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mercredi, 31 mai 2006

Partez...maintenant.

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©afp

C’était il y a un an donc.

Jacques Chirac a pris la parole dans nos petits écrans et a annoncé quelque chose d’incroyable.
Il nommait à matignon Dominique de Villepin mais nous faisait savoir – et c’était cela le plus étonnant – que Nicolas Sarkozy faisait lui-aussi partie du gouvernement.
Jamais un Président de la République n’avait jamais procédé de la sorte, nommant (au double sens du terme) un ministre le même jour que le titulaire de Matignon puisque la nomination des ministres se fait sur proposition du Premier ministre :

Article 8 (constitution de 1958) :
« Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.
Sur la proposition du Premier Ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions ».

Ils partaient donc à la bataille sur la base d’une sorte de deal passé entre eux qui se détestent comme nul ne peut vraiment l’imaginer.

Bien des bruits avaient couru depuis le « non » au référendum sur le traité constitutionnel européen, le 29 mai.
MAM s’était vue à Matignon.
Sarkozy avait préempté la défaite du « oui » en s’exprimant le soir même depuis le siège de l’UMP.

Mais le Président avait fini par choisir la sécurité – la sienne - en nommant son fidèle Dominique de Villepin.
Ce dernier s’était donné « cent jours »…

365 jours plus tard, la France est KO debout, plongée dans une affaire Clearstream – qui agitait déjà les initiés à l’époque – et qui montre que les méthodes de tous ces gens-là n’ont pas changé. Tous prêts à utiliser les moyens de l’Etat à des fins privées : la privatisation de la République est là sous nos yeux.
Du coup nos concitoyens écoeurés que cette affaire « n’intéresse pas », dixit les fameux sondages ( !), sont prêts à se jeter demain dans les bras des extrémistes de tous bords qui comptent les points (les poings) en se frottant les mains.
Comme si jamais, jamais, le 21 avril 2002 n’avait eu lieu, ici.

Pour en rester à ce registre, les communautarismes n’ont jamais été aussi exacerbés, notamment par la grande faute d’un ministre de l’Intérieur qui n’a eu de cesse de flatter les instincts des uns, des autres, des uns puis des autres ; cherchant des soutiens communautaires là où la République consiste largement en la non différenciation des citoyens (sur la base de leurs origines).

L’image de la France à l’extérieur s’est dégradée comme jamais.
L’Europe qui devait nous tirer de tous les mauvais pas n’est qu’un concept vide et creux.

L’opposition (au sens large), plus préoccupée à se trouver un(e) candidat(e) qu’à réfléchir, nous prépare un automne de tous les dangers. Les candidatures les plus ringardes se multiplient sur des critères dont le moins que l’on puisse dire est que la République n’y trouvera pas son compte : « à moi les blacks » « à moi les femmes » etc…

Mais attention, selon les services du Premier ministre, nous devrions être satisfaits : le chômage baisse de manière ininterrompue (depuis 4 ans). Certes, en multipliant les rmistes et les précaires, en effaçant (horrible terme) ceux qui gênent des statistiques, en aggravant les statuts les plus précaires, on peut affirmer que l’on fait « baisser le chômage », mais dans la rue et autour de nous personne n’y croit.

Personne ne croit plus en la politique en fait.

Un an donc pour en arriver là et le pire c’est qu’avant d’en finir, il reste..un an.

Et encore, n’ais-je absolument pas été exhaustif sur les reproches que l’on peut faire à l’addition d’éclopés qui composent le gouvernement sans doute le moins légitime de notre histoire récente.

Alors, monsieur de Villepin, vous qui n’avez en permanence que l’honneur et la grandeur à la bouche ; si justement vous en avez un tant soit peu – de l’honneur et de la grandeur – faites vos paquets et rendez vite les clés de ce pays à des démocrates.

Partez !
Partez avec tous vos amis et votre cohorte d'ennemis...
Partez avant que l’on se souvienne de vous comme l'un des fossoyeurs de notre République ; incrusté au pouvoir comme une moule sur un rocher parce que vous savez bien qu’après votre fuite, il n’y aura pour vous que le vide et les décombres…

Partez maintenant.
S’il vous plaît.

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mardi, 30 mai 2006

Ne m'appelez plus jamais FranSSe...

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Comme l'explique Laure de Charette dans 20 minutes ce matin,le rappeur Richard Makela, alias Monsieur R, était jugé hier après-midi devant le tribunal correctionnel de Melun (Seine-et-Marne) à cause du clip de sa chanson «FranSSe». Monsieur R y traite la France de « garce », qu'il faut « baiser jusqu'à l'épuiser », et « traiter comme une salope ».
« On peut tout dire, on doit même tout dire » a plaidé l'avocate du député UMP des Pyrénées-Orientales, Daniel Mach, qui est à l'origine de la procédure judiciaire. « Mais on n'a tout de même pas le droit de recourir à la violence ni à la pornographie », estime l'avocate du plaignant. Selon 20 minutes : "Debout à la barre, le député qualifie les paroles de la chanson diffusée sur Internet d'« insultantes et outrageantes » envers la République française. Il explique qu'il s'est décidé à engager une action en justice, parce que plus de huit mille personnes, « dont deux cents élus, y compris communistes et d'extrême droite » l'ont soutenu". Monsieur R se défend lui d'avoir fait preuve « de racisme ou de haine » : « J'ai juste voulu distinguer la France que j'aime de la France de Le Pen, avec deux S. »
Le parquet n'a pas prononcé de réquisition attendant la décision du tribunal, mise en délibéré au 26 juin.
Je suis certain que ce débat là, ici, va être houleux.
Sans compter qu'en matière de paroles "insultantes et outrageantes" envers la République Française, je me demande si une loi d'amnistie récemment utilisée pour un "sauteur" n'est pas elle aussi attaquable...

PS : puisqu'on en est au registre de la liberté d'expression, j'ai reçu ce mail cette nuit.
Là aussi votre avis - plus ciblé - m'intéresse...
"Bonsoir,

Vous serait-il possible de séparer votre blogue en deux parties : une partie blogue proprement dit, consacrée aux notes et aux réactions qu'elles provoquent, et une partie "chat" réservée aux initiés qui s'amusent à se balancer des private jokes qui, sincèrement, n'amusent qu'eux.

Parce que moi, sincèrement, je poste de moins en moins sur ce blogue pourtant intéressant : pas envie que mes textes, en général élaborés (bon, pas toujours), soient noyés dans un mélange de piapia autosatisfait et de blagues à deux balles, et fatigué de devoir scroller scroller scroller. Quelqu'un dont j'ai perdu le nom a dit que l'humour était la politesse du désespoir, désespoir qui nous guette tous par dessus les haies de Drut. Encore faut-il que ce soit vraiment de l'humour...
Bon, c'est vous le boss ; alors, ce que j'en dis..."
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Vous voyez, deux questions de liberté d'expression - ou pas... - ce matin !

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lundi, 29 mai 2006

La justice...vaste débat ! (le 6 juin)

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Ce n'est pas tous les jours que les efforts de bloggueurs militants (merci Anne) rencontrent les convictions d'auteurs.

Le 6 juin, la C6R (Convention pour la 6ème République) Paris accueillera donc notamment mes deux amis Eric Halphen et Sébastien Fontenelle (ainsi que Thomas Clay et Séverine Tessier) dans un débat autour du thème de la justice.

Ci-dessous l'invitation.
Soyez nombreux.
La cause en vaut la peine !


La C6R-Paris organise une soirée-débat sur la justice
le mardi 6 juin 2006 à 19h30
à l’Ageca
177, rue de Charonne - 75011 PARIS – M° Alexandre Dumas

Avec :
Eric HALPHEN, magistrat en disponibilité, auteur de Le Bal des outrés. Propositions en réponse à ceux qui veulent tuer le juge d’instruction, Ed. Privé.
Sébastien FONTENELLE, journaliste, auteur de Impunités françaises, Ed. Privé.
Séverine TESSIER, présidente de l’association Anticor (“Elus contre la corruption”) auteur de Polynésie, les copains d’abord. L’autre système Chirac ? Ed. Le bord de l’eau.
Thomas CLAY, professeur de droit privé, co-auteur de Reconstruire la justice Ed. Odile Jacob, collection La 6e République.


L’ "amendement Drut" en 2002… L’ "amendement Chirac" après 2007 ?

Dimanche, le président de la commission d'enquête parlementaire sur Outreau, André Vallini (PS) a jugé "profondément choquante" la décision du président de la République d'amnistier l'ancien champion olympique Guy Drut, condamné en octobre 2005 à 15 mois de prison avec sursis pour un emploi fictif dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France. Affaire dans laquelle était cité Jacques Chirac, définitivement intouchable, du fait de sa fonction, qui le rend irresponsable pénalement. C’est pourtant à la demande de l’ancien maire de Paris que Guy Drut a bénéficié, en 1990, d'un emploi fictif à la Sicra, une filiale de Vivendi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, le rémunérant 118 000 euros pour son "apport relationnel". Guy Drut avait justifié cette absence de travail devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris en mettant en avant sa "stature" : "J’étais une espèce de clé pour ouvrir des portes"...
En déplacement à Bergerac, vendredi, le Premier ministre Dominique de Villepin considérait pour sa part qu'il "ne voyait aucune raison de polémiquer sur un grand champion".

Le chef de l'Etat s'est appuyé sur une loi de 2002 élargissant le champ de l'amnistie présidentielle aux personnes ayant rendu des "services à la nation dans le domaine des arts, des lettres et des sports". "Comment peut-on se servir à ce point des moyens de l'Etat et de prérogatives quasi monarchiques pour effacer une décision de justice, pour blanchir un ami politique", se demande le député Vallini. En 2002, "nous avions dit que l'amnistie, si Lionel Jospin avait été élu président de la République, aurait été très restrictive, et que sans doute ça aurait été la dernière".

Samedi, une Toulousaine de 54 ans a mis un terme à une grève de la faim de 7 jours pour obtenir la libération de son fils Loïc, 19 ans, condamné à six mois de prison dont trois fermes pour "infraction au code de la route et outrage à agents des forces de l'ordre" après une interpellation par des policiers de la brigade anti criminalité, le 17 mai dernier. Le jeune homme, qui prétend avoir reçu un coup de poing d'un policier, a tenté de répondre par un coup de tête. Selon sa mère, Loïc, emmené au commissariat, aurait alors reçu des coups à la tête, à la poitrine et au ventre.

Le surlendemain, cet apprenti cuisinier en CAP de pâtisserie est condamné en comparution immédiate "sans que le juge n'entende un témoin". Outre la condamnation, il devra verser 1.000 euros de dommages et intérêts à l'un des policiers et 500 aux deux autres.

La mère du jeune homme a déclaré avoir "foi en la police et la justice". "C'est un mauvais cauchemar et je suis persuadée que Monsieur Sarkozy et le ministre de la Justice vont faire quelque chose ".

Le 2 mai 2006, le ministre de la justice, Pascal Clément, a évoqué la nécessité de lutter contre le sentiment d´impunité qui se développerait chez les mineurs, non sans une référence appuyée au projet de prévention de la délinquance des mineurs de Nicolas Sarkozy. Il justifie ce point de vue par le fait que le nombre des mineurs "mis en cause" par les services de police aurait notablement augmenté entre 2004 et 2005, ce qui semble pourtant contredit par les statistiques de son propre ministère. Il a alors annoncé la limitation des possibilités de prononcer des mesures d´admonestation ou de remise à parents, après avoir limité la possibilité de prononcer des sursis avec mise à l´épreuve. Il a également proposé d´étendre la procédure de composition pénale aux mineurs. Parallèlement, l´annonce de l´accélération du programme de construction d´établissements pénitentiaires pour mineurs met une nouvelle fois en évidence la priorité donnée aux mesures d´enfermement.
Hier, le député Vallini estimait pour sa part que Nicolas Sarkozy "comme tous les candidats (à la présidentielle), devra dire ce qu'il fera en matière d'amnistie, notamment par rapport aux délits politico-financiers", qui peuvent "éventuellement" concerner Jacques Chirac.

www.c6r-paris.org
http://blog.c6r-paris.org

17:05 Lien permanent | Commentaires (150) | Envoyer cette note

Domaine d'Extension du Non.

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Plutôt que de commémorer le "non" des Français au Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005, j'ai une proposition toute simple que je vais mettre en application avec vous ici et maintenant.

En ces temps de revendications mémorielles diverses et variées, et alors que chacun réclame son jour férié ou sa date anniversaire, je décrète solennellement :

Ce 29 mai 2006, ce blog, le DEL, Domaine d'Extension de la Lutte, se transforme en DEN, Domaine d'Extension du Non.

Donc, si vous avez envie de dire NON...
au festival de Cannes et à son cortège dégoulinant de bons sentiments
à Raymond Domenech qui préfère Barthez à Coupet
à Patrick de Carolis qui a viré Ardisson
à Ardisson qui pleure
aux week-end pluvieux
à votre patron qui vous déprime
à...

Si vous voulez dire NON... à quelqu'un ou à quelque chose et que vous n'osez pas...
Dites NON ici tout au long de la journée.
Dites NON comme vous le voulez.
Mais dites NON !

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07:50 Lien permanent | Commentaires (130) | Envoyer cette note

dimanche, 28 mai 2006

Carolis : leurre de vérité.

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Ça y est !
Vous êtes contents ! Ardisson a été lui aussi dégagé de France 2 et il geint comme un bébé dans la lettre (http://liberation.fr/page.php?Article=385535) que Libé a trouvé dans les poubelles de France 2.
Eh oh, au fait, vous qui gueulez contre la disparition du secret de l'instruction, et qui êtes certains que Le Monde, dans l'affaire Clearstream, est alimenté par Nicolas Sarkozy, vous n'avez rien à dire contre la "levée" du secret de la correspondance là ?
Parce que sinon, il vous faut raler tout pareil et vous demander si par exemple les proches de Carolis - sa garde politique - n'ont pas nourri les deux teignes qui suivent la télévision à Libé...
Non mais je dis ça pour rire... C'est juste pour vous NRver un peu, vous réveiller un dimanche !

Faisons donc le bilan de ce que tous les journaux appellent le Mercato de la télé - j'adore la presse, un journaliste a une idée, tous les journalistes ont une idée -.

Ou plutôt, ne le faisons pas exactement comme les autres, parce que les chaises musicales, ça me laisse froid.

Si je m'intéresse au service public, je m'aperçois donc et, c'est donc cela le vrai événement, que MOF et Ardisson disparaissent de l'écran. Arrivées certaines de Stéphane Bern et Delahousse. Pas sûr que ça s'arrête-là.
Carolis a surtout liquidé en une semaine les deux talk-show que tout le monde disait détester...et que tout le monde regardait ! (Sauf nous ici bien sûr...)

C'est bizarre, vous savez quoi ? J'ai un sentiment étrange (et réciproquement).

Logiquement, je dois me réjouir de voir le service public si bien nettoyé.

Mais je n'y arrive pas vraiment.

Parce qu'il y a une dimension du chaos télévisuel de ces derniers jours qui n'est traitée nulle part - à ma connaissance - et qui me pose question.

Je ne crois pas que le limogeage de Karl Zero (ami) de Canal, les départs de Fogiel et Ardisson du service public, l'arrivée de Bern et les autres mouvements (dont le résumé m'épuise) soient uniquement liés à un petit jeu de concurrence entre gensdelatélé.

Je pense qu'une vraie normalisation politique est en cours ou plutôt en voie d'accélération brutale.

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Nous sommes dans une année pré-présidentielle et toute tête qui dépasse, ne serait-ce que d'un millimètre et demi, va rouler dans la sciure.

Oh, attention. Je ne dis pas que MOF et Ardisson secouaient le moins du monde le(s) pouvoir(s).
Je vous rappelle ainsi - entre autre mille lâchetés - que ni l'un, ni l'autre de ces deux grands courageux n'ont osé inviter les auteurs de Madâme, livre grinçant sur Bernadette Chirac (dont le co-auteur du best seller Conversation s'appelle...Carolis).

Mais quand bien même étaient-ils déjà couchés, aux ordres du starter, il leur arrivait, de temps en temps, de mordiller la main qui tient la laisse.
Surtout, certains de leurs invités, pouvaient, par effraction, par inadvertance ou par hasard, lâcher une ou deux bombinettes en surfant entre les coupes (au montage) d'Ardisson et les coupes (au tirage) de Fogiel !

Mais même cela c'est terminé.
Fin des rapines.

Total remote. Reprise en main. Dérapages...contrôlés.

Carolis met ses chaines/chaînes en ordre de bataille pour le combat qui s'annonce et ne veut surtout pas déplaire aux principaux candidats en lice, en tous cas aux plus évidents de ces candidats.

À gauche, ils ne voient venir que Ségolène Royal ; pour le moment, ils ne savent pas trop. Alors, ils attendent novembre en étant bien élevés et bien polis avec tout le monde.

À droite, ils connaissent déjà.
Sarkozy.
Évidemment.
Et ils s'imaginent bien que le ministre de l'Intérieur n'a besoin de personne pour tout donner à TF1 ; son amitié personnelle pour Martin Bouygues n'est pas secrète.
Il faut donc lui montrer davantage patte blanche, pour que, le moment venu, il n'envoie pas dans "les mines de sel" ceux qui auraient osé lui manquer (si quelqu'un a des nouvelles de Gérard Carreyrou...)

Donc. Pas bouger.

Observons un instant le parcours cathodique récent de Royal et Sarkozy.
Du Ardisson, du Fogiel ; ou même du Zero récemment ?
Fini. Pas sérieux. Enfin... Plus du niveau.

Du 20h (souvent du PPDA ou de la Chazal), du Drucker (très bon le Drucker) et du Denisot (pour l'ambiance djeun !).

Parcours flêchés. Itinéraires balisés. Ennemis repérés.
Risque ? Zero !
Less than zero.

Vous commencez à comprendre ?
N'ayez aucune illusion.
Ok, ce matin, vous êtes bien contents d'être enfin débarassés de ONPPPATLM et de TLMEP !

Mais à la place vous aurez :
ON VEUT PLAIRE À TOUT LE MONDE et PERSONNE NE MOUFTE !

Vous ne me croyez pas ?

Allez, on attend septembre/octobre et je suis sûr que tout le monde en reparle...

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Good morning...

Ah vous croyez que vous êtes réveillés...
Eh bien, en attendant sagement de la lecture, contentez-vous de ça que j'ai trouvé ; cliquez sur le lien sous la boule bleue et cela va vous obséder jusqu'au coucher, jusqu'au réveil, jusqu'au coucher, jusqu'a.......

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samedi, 27 mai 2006

Good night....

