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jeudi, 31 août 2006

Encore un effort...

Eh bien voilà.

Que vont donc me raconter ici les nombreux "spécialistes" qui m'expliquent depuis des mois que Ségolène Royal est la meilleure candidate socialiste, à partir des sondages, alors que ce matin pour le premier sondage réalisé depuis La Rochelle, elle perd déjà 7% ? 47% des Français, contre 54% les 17 et 18 août, préfèrent en effet que Mme Royal soit la candidate du PS pour l'élection présidentielle. Cependant, tous les candidats sauf Lionel Jospin baissent et encore, l’ex Premier ministre ne gagne-t-il qu’un point pour passer de 20% à 21 avant la Rochelle. Derrière Dominique Strauss-Kahn perd lui aussi 7 points (16% contre 23%), Jack Lang également (12% contre 19%), Laurent Fabius 2 (9% contre 11%), François Hollande 2 (8% contre 10%).
Ce qui augmente dans le même temps, c’est le pourcentage de Français interrogés qui ne veulent d’aucune de ces personnalités (20%, contre 16%), et le pourcentage de ceux qui ne choisissent pas (9% contre 1%).

Pourtant, comme je vous le répète depuis des semaines, je persiste à penser qu’à 8 mois d’une Présidentielle l’avalanche de résultats de sondages n’a aucun sens. La seule enquête qui pourrait être intéressante serait un sondage représentatif de la population des quelques 200 000 militants socialistes qui vont choisir le candidat en novembre. Le reste est inepte.  

Quant  à la nomination d’Arnaud Montebourg comme "porte-parole" de la campagne de Ségolène Royal, elle m’étonne évidemment. Mais bien moins cependant que les vrais orphelins de son courant qui se retrouvent en l’occurrence désormais sur la même « ligne » que leur ancien "ami" du Nouveau Parti socialiste, Vincent Peillon, ou qu’un Julien Dray... Cela valait vraiment la peine de s’étriper depuis deux ans, de monter les militants les uns contre les autres et surtout de se draper - avec une vraie grandeur et beaucoup de courage - dans la posture du marginal incompris et du dissident rénovateur lors du dernier congrès !

En face, Nicolas Sarkozy devrait tenter dimanche de frapper un grand coup. Mais son rêve de montée en puissance est sérieusement contrarié par la relance du faux débat sur la double peine suite à l’"affaire Cherif Bouchelaleg", cet homme venu, par hasard ( !), se frotter à l’escorte policière de … Dominique de Villepin !

Sans compter que l’été « libanais » de Jacques Chirac lui a permis de reprendre la main et de laisser de nouveau planer le spectre d’une nouvelle candidature au motif de son « expérience ».

Bref, je pense que l’élection de 2007 ne ressemblera absolument pas à l’image que nous renvoient aujourd’hui des enquêtes extrêmement trompeuses et des commentateurs largués.

Les deux seules données dont je sois absolument certain sont le score de Jean-Marie Le Pen et celui de l’abstention.

Si cela continue, Le Pen pourrait bien augmenter son meilleur score et même sortir en tête du chapeau au premier tour.

Et, surtout, le taux d’abstention pourrait nous rapprocher d’une élection à l’américaine avec plus de 50% du corps électoral qui se désintéresse de la "compétition".

Encore un effort...

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mercredi, 30 août 2006

Acte manqué + Sur la plage abandonné(e) (!!!)

Une extraordinaire fausse manoeuvre vient d'entraîner l'effacement de la - nostalgique-  note du jour !!!

Acte manqué ? Acte réussi ?

Comment l'interpréter...

Je demande à 20 minutes de la retrouver. Mais c'est pas sûr...

Pardon pour ceux qui ont fait de si bons commentaires. Je ne sais pas comment interpréter cela moi qui n'ait pas d'inconscient !!!

 

PS si quelqu'un n'a pas rafraichi sa page, il peut la récupérer, la recopier avec les commentaires et me la mailer... Il fallait bien que ça arrive un jour mais là c'est troublant...  

 

Merci à Marc qui vient de ramener la note ici !!! Reste à retrouver les commentaires...

 

 

C'est la fin de l'été.

Cette phrase est idiote, j'en conviens. Mais hier soir la vision de la plage - "ma plage" - déserte, balayée par le vent m'a touché comme jamais peut-être. Enfant ou adolescent, j'ai toujours eu ce pincement au coeur vers la fin août. Mais cette fois il n'est pas exactement de même nature.

Je suis un adulte installé. J'ai du travail. Suffisamment d'argent. Une belle famille. Tout va bien. Mon pépin de santé s'arrange. Bref, cette nostalgie n'est pas justifiée.

Plutôt, s'agit-il bien de nostalgie ou d'un brusque assaut de réalisme ? J'ai eu hier soir, presque d'un coup, le sentiment - abrupt - que la plupart des colères qui m'animent, me motivent et me font avancer sont largement vaines. Que je me trompe beaucoup.

Nous sommes à la veille d'une campagne électorale qui sera sauvage. Il y aura - il y a déjà - des morts au PS, des cadavres à l'UMP...
Les arguments vont voler bas comme les promesses.
Les militants puis les électeurs seront les dindons de la farce électorale comme d'habitude.
Je vais répéter cela tous les jours. Vilipider (vilipender !) les alliances contre nature. Fustiger les tricheurs, les dérives...
Et alors ?

Sur le front des "affaires", des manips, des combines, qui se souvient encore de l'affaire Clearstream ? Quid de mes envolées puériles pour prédire la chute du Premier ministre ? Une fois de plus, IL NE S'EST RIEN PASSÉ.

Le climat, l'environnement, l'écologie tout cela m'a toujours emmerdé prodigieusement. Je n'y ai jamais consacré une note, un papier... Et pourtant, il semble bien que nous allions tout droit vers une catastrophe climatique : pollution, réchauffement, désalinisation des océans, etc...  Mais nous continuons tous à nous comporter "comme des porcs"...

La précarité qui nous entoure. Me suis-je vraiment impliqué ? Pour aider. Pour tendre la main. Pas assez évidemment. Je cours, je galope. Mais je ne m'arrête pas. Ou pas assez.

J'ai la chance de pouvoir prendre publiquement la parole. De m'exprimer. D'écrire. Suis-je assez déterminé ? Sur les bons sujets ? Avec les bons arguments ? Rarement.

Et ce livre, mon livre, ce Cabinet noir qu'un éditeur vient de me refuser par frilosité.
Et que d'autres convoitent.
Va-t-il changer quelque chose s'il sort ?
Où juste servir un narcissisme un peu malsain ?
Et surtout nourrir les gueules des loups d'une société du spectacle où l'indignation est recyclée...comme un déchet de plus...

 

medium_mer.2.jpg



Il est temps pour moi de retourner vers la plage.

 

Et voilà les commentaires grâce à paul Inkorreckt !!!

Il est vraiment temps pour moi de retourner vers la plage !!!


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Commentaires

Prem's ;-)
salut Guy !

