« 2006-02 | Page d'accueil | 2006-04 »

vendredi, 31 mars 2006

Scoop ou intox ?

Voilà je vous lâche ça.

Dans vingt minutes, Chirac va promulguer la loi mais demander que la loi ne soit pas appliquée en les termes...
Tactique jésuite mais très très efficace.

Nicolas Sarkozy devrait se réjouir dans la foulée (dès 20h30 depuis l'UMP) de la voie de la sagesse ainsi choisie ; la voie qu'il avait préconisée.

Dans ces conditions et si je ne me trompe pas, Dominique de Villepin ne saurait se maintenir très longtemps à Matignon.

Vous voyez, je tente d'anticiper jusqu'au bout...

A plus tard !

19:48 Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note

"Ce n'est pas la rue qui gouverne !"

Ces derniers jours dans le milieu médiatique et politique, j'ai entendu un argument assez souvent : "Ce n'est pas la rue qui gouverne".
Un ministre m'a expliqué au téléphone que ceux qui ne veulent pas du CPE sont des "conservateurs" et qu'en aucun cas il ne fallait céder devant la rue, "sinon on ne pourrait plus jamais rien faire dans ce pays".
Hervé Mariton (député villepiniste - si si ça existe) m'a tenu les mêmes propos sur le plateau de "Piques et polémiques" (émission diffusée dimanche sur France 3 Ile-de-France).
Anyhow explique la même chose sur son blog : Ce qui me choque profondément dans cette histoire, c'est de voir tout à l'heure, en tête d'un cortège de lycéens, une banderole qui proclame : "C'est la rue qui décide". Non, en France, ce n'est pas la rue qui décide, désolé ! Nous avons des institutions. Les Français sont régulièrement consultés dans des élections. La prochaine échéance, c'est dans un an tout juste. (http://www.u-blog.net/Anyhow).

Le problème de ce précepte apparemment très censé - il faut respecter les échéances électorales... - c'est qu'il est très discutable car il n'est justement pas suivi par les politiques.

Ainsi, on pourrait aisément accepter ce raisonnement si nos politiques avaient pris l'habitude de respecter le verdict des urnes et suivaient une habitude démocratique (internationale) toute simple : se retirer lorsqu'ils sont battus à des élections...

Quelques rappels :

1986, la gauche perd les législative, Fraçois Mitterrand nomme Jacques Chirac à Matignon, cohabitation épisode 1. François Mitterrand reste à l'Elysée.

1993, nouvelle défaite (et suicide de Pierre Bérégovoy), François Mitterrand nomme Edouard Balladur à Matignon, cohabitation épisode 2. François Mitterrand reste à l'Elysée.

En 1997, le tandem Chirac/Villepin dissout l'assemblée et perd les législatives. Jacques Chirac nomme Lionel Jospin à Matignon, cohabitation épisode 3. Jacques Chirac reste à l'Elysée.

Le 21 avril 2002, Lionel Jospin nous annonce son retrait de la vie politique. Enfin de la dignité ! Depuis le pseudo retraité n'a eu de cesse de tout faire pour revenir et il peut vraiment y parvenir !

Plus prêt de nous, le 29 mai 2005, le référendum sur le Traité Constitutionnel européen est rejeté par le pays sans qu'aucun des tenants du "oui" - qu'ils soient socialistes ou dans la majorité - n'en tirent la moindre véritable conséquence. Jacques Chirac remplace Raffarin par Villepin, François Hollande reste patron du PS, etc.
Rappelons simplement ici aux plus jeunes d'entre nous que le Général de Gaulle quitta, lui, le pouvoir sur un...référendum concernant le Sénat.

Cette totale indifférence - le plus souvent présidentielle - aux résultats électoraux les plus importants laisse évidemment totalement ébahis nos voisins européens.

En Espagne, Aznar perd les législatives et quitte la politique.
En Allemagne, Schroeder perd les législatives et quitte la politique. Etc.
Sans parler de ceux que la constitution de leur pays contraint à "quitter le métier" das la fleur de l'âge alors qu'ils sont encore opérationnels comme Bill Clinton après ses deux mandats aux Etats-Unis.

Je vois d'ici venir les arguments opposés : le Président n'est pas le Premier ministre et il n'a pas à tenir compte de ces résultats d'où les changements de Premier ministre et la survie des Présidents.

Oui, oui, sauf que notre Président/Monarque est très exactement l'équivalent constitutionnel de ces Premiers ministres européens (surtout depuis le quinquennat qui a ramené son mandat à la même durée que celui des députés).

On voit donc bien que ce qui pose problème en France, c'est notamment le maintien systématique au pouvoir, quels que soit les circonstances et les résultats électoraux d'un Président - grand irresponsable politique - qui s'abrite derrière le fusible que constitue son Premier ministre alors que le "patron" c'est lui, le Président.

Sans compter ce que l'on pourrait rajouter ici sur l'Assemblée Française qui n'a quasiment aucun pouvoir.

Voilà pourquoi, amis ministre, député et journaliste, lorsque vous vous abritez derrière le verdict des urnes pour affirmer que "ce n'est pas la rue qui gouverne", vous n'êtes pas tout à fait honnêtes (intellectuellement s'entend) !
En France, depuis bien longtemps, les politiques, de droite comme de gauche, ne tiennent pas du tout compte des résultats électoraux...

07:40 Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note

jeudi, 30 mars 2006

CPE, je me suis trompé...

D'après une bonne source dans dix minutes le Conseil constitutionnel, à une ou deux réserves près, va valider le CPE.
Jacques Chirac va le promulguer demain.
Nous allons donc vers une énorme crise politique.
Dominique de Villepin, véritable missionnaire, va se se sacrifier sur l'autel de la rupture et de la réforme.
Je pense, comme je l'ai écrit (relisez la conclusion de CPE, je me mouille) que désormais ses jours - ou ses semaines - de Premier ministre sont comptées.

Voilà, c'est fait et "sans aucun grief" : je vous remets ma conclusion pour ceux qui l'auraient manquée la dernière fois :

En tous cas, j'affirme ici que si jamais la loi est validée et promulguée en l'état par le Président, Dominique de Villepin tombera, sacrifié, crucifié même, sur l'autel de l'impossible réforme, dans quelques jours ou dans quelques semaines.


A plus tard.

19:30 Lien permanent | Commentaires (63) | Envoyer cette note

La Propagandastaffel des Ogres continue à émettre !

En attendant, le verdict du Conseil constitutionnel, je découvre une nouvelle saloperie issue du site des amis de Dieudonné.
Pour continuer avec nos bons amis antisémites : la désinformation en direct sur le site des Ogres. D'après le téléscripteur de ces Goebbels en culottes courtes, je publierais donc ici la liste des dix chroniqueurs juifs de Ruquier !
On appréciera !
C'est en fait un visiteur issu de chez eux qui a placé la dite liste ici.
Je l'ai laissée volontairement pour montrer à tout le monde qui sont ces gens, de quoi ils sont capables et de quelle haine ils sont animés.

Les Ogres sont racistes, malhonnêtes, menteurs et sacrément baltringues.

Vais-je devoir, comme m'y incitent nombre d'entre-vous, modérer désormais a priori les commentaires des bloggueurs ?

Voià un beau sujet de dissert pour démocrates.

Je parie que vous avez un avis là-dessus.

14:57 Lien permanent | Commentaires (256) | Envoyer cette note

mercredi, 29 mars 2006

CPE, allez, je me mouille !

Le pronostic, il n'y a rien de plus casse gueule, surtout en politique.
Mais là, je ne peux pas rester à tourner en rond devant vous sans prendre mes responsabilités...
Alors voilà, quelque chose me dit que ce CPE ne verra JAMAIS le jour.
Voilà donc le scénario tel que je le vois.

Le Conseil constitutionnel va aujourd'hui, demain ou vendredi rendre sa décision et je pense que le Conseil, pourtant composé d'une majorité très large de droite et présidé par un proche de Jacques Chirac, Pierre Mazeaud, va retoquer le texte http://www.conseil-constitutionnel.fr/langues/francais/fr....

Il suffit pour s'en persuader de lire de près le recours - absolument juridiquement remarquable à mon sens - déposé rue de Montpensier par les présidents des groupes PS à l'Assemblée nationale et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, (le PS est soutenu par le PCF, les Verts et les radicaux de gauche).

Sur quelle base le Conseil va-t-il donc se fonder pour renvoyer Villepin dans les cordes ?

D'abord, le CPE établit une discrimination en fonction de l'âge et méconnaît donc le principe d'égalité des salariés dont le Conseil constitutionnel a déjà reconnu la valeur constitutionnelle dans sa décision du 19 juillet 1983, (en soulignant que le législateur ne peut y déroger que pour des "raisons d'intérêt général").

Ensuite, les deux ans de période d'essai qu'impose le CPE sont en opposition avec la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT) de 1982 sur le licenciement. Certes, celle-ci permet à un Etat membre de déroger à ses règles pour les travailleurs en période d'essai, mais "à condition que la durée de celle-ci soit raisonnable".
Deux ans n'est manifestement pas une "période raisonnable".

Je rappelle ici que cette convention est un engagement international qui possède "une autorité supérieure à celle des lois" (article 55 de la Constitution). D'ailleurs, dans une décision du 19 novembre 2004 (sur le traité constitutionnel européen), le Conseil constitutionnel a constaté "l'existence d'un ordre juridique communautaire intégré à l'ordre juridique interne et distinct de l'ordre juridique international" et rappelé que "le droit adopté par les institutions de l'Union européenne prime le droit des Etats membres".

CQFD.

Enfin,on peut ajouter, en étant encore plus "technicien du droit", que l'article 3 bis créant le CPE a été introduit dans la loi par la voie d'un amendement gouvernemental.

C'est un nouveau motif de censure : le Conseil constitutionnel exige toujours en effet que les dispositions issues d'un amendement "n'excèdent pas, par leur ampleur, les limites inhérentes au droit d'amendement".

Voilà donc une raison supplémentaire de refuser ce texte.

De plus, l'article 39 de la Constitution dispose que "les projets de loi sont délibérés en conseil des ministres après avis du Conseil d'Etat". Si avant de l'adopter lors du conseil des ministres du 11 janvier 2006, le gouvernement a bien pris l'avis du Conseil d'Etat sur le projet de loi, le texte ne comportait pas encore l'article créant le CPE ; celui-ci résultant d'un amendement gouvernemental rédigé et déposé après coup. Le conseil d'Etat n'a donc pas été consulté comme l'exige la loi...