Ah vous croyez que je dors...
Eh bien j'ai trouvé ça ; cliquez sur le lien sous la boule bleue et cela va vous obséder jusqu'au réveil, jusqu'au coucher, jusqu'au réveil, jusqu'au coucher, jusqu'a.......

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23:45 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

Guy Drut, l'UMP & les "hasards" du calendrier.

Source : le Littré.

AMNISTIE
(a-mni-stie) s. f.

1°Pardon collectif accordé par le souverain. Il fut compris dans l'amnistie. On donna une amnistie générale au duc de Rohan, ANQUET. Ligue, III, 365.
2°Par extension. Ces jubilés qui amènent les pécheurs à l'amnistie de la religion, CHATEAUB. Génie, III, V, 6. AMNISTIE, GRÂCE. La grâce est individuelle ; l'amnistie est collective. XVIe s. Pardonnant tout le passé avec oubliance sempiternelle de toutes offenses precedentes, comme estoit l'amnestie des Athéniens, RAB. dans MÉNAGE. Terme composé de alpha privatif et du mot grec signifiant je me souviens, qui au parfait est de même radical que le latin meminisse, memoria (voy. MÉMOIRE). Rabelais disait amnestie, reproduisant l'orthographe grecque ; nous disons amnistie, reproduisant la prononciation dans laquelle l'êta a le son de l'i.

CONCOMITANT, ANTE
(kon-ko-mi-tan, tan-t') adj.

Qui se produit en même temps, qui accompagne.
Les événements concomitants font comprendre cette disposition des esprits.
Terme de médecine. Symptômes ou signes concomitants, ceux qui accompagnent les phénomènes essentiels et caractéristiques d'une maladie et ne sont qu'accessoires.
Terme d'acoustique. Sons concomitants, sons harmoniques, ainsi nommés, parce qu'ils se produisent spontanément et accompagnent ainsi toujours le son fondamental. Il faut remarquer que M. Rameau fait dériver toute l'harmonie de la résonnance du corps sonore ; et il est certain que tout son est accompagné de trois autres sons harmoniques concomitants ou accessoires qui forment avec lui un accord parfait, tierce majeure, J. J. ROUSS., Examen de deux principes sur la mus.
Terme de théologie. La grâce concomitante, celle que Dieu donne dans le cours des actions pour les rendre méritoires. Le latin concomitari, de cum, avec, et comitari, accompagner, de comes, compagnon (voy. COMTE).
CONCOMITANT. Ajoutez : - REM. On dit concomitant de. Les circonstances concomitantes de l'accomplissement d'un phénomène.

CONCORDANCE
(kon-kor-dan-s') s. f.

1°Rapport de conformité.
La concordance des témoignages. Je fus frappé de la concordance de leur songe, BERN. DE ST-P. Paul et Virg.
2°Nom donné à différents livres où l'on s'est proposé d'accorder les passages des Écritures qui paraissent opposés les uns aux autres. La concordance de la Bible, index contenant tous les mots de la Bible, et indiquant tous les endroits où ils se trouvent. Concordance des calendriers, tableau servant à établir le rapport qui existe entre le calendrier républicain et le calendrier grégorien.
3°Terme de grammaire. Accord des mots entre eux. La concordance du substantif avec l'adjectif. Syntaxe de concordance, celle par laquelle deux ou plusieurs mots s'accordent entre eux ; elle est opposée à la syntaxe de détermination ou de régime. XIIe s. Sire, fait cil, la concordance Ot [il ouit] de tei e del rei de France, BENOÎT, II, 6225. [Quelques-uns] ki par une concordance soi conjoindent encontre nos, Job, 453. XIIIe s. Il avoient oï tesmongnier à lor peres et à lor aieus, que ceste concordance fu fete entre le conte Raoul de Clermont et ses homes de le [la] conté de Clermont, BEAUMANOIR, XXXII, 17. Procureros ne pot fere pes ne mise, ne acordance, ne concordance de le [la] querele son segneur, se li pooirs.... BEAUMANOIR, XXXII, 86. Concordant ; espagn. concordancia ; ital. concordanza.

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La concordance des temps.
La concordance détend...




merci à Jean-luc.

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vendredi, 26 mai 2006

Après monsieur, Madâme...

Ce post trop discret - sur le blog de John Paul Lepers - écrit hier par Thomas Bauder, brillant coauteur de Madâme, impossible conversation chez Privé...

C'est donc Thomas qui raconte :


Ce n’est un secret pour personne, je réalise des reportages pour l’émission de Guillaume Durand sur France2 CAMPUS. Cette semaine, je devais, à l’occasion de la sortie de son livre autobiographique, le cœur au ventre, me pencher sur la personnalité de Guy Carlier, le chroniqueur du Fou du Roi sur France Inter et de ONPP sur France3. Comme vous le savez, dans ses chroniques, Guy Carlier ne s’est pas privé d’éreinter plusieurs personnalités du paf, comme Carole Rousseau, Julien Lepers ou plus récemment Jean Marc Morandini. Mais il est une personne que Guy Carlier ne s’est jamais permis de moquer … c’est Bernadette Chirac !

Vous vous souvenez de la venue de cette dernière sur le plateau d’ONPP au moment de l’inauguration de la Maison des Adolescents (chapitre 26 de Impossible Conversation) et comment Madâme était venue faire la com’ de « son chantier présidentiel » à elle. A la fin de l’intervention de Bernadette Chirac, Guy Carlier s’était fendu d’une révérence toute particulière en proposant ses services pour aider les adolescents en proie aux troubles de l’alimentation. C’est cet extrait – entre autres que je voulais intégrer à mon portrait. Mais Marc Olivier Fogiel s’y est opposé.

Officiellement – c’est MOF qui me l’a indiqué au téléphone – Bernadette ne souhaite plus voir son intervention rediffusée. Et comme MOF est un « ami » de Madâme…
Accessoirement ce refus évite aussi que l’on rappelle que le mordant Carlier sait se faire caressant en certaines occasions.

Je dois avouer que lorsque MOF me reçut la semaine dernière pour me parler de Guy Carlier – c’était la première fois que nous nous rencontrions – il m’avait semblé moins « roquet » qu’à l’antenne, un peu plus « producteur » que journaliste certes, mais enfin, nobody’s perfect… Mais lorsque je l’appelais au sujet de cet extrait, de journaliste, comme de producteur de télévision et directeur d’agence de presse, il n’y en eut plus. Et c’est le proche de Bernadette qui prît sur lui de satisfaire la demande de Madâme. Vous ne verrez pas donc pas l’extrait de cet exercice de révérence en direct.

Aujourd’hui, comme hier, personne à la télévision française ne prend ni ne prendra le risque de fâcher Madâme … Vivement 2007 !


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Le jeudi c'est... Amnistie

C'est le timing idéal !
C'est le week end de l'ascension.
Ils sont tous aux champignons.
Le PR est en déplacement officiel au Brésil.
Pas de micros indélicats.
L'équipe de France de foot joue samedi soir un gros match avant le mondial.
En plus, Coupet s'est tiré de Tignes.
C'est la guerre avec Barthez et Domenech.
Ça fait la "une" des journaux.
Trop cons ces baveux.
Roland-Garros commence en plus.
De toutes façons, ils sont tous barrés.
Ils ne vont pas broncher.
Ça va passer comme une lettre à la poste.
Au pire, une brève au 20 heures.
Profitons-en.
Déjà qu'ils se foutent tous de Clearstream, les cons.
On lâche l'info en fin de journée.
Allez on y va.

Et puis, de toutes façons, on les emmerde.
On vous emmerde !

PARIS (AP) -- Suspendu de ses fonctions au CIO après sa condamnation dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France, l'ancien champion Guy Drut devrait bénéficier d'une amnistie présidentielle, a confirmé jeudi le palais de l'Elysée. Jacques Chirac a ainsi agi "parce que cela permettra à Guy Drut de pouvoir continuer à siéger au sein du CIO, ce qui est tout à fait essentiel pour la France et la défense de ses intérêts dans le domaine sportif". Le 26 octobre dernier, l'ancien ministre des Sports de Jacques Chirac avait été condamné à 15 mois d'emprisonnement avec sursis et 50.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir bénéficié d'un emploi fictif. Il n'avait pas fait appel.

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Alain au téléphone sur la deux...

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jeudi, 25 mai 2006

La haie d'honneur !

JO-SPORT-CR-JUSTICE-PARIS-IDF - 25/05/2006 19h49 - AFP
IMPRIMER

Origine : France

URGENT Guy Drut amnistié par le président Chirac


PARIS, 25 mai 2006 (AFP) - Le président Jacques Chirac a "décidé de prendre une mesure d'amnistie individuelle" en faveur de l'ancien champion olympique Guy Drut, condamné en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis dans l'affaire des marchés publics de la région Ile-de-France, a-t-on appris auprès de l'Elysée.
tm/sd


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Le spectacle est fini (bis)

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à Claude Piéplu...

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Le spectacle est fini.

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Il y a quelques mois - fin octobre 2005 - j'ai écrit ce texte :

"Le « spectacle » est fini.

Plus aucun doute à avoir, le spectacle est terminé. Depuis une dizaine d’années l’actualité, le débat, les enjeux sociaux ou politiques mais aussi leurs passeurs et leurs porteurs se doivent d’être « spectaculaires » pour franchir la rampe des « talk-show ». Lieu ultime de « performance » pour toutes les sortes de témoignages, la télévision. Parmi la jungle de programmes, dédiés au show plus qu’au talk, deux personnalités ont réussi à capter la quasi-totalité des débats organisés sur le service public : par ordre d’apparition à l’écran, Thierry Ardisson et Marc Olivier Fogiel. Il n’est pas question de fustiger ici ces deux animateurs de talent, juste d’annoncer que le système qui les a faits roi est en train de s’écrouler. Nous approchons de la « dernière séance ».
Éditeur de profession depuis 7 ans, j’ai pris l’habitude – mauvaise - comme beaucoup de mes confrères de leur confier en exclusivité, à l’un ou à l’autre, la primeur des réflexions, des enquêtes ou des émois des auteurs que je publie. Pendant des années – l’âge d’or – il suffisait effectivement que l’un d’entre eux montre sa bouille un tout petit quart d’heure sur leurs plateaux pour que les courbes s’affolent et que les ventes s’envolent. Ce temps m’apparaît révolu. Certes, deux ou trois jours après que Fogiel ou Ardisson (et réciproquement) ont « vendu » nos livres, les libraires en commandent davantage. Il arrive même que nos auteurs pénètrent alors par effraction sur ces fameuses listes de « meilleures ventes », sans doute inventées par des admirateurs de feu le hit parade. En dépit de brefs frémissements commerciaux, une honnêteté minimale implique d’avouer qu’en matière de ventes réelles de livres on aurait grand tort de confondre les « sorties » quotidiennes et les « ventes nettes après retours » . Soyons ici précis. Oui, bien sûr, les libraires commandent davantage les livres des auteurs qu’ils ont vu « chez » Fogiel ou « chez » Ardisson - jamais « chez » les deux, c’est INTERDIT ! Mais, au fait, les vendent-ils ? Et bien franchement à 500 ou 1000 exemplaires près, la plupart du temps, la réponse est négative. Après avoir commandé trop de livres qui stagnent quelques jours sur puis sous leurs tables, les libraires nous les renvoient (les fameux « retours ») et nous devons les stocker dans des entrepôts géants puis les pilonner ou les solder.
Entendons nous bien, concernant certains témoignages bien trash (nos pauvres « people » souffrent de plus en plus ces derniers temps…) et quelques OLNIS (Objets littéraires non identifiés) la recette fonctionne encore. Mais pour des livres plus classiques, ou des enquêtes, à part faire plaisir aux auteurs, qui adorent renifler les grands fauves de près, le passage, souvent très tardif, dans l’une des deux émissions n’a à lui seul que des effets marginaux sur les ventes. En revanche, concernant les stars, les vraies, celles dont les initiales seules valent reconnaissance, les PPDA et autres BHL, sans parler de Jean d’O, ce ne sont pas leurs passages fréquents dans ces émissions qui font de leurs livres des best-sellers. Ils n’ont vraiment pas besoin de cela. À l’inverse, leur cote et leur présence très régulière sur les deux plateaux, ils y ont un rond de serviette, valent caution et confirment la légitimité des deux interviewers. Du coup, à faire croire aux auteurs encore méconnus que ces stars vendent parce que « Tout le monde en parle » ou qu’ « On ne peut pas plaire à tout le monde », on se trompe et on les trompe. Malheureusement, si la notoriété télévisuelle suscite bel et bien le succès, le bref passage télévisé d’un inconnu, même talentueux, entre une bimbo au décolleté pigeonnant, un acteur victime de sévices dans sa prime enfance ou un ancien alcoolique anonyme ne génère nullement une notoriété suffisante pour provoquer des ventes. Ne souhaitant pas blesser publiquement certains des auteurs qui se sont trouvé - parfois forcés par leur éditeur, je le reconnais - dans cette situation, je ne les citerais pas. Mais, croyez-moi sur parole, ceux que je publie ont bien mesuré le rapport coût(coups)/avantage et on ne les y reprendra plus…
Ils ne sont pas, il est vrai, du « calibre » de ces femmes et hommes politiques qui n’acceptent de venir, en ouverture solitaire de ces émissions, qu’à leurs conditions. À savoir si l’on a auparavant nettoyé le plateau au karcher des potiches et autres agités qui font l’ordinaire des deux émissions. Une Bernadette, un Nicolas ou même une MAM ne fraient pas avec le menu fretin eux. Sans parler de ceux dont la « pointure » les autorise a exiger d’être reçus – fêtés plutôt - hors des dispositifs traditionnels : dans une loge pour un Houellebecq (Ardisson) ou chez lui pour l’Abbé Pierre (Fogiel). Belle trouvaille du service public : l’interview à plusieurs vitesses ; selon que vous serez puissant ou misérable… Un Bernard Violet, par exemple, maltraité chez Fogiel pour sa biographie de Mylène Farmer pourrait en témoigner. Que décida-t-il après le tabassage ? De migrer chez Ardisson pour défendre son livre suivant sur PPDA… Aux « forts » du moment les privilèges, aux « faibles » les humiliations, en live ou en différé ; sans parler des annulations à trois heures de l’antenne voire même de celles parfois tentées tardivement dans la coulisse d’un enregistrement… Et encore, je n’évoque pas ici toutes les formes de pressions inventées par les programmatrices des deux émissions pour vous convaincre que l’herbe est plus tendre de leur côté, lorsque vous êtes l’heureux éditeur d’un livre que les deux équipes s’arrachent. Qui n’a pas subi les foudres matinales (8h15…) d’une Catherine Barma déchaînée (productrice d’Ardisson), prête à presque tout (des pires promesses aux menaces les plus amusantes) pour récupérer un invité (Pierre Martinet en l’occurrence, « Un agent sort de l’ombre ») promis à MOF, ne sait rien de la vraie vie… Et si par chance votre livre devient un best-seller (nul n’est à l’abri…), n’oubliez pas de dire merci : ce sera forcément beaucoup grâce à eux et fort peu en raison du reste des médias.
Sans doute, Fogiel et Ardisson, dont le professionnalisme n’est pas en cause, m’en voudront-ils beaucoup. Mais je prends avec le sourire le risque qu’en guise de représailles, ils n’invitent plus les auteurs que je publie, vu les effets que je décrits. Surtout, je les sais plus fin que cela, l’un et l’autre ! Quant aux gentils confrères qui sortiront des chiffres pour me démentir et s’allonger encore devant nos deux divas, je leur cède bien volontiers la place.
Reste à se demander pourquoi ce « vu à la télé » fait aujourd’hui moins recette. Pourquoi Fogiel et Ardisson ont-ils perdu une bonne partie de leur caractère prescripteur ? La réponse est assez évidente. À force de promouvoir tout et parfois n’importe quoi, de bourrer - sans discernement - leurs plateaux d’imposteurs notoires, d’imprécateurs malhonnêtes mais aussi de sincères provocateurs, de vanter surtout à l’identique, et sans toujours vouloir les départager, les mérites du plus bidon des témoignages comme ceux du document le plus novateur, Ardisson et Fogiel ont lourdement entamé leur crédit. Bien sûr, les téléspectateurs les regardent – encore… – comme on peut assister fasciné à des jeux du cirque. Mais ils ne les croient plus du tout, ni eux, ni leurs invités. Ils savent surtout très bien, pour avoir été forcément déçus par un achat compulsif au lendemain d’une émission, qu’au prétexte d’informer, ces émissions sont devenues des machines à promo. Les livres, les disques, les films ou les spectacles vendus ne sont que les prétextes à des interviews destinées à faire rire, frémir ou émouvoir, pourvu qu’ils les protège de l’arme fatale, l’épée de Damoclès qui menace et sanctionne les deux animateurs : la redoutable médiamétrie du lendemain matin. D’ailleurs, le dimanche, dès potron-minet – juste avant la messe - Ardisson vous envoie en personne - par texto – les chiffres d’audience de son émission de la veille (PDA et PDM), pour peu que l’un de vos auteurs ait débuté la nuit en sa compagnie ! Un véritable « service après vente » au sens propre du terme sans parler de l’effet du message dominical sur l’ego de l’éditeur moyen ! Si cela part d’un bon sentiment, et si l’on est évidemment heureux pour nos deux « amis » d’avoir parfois participé à leurs succès, sachez que cela ne fait plus le nôtre".

J'ai souhaité publier ce texte.
Je me suis dis que Le Monde des Livres était le bon endroit.
J'en ai envoyé une première version à son nouveau patron Franck Nouchi.
Il a immédiatement été intéressé par la démarche : un éditeur qui ose se confronter à Ardisson et Fogiel, c'est, disons, peu fréquent.
Nous nous sommes donc parlés. Il m'a demandé de "durçir" le texte. J'étais à Nîmes, ça m'a pris trois jours.
Il voulait, me disait-il, le publier page 2, sa page de "débats". Nous nous sommes alors rencontrés avec Bob, la chargée de comm de Privé.
La rencontre fut étrange. "Vous sentez le soufre" m'expliqua-t-il. "Le texte" ? "Oui oui" il allait le publier.
Mais ça ne pouvait pas aller si vite. Il fallait qu'un journaliste enquête sur ces émissions, sur les ventes de livres, etc.
Et puis, lui, il prenait juste ses fonctions, alors quelques semaines et il le publierait, etc.
Au bout de plusieurs semaines de silence, je lui ai finalement demandé - par mail - de ne pas le publier, parce que j'avais le sentiment qu'en fait ce type me baladait. Fin de l'histoire.
Du coup, ce texte vieux de 7 mois, j'ai pensé que ce serait dommage que personne ne le lise jamais...