Ecrit par : Lancelot | mercredi, 30 août 2006 08:32

@Guy,
Une bonne remise en cause, un questionnement sur soi.
Voilà un rentrée qui démarre assez bien.
Toi, toi, moi, moi, nous, nous....
Nous sommes tous plus ou moins atteints de narcissisme.
Crosi-tu que l'on fasse VRAIMENT TOUT par bonté ?
Il y a toujours un intérêt caché derrière nos intentions, même les plus belles ou nobles.
Tu écris : IL NE S'EST RIEN PASSE.
Tu le savais. Nous aussi.
Nous ne sommes pas suffisamment nombreux à crier aux loups. Il faudrait une prise de conscience collective. Personne ne voit -ou ne veut voir- ce qui se trame avec le pouvoir -quel qu'il soit d'ailleurs-.
Nous sommes quelques uns à espérer une tribune à une heure d'écoute "correcte" pour exprimer notre vision de la société, nos points de vue.
Jusque-là, il faut croire que notre souhait d'expression -ainsi que la liberté d'expression- en inquiète certains. Alors, tu connais la chanson, mon Guy, on prend TOUJOURS les MEMES et on RECOMMENCE.
Je crois que nous n'avons pas dit notre dernier mot -n'est-ce pas Carole, Martin, Séb et les autres-. Qui osera, verra.
A toi de nous filer un coup de main pour percer.
Tu sais ma philosophie de la vie. Je n'ai à rien à perdre. J'ai déjà tout perdu. Ce que j'ai retrouvé n'est pas mieux ou pire. C'est moi qui suis différente. Ca, c'est inespéré.
Bises d'en face de chez toi.
Coco

Ecrit par : corinne | mercredi, 30 août 2006 08:42

salut guy,

tu as des pepins de santé et je suis pas au courant ...
bon courage

sinon effectivement,tu as raison, on peut se poser, et je me la pose, la question de l'interet de ton bouquin.
Non que ce ne soit pas interessant, vital mal dans une democratie.
Mais dans la notre, ce genre de bouquins, j'allais dire "temoignage", semble ne servir a rien.
Clearstream ?? Mais que dire des frégates....

Je ne sais pas si on peut parler de collusion ou de frilosité mais les informations au sens propre du terme de ce genre de bouquins qui nous en disent long sur nos moeurs ne sont pas relayées assez fort pour faire tomber les tricheurs, les menteurs....
J'en reviens toujours au meme point, il faut que ceux qui ont le pouvoir de dénoncer dénoncent et "nettoient", quitte a passer par une periode malsaine ou nous aurons un "mort" par jour.
Or comme on ne peut pas demander aux tricheurs et a leurs collègues non tricheurs mais faisant partie de leur équipe de faire le menage eux memes, il semble bien que les medias soient les seuls a avoir le pouvoir de faire cela.
Une nouvelle republique ne servira a rien dans l'absolu si on ne change pas les comportements. Or, on ne peut pas dire que De Gaulle, Pompidou, VGE, Miterrand 1, Mitterand 2 et CHirac se soient comportés de la meme maniere malgré la meme constitution qu'ils avaient pour mission de défendre.

Ecrit par : sebolavi | mercredi, 30 août 2006 08:44

Que vous dire pour vous remonter le moral ? Je ne sais pas : regarder votre compteur. De fait, vous êtes lu et apprécié, et le nombre même donne de l'espoir, non ?

Ecrit par : Michel | mercredi, 30 août 2006 08:46

Que vous dire pour vous remonter le moral ? Je ne sais pas : regarder votre compteur. De fait, vous êtes lus et appréciés - et le nombre même donne de l'espoir, non ?

Ecrit par : Michel | mercredi, 30 août 2006 08:47

Dire d'un politique, ""La lucidité est un très vilain défaut"" ne jamais laisser le petit poids que l'on a dans la tëte s'éprendre de liberté; Droit dans les bottes. Nous sommes la raison!
C'est vrai écolo c'est bien ! Juppé revenu, Bayrou de recours se métamorphose en roue de secours ! Moins roulant !
Hulot pour nous manchot, mais sans Tati ! Moins rigolo !

Ecrit par : martingrall | mercredi, 30 août 2006 08:47

C'est étrange, ce que tu écris ce matin, j'ai justement pensé hier soir que de voir continuer sans cesse ce que tu ne cesse de dénoncer te le ferait ressentir. Qu'en reste-t-il? Qu'en restera-t-il? Était-ce vain?

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 30 août 2006 08:49

" Je cours, je galope. Mais je ne m'arrête pas. Ou pas assez."
tu t'es arreté le temps d'un café et c'est deja beaucoup.

Ecrit par : rep ban | mercredi, 30 août 2006 09:03

La note la plus intéressante et la plus touchante que j'ai lu jusqu'alors.

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 09:10

avons nous tous un coup de blues à l'arrivée de ces luttes, souvent internes, et l'impression qu'elles sont aussi véhémentes que "hors sol".
N'arrêterez pas, mais aidez nous en effet à recentrer les luttes. (ou plutôt à ne pas les centrer sur quelques arrondissements lieux de pouvoir)
Bon je laisse, mais comme exemple de bouillie mentale jsuis pas mal ce matin

Ecrit par : brigetoun | mercredi, 30 août 2006 09:15

Pareil qu'@esther, une note trés belle et trés touchante. Agréable de voir que nous sommes tous des hommes, quand bien même on s'appelle G.B.

Plus sérieusement, y a rien à rajouter, pas de moral à remonter. La reprise du travail hier a aussi éveillé, à un degrés beaucoup plus modeste évidemment, des relents de nostalgismes trés forts. Des regrets qui remontent à la surface. Et puis, l'automne arrivant, une envie de tout arêtter. Car de toutes manières, quoiqu'on fasse, aprés l'automne y a l'hiver. Et trés souvent, aprés, y a le printemps.

Mais bon, nous savons tous que vous n'aretterez pas vos coups de gueules, vous n'aretterez pas de donner votre avis. Parfous (souvent ?), vous vous tromperez. Normal, vous n'etes pas Dieu. Simplement un homme qui lance le débat, des débats, entre nous déjà. Et aprés ? Ben tout continuera. Comme vous dites, y aura des cadavres, des espoirs déchus, et promesses non tenues. Des déceptions, pleins...

Mais y aura bien aussi des moments où on se fendra bien la gueule, et des moments de joie. RIen que pour ça, peut être que ça vaut peut être la peine de continuer. En tous cas, comme vous ne pourrez vous empecher d'ouvrir "votre Grande Gueule" (c'est une autre emission de radio ça), ben vous continuerez. Et c'est trés bien pour nous, pour tout le monde.

Bonne journée à tous quand même.

(mais beau message, trés beau message).

Fabien.

Ecrit par : falconhill | mercredi, 30 août 2006 09:17

PS : content que vos soucis de santée aille mieux. Quand la santée va, c'est déjà un beau départ ^____^

Ecrit par : falconhill | mercredi, 30 août 2006 09:18

"Nous ne sommes pas suffisamment nombreux à crier aux loups. Il faudrait une prise de conscience collective. Personne ne voit -ou ne veut voir- ce qui se trame avec le pouvoir -quel qu'il soit d'ailleurs"

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Corinne,
Je crois que tout le monde "sait" au contraire (ou se doute) et que surinformer les gens ne sert plus à rien.

La première cause de passivité de nos sociétés ?

La surinformation.