Pour un de ces motifs, ou pour plusieurs d'entre-eux, les sages vont donc censurer le texte et le gouvernement ne disposera d'aucune possibilité de recours.

Rappelons ici, en effet, que "Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles (article 62 de la Constitution).

Pourquoi alors, me direz-vous, un Conseil constitutionnel aussi marqué à droite va-t-il censurer un tel texte ?

Parce qu'après les manifestations d'hier, il n'y a plus aucune autre porte de sortie honorable pour le Premier ministre...

La négociation n'est pas possible, personne ne voulant discuter avec lui de ce texte.

La suspension (option Sarkozy...) n'est pas envisageable puisque le retrait du texte est la condition de la discussion pour les partenaires sociaux.

Le retrait sec, quant à lui, signifierait la chute immédiate de Dominique de Villepin.

Jacques Chirac qui veut, lui, impérativement sauver le soldat Villepin doit surtout parvenir à montrer à l'opinion que son Premier ministre préféré n'a pas "cédé à la rue" (contrairement à Edouard Balladur et Alain Juppé notamment).

Une fois la décision du Conseil connue, le Président, qui a annulé un déplacement au Havre, viendra donc à la télévision prendre acte de cette censure et appeler à l'ouverture immédiate de négociations générales sur l'emploi des jeunes.

Dominique de Villepin, son honneur napoléonien sauf, se rendra, lui, avec respect - mais quelque morgue - aux arguments juridiques du Conseil et on repartira - enfin - de zéro en respectant, cette fois, les procédures de négociation avec l'ensemble des partenaires concernés.

Vous pensez que je me trompe ?

Alors, il reste une autre fenêtre de tir : si le texte est validée par le Conseil Constitutionnel, le chef de l'Etat, qui promulgue les lois, a le pouvoir de demander une nouvelle délibération au Parlement, dans un délai de 15 jours après leur adoption, en vertu de l'article 10 de la Constitution.

Ce serait là l'occasion de revenir de manière parlementaire sur les dispositions les plus contestées du texte...

En tous cas, j'affirme ici que si jamais la loi est validée et promulguée en l'état par le Président, Dominique de Villepin tombera, sacrifié, crucifié même, sur l'autel de l'impossible réforme, dans quelques jours ou dans quelques semaines.

Du coup, je ne sais plus ce que je préfère moi !

08:00 Lien permanent | Commentaires (119) | Envoyer cette note

mardi, 28 mars 2006

Hasard.

Depuis 24 heures le site des amis de Dieudonné (Les Ogres) a établi un lien direct avec ce blog sur le bandeau déroulant de sa page d'accueil :

27/03_15h59 Visiteur> Attal Déblog: LIEN Birenbaum au secours LIEN ET AUCUNE CRITIQUE DES LISTES DE JUIFS DES MEDIAS ETABLIES ET PUBLIEES PAR DES SITES JUIFS SIONISTES (et sans doute aussi des sites sionistes antisémites).


Depuis 24 heures pour la toute première fois depuis deux mois je reçois des messages antisémites comme celui là par exemple :

mendes france n 'est il pas juif lui même (si il croit en dieu ?)
en france un juif qui critique la politique d israel est antisemite alors pourquoi ne se suicide t il pas, il comptera une victime .

Ecrit par : gorgon | mardi, 28 mars 2006


Ou mieux, celui là :

"To Birenbaum et ses déjections

Pauvre nombriliste, vous pensez bien sur être intelligent, peut être même intelligent supérieur,
Si intelligent que + de 60% des français vous casent dans les minorités les plus dangereuses de la planète, pas, pour votre prétendue intelligence, mais par votre fourberie dans la manipulation et la désinfo

Continué, à vous croire supérieur et abaisser les autres, vous augmenter à chaque mots le potentiel de refus de nos concitoyens envers votre minorité trop visible car dominante, vous êtes le coefficients multiplicateurs de l’ antisémite et l'anti-sioniste en défendant israël avant la France, au delà de tout entendement, l'alya doit elle justifier ce déversement de déjections,
L’affaire ilan et celle d Oulin en sont une démonstration de plus, qui sait que c’est un juif raciste qui à flingué ce père de famille tranquille, mais musulman, le crif en appelant à la manif de dimanche, juste pour récupérer à son profit pour plus tard, a-t on vu des pancartes désignant le coupable garcia, que ni ni, à l inverse de celle ilan ou les coupables et leur appartenance était sur toutes les pancartes, celle du RER D (manipulé par le copain de la marie), du rabbin farhid, du local à poubelle du 13ème (avec visite d’un guignols de tel aviv, venu nous faire la morale et sans excuses après la découverte de la fumisterie inter communautaire ), du lycée d Aulnay (escroquerie à l assurance en le faisant passer pour un acte antisémite, incroyable, infecte, mais bien à la hauteur de certains extrémistes de cette communauté, et non dénoncé par celle qui se dit attaqué) ou les messages anti sémites de A Moise envers lui même (putain d’intelligence supérieur), pour ne citer que les plus criantes, dont comme par hasard beaucoup reste cachées des grands médias à votre solde, donc du grand public

Ecrit par : Anti cons | mardi, 28 mars 2006 "


en veux tu en voilà ?

dans l'emission "on a tout essayez"j'ai remarqué aussi cette haine contre Dieudonné!
hé ben vous me croirez pas!
-Benichou
-Benguigui
-G.Miller
-C.Sarraute
-Elsa Fayer
-Caroline Diamant
-Elisabeth Levy
-Claude Wermuss
-Mezrahi
-B.Ebay
Ces gens donnent leur avis sur tout,mais ils ne sont pas sur TFJ mais bien sur le service public!!

Ecrit par : gabriel | mardi, 28 mars 2006


Sûrement un hasard non ?

17:15 Lien permanent | Commentaires (150) | Envoyer cette note

Juste une mise au point.

J'ai discuté hier avec plusieurs d'entre vous (de face ou au téléphone) de l'évolution de ce blog encore tout jeune mais déjà extrêmement fréquenté.

Plusieurs réflexions personnelles.

D'abord, rassurez-vous, le fait que les "amis" de l'ex humoriste Dieudonné commencent à venir polluer nos échanges (un lien sur ce blog est depuis cette nuit sur le site des ogres...) ne me perturbe en rien.
Il suffit simplement de regarder - je n'ai pas dit lire - leurs messages, copiés/collés pour avoir une exacte mesure de ce qu'ils représentent et de ce qu'ils veulent.
Il faut ainsi être par exemple singulièrement idiot pour me qualifier de sioniste, ne m'avoir jamais écouté en tous cas et cela n'a donc que peu d'importance.
Ces gens sont en train de démontrer mieux que n'importe quelle enquête quel est leur moteur.
Donc pas de souci avec ça. Juste parfois l'envie de vomir.

Ici, j'ai envie d'abord de réussir à sortir des informations qui ne sont pas encore ailleurs : censure du livre des Arènes par la Fnac.com, classement de plus en plus étrange de bouquins d'enquêtes à la Fnac, suites de l'affaire Alègre, indignations sélectives de la Commission parlementaire sur Outreau, propos off politiques volés, etc. Une fois vérifiés vous verrez donc sortir régulièrement, je l'espère, des faits que vous ignorez encore.

Je veux ensuite pouvoir écrire ce que je ne peux pas écrire ailleurs : réintroduire le doute dans mes propres analyses et vous interroger lorsque je ne sais pas...pour peu que vous, vous sachiez !

Je veux réussir aussi à analyser le fonctionnement des médias, à critiquer ce qui se dit et s'écrit qui me hérisse sans entrave, ni directeur de la rédaction qui vienne me dire "là, tu vas trop loin coco". Il ne s'agit pas de flinguer pour flinguer mais pour avancer.

Pour répondre ensuite à quelques unes des remarques ou attaques déjà les plus réccurentes : je ne gagne pas un centime sur ce blog, j'y passe plus de deux heures par jour 7 jours sur 7, je ne suis pas là pour faire la pub de Privé, je ne chasse pas non plus les compliments, etc.
Ne me forcez pas quand même à finir comme Morandini qui annonce ce matin qu'il ferme son blog ! http://morandini.canalblog.com/

Mais râlent d'autres, est-ce que ce lieu de débat est utile ?
Je suis persuadé que c'est le cas en dépit des humeurs parfois incontrôlées de quelques-uns. Ce qui sort des échanges parfois tumultueux est toujours intéressant que l'on soit d'accord ou en désaccord.

Ce blog, c'est aussi, enfin, ma manière de prendre la température sur les sujets qui me passionnent ou qui m'NRvent.

Voilà, n'hésitez pas à me dire ce que vous attendez (critiques, suggestions et encouragements ne sont jamais superflus) même si vous avez sans doute sûrement compris que je vais continuer à faire exactement ce que je veux...

Et si j'en ai marre, j'irais voir la mer...


medium_dsc00103.2.jpg

07:17 Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note

dimanche, 26 mars 2006

Stop à l'oubli et la commission Outreau.

Comme annoncé ici il y a quelques jours, voici donc la lettre officielle par laquelle l'association toulousaine Stop à l'oubli réclame d'être auditionnée par la commission parlementaire constituée sur l'affaire d'Outreau.
La commission entendra, rappelons-le, le 6 avril Dominique Baudis.




Montcuq le 23 Mars 2006-0



à Monsieur Vallini
Président de Commission d’enquête Parlementaire


Monsieur le Président,


Depuis trop longtemps la Justice toulousaine est montrée du doigt pour de nombreuses affaires de disparitions, de meurtres classés en suicides, de meurtres non élucidés et pour des dysfonctionnements de toutes sortes qui ont permis au tueur en série Patrice Alègre, d’agir en toute impunité durant une douzaine d’années (disparitions de scellés, refus d’entendre certains témoins, menaces, entraves à la recherche de la vérité et autopsies bâclées par deux médecins légistes).
Pour toutes ces raisons, les familles de victimes et leurs représentants membres de l’Association Toulousaine « Stop à l’Oubli » ont l’honneur de vous demander à être entendues par les membres de la Commission d’enquête Parlementaire que vous présidez.
Elles souhaitent vous faire part des difficultés qu’elles rencontrent dans leur recherche de la vérité et porter à votre connaissance les témoignages recueillis depuis 2 ans , qui mettent à jour des relations contre nature entre divers malfaiteurs et des fonctionnaires et qui semblent corroborer ce qui constitue l’essentiel d’un Rapport réalisé par Monsieur Michel Bréard, ancien Procureur de la République à Toulouse.
A ce jour, il est toujours inexploité, pour ne pas dire gardé secret. Il en va de même pour les témoignages que nous avons reçus et remis en main propre au représentant du Ministère Public, ainsi qu’à la Direction Technique
de la Gendarmerie Nationale et qui à notre connaissance n’ont pas été versés dans les dossiers où ils peuvent être utiles à la manifestation de la vérité (dossier Galbardi notamment).
A l’heure où le Conseil Supérieur de la Magistrature demande à l’opinion publique de respecter l’indépendance des pouvoirs politique et judiciaire, nous espérons que vous voudrez bien donner une suite favorable à notre requête.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.