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08:40 Lien permanent | Commentaires (202) | Envoyer cette note

mercredi, 24 mai 2006

Elkabbach : "Domenech a vendu sa parole"...

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Parfois le matin, il n'y a rien à faire.
C'est simple.
Il faut poser ici une dépêche de l'AFP.
La lire. Respirer un grand coup.
Et éclater de rire.

Dans notre grande série, "Faites ce que je dis pas ce que je fais" - sous-division "l'hôpital qui se fout de la charité" - mesdames et messieurs : Jean-Pierre Elkabbach !

FOOT-MOND-2006-GRG-FRA-MÉDIAS - 23/05/2006 21h29 - AFP
IMPRIMER

Origine : France

Mondial-2006 - Elkabbach veut que Domenech, qui a "vendu sa parole", perde


RENNES, 23 mai 2006 (AFP) - Le président d'Europe 1 Jean-Pierre Elkabbach a dit son souhait de voir "perdre" le sélectionneur de l'équipe de France de football Raymond Domenech, qui a "vendu sa parole" en réservant ses propos à un opérateur mobile, selon des déclarations rapportées mercredi par Ouest-France.
"Je souhaite qu'il perde ! Une fois de plus le football est livré à l'argent fou. Cette manière de faire dénature le sport que nous aimons", a déclaré M. Elkabbach lundi, alors qu'il rencontrait des étudiants nantais, lors de la première étape d'un tour de France des auditeurs d'Europe 1.
"Il a vendu sa parole. C'est scandaleux. Le sélectionneur de l'équipe de France est là pour parler à tout le monde. Je proteste, je le dénonce", s'est-il indigné.
Domenech avait refusé de se prêter au jeu des questions-réponses devant la presse le dimanche 14 mai à Clairefontaine, se contentant d'une déclaration télévisée, à l'occasion de l'annonce des 23 joueurs appelés à participer au Mondial.
Le lendemain, il avait donné les premières explications sur ses choix lors de sa chronique hebdomadaire à un opérateur mobile partenaire des Bleus.
etr/ng
Copyright © 1994-2006 Agence France-Presse

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©ina


Entendons nous bien, le patron d'Europe 1 et de Public-Sénat, conseiller d'Arnaud Lagardère a évidemment raison.
La question posée ici est juste comment LUI, peut-il oser ("Osons" !) dire cela ?
En effet, Arnaud Lagardère multiplie depuis deux ans les investissements dans le sport : l'ancien président du club des entreprises pour Paris 2012 (J-O) a monté une équipe de tennis (voir photo ci dessous du "team lagardère"), racheté le CASG Jean-Bouin (Porte d'Auteuil) ; il tente ces jours-ci de racheter la croix Catelan (le Racing club de France) et finira sous peu dans le capital de Canal +, qui a vendu le PSG, mais possède les droits du football. Les droits de diffusion du sport étant l'un des marchés les plus juteux.
Vraiment, vous avez raison Jean-Pierre Elkabbach : "l'argent fou" dans le sport c'est mal...

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08:05 Lien permanent | Commentaires (132) | Envoyer cette note

mardi, 23 mai 2006

BIG BROTHER...

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...IS WATCHING YOU

Je vous demande de vous arrêter ! Vous là surtout Mathieu ! Et toi aussi sébastien !

22:05 Lien permanent | Commentaires (64) | Envoyer cette note

Ségolène Royal et la loi Sarkozy : la réponse.

Mail reçu de la part d'Eric et livré à vous tous illico presto !

"J'ai participé à un chat (mardi 17 h, sur le site du Monde). Je lui ai posé une question (c'est du bon boulot, patron?):

Eric: Vous n’avez, semble-t-il, pas participé au vote de la loi sur l’immigration. Quelle est votre position sur cette loi ? Que préconisez-vous en matière d’immigration ?

Ségolène Royal : J’ai bien entendu adhéré au vote du groupe socialiste contre cette loi. C’est un problème matériel qui m’a empêchée d’être dans l’Hémicycle à ce moment là et merci de me donner l’occasion d’apporter cette précision.
Je pense qu’on ne peut pas aborder cette question sans poser le problème des causes de l’émigration de la pauvreté et donc du problème du développement des pays les plus pauvres. Faire l’impasse sur cette question, c’est continuer à subir une immigration clandestine et exploitée. Je pense en particulier que le développement des pays africains est une utopie réalisable. L’énergie est gratuite (le soleil), le rôle des femmes pourrait y être puissamment encouragé (elles accomplissent 95% du travail agricole et ne bénéficient que de 5% des crédits bancaires). Pour reprendre une expression de Ticken Ja Kacoly, l’Afrique va mal mais pourrait aller mieux si on s’en donne les moyens. Et si on lutte contre toutes les formes de corruption et d’abus de pouvoir".

18:20 Lien permanent | Commentaires (120) | Envoyer cette note

Les femmes et les enfants d'abord...

Plusieurs personnes parmi vous (merci Maud) me demandent de relayer cette initiative, ce que je fais bien volontiers :

"Appel du Réseau Education Sans Frontières
Pétition nationale : NOUS LES PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION !
dimanche 21 mai 2006.


Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police".

le lien pour signer est ici :

logo RESF

Mais une fois que je relaie cela, j'ai envie d'aller plus loin.
Je pense que l'on ne peut pas, comme ça, attendre les derniers jours de classe et virer les familles.
Mais je crois aussi que l'appel à la désobéissance civique n'est pas si simple à respecter.

Ainsi, je comprends bien le dernier paragraphe de la pétition :

"Cela contrevient aux lois en vigueur. Mais l’enseignement que nous avons à dispenser à nos élèves ou l’éducation que nous devons à nos enfants ne peut pas être l’exemple de la soumission à un ordre injuste. Chacun a en mémoire les épisodes où face à des persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix. Et où ne pas choisir était choisir de laisser faire. Et pas seulement dans les périodes de dictature. Rosa Parks, emprisonnée à Atlanta en 1955 pour avoir enfreint les lois ségrégationnistes aurait-elle dû se soumettre au prétexte que ces lois avaient été « démocratiquement » prises ? Le général Paris de la Bollardière, mis aux arrêts pour avoir dénoncé les tortures de l’armée française en Algérie, aurait-il dû se taire parce que la France était une démocratie ?
Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom".

Mais, pratiquement la difficulté d'agir est extrême.

Où plutôt elle est extrême pour des citoyens ordinaires, ne jouissant pas, par exemple, d'une immunité parlementaire ; si vous voyez où je veux en venir...

Il me semble donc naturel que les premiers à parrainer ces mômes, à les cacher, à les aider, soient justement des parlementaires (députés, députés européens, sénateurs) dont les bureaux des assemblées respectives pourront les protéger et leur éviter ce qui peut arriver à tous les citoyens ordinaires qui vont suivre cette pétition et récolter les emmerdes qui vont avec...

Je suis donc allé fouiller dans la liste des signataires (actualisée ce dimanche) et j'ai effectivement trouvé une trentaine de parlementaires de gauche (allez donc consulter la liste).

Mais au delà des autres personnalités et pétitionnaires "habituels" et des élus qui n'ont pas d'immunité (adjoints au maire, conseillers régionaux, etc), je suis très étonné de ne trouver là qu'un seul candidat à l'investiture présidentielle du PS (sauf erreur de ma part) : Jack Lang...

Alors, et au delà même de la Présidentielle, si cette cause est noble et juste, pourquoi TOUS les parlementaires de gauche (députés, sénateurs, députés européens) ne signent-ils pas cette pétition et ne prennent-ils pas des enfants sous leur protection, parce que leurs immunités parlementaires rendront bien plus difficiles de les contraindre eux que des citoyens "comme les autres"...?


Voir les immunités ici : http://www.assemblee-nationale.com/connaissance/immunite....
là : http://www.senat.fr/role/fiche/statut_senateur.html
et là (par exemple) http://www.senate.be/magazine/1997_1/boven_fr.html

07:15 Lien permanent | Commentaires (235) | Envoyer cette note

lundi, 22 mai 2006

Cher Alain Genestar...

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© Olivier Roller.


...j'apprends par un coup de fil de Pascale Clark que vous lui avez téléphoné en fin de semaine.
"Un coup de fil pour rien" avez vous même bizarrement lâché.
L'objet de votre appel ? Vous plaindre fortement auprès de sa "patronne" de ce que nous avions dit dans On refait le monde sur RTL (mercredi 17) au sujet de l'interview (dans Paris-Match) de Dominique de Villepin par Jean-Marie Rouart, de l'académie Française (c'est écrit comme cela dans Match...)
Vous plaindre plus précisément d'ailleurs de moi.
En effet, mû par une question fine de Joseph Macé-Scaron (Marianne), "Et à qui appartient Match ?", j'ai osé citer votre propriétaire, un certain...Lagardère. Un vrai scoop ! Et me moquer aussi de l'interview.

Si, pour ce qui vous concerne, vous ne voyez rien de gênant à ce qu'en pleine affaire Clearstream - une affaire qui démarre en raison du rôle central du vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin - votre journal offre une tribune si peu contradictoire à un Premier ministre dont tout indique qu'il complote, se parjure et se compromet, c'est votre entier droit de patron de votre rédaction.
Mais vous ne m'empêcherez pas de penser et de dire publiquement - puisque ce qui vous courrouce c'est bien ce "dire" - ce que je pense, que cela vous plaise ou non.
Et ce que je pense, c'est qu'à Match vous êtes sans doute parmi les plus mal placés pour traiter ainsi de cette affaire là (Lagardère possède une participation de 7,5% dans...EADS).
Il ne m'a pas échappé, d'ailleurs, que toute défense un tant soit peu organisée de Matignon part de derrière vos "lignes".
Ainsi, la première interview de Dominique de Villepin sur l'affaire fut-elle offerte le 2 mai à Europe 1, station appartenant elle aussi à la maison Lagardère.

Mettons que les termes "conflit d'intérêts" ne vous disent rien et que cet argument ne vous paraisse ni recevable, ni fondé.
Passons alors au fond.

Prenons une affirmation, la plus essentielle, lancée par Dominique de Villepin dans cette interview : "Quand le nom de Nicolas Sarkozy a été cité, il a été prévenu par le Garde des Sceaux".
Ici, il faut n'avoir rien lu des procès-verbaux sortis dans toute la presse ou des multiples interviews de Jean-Louis Gergorin, voire même de celle du Général Rondot (dans le Journal du Dimanche qui appartient à Lagardère...comme d'habitude), pour laisser passer cela sans réagir, sans relancer, sans sursauter.
Parce que, justement, Dominique de Villepin n'a pas du tout prévenu Nicolas Sarkozy, "quand le nom de Nicolas Sarkozy a été cité"... mais bien plus tard.
Et c'est sans doute l'un des noeuds de l'affaire - pour son versant politique - qui se trouve là.
Pourtant, Jean-Marie Rouart - de l'académie Française - passe tranquillement à la question suivante, comme si de rien n'était.
Un ange - un airbus plutôt - passe...

Je peux aller plus avant dans la lecture de votre "dossier" sur Clearstream.
Noter que, selon le journaliste Jacques-Marie Bourget, le juge Van Ruymbeke est "un Saint Just du XXIème siècle". Une qualification innocente bien sûr et sans aucun parti-pris...
Je peux remarquer, surtout, que l'un des signataires d'un des articles de ce Match - Laurent Léger - signait déjà le fameux article du Point qui lança "l'affaire" en juillet 2004.
Vous vous souvenez sans doute de cet article : "Frégates : L'affaire d'Etat qui fait trembler toute la classe politique" ( le 8 juillet 2004 exactement) : "une enquête réalisée par Jean Guisnel, Jean-François Jacquier, Laurent Léger avec Lucien Lambert". On y lisait ceci : "L'establishment français est éclaboussé par un vaste système de blanchiment présumé qui passe par la « banque des banques », Clearstream, domiciliée au Luxembourg. Révélations". On sait ce qu'il reste de ce "scoop"
Mais de cela vous n'êtes pas comptable. Et les journalistes, ça va, ça vient...

J'en reviens donc à vous.
D'après votre appel à Pascale Clark, la rédaction de Match aurait été ulcérée par mes propos.
Des noms que diable !
Peut-être s'agit-il des mêmes qui vous ont soutenu lorsque vous avez censuré une réponse de Yannick Noah concernant Nicolas Sarkozy : "Une chose est sûre: si jamais Sarkozy passe, je me casse!"? (http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=1744)

Pour finir, vous avez même, semble-t-il, rajouté dans la conversation quelques mots sur "ces gens qui demandent qu'on parle de leurs livres dans Match" ; faisant allusion, sans doute, à mon activité d'éditeur.
Quelle outrecuidance (de ma part bien sûr !).
Hasard du calendrier, une page entière du même Paris Match concerne justement un livre dont je suis par bonheur l'éditeur. Un livre d'un reporter de Paris Match - Jean Ker - présenté dans votre journal comme "le reporter le plus acharné de Paris Match".
Depuis 2004, cher Alain Genestar, c'est le premier article consacré chez vous à un ouvrage édité chez Privé... (une trentaine à ce jour). Et c'est un article qui célèbre donc le livre de l'un de vos journalistes !
Vous voyez, ma production n'a que peu encombré vos colonnes et je n'ai réussi à franchir vos grilles, si hautes, si pointues - et par effraction - qu'en publiant l'un des votres... Le pluralisme quoi.

Pourtant, j'ai bien failli prendre publiquement votre défense lorsque j'ai appris, il y a quelques mois, que, sur injonction de Nicolas Sarkozy, vous risquiez de perdre votre place, pour avoir osé montrer Cécilia Sarkozy et Richard Attias en couverture ! D'ailleurs, si j'en crois l'Express de cette semaine, vos jours seraient toujours comptés, ce qui ne me réjouit nullement : http://www.lexpress.fr/info/economie/dossier/lagarder/dos...).

Ah, quel dommage que vous passiez ainsi des "coups de fil pour rien"...
Parce que "les coups de fil pour rien", ça n'existe pas.
Parce que "les coups de fil pour rien" - ou pas - c'est une vile méthode.
Une vile méthode que vous partagez - notamment - avec Jean-Pierre Elkabbach (de chez Europe 1...de chez Lagardère) qui a appelé lui aussi, il y a quelques semaines RTL, pour se plaindre des mêmes (on refait le monde mais on ne se refait pas...) qui s'étaient étonnés qu'il ait pu consulter Nicolas Sarkozy pour recruter un(e) journaliste politique (http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/02/23/elk...).

À bientôt certainement et au plaisir de vous entendre cher Alain Genestar...sur RTL comme Pascale Clark vous l'a honnêtement proposé ; ou bien... au téléphone !

Décidément, comme disait le Bossu (de Paul Féval) : "Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !*"

(* Pour ceux qui l'ignorent, il s'agit des paroles en forme de serment lancées par le chevalier de Lagardère au comte de Gonzague, qui a ourdi un complot contre son ami, duc de Nevers, pour capter la fortune de son riche cousin. Il faudra seize ans à Lagardère pour venger son ami, faire triompher la morale, sauver l'honneur et trouver l'amour !)

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dimanche, 21 mai 2006

Les absences de Madame Royal...

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À moins d'une énorme bourde des services compétents de l'Assemblée nationale, Ségolène Royal n'a pas participé au vote sur le projet de loi Sarkozy sur l'immigration.

Voici - merci Anne - la preuve de cette affirmation :

ANALYSE DU SCRUTIN N° 979 - Séance du 17 mai 2006

SCRUTIN PUBLIC SUR : l'ensemble du projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration

Nombre de votants : 546
Nombre de suffrages exprimés : 531
Majorité absolue : 266
Pour l'adoption : 367
Contre : 164
L'Assemblée nationale a adopté

GROUPE : SOCIALISTE (150)

POUR : 2

MM. William Dumas et Jérôme Lambert

CONTRE :134

Mmes Patricia Adam, Sylvie Andrieux, MM. Jean-Marie Aubron, Jean-Marc Ayrault, Jean-Paul Bacquet, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Jean-Claude Bateux, Jean-Claude Beauchaud, Eric Besson, Jean-Louis Bianco, Jean-Pierre Blazy, Serge Blisko, Patrick Bloche, Jean-Claude Bois, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Augustin Bonrepaux, Jean-Michel Boucheron, Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Laurent Cathala, Jean-PaulChanteguet, Michel Charzat, Alain Claeys, Mme Marie-Françoise Clergeau, MM. Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Mmes Claude Darciaux, Martine David, MM. Jean-Pierre Defontaine, Marcel Dehoux, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, Marc Dolez, François Dosé, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Pierre Ducout, Jean-Pierre Dufau, Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Mme Odette Duriez, MM. Henri Emmanuelli, Claude Evin, Laurent Fabius, Albert Facon, Jacques Floch, Pierre Forgues, Michel Françaix, Mme Geneviève Gaillard, M. Jean Gaubert, Mmes Nathalie Gautier, Catherine Génisson, MM. Paul Giacobbi, Joël Giraud, Jean Glavany, Gaëtan Gorce, Alain Gouriou, Mmes Elisabeth Guigou, Paulette Guinchard, M. David Habib, Mme Danièle Hoffman-Rispal, MM. François Hollande, François Huwart, Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Eric Jalton, Serge Janquin, Armand Jung, Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. François Lamy, Jack Lang, Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean-Yves Le Déaut, Jean-Yves Le Drian, Michel Lefait, Jean Le Garrec, Jean-Marie Le Guen, Patrick Lemasle, Mme Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Jean-Claude Leroy, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. François Loncle, Bernard Madrelle, Louis-Joseph Manscour, Philippe Martin (32), Didier Mathus, Jean Michel, Didier Migaud, Mme Hélène Mignon, MM. Arnaud Montebourg, Henri Nayrou, Alain Néri, Mme Marie-Renée Oget, MM. Michel Pajon, Christian Paul, Christophe Payet, Germinal Peiro, Jean-Claude Perez, Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont, MM. Paul Quilès, Simon Renucci, Mme Chantal Robin-Rodrigo, MM. Alain Rodet, Bernard Roman, René Rouquet, Michel Sainte-Marie, Henri Sicre, Dominique Strauss-Kahn, Mme Christiane Taubira, MM. Philippe Tourtelier, Daniel Vaillant, André Vallini, Manuel Valls, Michel Vergnier, Alain Vidalies, Jean-Claude Viollet et Philippe Vuilque

ABSTENTION: 1

M. Guy Lengagne

Sur 150 socialistes, il y a donc 137 votes. Il manque 13 votants dont apparemment Ségolène Royal.
En gras, j'ai signalé les candidats à la candidature socialiste.

La source originale : http://www.assemblee-nationale.fr/12/scrutins/jo0979.asp
ou http://www.assemblee-nationale.fr en fouillant un peu si le premier lien déraille.