Les gens sont lobotomisés par la (sur)information. La surinformation est un moyen comme un autre de figer la vie. L'envie. Et de figer les êtres.
La surinformation crée l'inertie politique actuelle.

je pense qu'aujourd'hui les gens doivent oublier " ces superflus politiques" qaui vous motivent.
De cet oubli naîtra quelque chose d'inattendu.

Je crois qu'il y a des stratégies nouvelles à inventer.

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 09:29

Ce matin, le DEL est revenu dans le Top 10 des blogs politiques les plus influents (www.bonvote.com), après avoir traîner dans les bas-fonds du classement au début du mois d'août, malgré les efforts de Martin, Corinne et autres de montrer qu'il était toujours actif. Bien-sûr, ça n'est pas quelque chose que tu as cherché en créant ce blog, mais voilà les gens viennent TE lire, discuter avec TOI. TON livre est attendu. Déjà ne pas fermer ça gueule dans le monde d'aujourd'hui, et surtout en France, ça fait beaucoup. Tu voudrais que ça aille plus vite, un peu de patience et justement avec les huit mois qui se profilent ça n'est pas le moment de baisser les bras. Rien n'est vain, tout à des conséquences, comme l'effet papillon.

Ecrit par : carole | mercredi, 30 août 2006 09:27

Bonjour Guy,
j'éprouve aussi régulièrement la même lassitude et le même questionnement : "A quoi ça sert, de toute façon on va droit dans le mur". Je continue d'écrire, par habitude, pour ne pas partir à la dérive. parfois, une initiative solidaire entre blogueurs (si Fleuryval nous lit, il sait de quoi je parle), un appel qui trouve un écho me laisse penser que nos écrits ne sont pas vains, mais profondément utiles.
Il faut continuer, tracer le sillon, jusqu'au bout du bout, l'important n'est-ce pas le chemin ?
On a le droit de s'arrêter aussi, faire le point. Moi, pour me détendre je regarde la télé en rastavision : c'est drôle et... stupéfiant.
http://rastatv.free.fr/presentation.htm
Très con mais j'adore.

Ecrit par : Phil | mercredi, 30 août 2006 09:44

Eh, Guy, les grands esprits se rencontrent !
Ci-joint les quelques lignes qui introduisent le BN à paraître demain :

"Nous « rentrons », vous rentrez, après un été au climat capricieux, soumis à des variations qu’un nombre croissant de scientifiques jugent désormais sérieusement préoccupantes. Le dernier rapport des experts de l’ONU, publié en 2001, prédisait une élévation de température sur la planète de 1,4 à 5,8 degrés dans le courant du siècle ; le prochain rapport, prévu pour 2007, sera, dit-on, plus alarmiste encore (entre un cyclone et une canicule, je vous propose de prendre encore le temps d’en sourire avec le petit dessin ci-contre, qui se promène sur le net.) À supposer que les politiques prennent enfin la mesure du péril, et surtout qu’au-delà des envolées verbales (« La planète brûle … »), ils nous proposent des mesures pour tenter de l’enrayer — la communion de tous dans le culte de la croissance ne rend guère optimiste —, il faudrait une vraie révolution des mentalités, des pratiques, des modes de vie, pour espérer sauver cette bonne vieille terre. Nous n’en prenons pas le chemin."

Heureux de savoir que tu vas mieux.

Ecrit par : Bernard Langlois | mercredi, 30 août 2006 09:46

@ Guy
Courage! C'est les étoiles, les vraies, qui sont mal rangées depuis cette nuit. C'est tout chiffon partout ce matin. Allez viens, on va mettre un grand coup de latte dans la voie lactée ;-)
@ Bernard Langlois
C'est pour ça qu'il faut militer pour un peuple jardinier! ;-)
Pour un qui revient d'Attac... :-(

Ecrit par : Fleuryval | mercredi, 30 août 2006 09:52

Voui, Fleury, je reviens de l'université d'Attac, et c'était pas vraiment la joie !

Ecrit par : Bernard Langlois | mercredi, 30 août 2006 09:56

Ne surtout pas franchouillardiser.
Partout dans le monde capitaliste développé il y a des scandales financiers, de corruption...notre pays est dans la moyenne.
Idem pour le manque de préoccupation pour la survie de l'espèce.

Dans le dernier numéro de "Forbes" l'éditorialiste se plaint d'ailleurs de la judiciarisation, et des conséquences pour ceux qui sont pris la main dans le pot de confiture.

Là où l'aspect franchouillard est pertinent à observer, c'est dans la persistance des gauchistes dans le monde politique, y compris au PS. Ca peut donner lieu à nostalgie, quand on y croyait, se rappeler comment Glucksmann est passé de Mao à Sarkozy...et que ceux qui en sont restés à Mao ou à Trotsky ne valent guère mieux.

Mais le virtuel ne peut rien contre la marche inexorable de la mondialisation. D'où la déception devant le peu de différences à attendre dans la gestion des affaires publiques (avec quelques exceptions, comme Villepin à l'époque du cirque américain sur les "armes de destruction massives" en Irak) entre les différents ambitieux qui briguent nos suffrages.

Heureusement encore qu'il y a le borgne et le cocu pour nous inciter à aller voter.

Enfin, quant à "se tromper souvent", c'est une bonne raison pour ne pas se présenter soi-même aux présidentielles !

Ecrit par : Armand | mercredi, 30 août 2006 10:01

@ Bernard
Heu... Comment dire ? Ca se sent... ;-)))))))))))))) Haut les coeurs, Bernard! Avec tout ce qu'il a plu, ça doit être un champ de giroles tout autour, non?

Ecrit par : Fleuryval | mercredi, 30 août 2006 10:01

@ guy

je t'avais pourtant prévenu sur Villepin

heureux que tu rentres car tu vas devoir payer le resto ! ,)

Ecrit par : jeanmarc | mercredi, 30 août 2006 10:07

Note sérieuse et commentaires sérieux (pas de badinages privés étalés en public). Donc, ça me plaît.

Lu l'édito de Philippe Val ce matin.
Extrait :
"Ils (ses "amis" d'extrême gauche) ont gardé le pire du christianisme (la foi qui censure la vérité) et le pire du marxisme (tout sacrifier du présent, justice, honnêteté, respect des autres) sur l'autel des lendemains dans un autre monde* dont l'harmonie sera garantie par un dictateur gentil".
Je n'aime toujours pas le personnage, mais j'aurais aimé écrire ça.

* Un autre monde, c'est ausi ce que promettent les religions. Dieu et Lénine etc., même combat.

Ecrit par : Kid | mercredi, 30 août 2006 10:23

Guy,

Ben voilà, c'est ça. C'est exactement ça.
Ce sont les questions que je me posais hier.

Ecrit par : Sacha | mercredi, 30 août 2006 10:27

Et surtout nourrir les gueules des loups d'une société du spectacle où l'indignation est recyclée...comme un déchet de plus...

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 10:31

C'est vrai que tout ça est un peu vain, attendu, déjà vu. Ca manque de fraîcheur. Ca manque de pertinence.

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 10:36

Mais enfin Guy, il faut se reprendre!!!!!!!
C'est le blog NRV ou le blog résigné???!!!!


Debout Guy Birenbaum, la France a besoin de toi!!!