Le Président ,



Gabriel Loubradou



Je vous informe des suites de cette lettre dès qu'il y a du nouveau.

23:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Après BHL, le routard...

Voici un mail reçu cet après midi :

Cher Guy,

Vous aviez dénoncé les difficultés rencontrées par le livre de Nicolas Beau et Olivier Toscer dans les FNAC...

Je tenais à vous signaler que mon livre-enquête sur le Routard est, lui aussi, référencé de manière curieuse dans cette enseigne.

Absent du rayon "nouveauté", on le retrouve généralement dans les étagères "Afrique" du rayon "tourisme" (quand il n'est pas carrément invisible).

L'autobiographie de Philippe Gloaguen dispose, de son côté, de présentoirs spéciaux bien en vue dans l'ensemble du réseau FNAC...

Bien à vous,

Baudouin Eschapasse


je pense que décidément la Fnac a des soucis de rangement en ce moment... Et vous ?

Pour les faire bisquer mettons donc le lien avec amazon http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2755701072/402-8418...

17:02 Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note

De face...

C'est une simple photo mais elle m'a vraiment scandalisé.
Dans Le Monde d'hier (daté d'aujourd'hui) la rubrique "La fabrique de l'info" propose l'image très dure de l'agression d'un photographe - Georges Mérillon - par un casseur le 23 mars dernier aux Invalides.
Surtout, juste avant d'être attaqué par ce môme, Georges Mérillon l'a pris en photo.
Voilà le texte qui explique la scène : "Soudain un adolescent en jean et tee-shirt tête nue et le visage non dissimulé, se dirige vers le groupe en courant, tenant à la main un morceau de drap enflammé avec lequel il frappe l'un des photographes, Georges Mérillon, qui vient de braquer son objectif vers lui".
Du coup, Le Monde nous offre deux photos saisissantes pour le prix d'une : la photo prise par Mérillon de face du môme qui lui fonce dessus et la photo prise, sous un autre angle, par un autre photographe (Christophe Ena), de Mérillon se faisant frapper deux secondes plus tard.
Voilà donc un petit voyou désormais passé à la postérité, puisqu'il est évidemment parfaitement reconnaissable sur la première photo ; celle prise par l'agressé.
Tout le problème est là.
En publiant cette photo de face d'un mineur (cela semble évident) en train de se livrer à une agression - évidemment scandaleuse - quel est exactement le rôle qu'entend jouer le quotidien ?
La photo de l'agression vue de dos ne suffisait-elle pas à illustrer et dénoncer la violence de la scène ?
Pourquoi désigner ce gosse - certes coupable, forcément coupable - ?
Pourquoi permettre ainsi son identification ? Au mépris total - au passage - de son "droit à l'image" (et oui... ) et de sa vie privée (et oui bis !) Mais il est très peu probable qu'il vienne porter plainte !...
Quel est le but poursuivi par le journal qui l'expose à la vue de tous en permettant même qu'il soit reconnu ?
L'empêcher de recommencer ? Le dénoncer ? Aider à son arrestation ? Illustrer "l'origine" des casseurs ?
Pourquoi ne pas avoir juste flouté ses yeux au moins ?
Le plus paradoxal c'est que la rubrique est titrée "Derrière l'image" ! Mais l'auteur de l'article (Sylvie Kerviel) a tout de même bien du se rendre compte que là, pour le coup, on n'est pas du tout "derrière l'image" mais bel et bien "face à l'image" !

Au sujet de la même maifestation, je vous conseille la lecture du commentaire d'Emilie tout à la fin de ma note précédente, c'est là tout en bas :
http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/03/24/la-...

07:30 Lien permanent | Commentaires (83) | Envoyer cette note

samedi, 25 mars 2006

Dans les coulisses de LCI.

Petit passage à LCI hier soir dans le Journal de Field, sujet évidemment le CPE.
Le plus intéressant - comme souvent - se passe avant, au maquillage.
Un journaliste connu de la chaîne info (la quarantaine) explique à la cantonnade que "ces jeunes qui veulent de la sécurité et pouvoir consommer c'est dingue par rapport à 68". Je caricature à peine.
Je finis par lui faire remarquer que s'ils veulent consommer, c'est sans doute parce que l'image que leur renvoie la télévision - notamment celle où il travaille (TF1 en fait) - n'est que consommation et sur-consommation. Il ne faut donc pas s'étonner qu'ils en veuillent toujours davantage, c'est juste l'image qu'on leur impose 24 heures sur 24. Il est dubitatif.
"Mais la précarité c'est normal finit-il par m'expliquer, moi j'ai enchaîné les CDD".
Je lui demande alors s'il a été chômeur une journée dans sa vie et si la situation a, aujoud'hui, quoi que ce soit à voir avec celle que nous avons connue, nous, il y a 20 ans. Mais sa réthorique d'inspiration MEDEF - branche Parizot - finit par me lasser.
Il est heureusement temps d'entrer en plateau.
Grâce à cet échauffement imprévu je vais être assez pugnace je crois.
Y'a pas à dire, discuter avec un présentateur de LCI avant le direct ça motive pour la suite !

08:55 Lien permanent | Commentaires (59) | Envoyer cette note

vendredi, 24 mars 2006

BHL, la Fnac et les Arènes (une suite).

Mon ami Laurent Beccaria m'a fait passer hier soir une photo de l'un de ses lecteurs qui montre bien comment la FNAC vend effectivement le livre de Nicolas Beau et Olivier Toscer sur BHL ...dans le rayons psychanalyse.
Il s'agit donc d'une image capturée par un acheteur sur son téléphone le 23 mars dernier à la Fnac de Rennes.
En dessous, ensuite, juste pour le fun, une image de l'agence EP...
medium_dsc00008.jpg


medium_tarte.3.jpg

08:55 Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note

La banlieue contre la rue : une (di)vision politique.

Je suis passé à pied aux Invalides hier vers 16h, deux heures avant les affrontements parisiens.
Tout était prêt sur le "thêatre des opérations" pour que la fin de la manifestation dégénère comme cela est arrivé hier soir.
Je m’explique.
A droite, en regardant l’esplanade, toutes les équipes des télévisions étrangères avec leurs camions satellites installées-là, prêtes à filmer des incidents (regardez CNN par exemple…).
Au fond, sur le Pont Alexandre III des centaines de CRS bien visibles.
A gauche, toutes les rues perpendiculaires au Bd des Invalides (Grenelle, Varenne, Oudinot…) barrées par de véritables Robocops particulièrement impressionnants.
Disséminés aux alentours des fonctionnaires de police en civil prêts à intervenir.
Bien sûr, l’Esplanade des Invalides est évidemment un endroit idéal pour une dispersion mais c’est également un lieu propice à la castagne. J’y ai quelques souvenirs personnels en 1986 notamment…
Le problème, c’est que la venue des casseurs encapuchonnés ayant été évidemment anticipée par les Renseignements généraux, je ne comprends pas pourquoi il a fallu tant de temps avant que la police intervienne. Les syndicats de policiers expliquaient hier qu’ils ne voulaient pas prendre le risque de blesser des – vrais – manifestants. Je ne suis pas expert en maintien de l’ordre et c’est un argument recevable.
Mais je suis tout de même interpellé par les images que j’ai vues et, surtout, gêné par ce qu’elles peuvent laisser croire.
Je me demande, en effet, si en laissant, dans un premier temps, les manifestants se faire lyncher et dépouiller les « autorités » ne visent pas à introduire une division sociale entre les gentils manifestants - bien blancs - et les méchants casseurs, pour la plupart issus de l’immigration.
Tel est en tout cas le sens de tous les commentaires vus et entendus, hier soir, dans les 20 h et ce matin sur les radios.

Cette représentation de la situation est fallacieuse.
Cette (di)vision n’est pas conforme à la réalité.

Il y avait aussi des jeunes issus des quartiers les plus difficiles dans la manif et les plus concernés par le CPE c’est évidemment eux !
Il ne faudrait donc pas qu' « on » (médias et politiques) vienne nous expliquer que « la banlieue est descendue pour tout casser comme en novembre »…
Oui, « la banlieue est descendue », elle était en majorité dans la rue, dans le cortège.
Quant aux groupes mobiles et entraînés de casseurs à capuchons, ce sont les mêmes salopards qui affolent leurs voisins tous les jours et qui sont venus se défouler à peu de frais dans la capitale.
La précarité sociale eux, ce n’est malheureusement plus leur problème.

08:49 Lien permanent | Commentaires (329) | Envoyer cette note

jeudi, 23 mars 2006

Dominique Baudis devant la "Commission Outreau".