Comme je trouve cela vraiment énorme et que je suis un garçon consciencieux, je suis allé vérifier sur le site du groupe parlementaire socialiste (http://www.deputes-socialistes.fr/) et j'ai trouvé cela :

GROUPE : SOCIALISTE (150)

CONTRE :136

Mmes Patricia Adam, Sylvie Andrieux, MM. Jean-Marie Aubron, Jean-Marc Ayrault, Jean-Paul Bacquet, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Jean-Claude Bateux, Jean-Claude Beauchaud, Eric Besson, Jean-Louis Bianco, Jean-Pierre Blazy, Serge Blisko, Patrick Bloche, Jean-Claude Bois, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Augustin Bonrepaux, Jean-Michel Boucheron, Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Laurent Cathala, Jean-Paul Chanteguet, Michel Charzat, Alain Claeys, Mme Marie-Françoise Clergeau, MM. Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Mmes Claude Darciaux, Martine David, MM. Jean-Pierre Defontaine, Marcel Dehoux, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, Marc Dolez, François Dosé, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Pierre Ducout, Jean-Pierre Dufau, Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Mme Odette Duriez, MM. Henri Emmanuelli, Claude Evin, Laurent Fabius, Albert Facon, Jacques Floch, Pierre Forgues, Michel Françaix, Mme Geneviève Gaillard, M. Jean Gaubert, Mmes Nathalie Gautier, Catherine Génisson, MM. Paul Giacobbi, Joël Giraud, Jean Glavany, Gaëtan Gorce, Alain Gouriou, Mmes Elisabeth Guigou, Paulette Guinchard, M. David Habib, Mme Danièle Hoffman-Rispal, MM. François Hollande, François Huwart, Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Eric Jalton, Serge Janquin, Armand Jung, Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. François Lamy, Jack Lang, Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean-Yves Le Déaut, Jean-Yves Le Drian, Michel Lefait, Jean Le Garrec, Jean-Marie Le Guen, Patrick Lemasle, Mme Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Jean-Claude Leroy, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. François Loncle, Bernard Madrelle, Louis-Joseph Manscour, Philippe Martin (32), Didier Mathus, Jean Michel, Didier Migaud, Mme Hélène Mignon, MM. Arnaud Montebourg, Henri Nayrou, Alain Néri, Mme Marie-Renée Oget, MM. Michel Pajon, Christian Paul, Christophe Payet, Germinal Peiro, Jean-Claude Perez, Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont, MM. Paul Quilès, Simon Renucci, Mme Chantal Robin-Rodrigo, MM. Alain Rodet, Bernard Roman, René Rouquet, Michel Sainte-Marie, Henri Sicre, Dominique Strauss-Kahn, Mme Christiane Taubira, MM. Philippe Tourtelier, Daniel Vaillant, André Vallini, Manuel Valls, Michel Vergnier, Alain Vidalies, Jean-Claude Viollet et Philippe Vuilque

ABSTENTION: 1

M. Guy Lengagne

Je me dis ça y est j'ai trouvé le bug puisqu'il y a deux vote "contre" en plus dans cette liste là.
Que nenni, en avançant un peu je trouve l'explication :

MISES AU POINT AU SUJET DU PRESENT SCRUTIN (N° 979)

(Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale)

M. William Dumas

M. Jérôme Lambert

qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu voter "contre".

Du coup, je me retrouve au même point de départ avec plusieurs hypothèses sur cette "absence" de Ségolène Royal.
1° Une erreur de l'Assemblée qui va être rectifiée (ça arrive, la preuve plus haut...)
2° Une erreur des amis de Ségolène Royal qui devaient voter pour elle (mais alors où était-elle ?) et qui ne l'ont pas fait. Depuis, ils font des prières pour que cela passe inaperçu. Raté !
3° Une décision politique (et silencieuse) de Ségolène Royal ; mais alors là, il va falloir la qestionner sur le sujet pour qu'elle s'explique au fond.

A suivre...

PS (hi hi !) : quant aux douze autres "absents", il suffit de croiser la liste des députés socialistes avec la liste des votants, je vous laisse ce plaisir !

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samedi, 20 mai 2006

Inventaire 2006 !

Le bloggueur qui a retrouvé ça et me l'a envoyé est un génie (An't !)...
Ça s'appelle inventaire 66 mais rien - ou presque - n'a changé.


podcast



Michel Delpech
INVENTAIRE 66


Une mini jupe, deux bottes Courrèges
Un bidonville et deux Mireille
Une nouvelle Piaf, un petit oiseau de toutes les couleurs
Une nouvelle Darc qui brûle les planches
Une religieuse, un Cacharel
Des cheveux longs, des idées courtes
Un vieux Paris, un Paris 2
Des paravents à l'Odéon
Un palmarès de la chanson
Et toujours le même président

Il y a eu tout ça
Et puis malgré tout ça
Quand je t'ai rencontrée
Il y a eu autre chose
Et tu as peint pour moi
Cette année tout en rose
Toi, oui toi

Une guerre au Viêt-nam, un mariage en Hollande
Pour bientôt un petit Smet et l'amour d'un poète
Caméra sur la lune, un drugstore Opéra
Des chemises à fleurs, un étrangleur
Une bombe dans la mer, opération tonnerre
Juanita Banana, un four à l'Opéra
Un homme et une femme au festival de Cannes
Un Tabarin en moins, un Paladium en Bus
Et toujours le même président

Il y a eu tout ça
Et puis malgré tout ça
Quand je t'ai rencontrée
Il y a eu autre chose
Et tu as peint pour moi
Cette année tout en rose
Toi, oui toi
Mon petit raton laveur...

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14:54 Lien permanent | Commentaires (70) | Envoyer cette note

Da Vinci Blog

En attendant de comprendre les méandres de l'affaire Clearstream - lu les trois interviews de Gergorin - l'un d'entre-vous m'a fait parvenir une photo troublante.
Je vous la livre comme je l'ai reçue.
Je me demande vraiment qui peut loger là, dans ce recoin incroyable.
Ne tiendrions-nous pas là - par hasard ou par chance -, dans cette vue inédite sur l'arrière de Saint-Sulpice, LA révélation que nous attendons tous ?
Si quelqu'un ici sait quelque chose, qu'il se lève, qu'il parle ou qu'il retourne en enfer...


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07:42 Lien permanent | Commentaires (74) | Envoyer cette note

vendredi, 19 mai 2006

Laurent Joffrin cherche la bagarre...

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Rentrant à la maison hier soir je me dis, tiens, Laurent Joffrin, le patron de l'Obs était invité sur le forum de l'Obs - justement -, je vais donc lire ses réponses aux questions des internautes.

Et voilà sur quoi je tombe.

Une question d'abord :

Question : "Est-il vrai que vous ayez interdit ce meme forum au chroniqueur-éditeur Guy Birenbaum ?"

Et la réponse de Laurent Joffrin - accrochez vous :

"C'est possible. Il ne me paraît pas très intéressant. Nous avons le droit de choisir nos intervenants. Nous ne prendrions pas Le Pen, par exemple ".

D'abord, Laurent Joffrin, ça n'est pas "possible", c'est rigoureusement exact.
Vous avez même décidé cela après que j'ai quelque peu moqué (dans VSD) Jean Daniel, qui proposait l'un de ses livres en promo par courrier aux abonnés de l'Obs (dont je suis). Crime de lèse Daniel !
Le récit de l'épisode par Acrimed (http://www.acrimed.org/article1804.html)/

Invité sur le forum de l'Obs, j'ai donc déjà été désinvité sur votre injonction. Pourquoi pas ?

Mais c'est assez ancien comme histoire (octobre 2004). Je pensais donc que depuis vous étiez revenu à une conception différente de la démocratie, vous l'homme de gauche, si sensible à la liberté de la presse ; vous le courageux pétitionnaire, vous le journaliste, le vrai journaliste. Quelle déception pour moi, ce soir...

Mon désespoir du coup est si profond, que je me demande ce que je peux bien faire.

1° Ne pas en parler.
Trop tard. Feindre l'indifférence. Pas mon genre. Je suis estourbi.
2° Porter plainte pour diffamation et gagner en justice.
Et oui, même cela peut se gagner... Mais, je vous l'ai dit cent fois, je ne suis pas procédurier et surtout je suis contre les affaires de presse qui se règlent en justice (ceci est un message subliminal pour Pierre Carles, je répète...ceci est un message...)
3° Lui passer un coup de téléphone.
Pas mal ça, je peux avoir son portable en deux coups de cuiller à pot (de caviar) ; mais j'ai peur d'avoir du mal à dialoguer avec quelqu'un d'une telle mauvaise foi. Mais après tout pourquoi pas...
Rien que l'idée du
-"Bonsoir Laurent Joffrin, c'est Guy Birenbaum à l'appareil..."
- Blanc...
"Comment ?
- sckrouitch, skrouitck, tunnel....désolé.....
-Ah ? Vous passez dans un tunnel ?"
- blanc...
- "Mais monsieur Joffrin, ça fait vingt cinq ans que vous y êtes dans ce tunnel..."
Facile.
4° Me plaindre au patron de l'obs en ligne, l'excellent Patrick Fiole (respect).
Il n'y est pour rien ; il ne peut pas contrôler les réponses blessantes de son big boss. J'aime beaucoup Patrick Fiole. Un vrai grand journaliste. Lui. Désolé Patrick pour les emmerdes...
5° Lui mettre un bourre-pif la prochaine fois que je le croise.
Je ne le croise pas. On ne fréquente pas les mêmes endroits. Mais si par hasard... Non c'est con. En plus c'est un vrai nul en gym à lunettes. Je n'ai pas le droit de faire ça. Ma ceinture noire, soixante deuxième dan en DEL (c'est ingrat pour ça les arts martiaux...) m'interdit absolument de lever la main sur les civils en dehors des périodes de guerre.
5° bis Réclamer un débat contradictoire avec lui.
Même problème qu'à l'alinéa 5, mon niveau (frimeur...) en DEL m'interdit strictement de débattre pubiquement avec quelqu'un qui ne pratique pas le même art martial que moi. N'ayant en plus, pour ma part, aucun "grade" en L&C (lèchages & connivences), je n'ai tout simplement pas le droit de défier Joffrin, qui, si je me souviens bien est arrivé au stade de GM (pour Grand maître) en L&C (cela autorise notamment à animer soi-même une émission sur France 5 !).
6° Lui faire remarquer qu'au regard de nos origines familiales respectives, s'il y a quelqu'un de nous deux qui a un petit rapport avec Le Pen, ce n'est vraiment pas moi.
C'est Mesquin, dégueu, petit, indigne, salaud. Je ne suis pas un mouchard. Qu'est-ce qui m'a pris ? A oublier très vite.
7° Lui écrire une bafouille. Demander un droit de réponse ?
Perte de temps.
8° Aller l'ennuyer un peu sur son blog (http://blogs.nouvelobs.com/Laurent_Joffrin/).
Il n'écrit presque rien et ne va surtout pas laisser passer mes envois, ni les votres...

Alors amis du DEL, vous feriez quoi à ma place ?

Pour finir, la maxime du jour. Audiard évidemment.

Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.

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07:04 Lien permanent | Commentaires (295) | Envoyer cette note

jeudi, 18 mai 2006

Sous le soleil exactement.

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C'est l'AFP qui me l'a appris - je n'ai pas regardé la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes.
D'après l'AFP donc, "Un éloge inattendu de la France "melting-pot" ouvre le Festival de Cannes". Selon l'agence de presse, "Vincent Cassel a profité de la tribune du Festival de Cannes pour faire l'éloge de la mixité culturelle et de la France "melting-pot", le jour même de l'adoption du projet de loi Sarkozy sur l'immigration. (...) Devant les 2.000 invités en tenue de soirée du grand théâtre Lumière dont le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, le maître de cérémonie, acteur révélé par le film "La Haine" de Mathieu Kassovitz sur la dérive de jeunes de banlieue, s'est lancé dans une défense de "la France des mélanges, ce melting-pot riche de cette fameuse pluriculturalité qui nous donne le luxe de voyager sans franchir les frontières". "Il y a plus de 177 communautés dans certains quartiers de Paris et de banlieue, plus qu'à Londres, New York ou Rio, qui vivent dans ce pays laïque et latin sans heurts depuis très longtemps", a insisté Vincent Cassel, saluant "la France, définitivement encore aujourd'hui une terre d'accueil culturel". Avant de revenir à ses fonctions plus conventionnelles de maître de cérémonie, l'acteur a prôné la tolérance en plusieurs langues dont l'arabe, le chinois et un dialecte africain, le bambara".

Au départ comme ça, on se dit c'est bien, c'est gentil.
Il est bien ce Cassel. Il est courageux. Il assure. Il remonte le niveau.
Et puis, un peu après, on peut commencer à réfléchir.
À ce Barnum insupportable, industriel et indécent qu'est devenu le festival de Cannes.
Une boîte de nuit gigantesque sponsorisée par Canal +, TF1 et les majors du cinéma ; des fêtes ultraprivées - "t'as pas le bon bracelet..." souffle le black à oreillette - où les people et les sous-people se déchirent entre eux ; des tombereaux d'hypocrites malsains et de pique assiettes qui sont près à toutes les compromissions pour décrocher les sésames nécessaires ("t'as été à la Fête de Djamel dans son ryiad de Marrakech, c'était trop chérie...il est tellement mignon et c'était tellement typique") ; des plateaux télé en plein air (live) où les mêmes animateurs depuis 25 ans (désolé michel) reçoivent les mêmes acteurs ("No I don't speak french, Yes DJJackk Chirac") actrices haute couture basse def. en promo (absolutely fabulous) ; des parasites qui montent les marches (exlofteurs, anciensministres, bandeàruquier, Beigbeider, Parcequejelevauxbien, etc.)...

Alors je veux bien qu'on chante les louanges du melting pot depuis la croisette.
Je ne doute même pas que Cassel soit sincère.
Mais la vérité, c'est que de découvrir ce matin ce discours convenu, facile, éculé, démago, ça me donne un peu mal au coeur.
Un peu comme une gueule de bois. Un sentiment de malaise et de dégoût même.
Mais ça va passer.
C'est juste Cannes. Ça me fait toujours ça.

06:39 Lien permanent | Commentaires (171) | Envoyer cette note

mercredi, 17 mai 2006

Denis - Klébert - Robert & Libération

Dans quelques heures dans Libération vous pourrez lire ce texte - un droit de réponse en fait - sous la plume de Denis Robert. Je pense que nous sommes là au plus près du coeur des sujets qui nous passionnent tous ici.
Disons donc juste que je suis assez heureux de pouvoir le publier en avant-première.

"J'ai été surpris en ouvrant Libération hier matin et en découvrant ma photo et une double-page qui me vise directement. Et cherche à me nuire. Je reçois en ces périodes troubles une centaine d'appels et autant de mails par jour.
Mercredi 10 mai, un journaliste (Karl Laske) laisse un message très court m'indiquant qu'il a fait un entretien avec Ernest Backes, le co-auteur de mon premier livre sur Clearstream (Révélation$, les Arènes, 2001). Il dit qu'il voudrait vérifier un « détail » concernant les listes du corbeau et explique que Backes se plaint de n'avoir jamais reçu le listing 2001 (celui
qui a servi de base aux lettres du corbeau). Selon le journaliste, Backes indique que sur ces listes n'apparaissent aucun nom propre et laisse entendre que je l'aurais empêché de voir le juge Van Ruymbeke pour je ne sais quelle obscure raison. Toutcelaest ridicule. Je connais Ernest Backes depuis sept ans maintenant. Il vit très mal le fait que j'ai d'autres sources que lui, en particulier des informaticiens plus informés sur le système de Clearstream. Ernest qui en a été un des cadres fondateurs, a quitté la firme en 1982. Comme je l'explique dans la boîte noire (Arènes, 2002), il m'a apporté une grande partie de la matière première du premier livre, m'a fait comprendre le fonctionnement de ce qui s'appelait alors Cedel et qui deviendra Clearstream. Grâce à son travail de fourmi, j'ai pu mettre à jour les techniques de dissimulation mises en place et contraire au règlement intérieur. Près d'une moitié des comptes de la firme en 1995 était non publiée. D'habitude, les auteurs ne mettent pas le
nom de leur source sur la couverture de leur livre. Je l'ai fait, lui cédant la moitié des droits. Ernest qui vivait dans l'anonymat se trouve ainsi propulsé vedette des médias. Mais la vie continue, mon travail aussi. Il ressasse aujourd'hui avec beaucoup d'aigreur le fait que je me sois éloigné de lui, que j'ai fait un second livre, puis un troisième. Il vit également sous la pression des procédures harassantes de Clearstream et de la magistrature luxembourgeoise. D'où cette sortie médiatique qui devrait en appeler d'autres.
Quand le journaliste de Libé m'a appelé, je lui ai expliqué cela et lui ai assuré que j'avais remis à Ernest Backes le fameux listing 2001. Je lui ai également dit qu'Ernest avait un listing 2000 où on retrouvait les mêmes noms propres. Ce détail n'est pas sans intérêt pour qui connaît l'affaire car si ces noms n¹y étaient pas quand je les remets à Imad Lahoud, ce pourrait être moi qui les ai ajouté. Je l'explique à et indique qu'il peut aisément joindre Pascal Lorent, un réalisateur avec qui j'ai fait toute l'enquête et qui pourra témoigner.
La conversation dure une dizaine de minutes. Le journaliste s'engage à ne pas l'utiliser dans un papier, ou alors s'il le fait, il promet de lire les propos retenus. Il ajoute que l'entretien de Backes n'est pas terrible et qu'il ne pense pas la publier. Je fais confiance. Pascal Lorent également.
Je n'entendrais plus parler de ce journaliste jusque vendredi soir, où je découvre vers vingt heures qu'il souhaite que je le rappelle pour un détail.
Je retrouverai le détail le lendemain dans Libé. Sous forme d'une double page avec photo et accusation lourde.
Ernest Backes, dans l'entretien publié par Libé, commet beaucoup d'erreurs. La pire est celle concernant Régis Hempel, un autre cadre de Cleatsream, dont il minimise le rôle à dessein. Il reprend entièrement l'argumentation de Clearstream lors des procès en diffamation qui nous sont intentés. Nous avons gagné sur ce point contre Cleatsream devant les tribunaux. Régis Hempel était vice président de la firme, il en était le responsable informatique. Quand il explique devant moi, la commission parlementaire
française ou les tribunaux, qu'il était chargé d'effacer les traces de transactions financières portant, quotidiennement, sur plusieurs dizaines de millions de dollars, il est crédible. Sinon, pourquoi ne pas le poursuivre, lui aussi, en diffamation ? Cet élément est fondamental pour qui s'intéresse au delà de ce qu¹en dispersent les médias à l'affaire Clearstream 1 ou 2.