Ecrit par : David | mercredi, 30 août 2006 10:39

Enfoncer des portes ouvertes n'est pas très gratifiant. Surtout quand on pressent intuitivement, comme la plage vous a aidé à le faire hier, que vous pouvez faire mieux. Voir plus. Pour votre société.

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 10:40

Ben non! Parce que on rigole!

Plus ridicule que ça tu meurs !!! Même à Dauville!

RddVabre, a bien fait son boulot, fait passer contre tous les autres SA loi DADVSI c’est à dire la loi VIVENDI-UNIVERSAL. Interdisant toute musique écoutée sans rien payer ! Non mais des fois !
Et que fait Vivendi ? Sa loi encore toute chaude sortie du fourgouvernemental? Hein qu’est qui fait le Pascal ? Il ouvre le téléchargement audio et vidéo gratuit !!!! Et c'est johnny qu'a pas tout gagné. Quant on écoute sans payer on peut accepter les vieux recyclages! La pub paye mieux que les invendus! Et C'est tout perdu pour Sarko, pas de compil, pas de pub, la mare!

Alors RDdV c’est qui le patron du ministère de la culture ?

Hé nous te l’avions bien dit, un sénateur à 300 000 km seconde ! Une illusion, un gaz rare ! Non eux c’est tout dans les lois cadres mais fixes.

Bon RDdV professionnaliser les blogs, c'est encore une moins bonne idée!

C'est vrai que la dématérialisation à du bon RDdV en quelques octects!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 30 août 2006 10:40

la lucidité souvent tirée des coups durs vécus, si l'on veut la mettre en application, nécessite des changements importants qu'il est parfois difficile d'assumer. Encore faut-il en avoir la force.....

Ecrit par : enzo d'aviolo | mercredi, 30 août 2006 10:47

Bonjour Guy,

Ce matin, je pensais justement à relire le livre de Alain Guédé et Hervé Liffran, "Péril sur la Chiraquie", paru chez Stock en 1996 (d'ailleurs, en étais-tu l'éditeur? Je n'ai pas mon exemplaire sous la main).

Je me disais : "Putain, dix ans !"
Et ils ont toujours là !
Quel péril sur la Chiraquie ? Il ne sera jamais condamné. Il ne passera jamais dans le bureau du juge. On nous racontera que ce sont de trop vieilles affaires, que l'ex-Président a trop fait pour la France pour être embêté pour ces "vieilles broutilles", etc.
D'ailleurs, Villepin a bien passé l'été et comme ils n'ont rien fait ni rien dit de tout l'été, les "baromètres sondagiers" (et menteurs) montre une remontée de leur "popularité".
On rigole, jaune. Moins ils en font, moins ils fâchent de gens. Mais ils doivent être contents comme Patrick Lelay contemplant l'audimat gigantesque d'une série qu'il sait merdique mais qui lui rapportera un maximum de pognon publicitaire.

Alors, j'étais presque dans le même état d'abattement que toi quand j'ai lu ton billet.

Mais une fois ressenti tout ça, je me reprends comme à chaque fois qu'on me dit que "Ça ne changera jamais, c'est toujours pareil etc. etc.".

Face à ça, mon raisonnement est le suivant :
1- ce n'est pas une raison
2- on a dit "de toute éternité" que les femmes accoucheraient dans la douleur. Et bien maintenant, dans certain pays il existe l'accouchement sans douleur (ou presque). (Argument massue à balancer à ceux qui disent que rien ne change jamais !).
3- si on ne fait rien, les crapules seront non seulement au pouvoir mais en plus elles n'auront jamais peur.
4- de toutes façons, on ne peut plus, comme Thoreau se retirer dans une cabane dans la forêt pour leur échapper puisque la pollution nous atteint où que nous soyons dans le monde.

Alors BANZAÏ !!
A chacun selon ses moyens pour les combattre, Blog, vote , militantisme etc.

Même si la victoire n'est pas forcément au bout du chemin, on les aura bien emmerdé?
Tiens , comme Pinochet, qui mourra vraisemblement dans son lit, mais à qui on aura pourri la retraite. Pourtant, celle-ci s'annonçait aussi tranquille que celle de son complice dans l'opération Condor, Alfredo Stroessner, qui vient de mourir à 93 ans dans le Bresil de Lula da Silva. Et bien un simple juge espagnol a enclenché le mécanisme qui a abouti à la remise en cause de sa tranquilité. Ce n'est pas suffisant mais c'est déjà beaucoup, non ?

Zgur

Ecrit par : Zgur | mercredi, 30 août 2006 10:48

Lu aussi l'édito de Philippe Val ce matin.
Du grand Philippe Val.
Tous les copains de Philippe Val sont là: Spinoza, Staline...
L'univers mental de Philippe Val.
Fascinant.
Con.
Trrrrès con.
Mais fascinant.

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | mercredi, 30 août 2006 10:53

Ca fait peur le changement... Et pas seulement pour soi. Ca fait peur aux autres. A l'entourage direct. Qui crie. Qui refuse. Parcequ'il vivait dans l'économie d'avant.

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 11:03

Fontenelle, c'est bien de dire que Val c'est con, mais ce serait mieux d'expliquer en quoi.

(Effectivement il y a Spinoza. Si celui-ci a bien chassé Dieu du ciel je ne peux pas dire, en ce qui me concerne, que ç'ait été une mauvaise idée. Le hic étant qu'une foule de manipulateurs s'est empressée de l'y remettre, et nous en enfer.)

Ecrit par : Kid | mercredi, 30 août 2006 11:07

Arretez de parler de Val ici.

Allez voir là
http://www.acrimed.org/article1798.html
http://www.acrimed.org/article2004.html
http://www.uzine.net/rubrique119.html
http://endehors.org/news/8758.shtml

et yen a d'autres

et Spinoza n'y est pour rien.

Zgur

Ecrit par : Zgur | mercredi, 30 août 2006 11:11

Arretez de parler de Val ici.

S'il vous plait.

Merci

Zgur

Ecrit par : Zgur | mercredi, 30 août 2006 11:12

Là c'est la rentrée : Corinne et Sébastien de retour hier, aujourd'hui au tour de Jean-Marc. D'ailleurs Mr Fontenelle, je m'impatiente devant le rideau fermé de VLF ;o)))

@ Esther
Je ne suis pas d'accord avec toi sur la surinformation. ça n'est pas l'abondance d'information qui saoule les gens mais le fait que quelque soit le canal de diffusion et quelque soit le titre c'est la même information qu'ils entendent sur tous "les médias qui comptent". Le premier péché des journalistes et rédacteurs-en-chef : la circularité de l'information. Il existe quelques titres différents, mais qui restent marginaux.

