h05 - AFP
   
L'hymne algérien exécuté pour la 1ère fois à la Résidence de France
  ALGÉRIE-FRANCE-ANNIVERSAIRE - 14/07/2007 22h58 - AFP
   
600.00 personnes, dont Sarkozy, pour le concert du 14 juillet de Polnareff
  MUSIQUE-SARKOZY-14-JUILLET - 14/07/2007 21h52 - AFP
   
Première fête nationale de "rupture" pour Nicolas Sarkozy (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL)
  14JUILLET-CÉRÉMONIES - 14/07/2007 21h16 - AFP

 

Sarkozy : l'Europe "qui se construit sur des nations" de retour en France
  14JUILLET-SARKOZY - 14/07/2007 21h03 - AFP
   
FMI : Nicolas Sarkozy "en contact quotidien" avec Dominique Strauss-Kahn
  14JUILLET-SARKOZY-PS-FMI - 14/07/2007 20h44 - AFP
   
Agression mortelle de Stains en 2005 : le suspect principal mis en examen et incarcéré
  VIOLENCES-AGRESSION-ENQUÊTE - 14/07/2007 20h36 - AFP
   
FMI : Nicolas Sarkozy "en contact quotidien" avec Dominique Strauss-Kahn
  14JUILLET-SARKOZY-PS-FMI - 14/07/2007 20h35 - AFP
   
A l'attention des rédactions
  PRÉVISIONS-FRANCE - 14/07/2007 20h21 - AFP
   
Grâces: Rachida Dati rend hommage au personnel pénitentiaire
  JUSTICE-PRISON-GRÂCES-14JUILLET-DATI - 14/07/2007 20h08 - AFP
   
Grâces: Rachida Dati rend hommage au personnel pénitentiaire
  JUSTICE-PRISON-GRÂCES-14JUILLET-DATI - 14/07/2007 19h42 - AFP
   
Entretien téléphonique Sarkozy/Merkel avant le sommet de lundi
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-FRANCE-ALLEMAGNE - 14/07/2007 19h09 - AFP
   
Lang est le seul PS "favorable à l'hyper-présidentialisation" (Hamon)
  PARTIS-PS - 14/07/2007 18h44 - AFP
   
Rapprochement Algérie-France: des progrès ont été réalisés (Chirac)
  ALGÉRIE-FRANCE-POLITIQUE - 14/07/2007 18h39 - AFP

 

La semaine politique s'ouvre par un sommet franco-allemand à Toulouse (PRESENTATION)
  POLITIQUE-SEMAINE - 14/07/2007 18h17 - AFP
   
Nicolas Sarkozy prendra quinze jours de vacances à l'étranger en août
  SARKOZY-POLITIQUE-VACANCES - 14/07/2007 18h17 - AFP
   
Sarkozy envisage de se rendre au Brésil pour appuyer Strauss-Kahn au FMI
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-FMI-FRANCE-BRÉSIL - 14/07/2007 18h15 - AFP
   
Tour de France - Sarkozy se rendra mardi sur une grande étape de montagne
  SARKOZY-CYCLISME-TDF-2007-SPORT - 14/07/2007 18h13 - AFP
   
Agenda de la semaine du lundi 16 au dimanche 22 juillet
  AGENDA-HEBDO-POLITIQUE - 14/07/2007 18h10 - AFP
   
Tour de France - Sarkozy se rendra mardi sur une grande étape de montagne
  SARKOZY-CYCLISME-TDF-2007-SPORT - 14/07/2007 18h01 - AFP
   
Les Sarkozy habiteront à l'Elysée à partir de septembre
  SARKOZY-ELYSÉE - 14/07/2007 17h52 - AFP
   
Première fête nationale de "rupture" pour Nicolas Sarkozy (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL)
  14JUILLET-CÉRÉMONIES - 14/07/2007 17h47 - AFP
   
Angela Merkel inquiète face aux positions françaises (presse)
  ALLEMAGNE-FRANCE-ÉCONOMIE - 14/07/2007 17h38 - AFP
   
Angela Merkel inquiète face aux positions françaises (presse)
  ALLEMAGNE-FRANCE-ÉCONOMIE - 14/07/2007 17h28 - AFP

 

Héros, victimes et dames enchapeautées pour la première garden party de Sarkozy (REPORTAGE)
  14JUILLET-CÉRÉMONIES - 14/07/2007 17h22 - AFP
   
Le comité de réflexion sur les institutions installé mercredi (Sarkozy)
  SARKOZY-POLITIQUE-INSTITUTIONS - 14/07/2007 16h45 - AFP
   
La semaine politique s'ouvre par un sommet franco-allemand à Toulouse (PRESENTATION)
  POLITIQUE-SEMAINE - 14/07/2007 16h26 - AFP
   
FMI: Sarkozy a invité DSK en marge du déjeuner européen du 14 juillet
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-UE-FMI-FRANCE - 14/07/2007 15h50 - AFP
   
Ben Ali se félicite d'une "évolution prometteuse" des liens avec Paris
  FRANCE-14JUILLET-TUNISIE-POLITIQUE - 14/07/2007 15h50 - AFP
   
Nicolas Sarkozy salue, devant des milliers d'invités, la "beauté" de Cécilia
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-SARKOZY - 14/07/2007 15h31 - AFP
   
Nicolas Sarkozy salue, devant des milliers d'invités, la "beauté" de Cécilia
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-SARKOZY - 14/07/2007 15h30 - AFP
   
Message du président ukrainien à Nicolas Sarkozy pour le 14 juillet
  UKRAINE-FRANCE-14JUILLET - 14/07/2007 15h15 - AFP
   
Le roi du Maroc se félicite du "partenariat stratégique" avec la France
  FRANCE-14JUILLET-MAROC-COOPÉRATION - 14/07/2007 15h05 - AFP
   
Alliot-Marie salue le "rôle majeur" des policiers, gendarmes et pompiers
 

14JUILLET-GOUVERNEMENT-SÉCURITÉ - 14/07/2007 15h02 - AFP

 

Retrait de l'ourse Franska: éleveurs et députés saisissent Nicolas Sarkozy
  ENVIRONNEMENT-ÉLEVAGE-PYRÉNÉES-ANIMAUX-OURS - 14/07/2007 14h58 - AFP
   
Agenda de la semaine du lundi 16 au dimanche 22 juillet
  AGENDA-HEBDO-POLITIQUE - 14/07/2007 14h30 - AFP
   
Présidence FMI: Sarkozy a invité DSK au déjeuner officiel européen du 14 juillet
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-UE-FMI-FRANCE - 14/07/2007 13h43 - AFP
   
Défilé du 14 juillet new look pour Nicolas Sarkozy: Europe et décontraction (PAPIER D'ANGLE)
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-DÉFENSE - 14/07/2007 13h34 - AFP
   
La France "meilleur allié" des Etats-Unis quand elle est du même côté (Fried)
  USA-FRANCE-DIPLOMATIE - 14/07/2007 13h15 - AFP
   
Première fête nationale de "rupture" pour Nicolas Sarkozy (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL)
  14JUILLET-CÉRÉMONIES - 14/07/2007 13h06 - AFP
   
Sarkozy a invité "DSK" au déjeuner officiel pour faire campagne pour le FMI
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-UE-FMI-FRANCE - 14/07/2007 13h03 - AFP
   
Les partis libanais réunis à Paris pour retrouver la voie du dialogue (PAPIER GENERAL)
  FRANCE-LIBAN-CRISE-POLITIQUE - 14/07/2007 12h44 - AFP
   
14 juillet: Sarkozy et ses invités de l'UE célèbrent l'Europe à la fin du défilé
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-UE - 14/07/2007 12h42 - AFP
   
A l'attention des rédactions
  PRÉVISIONS-FRANCE - 14/07/2007 12h17 - AFP

 

Première fête nationale de "rupture" pour Nicolas Sarkozy (PAPIER GENERAL)
  14JUILLET-CÉRÉMONIES - 14/07/2007 11h28 - AFP
   
Lionel Stoleru bientôt chargé d'une mission sur les PME (presse)
  ENTREPRISES-PME - 14/07/2007 11h23 - AFP
   
Agression mortelle de Stains en 2005 : le suspect principal déféré au tribunal
  VIOLENCES-AGRESSION-ENQUÊTE - 14/07/2007 11h13 - AFP
   
14 juillet: brève halte du président pour un mini bain de foule sur les Champs-Elysées
  14JUILLET-CÉRÉMONIES-DÉFENSE - 14/07/2007 10h27 - AFP
   
Coup d'envoi de "l'euro-défilé" du 14 juillet: les 27 au rendez-vous
  14JUILLET-CÉRÉMONIES - 14/07/2007 10h16 - AFP
   
Coup d'envoi de "l'euro-défilé" du 14 juillet: les 27 au rendez-vous
  14JUILLET-CÉRÉMONIE - 14/07/2007 10h02 - AFP

 

 

 

Voilà.

C'était ce matin très tôt.

 

Il suffisait juste de rechercher l'item "Sarkozy" sur une journée (celle d'hier, 14 juillet) sur le fil de l'AFP...

 

 

 

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A Day In The Life...

I love to turn you on... 

 

 

07:20 Lien permanent | Commentaires (306) | Envoyer cette note

samedi, 14 juillet 2007

Corbeaux, balances, etc.