L'information est tellement importante qu'elle mérite que nous la disséquions.
Hier voici ce qu'a annoncé le site du Nouvel observateur :
"Dominique Baudis sera auditionné par la commission d'enquête parlementaire sur Outreau le 6 avril prochain. Impliqué à tort dans l'affaire Alègre, il a accepté d'être entendu en qualité de président du CSA pour exprimer son point de vue sur les rapports entre la télévision et la justice".
Cele pose plusieurs questions.
Est-il entendu en raison de ce qu'il a subi dans l'affaire Alègre ou en tant que Président du CSA ? Ou les deux ? N'y-a-til pas en tous cas un risque évident de conflit d'intérêts entre les deux Baudis : celui qui a été mis en cause (il était alors témoin assisté) et celui qui dirige le CSA ?
A-t-il été invité à être entendu ou s'est-il invité ?
D'autres personnes "impliqués à tort" dans une affaire judiciaire ne devraient-elles pas alors être entendues également puisqu'elles ont vécu, elles, les affres de la mise en examen puis de la détention comme (par exemple) "le bagagiste de Roissy" ou les deux nationalistes corses qui viennent d'être libérés après plusieurs années et un procès, alors qu'ils étaient accusés d'avoir contribué à l'assassinat du Préfet Erignac ? Ne pourraient-ils pas eux aussi éclairer la commission "sur les rapports entre la télévision et la justice" ?
Le Président du CSA étant poursuivi lui-même en diffamation par plusieurs acteurs de l'affaire Alègre (le procureur Bréard, l'ex gendarme Roussel notamment) pour des propos les concernant dans son livre Face à la calomnie, cette audition ne risque-t-elle pas de peser sur le cours de la justice ?
Les affaires Alègre n'étant pas toutes jugées, cette audition ne pose-t-elle pas des questions en matière de secret de l'instruction ?
Surtout, la commission va-t-elle entendre les familles des véritables victimes de l'affaire Alègre ? http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/03/12/affaires-alegre-un-rapport-enterre.html?
A savoir des parents désespérés qui ne savent toujours pas, en raison justement de très graves dysfonctionnements de la Justice (toutes catégories confondues), de la police et de la gendarmerie, ce qui est arrivé à leurs proches. Qu'on leur ait expliqué qu'elles s'étaient suicidées alors que de nouvelles investigations ont démontré qu'il y avait eu assassinat. Ou qu'on ne les aient jamais retrouvées.
A ce titre, le président de l'Association Stop à l'oubli, Gabriel Loubradou, père d'une jeune femme disparue dans la région de Toulouse sera-t-il auditionné ? Je suis en mesure de vous informer ici que l'association va envoyer dans les heures qui viennent une demande officielle à la commission.
Et au fait, pour finir, la commission d'enquête parlementaire n'est-elle pas intéressée par la lecture du rapport du Procureur Bréard qui dort depuis plus d'un an dans les tiroirs de la Chancellerie ?
Tiens, puisque Pascal Clément va être entendu le 11 avril, il reste quelques semaines pour qu'un parlementaire s'en saisisse officiellement et lui demande publiquement ce qu'il en pense...

07:25 Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note

mercredi, 22 mars 2006

Franz-Olivier Giesbert avec nous !

Un éclat de rire au réveil c'est toujours ça de gagné, non ?
Interview de Franz olivier Gisebert dans France Soir
(il célèbre - sic - la centième de "Cultures et dépendances" son émission de France 3):

"Il y a trop de politiquement correct dans ce pays, trop de sujets qu'on n'ose pas aborder, trop de gens qu'on ne laisse pas parler parce qu'ils ne pensent pas comme il faut. C'est important de donner la parole à tout le monde".

Lorsque j'ai sorti Nos délits d'initiés en septembre 2003 Le Point (donc FOG soi-même) m'a consacré son édito pour expliquer qu'ils ne parleraient surtout pas de mon livre... Un véritable boycott. Seul BHL se leva alors pour me fustiger dans son Bloc-note en fin de journal parce que BHL, lui, il fait ce qu'il veut.
Plus récemment lorsque John Paul Lepers et Thomas Bauder ont publié chez Privé leur livre sur Bernadette Chirac, Madâme, aucune télévision - sauf Paul Wermus sur TFJ ! - ne les a invités ; on ne froisse pas le château !!!
J'attends donc dans les minutes qui viennent l'invitation de "Cultures et dépendances" pour Le Pers et Bauder, nul doute qu'elle va arriver...
Du coup, comprenez-moi, que quand je lis cela au petit matin, je m'amuse plutôt.
Sans compter que ces jours-ci le - brillant - patron du Point truste les plateaux télés et les colonnes des journaux pour vendre son propre livre sur Jacques Chirac, La tragédie du président.
Un livre encensé par tous les médias unanimes, un enterrement de première classe de Jacques Chirac dont pour ma part je trouve la parution TRÈS tardive.
Pourquoi avoir attendu si longtemps pour publier cet ouvrage si critique ?
Au fait, un absent de taille dans l'éreintement général que constitue le livre, Nicolas Sarkozy.
Juste un hasard...

10:36 Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note

mardi, 21 mars 2006

C'est à vous...

Alors ce matin on fait un essai.

Je vous donne cet espace pour poser les questions que vous souhaitez ou évoquer le(s) sujet(s) de votre choix.
Puis je reviens - tard ce soir (grosse journée) - voir ce que ça a produit comme débats, échanges, oppositions, désaccords, querelles, etc.

Surtout, soyez NRV !!!

08:53 Lien permanent | Commentaires (97) | Envoyer cette note

lundi, 20 mars 2006

Autosatisfaction !

Ci joint en intégralité le mail reçu ce matin du patron des Arènes Laurent Beccaria au sujet de l'affaire levée ici grâce à AnyHow il y a une semaine ; voir ici : http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/03/11/le-...
et là http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/03/12/la-fnac-com-le-livre-sur-bhl-et-le-site-de-l-obs.html


Cher Guy,

Nous avons recoupé les informations sur la censure de la Fnac. Tu avais levé un vrai lièvre.

Tu trouveras ci-dessous le communiqué qui va partir tout à l’heure.

Tout cela est d’une grande médiocrité, alors même que BHL a pu s’exprimer, selon notre pointage, 3H45 à la télévision, 4H à la radio et sur 32 pages d’interview dans la presse nationale... sans que personne ne lui pose de questions sur Une imposture française (en dehors de Michel Field sur LCI).

Le préjudice n’est que de quelques centaines d’exemplaires, mais c’est le principe qui est méprisable.

Amitiés

Laurent


Communiqué:

La Fnac a tenté de freiner la diffusion du livre de Nicolas Beau et Olivier Toscer, Une imposture française (Les Arènes), consacré aux réseaux d’influences de Bernard-Henri Lévy.

Plusieurs faits ont surpris l’éditeur :
-Référencement de ce livre d’enquête au rayon philosophie, entre Hannah Arendt et Emmanuel Kant.
-Disparition inopinée du livre de la base de données de la Fnac.com
-Rupture de stock de longue durée dans certains points de vente de l’enseigne, alors que la centrale de la Fnac était approvisionnée normalement. Neuf magasins Fnacs ont dû se fournir directement chez l’éditeur et non auprès de leur stock central, ce qui est exceptionnel.

Deux sources concordantes, à un niveau hiérarchique élevé, ont confirmé l’intervention du groupe François Pinault, propriétaire de l’enseigne pour freiner la diffusion d’Une imposture française. Une telle intervention est rare, mais, toujours selon nos informations, non exceptionnelle.

C’est la seconde fois que François Pinault chercher à organiser le boycott d’un livre des éditions des Arènes. En juin 2000 déjà, il avait donné l’ordre de ne pas mettre en vente le livre d’Eva Joly Notre affaire à tous, à qui il reprochait une perquisition dans ses bureaux. Mais l’ancien directeur des magasins, Bertrand de Talhouët, s’y était opposé et le livre avait été commercialisé normalement.

Au-delà des révélations sur les réseaux d’influence de Bernard-Henri Lévy, grand ami du groupe, Une imposture française comporte un certain nombre d’informations gênantes pour François Pinault. Notamment les conditions de l’achat de la BECOB, groupe familial des Lévy, et le prêt accordé via une banque suisse, et sur l’entremise de Bernard-Henri Lévy, à Jean-François Kahn et Maurice Szafran, afin de renflouer l’hebdomadaire Marianne, pourtant concurrent du Point, propriété de l’industriel.

Les Arènes ont demandé des explications à la Fnac, qui sont restées sans réponses à ce jour. La pression des journalistes et la vigilance des libraires de l’enseigne ont permis un retour à l’ordre des choses. Mais cette censure douce n’en reste pas moins inacceptable vis-à-vis des libraires et des clients de la Fnac.

Tiré à 4.000 ex le 23 février, l’enquête de Nicolas Beau du Canard enchaîné et d’Olivier Toscer du Nouvel Observateur a été réimprimé deux fois en trois semaines pour un tirage total de 12.000 ex, avec des sorties entre 400 et 800 ex par jour.

15:10 Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note

Dur.

N. cherche du boulot dans le secrétariat, elle n'a pas plus de 22 ou 23 ans.
On parle devant l'école ce matin.
Elle a passé un entretien avec une boîte de consultants qui recrutent pour un cabinet d'avocats.

Questions du consultant à N. :
"Vous êtes de quelle origine ?"
"Que fait votre ami ?"
"Quelle est votre religion ?"

Je lui explique qu'il n'a pas le droit.

N. me dit qu'elle le sait, qu'elle ne savait pas quoi répondre et que "la prochaine fois que ça lui arrive elle va sûrement mal le prendre".


N. est maghrébine.

"C'est dur en ce moment" conclue-t-elle.

08:54 Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note

samedi, 18 mars 2006

La télé rend con.