Ecrit par : carole | mercredi, 30 août 2006 11:09

Val, Lucidité de pétard mouillé!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 30 août 2006 11:33

Bien d'accord avec toi Carole, un certain esprit moutonnier dans les medias, tue l'information.
C'est le syndrôme d'Outreau, où les medias se sont tous repris les uns les autres, créant l'illusion d'une vérité (on a vu les dégâts). C'est aussi le syndrome des avions percutant les tours du World trade center et repassant en boucle jusqu'à l'écoeurement.
De plus en plus de gens réfutent cette information de masse descendante : ils veulent du dialogue one-to-one, réclament du sens et de l'esprit critique.
En celà GB a un grand avenir devant lui (et chaque fois qu'il se retournera, il l'aura dans le dos hi, hi...) même s'il doute ce qui est tout à son honneur.
@ Boss : ch'peux pas être plus raccord là. ;-)))))))))))))))

Ecrit par : Phil | mercredi, 30 août 2006 11:40

Etre trop informé tue l'enregistrement de la donnée.
C'est ça qui crée l'inertie des corps. Et des esprits.
L'information quelle qu'elle soit n'a jamais apporté le changement.
Le changement s'opère dans le silence après que la vanne informative soit fermée. Il faut fermer la vanne informative.

Pour espérer le changement, il faut annoncer le silence. Et l'imposer de gré ou de force dans les foyers.

Actuellement quel que soit le canal diffusion, les gens ont assez de données pour avoir compris l'essentiel des fonctionnements politiques et sociaux.
On en est plus là. L'étape suivante se pose ailleurs que dans le "je vous informe que...".
L'étape suivante se construira sur plus de floue. Du plus obscure.
+ de réalité donc. Du concret. Quand le silence est fait, on sort de chez soi et on s'inquiète. C'est dans cette inquiétude du réel que naît la chose qui nous occupe.

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 11:42

Bien d'accord avec toi Carole, un certain esprit moutonnier dans les medias, tue l'information.

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Les média ont TOUJOURS ÉTÉ moutonniers. Et le seront toujours.
C'est dans leur nature. Ils suivront toujours le dominant.
C'est dans leur nature. Ils suivront toujours le dominant.
Pour apporter du changement, du VRAI CHANGEMENT, il faut faire sauter le dominant. Alors les media suivront. les journalistes sont des suiveurs. Pas des meneurs. Les journalistes sont des dominés naturels. Ne rien espérer d'eux.

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 11:53

La sur-info, c'est d'abord balancer des infos contradictoires.
Alterner vérité et mensonges, c'est le meilleur moyen d'embrouiller les moutons devenus schizo.
Alors oui le Doute est tout à votre honneur, c'est la préparation du guerrier avant les combats.
ça peut ressembler à Sisyphe, mais c'est nécessaire, et t'as pas vraiment choisi ce rôle, non ?

Ecrit par : om | mercredi, 30 août 2006 12:01

Bonjour Guy,
Elite Fitness: 600 abdos 1 cm en moins !!!
Sur la photo des planches à droite, il manque un petit CRS " excusez-moi madame, vous pouvez descendre de votre vélo, svp, merci "
A combien elle est aujourd'hui: 18/19°...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 30 août 2006 12:04

@ Esther
Le silence, je ne vois pas comment cela est possible dans ce XXI ème siècle. Et s'il y a 10 % des gens qui cherchent une information alternative, je crois que cela fait déjà beaucoup.

Ecrit par : carole | mercredi, 30 août 2006 12:04

Des hauts, des bas: it's the life in live; c'est comme les sondages, c'est parfois en dents de scie...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 30 août 2006 12:19

@ Esther
ça ne vous gêne pas de faire des généralités?

Ecrit par : Emmanuel | mercredi, 30 août 2006 12:20

@ carole,
10 % d'une population, c'est à peu près ce qui est nécessaire pour apporter un changement. Les révolutions sont faites grâce à environ 8% d'une population. Le reste suit.
Quant au silence, seule une résistance peut l'amener. Mais je ne parle pas de n'importe quel silence. Il y plusieurs sortes de silences : Celui que la nature impose. Celui qui s'impose de soi. Celui qu'on impose. Celui qu'on subit. Celui qu'on désir. Celui qu'on politise...

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 12:23

@ Emmanuel,
Non. Pourquoi devrais-je me sentir dérangée ?
Le particularisme n'apporte pas ce dont j'ai besoin.
Il ne m'apporte rien.
Il m'ennuie.
Quand on fait la somme des particularismes énumérés, on en arrive à un résultat qui, de toute façon, pousse à la généralité. car c'est la généralité qu'on recherche au fond.
Je raccourcis simplement le parcours.
Qu'est-ce que j'ai à foutre de savoir que X, Y et z, ces politiques, sont corrompus car en 1996, il sont participés à... ?
Ca fait longtemps que j'ai tiré la conclusion à tous ces particularismes politiques qui gangrène la République.
Faut-il qu'on en rajoute à la liste ? A quoi cela servira-t-il ? Ceux qui doivent savoir ( les 8%) savent.
S'ils ne font rien concrètement pour changer, c'est qu'il y a un problème de passivité morbide.

Il faut maintenant s'attaquer à cette passivité. Ca dépasse bien le cadre des petites affaire politiques dont est truffé le livre de GB. Je pense qu'il le sait. A lui de faire d'autres choix.

Ecrit par : esther | mercredi, 30 août 2006 12:33

Ouh c'est du lourd aujourd'hui.
Ca fait du bien de lire cela sous ta plume, Guy. Ce questionnement simplement humain face au vide dans lequel nous ( nous) débattons.
je note ton lapsus "vilipider" au lieu de "vilipender", il y a du Villepin dans l'air.
Je note aussi, et je m'en félicite, que Fontenelle est ressorti à l'air libre.
Quand au fond de ton questionnement, je le partage, que ce soit en écrivant le livre actuel ou dans tout ce qui ressemble à un combat politique ou social. Pourquoi continuer, alors? Peut-être par respect pour la "vérité" et le sens des mots. J'en ai assez de voir les mots meurtris, trahis, leur sens même détruit, par des menteurs sans vergogne, des escrocs médiatiques. De mensonge en omission, avec la complicité de leurs coachs, ils tuent le langage, et il ne reste que la frustration et la violence. Au moins, les dénoncer. Même si la lassitude est là. Tu ne sais jamais lequel de ces billets touche et réveille quelqu'un.

Ecrit par : christian lehmann | mercredi, 30 août 2006 12:39

@Esther
soit. C'est d'un tel radicalisme que je n'ai aucun argument à vous faire valoir. Ca doit être mon tempérament de dominé qui me pousse à m'écraser.

Ecrit par : Emmanuel | mercredi, 30 août 2006 12:39

@ esther : dominant-dominé... tu as un caniche à la maison, ou bien ?
Contrairement à toi je pense que l'information change le monde, elle le change même à chaque seconde. Il n'y a pas lieu d'opposer le silence et le "bruit" de l'information; les deux peuvent coexister, d'ailleurs je ne connais personne qui vive dans le bruit perpétuel.

Tu dis : "Pour espérer le changement, il faut annoncer le silence. Et l'imposer de gré ou de force dans les foyers. ".... N'importe quoi.
On peut aussi flinguer tout ceux qui l'ouvrent après tout. Tu serais pas légèrement facho sur les bords.
Allez, une bonne dictature c'est ça ? Mais vas-y dis-le qu'on connaisse vraiment le fond de ta pensée.

Ecrit par : Phil | mercredi, 30 août 2006 12:58

Je comprends que Guy Birenbaum déprime...
Royal s'en tire plutôt bien et selon toute probabilité sera la candidate du PS. Le PS aura donc une véritable chance de battre Sarkozy.