Je ne vais pas reprendre point par point l'article paru. Je l¹ai fait pour Libé. Si le journaliste m'avait rappelé dans des délais raisonnables pour vérifier le contenu de mes propos, j'aurais au moins pu rectifier. Ce papier, écrit dans un but qui m'échappe, déforme la réalité pour me mettre en cause.

Je commence à être habitué compte tenu des rumeurs orchestrées ces derniers jours. Je suis dans l'œil du cyclone. Je n'ai fait qu'observer et chercher la vérité dans cet imbroglio où les intérêts des uns et des autres s'imbriquent et se heurtent tellement que beaucoup s'y perdent. Sans polémique aucune, je voudrais d'une manière, je l'espère définitive, redire quelques points essentiels me concernant :
- Je suis celui qui a remis le listing Clearstream 2001 à Imad Lahoud qui se présentait à moi comme un broker, je l'ai fait parce qu'il me l'a demandé et m'a proposé de m'aider à avancer dans mon enquête
- J'ai compris plus tard qu'il travaillait pour la DGSE en voyant le rôle important joué par Clearstream dans la dissimulation de transactions liées au terrorisme
- Je ne savais pas que le juge Van Ruymbeke avait vu des personnes liées au corbeau avant l'envoi des lettres
- Dans le listing remis à Lahoud ne figurait aucun nom d'hommes politiques ou d'industriels ou de vedettes du show biz
- Les listes originelles qui ont servi de base à mes livres n'ont jamais été remises en cause par Clearstream
- Les tribunaux m'ont, à plusieurs reprises, donné raison quand j'ai indiqué que Clearstream était un outil de dissimulation. Je fais bien la distinction entre blanchiment et dissimulation.

Clearstream est un chaînon indispensable dans la chaîne du blanchiment mais ce sont ses clients, et parmi eux des particuliers, qui blanchissent ou noircissent des fonds. Clearstream se contente de dissimuler et d'effacer les traces entre ses clients. La nuance est de taille. Et le ou les corbeau l'ont bien compris. Toutes ces manipulations, c'est l'évidence aujourd'hui, ne peuvent fonctionner que si la base de l'histoire est solide. C'est là que malheureusement j'interviens. Et c'est là aussi que des articles comme ceux parus samedi dans Libération, pourraient être dévastateurs si je ne les démentais pas.
C'est assez drôle de voir à quel point dans ce bordel ambiant, la vie de Klébert, le héros de « la domination du monde », rejoint la mienne. J'en serai presque troublé.
A bientôt".

Denis Robert.

Pour prolonger le débat : http://ladominationdumonde.blogspot.com/ et http://www.arenes.fr/


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Merci à Anne ;)

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mardi, 16 mai 2006

Hasta siempre...

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C'est une dépêche de l'AFP qui prend un relief particulier lorsqu'on la compare à des faits similaires.

C'est un dictateur - un vrai, aucun doute - qui s'exprime. Je n'ai pour lui ni respect, ni affection et je ne passe pas mes vacances à la Havane... que cela soit clair.

Mais ses propos, tous simples, m'interpellent au regard de la manière dont ici certains se comportent dans un contexte similaire.

Lisez donc cette dépêche tombée ce matin :


CUBA-CASTRO-FORBES-USA - 16/05/2006 06h30 - AFP
IMPRIMER

Origine : Cuba

Castro: "S'ils me trouvent un compte à l'étranger, je démissionne" (PAPIER GENERAL)


LA HAVANE, 16 mai 2006 (AFP) - En direct à la télévision, le président Fidel Castro, touché au vif par les allégations du magazine américain Forbes sur la fortune personnelle de 900 millions de dollars qu'il détiendrait, a offert aux Etats-Unis de démissionner s'ils amenaient la preuve de ce pactole ou même d'un compte en banque à l'étranger.
"S'ils prouvent que j'ai un compte à l'étranger, je renonce à ma charge, aux fonctions que j'exerce", a déclaré le président cubain au terme d'une émission spéciale de près de 4H30 consacrée à répondre aux allégations du magazine américain, qualifiées d'"infâmes calomnies" dès le matin par toute la presse officielle.
"Je les mets tous au défi, en premier lieu le président Bush, ce filou, la CIA, les 33 organes de renseignement des Etats-Unis, les milliers de banques qu'il y a dans le monde. Je les mets au défi. On va voir s'ils se taisent, maintenant", a lancé le président cubain, visiblement en colère.
Selon le palmares 2006 de Forbes, la fortune de Fidel Castro, la première des chefs d'Etat en exercice hormis celle des monarques, et la septième en incluant ces derniers, est évaluée à 900 millions de dollars.
Elle s'appuierait sur un réseau formé d'institutions comme le Palais des conventions, la corporation d'Etat CIMEX, qui a le monopole des importations et exportations, et Medicuba, qui vend les vaccins et d'autres produits pharmaceutiques cubains.
"Ils croient que je suis (l'ex-président du Zaïre) Mobutu ou l'un de ces milliardaires, voleurs, pillards à qui l'empire a donné le sein et protégés", a-t-il déclaré, ajoutant que l'affaire lui avait "donné la nausée" à devoir "se défendre de ces ordures".
"Je leur offre, je leur fait cadeau de tout ce qu'ils ont recherché. Ils ont voulu m'éliminer, ils n'ont pas pu, ils ont voulu me faire abandonner la révolution, je les mets au défi de prouver ce qu'ils ont dit. Et s'ils le prouvent, pas besoin qu'ils préparent plus de plans, ni de transition ni de bêtises de ce genre", a-t-il ajouté.
Pour répondre à ce qu'il a qualifié de "manoeuvre américaine", le chef de l'Etat avait convoqué une émission spéciale en soirée à laquelle ont participé le président de la Banque centrale (BCC) Francisco Soberon, le ministre de la Culture Abel Prieto et d'autres responsables cubains, qui ont assuré tour à tour sa défense après lui.
Fidel Castro a salué la présence parmi les invités de "personnages aussi illustres" que le directeur du mensuel français Le Monde diplomatique, M. Ignacio Ramonet, proche du président cubain.
"Une fois de plus a été commise l'infâmie de parler de la fortune de Castro, où l'on me situe même au-dessus de la reine d'Angleterre", avait déclaré le dirigeant en préambule.
"Je ne suis pas né totalement pauvre. Mon père possédait des milliers d'hectares de terre. A la victoire de la révolution, toutes ces terres ont été remises aux paysans", a-t-il rappelé, avant de reprendre une formule qu'il avait déjà lancée en juin 2002: "Toute ma fortune, M. (George W.) Bush tient dans la poche de votre chemise !"
Pour sa part, le président de la Banque centrale, évoquant "une action des services de renseignements américain", a déclaré: "Avec une autorité morale absolue et en regardant en face notre peuple et l'opinion publique, nous affirmons que son plus haut dirigeant constitue un exemple de dignité et de netteté".
"Dans notre économie planifiée centralement et avec le système bancaire central qui gère la totalité des devises, il est totalement impossible que quelqu'un de la plus haute direction puisse disposer de comptes à l'étranger", a encore assuré le président de la BCC.
Fidel Castro s'était déclaré tenu de répondre au magazine américain, car il citait des institutions et des entreprises cubaines.
L'an dernier, Forbes avait estimé sa fortune personnelle à 550 millions de dollars, et à 150 millions en 2004.
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Copyright © 1994-2006 Agence France-Presse


J'aurais bien aimé qu'à la sortie du Canard Enchaîné, la semaine dernière, notre Président dise un truc du même genre.
C'est tout.



Aprendimos a quererte
desde la histórica altura
donde el sol de tu bravura
le puso cerco a la muerte.

Estribillo:

Aquí se queda la clara,
la entrañable transparencia,
de tu querida presencia
Comandante Che Guevara.

Tu mano gloriosa y fuerte
sobre la historia dispara
cuando todo Santa Clara
se despierta para verte.

Estribillo

Vienes quemando la brisa
con soles de primavera
para plantar la bandera
con la luz de tu sonrisa.

Estribillo

Tu amor revolucionario
te conduce a nueva empresa
donde esperan la firmeza
de tu brazo libertario.

Estribillo

Seguiremos adelante
como junto a ti seguimos
y con Fidel te decimos:
!Hasta siempre, Comandante!

Estribillo



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lundi, 15 mai 2006

Rondot : secret défonce !

On a donc retrouvé Rondot. Joli coup journalistique du JDD au demeurant.
L'espion innocente en effet les politiques ; Dominique de Villepin aurait agi de bonne foi, le Président ne saurait rien, ni MAM etc.
http://www.20minutes.fr/articles/2006/05/14/actualite_Clearstre...
Mais la contre attaque sent la manip politique à plein nez.

Chacun est bien évidemment libre de sa stratégie de défense.
Et ce, même si le général a passablement oublié précédemment qu'il aurait très bien pu s'abriter derrière le sempiternel "secret défense".
De plus, comme l'explique très bien Renaud Lecadre dans Libération ce matin : "La problématique Rondot rejoint celle d'autres avocats de la défense, qui fourbissent leurs armes en vue de faire annuler la procédure des juges d'Huy et Pons. Principal grief : les deux magistrats travailleraient «hors saisine». A ce stade, leur enquête porte sur la seule accusation de dénonciation calomnieuse. Elle ne peut viser que le corbeau qui, en aval, a envoyé les lettres anonymes. Mais pas ceux qui, en amont, auraient contribué de près ou de loin à la fabrication du listing bidon : cela relève de poursuites pour faux et usage de faux, ce pour quoi les juges n'ont pas encore de mandat" (http://www.liberation.fr/page.php?Article=382084).
Vous comprenez tous bien que la "dissolution" judiciaire se profile à l'horizon...
Mais, il y a un point sur lequel la marche arrière de Rondot n'est pas seulement balourde mais scandaleuse : c'est sur la simple décision énoncée par ce militaire présenté comme exemplaire de ne pas se rendre à la convocation de la justice. Et s'il est contrait de s'y rendre de ne plus répondre aux questions des juges.
Je veux être clair. Qu'il le fasse le moment venu est une décision.
Mais qu'il l'annonce à l'avance dans la presse, sans se poser la moindre question sur l'image qu'il va renvoyer à tous ceux qui dans ce pays peuvent terminer dans le bureau d'un juge (nous tous) me laisse, une fois de plus, pantois. Comme Jean-Michel Aphatie l'expliquait hier sur son blog : "Mesure-t-on bien ce que ceci veut dire? Voilà un général, un serviteur de la République, qui défie la justice, la brave, lui refuse son soncours. Peut-on accepter cela d'un général, d'un homme au faîte de la hiérarchie sociale dont le comportement se doit à l'exemplarité? Comment comprendre, par exemple, le silence gardé pour l'instant par le Garde des sceaux sur cette décision du général Rondot? Comme la République fonctionne drôlement ces jours ci."
Malheusement la Répubique fonctionne comme cela depuis longtemps. De Michel Charasse à Chirac Jacques en passant par Charles Pasqua, la liste est longue (et non exhaustive ici) de ceux qui piétinèrent sans sourciller des principes absolus de notre démocratie.
Sans compter pour en revenir à Rondot qu'il anticipe donc dans la presse, et dans une interview, son futur silence qui se justifierait largement en raison des fuites sorties...dans la presse sur ses premières déclarations aux juges mais aussi sur les notes, les fameuse notes saisies chez lui.
Il faut donc maintenant, chers confrères, questionner tous les jours les supérieurs hiérarchiques du Général pour les contraindre à donner leur avis sur cette attitude.
Il faut aussi saisir le Garde des Sceaux, si prompt à s'intéresser au juge Van Ruymbeke, pour l'interroger sur ce manquement grave annoncé.

PS : Pour ceux qui désespèrent, un chat à ne pas manquer cet après-midi, celui avec Eric Halphen qui répondra aux questions des visiteurs du site de 20 minutes à l'occasion de la sortie de son livre Le bal des Outrés, chez Privé (http://www.20minutes.fr/articles/2006/05/11/debats_Chat_j...).

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dimanche, 14 mai 2006

Le Front Anti Steevy est né !

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Moi tout seul, je n'aurais jamais osé.

Vous me connaissez maintenant.
Je suis un pleutre, un peureux, un vendu, compromis largement dans des amitiés scandaleuses, etc.
Rien à voir avec nos héros médiatiques des temps modernes, comme ce jeune Robin qui sans Batman - ni même la Batmobile ! - a réussi tout seul à vaincre Ardisson. Comme je l'envie !

En dépit de ma lâcheté avérée, je suis cependant confronté à un cas de figure inusité.
Certains d'entre-vous utilisent en effet des moyens détournés via mon mail pour me contraindre, à l'aide d'arguments massue, à lancer ici une campagne contre...Steevy ; scandalisés qu'il sont qu'un ex lofteur pollue le service public de télévision de ses jérémiades sarkozystes (c'est un résumé).
Qui dit Steevy dit en effet bande à Ruquier mais surtout Steevy rime désormais avec Sarkozy depuis qu'il a rejoint publiquement l'UMP.

Je vous avoue que, là, j'ai vraiment les jetons.

Mais, en dépit de mes craintes et de mes préventions, j'ai décidé après une mure réflexion de lancer officiellement ce dimanche le FAS, le Front Anti Steevy.
J'espère que vous serez nombreux à me rejoindre car ce qui nous pend au nez en 2007 c'est Steevy à la culture et, bien pire, Bourriquet à l'Agriculture.
Et ça, ça craint vraiment...


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Ami, entends tu...

J'ai reçu il y a quelques jours ce morceau qui cadre très bien avec la situation me semble-t-il...


Voici un extrait du mail qui allait avec :

Paroles, musique et interprétation de Jean-Luc Masquelier. Extrait de l'album "Château l'amour".
Je crois que vous aimerez celle-ci, écrite après Carpentras, l'incendie du cinéma St Michel, les versets sataniques brulés à Barbès et Véronique Sanson menacée de mort si elle chantait Allah à l'Olympia.
N'a circulé que "sous le manteau".
--
Jean-Luc Masquelier
"Danse avec les houx"
email : danseavecleshoux@wanadoo.fr




podcast



ps : correspondance avec NPNS (suite du dossier karima sur la note "Karima est retournée dans le Nord."

08:25 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note

samedi, 13 mai 2006

Marine chez Thierry...

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C'est un bloggueur qui me l'a appris (monsieur X) : ce soir dans "Tout le Monde en parle" (http://toutlemondeenparle.france2.fr/) Thierry Ardisson reçoit donc Marine Le Pen, en promo pour son livre (http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2733909576/qid=1147....

Je ne me suis pas renseigné sur l'émission, toujours enregistrée le jeudi, mais je pense que nous sommes confrontés là à une question qui dépasse de loin la sempiternelle interrogation sur talk-show et émissions politiques, divertissements et émissions sérieuses...

Je m'explique.

Je pense de plus en plus que les politiques n'ont rien à faire dans ces émissions - je ne force plus AUCUN de mes auteurs à fréquenter ces plateaux-là.
Mais je vous confesse, qu'à mon sens, les émissions dites de débats ne sont pour la plupart pas davantage fréquentables. Ainsi l'incroyable traitement réservé à mon ami Eric Halphen par Yves Calvi dans "Mots Croisés" lundi dernier, me laisse penser qu'il faudra bientôt éviter la télévision.
De toute façon j'ai une certitude : 2007 se fera contre la télévision. Fin de la parenthèse.

Concernant Marine Le Pen chez Thierry Ardisson, je veux déplacer la question.
La renverser.
La poser différemment.

Comme ça peut-être.
En pleine affaire Clearstream, alors que la décomposition de la classe politique est de plus en plus notoire et que les lepénistes se frottent les mains, que signifie exactement l'invitation faite à Marine Le Pen par Thierry Ardisson ?
Que veut-il prouver ?
Quel est son véritable objectif ?
Surtout est-il "équipé" (Baffie...) pour porter la contradiction à Marine Le Pen remarquable débatteuse ?

La présence dans l'émission de Christophe Girard - que j'aime beaucoup (un bon copain précision déontologique nécessaire) - pour parler de son expérience de l'homoparentalité est-elle le gage donné ?

Je refuse de juger l'émission a priori.
Nous nous prononcerons donc sur pièces après diffusion.
Surtout, dans un pays démocratique, on ne peut pas écarter les leaders d'un parti si puissant de la télévision "comme ça".
Mais l'invitation faite à Marine par le pool Ardisson/Barma (son âme damnée) dans le contexte actuel n'est peut-être pas si anodine que ça.
A suivre.

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vendredi, 12 mai 2006

Il va partir.

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Il s'agit juste d'une intuition, d'un sentiment.

Pas d'une certitude, encore moins d'une information, testée, validée, recoupée.
Après avoir évalué la situation, le niveau atteint par les révélations et tourné le problème dans tous les sens, je pense que Nicolas Sarkozy va quitter le gouvernement.

Le ministre de l'Intérieur va profiter de sa posture de "victime d'une manipulation" pour abandonner le navire qui, lui, va évidemment sombrer. Il va se replier sur la forteresse UMP et lancer une campagne d'un an préférant dira-t-il se consacrer sur le terrain à appréhender "les vrais problèmes des Français".

Il est évident, par ailleurs - je le répète une fois de plus ici - que Dominique de Villepin ne pourra pas rester Premier ministre.

Enfin, si nous étions dans un pays normal - entendre dans lequel il existe un statut pénal pour le Président de la République (comme Jacques Chirac l'a promis en 2002) - une présidentielle anticipée serait tout à fait envisageable.

Je peux me tromper, ce ne serait pas la première fois, mais je ne vois aujourd'hui aucune autre issue à la crise politique.

Quant à "l'affaire", nous n'avons pas fini de rire... jaune.

09:37 Lien permanent | Commentaires (161) | Envoyer cette note

jeudi, 11 mai 2006

Yakuza ! (J'accuse !)

Depuis que je travaille sur Chirac et le Japon, depuis 2001/2002, j'ai été frappé par l'opacité qui règne sur la question.
Mais aussi par le nombre de gens qui ont cotoyé ou qui cotoient le Président et qui passent un jour, comme ça, par là bas pour un bon bout de temps.

Tenez, j'étais tranquille en train de m'interroger sur les questions japonaises de Daniel Schneidermann http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=366 lorsque j'ai reçu un mail - d'une excellente source - me signalant un miniscule détail qui suscite mon intérêt.

Philippe Marland que l'on trouve là http://www.defense.gouv.fr/sites/defense/decouverte/le_ministere/ministre_de_la_defense/cabinet/cabinet_du_ministre_de_la_defense/
a visiblement un rôle de premier plan dans l'affaire qui nous occupe.