Je n'irai pas par quatre chemins.

Je me contrefous totalement des problèmes judiciaires des frères de madame Dati. Comme je me moquais à l'époque (1981) de ceux du frère de Jack Lang.

Les turpitudes ou les accidents de vie de ceux qui entourent nos politiques ne me concernent pas... Sauf si grâce à ses fonctions le politique en question protégeait ou tentait de protéger son proche en difficultés de quelque manière que ce soit.

 

Voilà, ça c'est fait. 

 

Eh bien, puisque nous en sommes à la justice et à Rachida Dati, ce matin je me réjouis - oui je me réjouis ! - de propos tenus hier par Nicolas Sarkozy lors d'un discours à la garden party offerte par la ministre de la Justice.

Avant d'en venir au fond, notons que l'AFP titre cette dépêche ainsi. Ce qui m'a un peu étonné. Nous y reviendrons.

 
JUSTICE-CLEARSTREAM-RÉFORME-SARKOZY - 13/07/2007 20h34 - AFP

 

Venons-en donc au propos du Président.

Voici ce qu'en rapporte l'agence :


"J'ai voulu un certain nombre de textes que Rachida a fait passer d'excellente façon, j'en souhaite d'autres : je pense notamment que la pratique des dénonciations anonymes n'est pas  compatible avec l'idée que je me fais d'un Etat de droit et d'une république aboutie". "Je comprends très bien que tel ou tel soit dénoncé, sans donner son nom au public, mais une dénonciation à laquelle on ne donnerait pas son nom à l'administration, et qui veut nous révéler quelque chose, c'est une pratique d'un autre temps", a ajouté le Président. Cependant, Nicolas Sarkozy a admis des exceptions, notamment "dans des cas très précis, à l'intérieur d'une famille, (lors de) violences sexuelles" ou encore pour la "protection, dans le cas de l'action terroriste". En dehors de cela, reprend l'AFP, "si un citoyen a quelque chose à dire à la justice de son pays, qu'il le dise et la justice garantira la discrétion",  a dit le Président, estimant que "la dénonciation comme principe, cela rappelle des heures très sombres de notre pays". "Le papier où l'on dénonce sans signer, ce n'est pas l'idée que je me fais de la République". "On m'appelle à être le garant des libertés et bien en voilà une, ne pas permettre aux revanches de se manifester de façon anonyme".

 

Eh bien, vous savez quoi ? Je ne vois rien à redire à cela. Rien. Bien au contraire. Même si je reste méfiant sur ce que le Président entend par "action terroriste". Il faudra évidemment ici des précisions et des garanties.

 

La chute de la dépêche de l'AFP revient de nouveau sur l'affaire Clearstream :

"Nicolas Sarkozy, avec d'autres personnalités, avait été accusé faussement, sur dénonciation anonyme, de détenir des comptes occultes chez Clearstream, un organisme financier par lequel auraient transité les pots-de-vin de la vente de frégates à Taïwan en 1991. Il a depuis déposé plainte et s'est constitué partie civile".

 

Si au moins cette affaire pouvait servir à faire disparaître les dénonciations et les délateurs anonymes, quel bonheur !

Il faudrait alors songer à élever une statue à Dominique de Villepin et son orchestre de baltringues...

Enfin, nous verrions s'effacer du paysage les salopards qui passent leurs journées à se demander comment ils vont pouvoir faire c...r leurs voisins de paliers.

N'oubliez jamais que dans notre pays, dénoncer secrètement fut un sport national et que cette mentalité lamentable n'a pas du tout disparu du paysage. Et ce, bien au delà d'une affaire Clearstream qui, au bout du compte, aura largement servi Nicolas Sarkozy en le faisant passer pour la victime d'un complot. Ce qui serait très réducteur.

D'ailleurs, pendant que j'y suis, je me demande, si, en son temps, alors ministre du budget d'Édouard Balladur, notre actuel Président lui-même ne se serait pas laissé aller à transmettre - anonymement - à la justice de son pays quelque petits tuyaux concernant les Chirac...

Une erreur de jeunesse ? 

Allez, on oublie. On passe l'éponge.

Ce 14 juillet, c'est moi qui gracie.

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vendredi, 13 juillet 2007

Ô temps ! suspends ton vol...

"Tout venait du régime"...  commença à expliquer Nicolas Sarkozy.

Je tendis l'oreille.

Soudain, le Président prit une inspiration et débuta une véritable fresque historique.

Puis il prononça ces quelques phrases... 

Ne me demandez pas comment je le sus, mais il m'apparut alors évident que, de cette saillie, j'allais faire mon miel matinal...

 

"Alors voilà... Le Général de Gaulle voulait que la France fût gouvernée. Il voulait que la France tirât les leçons de son Histoire et qu'elle se souvienne que l'absence si durable d'un véritable gouvernement avait conduit la France au précipice. Il ne fut pas entendu. Le régime des partis revint avec le régime d'Assemblée. [J'y reviendrai]. La IVème République ressuscita ce qu'il y avait de pire dans la 3ème. Et on sait comment ça se termina. (...)".

 


Chez moi, nous en restâmes stupéfaits.

Non pas que nous pensions que notre Président fût inculte.

Mais qu'il maîtrisât de la sorte l'imparfait du subjonctif, suivi d'un petit passé simple aussi joliment troussé, nous laissa comme pantois. 

 

Décidément, nous n'étions pas au bout de nos surprises avec Nicolas Sarkozy...

 

Nous repensâmes alors à cette campagne électorale, encore si près et pourtant déjà si loin.

Nous nous dîmes (dim ?) alors que si nous avions voulu parvenir à nous opposer intelligemment, encore aurait-il (eût-il ?) fallu (phallus ?) que nous sachions (sussions ?) nous y prendre différemment...

 

Et voilà ce que c'est !

Une fois de plus, je me moque.

Je fais le malin.

Et je me vautre...

Même pas capable de m'y retrouver dans mes concordances de temps !

Et à l'heure qu'il est, en dehors des mouettes qui tournoient et rient bêtement en passant en rase-motte au dessus de mon toit, il n'y a pas la moindre plume à l'horizon pour me corriger...

Guano alors !

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jeudi, 12 juillet 2007

Citoyens aux abris.

Aujourd'hui sur le DEL une initiative positive. "Enfin" diront certains...

 

Corinne, qui va vous raconter son expérience, est une DEListe d'un an d'âge. Recommandée par le bon docteur Lehmann, elle est passée en juillet 2006, et elle est restée.

Elle se dit "personne à mobilité réduite", mais je peux vous garantir qu'elle bouge bien plus et bien mieux que nombre d'entre-nous...

J'ai donc voulu lui céder la place tant je suis bluffé par ce qu'elle fait avec ses amis...

 

 

6 janvier 2007, le campement des Enfants de Don Quichotte s’installe sur les Allées de Tourny à Bordeaux...

Le 6 juin 2007, l’association « CLEF DE DEPART » a son certificat de baptême.


Aucun de nous sept, qui composons aujourd’hui l’équipe de « CLEF DE DEPART » , ne nous connaissions encore.

Patrick Buord, 43 ans, jeté à la rue en 1997 à la suite d’un divorce, qui a exercé dans tous les domaines de la construction privée et publique, de la décoration, de la commande numérique intra-occulaire et même dans la conception du « Périple » en qualité de spécialiste dans l’alu. Pierre Chambon, 50 ans, qui a passé une partie de sa vie professionnelle dans le bâtiment et ancien cadre à la RATP (rédacteur et gestion du personnel), licencié à la suite de dépression et à la rue après expulsion. Christophe Lavergne, 27 ans, couvreur-zingueur. Anne Marie Tessonaud, sans emploi et militante depuis toujours, n°2 sur la liste du candidat LCR face à Alain Juppé aux dernières législatives. Benjamin Regonesi, 20 ans, bouquiniste. Julien Dubos, 35 ans, chef d’atelier graphique dans une imprimerie. Et moi, Corinne Dubos, 43 ans, femme au foyer et accessoirement «personne à mobilité réduite » très mobile. Des citoyens sans abris et des citoyens aux abris plus ou moins aléatoires…

L’optique de cette association est de recevoir des sans domiciles ou des mal logés, ayant un travail ou pas. Faire appel à la solidarité de tous ; par le biais de dons publics ou de particuliers de tous types de logements, de terrains nus ou de bâtiments, afin de les rénover avec la participation active des sans abris ou mal logés. Il s'agit de favoriser un accompagnement social du relogement, la réhabilitation de lieux ou la rénovation des habitats proposés.  

Notre but est de recevoir ensuite dans ces logements les personnes qui y auront travaillé, et ceci de façon pérenne. Non en solution d’attente mais comme tout locataire classique, avec un loyer calculé sur les prestations logements auquel ils auraient droit, avec une légère majoration pour qu‘ils participent à la hauteur de leur capacité à leur prise en charge. Et cela, aussi longtemps qu’ils en auront besoin ou le désireront. Étant entendu qu’il s’agit d’un contrat moral entre eux et nous pour travailler ensemble dans le sens de la remise sur pied de leur vie.

Dans l’intention de changer les regards, de démontrer à tous que SDF n’est pas synonyme d’assisté, qu’il y a dans la rue des compétences et des qualités ignorées, qu’ils peuvent être acteurs de leur réinsertion.