J’ai reçu hier de KM-Prod le montant de mes revenus à déclarer sur ma feuille d’impôts. Il s’agit de l’argent que j’ai touché comme « chroniqueur » au « Grand Journal » de Canal +. Quelque chose comme 8000 euros à déclarer si j’ai bien regardé.
Cela m’inspire ce matin une vraie réflexion sur l’argent gagné en ces circonstances et sur le fait que finalement, la télévision rend tellement con – la plupart de ceux qui y passent – que ça ne vaut vraiment pas la peine d’y laisser tout ou partie de son âme !
Lorsque j’étais au « Grand Journal », en effet, je me suis surpris plus d’une fois à sympathiser ou à trouver sympa tel ou tel dont je pensais à distance plutôt de mal ou que je trouvais juste sans intérêt avant de les croiser un petit quart d’heure.
Je me vois encore rentrant à la maison après le direct :
« Tu sais quoi ? Lara Fabian, elle est super futée en fait » ou encore
« Finalement Bruel est cool ». Voire pire…
Vous devez ici vous demander où je veux en venir.
Vous allez comprendre.
Le système qui fait de vous un visage connu qui croise au quotidien des visages bien plus connus et qui finit par ne « reconnaître » à sa hauteur que les visages connus est un système pervers qui peut décérèbrer les plus vertébrés en un quart de tour.
Au bout de quelques mois, je devenais déjà comme ça. Comment ?
Bien con.
Et prêt à trouver « sympa » mon prochain pourvu qu’il soit… Célèbre.
Heureusement, j’ai eu de la chance.
J’ai quitté l’émission pour éviter un conflit d’intérêts : publiant comme éditeur le livre de Pierre Martinet (« Un agent sort de l’ombre »), qui dénonçait les méthodes du directeur des moyens généraux de Canal + (filatures de Bruno Gaccio, espionnage des salariés), j’ai décidé d’abandonner temporairement l’antenne.
On m’a fait comprendre quelques semaines plus tard que c’était mieux que je parte définitivement !
Quel coup de bol ! J’allais vraiment devenir débile !
Je vais vous prouver que je n’ai pas tort.
J’ai un tout autre exemple que le mien en tête. Bien plus spectaculaire.
Vous souvenez-vous de Guy Carlier ?
Vous savez, ce chroniqueur impitoyable de France Inter qui faisait trembler les people (chez Bern) ou les politiques – le matin - par la justesse de ces piques, la finesse de ces traits.
Cette terrible « épée » que redoutaient les vedettes en promo…
Déjà depuis qu’il est arrivé chez Fogiel, le dimanche sur France 3, il a sacrément limé ses canines et parfois même sorti sa langue pour lécher l’invité, pour peu que celui-ci soit puissant (Bernadette Chirac) ou un super people comme il les aime (Guy C. écrit des chansons et adore pousse la chansonnette mais seulement avec des stars).
Mais cette semaine l’ex-pourfendeur de la télévision lacrymale, le Zorro anti-télé réalité (salarié d’Endemol quand même…) a passé le mur du son et sans cédille.
Six pages dans Paris-Match, six pages…, et un appel en « une » pour nous apprendre « son coup de foudre avec Joséphine, la fille de Frédéric Dard ». …
Je me souviens de bien des chroniques radios où il s’en prenait bille en tête à ces demi-vedettes qui vendent leur vie privée dans les colonnes des hebdos, juste parce qu’elles sont en promo.
Là, bien sur, ça n’a rien à voir et c’est juste par coïncidence que l’on apprend en tout tout tout petit, en bas du papier, que « Guy Carlier publie chez Plon Le cœur au ventre, sortie le 11 mai ». Evidemment un témoignage de plus sur ces vedettes qui souffrent de quelque part et le plus souvent du nombril…
Parce que Carlier a également contribué à inventer une nouvelle forme de télé réalité en racontant à la France entière que pour guérir de son obésité et de sa boulimie il passait toute la semaine enfermé dans une clinique, ne sortant que pour participer à l’émission de fogiel, le dimanche soir.
Et la France entière du coup de suivre, passionnée, l’évolution de son régime – courage Guy ! – semaine après semaine, entre X invités en promo…
Joli coup, bien plus malin en tous cas que « J’ai décidé de maigrir » un programme (M6) qui fût dénoncé en son temps et sans doute même par Guy Carlier.
C’est triste non de finir aussi con que ça qui plus est quand on a fait carrière en dénonçant exactement ce genre de comportements non ?
Petit détail pour initiés, c’est Henry-Jean Servat le confident des stars (Adjani, Bardot et tant d’autres) qui signe le papier pour Match, comme quoi, Guy C. est vraiment passé de l’autre côté.
Je pourrais aussi parler ici de la manière dont Eric Zemmour, une vraie plume du journalisme politique à l’origine, se ridiculise chaque semaine dans l’émission de Bern.
Mais on va garder ça pour plus tard, d’accord ?

PS : j’ai deux auteurs qui passent chez Fogiel dimanche soir… Je suis un vrai stratège de la promo moi ! Je ne sais pas pourquoi mais je sens que Carlier va sûrement les couvrir de fleurs…

08:37 Lien permanent | Commentaires (128) | Envoyer cette note

vendredi, 17 mars 2006

Justice/Toulouse : Europe 1 n'a pas eu le temps de parler du rapport "enterré".

Il y a quelques jours, je consacrais une note à une article d'Aziz Zemmouri concernant l'affaire Alègre, dans le Figaro-magazine http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/03/12/aff...

Le journaliste y posait un certain nombre de questions dont celle des nombreux dysfonctionnements de la justice dans ces dossiers. Il rapportait ainsi que de ces "anomalies" ou "dsyfonctionnements" l'ancien procureur de la république à Toulouse, Michel Bréard, s'est fait l'écho "dans un rapport (sous la référence 8PG05 à la chancellerie) remis en janvier 2005 au ministère de la Justice et à Michel Barrau, procureur général de la cour d'appel de Toulouse ; 93 annexes étayant le propos du magistrat. Que dit cette enquête interne ? Elle vise nommément Marc Bourragué, ancien substitut du procureur, chargé des affaires financières au tribunal de grande instance de Toulouse. Le haut magistrat s'étonne de le retrouver régulièrement en travers des procédures qui mettent en cause Patrice Alègre".
Et Zemmouri de préciser les accusations contenues dans le rapport.

Certains d'entre-vous espéraient donc profiter de l'opportunité de la présence du Garde des Sceaux sur Europe 1 le 14 mars pour le questionner à ce sujet.
En dépit de leurs tentatives, aucune de leurs questions n'est parvenue jusqu'à Pascal Clément.

Voici ici le récit de l'un de ceux qui ont tenté de poser une question à travers le mail qu'il a envoyé à Europe 1 et qu'il m'a transmis ensuite :

Monsieur,
Je voudrais vous signifier ma très vive insatisfaction ainsi que celle de très nombreux auditeurs d’Europe1.

Hier soir nous avons été très nombreux à téléphoner dès 18 h pour poser des questions précises au Garde des Sceaux sur un scandale judiciaire qui est infiniment plus grave qu’Outreau et qui est soigneusement occulté : le scandale des enquêtes sur les victimes du tueur en série Patrice Alègre.

Un journaliste courageux du Figaro Magazine a fait un article très intéressant Samedi dernier que je vous joins au cas où vous ne l’auriez pas vu.

En effet il est particulièrement choquant de voir que la presse et les médias ne portent plus aucun intérêt à ce scandale incroyable qu’est le fiasco de ces 37 enquêtes depuis que des notables ont été « blanchis ». Seul vous intéresse l’aspect « notables » de cette affaire.

Nous étions donc très nombreux hier soir à vouloir interroger le Garde des Sceaux sur plusieurs points :

- Peut il confirmer ou infirmer les informations du journaliste sur le contenu rapport Bréard soigneusement occulté par la hiérarchie judiciaire ?
- Quelle réponse compte-t-il donner à l’association « Stop à l’oubli » qui représente les intérêts des familles des victimes et qui demande que le CSM soit saisi de toutes les anomalies constatés depuis plus de 15 ans dans les 37 dossiers d’assassinat, ou de disparition en région toulousaine.

Vers 18 h 30 au standard d’Europe il nous a été dit « il y a énormément d'appels sur l'article de Aziz Zemouri relatif aux enquêtes de l’affaire Alègre et qu'on compte en parler avec M. Clément à l'antenne ». De plus, des auditeurs ont insisté pour que l’on pose la question au Ministre de ce qu’il allait répondre au Président de l’association Stop à l’Oubli qui lui demande de saisir le CSM (voir courrier joint).

Le résultat : aucune question n’a pu être été posée sur ce scandale qui est du Outreau à la puissance 100 .

Ne nous pouvons pas penser un seul instant que :

- compte tenu du grands nombre de questions qui ont été posées sur ce sujet,
- compte tenu de la gravité du sujet (37 meurtres ou disparitions)
- compte tenu de ce qui nous a été dit au standard

le fait de ne pas pouvoir passer une seule question sur ce sujet ne peut relever du hasard mais d’un volonté de censure complaisante qui ne fait pas honneur à Europe1.

Bien évidemment, cette censure est stigmatisée dès ce matin sur le Net.

http://forums.lemonde.fr/perl/showthreaded.pl?Cat=&Board=polfran&Number=1823386&page=0&view=collapsed&sb=5&vc=1#Post1823386 ainsi que sur le blog de Guy Birenbaum http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/03/12/affaires-alegre-un-rapport-enterre.html#comments

Europe 1 n’avait pas besoin de cet incident pour redorer son image compte tenu des derniers évènements (Elkabach / Sarkozy) pour démontrer sa complaisance vis-à-vis du pouvoir.

Que comptez-vous faire pour corriger ce dérapage inadmissible ?

Quand comptez-vous inviter le Président de « Stop à l’Oubli » pour qu’il explique la justesse de leur combat et les dérives de la justice toulousaine ?

Une réponse s’impose pour que la confiance perdue ne le soit pas définitivement.

Cordialement


Et voici la réponse directe que m'a faite Mathieu Delahousse après que je l'ai saisi par mail de vos réactions, dès hier matin.

Cher Guy,

Je découvre les réactions provoquées par notre émission spéciale justice du 14 mars, avec en deuxième partie Pascal Clément face aux auditeurs. Ma réponse est simple: Le fait de ne pas l'avoir pris à l'antenne est seulement dû au très grand nombre d'appels arrivés ce soir là au standard d'Europe 1 et à l'impossibilité materielle de prendre en moins d'une heure l'ensemble des appels qui, comme le vôtre, avaient effectivement été présélectionnés pour un passage à l'antenne. Comme souvent dans ce genre d'émission, plusieurs auditeurs, sur des sujets individuels ou collectifs, m'ont écrit pour se plaindre de ne pas avoir pu poser leur question au Garde des Sceaux. La triste réalité de la durée de l'émission est ma seule réponse. Je tiens surtout à démentir formellement l'allégation de "censure" lue sur le blog - allégation fausse et terriblement blessante pour un journaliste
-. J'ajoute à ce propos que, pour Europe 1, j'ai toujours fait preuve d'interêt pour ce dossier et que j'ai suivi plusieurs mois les affaires toulousaines, interrogé les principaux protagonistes du dossier et enfin relayé la création de la fédération Cristal, dont fait partie Stop à l'oubli. La dernière fois que nous nous sommes vus, Guy, c'était à Europe avec Michel Roussel... Pas de faux procès: Mardi soir, chez nous, il n'était pas question de censure mais de manque de temps ! J'espère que vous voudrez bien le comprendre et l'expliquer à qui de droit...


Je vous devais à tous la totalité de cet échange.
Reste donc à trouver un autre lieu pour débattre avec l'autorité la plus compétente, le Garde des Sceaux, de ce sujet et continuer à lui demander solennellement la publicité du rapport Bréard, bloqué quelque part dans son ministère.

PS n'oubliez pas de demander le Tigre à votre marchand de journaux, le n°1 sort aujourd'hui, je ne touche rien rassurez-vous, mais il faut aider ce nouvel hebdo concacré notamment cette semaine au traitement médiatique...d'Outreau.

06:50 Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note

jeudi, 16 mars 2006

A propos de ce blog.

Depuis quelques semaines j'ai ouvert ce blog.
Et je vous observe, assez fasciné, du coin de l'oeil.
J'ai décidé d'écrire ici un certain nombre de choses que je ne parviens pas à exprimer ailleurs ou de vous informer de faits sur lesquels je dispose d'infos difficilement exploitables différemment.
Je teste aussi certains moyens (podcasts, images, images qui bougent si j'avais le temps !) pour vous faire réagir. Pour vous déranger aussi.
Et puis surtout je vous fais part de mes Nrvements les plus forts.