Ainsi et c'est le général Rondot qui parle (source :http://www.lefigaro.fr/france/20060504.FIG000000131_ce_que_philippe_rondot_a_declare_a_la_justice.html : «Dès le lendemain de cet entretien [son premier entretien avec Gergorin], soit vers le 15 novembre 2003, j'ai rendu compte à M. Philippe Marland, directeur de cabinet de Mme le ministre de la Défense, de la teneur de l'entretien avec M. Gergorin et des documents que celui-ci m'avait remis. J'ai proposé à M. Marland d'entamer des recherches pour vérifier si les personnels relevant du ministère de la Défense, plus (celui) qui appartenait à la DST, possédaient réellement un compte chez Clearstream. M. Marland m'a donné son feu vert pour mener mes investigations en me disant de limiter mes recherches aux personnels relevant des services, et que si cela prenait de la consistance, de lui faire un compte rendu qui serait porté à la connaissance du ministre le moment venu. Jusqu'à Noël 2003, j'ai évalué comment j'allais m'y prendre, j'ai vérifié quelles fonctions occupaient à ce moment les personnes qui étaient citées sur ces listings.»

Puis plus tard, toujours selon Rondot :

«J'ai exposé mes doutes à M. Gergorin et à M. Lahoud et j'en ai rendu compte au directeur de cabinet en lui disant qu'il fallait s'interroger sur la crédibilité à accorder à ces listings. J'ai également fait part de mes doutes à Dominique de Villepin autour d'avril 2004 à l'occasion d'un retour de mission. Je lui ai dit qu'il fallait être extrêmement prudent, car j'avais le sentiment d'être instrumentalisé et que lui-même risquait de l'être. Et là, sa réponse a été très nette : on ne sait pas si c'est bon ou pas, mais si tout ça est un montage, non seulement on arrête mais en plus, on réagit. Tels ont été les propos de M. de Villepin ce jour-là.
Pour sa part, à la même période, Gergorin était persuadé que tout cela était bon, qu'il fallait accorder du crédit à ces listings obtenus par Lahoud.
Quelque temps après, à la mi-mai 2004, j'ai vu le préfet Marland pour lui dire que tout cela me paraissait de moins en moins crédible et qu'il fallait en tirer les conséquences pratiques, compte tenu des répercussions politiques que cela pouvait entraîner. Toujours au mois de mai, j'ai eu un entretien oral avec le ministre, au cours duquel je lui ai fait part de mes recherches. C'était une réunion de bilan, où je lui ai indiqué qu'il n'y avait aucun élément probant, que je n'avais pas été convaincu par la démonstration technique. (...) J'ai dit à Mme Alliot-Marie qu'il fallait faire attention, car on pouvait faire l'objet d'une manipulation grossière dont je ne m'expliquais pas les motivations ni l'origine (...).
J'ai alerté les autorités politiques, à savoir M. de Villepin et Mme Alliot-Marie, en les mettant en garde sur les risques que faisait courir cette affaire et malgré tout, tout s'est poursuivi, c'est-à-dire que certains ont continué à y croire ; il n'y a pas eu de stop mis à cette affaire, qui a continué à se développer avec les lettres de dénonciation notamment, sans que quelqu'un ait le courage politique de dire stop, arrêtons le jeu de massacre.»
En tout, Philippe Rondot a déclaré avoir eu «cinq ou six» entretiens avec Dominique de Villepin pour évoquer cette affaire".

Et bien, figurez-vous que, logiquement, comme tous les hauts-fonctionnaires arrivés à ce niveau, le dir-cab de la ministre a un très joli CV. En fouinant sur le net j'ai même retrouvé sa notice biographique établie lorsqu'il était Préfet de la région Alsace, Préfet du Bas-Rhin. Regardez là.

Monsieur Philippe MARLAND est né le 17 janvier 1947 à Saint-Florentin (Yonne).
Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1967), licencié en droit de la Faculté de droit de Paris (1969), et a été admis en 1969 à l'Ecole Nationale d'Administration.

Service militaire en 1970 (Sous-Lieutenant des Troupes de Marines). Stages auprès du Gouverneur de Polynésie Française et du Préfet de la Sarthe (l971). Elève à l'Ecole Nationale d'administration (1972-1973). Sous-Préfet, Directeur du Cabinet du Préfet de la Sarthe (1973-1974). Chef de Cabinet du Secrétaire Général de la région parisienne (1974). Directeur du Cabinet du Préfet des Yvelines (1974-1977). Premier Secrétaire à l'Ambassade de France au Japon (1977-1979). Secrétaire Général de l'Allier (1979-1982). Sous-Préfet de l'arrondissement de Metz-Campagne (1982). Secrétaire Général de la Nouvelle Calédonie et dépendances (1982-1984). Sous-Directeur des affaires sociales au Cabinet du Préfet de Police de Paris (1985-1986). Chef de Cabinet du Ministre délégué chargé du budget, Monsieur Alain JUPPE (1986-1987). Sous-Préfet hors classe, Sous-Préfet de Saint-Germain-en-Laye (1987-1992). Préfet adjoint pour la sécurité auprès du Préfet du Rhône (1992-1993). Préfet hors cadre, Conseiller pour les affaires intérieures au Cabinet du Premier Ministre, Monsieur Edouard BALLADUR (1993-1995). Préfet hors classe, Préfet des Alpes-Maritimes (1995-1999). Préfet de la région Alsace, Préfet du Bas-Rhin depuis le 25 janvier 1999.
Monsieur Marland est Chevalier de la Légion d'honneur et de l'Ordre National du Mérite, Officier de l'Ordre Souverain de Malte, et décoré de la Médaille de bronze de la jeunesse et des sports.

Bon, et bien alors voilà, en 1977, Marland est donc Premier Secrétaire à l'Ambassade de France au Japon, c'est juste un an après l'élection de Jacques Chirac à la Mairie de Paris et son départ de Matignon.
Comme je l'explique dans mon livre, il faut remonter en 1970 pour trouver la trace du premier voyage – officiel – de Jacques Chirac au Japon. C'est Philippe Madelin qui l'évoque : « Il a été chargé par le gouvernement d'inaugurer le pavillon français de l'Exposition internationale d'Osaka [...]. Un des participants au périple se souvient d'ailleurs d'avoir eu l'impression que Chirac n'en était pas à son premier voyage dans la pays du Soleil levant, tant il paraissait compétent, averti des choses de la culture locale. Il se peut aussi bien que ces connaissances aient été purement livresques. En tout cas, la comparaison avec la réalité est pour lui un éblouissement. La philosophie et les images paisibles de l'archipel le rassurent. Il tombe amoureux du pays et de sa civilisation. » En août 1976, un autre voyage au Japon se révèle intéressant car il s'agit du moment précis où Jacques Chirac se prépare à démissionner du gouvernement, irrité par le président Valéry Giscard d'Estaing à qui il reproche de ne pas le laisser agir. Il remet le 26 juillet une lettre de démission en bonne et due forme au président qui s'achève sur ces mots : « Cette décision sera effective au plus tard le mardi 3 août, c'est-à-dire dès mon retour du voyage officiel au Japon que vous m'avez demandé de ne pas décommander* . » Et c'est en compagnie de celui dont il ignore sans doute qu'il est son futur successeur, Raymond Barre, alors ministre du Commerce, que Jacques Chirac s'envole pour le Japon. Mais pas de démission à son retour : le président le contraint à en repousser l'annonce au Conseil des ministres du 25 août.

Voilà pour la période considérée.

Pour en revenir à Marland, je sais bien que là, comme ça, son passage japonais ne prouve rien mais, tout de même, il accède ensuite au coeur du système, avec Juppé, lorsque Chirac est de nouveau Premier ministre (1986-1987) et rejoint le cabinet du Premier ministre Edouard Balladur tandis que Chirac reste en réserve (1993-1995) avant d'être élu Président.

Dernier détail sans doute mineur, il est nommé dès le 16 mai 2002 Préfet hors cadre : http://www.admi.net/jo/20020517/INTA0210019D.html. Un mouvement de Préfets classique lorsque l'on récupère le pouvoir total - puisque nous sortons alors de la cohabitation avec Lionel Jospin -.

A l'imbroglio général, je rajoute donc un fait minime, et peut-être même sans intérêt, passé cependant inaperçu jusque là.
Un petit fait dont je ne tire rien a priori mais qui m'interroge, tant notre héros du jour semble avoir un rôle éminent dans l'affaire qui nous passionne.
Souvent, le diable est dans les détails !

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mercredi, 10 mai 2006

Agent trouble.

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On connaissait bien sûr déjà abracadabrantesque et pschitt.
Le général Rondot, "le maître espion" le plus bavard depuis...l'inspecteur Clouzot, a rajouté hier soir tronquée au petit dico villepino-chiraquien. Alors que la presse publie des extraits de plus en plus complets de son audition, la défense du général Rondot explique en effet que "L'utilisation répétée et tronquée des propos du général Rondot lors de son audition démontre une fois de plus une manipulation de l'instruction".
Le 1er mai, le général s'était déjà plaint - sans qu'on entende cependant le son de sa voix - de "l'utilisation biaisée d'éléments tirés de la procédure".
Dominique de Villepin avait parlé, pour sa part, de "pétard mouillé" au micro de Jean-Pierre Elkababach : «Tout part d'un pétard mouillé. A partir d'un pétard mouillé, ce pays, notre pays, notre démocratie s'affolent et s'emballent sur la base de rumeurs ».
Quel sera donc ce matin le "maître mot" ?
Celui qui dit tout et qui permet de happer une miniscule bouffée d'oxygène ?
Pour le coup, je ne parie pas sur "calomnies" lancé pourtant - tardivement - hier soir par l'entourage du Président : "Ces allégations sont à rattacher à une campagne de calomnies qui avait été lancée à l'encontre du président de la République en 2001 et dont il a été établi qu'elle était sans aucun fondement".
A mon sens, c'est bel et bien "trouble" qui va l'emporter et de loin.
Le général Rondot rappelle en effet via son avocat que sa mission avait conclu au "caractère trouble des agissements de certains fonctionnaires de la DGSE et au fait que la manipulation était avérée". Le général concluait à une affaire "assez trouble" dans laquelle il y avait un "fond de vérité". Mais cette conclusion visait "la réalité des agissements troubles des fonctionnaires et non l'existence d'un prétendu compte sur lequel il n'a jamais été chargé d'enquêter".
Oui trouble, c'est bien ça.

05:50 Lien permanent | Commentaires (135) | Envoyer cette note

mardi, 09 mai 2006

URGENT...

Deux appels dignes de foi m'informent que le Canard sort demain un papier sur les comptes de Jacques Chirac au ...Japon suite aux trouvailles faites par les juges chez le général Rondot. Je crains d'être un peu débordé dans les heures qui viennent...

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18:20 Lien permanent | Commentaires (75) | Envoyer cette note

Il ne faudrait vraiment pas...

Mes chers compatriotes – pardon de cette solennité - il ne faudrait vraiment pas que, ce coup-là, vous vous fassiez encore avoir.

Dans un mois tout juste, l’Allemagne et le Costa Rica disputeront le match d’ouverture de la Coupe du Monde de football.
Vous connaissez nos médias, un mois avant l’heure…c’est l’heure.
Ils commencent donc dès aujourd’hui, en de longues plages spéciales, à matraquer sur le sujet (RTL a attaqué ce matin).
Déjà, le mois de mai et son cortège de ponts a commencé à vous dissiper et cela ne va pas s’arranger.

Du coup, quand les "Bleus" vont entrer dans la danse, je vois déjà d’ici le désastre qui s'annonce pour tout le reste...

Que ce soit clair, ne me prenez pas pour un de ces tristes sires qui n’aime pas le ballon. Un nul en gym quoi !
J’adore le foot. J’y ai joué longtemps. Je suis un supporter des "Bleus" depuis que je tiens sur deux jambes, etc. etc.
J’ai même la réplique du maillot de la coupe de Monde 1958 de l’équipe de France et celle du maillot rouge à col rond des anglais en 1966, avec le British Lion sur la poitrine. OK ? Capito ? Et je les porte couramment.
Voilà qui devrait calmer deux minutes au moins les footeux qui vont venir m’engueuler par ici.

Je vous demande cependant fortement de ne pas tout laisser tomber pour ne plus vivre et penser que foot (vous incluses mesdames, je vois déjà d'ici le numéro du ELLE qui ne va pas tarder à tomber...).
Sans compter que les lendemains qui chantent, on sait tous ce que ça donne dans ce pays.
Souvenez-vous, ainsi, des suites de la victoire de 1998.
L’équipe Black-Blanc-Beur, Zidane for ever, tout le monde qui adore son voisin arabe et plus seulement son épicier et les autres qui ne traitent plus les noirs de fainéants… Le 21 avril, il y avait quand même beaucoup beaucoup moins de fans du melting pot dans les rues...

Autant de raisons pour rester calmes et concentrés sur l'essentiel et ce même si nos "Bleus" se mettaient à flamber.

En gros, pour être direct, il ne faudrait vraiment pas que vous vous laissiez manipuler.
Je ne veux pas être lourdingue, ni vous la jouer gaffe aux « Jeux du cirque », mais...

Mais je veux vraiment que vous sachiez que, tant dans les rédactions, que dans les ministères on parie déjà sur la période de la Coupe du Monde pour « calmer le jeu » et vous « anesthésier » avant les vacances d'été.
À Matignon, il en est même certains qui se voient « tenir bon » jusque-là et ensuite « surfer » avec un peu de chance sur la France qui win comme disait notre ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin...peu avant le 29 mai (« The Yes needs the no to win,.. » etc.).

Evidemment, si la bande à Zidane se faisait laminer dès le premier tour, le problème serait plus rapidement réglé.
Mais je ne parie pas là-dessus et ça m’ennuierait vraiment en plus !

Alors restez vigilants et ne vous laissez pas endormir.

Et puis surtout, au fait, toi Raymond Domenech, tu as vraiment intérêt à sélectionner Robert Pirès et à faire jouer Grégory Coupet dans les buts sinon ça va mal aller ! Oh pardon, ça m’a échappé…

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07:31 Lien permanent | Commentaires (72) | Envoyer cette note

lundi, 08 mai 2006

Jeune et UMP en 2006 : entre ici Tollinchi...

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Tout a commencé à cause de vous.
D'Ernesto surtout qui évoquant ici, il y a peu, plusieurs militants de droite ("Steevy Boulay ...qui poursuit la tradition d'une droite intellectuelle et marche ainsi dans les pas de Thierry Maulnier. Marielle Goitschell"...) a ajouté : "...j'ai une préférence pour Alexandre-Guillaume Tollinchi, dont les entretiens avec Pierre Bouzin rappellent, eux, ceux du Général de Gaulle avec Michel Droit".
http://pierre.bouzin.online.fr/

Du coup plusieurs d'entre-vous sont allés voir et sont restés fascinés et ébahis par AGT qui est, pour ceux qui l'ignorent encore, conseiller National des Jeunes UMP et Conseiller de la Jeunesse de Paris (2002-2006).
Sans compter qu'Ernesto, distrait, n'avait même pas remarqué que l'interview en question avait été réalisée le ...1er avril 2006 !

Anne : "Si vous voulez vraiment vous marrer un samedi soir avec vos potes, allez tous voir l'interview de Alexandre-Guillaume Tollinchi (clone de Sarko avec l'accent de Pasqua, et le dis-court à rallonge) par Pierre Bouzin !!!!
Le mec a 18 ans, prions pour qu'il ne devienne pas maire de Neuilly dans 10 ans".

K-raph : "Tollinchi, moi, je l'aime bien, après tout. Il s'aime, bon, mais il le faut pour s'engager en politique".

Setni-Baro : "Hallucinant... A 18 ans, il est aussi réac et nationaliste que ça ! Sarko, à côté de lui, est un gauchiste ! Le Pen et Villiers étaient aussi extrémistes à son âge ? J'en doute... Effectivement, prions pour qu'il ne soit pas maire de Neuilly, ni député, ni ministre. Sarko (que je déteste, précisons-le) passera pour un centriste mou à côté de lui..."

Daniele était elle interrogative : "Qui a lu le livre d'Alexandre Tollinchi?"

Caroll affirmative comme à son habitude : "Alexandre Tollinchi !
Merci de me l’avoir fait connaître. Vraiment la tête du trouduc. Exactement comme Sarko quand il était jeune. Je me suis fendu d’un commentaire à propos de ses réflexions limites sur Zacarias Moussaoui. Peut-être vais-je m’atteler chaque jour à le contredire puisqu’il répond ? A moins qu’il ne me publie pas".

Helder s'est réjoui d'avoir retrouvé un commentaire assassin contre AGT posté par un certain François sur le blog de Claude Goasguen le 21 septembre 2005 (!!!) : "Monsieur Tollinchi, la vraie injure à la Politique et à nos élus c'est votre bouffonnerie. Mais pour qui vous prenez vous ? Je pense que vous mettez Monsieur Goasguen et l'ensemble des élus parisiens dans l'embarras avec vos stupides gesticulations. Vous voulez aider l'UMP ? Restez à votre place de militant, militez, tractez, collez des affiches,etc… pour cela je vous conseille d’abandonner vos jolis costumes parce que la colle ça tache, et de remplacer vos petits escarpins de Ministre par une bonne paire de baskets parce que pour faire les marchés et les sorties de métros étés comme hivers tracts à la mains c’est plus confortable.Enfin vous devez pas avoir plus de 20ans, ne singez pas les vieux pour avoir l’air sérieux soyez vous-même, soyez jeune. Apprenez avant de donner des leçons, écoutez vos aînés, instruisez vous, travaillez réellement et durablement le terrain, en somme faites ce que tout aspirant élu à fait un jour avant vous.Sans cet effort de modestie et sans ce sérieux travail, jamais vous ne serez élu. A ce jour et pour très longtemps encore, dites-vous bien que vous n’êtes rien dans le microcosme politique parisien et encore moins dans le paysage politique français.Je regrette d’avoir à être si dure avec vous, mais puisque vos amis - si vous en avez - ne vous empêchent pas de vous ridiculisez, il faut bien que quelqu’un s’en charge. On se fout de vous, vous amusez la galerie, vous n'êtes qu'un bouffon pathétique. Désolé. "

Olivier du coup a défendu AGT :
"Vous savez moi ce Tollinchi, je ne le connaissais pas jusqu'à ce que son nom apparaisse sur ce blog, alors...
et puis je remarque ce mépris dans vos propos qui trahit votre appartenance au courant de pensée du "politiquement correct"...