Nous nous appuierons d’abord sur ceux qui auront la force morale et la santé de remettre les lieux en l’état, en fonction de leur compétence. Mais dans l’idée de recevoir ensuite, si nous disposons de places suffisantes, ceux qui n’auront pas forcement la possibilité d’assumer de bout en bout la réfection des endroits; mais qui auront la volonté ferme de changer leur vie.

CLEF DE DEPART souhaite donc se présenter comme une alternative et une complémentarité à ce qui se fait au niveau institutionnel en matière d’accueil et d’aide aux personnes les plus défavorisées : une autre façon de prendre en charge le problème de l’exclusion et une manière d'aider, sans doute, à désengorger les services surchargés par des cas en attente.  

Dans une mesure raisonnée et réfléchie, nous avons aussi l’ambition d’agir en faveur de la lutte contre le délabrement urbain de certains quartiers, en faisant revivre des lieux ; tout en tenant compte des impératifs écologiques et de maîtrise de l’énergie qui s‘imposent à tous aujourd’hui. Le tout en luttant contre l’exclusion et l’injustice vécue par les personnes qui en sont réduites à vivre dehors ou dans des conditions extrêmement précaires, mettant en danger leur santé psychologique et physique et celle de leur famille.

Surtout, nous voulons nous servir de nos différences, de nos expériences diverses et de nos observations. Et nous sommes preneurs de l'aide ou du consei de toute personne (particulier ou professionnel) qui voudra venir nous offrir son savoir-faire ou sa présence bénévole.

Nous avons commencé par faire connaitre notre projet et notre association au maire de Bordeaux A. Juppé, à J.Claude bron, vice president de la CUB, à la Préfecture … Pour savoir comment notre initiative serait reçue. Tous nous ont dit “votre projet nous interesse”.

Nous en sommes donc à la phase de rendez-vous avec tous les élus et institutionnels concernés et avons dans l’idée de démarrer l’opération... Avant l'hiver... 

Nous avons été contactés par le CREAP, une association qui dans le cadre de son Projet PRISE vise à rendre autonomes les ménages dans la gestion de leur consommation, à contribuer à l’amélioration de l’habitat, à l’intégration sociale et au maintien dans les logements. De nombreux bénévoles actifs apportent déjà leurs compétences et leurs expériences : ingénieurs énergéticiens, bureaux d’études, consultants, architectes, paysagistes. Nous travaillerions volontiers avec eux. Comme avec  les Compagnons Batisseurs qui font déjà la même chose en matière de réfection des habitations des mal-logés.  Et comme avec beaucoup de particuliers qui ont entendu parler de nous et qui sont prêts et désireux de participer ; ainsi que certains sans domiciles, croisés sous les tentes et qui ne demandent que ça. Travailler et avoir un toit.

Mais y a une chose indispensable qui nous manque avant tout pour démarrer. Un BATIMENT.

 

Corinne sera présente toute la journée pour dialoguer avec nous. Pour découvrir nos amis, la vidéo ci dessous (LTV33). [Les plus observateurs noterons que Corinne a des livres de Privé (Les Fossoyeurs, etc.) sur son canapé, à côté d'elle !]

 


08:10 Lien permanent | Commentaires (508) | Envoyer cette note

mercredi, 11 juillet 2007

Candidatos no pasaron la prueba...

C'est l'AFP qui le révèlait dans la nuit et j'ai bien peur que cela reste discret...

Les candidats à l'élection présidentielle du 9 septembre au Guatemala - eh oui, ami du DEL, tu viens d'apprendre deux choses : il y a une présidentielle au Guatemala et elle est le 9 septembre... - ont tous échoué à un test de connaissance portant sur les langues parlées au Guatemala, la taille du pays, la dette extérieure, le salaire minimum, les indices de pauvreté et d'extrême pauvreté, le nombre de municipalités ou certains articles de la constitution...du pays (je n'ai pas osé écrire guatémaltèque).

C'est un quotidien, La Prensa, qui était l'organisateur du test et son verdict est sans appel...

"Si nous comparons les résultats obtenus avec ceux qui sont requis pour entrer à l'Université San Carlos, tous les candidats auraient été recalés" :

Candidatos no pasaron la prueba
Si asistieran a la universidad, los candidatos a la Presidencia no habrían pasado la prueba respecto del conocimiento que tienen del país que quieren dirigir.

Eh beh... 

 

Heureusement, heureusement, c'est bien le favori de la présidentielle, Alvaro Colom (Unité nationale de l'espoir - UNE, centre-droit) qui a été le meilleur. Il a bien répondu à six questions, le bougre ; il a formulé six réponses approximatives et trois franchement nazes (pique-lui ses lunettes et tu verras...).

medium_06n27fe04.jpg 

 

 

 

 

 

 

Mais, Colom arrive loin, loin devant la prix Nobel de la paix, Rigoberta Menchu (son nom m'a toujours fait marrer...), qui se place en avant-dernière position (enlève-lui son "chapeau", et tu en sauras plus...).medium_image001.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce n'est certainement pas dans notre beau pays que ça arriverait un truc pareil...

C'est bien simple, aucun média sérieux n'aurait même simplement l'idée d'organiser le moindre test de ce genre.

Et puis, ça ne prouverait strictement rien !

Est-il nécessaire de bien connaître son pays (et le reste d'ailleurs...) pour le présider ?

Quelle drôle d'idée... 

 






08:30 Lien permanent | Commentaires (262) | Envoyer cette note

mardi, 10 juillet 2007

Interlude.

Je suis absent de ce blog aujourd'hui.

Eh oui. Absent. Barré. Parti. Ciao. Bye Bye.

Je ne vais repasser que dans la nuit.

Mais non je ne fais pas la gueule ! Pas mon genre du tout.

 

Des rendez-vous à Paris. Peut-être importants. Peut-être pas. Mes dernières cartouches avant l'été.

 

Un jour, si ça tourne bien (ou très mal !), je raconterai - peut-être - cette période. Je veux dire vraiment.

Les trahisons quotidiennes. Des "proches" qui se débinent. Les "amis" que vous avez fait bouffer - oui bouffer - depuis des années... Leurs alibis. Leurs prétextes. Leurs mensonges. Ah les fameux ZZZauteurs... "Laisse les morts ensevelir leurs morts"...

Les vrais salauds aussi. Les dégonflés.  Et puis les mecs qui vous "voient" quand même (c'est le bon verbe : on peut se "voir"...). Par fausse politesse. Ceux qui vous écoutent mais qui ne vous rappellent jamais. Dire "non" ? Ah ça, pas capables. Pleutres quoi. Les escrocs qui tentent de vous estamper au passage. Et enfin, ceux qui vous reçoivent et qui feignent d'être sincèrement intéressés ; mais qui voulaient juste s'offrir (bah oui, en plus c'est gratoche) le plaisir de regarder celui qui est à terre ; tombé du fil. L'odeur du sang... Leur puanteur. 

Et puis, il en est d'autres. Plus rares. Mais ils existent. Qui se révèlent. Qui entourent. Qui aident. Qui sont là, tout simplement.  Presque jamais ceux auxquels on aurait pensé... Et même des inconnus.

Alors, un jour peut-être...

Ou peut-être pas.

Mais comme le dit l'ami, la vengeance est un plat qui se mange. Point. 

 

Donc aujourd"hui, en mon absence, je compte spécialement sur vous, sur votre intelligence, sur votre self-control et votre fair-play (j'en vois déjà qui rigolent...).

Je vous remercie de ne pas déraper de nouveau sur les délires d'un Frêche dont franchement tout le monde se contrefout. De ne pas passer des heures à disserter sur la taille du capitaine... De ne pas tenter de découvrir les dessous des Illuminati ou des Bilderberg en imaginant un vaste complot qui irait de l'Atlantique à l'Oural... De ne pas répondre, surtout, aux minus qui circulent en liberté parce que je le veux bien.

 

Un dernier mot.

Un petit train va démarrer, accompagné d'une petite musique lancinante qui ne va plus vous lâcher, juste sous ce texte. Il a pour moi (et d'autres ici, j'en suis sûr), une énorme valeur sentimentale. Il débarque directement de mon Enfance. Et croyez-mol - arrivé à un certain âge... -, il ne faut surtout plus prendre ces choses-là à la légère...

Je nous souhaite une belle journée.

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lundi, 09 juillet 2007

Royal Bazooka.

Dimanche 8 juillet 2007.

"7 à 8 sur TF1.

Ségolène Royal donne une interview intimiste.

Un grand moment de modernisation, de rénovation même, de la vie politique et du Parti socialiste réunis s'annonce...

Et puis...

Après avoir notamment annoncé qu'elle ferait à la rentrée son autocritique - "Je l'écris actuellement, je la publierai dans toutes ses dimensions, dans toutes ces facettes" -  madame Royal accepte de répondre à une question concernant son couple...

 

 "En même temps il y a des circonstances privées qui font qu'à un moment les choses ne sont plus tenables. Quand on aime et qu'on est trahi, je crois qu'il faut reprendre sa vie en main et dire à un moment c'est plus comme ça que je vois les choses, c'est plus supportable".