Montebourg est soutenu par le conseil d'administration de Rénover Maintenant avec plus de 90% des voix.

Vincent Peillon du NPS vient de faire savoir, et je suis tout à fait d'accord avec cela, que Ségolène Royal "n'est pas la femme providentielle, mais elle crée une dynamique de victoire" et que "Au NPS, on est persuadé depuis le 21 avril 2002 que gagner suppose de reconquérir les couches populaires et de répondre à la demande de rupture exprimée par les Français". "Ségolène Royal ne me semble pas la moins bien placée pour répondre à ces deux exigences".

Oui tout l'univers mental de Guy Birenbaum s'effondre ces jours-ci... Lui qui militait activement, selon ma vision de son engagement, pour la déconfiture de Royal...

Ecrit par : Jacques Adam | mercredi, 30 août 2006 13:23

@ Esther

C'est pour cela que j'adore regarder le zapping, au moins c'est express, on comprend pas grand chose des images flashs. Ca résume bien la sociéte: sang/violence/jt/l'absurdité/ les contractions/ les émissions qui prennent les gens pour des handicapés/toujours les mêmes visages qui parlent peu ou prou acec jactance...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 30 août 2006 13:33
 

13:55 Lien permanent | Commentaires (227) | Envoyer cette note

mardi, 29 août 2006

Peopolitique (2)

Nous l'avons appris hier soir sur RTL Johnny, Laeticia et David Hallyday viennent carrément d'adhérer à l'UMP pour soutenir Nicolas Sarkozy.

medium_sarkoetjon.jpg

 

Je mesure bien l'abîme de perplexité dans lequel cette "info" vous plonge.

La nouvelle vient juste quelque jours après que l'on ait appris que dans son nouvel album Renaud faisait rimer "Sarko" avec "facho"  : "Espérons que ça lui fera la peau à la facho qui vote Sarko..." http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=12773.

Dans le camp d'en face, il semble bien que Ségolène Royal soit assurée du soutien de Djamel et de Diam's tout en rêvant que Djamel ne parvienne à lui obtenir le soutien de son pote Zinédine Zidane.

 

medium_medium_segolene_et_djamel.2.2.jpg

 

On sait qu'à la Rochelle le Week-end dernier Laurent Fabius a expliqué dix fois préférer les politiques qui disent "voici mon programme" à ceux qui déclinent "mon programme c'est Voici" ; oubliant un peu rapidement ses propres excès passés et notamment sa déclaration d'amour "littéraire" pour la Star Ac (http://www.politis.fr/article1059.html)...

Bref, ça démarre fort et je vous avoue que j'en ai déjà marre.

Marre de ce goût ridicule pour les paillettes.

Marre de cette confusion qui laisse croire à certains politiques que quelques miettes de la popularité de stars pourraient rejaillir sur eux ; comme si les électeurs ne faisaient pas la différence entre leurs choix "artistiques" et leurs choix politiques.

Cette tendance est consternante et augure mal de la suite. Les images des Sarkozy au mariage de Jean Réno, aux Baux de Provence, cet été font partie du même registre. 

On peut aussi remonter plus loin et se souvenir de Barbara soutenant François Mitterrand ou de Madonna offrant une de ses petites culottes à Jacques Chirac...

Rien de vraiment neuf donc, mais comme le sentiment que le pire est encore à venir...

 

PS : un cadeau sera offert à celle ou celui qui identifie l'énorme artiste qui figure sur la photo en haut à gauche... 

07:43 Lien permanent | Commentaires (153) | Envoyer cette note

lundi, 28 août 2006

Christine à la plage.

Non non c'est promis, je ne vais pas vous parler de mon livre qui n'a toujours pas d'éditeur !

Je viens juste vous dire à quel point il est insupportable pour quelqu'un qui fait ce métier de feuilleter les journaux et de tomber sur les mêmes tronches tous les jours.

Cette année c'est Chrisitine Angot qui a "décroché la queue du Mickey". Impossible d'ouvrir un canard sans avoir son interview, ses photos et surtout son avis. Bientôt, j'en suis sûr, nous lirons quelque part les recettes de cuisine de Tante Christine... Puis ses conseils pour le maquillage. Avant que ne sorte "Christine en voiture", "Christine à la plage", etc. Je ne me prononce pas sur le livre que je n'ai pas lu, l'extrait publié par les Inrockuptibles m'a largement dissuadé... 

Au delà d'Angot, ce qui me sidère le plus chaque année à la même époque, c'est le caractère moutonnier de la presse, son absence d'originalité, de recherche, etc. Au lieu de se diriger vers des textes d'auteurs inconnus dans des lieux inattendus, ce sont les grosses machines éditoriales qui ramassent la mise. Il faut dire qu'elles y mettent les moyens ! Achat de pubs en échange d'articles élogieux, invitations en vacances des "critiques", connivences auteurs/éditeurs/journalistes à côté desquelles le copinage entre politiques et journalistes politiques est léger (c'est pour dire), etc.

Déjà les prix arrivent avec leur lot de trucages, de cocus et de corrupteurs. Pendant ce temps-là, parmi les plus de 700 romans arrivés chez les libraires, pourrissent, sans aucun doute, des merveilles qui se vendront à moins de cent exemplaires en France (eh oui). 

N'ayant pas eu le temps de lire autre chose que ce que je publie (deux premiers romans cette année chez Privé, L'Assassin http://www.amazon.fr/gp/product/2350760340/ref=sr_11_1/40... et Négresse http://www.amazon.fr/gp/product/2350760324/sr=8-7/qid=115...
je n'ai malheureusement pas de conseils à vous donner.

N'hésitez pas à nous dire ici si vous avez - déjà - lu des merveilles ou des horreurs !

Le premier qui évoque le Témoignage de Sarkozy a un gage...

 

 

 

 

 

 

PS Pour ceux que la photo intrigue, Hector Hugh Munro, dit Saki.

07:15 Lien permanent | Commentaires (99) | Envoyer cette note

dimanche, 27 août 2006

"Ne me secouez pas, je suis plein de larmes..."

J'ai donc aperçu hier soir ce qui restera évidemment comme LE moment important de la Rochelle.

Jospin, ému aux larmes, expliquant son attitude - son retrait - du 21 avril 2002. 

Extait de la dépêche de l'AFP 

"L'émotion s'est emparée de la salle lorsque, dans un exercice de catharsis collective, l'ex-leader de la gauche a répondu à une jeune qui lui demandait: "Camarade, es-tu parti, es-tu revenu ? Réponds franchement". "Si je prenais sur moi symboliquement, physiquement et tristement le choc de la défaite, alors vos chances en étaient augmentées pour la bataille législative" qui a suivi la présidentielle, a déclaré l'ancien Premier ministre.
La voix à demi cassée et les larmes aux yeux, Lionel Jospin a eu du mal à terminer sa phrase. La salle, comble, est venue à son secours en l'applaudissant à tout rompre
". 

Une vraie émotion donc. L'image ne trompe pas.

Cet homme est paradoxal. À la fois bouffi d'orgueil et "plein de larmes".

Il a dit sa vérité. Enfin. Quatre ans après. Il est tard. Trop tard.