Et j'ai moi-même lâché : "Tollinchi, je l'ai déjà rencontré, il me fait rigoler avec sa petite tête. En pus je le trouve plutôt courageux d'assumer sa ringardise. Enfin, cette ringardise est celle de tous les bébés militants politiques de tous les partis, des clones de papa. Il y ainsi des bb fabius, des bb dsk et même des bb montebourg !"

Quelques heures plus tard, alors que je ne pensais plus à cet épisode, vous ne devinerez jamais ce qui s'est passé. Sur mom mail est tombé ça :

De : contact@alexandretollinchi.com
Objet : ringard..
Date : 7 mai 2006 16:48:39 HAEC
À : guy.birenbaum@editions-prive.com
Répondre à : contact@alexandretollinchi.com

Cher monsieur,

Heureux d'apprendre par le biais de votre blog ma prétendue ringardise. Je vous conseille la lecture de mon livre afin de vous persuader dans cette idée, alors même que nous ne nous connaissons pas. Les jugements à l'emporte-pièce ne sont pas toujours justes.

Bien cordialement, et désolé d'être de droite.

Alexandre-G. Tollinchi

Je suis d'abord resté interloqué qu'au moment où le pays s'abîme dans les affaires, un jeune UMP vienne ainsi baguanauder par chez moi.

Je croyais qu'ils étaient tous aux abris en train d'attendre que ça se passe et que "leur" Président liquide "leur" Premier ministre.

Que nenni. Je suis donc parti en expédition vérifier l'identité de l'auteur du mail.

Et je me suis retrouvé là :

www.alexandretollinchi.com

J'ai découvert qu' AGT sortait bien un livre (Lettre aux volontaires) et j'ai donc décidé, en votre nom à tous, de lui proposer de débattre avec nous aujourd'hui 8 mai - à un an de la fin du mandat de "son" Président - sur le thème "être jeune et UMP".
Je n'y croyais que moyennement et puis, ce n'est que tard dans la nuit - l'AGT est un oiseau de nuit - que la réponse est venue. Un "sans problème" tombait à 1h01 ! Alors...

Entre ici Alexandre-Guillaume Tollinchi...
Nous t'attendons donc de pied ferme.

Et ce, même si tu as fêté hier soir la sortie de ton livre, en Corse et en la présence de Jean Tibéri en personne comme tu l'as écrit à 0h45 sur ton blog :

"Ce soir a eu lieu la soirée de lancement de mon livre, à Casaluna, en présence de chanteurs et guitaristes corses.
Avant de remercier chacune et chacun des participants, j'aimerais surtout remercier Jean TIBERI de sa visite en début de soirée. Une visite amicale très appréciée par les restaurateurs, les clients, et mes invités. Cette attention m'a beaucoup touché. Il peut compter sur mon amitié indéfectible. Merci, Monsieur le Maire !"

Nous t'attendons Alexandre et je compte sur vous tous pour lui réserver le meilleur accueil.
Mais je sais que je peux vous faire confiance !

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dimanche, 07 mai 2006

Vus et pris ! Pierre Carles & me.

Depuis plusieurs années Pierre Carles, que j’ai connu il y a une quinzaine d’années au foot (!) me tourne autour, me cherche et m’asticote à l'occasion.

Sans remonter jusqu’à la polémique qui l’a vu à mon grand regret faire un procès en diffamation à un auteur que j’ai publié chez Denoël (Emmanuel Lemieux auteur du Pouvoir intellectuel en mars 2003), et le gagner d’ailleurs, nos derniers échanges datent de février dernier.
Ils vont, j’en suis sûr, intéresser ceux d'entre vous qui citent à juste titre Pierre Carles, dès que l'on évoque ici le journalisme, l'impertinence, le refus des connivences et de la censure.

Pour que vous compreniez bien l'échange ci-dessous, Pierre Carles me propose de manière entêtante depuis près de quatre ans un manuscrit sur…Michèle Cotta. Mais je n'ai jamais rien vu venir.

En fait, la dernière fois que nous nous sommes vus, en juillet 2002 je crois, il voulait me proposer une version livre de son film à venir sur Schneidermann, version basée sur sa correspondance avec Schneidermann. (Enfin pris, http://www.homme-moderne.org/enfinpris/index.html)

Ayant moi-même édité Scheidermann par la suite (Le cauchemar médiatique fin septembre 2003) - j'ai connu Schneidermann après la visite de Carles chez Denoël, c'est un détail important - je n'avais pas donné suite à l'offre de Carles.

Et puis, le procès fait à Lemieux après la sortie de son livre avait donné lieu à de vives tensions entre Carles et moi puisque, pour ce qui me concerne, je suis totalement contre les procès en diffamation.
Je considère que l'on ne règle pas ses comptes intellectuels devant un tribunal. En dépit des insultes que j'ai parfois subies (ouh ouh Stéphane Denis), je n'ai jamais porté plainte contre personne et je ne le ferais jamais. Je ne peux pas comme éditeur plaider pour la liberté d'expression et porter plainte contre ceux qui l'utilisent contre moi !

Depuis ces événements, Pierre Carles croit donc que je l'ai trahi (livre de Lemieux) et surtout grugé : j'aurais publié Schneidermann - dont il est persuadé que je le connaissais lorsque nous nous sommes rencontrés - quasiment contre lui, etc. etc.

D'où, des rapports lointains, tendus mais toujours amusants.

Ces quelques mails assez récents que je rends ici publics devraient vous en convaincre !

(Par commodité pour vous les écrits de Pierre Carles sont en italique)


De : carles.p
Objet : cibles périmées et non-périmées
Date : 6 février 2006 23:07:55 HNEC
À : guy.birenbaum@editions-prive.com

J'apprends que tu viens de publier un bouquin de John-Paul Lepers, très critique à l'encontre de Bernadette Chirac. Je reconnais bien là ton courage : malmenons les puissants dès lors que ceux-ci... cessent de l'être ; dévoilons ce que l'on sait de compromettant sur Bernadette Chirac à quelques mois de son départ de l'Elysée. Quel audace de publier un brûlot anti-chiraquien au moment où le clan Chirac perd inexorablement de son influence ! On nous avait déjà fait le coup avec Mitterrand à la fin de son dernier mandat présidentiel en sortant de tardives révélations sur son passé sous le régime de Vichy ou sur sa double vie avec Anne et Mazarine Pingeot. Et hop ! c'est reparti pour un tour avec Chirac. On voit mieux votre petit manège, à toi et aux éditeurs de documents : ne publier de livres embarrassants sur les hommes ou femmes de pouvoir que lorsque ceux-ci sont en fin de carrière, à la retraite ou décédés. Autrement dit, faire preuve d'un semblant de courage en s'exerçant sur des cibles périmées. En évitant soigneusement de s'en prendre à plus puissant que soi.
J'ai compris pourquoi Michèle Cotta t'intéressait finalement si peu en 2002, lorsque je t'ai parlé pour la première fois de mon projet de livre sur son extraordinaire parcours. Elle dirigeait encore à cette époque France 2 et il te semblait inopportun de publier un ouvrage susceptible de faire de toi une persona non grata à France Television. Comme tout éditeur aspirant au succès, tu ne peux te passer des chaînes de télévision publiques pour assurer la promotion des ouvrages que tu publies. Peut-être finiras-tu par sortir un jour ou l'autre un livre dévoilant "tout ce que l'on sait sur Michèle C.", mais seulement lorsque celle-ci n'aura plus suffisamment de pouvoir ou d'influence pour empêcher sa parution. Or, il semble que le moment ne soit pas encore propice. Pas téméraire pour deux sous, le Guy !
Permets-moi juste de te donner des nouvelles du livre puisque tu ne m'en demandes pas. Je m'active toujours - lentement mais sûrement - à élaborer ce qui sera désormais un ouvrage collectif. Je me suis entouré de deux collaborateurs pour avancer plus vite. Nous espérons arriver à l'achever cette année. A ce propos, verrais-tu un inconvénient à ce je reprenne dans ce livre tout ou partie de tes réponses à mes mails ?
A très bientôt.



Le 7 févr. 06, à 06:45, guy.birenbaum a écrit :

mon cher Pierre, je te répète ce que je t'ai déjà dit, je lis les livres avant de les publier, donc je suis ravi de savoir que tu avances et je suis prêt à te lire. Ton jugement sur la puissance des Chirac est si "tendance" ces jours-ci - ils sont usés, finis - que tu ne vois pas qu'ils sont restés plus puissants que tu ne le crois. Pour preuve, nous sommes tricards totalement à la TV (aucune invitation sur aucune chaîne). Quant à être non gratta sur France 2 c'est le cas pour ce qui me concerne personnellement depuis près de deux ans. Chabot m'a interdit de plateau. Quant au PDG je te rappelle qu'il se nomme Carolis ; Carolis/Bernadette tu vois le lien ? Je te rappelle par ailleurs que j'ai publié le Martinet lorsque j'étais encore à Canal et que je suis interdit d'antenne sur cette chaîne par la direction depuis avril 2005.
Je ne vois vraiment pas ce qui te pousse toi à cogner quelqu'un qui est du même côté de la barricade, même si cela t'ennuie !
Quant à publier des mails entre nous, j'y suis opposé : une correspondance privée entre un talentueux journaliste debout et courageux et un petit éditeur tout pleutre, limite minable, ne présente pas d'intérêt. Bien à toi.


De : carles.p@
Objet : les barricades du Bd St Germain
Date : 8 février 2006 22:39:47 HNEC
À : guy.birenbaum@editions-prive.com

En révélant ta pusillanimité sur le projet de livre sur Cotta, je serais donc d'après toi en train de "cogner sur quelqu'un qui est du même côté de la barricade" ? De quelle barricade veux-tu parler ? Celle du boulevard St Germain ? Je n'ai pas eu l'impression en te voyant parmi les invités de Thierry Ardisson, Arlette Chabot, Guillaume Durand, Marc Olivier Fogiel ou Daniel Schneidermann que nous étions "du même côté de la barricade". Cela ne m'a pas sauté aux yeux... D'ailleurs, je ne me souviens pas t'avoir entendu démolir ces imposteurs du petit écran lorsque tu te trouvais en leur compagnie sur le plateau de leurs émissions. Leur soupe était-elle trop bonne pour cracher dedans ?
Je note, en revanche, que tu défends avec pugnacité une barricade que je croyais abattue : celle de la non-divulgation du "off". En t'opposant à la publication de tes mails, tu transformes de facto le contenu de ceux-ci en propos "off". Ce n'était pas, me semble t-il, la position que tu défendais dans ton livre "Nos délits d'initiés". Guy Birenbaum s'amuserait-il à modifier les règles quand ça ne l'arrange plus ?



Le 9 févr. 06, à 08:11, guy.birenbaum a écrit :


J'ignorais que j'étais un politique et que tu m'interviewais ! La règle du off, à moins que je me trompe une fois de plus, concerne nos amis les politiques, non ? Pas des mails entre un candidat à l'édition et un éditeur, où alors on va vraiment encombrer les librairies avec des échanges peu passionnants.
Mais tout cela n'a que peu d'importance, tu es donc le seul et l'unique à avoir du mérite. Mais nous devrions quand même comparer les heures passées par l'un et par l'autre sur des plateaux de tv ! Combien d'années et de présence parfois hebdomadaire à l'antenne t'a-t-il fallu avant de changer ton fusil d'épaule et de tirer à vue ! Cinq, dix ou quinze ?
Sacré farceur va.
Et puis tu as raison, quand j'ai sorti mon livre, ils m'ont tous invité pour me féliciter ! Pas du tout pour me flinguer !
Pour info enfin, les barricades du Bd St Germain j'y étais toutes les semaines à l'âge de 7 ans sur les épaules de mon papa qui voulait me montrer ce qui se passait alors. Salut.

La réponse en un savant dialogue…remonté par Carles (une habitude)!

De : carles.p@
Objet : homme public
Date : 10 février 2006 00:28:46 HNEC
À : guy.birenbaum@editions-prive.com


Le 9 févr. 06, à 08:11, guy.birenbaum a écrit :

J'ignorais que j'étais un politique et que tu m'interviewais ! La règle du off, à moins que je me trompe une fois de plus, concerne nos amis les politiques, non ? Pas des mails entre un candidat à l'édition et un éditeur, où alors on va vraiment encombrer les librairies avec des échanges peu passionnants.

Tu n'ignores probablement pas que tu es un homme public qui intervient assez fréquemment dans les médias, que ce soit dans le domaine de l'édition (Privé), de la presse écrite (VSD), de la radio (RTL, France Inter), de la télévision (France télévision) . Il est de notoriété publique que tu combats l'hypocrisie qui découle de la règle du "off the record". Tu trouves d'ailleurs légitime de dévoiler des courriers privés ou des mails internes, comme tu l'as fait dans ton livre "Nos délits d'initiés". Accepte donc qu'on puisse citer tes échanges privés s'ils révèlent des contradiction avec certaines de tes prises de position publiques. C'est bien ce que tu réclames pour les autres hommes publics, non ?

Mais tout cela n'a que peu d'importance, tu es donc le seul et l'unique à avoir du mérite. Mais nous devrions quand même comparer les heures passées par l'un et par l'autre sur des plateaux de tv ! Combien d'années et de présence parfois hebdomadaire à l'antenne t'a-t-il fallu avant de changer ton fusil d'épaule et de tirer à vue ! Cinq, dix ou quinze ?

Cinq... jours. C'est le temps qu'il m'a fallu pour me faire virer de TLM (Télé Lyon Métropole) en 1989. Je ne me permettrai pas de rappeler les ennuis que j'ai accumulé avec l'ensemble des chaînes de télévision qui m'ont employé, la comparaison ne serait pas forcément très flatteuse pour toi...

Sacré farceur va.

J'accepte volontiers le compliment. Ce fut un plaisir de faire toutes ces farces qui n'ont pas été du goût de Pierre Lescure, Alain de Greef, Hervé Bourges, Jean-Pierre Elkabbach, Etienne Mougeotte, Patrick Poivre d'Arvor, Patrick de Carolis et les quelques autres qui figurent dans "Pas vu pas pris".

Et puis tu as raison, quand j'ai sorti mon livre, ils m'ont tous invité pour me féliciter ! Pas du tout pour me flinguer !

S'il t'arrive un jour ce qui est arrivé à Jean-Edern Hallier à l'époque où il a voulu publier son pamphlet sur Mitterrand, tu sauras ce que veut dire "flinguer"... Mais dans ces années-là, Mitterrand avait beaucoup d'influence, à l'inverse de ce qui s'est passé durant les derniers mois de son dernier septennat.

Pour info enfin, les barricades du Bd St Germain j'y étais toutes les semaines à l'âge de 7 ans sur les épaules de mon papa qui voulait me montrer ce qui se passait alors.

C'est tout à son honneur. Mais il ne faut pas oublier qu'il y en a aussi certains qui, après mai 68, sont passés du "Col mao au Rotary club", comme l'a brillamment raconté Guy Hocquenghem.
Salut.


Voilà.
Comme ça Pierre qui voulait publier toute notre passionnante correspondance peut en faire ce qu’il veut !
Pour ma part, vous aurez compris que je l'apprécie évidemment en dépit de ses défauts et de ses lubies.

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samedi, 06 mai 2006

Et si c'était...

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Et oui, Barrot lâche les uns, Borloo leur répond l'écho...

Mais là, ce qui chauffe c'est bien "ça", en dépit du piège mortel que cela pourrait constituer pour le ministre de l'Intérieur dans la perspective de la Présidentielle.

Fanfaron et ne craignant pas la "malédiction de Matignon", il aurait décidé d'y aller...si le Président le lui demande. D'où le rendez-vous entre les deux hommes hier matin.

En attendant, pour patienter avec humour jusqu'à la démission évidente - et annoncée ici depuis de nombreux jours - de Dominique de Villepin, écoutez un vrai joyau de Polemix et la voix off :

podcast

12:35 Lien permanent | Commentaires (88) | Envoyer cette note

Karima est retournée dans le Nord

Le 19 avril, je vous parlais du livre de Karima, Le prix du silence http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2350760189/qid=1146..., sorti dans une indifférence médiatique à laquelle je refuse de me résoudre, vu la gravité de ce qu'elle raconte (http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2006/04/19/ni-...)

Certains d'entre-vous m'ont alors fait remarquer qu'il serait intéressant qu'elle retourne dans les quartiers pour raconter sa triste histoire (voir les commentaires accompagnant la note).

Suite à une proposition de France 3 Nord-Pas de Calais, la semaine dernière, Bob la chargée de communication de Privé a donc accompagné Karima qui avait accepté de revenir sur le lieu de ses tourments.

Lisez d'abord, là en dessous, le texte que Bob a écrit à son retour.

Puis, regardez le reportage de France 3 (le 19-20 du 4 mai) http://nord-pas-de-calais-picardie.france3.fr/videojt/

Et parlons-en.

Au nord, agonise peut-être le décor…

En fait, Guy, je vais te décevoir. Je ne suis pas NRV, je suis effrayée.
De ce que j’ai vu et entendu, là-bas, tout près, dans le Nord. Elle nous avait prévenus, Karima. Elle nous l’a hurlé dans son livre. Elle nous l’a répété jusqu’à l’écoeurement : là-bas, c’est la misère, c’est violent, c’est un désert de béton. On la croyait, bien sûr. On comprenait, au regard de son supplice, qu’elle insiste. On comprenait que l’idée de retourner là-bas pour France 3 soit insupportable.
Quand je lui en ai parlé, d’abord, elle a dit non. Et puis, elle a dit oui, pour la cause, pour que son témoignage serve d’autres femmes, pour se prouver son courage. Je sais maintenant que c’était aussi pour nous montrer ce qu’on se contentait d’imaginer. Maintenant, on a les vraies images et le son surtout.
Parce que dans le coin, autour de Lille, à Roubaix, Halluin, Tourcoing, ils ont le sens de la communication. Ils parlent spontanément, trop spontanément. En jets de pierre. Impossible de rester plus de 5 minutes à découvert. A chaque arrêt de la voiture de France 3, la même scène se reproduit.
1- on est repérés. 2 – on est approchés. 3 – on est agressés verbalement et 4 –, on l’évite en partant.
Il faut dire qu’on est trois femmes plus un caméraman.
Premier stop, chez la belle et émouvante grand-mère de Karima qui habite un logement social, premières insultes ("Eh bande de putes, qu’est-ce que vous faites là ?"), premiers rejets ("Va-t-en la télé").
Deuxième stop, au foyer SONACOTRA où Karima a été séquestrée, violée et battue, suite du cauchemar. Un type en mauvais état vient vers nous et gueule "Dégagez, z’êtes pas chez vous ici". On s’exécute, pas assez vite, un deuxième type en mauvais état surgit et nous prend à partie.
On démarre, destination les Trois Ponts, à Roubaix. Le quartier où Karima a grandi et où elle est morte à 17 ans.
Ici, elle est couchée sur le plancher de la voiture. Sur le parking de son ancien immeuble, les insultes pleuvent des fenêtres. Dans le coin, celle qu’on préfère à "Nique la télé", c’est "Sales putes".
Un stop de plus sur l’avenue grise où celui qui a brisé Karima l’avait repérée. Une peur de plus. Le sursis se réduit à 3 minutes.
Après il faut partir, définitivement, Karima est terrorisée. Elle attendra qu’on soit sur l’autoroute qui rejoint Lille pour se déplier à l’arrière.
Voilà, c’est ça la joie du Nord. C’est ça le décor de ton enfer, Karima. On te croit.