 
Bon, bon, bon... C'est intéressant. Mais une fois ça suffisait peut-être non ?

Quelqu'un, - je ne sais pas moi, par exemple, son avocat et ami Jean-Pierre Mignard - pourrait-il juste faire gentiment remarquer à madame Royal que ses propos, droits sortis d'une émission de Mireille Dumas (tiens voilà où effectuer une bonne rentrée télévisée...), ne nous regardent pas ?

Et qu'à la limite on s'en cogne ?

Quant au procès intenté par la candidate aux deux douces auteurs de La Femme Fatale, il était ridicule.

Il devient inepte.

(Fais toi plaisir. Appuie sur le nez de l'une des deux...ou des deux. Elles ne mordent pas...)

Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué
Raphaëlle Bacqué @ Ariane Chemin (AFP).


 

Et pendant ce temps-là... 

 

 

 

 

 

 

merci à nat pour "LE" lien. 

 

AJOUT 9H36. Le conseil régional de Poitou-Charente rompt définitivement les négociations engagées avec guy birenbaum pour le financement d'une maison d'édition indépendante... 

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dimanche, 08 juillet 2007

La mer qu'on voit danser...

Trouville. Dimanche 8 juillet. 11H45.

 

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Et je regarde les Hommes tomber...

Je vais vous faire un aveu.

La glose générale sur "l'ouverture" me fait marrer.

(Tire la fermeture éclair...)

medium_ouverture.2.jpg

 

Autant j'ai été choqué lorsque Éric Besson a trahi - au moment où il l'a fait, et de la manière dont il l'a fait - autant, depuis, j'éprouve une certaine jubilation.

Et je regarde les Hommes tomber...

Sans compter que si j'ai des défauts (vous le savez bien...), j'ai de la mémoire.

 

Ainsi, il y a un an, presque jour pour jour, j'ai publié sur ce blog - le 7 juillet 2006 - une note dans laquelle je reprenais une dépêche de l'AFP qui évoquait un discours de Nicolas Sarkozy (alors pas encore candidat).

Ce discours, prononcé à Ballan-Mire (dans l'Indre-et-Loire), énonçait, tout bêtement, exactement ce qui est en train de se dérouler devant nous.

La migration des uns, la régression des autres.


PARTIS-UMP-PRÉSIDENTIELLE - 06/07/2006 20h57 - AFP
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Origine : France

Sarkozy veut faire "exploser les clivages" droite-gauche


BALLAN-MIRE (Indre-et-Loire), 6 juil 2006 (AFP) - Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi être déterminé à "faire exploser les clivages" droite-gauche, car il "y a une gauche à laquelle on peut parler", à l'occasion d'une "réunion champêtre" à Ballan-Mire (Indre-et-Loire) à laquelle participaient quelque 2.500 personnes.
Cette gauche, a expliqué le président de l'UMP, c'est "la gauche qui prend le métro, qui vit dans les quartiers populaires, qui ne demande rien à personne" et qui "peut apporter ses voix dans un grand débat pour l'élection présidentielle".
C'est aussi, selon le numéro deux du gouvernement, "la gauche qui ne veut pas du conservatisme et de l'immobilisme" et qui mise "sur le dynamisme, le changement, la rupture, la promotion sociale, la lutte réelle contre les inégalités".
"Avec le respect de la diversité, on peut rassembler au-delà du camp traditionnel de la droite, rassembler des gens différents autour d'un projet auquel on a donné une cohérence", a insisté M. Sarkozy. "Parce que, qu'est-ce qui nous motive tous ? C'est l'amour de la France !".
"Je me reconnais davantage dans la gauche de Blum et Jaurès que dans celle de Royal et Jospin", a encore assuré le probable candidat à la présidentielle de 2007.
npk-bd-cgd/chc/def
Copyright © 1994-2006 Agence France-Presse

 

Voilà.

À l'époque, les rares qui avaient relevé ces termes, les avaient considérés comme des paroles verbales sans lendemains ; de simples propos de tribune.

Nous avons eu tort.

Nicolas Sarkozy est beaucoup plus adroit que nous ne l'avions imaginé.

Et alors qu'il s'est fait élire en prononçant des discours inadmissibles, pour qui voulait bien se donner la peine de les écouter, il préside ET gouverne désormais en invoquant toute la France ; provoquant même déception, colère et incompréhension dans son propre camp.

Attention, ne me lisez pas de travers.

Il ne faut pas être complètement dupe.

La captation d'une partie du clan adverse est un très grand classique dans l'art de la guerre ; une diversion intelligente qui permet souvent de faire avaler les projets les plus rétrogades pendant que l'opinion regarde ailleurs : les contorsions des transfuges par exemple....

Cependant, si l'on s'intéresse aux conditions qui ont rendu possible la réussite d'une telle manoeuvre politique, il est assez évident qu'elle ne vient pas de nulle part. Les Français y avaient été préparés.

Par ce discours méconnu du 6 juillet ? Non, bien sûr.

Mais par toute la campagne de François Bayrou qui a passé des mois à répéter sur tous les tons que "Si tous les gars du monde voulaient se donner la main...". On connait le résultat (le sien). Bayrou est tout seul - ou presque - devant son MoDem qui crachouille... Ségolène Royal a agi de même. La candidate a expliqué, en long en large et en travers, qu'elle allait rénover du sol au plafond. Finissant par évoquer invoquer les électeurs du centre, puis même Bayrou Premier ministre ; débattant avec lui entre les deux tours, etc.

Après cela, Nicolas Sarkozy n'a eu qu'à se baisser et il (les) a ramassé(s) derrière.

Et nous nous trouvons aujourd'hui devant un paradoxe que personne n'avait prévu ; et dont on voit bien à quel point il tétanise la plupart des politiques que Sarkozy n'a pas encore hypnotisés...

(Ai confiance et appuie sur les yeux de Kaa)

medium_kaa.jpg

 

Nous avons donc élu un vrai Président de droite - aux sens culturel, sociologique et historique du terme - qui a passé le premier tour en siphonnant les voix des électeurs du FN, sans la moindre vergogne, sur une ligne très dure. Et c'est ce Président-là - celui qui, entre les deux tours, a prononcé à Bercy un discours d'une violence que je n'oublierai pas de sitôt -qui aujourd'hui ouvre, rassemble et mobilise... 

Du coup, depuis, chaque jour qui passe, j'éprouve une certaine jubilation.

Et je regarde les Hommes tomber...

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samedi, 07 juillet 2007

Léonard devint 7.

 

medium_sept2.jpg

 

Léonard, mon chéri, mon amour...


7 extraor10naire !


Quel bonheur tu me fais 7 après-mi10 !

7 cérémonie nup6ale aujourd’8 !

7 engouement 2 tous nos amis.

7 vraiment le plus beau jour 2 ma vie !


Lorsque tu m’as demandée en mariage, j’étais déjà certaine 2 2venir 7 épouse épan8 que tu as toujours souhaitée.

Mais, puisque je t'avais laissé le choix pour la date, que tu ai pris seul l'ini6ative 2 dé6der que ce serait le 07/07/07 m'a boulever7.

7 comme une évidence qui 7 imposée à moi. 

Comment passer à côté de 7 opportunité ?

7ait impo6ble.

Sans compter ton idée d'aller nous marier dans cette bonne ville de 7 qui m'a emballée. 

Mais, je peux bien te l'avouer, là où je suis encore plus heureuse... 7 quand je pense à ce soir.

Je veux pluto dire à 7 n8 …

7 que tu m’as promis que…

Enfin, je ne suis pas très à l’aise avec ça, tu le 7 bien...

Ne sois donc pas su7ptible, 6 je ne t’en 10 pas beaucoup plus.

Mais, bon... Tu m’as quand même promis de... 7 fois…

Là je t’avoue que, pour moi, vu nos habitudes … 7 1 peu ina-tendu !

Je me suis donc payé une jolie nui7 rouge, juste pour 7 occasion.

Tu verras, 7 transphareng et à la fois très 7yant.

J’espère bien que, du coup, pour 7 fois, toi, tu acc7teras enfin d'enlever tes chau7...

J'ai aussi pensé à louer la K7 que tu m'avais demandé...

Le gars du vidéo club m'a regardée bizarrement. Il ne connaissait pas 7 ver6on de Blanche Neige...

En tous cas, 7 soirée me rend toute "chose" à l'avance.

Surtout, 7 idée venant de toi, d’habitude 6 7ptique sous sur le sujet...

7 comme un vrai bonheur qui s'annonce.

7 sûr, 7 fois, 7 la bonne !

Le su7 nous attend.

Et bientôt, je l’espère, il nous faudra aller acheter une pou7 !

Je t'imagine alors, mon Léonard, 76ssant la moindre occasion pour le promener fièrement, 7 enfant fruit 2 7 n8 torride.

Je la vois déjà notre petite Mauri7 - 7 joli comme nom non ? - avec sa su7...

Allez, je te laisse ce petit mot sur le coin 2 la table de n8, près de ta montre à gou7.

Je me dépêche 2 me préparer pour la mairie, la messe et 7 fête.

Il paraît même que le Qré 7 spécialement mis en con106on.

Le maire 7 au6 payé 1 costume 9.

7 qu’il savait qu’il y aurait la télévision…

 

Allez mon chéri, mon amour, mon Léonard... Je t’embrasse 6 fort que 7 déjà 1dé100.