Mais je le reconnais devant vous, il m'a vraiment touché.

Et franchement, qui parmi nous peut dire qu'il a été touché par un homme politique... ? 

 

Au fait, pour ceux qui pensent que la formule "Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes..." appartient à Miossec (Un homme qui dit à la femme qu'il aime : «Je n'ai plus l'écorce / J'ai perdu mon âme / J'ai perdu la foi / J'ai perdu le charme / Ne me secoue surtout pas / Car je suis plein de larmes» in La Facture d'électricité) : http://www.lire.fr/critique.asp/idC=36634&idTC=3&...

09:00 Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note

vendredi, 25 août 2006

Le cirque de la Rochelle.

Nous y sommes.

Ils y sont plutôt. La Rochelle. La "rentrée" du PS...

Depuis quelques jours à la llste impressionnante des candidats à la candidature deux noms semblent devoir se rajouter. Lionel J. et François H.

Après tout, dans la logique socialiste, il est plutôt normal que le Premier secrétaire en exercice se présente. Et le fait que sa compagne soit candidate n'a pas à l'en empêcher. 

Par ailleurs, je ne vais pas revenir longuement sur le camouflet que constitue l'éventualité de la candidature Jospin.

medium_lionel.jpg

Lorsque chez Privé en janvier 2005, nous avons prévu cette hypothèse dans le livre de Monsieur X Au secours Lionel revient, j'ai été vilipendé par les prétendus experts de la chose politique. Je me souviens tout particulièrement de certains articles comme celui de François Bazin dans l'Obs, la voix de ses maîtres. Même quelqu'un d'honnête comme Jean-Michel Aphatie m'a rudoyé, sur RTL ou ailleurs, à plusieurs reprises. Maintenant qu'il semble bien que l'ex Premier ministre a décidé de se déclarer, j'espère - sans trop d'espoir - que les donneurs de leçons feront amende honorable. 

Peu après sortait chez Privé, en avril, Le Pacte, ouvrage remarquable dans lequel Guy Benhamou avançait l'hypothèse - folle à l'époque - d'un deal Chirac/Jospin pour évincer leurs rivaux respectifs http://www.amazon.fr/gp/product/2350760456/sr=8-7/qid=115.... Là aussi cris d'orfraies et lamentations... Nous n'en sommes pas si loin. 

Mais revenons à la messe de La Rochelle. À ce cirque insupportable.

J'ai de plus en plus de mal à observer sereinement les démonstations de cette camaraderie feinte et hypocrite. Ces sourires, ces embrassades, ces ripailles même, qui cachent de plus en plus mal la haine glaciale que vouent les uns aux autres. 

Certes, ils ont bien le droit de tous vouloir être candidats, mais pour quoi faire exactement ?

Aucun souffle idéologique (gros mot) ne semble plus venir du PS et je ne perçois ni moteur, ni projets, ni "convictions", autres que "je veux être candidat et je vais aller jusqu'au bout".

Préparons nous donc à supporter les images habituelles de forêts de micros et de caméras suivant les moindre déplacements d'éléphants en goguette.

Et comme il n'y a absolument plus personne au PS pour casser la porcelaine...

Iront-ils alors jusqu'à s'étriper comme au fameux Congrès de Rennes ? Je ne le crois pas. Et au fond, je le regrette.

Restent les militants, sincères et désespérés, lorsqu'ils n'ont pas  "le bonheur" de faire partie d'une écurie présidentielle et qui rêvent juste que quelqu'un reprenne dignement le flambeau.

Mais qui ?

Moi, sincèrement, je ne vois pas.

 

 

07:20 Lien permanent | Commentaires (328) | Envoyer cette note

mardi, 22 août 2006

Vous m'aurez bien cherché...

Comme vous le savez sans doute, j'ai écrit cet été pour Stock un livre dont le titre de travail est Vous m'aurez bien cherché.

Livre qui devait sortir début novembre.

Il s'agit de la chronique de quatre ans de tentatives diverses et variées de manipulations dont j'ai été l'observateur puis la victime non consentante.

On y croise aussi bien Nicolas Sarkozy que Dominique de Villepin, Dominique Ambiel, Lionel Jospin, Éric Halphen, Michel Denisot ou encore dans un rôle majeur Yves Bertrand, l'ex patron des renseignements généraux (pendant douze ans de 1992 à 2004).


Mon éditeur et ami Jean-Marc Roberts a refusé de publier mon livre, il y a quelques jours, après l'avoir lu à tête reposé.

Il aurait pu s'abriter derrière un prétexte du genre "c'est bidon" ou "je ne le sens pas" ou encore "ce n'est pas un texte publiable".

Il m'a appelé très simplement pour m'expliquer que "pour des raisons personnelles et professionnelles" il ne souhaitait pas publier mon livre. Une "bonne histoire" a-t-il même rajouté avec beaucoup de gentillesse.

Les éditions Stock appartiennent au groupe Hachette que je secoue pas mal. Par ailleurs, l'éditeur Olivier Orban, patron de Plon, sort également de là assez sérieusement amoché. Et ça non plus Roberts m'a avoué franchement ne pas le souhaiter, confraternité oblige. Sans parler du reste...

Je suis en tous cas très reconnaissant à Jean-Marc Roberts, que j'estime et que je respecte, de ne pas m'avoir baladé avec des raisons factices ou des prétextes fallacieux.

Je peux aussi comprendre qu'être éditeur dans un groupe ne permette pas d'agir toujours exactement comme on aurait souhaité le faire. Me voilà donc dans une situation, disons...complexe et paradoxale.

Et pas du tout décidé - pas encore en tous cas - à m'auto-éditer chez Privé.

Je n'ai pas encore de contacts avancés avec d'autres éditeurs.

Demain l'affaire est évoquée dans le Canard Enchaîné et dès ce soir des blogs amis s'en emparent.  http://www.nuesblog.com/?274/Vous-m-aurez-bien-cherche-Un...

Agoravox suit : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=12601

Je vous tiens bien évidemment informé de la suite dès que j'en sais plus. 

21:05 Lien permanent | Commentaires (274) | Envoyer cette note

lundi, 21 août 2006

Ségolène & François...M.

Ségolène Royal est donc passée hier à la fête de la rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), à l'invitation d'Arnaud Montebourg, et tout le monde l'a remarqué !

La candidate à l'investiture socialiste s'y est largement placée sous la tutelle de François Mitterrand, dont elle a fait le modèle de "l'exercice de la responsabilité politique et du rôle d'un chef d'Etat".

Je ne vous cache pas que tout ou partie du "problème Ségolène" réside ici pour moi.

Mitterrandienne historique, malgré sa jeunesse (elle débuta à l'Élysée avec Jacques Attali), il est évident et même normal qu'elle tente de récupérer l'héritage de celui qui l'a largement initiée à la politique et au pouvoir. 

Mais... 

Je ne veux pas tomber ici dans une critique caricaturale de l'exercice du pouvoir par François Mitterrand.

Je voudrais simplement rappeler à tous que l'auteur du formidable Coup d'état permanent, la meilleure critique jamais écrite de la Vè République, de ses institutions, de ses dérives, s'est ensuite coulé dans ce système avec une délectation qui le conduisit à en user et à en abuser.

