« 2007-08-29 | Page d'accueil | 2007-08-31 »
jeudi, 30 août 2007
Il.
Hier soir, vers 20 heures, ce truc est apparu d'un coup sur l'écran de mon ordinateur.
Regardez ça de plus près...
En fait, il ne s'agit que d'une publicité.
Mais au début ça surprend, on y croit, et on se dit "putain, bordel de merde, mais qu'est ce que j'ai fait ?".
Eh bien, cela fait exactement le même effet que celui que l'on peut ressentir à la lecture de certains commentaires lorsque l'on a pris le risque (sans doute inconsidéré ;)), d'alimenter au quotidien un blog en offrant à ses lecteurs une totale liberté.
Depuis février 2006, j'ai souvent eu l'occasion de constater à quel point cet espace favorise l'expression de personnes qui, hors du net, resteraient beaucoup plus modestes voire totalement silencieuses.
Je ne sais pas du tout si cela favorise leur développement, mais, à lire certains propos qui me sont visiblement adressés, on peut assez aisément constater que, dans un premier temps au moins, le net semble leur faire du bien, en leur permettant de sortir publiquement ce qu'ils ont à dire.
J'ai donc choisi, depuis le départ, de ne rien supprimer ou presque. D'autres ont pris une autre direction en fermant leurs commentaires. Chacun fait comme il l'entend.
Mais ayant favorisé la liberté, j'ai eu droit, depuis un an et demi, à tout : la totale.
Il suffit de parcourir les archives du DEL pour trouver tous les specimen existant sur le net, et j'avais déjà consacré un post à recenser ces catégories sur un mode humoristique.
Depuis, de longs mois ont passé et la campagne présidentielle a fait son oeuvre, ajoutant aux pathologies déjà recensées des phénomènes d'une autre nature.
Je ne parle pas des antisémites finalement peu nombreux, ni des gars qui écrivent quelques mots de leurs comm. ou mon nom (!) en capitale pour être sûrs d'être entendus. Je ne vise pas, non plus, les gens qui passent à heure fixe pour vendre leur propre blog et qui prennent soin de repasser, au cas où... Ni les faux modestes qui produisent des comm. de deux pages ou les rois du copié/collé qui repompent n'importe quel texte saugrenu pour en faire profiter le voisinage. Et que dire des vrais pervers, des érotomanes, des dingues à faire peur, des schyzo qui jouent avec les pseudos et les ip., des trolls classiques qui, quoi qu'il arrive, réussissent dans leur entreprise de pollution, de ceux qui poursuivent des conversations privées sans intérêt et sans rapport avec la note du jour ou les conversations des autres ? Bref rien que la routine du blog. Enfin, je n'ai même rien à répondre à ceux qui ressassent un passé du blog qui aurait été "bien meilleur", tandis que que votre production la plus récente, "et bah, est vraiment nulle". Il leur reste juste à se demander pourquoi ils continuent encore à squatter ici, scotchés à leur écran comme des escargots qui n'en finissent plus d'y baver.
Bref, chacun se reconnaîtra et s'NRVera. Ou pas.
Et là, je ne parle que de la face visible de l'iceberg. Pas des mails.
Cependant, là où la blague peut justement devenir aussi saumâtre, glauque et malsaine que cette publicité mensongère, c'est lorsqu'il en est qui profitent de cette latitude pour parler aux autres d'un gars que vous ne connaissez absolument pas. Vous. Enfin moi. Parce qu'eux lisent dans votre 'je' et dans votre 'jeu'. Et eux, donc, ils vous ont troué. Percé. Calculé. Formidable révélateur de la nature humaine, ce blog m'aura ainsi donné la possibilité d'en parcourir des méandres et d'en mesurer des tréfonds. Et, parfois, de découvrir, étonné, dans le regard de certains, un être si vil, un gars si bidon et un tel lâche, qu'il se demande ce matin s'il est seulement capable de traverser la rue pour accompagner n°1 à l'école.
Il va tout de même tenter de réaliser cette prouesse.
La seule qui vaille vraiment la peine.
08:25 Lien permanent | Commentaires (487) | Envoyer cette note
