 

Et tout à l'heure, évidemment, je te dirai 8.

 

Ah, j'allais oublier 2 te 10re mer6 pour 7 extraor10naire cadeau 2 mariage...

7 6 p8 100 !

 

Toi et moi, 7 sûr, 7 X, 7 pour la vie.

 
 
 
Ta petite Lu7

 

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vendredi, 06 juillet 2007

Jour tranquille à Clichy...

Amiante...
Une tranche de vie vécue - hier - par le journaliste et écrivain David Angevin (il sera présent sur le DEL quelques heures ce matin) . 
 
 

 

Tous les matins je me lève, comme dirait Jean-Paul Dubois.

Mais ce jeudi 5 Juillet à 7h30, le spectacle par la fenêtre est surréaliste [voir la vidéo sous le texte après mes photos].

Le vieux magasin « Réseau Moquette » est en train d’être détruit. (A la place il paraît qu’on nous prépare un petit immeuble écologique, avec matériaux bio et isolement dernier cri pour économiser le fuel).

En attendant, ce sont des cosmonautes qui s’agitent sous mes fenêtres, les pelles à la main. Ils remplissent une benne, manifestement avec de l’amiante. J’ai du mal à y croire vraiment mais j’assiste bel et bien à un désamiantage sauvage, à ciel ouvert. La poussière vole. On se croirait dans un pays de l’Est. Ces brutes n’ont même pas pris la peine d’arroser le chantier au jet d’eau pour empêcher les particules de se disperser aux quatre vents…  Juste derrière le mur du fond, l’école primaire et élémentaire Senghor. Au moment où je prends ces photos, des centaines de gamins — dont les miens — passent à deux mètres du chantier pour se rendre en classe.

Il faut savoir que la pollution à l’amiante est invisible. Il s’agit d’une pollution de l’air, chargée en fibres d’amiante, ultra-cancérigènes.

Il faut savoir qu’un désamiantage doit se faire dans un environnement confiné. Avec un sas pour faire entrer et sortir les ouvriers, avec une douche, etc… La réglementation en vigueur est sévère, et ce pour de bonnes raisons ! 

Je file au chantier pour demander aux types ce qu’ils fabriquent. Le moustachu près du camion de la société de désamiantage, qui semble être le chef de chantier, me fonce dessus quand je le prends en photo. Le mec semble sortir d’un épisode des Sopranos.

« Vous n’avez pas le droit », il grommelle.

« Et vous avez le droit de désamianter à la sauvage comme vous le faites depuis ce matin ?» je demande, craignant un peu de finir dans la benne.

« C’est de l’amiante PAS dangereux », il dit.

« C’est pour ça que vos gars sont habillés comme des cosmonautes, j’imagine ? »

« Tirez-vous ».

Fin de l’échange.  

Dans la foulée, faute de savoir quoi faire, j’appelle les flics. Ils s’en tapent. « On va en faire part au service technique de la mairie », me dit un flic en baillant. Si je lui avais annoncé qu’un type était en train de fumer dans mon restaurant, il aurait peut-être envoyé une brigade avec les gyrophares.

A la mairie personne n’est joignable. Les RTT sans doute.

Je tente l’Inspection du Travail. Il paraît que tout désamiantage doit faire l’objet d’un plan de retrait à la Direction Départementale du Travail. Pas de bol, aucune réponse. La France est en vacances.

J’arrive au centième coup de fil à joindre quelqu’un à la Mairie. Ils prennent bonne note de mon appel. Mais ne peuvent pas venir faire arrêter le chantier, et n’ont pas les moyens de faire analyser la poussière sur le site. Bref, zéro réaction.

J’en informe finalement le syndic de mon immeuble ainsi que le directeur de l’école. Leurs plaintes devraient, je l’espère, mettre la société de désamiantage devant ses responsabilités.  

J’apprends en me renseignant un peu que les deux tiers des désamiantages en France sont faits « à la sauvage ». En clair, les entrepreneurs s’en mettent plein les poches. Et les ouvriers payés au smic s’en prennent plein les bronches. Ainsi que les enfants de l’école Senghor ce matin… 

David Angevin

 

 

Pour aller plus loin : amiante.pdf

 

 

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jeudi, 05 juillet 2007

Olé !

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Corrida de l'Élysée : déjà deux oreilles pour les conseillers du Président...


Cécilia se ferait beaucoup de souci... 

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NDLR : En Tauromachie, les trophées sont les prix concédés par le Président aux toreros afin de récompenser leur travail tout au long de la corrida. Ces prix peuvent consister à faire le tour des arènes, à la concession d´une ou deux des oreilles du taureau, à être porté en triomphe hors des arènes à travers la porte principale et à la concession de la queue de l´animal...

21:25 Lien permanent | Commentaires (105) | Envoyer cette note

Heroes.

 

 

Selon les Échos, le gouvernement souhaite supprimer 17.000 postes dans l'Education nationale l'an prochain, et non 10.000, comme l'a indiqué la semaine dernière le ministre Xavier Darcos...

 

Hier, j'ai eu la chance de passer deux belles heures avec un prof qui enseigne dans une école primaire. Je ne vais pas le citer nommément (son prénom - François - est modifié), ni le localiser précisément, pour qu'il n'ait aucune difficulté à cause de moi. Disons simplement qu'il a la cinquantaine et 20 ans d'ancienneté dans une même zone ; surtout, il ne travaille pas dans un quartier a priori défavorisé. Pourtant, ce qu'il m'a expliqué sur l'évolution de son métier et, surtout, sur les modifications profondes de la population - de la société - est alarmant.

 

François, au cours de ces dix dernières années, a vu ses collègues, ses élèves et leurs parents devenir totalement "différents". "Changer" comme dirait l'Autre.

Quand il a commencé par là, j'ai tout d'abord bêtement cru qu'il voulait me parler, sans oser l'exprimer directement et brutalement, des problèmes spécifiques que poserait l'augmentation du nombre d'enfants d'origine étrangère. "Tu veux dire qu'il y a trop d'étrangers dans l'école ?" ai-je alors osé, sur la pointe des pieds, me surprenant moi-même des mots qui venaient de se bousculer maladroitement dans ma bouche. Il m'a souri. Un peu tristement. Désolé que j'ai pu dire ça. J'étais complètement à côté de la plaque.

Non, François me parlait simplement d'une modification sociale de fond. Il voulait m'expliquer l'aggravation de la situation de TOUS les enfants, toutes origines confondues et surtout tous milieux sociaux mêlés. François voulait me faire toucher du doigt un climat général détérioré qui, dans son école, ne provenait absolument pas de problèmes d'origine, de langue ou d'"identité nationale" ! Nous n'avons d'ailleurs JAMAIS utilisé ces mots dans notre conversation... Non, ce dont François me parlait déjà, là, d'entrée, c'est d'une crise globale et massive qui atteint de plein fouet tous les "acteurs" du "système" (quel vocabulaire de merde...) : parents, élèves et profs.

En gros, de plus en plus de mômes arrivent à l'école totalement "largués". Parce qu'ils sont comme "abandonnés" par des parents qui vont eux-même très mal, trop mal. Ce sont donc les profs - qui, souvent, ne vont pas mieux du tout - qui doivent sortir ces mômes de la flotte, comme ils le peuvent...

Les profs justement.

François l'a vu venir l'élection Présidentielle...

Lui, pour le coup, il l'a anticipée.

La parole de ses collègues, en salle des profs, s'était libérée - décomplexée ! - depuis de longs mois. Le boulot est si dur, l'afflux de problèmes si quotidien, le stress si présent, que nombre de ces profs ont été intéressés puis séduits par les discours de Nicolas Sarkozy. Autorité, mérite, efficacité, professionnalisme... La mayonnaise a pris chez certains.

Là, il faut être bien calé dans sa petite chaise et rengainer ses certitudes pour entendre et respecter la sévérité de François sur la gestion par la gauche les socialistes de l'Éducation. C'est bien simple, avec ses termes comptés - jamais une virgule de trop - et son phrasé précis, François n'a utilisé que deux mots dans toute la conversation pour qualifier la façon dont les gouvernements socialistes ont traîté du problème de l'Éducation, lorsqu'ils étaient aux affaires  : une "attitude suicidaire". François a tout de même voté Royal (il ne m'a jamais parlé de Bayrou) mais il l'a fait par habitude et en ayant deviné que la défaite était au bout. 

 

Mais laissons la politique. Le plus intéressant est venu lorsque François en est arrivé à me raconter ce qu'il voit de plus flagrant et de plus grave. Ce qu'il nomme "le sentiment de culpabilité" des collègues, qui n'y "arrivent plus" ; parce qu'ils ont le sentiment de ne "pas faire assez" pour les enfants. Et qui du coup perdent pied, petit à petit. De plus en plus stressés. De plus en plus coupables, ils fuient l'école à la sortie, dès 16h30 ; "la tête rentrée dans leurs épaules" - il mime le geste et l'attitude - , et rentrent bien vite chez eux. Le lendemain, ils reviennent, souvent en retard, se sentant encore plus coupables... 