Dans l'ensemble vos contributions me passionnent et surtout depuis le départ il ne m'a fallu faire disparaître que deux commentaires sur les milliers qui sont là, les deux à connotation bêtement sexistes ou sexuelles.
Comme quoi il n'est pas impossible de laisser des commentaires ouverts et de les modérer simplement a posteriori si un dérapage survient (Ne me faites pas mentir !).
En général tout le monde se tient bien, se respecte et se lit voire se répond.
Mais concernant ceux qui se révèlent les plus agressifs, je me pose plusieurs questions.
D'abord, question liminaire, pourquoi certains d'entre-vous perdent-ils leur temps à me cogner si je suis aussi léger et futile (en gros) qu'ils l'écrivent. Une fois pourquoi pas, mais pourquoi revenir me fustiger encore et encore ?
Surtout, la plupart du temps, ces sévères critiques me reprochent en fait d'être moi-même très critique avec ceux dont je parle.
Ce qui est l'objet même de ce blog.
Ces attaques serrées en piqué se concentrent en fait plutôt de la manière suivante :
ils comparent le blog à Voici ou Ici Paris,
m'acccusent de participer à une théorie du complot,
me reprochent en vrac ma "notoriété", de faire ça pour l'accroître, pour améliorer mon cv, gagner de l'argent,
moquent mon "ego", forcément surdimensionné puisque je leur parle de MOI !
Puis on affine :
je ne publie que des livres de merde, sans contenu, des docs de choc, etc.
Si je m'en prend à X ou à Y c'est que je suis jaloux - de leur succès, positions, notoriété, etc. - j'en passe et des pires.
D'aucun cherchent même - souvent avec humour parfois avec lourdeur - à percer la carapace, à fendiller l'armure, décryptant mes prétendues motivations secrètes, mes intérêts forcément cachés, mes pulsions même (merci Lepsy).
Ainsi, raconter que l'on a remis une fouine morte à la police peut susciter des réactions si contrastées que je me demande si finalement tout acte personnel que je pourrai accomplir et évoquer ici ne serait pas forcément mal interprété.
En fait, je découvre qu'à m'exposer devant vous, je reçois en retour la volée de bois vert normale de tous ceux qui prennent le risque (très relatif bien sûr) de parler ouvertement de ce qu'ils font.
Là où le bât blesse c'est que les mêmes qui fustigent ce récit quotidien de mon action (ou de mon inaction), de mes humeurs, me critiqueraient sans doute ausi violemment si je ne racontais jamais rien des coulisses mais que je me contentais de laisser couler le robinet d'eau tièdasse que je trouve parfois en parcourant certains autres blogs sur la toile.
Ce qui me semble en revanche discutable c'est la tendance à l'anonymat total des bastonnades les plus bêtes et méchantes.
Il en va évidemment de même des échanges sévères entre vous, que j'observe parfois effrayé, en me demandant s'il ne va pas falloir que j'intervienne pour siffler la fin de la partie.
Jouant pour ma part avec et devant vous le jeu de la transparence maximale (je ne prétends pas qu'elle soit totale) et laissant la possibilité à chacun de ceux qui passent de déposer, sans jamais le censurer a priori, leur commentaire, je m'imaginais qu'au minimum les plus offensifs assumeraient leur propos en signant au moins d'une adresse-mail.
Ce n'est pas du tout le cas et je trouve dommage en fait que l'on ne sache jamais qui s'abrite ou se planque - c'est selon - derrière tel ou tel pseudo.
Nulle envie de flicage, bien au contraire, mais une pulsion sociologique de base parce que ce que l'on dit vient toujours de ce que l'on est.
Je plaide donc pour ma part pour que chacun se découvre davantage, dise en peu mieux d'où il parle et pour quelles raisons précises, il est si critique ou laudateur. La critique ou l'estime n'en prendraient justement que plus de poids.
Je pense que ce "contrat" proposé est honnête et justifié par la liberté de ton que je pratique et autorise.
Je sais bien que les afficionados du blog défendent le secret et l'anonymat mais à mon sens pour de mauvaises raisons.
Ayant pris pour ma part l'habitude de dire aux gens ce que je pense d'eux les yeux dans les yeux, j'ai du mal, vous l'aurez compris, à rester serein devant mon clavier lorsque je n'ai que du vent en face de moi.
L'exercice m'apparaît alors bien vain.
A vous de décider...et d'en débattre avec fureur.
Forcément.
Merci.

07:04 Lien permanent | Commentaires (118) | Envoyer cette note

mercredi, 15 mars 2006

Danse avec Sarko...

Pour vous faire patienter un autre mix que je trouve encore meilleur que le précédent.
On se parle ce soir.

podcast


Nos amis me demandent de rectifier le lien vers leur site, voilà, mais je ne suis pas sûr que cela fonctionne...

www.polemixetlavoixoff.com

En fait ça doit être ça la bonne adresse :

http://www.polemixetlavoixoff.com

15:40 Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

Le CPE : écoutez la voix off...

Ils s'appellent Polemix et la voix off et vous pouvez les retrouver là
http://www.blog-art.com/polemixetlavoixoff/

Je ne les connais pas mais j'ai trouvé leur travail formidable alors je veux les aider. Ecoutez d'abord le contrat première embûche :


podcast


Un autre son sur Sarko, plus tard, si vous êtes sages...
Et en plus ils sont très beaux !

08:00 Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note

mardi, 14 mars 2006

Ma fouine...

Sur le site de l'obs les aventures animalières de votre serviteur...
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060314.OBS0463.h...

16:55 Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note

Babeth s'en va t'en guerre, mironton, mironton, mirontaine

J’adore lire des textes qui m’énervent tant je suis en désaccord avec leurs auteurs. C’est le cas d’un article d’Elisabeth Lévy publié dans la revue de Pierre Nora, le Débat. ("Le rapt du réel", Le Débat, janvier-février 2006, n°138)
Elisabeth Lévy est journaliste. Elle travaille à France Culture (elle produit l’émission « Le Premier pouvoir), Culture et dépendances (France 3), le Figaro-magazine, Le Point, chez Laurent Ruquier (Europe 1 ) et même parfois elle passe la tête à Marianne.
Ouf.
En gros pour résumer son créneau de super rebelle, Babeth, elle est contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. Elle agrémente le tout d’une agressivité hors-pair et d'un culot monstre. Une bouffeuse de micros.
Ses amis : Alain Finkielkraut et feu Philippe Muray par exemple ou Philippe Cohen et Régis Debray.
Ses cibles préférées : la transparence, l’investigation et Bertrand Delanoé. Elisabeth n’aime pas du tout Paris-Plage !

Là, elle nous donne son avis sur le journalisme et les médias. Et je vous assure qu’il y a vraiment matière à s’énerver.
Tout d’abord au regard de la liste des diverses casquettes régulières qui sont les siennes, on peut s’amuser de voir qu’elle se présente dans le Débat – le temple du conformisme chère Babeth – comme « notamment » productrice de son émission sur France Cul.
Déjà c’est juste dommage que dans un papier qui veut dénoncer la « destitution du journalisme par le médiatique » l’auteur ne dise pas précisément à ses lecteurs à quel point elles est elle-même "médiatique" mais ça, c’est un détail...
Venons en au fond.
Selon E. Lévy, le médiatique est devenu la religion de l’époque, l’idéologie à la mode, une sorte de « fascisme de carton-pâte ».
Et Babeth s’en va en guerre, évoquant au fil des pages des affaires et des dossiers qu’elle ne connaît généralement que par ses lectures.
Ainsi croise-t-on notamment par ordre d’apparition à l’écran (l’exhaustivité est impossible tant le name-dropping est intense) :
Lady Diana : « des centaines de personnes déposent des fleurs à l’endroit où a péri Lady Diana quand elles sèchent l’enterrement de leur grand-mère ».
Le crash d’un avion plein de « Français de martinique » : de « l’information lacrymale » qui a gonflé E.
La prise d’otages de Beslan.
Jacques Chirac et les jeunes avant le 29 mai
Florence Aubenas et Hussein Announ : trop d’émotion !
Le tsunami et Michel Drucker : trop d’émotion (bis)
« La détestation de la nation » qui « permet de conjuguer l’aversion pour le passé et la détestation de l’homme blanc ». Si, si...
Azouz Begag et Stéphane Paoli
Ariel Sharon
Josyane Savigneau, Philip Roth et Houellebecq (cherchez l'erreur...)
L’affaire Danone
Le football : « une faible dose de nationalisme est tolérée en matière de football car le mauvais patriotisme est alors corrigé par le bon antiracisme. Tricolore d’accord mais black-blanc-beur d’abord ». [on dirait du Finkielkraut ou du Renaud Camus ou du Le Pen…)
Edwy Plenel : le tenant du « journalisme de dénonciation baptisé journalisme d’investigation ».
Watergate
Rocard qui suce chez Ardisson [Elisabeth devrait faire lire Le Débat à Catherine Barma et à Ardisson, les producteurs télé de son ami Laurent Ruquier]…
Hervé Gaymard contre qui une « meute » s’est déchaînée dans une « chasse à courre ». [Elisabeth oublie de préciser qu’elle connaît personnellement Gaymard et qu’elle le défend aussi pour cette raison…comme elle le fit à l’époque sur RTL].
L’affaire Alègre : « un cas chimiquement pur du fascisme de divertissement »
Karl Zéro et Dominique Baudis
Thierry Ardisson [encore] et Thierry Meyssan
Paris-Plage
Serge July
Staline, si si…
La colonisation
Finkielkraut victime d’un « lynchage » évidemment…
Etc.

De ce catalogue incroyable d’affaires, de faits et de noms propres agglomérés les uns aux autres en 4ème vitesse, E. Lévy tire une sorte de morale :

« Le journalisme est une idée. Une proposition qu’on ne peut pas refuser. L’avenir de l’homme. Parti des médias, parti du mouvement, parti du Bien. On pourrait tenter de démontrer que ‘journalisme’ est devenu un synonyme de gauche. Même quand il est de droite ».

Et ça, ça l’emmerde vraiment Elisabeth…
Tout ça pour ça donc !
Compilant assez sommairement des faits et des affaires dont elle ignore souvent tout (vive les journaux et les dépêches), E. Lévy tente en fait de façonner une théorie des médias totalement politique, et le plus souvent au service de ses amis (tiens il manque Maurice G Dantec sauf erreur de ma part. Une fâcherie ?)

Contre la transparence, contre l’enquête, contre la Justice (et la police même) dont la presse s’est faite « l’auxiliaire » :
« On pourrait ainsi construire une figure héroïque du ‘petit journaliste’ qui serait le double et le partenaire du ‘petit juge’ ».