07:50 Lien permanent | Commentaires (51) | Envoyer cette note

vendredi, 05 mai 2006

La rumeur.

J'ai quitté Paris mais la rumeur m'a suivi.
Voilà sa - bonne - gueule.


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Hier tout le monde disait "Jacques Barrot à Matignon".
Aujourd'hui, alors qu'Alain Juppé a fait acte de candidature - et oui - c'est Jean-Louis Borloo qui tient sérieusement la corde.
Il faut dire qu'il accomplit un forcing quotidien pour convaincre les parlementaires de l'UMP...

Problème, Dominique de Villepin vivrait très mal son remplacement par l'un des fossoyeurs du CPE. La nomination de Borloo marquerait donc la fin du "maraboutage" du Président.

Voilà. Vous en savez autant ou aussi peu que moi : la loterie en est là à l'heure qu'il est.

Mais les choses devraient se règler dans les dix jours ; sans compter que dès la semaine prochaine Nicolas Sarkozy sera entendu par la justice. Dominique de Villepin devrait suivre.
Et donc...

14:23 Lien permanent | Commentaires (68) | Envoyer cette note

License to publish...

Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, j'ai appris que Youssouf Fofana envisageait de proposer un livre à un éditeur.

Celui qui est suspecté d'avoir participé à un enlèvement suivi d'un meurtre, aggravé d'actes de barbarie, aurait en fait demandé à son avocat de se mettre à la recherche d'un éditeur, voire d'une sociétés de production de films.

Pourtant, pour lui et pour ceux qui ne le savent pas - alors que nul n'est censé ignorer la loi (!) :

L'article 132-45 du code pénal est complété par un 16° et un 17° ainsi rédigés :

« 16° S'abstenir de diffuser tout ouvrage ou oeuvre audiovisuelle dont il serait l'auteur ou le co-auteur et qui porterait, en tout ou partie, sur l'infraction commise et s'abstenir de toute intervention publique relative à cette infraction ; les dispositions du présent alinéa ne sont applicables qu'en cas de condamnation pour crimes ou délits d'atteintes volontaires à la vie, d'agressions sexuelles ou d'atteintes sexuelles ;


La loi est donc sans ambiguïté ; un texte contre lequel je me suis élevé fermement lorsque Dominique Perben l'a modifié en ce sens.

Pourtant, je vous avoue ce matin que si l'avocat de Fofana me passait un coup de fil, je serais plutôt embarrassé quand bien même n'est-il pas encore condamné pour les faits qui lui sont reprochés.

Dans l'absolu je n'ai pas du tout envie de publier un livre de lui.

Mais, ce que je n'accepte pas, c'est qu'une loi me dise que je n'ai PAS LE DROIT de le publier.
Et je n'accepte pas davantage qu'une loi lui interdise à lui de publier dans l'absolu (en dépit de la douleur éventuelle des victilmes bien évidemment).

Je veux, en fait, pouvoir dire "oui" ou "non" à un criminel (encore présumé en l'occurence) de ma propre initiative, à partir de mon propre libre arbitre.

Je l'ai d'ailleurs déjà fait (Patrick Henri).

Mais, j'ai aussi publié des gens qui avaient "du sang sur les mains" et je veux conserver cette liberté de choisir moi-même ce que je vais publier, après avoir lu quelque chose (ou pas d'ailleurs, si j'adopte une position de principe).

Pour finir, ces jours-ci, Cesare Battisti, en fuite, et accusé en Italie, se trouve très facilement...en librairies (Ma cavale, publié chez Grasset).

Comme quoi la loi...

10:02 Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note

jeudi, 04 mai 2006

Clearstream & couteaux suisses.

En France, on a le chic pour se jeter avec délectation dans de faux débats ou inventer des "affaires dans l'affaire".
Depuis 48 heures le sujet qui agite certains de mes confrères, c'est moins l'affaire d'Etat qui se joue sous nos yeux que la provenance des informations qui nourrissent - notamment- Le Monde.
Et "à qui profite le crime" et "la déontologie bordel" ou encore "Il ne s'agit pas d'une enquête mais d'un copier-coller de passages du dossier d'instruction" (voir par exemple tout près d'ici le blog de Sylvain Attal aujourd'hui (http://sylvainattal.blog.20minutes.fr/).

Plutôt que de me poser des questions métaphysiques sur l'origine des fuites - nous avons TOUS travaillé ainsi un jour ou l'autre grâce à des PV tombés du camion et que serait le Watergate sans Gorge profonde (qui va sortir son livre aux Etats-Unis ces jours-ci ?) - je reste pour ma part concentré sur le fond des révélations que produit une telle affaire notamment au registre du fonctionnement de l'Etat.
Du coup, je picore ailleurs et, comme j'ai de la chance, je travaille en ce moment avec deux auteurs qui bossent, eux, en Suisse, à la Tribune de Genève. Lisez donc ici le papier qu'ils ont publié le 2 mai dernier dans leur journal et qu'ils nous font grâcieusement passer.
Ils s'appellent Alain Jourdan et Valérie Duby et ils publieront chez Privé à la rentrée un livre sur "l'affaire Stern"...

Enjeux

Edouard Stern, l’autre affaire Clearstream

Des services de renseignements dévoyés, utilisés par de hauts serviteurs de l’Etat à des fins personnelles? L’affaire Clearstream met en lumière des pratiques peu glorieuses mais qui n’ont rien d’exceptionnel. L’affaire n’est pas sans rappeler un autre scandale. Vite étouffé celui-là et qui concerne Edouard Stern, le banquier français et ami proche de Nicolas Sarkozy, retrouvé assassiné à Genève le 1er mars 2005. Depuis, bien sûr, sa maîtresse est passée aux aveux et la justice suisse cherche à établir le mobile du crime. Mais, on l’a oublié, l’affaire intéresse aussi la justice française.

Avant d’être assassiné Edouard Stern se trouvait au cœur d’un imbroglio financier mettant en cause Thierry Breton, le ministre de l’Economie et des Finances. C’est l’affaire Rhodia. Avec un autre financier, Hugues de Lasteyrie, Edouard Stern reprochait au nouveau locataire de Bercy d’avoir, lorsqu’il était administrateur du groupe pétrochimique, couvert une manipulation comptable. L’effondrement du titre avait éveillé les soupçons du Français qui perdit près de 60 millions d’euros avec son fond (IRR) géré depuis Genève.

Stern se disait menacé et avait même obtenu du directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, un port d’arme. Il avait des raisons d’être sur ses gardes. Le financier a été mis sous étroite surveillance. Une officine, Sécurité sans frontière (SSF), proche du Ministère de la défense avait reçu un mandat pour constituer un dossier sur lui. Un rapport de douze pages a bien été remis à Thierry Breton. Douze pages relatives à ses activités financières, sa vie privée, ses amis. L’opération avait un nom de code: «serrano».

Comme dans l’affaire Clearstream, c’est une haute figure du renseignement français qui a supervisé l’opération. Les états de services du général Costédoat, le patron de SSF, n’ont rien à envier à ceux du général Rondot, mandaté par Dominique de Villepin pour enquêter sur Nicolas Sarkozy. Ancien chef du service action de la DGSE, Costédoat a piloté les opérations «arma» (destruction d’armes) et «homo» (éliminations physiques).

Des anciens de la DGSE, des enquêtes commandées sous le manteau, voilà déjà un point commun entre les deux affaires. Avec au final, la même conséquence: des perquisitions au sommet de l’Etat, dans les bureaux de Thierry Breton en juin 2005, au cabinet du ministre de la Défense, Michèle- Alliot-Marie en avril 2006.

Ami proche de Sarkozy

Toutes ces coïncidences n’auront sans doute pas échappé aux juges Jean-Marie d’Huy et Henry Pons, puisqu’ils ont en charge les deux dossiers. En décembre, les deux magistrats se sont rendus discrètement à Genève pour prendre connaissance des documents récupérés par leur collègue Michel-Alexandre Graber, en charge de l’enquête sur la mort d’Edouard Stern.

Dans l’affaire Clearstream, c’est Nicolas Sarkozy qui est visé. Dans la seconde affaire, c’est l’un de ses proches. Le ministre de l’Intérieur n’a jamais caché sa proximité avec Edouard Stern. Les deux affaires vont-elles finir par se télescoper? Contrairement à Nicolas Sarkozy, le banquier avait bien, lui, des comptes enregistrés chez Clearstream. Quant aux faramineux flux financiers dégagés par la vente des Frégates de Taïwan, il était bien placé pour les voir passer.
© Tribune de Genève- 02.05.2006 - page 9



Vous voyez, ça fait deux feuillets mais ça pose quelques questions bien éloignées de la gravissime interrogation sur le numéro de la ligne du fax qui a permis aux journalistes du Monde de progresser aussi vite...

Entre parenthèses, je n'ai encore lu personne pour s'indigner de la pseudo interview (tronquée) de l'indigne Stéphane Denis dans laquelle le général Rondot était sensé démentir ses propres propos dans Le Figaro...

Chers confrères, intéressons nous plutôt au fond du dossier et n'inventons pas un débat déontologique de plus.
Occupons nous d'abord de la pourriture de notre Etat, on règlera nos problèmes de fax après...
Allez, je repars en Suisse moi...

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mercredi, 03 mai 2006

Less Than Zero...

Texto reçu à 22h49 hier soir.

"Belmer (Le patron des programmes de Canal Plus) annonce demain dans Libé l'arrêt du Vrai Journal et mon remplacement par Laurence Ferrari".
Un texto de Karl Zero.
Coup de fil immédiat à l'ami Karl. Et oui j'assume devant vous mon affection pour lui et sans un millimètre d'hésitation.
Je suis pour ma part très triste pour Karl et à la fois heureux pour Laurence que j'aime beaucoup - je la connais depuis plus de quinze ans : elle a même été mon étudiante à Paris I, alors qu'elle était déjà journaliste à Europe 1...

Trois remarques au delà des sentiments un peu confus qui m'animent ce matin.

La violence des moeurs télévisuelles : Zero a été prévenu hier soir très très tard, croyez-moi... Il a même failli apprendre la nouvelle en lisant son Libé ce matin. So chic...
La manière dont les fameuses "rumeurs" finissent toujours par se vérifier : cela fait plusieurs mois que l'on annonce l'arrêt définitif de l'émission sans que la chaîne confirme.
La période retenue par Canal pour effectuer l'"annonce" : en se servant de l'affaire Clearstream qui noie tout le reste, la chaîne essaie de passer entre les gouttes. Le tout entre les ponts du 1er et du 8 mai. On verra bien.

Je sais que beaucoup d'entre-vous ici n'apprécient pas forcément Karl.
Sachez donc que je suis déjà prêt à le défendre mordicus ! Et par en raison de ma participation - très anecdotique - à l'émission cette saison (j'ai été viré de l'antenne alors que Zero souhaitait que je tienne chronique).

Je pense que beaucoup d'entre vous vont attaquer Laurence Ferrari a priori (trop lisse, TF1, etc.).
Sachez donc que je suis déjà prêt à la défendre mordicus !

Allez sortez les flingues...

07:35 Lien permanent | Commentaires (148) | Envoyer cette note

mardi, 02 mai 2006

À la Française !

Et voilà ! Tout s'arrange !
À la Française !

Après quelques jours de tangage, de "crise de régime", de "le poisson pourrit par la tête", de "Villepin démission", de "Chirac dehors !", le pouvoir sort la tête de l'eau !
Et, selon une tradition bien établie depuis des lustres dans ce pays, c'est le témoin clé, enfin repris en main, qui paraît basculer.

On l'a mal compris ! On a déformé ses propos. Il a été instrumentalisé ! Les juges - des salauds les juges - ont extrapolé ! Inventé même ! C'est dingue ça !

Comme il se doit dans ce genre de situation c'est dans Le Figaro que le général Philippe Rondot dément formellement ce matin avoir été chargé par Dominique de Villepin d'enquêter sur Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream.

Non mais ! Ça va pas la tête ou quoi ! Vous aviez cru quoi au juste ?

Le général Rondot - on ne rit pas - déclare au Figaro que les enquêtes se sont limitées à d'anciens fonctionnaires, et que "Nicolas Sarkozy n'a jamais été pris pour cible" nous apprend l'Associated press.
Et si Rondot confirme dans cet entretien avoir bien inscrit les mots "fixation Sarkozy, méfiance" en marge d'une note de synthèse qu'il avait rédigée à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre, Dominique de Villepin, il explique que ces mots ne sont que des "réflexions personnelles", et non une instruction du Premier ministre à enquêter sur Nicolas Sarkozy.

Bah enfin, vous êtes cons ou quoi d'avoir pensé ça les gars ! On est en France, pas aux Etats-unis !

L'Associated Press ajoute ceci, qui me réjouit tout particulièrement, dans la bouche de Stéphane Denis (on se retient pour ne pas vomir) hier soir sur LCI : "Il [Rondot] nous a déclaré qu'il ne s'agissait en aucun cas d'une instruction, qu'il donne simplement le contexte politique dans lequel baigne ce début d'affaire".
Rondot ajoute surtout que les juges en charge de l'affaire ont eux néanmoins insisté sur cette piste.

Voilà c'est toujours pareil avec les juges ! Ils font les malins. Ils insistent sur des pistes qui n'existent pas ; alors on cède pour leur faire plaisir, mais ce qu'on leur dit, c'est pas vrai ! C'est pour de faux !

Denis (beurk) continue : "Ce juge lui a dit: 'vous avez menti, vous avez menti pour protéger votre ministre et vous même'. Le général a dit "bon. Si vous voulez me mettre "j'ai menti" dans le procès verbal, mettez que j'ai menti".

Ah, ça y est, nous y sommes !
On respire enfin beaucoup mieux du côté du Faubourg Saint-Honoré et de la rue de Varenne sans parler du ministère de la Défense.
Tout rentre dans l'ordre

Du coup, vous savez quoi ? La journée qui selon l'AFP s'annonçait "rude pour Dominique de Villepin" va vachement mieux se passer !

Une première étape médiatique sur Europe 1, au micro de Jean Pierre Elkabbach pour se réjouir ensemble de ces bonnes nouvelles et s'afficher déterminé à tenir, à assurer sa mission, bla bla bla...

Petit déjeuner de travail puis Villepin sera ensuite face aux députés UMP de retour de leurs circonscriptions et là, il va pouvoir jouer les victimes. Si si, vous allez voir !

Puis, séance à l'Assemblée dans l'après-midi avec une droite à l'unisson qui va se lever (oui oui se lever et l'applaudir) comme un seul homme contre les juges et la presse qui lynchent au mépris du secret de l'instruction. Très bon ça !

Et puis à 18H30 à Matignon, Villepin réunira l'ensemble de ses ministres pour un séminaire gouvernemental destiné à "mobiliser" son équipe.

À la Française !!!

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lundi, 01 mai 2006

Ils ont tout détraqué !

La droite au pouvoir ? Voilà le résultat !

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14:40 Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note

Vivement demain.

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Depuis toujours je déteste le 1er mai.
Rien à voir avec le muguet, même si je n'aime pas les fleurs.
Rien à voir non plus avec les défilés syndicaux, cela me passionne peu.
Pas de lien avec la fête de Jeanne d'Arc du FN non plus.
Non, si je n'aime pas du tout, mais alors pas du tout, le 1er mai c'est...parce qu'il n'y a pas de journaux.
Vous me direz d'aller sur le net et de me débrouiller avec ça. Il y a de quoi faire !
Rien à voir.
J'aime aller chez le marchand de journaux - le mien - récupérer ma pile et les feuilleter, avant de les lire plus à fond plus tard. D'ailleurs, où que je sois, le kiosquier devient mon meilleur ami !
S'il m'arrive - par malheur - de partir à l'étranger, j'effectue un repérage dès mon arrivée : je veux savoir où est le marchand de journaux le plus proche. Puis, je m'y rends, toutes affaires cessantes, et je calcule - montre en main - la distance entre mon lieu de villégiature et ce marchand de journaux.
Ensuite, j'y entre et commence la négociation : à quelle heure - très précisément - ouvre-t-il ? Peut-il me garder les journaux français ? Oui oui, même le Elle ? Merci. Quoi ? deux ou trois jours de retard ? Comment ça le double du prix Français ? etc.
Le lendemain, je suis là, méfiant, prêt à mordre, dès l'ouverture.
J'ai bien pris soin de semer dans les rues tous ces Français (?) qui, comme moi, se sont levés bien avant l'aube pour récupérer leur presse... Du coup, je me suis évidemment paumé dans les rues de ce pays hostile.
Je viens le premier, car je soupçonne le vendeur - ce traître - d'avoir oublié ma commande ou, bien pire, d'avoir passé un deal secret avec un autre Français, plus riche, qui a payé le triple pour qu'on lui mette les journaux de côté...
Bilan des opérations, chaque matin, je patiente en moyenne un quart d'heure, le temps que le marchand, excédé par ma présence et ma pression matinales, retrouve les malheureux journaux Français arrivés au milieu des stocks de tonnes de journaux en langues étrangères qui s'entassent.
Mon rêve ? Lire couramment l'italien, l'allemand et l'anglais pour me taper tous les journaux du monde tous les jours !!!
En province aussi, se crée immédiatement un contact charnel entre le marchand de journaux et moi.
En moins de deux jours, je suis devenu son meilleur client et je dois impérativement le prévenir la veille de mon départ, sinon je creuse un trou abyssal dans son chiffre d'affaires avec ce qu'il m'a mis de côté !
Au bureau, enfin, les filles savent très bien que s'il manque un journal, ça me rend fou, même si je les ai déjà lus chez moi...
Quant à imaginer toucher, juste toucher, un journal avant que je l'ai froissé, vous pouvez toujours essayer !
Donc ce matin, vous voyez, je suis perdu, NRV (encore plus) et pas loin de penser que le 1er mai a été inventé contre moi... C'est vous dire !
Vivement demain.

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