Bien sûr, avec des bouts de ficelles, de la bonne volonté et du courage, il y a toujours des héros (ce mot là est de moi, il ne parlerait jamais comme ça de lui, de ses collègues et de son travail, François...) qui parviennent à tirer des gamins de dix ans du gouffre qui est déjà bien ouvert sous leurs petits petons. Comme François... Pour à peine deux Smic par mois (avec vingt ans d'ancienneté, c'est moi qui le rappelle...). 2000 euros qu'il parvient à atteindre difficilement, mais parce qu'en plus des heures de cours, il surveille la cantine - donc il ne prend pas de pause le midi... -. Mais, il ne se plaint pas. Il vit bien. Il va bien.

 

Il faut surtout l'entendre en parler de ces ses mômes, François.

Voir ses yeux pétiller et irradier toute la terrasse du café, à Montparnasse, lorsqu'il évoque modestement son sentiment d'avoir réussi à leur expliquer un tout petit truc. Rien. Un machin modeste. Juste à la fin d'un film qu'il leur a projeté la veille. Ils ont compris. Il est heureux.

L'écouter s'inquiéter pour l'un d'entre-eux qui va plus mal ou juste moins bien que d'autres.

Lire simplement l'humanité qui tient presque toute entière au fond de ses yeux fatigués. Et dans son sourire aussi...

Le regarder refaire le geste qu'il a du accomplir, quelques semaines plus tôt, quand un gamin s'est trouvé mal dans la classe. Là, au café, devant moi, François ne me raconte pas l'histoire banale d'un malaise. Il revit complètement la scène. Il l'a vu tout d'un coup, ou il l'a senti peut-être, qui tombait de sa chaise, le gamin. Il a réussi tout doucement à amortir sa chute pour l'empêcher de se fracasser la tête sur le sol.

Là, au café, François, sa tête penchée, en face de moi, vient d'ouvrir grand ses deux bras et d'embrasser le vide ; certainement très exactement comme il les a ouverts puis refermés ce jour-là, pour protéger l'enfant... Il accompagne toujours la chute. Il le serre fort. Il allonge l'enfant. Il le rassure. Il prévient.

Tout va bien se passer.

Ils ont quand même de la chance ces nos mômes d'avoir des gars pareils pour leur tendre les bras et les rattraper. Juste avant qu'ils ne tombent.

 

 

 

 

Selon les Échos, le gouvernement souhaite supprimer 17.000 postes dans l'Education nationale l'an prochain, et non 10.000 comme l'a indiqué la semaine dernière le ministre Xavier Darcos...

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mercredi, 04 juillet 2007

srevne 'l à esna.

L'aventure - la vraie - est, parfois, au bout de la rue.

Ça m'apprendra à quitter la rive gauche...

 

14H30 - MK2 café, Quai de Seine, 75019, Paris. 

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Le cas Mècheman.

Mècheman est entré dans mon cabinet.

Il s'est allongé tout seul sur mon divan.

L'homme - élégant -, la cinquantaine passée semblait passablement fatigué.

Comme déjà usé. Vieilli. Fatigué.

Résigné aussi.

Sa voix était légèrement voilée.

Un peu enrouée.

Je me suis assis dans mon fauteuil.

Comme avec chacun de mes patients. 

C'était notre deuxième séance. 

J'ai à peine regardé dans sa direction pour m'adresser à lui.

"Je vous écoute" lui ai-je lancé.

De mon ton le plus professionnel et le plus neutre.

Aucun son n'est sorti de sa gorge.

J'ai alors gardé le silence.

De très longues secondes.

Puis plusieurs minutes.

"Je peux vraiment y aller ?" m'a-t-il interrogé très bas, caché derrière ses sourcils.

J'ai hoché la tête en lissant ma barbe.

Je crois même m'être laissé aller à sourire. Comme pour l'encourager.

Une indubitable erreur de ma part.

Mais il ne m'avait pas vu.

Heureusement.

J'aurai pu le braquer. Et cette séance aurait été gâchée. 

Il a enfin desserré la machoire et lâché ces quelques mots venus de très loin...

D'un coup :

 

"On est sorti grâce à la campagne présidentielle de ce qu'Alain Juppé avait appelé la dépression nerveuse". (...) On voit bien aujourd'hui, quand on se promène dans les rues de nos villes, que les Français ont retrouvé confiance. Ils ne broient plus du noir comme c'était le cas depuis des années". 

 

Pendant qu'il parlait, allongé à quelques mètres de moi, j'analysais soigneusement les mots qui sortaient...

 

"On...". Mècheman ne parvenait pas à me parler de "je". Il disait "on". Et pensait en fait très certainement "Il".

"...est sorti...". Il avait déjà certainement l'envie de sortir et la manifestait ainsi.

"...grâce à la campagne Présidentielle...". Probablement Le meilleur moment de sa vie. Celui où il n'était pas encore "on" mais encore "je". Ni donc ce que "je" était devenu et qui lui pesait déjà tant.

"...de ce qu'Alain Juppé...". Fondamental. Le seul nom qui sortait spontanément des tréfonds de son inconscient était naturellement celui de l'un des hommes les plus défaits du pays. 

"...avait appelé la dépression nerveuse". Incroyable. Mècheman verbalisait, identifiait et nommait lui-même ce qu'il pensait être sa propre pathologie. Il évoquait seul les raisons de sa présence sur ce divan dans mon cabinet.

"On voit bien aujourd'hui...". Toujours ce "on" entêtant qui avait tué son "je".  

"...quand on se promène dans les rues de nos villes...". Le voilà qui me confiait - presque sans hésiter - la seule activité qui lui restait. Son désoeuvrement quotidien.

"...que les Français ont retrouvé confiance".... En creux, mon patient me confiait là que, lui, cette "confiance", il l'avait perdue en même temps que ces "Français" l'avaient "retrouvée". Transfert ?

"Ils ne broient plus du noir...". Là aussi son antiphrase ne me parlait que de "Je". De ce "je" perdu face aux "ils". De son propre mal être.

"...comme c'était le cas...". "Le cas"... Mècheman utilisait-il volontairement - bravache - ma terminologie professionnelle ? Où était-ce un hasard ? Il n'y a jamais de hasard.

 "...depuis des années." Ce temps qui passait déjà trop vite pour lui... Et ces belles années derrière lui. Derrière "je".

 

Fascinant.

 

Dans les longues années qui allaient venir, je sentais déjà que Mècheman serait certainement l'un des cas les plus passionnants de ma carrière... 

 

 

 

 

 

 

 

 

NDLR : la phrase - "On est sorti grâce à la campagne présidentielle de ce qu'Alain Juppé avait appelé la dépression nerveuse". (...) On voit bien aujourd'hui, quand on se promène dans les rues de nos villes, que les Français ont retrouvé confiance. Ils ne broient plus du noir comme c'était le cas depuis des années" - a été prononcée hier soir, au 20 heures de France 2, par le lointain successeur de Messmer, Mècheman.

 

 

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mardi, 03 juillet 2007

La mauvaise réputation.


 

AVERTISSEMENT.

 

Tu viens pour lire une fine analyse sur le discours de politique générale du Shadow Premier ministre ?

Passe ton chemin et rends toi chez notre FOG national qui, lui, te dira tout.

Il a des informations de première main le sacré gaillard !

Et c'est du lourd ! 

La gratuité expérimentale des musées serait à l'étude !!!

 

Tu veux savoir comment on mange à l'Élysée ?

Tu trouvera chez ce diable de Revel une enquête épique sur le sujet !

Depuis Bob Woodward et Carl Bernstein personne n'avait décrit avec autant de profondeur de champ les méandres, les rouages et las avanies du pouvoir...

 

 

Tu aimes la drogue, les "excès de vitesse" & aussi la "vie nocturne", "les frasques" et "les parties fines" ?

 

Alors reste...

 

Cette note est là rien que pour toi !

 

 

Tu n'aimes pas le foot et les footeux ?

Reste quand même...

 

 

 

Véritable démarrage de la note du jour.

 

Le footballeur international de l'Olympique Lyonnais Sylvain Wiltord a passé un moment au poste hier.

Difficile d'échapper à l'info. 

La police est carrément venue le chercher à l'entrainement.

 

Un problème d'excès de vitesse.

 

Pourtant, peu après son interpellation, c'est vers un tout autre genre d'excès que Lyoncapitale s'est d'abord lancé :

 
"Surprise de taille à la reprise de l'entraînement de l'OL, lundi 2 juillet : outre les joueurs et le nouvel entraîneur Alain Perrin, la police s'est invitée à Tola Vologe. 4 fonctionnaires ont accompagné Marino Faciolli, directeur administratif de l'OL, dans les vestiaires des joueurs et sont ressortis avec Sylvain Wiltord. Faut-il y voir un lien avec la récente affaire de cocaïne qui secoue l'agglomération ? D'après nos informations, Sylvain Wiltord a en effet été cité lors d'une enquête sur un vaste trafic de cocaïne entre Lyon et Saint-Etienne. Son numéro de portable apparaîtrait dans les répertoires téléphoniques de certains mis en cause.
Une autre hypothèse est évoquée par lequipe.fr : cette interpellation n’aurait rien à voir avec cette affaire. Il s’agirait simplement des suites de son excès de vitesse dans les rues de Vénissieux (135km/h au lieu de 50). Wiltord ne se serait pas rendu aux convocations du tribunal".