Et d’ajouter : « la liberté de la presse sert souvent à chasser en meute » reprenant au passage l’ expression du délicat chroniqueur du Figaro, Ivan Rioufol, « l’agora du ragot ».

La liste de ceux que défend avec le plus de vigueur E. Lévy me servira simplement de conclusion :
Hervé Gaymard et Alain Finkielkraut, ou encore Dominique Baudis. Autant de victimes lynchés par les médias et n’ayant strictement rien à se reprocher.
On avait compris…

07:28 Lien permanent | Commentaires (106) | Envoyer cette note

lundi, 13 mars 2006

Claire Chazal a mangé du lion !

Attention, il s'est passé quelque chose hier soir sur TF1, juste un peu après 20h.
Juste une impression ressentie devant la télévision : on m'a changé "ma" Claire Chazal !

Incroyable !
Elle a interrompu le Premier ministre, l'a secoué, lui a reposé plusieurs fois la même question...

Et lui, il s'est enfoncé, manquant même de s'énerver franchement à deux ou trois reprises jusqu'à se mélanger les crayons !

Je n'en reviens pas... Plusieurs explications possibles :

1- Sentant la "jeune garde" qui monte (Ferrari, Roselmack et les autres), la Chazal se dit "j'ai intérêt à me bouger si je veux garder le fauteui". Bonne nouvelle !

2- Autrefois très pro-Balladur, jusqu'à publier un livre sur lui avant la présidentielle 1995, Chazal retrouve sa "famille" politique : elle cogne Villepin...au bénéfice de Nicolas Sarkozy.

3- Le Premier ministre lui a demandé avant l'interview de ne pas le ménager et elle a magnifiquement obtempéré. Au delà des espérances de Villepin même...

4- "Les mouches ont changé d'âne" comme disait le regretté Roger Couderc au rugby, complété ensuite, quelques minutes plus tard, d'un magnifique "La cabane est tombée sur le chien"...

Pour les non initiés, cela peut signifier que nos "grands journalistes" et surtout leurs patrons pensent que le Premier ministre est sérieusement "grillé" et que l'on peut désormais fouler au pied son auguste arrogance et son impeccable brushing.
Bénéficiaire ? Nicolas Sarkozy

Vous savez quoi ? Une fois de plus, je pense que tout cela est très prématuré.


Certes Villepin est vraiment en difficultés, mais ça c'était évidemment prévisible tant la bulle médiatique a fonctionné à son sujet comme toujours (remember Balladur, Jospin, etc.) mais je pense que rien n'est encore joué.

Ni le retrait du CPE, ni la machine Villepin cassée, ni Sarkozy débarassé.
En plus, moi à leur place à tous, je me méfierais du Chirac qui dort...


PS: pendant ce temps là, sur la RAI 3, en Italie, Silvio Berlusconi a quitté le plateau du JT tant la journaliste qui l'interviewait l'a remué. Pas de panique à Boulogne (siège de TF1), on n'en est pas là du tout...

07:20 Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note

dimanche, 12 mars 2006

La Fnac.com, le livre sur BHL et le site de l'obs...

Je suis heureux de vous annoncer que le site de l'Obs reprend l'info parue il y a 24 heures sur ce blog sur l'impossibilité d'acheter le livre sur BHL sur le site de la Fnac.
Il manque juste une source à cette info parue ici grâce à un tuyau fourni - rappelons-le - par Anyhow...
Ici, on cite ses sources !

http://permanent.nouvelobs.com/culture/20060312.OBS0201.h...

21:06 Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note

Affaires Alègre. Un rapport enterré ?

Excellent article dans le Figaro magazine (eh oui !!!) (de Aziz Zemouri) ce week end au sujet des 37 victimes oubliées de l'affaire Alègre.

Le journaliste pose un certain nombre de questions dont celle des nombreux dysfonctionnements de la justice dans ces dossiers.
Il rapporte ainsi que de ces "anomalies" ou "dsyfonctionnements" l'ancien procureur de la république à Toulouse, Michel Bréard, s'est fait l'écho "dans un rapport (sous la référence 8PG05 à la chancellerie) remis en janvier 2005 au ministère de la Justice et à Michel Barrau, procureur général de la cour d'appel de Toulouse ; 93 annexes étayant le propos du magistrat. Que dit cette enquête interne ? Elle vise nommément Marc Bourragué, ancien substitut du procureur, chargé des affaires financières au tribunal de grande instance de Toulouse. Le haut magistrat s'étonne de le retrouver régulièrement en travers des procédures qui mettent en cause Patrice Alègre. Michel Bréard fait notamment état des témoignages de trois policiers qui ont reconnu l'ancien substitut comme étant le magisrat présent, avant l'arrivée de la police, sur les lieux du meurtre de Line Galbardi en 1992, crime dont Alègre est suspecté. Marc Bourragué a toujours démenti. Mais l'ancien procureur de Toulouse rapporte qu'en niant par écrit ces faits, Marc Bourragué pourrait être inquiété pour "un délit d'attestation faisant étatt de faits matériellement inexacts". On retruve le nom de Marc Bourragué dans le dossier de la disparition d'Hélène Loubradou. Lorsque le lieutenant-colonel de gendarmerie se saisit de l'affaire, qui informe-t-il ? Marc Bourragué, spécialisé dans les affaires financières au parquet de Toulouse. Michel Barrau, procureur général, interrogé par l'AFP, a précisé que "ce rapport n'a révélé après examen aucun fait de nature à entraîner des poursuites disciplinaires ou pénales" contre le magistrat mis en cause".

Fort bien, alors je demande ici solennelement que ce rapport qui "n'a révélé aucun fait de nature à entraîner des poursuites disciplinaires ou pénales" contre Marc Bourragué - ce rapport qui dort, rappelons-le, depuis un an et deux mois dans un tiroir de la chancellerie - soit rendu public ; pour que, enfin, ledit Marc Bourragué soit rétabli dans son honneur et que plus aucun doute ne subsiste sur ses responsabilités éventuelles.

Chiche ?

09:05 Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note

samedi, 11 mars 2006

Le site Fnac.com ne vend pas le livre sur BHL !

Suite à une info donné par anyhow (merci !!!) je suis donc allé sur le site de la Fnac et j'ai cherché le très bon livre de Nicolas Beau et Olivier Toscer "BHL une imposture française" publié aux Arènes, livre public que l'on trouve en trois clics sur le site d'Amazon.
Comme vous le savez sans doute BHL est l'ami très proche de la famille Pinault qui posséde PPR et donc la Fnac.
Erreur informatique, hasard malheureux, maladresse de ma part ?
Nous allons donc tenter aujourd'hui, un samedi qui plus est, de comprendre cette énigme tous ensemble si vous le voulez bien !
A nous de jouer...
Si je me suis trompé, je rétablis bien sûr la vérité immédiatement !

ps : j'ai même tapé l'ISBN puisque j'ai le livre...

09:00 Lien permanent | Commentaires (59) | Envoyer cette note

vendredi, 10 mars 2006

Sur le "jeu" politique.

Une ou deux rencontres, hier et avant-hier, dans les coulisses de la politique.
Cet homme de gauche, vieux membre du PS, ne pense qu’à travers un prisme : qui sera le candidat à la Présidentielle du parti ? Il remarque cependant que la faiblesse idéologique de ses camarades est confondante et qu’ils sont absents sur quasiment tous les sujets d’actualité.
Ce jeune élu de droite, lui, ne voit les problèmes qui s’amoncellent – CPE, téléchargement, dangers sanitaires, remontée du chômage, Clémenceau – qu’à l’aune d’un prisme et d’un seul : « Tout ça c’est mauvais pour Villepin. Sarko boit du petit-lait ».
Et nous, commentateurs qui rapportons dans nos colonnes ou sur nos antennes ces conversations de salons et ces échanges feutrés, nous embrayons exactement dans la même direction.
« Est-ce que c’est bon pour Ségolène ? » « Est-ce que Villepin va s’en sortir ? » « Sarkozy va-t-il déraper ? » « Comment Lionel va-t-il faire pour revenir ? »
Nous résumons donc la politique exactement dans les mêmes termes que ses « acteurs » (dont nous sommes) à un jeu - le « jeu politique » - dans lequel des femmes et des hommes, très identifiés, s’affrontent pour conquérir puis exercer le pouvoir.
Scandée par des élections, sanctionnée surtout par la présidentielle – la mère de toutes les élections – la politique Française - ce que nous en disons - se résume donc désormais au commentaire faussement informé d'une compétition, d'une course.
Comme une sorte de « Tour de France ». Avec un départ, des étapes, des embûches, des journées de repos, une ligne d’arrivée. Chaque sondage remplit même la fonction de ces « sprints intermédiaires » qui, en cours d'étapes, donnent des bonifications dans les grandes courses cyclistes à ceux qui les remportent.
Tous les sujets sur lesquels se positionnent les politiques ne sont donc plus à nos yeux que des « enjeux » qu’ils sollicitent uniquement pour se différencier les uns des autres, se «dépasser », l'emporter, monter sur le podium.
Et nous, nous passons des heures à gloser sur ces différences, ces « jeux de rôle », ces guerres de « positions », souvent ces simples « postures ».
Mais au bout du compte, une fois l’épreuve gagnée, la plupart du temps les questions politiques - support du combat et de nos choix - s’évaporent.
Seul le résultat compte.
Jusqu’à la prochaine fois.

Et si nous changions les règles du "jeu" ?

07:13 Lien permanent | Commentaires (74) | Envoyer cette note

jeudi, 09 mars 2006

Fofana sur I télé

Voilà, tout part de la, hier :

PARIS (AP) -- Nicolas Sarkozy a jugé mardi "inadmissible" la diffusion le 27 février par ia télé d'un entretien avec Youssouf Fofana, meurtrier présumé d'Ilan Halimi.
"Je trouve inadmissible qu'on ait pu ces jours derniers donner la parole à un barbare et un assassin présumé sur une grande chaîne de télévision", a déclaré le ministre de l'Intérieur lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Selon Nicolas Sarkozy, la diffusion des propos de Youssouf Fofana "ne sont pas sans conséquence sur d'autres individus". "On a autre chose à faire sur des chaînes de télévision. Nombreux sont les citoyens qui ont été choqués", a estimé le ministre de l'Intérieur.


J'ai été amené à commenter cette question sur RTL, il y a une semaine mais je reste très insatisfait des réponses apportées au micro.

La remarque de Nicolas Sarkozy et l'interview de Fofana en général posent plusieurs problèmes.
Tentons ici de les mettre au clair.