 

 "D'après nos informations" écrit l'auteur du papier...

OK.

Mais quelques heures plus tard, on passe pourtant, comme le suggérait lequipe.fr, d'une affaire de "vaste trafic de cocaïne" à un excès de vitesse.

 

Le souci, c'est que, dans un premier temps, tous les sites d'infos et même l'AFP ont repris la version "cocaïne" sans trop de précautions. Je l'ai lu dix fois dans la matinée.

 

Ainsi à 11h25 l'AFP écrit (au conditionnel) : 


"Selon des informations de presse, son nom aurait été cité dans une affaire de trafic de drogue, essentiellement de la cocaïne, démantelé à la mi-juin, à la suite d'un coup de filet dans le milieu de la nuit stéphanoise. Aucune précision n'avait pu être fournie en fin de matinée par la police lyonnaise sur les raisons de l'interpellation de Sylvain Wiltord.
Selon la direction de l'OL, interrogée lundi matin par l'AFP, l'attaquant a été convoqué plusieurs fois pour excès de vitesse et n'aurait jamais répondu à ces convocations.
Le joueur de 33 ans, à qui il reste un an de contrat à l'OL après sa prolongation de deux ans plus une année optionnelle, en juin 2006, est réputé autant pour son talent que pour sa vie nocturne et extrasportive.
Il avait été reçu le 14 mai par la direction du club sextuple champion de France dans un cadre disciplinaire, à la suite de plusieurs écarts de conduite". 

 

Vous aurez noté le "selon des informations de presse" qui vaut son pesant de sources. 

 

 

Heureusement, à 12h10 l'AFP a enfin recueilli d'autres informations :

 

"L'attaquant international de l'Olympique lyonnais (L1), Sylvain Wiltord, interpellé par la police lyonnaise lundi matin au centre d'entraînement de l'OL, a été entendu dans le cadre d'une infraction routière puis relâché, a-t-on appris auprès de la police.
Le joueur a été interpellé à 10H30 par la brigade des délits routiers du commissariat de police du 7e arrondissement de Lyon sur instruction du parquet, a-t-on précisé de même source.
Les policiers, après l'avoir entendu, lui ont remis une convocation du tribunal de police pour une date qui n'a pas été précisée.
Le joueur a été relâché en fin de matinée, a-t-on ajouté de même source, et est retourné au centre d'entraînement de l'OL, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Selon le site internet du quotidien l'Equipe, Sylvain Wiltord aurait été contrôlé à 135 km/h au lieu de 50 km/h il y a quelques mois".

 

Finie donc l'"affaire de trafic de drogue, essentiellement de la cocaïne, démantelé à la mi-juin, à la suite d'un coup de filet dans le milieu de la nuit stéphanoise" et même exit "la vie nocturne et extrasportive" dont on se demande, au passage, ce qu'elle foutait là... (Même si elle va rester dans la mémoire de l'AFP et des ses clients : voir ce lien pour en avoir confirmation). 

D'autres ne se sont d'ailleurs pas gênés, hier, pour tirer dans la même direction, alors que la thèse de l'excès de vitesse était avérée, comme Libération qui évoquait ainsi les "frasques" de l'international :

"Depuis des années, le joueur assume un statut de fêtard, écumant les nuits, parisiennes et lyonnaises. Son sérieux à l’entraînement l’a longtemps protégé des critiques. Mais ses frasques ont fini par lasser son président. Une partie fine, trop bruyante, à la veille d’un match contre Rennes, lui a valu cette année une convocation. Un couple de bijoutiers belges de passage à Lyon s’était plaint du tapage fait par les joueurs et leurs invitées". 

 

On ne voit pas bien le rapport entre la "partie fine, trop bruyante" et l'excès de vitesse reproché. 

 

En tous cas, la reprise quasi générale de la première information - la piste du trafic de drogue - doit poser question.

Comme le passage, sans le moindre effort de transition, de la drogue à l'excès de vitesse.

La véritable info a chassé la rumeur.

Mais la rumeur et la mauvaise réputation resteront.

Sans compter que l'on peut s'interroger sur ce que vaut l'affirmation de Lyoncapitale : "son numéro de portable apparaîtrait dans les répertoires téléphoniques de certains mis en cause".

Même si elle devait quitter l'insatisfaisant conditionnel ("apparaîtrait") et être vérifiée dans les jours qui viennent, un nom ne peut-il pas "apparaître" dans le répertoire téléphonique de quelqu'un, lui-même mis en cause dans une affaire de drogue, sans que la personne soit forcément impliquée ? À moins que le dealer - présumé - ait un téléphone spécial "clients" (avec un gros repère dessus...) ou une répertoire uniquement dédié à ses deals, histoire de foutre tout le monde dans la m.... si jamais il se fait gauler.

 

Je trouve donc le "traitement" journalistique réservé à Wiltord hier d'une légèreté coupable. 

 

En tous cas quelques heures plus tard, dans Lyoncapitale, c'est un autre journaliste qui traite de "l'affaire" et qui explique (vous apprécierez le conditionnel...) :

 

"Ce serait finalement bien pour une simple infraction routière que Sylvain Wiltord a été interpellé, lundi matin, au centre d’entraînement de l’Olympique Lyonnais. Sur les coups de 10h, quatre policiers ont débarqué à Tola-Vologe et ont emmené le joueur de l’OL qui sera relâché une heure plus tard. Sylvain Wiltord a récemment confondu les rues de Vénissieux, limitées à 50, avec le circuit de Magny-Cours. Comme en plus il n’a pas répondu aux convocations du tribunal, la police est venue le chercher à son travail. Cela n’a pas du tout plu à ses employeurs, et plus particulièrement à son patron Jean-Michel Aulas, toujours très attentif à préserver l’image de son club.  L’opération de police a largement gâché la reprise de l’OL et le premier jour du nouvel entraîneur Alain Perrin. Le club, déjà en froid avec son joueur depuis qu’il a organisé une “partouze” à la veille d’OL-Rennes, devrait trouver dans cette péripétie une nouvelle raison de se séparer de son international français".

 

 

Il suffisait de regarder la "une" du site hier soir pour comprendre toutes les vertus de la marche arrière. Un comble pour un excès de vitesse...

 

 

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Précisions :

J'ai questionné hier en fin de journée - par mails - les deux journalistes qui ont traité du sujet de manière aussi dissemblable pour comprendre le passage de la première version à la seconde. Y-aurait-il eu des pressions ? Un agreement ? Une manip ? J'ai également interrogé le directeur de la rédaction de Lyoncapitale. Je n'ai pas obtenu de réponse.

Gageons qu'ils auront certainement à coeur de nous éclairer dans la journée.

 

Je ne connais pas Sylvain Wiltord. Ni personne dans son entourage.

 

Enfin, je ne sais pas du tout si, par mégarde, mon numéro de téléphone figure dans le répertoire téléphonique d'un dealer - présumé - mais en tous cas, au regard des pincettes que prend la presse, ça ne fait pas du tout envie... 

 

AJOUT 11H05.

Voici - reçue par mail - la réponse du journaliste ayant écrit le premier papier de Lyoncapitale - celui où il y a présomption  de liens entre l'interpellation et un trafic de drogue. 

 

Légèreté coupable ?
Accusation condamnable...

comme vous l'avez lu, nous avons émis deux hypothèses. Voir 4 policiers bien identifiables faire une descente au centre d'entraînement de l'OL, devant les caméras , demandez aux journalistes présents, c'était de l'ordre de l'hallucination. D'autant que TOUS les journalistes du coin étaient là et que la plupart avaient reçus par texto une invitation à venir à l'entraînement dès 9h30. Et tout le monde a accouru, devinant qu'il allait se passer quelque chose. Être interpelé au travail, par quatre policiers, à Lyon Capitale, on pensait que c'était réservé aux grands criminels... Nous travaillions, en parallèle, sur une affaire de trafic de cocaïne à
Saint-Étienne. Il se trouve que le nom de Wiltord, parmi tant d'autres, a été cité. Ce qui, comme on l'imagine, ne prouve rien : pas de bol, il est dans le répertoire téléphonique de mis en cause. Nous trouvions donc logique d'émettre cette hypothèse quand on connaît le contexte. J'espère avoir dissipé les doutes que vous aviez au sujet de ces articles. La légèreté coupable n'est pas de notre côté.


cordialement.

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lundi, 02 juillet 2007

Mille Neuf Cent Soixante Dix Huit.

 

C’était un matin… Où une fin de matinée peut-être.
Je me revois partir de la maison, 86 rue de Sèvres (dans le VIIème arrondissement de Paris).
Nous habitions un grand appartement « Loi de 48 », au coin du métro Duroc. Cette trouvaille de mes parents m’avait mêlé très jeune à des enfants d’un tout autre niveau social que le notre. C’est comme cela que je m’étais notamment retrouvé au lycée Victor-Duruy (deuxième génération de garçons) avec la fille d’un ancien boss du SDECE, dans ma classe de 6 ème !

J'avais rencontré Jean-François plus tard. Je me souviens parfaitement du jour où j’avais rudoyé le président du club d’échecs devant lui (son nom m’échappe, S. je crois...). Il s’en souvient ausi Jean-François. Et il prétend même que je l'avais massacré, S. En tous cas, J.-F. m’avait expliqué très sérieusement, dans ces années-là, qu’il serait un jour Président de la République.

On verra.

Ce jour-là, donc, je ne faisais pas trop mon petit malin. Il fallait aller jusque dans le XVIIè arrondissement, au Lycée Carnot. Chercher ses résultats. Autant dire que personne chez moi n’y croyait quand je suis parti, le cœur au bord des lèvres - je vomissais encore pas mal à l’époque, de trouille.

Quand je pense qu'aujourd'hui ils vont les obtenir sur le net...

Sur mon livret scolaire, au milieu d’appréciations inquiétantes et de notes plutôt catastrophiques, un seul prof avait écrit « Doit réussir son bac...». C’était mon prof de gym…  J’avais heureusement pas mal de points d’avance, en raison d’un 14 à l’écrit de Français (12 à l’oral sur les "Troglodytes") avec un coefficient énorme (genre 5 ou 6). J’étais en A. On disait comme ça. A2 ou A4 ? Je ne sais plus.  Avec les maths à l’oral. Des statistiques.

C’est avec mon copain Rémi que nous sommes entrés ensemble dans la cour de Carnot. Rémi, c’était vraiment mon pote. Le meilleur footballeur du lycée. En plus, Rémi jouait vraiment de la guitare électrique quand je ne parvenais qu’à imiter vaguement mes disques sur deux pauvres cordes.
Tou-tou-tou  Tou-tou-tou-tou... Smoooooke on the water.... Fire in the sky.
Je n’ai jamais « plaqué un accord ». Heureusement je le battais au tennis Rémi. On allait parfois jusqu’au Parc de Sceaux pour trouver un terrain. Ou au Stade Elisabeth, Porte d’Orléans.

Dans mon souvenir, il y a eu comme une distribution d’enveloppes. Je crois bien qu’on parlait de « collantes » à l’époque. À moins qu'ils n'aient placardé une liste. Je ne sais plus du tout. C'est dommage... L’attente – longue ou courte ? - s’est totalement effacée de ma mémoire. Le moment précis où j’ai su que je "l’"avais également. Comme bizarrement toutes les épreuves. Je ressens tout de même encore ma surprise, matinée de fierté. Du premier coup ! Et sans l’oral de rattrapage !

J’ai appelé mon père et ma mère au magasin, d’une cabine téléphonique à pièces. Ils avaient une maroquinerie en gros, rue du Temple, dans le IVème (Biran). Pas loin du "Café de la Gare". On voyait passer Coluche de temps en temps. Elle a éclaté en larmes. Yiddishe mame... C'est culturel. Vous ne pouvez pas comprendre si vous n'en avez pas eu un modèle à la maison. J’ai même failli retrouver le numéro de mémoire en y repensant ce matin. Failli seulement.

Presque aucun autre moment important de ce jour-là ne m’est resté. Tout s’est dissous. Le dîner familial ? Envolé. Mon frère ? Aucune idée. Mais des détails subsistent. Notamment la bande son, qui, elle, est restée intacte, fichée dans ma tête. La musique faisait quelque chose comme Airport ouh-ouh ouh-ouh-ouh-ouh  Airport…  suivi de Flyer away… Flyer Away …. Les Motors.

Je crois qu’en sortant, j’avais justement été chez Rémi. Mais où habitait-il ? Impossible de retrouver ça. J’aimerais tant le revoir Rémi. Et les autres aussi. Pas tous quand même.

Je me revois encore, le soir, sur la couverture de lit jaune, à bordures violettes - ma mémoire est idiote - de la chambre de mes parents, téléphonant, du poste blanc, à P. Il m’avait houspillé. « Évidemment que tu l’as eu du premier coup ! Il ne manquerait plus que ça. C’est normal ! ». Moi, je ne trouvais pas ça normal. 

Quelques jours plus tard, je suis parti à la mer avec mémé. Les parents viendraient plus tard. Fin juillet. Nous n’étions que deux à l’avoir eu du premier coup dans la bande ! Jean-Marc et moi. Du coup, Deauville était désert(e), et nos courts de tennis encore plus à nous que d’habitude.

Si je me rappelle bien, il fallait 170 points (ou 150) pour l’avoir du premier coup. J’en avais eu 171 (151 ?).

Notamment ce fameux point supplémentaire que l’on m‘avait donné. Oui donné ! Parce que je n’avais pas encore 17 ans en ce mois de juillet 1978.

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dimanche, 01 juillet 2007

Lastminute.be

Michel Rocard ? Stable.

Raymond Barre ? Pas de nouvelles.

Et le Roi des Belges ?

Euh... 

Bah, tout s'est bien passé !

Quoique... 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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288.

Ayé c'est juillet.

July.

C'est marqué là juste au dessus.

Vu ?

Le temps est pourri (ici en tous cas) mais c'est juillet. Chouette, ça va mieux rouler dans Paris.

Il reste encore dix-douze jours à tenir et la Francequidécide s'arrête.

Le vendredi 13 (brrrr). Stop. Finish. Relax.

Retour après le quinzou.

Et cette année, c'est caviar, ça donne le lundi 20 (bonne fête Bernard !).

C'est un phénomène Français qui m'a toujours étonné.

Du jour au lendemain, plus un coup de fil sérieux, plus un interlocuteur connu dans les rédacs, ni dans les maisons d'édition, encore moins dans les boites de prod. Plus une émission de télévision en direct, en dehors de la "tournée des plages" et des journaux télévisés. Et encore, s'ils pouvaient les enregistrer les JT, ils le feraient volontiers ! 

Du côté gouvernemental, on a vu en 2003 (canicula) ce que pouvait donner cette vacance du pouvoir. Même si depuis l'été d'après, tous les ministres feignent d'être consignés à moins de deux heures de Paris (en avion à réaction...).

Là je ne sais pas comment ils vont nous la jouer. Les ministres, tout juste nommés, sont encore piaffants. Comme des mômes le lendemain matin du soir de noël. Ils ont l'air tout NRVés, super motivés et prêts à bouffer du cheval enragé tout l'été. Mais en même temps, à mon avis, ils vont vite se lasser, quand ils vont voir baisser les audiences télé et les journaux ressembler à des quatre pages. Et je ne parle même pas des numéros d'été des Zebdos avec "Le Moyen-Âge très secret", "Le mal de dos des francs-maçons" et "Le salaire des cadres et des bâtisseurs de cathédrales", en couverture.... Quant aux députés, j'en connais quelques-uns qui vont avoir du boulot, mais surtout sur le terrain, dans leur "deuxième circonscription", celle du Luberon... 

Bref, la Francesquidécide va s'enfoncer dans la torpeur et, sauf cata absolue, y comater près d'un mois.

 

J'ai jamais vraiment aimé cette période.

Sauf peut-être quand j'étais prof de tennis tout l'été et que je passais huit à dix heures par jour à donner des leçons sur mon court. À ne plus pouvoir articuler une phrase sensée le 5 septembre...

 

 

- Interlude - 

À partir d'ici, je signale aux lecteurs (?) qui ne viennent ici que pour me cracher à la gueule qu'ils peuvent soit stopper leur lecture et vaquer, soit la continuer et...me cracher à la gueule. ;) 

- Fin de l'interlude -

 

 

Là, je la vois venir moyenmoyen la "période".

C'est la première fois depuis... que je vais sans doute charger à ras-bord le coffre de la voiture sans savoir ce que je vais faire quand je serais grand [conditionnel ou futur ? conditionnel...] à la rentrée.

Aucune idée du genre de cartable qu'il faut que je m'achête moi ! Ni la moindre info au sujet de la taille de ma trousse ; ou de la couleur des crayons. En même temps, je suis loin loin d'être parmi les plus à plaindre. Juste, j'ai pas trop l'habitude.

Et puis, vous savez, en juillet dernier, je faisais le malin. Je savais très bien où j'allais en septembre. Tout roulait. Et, en 24 heures, ça a basculé. Genre paralysie faciale - urgences neurologiques -j'ai-combien-de-doigts-touchez-votre-nez-avec-l'index - IRM - saletés de médocs tout l'été - zinzins variés pour garder l'oeil ouvert fermé la nuit... Rien de grave. Sans parler de ce fameux bouquin - ruminé un an et rédigé en trois semaines -, auquel je me suis accroché comme une moule à son rocher, pour finalement décider de ne pas le sortir. Et je ne parle pas de la suite et du début 2007...

Bref - là, regardez bien : j'enfileuneperle - rien, non rien, n'arrive jamais comme prévu. Tu l'as vu la perle ?

Et, donc, si rien ne se passe dans les 288 heures (clic.) qui me séparent du vendredi 13 juillet (rebrrrr), onferaavec.

 

Ça sonne mal ces trois mots hein ? Onferaavec !

Mais onferaavec quand même.

 

 

Bonnes vacances à ceux qui bougent.

Larguez votre connexion.

JFTFW ! *

Bon courage aux autres.

A priori - que sas ? -, je veille.

 

Et puis, après, comme disait Jean-Edern, le premier qui dort réveille l'autre...

 

 

* Just Forget The Fucking Wifi !

 

Extra Bonus Special Track.

 

 
 
 Extra Bonus Special Track 2.
 
 

09:20 Lien permanent | Commentaires (55) | Envoyer cette note