1° Selon deux médias (Le Parisien du 1er mars et le Monde du 5 mars - reprenant lui-même "Le parisien du 1er mars"... ) citant la même source ("l'ambassade de France à Abidjan") "15 000 euros auraient été versés sur place pour obtenir l'interview".
La patronne de I télé Valérie Lecasble a démenti fortement ce "fait", qu'en est-il ? Pour être clair si l'interview a été payée, peut-on acheter un tel témoignage ? Peut-on acheter n'importe quel témoignage ? Ne faudrait-il pas mener une véritable enquête là bas pour en avoir le coeur net ?
Ou doit-on se contenter des démentis sachant que si plus personne n'en parle dans la presse depuis, c'est parce que les médias ont tous des choses à se reprocher en matière de rapports financiers avec des sources ?
Des exemples ? La rétribution de fixeurs en banlieue pour approcher les émeutiers lors des événements récents, certaines des fameuses petites info confidentielles qui font le bonheur des lecteurs du Canard sont en vérité payées à certaines de leurs sources, etc.
Du coup, il est plus compliqué de balancer le petit camarade puisque nombreux sont ceux qui sont conduits à procéder de la sorte...

2° L'interview na pas été diffusée dans son intégralité.
La hiérarchie de I télé a sélectionné des passages ("1 minute trente sur 8 minutes selon Le Monde du 5 mars).
Pour ma part je pense que cela est très discutable.
Soit I télé passait tout - ce qui se discute évidemment - soit rien.
Qu'ont-ils enlevé ? Pourquoi ? Selon quels critères ? Qui a arbitré, etc.


3° I télé avait selon Libération prévenu la famille d'Ilan Halimi : "Le directeur de la rédaction [Bernard Zékri] souligne qu'i-Télé a pris la précaution de prévenir la famille Halimi avant la diffusion. Me Francis Szpiner qui défend celle-ci a cependant indiqué que «la famille d'Ilan a trouvé ce document insupportable» : 'Comment réagir autrement que par l'indignation quand vous voyez la désinvolture de cet homme et son cynisme qui dépasse l'entendement, son indécence et son obscénité quand il ose parler de sa victimisation.'
Qu'en penser ?

4° Nicolas Sarkozy est-il fondé à réagir de la sorte ou sort-il de son rôle ?
Je ne suis pas choqué que le ministre de l'Intérieur évoque la question mais qu'en pensent d'autres "autorités" ? Le CSA (maître Szpiner est aussi l'avocat du patron du CSA, Dominique Baudis dans l'affaire Alègre), l'opposition parlementaire, etc.

Je suis perplexe, vous l'aurez compris et vos regards m'intéressent.

06:20 Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note

mercredi, 08 mars 2006

Précaires...

...analyses.

Rien vu venir moi.
Comme les autres.
Le CPE est en train de faire davantage pour affaiblir la droite que tous les présidentiables du PS réunis.
Petit problème, je ne l'ai pas compris.
1995, Juppé réforme la sécu, l'Assemblée debout et la presse couchée l'encensent. La rue renverse le "droit dans ses bottes".
2002, qui a pronostiqué que le "troisième homme" ce serait le battu et qu'il s'appelerait Jospin...
Tiens juste pour rire quelques lignes du "meilleur éditorialiste Français", Alain Duhamel, parues trois jours avant le premier tour ; un article du Point, intitulé « Les deux campagnes », et daté du 19 avril 2002 : « L'élection a pris l'allure du match retour inévitable de 1995. Le premier tour devient totalement dédramatisé [...]. La France demeure donc cet étrange pays [...] où l'extrême droite peut se hisser à 15 % des intentions de vote [...]. La véritable campagne présidentielle commencera ainsi le soir du 21 avril. [...] durant deux petites semaines, deux hommes que les Français connaissent à fond – qualités et défauts, vertus et limites, succès et échecs – devront se départager. [Il s'agira] d'opter entre deux versions de la société d'aujourd'hui et de choisir entre les deux personnages qui les incarnent, le libéral-social descendant du gaullisme et le social-démocrate formé par le mitterrandisme. L'un et l'autre auront vraisemblablement obtenu un score modeste au premier tour [...]. »
No comment.

2005, 80 % des commentateurs défendent le "oui" au référendum et ils sont balayés par le vote.

Et bien je pense que toutes ces erreurs d'analyse, tous ces sondages qui se gourent, tous ces éditorialistes dans le vent qui se vautrent, ce n'est pas un hasard. Entre deux séances de muscu au gymnase club, un brunch au Flore et un dîner "en ville", remarquez, c'est plutôt normal qu'on ne pige pas ce qui se passe.
Nous ne comprenons plus l'opinion parce que la séparation des conditions de vie des observateurs avec ceux qu'ils sont censés sonder, scruter, entendre, comprendre, n'ont jamais été aussi fortes.
La première sanction de ce blog depuis que je l'ai créé c'est l'extraordinaire claque dans la gueule prise quotidiennement par vos remarques et surtout l'afflux de celles-ci.
Votre envie de débattre, et de combattre. Et souvent même de me combattre parce que j'occupe des positions, une position.
Et vous avez raison, je ne sais pas mieux que vous. J'ai beau connaître des chômeurs, fréquenter des plus jeunes - que j'emploie ou que je croise -, je suis comme beaucoup d'autres à qui l'on demande d'avoir un avis sur tout quelqu'un qui va finir par avoir surtout un avis...vide et creux.
Ne craignez rien je ne file pas un mauvais coton, je ne me tape pas une déprime matinale, je pense sincèrement qu'en dépit de tous mes efforts pour sortir du milieu privilégié dans lequel j'évolue, je ne mesure pas effectivement, je ne mesure plus plutôt suffisamment de près, les difficultés d'une grande partie des Français.
Grosse voiture, grand duplex, revenus très confortables, carte noire, horaires libres, etc. Je suis désormais de l'autre côté. Tenez, moi la précarité - sociale, professionnelle s'entend - je ne l'ai plus connu depuis une bonne dizaine d'années. Oui j'ai ramé, gagné comme universitaire titulaire à bac + XXX moins de 13 000 balles par mois et j'avais beaucoup de mal alors à m'en sortir, à payer les loyers, rembourser les prêts, etc.
Alors avec la moitié de ça que faire ? Et avec encore moins ? Sans de quoi payer un logement, un loyer ?
J'ai beau tenter d'enquêter par tous les moyens à l'extérieur de ma zone de privilègié, je ne parviens plus forcément à être raccord avec vous.
Alors, oui, je vais essayer de progresser, de revenir sur terre, de mieux comprendre pour mieux analyser.
Parce que la coupure entre l'opinion et les politiques est redoublée par une coupure aussi grave entre beaucoup de nous, les médiateurs, et vous. Assez d'analyses à l'emporte-pièce, torchées sur la nappe de chez Lipp entre deux cafés avant l'addition à minimum 80 euros pour deux, assez de jugements sur vous improvisés à la volée pour avoir l'air de... etc.
La précarité, si nous ne l'avons pas vraiment vue venir, c'est parce que nous somme devenus des péremptoires qui croient savoir depuis leur lointaines hauteurs.
Alors, un peu d'humour au bout de cette longue note critique, halte à la précarité...de nos analyses !

07:55 Lien permanent | Commentaires (155) | Envoyer cette note

lundi, 06 mars 2006

When Harry met Thomas...

Un black au 20h de TF1 ! Enfin ! Mais ....

...lisez aussi ici ce qu'écrit Anyhow sur son blog http://www.u-blog.net/Anyhow

"Tout cela est magnifique et Harry Roselmack est un excellent présentateur de télévision : grande présence, fluidité, charme, compétence. Rien à redire.

Sauf qu'en coulisses, il y a d'autres motivations qui président au choix de Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte. Il faut savoir qu'il y a quelques mois un dîner parisien (chez Thomas Hugues et Laurence Ferrari) a tout changé. Ce dîner, fort sympathique, réunissait la jeune garde de TF1 et de LCI. Tout le monde était détendu et tout le monde s'est un peu lâché. L'assistance a largement plaisanté sur les "vieux" qui dirigent les chaînes du groupe Bouygues. Un participant du dîner (qui aura sûrement de l'avancement –être collabo, c'est un boulot saisonnier mais tellement utile-) est allé cafter le lendemain dans les étages supérieurs de TF1.

Tout se paye dans ce bas monde de la télé. C'est vrai que Thomas Hugues, finalement, n'est pas assez noir pour remplacer PPDA".


Je rajoute à cela le sujet diffusé dans 7 à 8 au cours des émeutes en banlieues pendant lequel on a vu des policiers insulter des mômes et leur demander s'ils voulaient terminer "dans un transfo"... (comme les malheureux morts à Clichy).
Un sujet qui a alors fortement déplu à la hiérarchie de TF1 et au gouvernement...

22:05 Lien permanent | Commentaires (105) | Envoyer cette note

Nouvel emballement.

Ce matin j'ouvre Libé et voilà ce que je lis :

"Dans la banlieue de Lyon, un père de famille d'origine algérienne a été tué à la sortie d'un bar. Le tireur aurait proféré des insultes racistes.

Les enquêteurs restent prudents, mais cela ressemble beaucoup à un crime raciste. Samedi soir, un homme armé d'un pistolet automatique a tiré sur deux autres hommes, d'origine algérienne, à la sortie d'un bar. La scène s'est passée à la sortie d'un bar d'Oullins, dans la banlieue sud de Lyon. L'une des victimes est décédée, l'autre a été blessée au bras. Tous avaient passé la soirée dans le même établissement, la Brasserie du commerce, à l'entrée d'Oullins. Un bar PMU décoré à l'ancienne, et qui diffuse des matchs certains soirs. Samedi, l'Olympique lyonnais jouait à l'extérieur, à Ajaccio. Dans le bar, la salle était pleine pour ce match de championnat. Chaib, qui aurait eu 42 ans cette année, était venu avec son cousin Nabyl, 31 ans, et un ami. Ils se trouvaient au fond de la salle, auraient bu trois bières dans la soirée. L'auteur présumé des coups de feu, un homme de 35 ans, se trouvait à l'autre bout de la salle, vers l'entrée, près de la vitre. Il était attablé avec son frère et un ami. Selon un témoin, ils auraient commencé à boire dans l'après-midi, carburaient «au whisky pur». Un enquêteur confirme que les trois hommes étaient ivres au moment des faits. Selon un témoin, le patron du bar aurait prévenu des consommateurs que ces clients étaient mûrs, et armés.

Fin de match. Les deux tablées n'o