 

medium_coup.jpg

 

Véritable monarque Mitterrand poussa jusqu'à ses limites extrêmes l'exercice solitaire et autiste de la fonction, confondant allègrement servir l'État et se servir de l'État.

Mensonge sur sa maladie, mensonges sur son passé, amis douteux, protection de sa vie privée par des moyens contraires à la loi (écoutes), utilisation d'un "cabinet noir" (les fameux "gendarmes" de l'Élysée), etc.

L'un des meilleurs analystes politiques de cette dérive est et restera Arnaud Montebourg.

Dans son remarquable texte La machine à trahir, dont je suis l'éditeur - une  de mes plus grandes fiertés - Arnaud montre de manière implacable comment Mitterrand a trahi ses écrits et ses promesses. http://www.amazon.fr/gp/product/2070423786/171-5485080-04...

Juste un extrait du début du livre d'Arnaud sur le "Devoir d'inventaire".

Sans François Mitterrand, rien n’eût été possible, évidemment.
Il reste le passif. On n’ose pas en égrener les rubriques tant elles blesseraient des héritiers légitimes qu’on ne veut pas, par élégance, délicatesse ou amitié, froisser. Mais la colonne passif est désormais ouverte, et il nous faudra le courage, même laborieux, d’y aligner les déceptions, les échecs, les regrets et tous les désespoirs additionnés.
Car ceux qui avaient tant espéré de la défaite d’une droite abusive ont été ramenés à leur désespoir, exaspérés de voir la gauche se comporter à plus d’un titre comme ceux qu’elle avait âprement combattus.
Il suffit d’observer les similitudes dans les excès de pouvoir et dans les pratiques peu républicaines : atteintes aux libertés publiques, manipulations répétées de la justice, coups de poêle à frire sur la tête des parlementaires, clientélisme dans les comportements locaux, accumulation des mandats et des titres, mise en examen portée comme une Légion d’honneur, diplomatie secrète trempée dans l’affairisme...
C’est aussi durant ces années sombres que la même gauche se mit à fréquenter l’argent et à apprendre par cœur les recettes économiques du Wall Street Journal. Elle devint pionnière, voire avant-gardiste, dans la déréglementation financière, et enterra Pierre Bérégovoy au son des éloges du Frankfurter Allgemeine Zeitung et du New York Times.
Oser dire que la mondialisation financière était un fait contre lequel il était impossible de lutter revint à théoriser l’abandon par une génération politique tout entière de ce combat contre la cruauté des marchés. Marchés impitoyables qui ont jeté dans le malheur tant d’ouvriers, d’employés, de paysans, lesquels n’eurent en France que les urnes pour résister, comme ces paysans mexicains du temps d’Emiliano Zapata qui n’avaient pour survivre que le fusil et la prière.
Et Régis Debray, alors extra-lucide, eut raison dans sa dernière lettre à Béré de pointer la souffrance qu’avait dû endurer ce fils d’immigrés russes, ancien ouvrier lui-même, impliqué dans des amitiés contestables, qui se laissa “ éblouir par le beau monde, l’or et le panache de l’or ”. Pourtant c’était bien Pierre Bérégovoy qui avait ouvert sans contrainte la voie à la mondialisation financière, irrésistible courant contre lequel nous travaillons aujourd’hui à la rame, comme des galériens aux mains nues. La sinistre coïncidence entre ce suicide tragique au bord d’un canal, le 1er mai 1993, et le suicide politique de la gauche appartient aux évidences douloureuses qu’il faut malheureusement rappeler. Peu à peu et presque insensiblement, ces pratiques et ces abandons successifs ont été présentés par leurs auteurs comme des fatalités congénitales à l’exercice du pouvoir, qu’aucun mouvement issu des urnes ne pourrait jamais contredire ou empêcher.
C’était, disait-on dans le langage de ce temps-là, le mal nécessaire à l’action publique. Accommodez-vous-en, et plutôt que de regarder la forme, les moyens et la procédure, regardez donc le fond, vous les moralistes et les pinailleurs, regardez le résultat et les réalisations ! Et vous jugerez !
Ce fut vite jugé. La gauche et la droite se ressemblaient. Les électeurs se sont mis en vacances. Certains ont déserté les urnes du dimanche ; d’autres ont essayé, pour rire, l’extrême gauche ou, par ignorance, l’extrême droite ; d’autres ont fait plus d’enfants qu’ils ne l’auraient pensé ou se sont mis à gagner plus sérieusement leur vie qu’auparavant.
Faut-il enfin revenir une dernière fois sur les curieuses relations personnelles d’un président de la République que nous aurons finalement davantage abandonné de son vivant qu’il ne nous aura quittés à sa mort ?
L’aventure personnelle de nombre de militants, sympathisants, amoureux de l’idéal socialiste s’arrêta le jour de la publication de la photographie, prise à Latché, de l’ancien chef de la police de Vichy René Bousquet, en compagnie conversationnelle de François et Danièle Mitterrand.  Certes, il y avait eu des actes politiques suspects : attitude ambiguë au sujet du maréchal Pétain et fleurissement de sa tombe, recherche obsessionnelle de la “ paix civile ” sur une période qui appelait d’abord la reconnaissance des souffrances des victimes, et refus de reconnaître la responsabilité de la France dans la Collaboration. Pire, le procès de l’assassin de René Bousquet, ancien chef de la police de Vichy, permit de relever des indices sérieux de la défaillance de l’institution judiciaire. Un début d’enquête informelle montra que des magistrats avaient travaillé, au plus haut niveau de la chancellerie et de l’État, sur les moyens juridiques de fonder une décision ne remettant pas en cause l’arrêt de la Haute Cour de justice qui avait tellement ménagé, à tort, Bousquet en 1949. Comment tous ceux qui ont levé tant de roses au ciel, mis les mains dans la colle des affiches de François Mitterrand, qui ont milité plus de quinze ans, sans avoir jamais eu ni de responsabilité ni de mandat, comment tous ceux qui n’avaient alors donné que leur engagement et leur dévouement n’auraient-ils pas eu alors le droit d’inventaire ?
Aujourd’hui, les hommes et les femmes engagés dans l’action politique sont suspectés, dans chacun de leurs actes, de mentir ou de s’enrichir, de rechercher leur intérêt personnel plutôt que l’utilité collective, de se servir plutôt que de servir.
Ce sont là les dégâts concrets du mitterrandisme, contre lesquels nous luttons chaque jour, et que le notaire devra bien mettre à l’inventaire dans la colonne de gauche au passif.
Il faudra accepter avec sang-froid et humilité cette triste mais curative vérité. Elle nous donnera la force de poursuivre l’œuvre que les millions d’électeurs nous ont confiée, avec vigilance et exigence.

Qui au sein du Parti socialiste a mieux dit ces turpitudes ? Avec plus de talent, d'audace et de sincérité ? ...

C'est pourquoi je suis gêné lorsque je vois hier l'envolée mitterrandienne de Ségolène Royal...

Surtout, lorsqu'évoquant enfin la sixième république, la candidate à l'investiture socialiste lance "Faisons d'abord les choses et nommons les ensuite" puis propose "une réforme profonde" des institutions, "une véritable révolution démocratique".

Je ne peux alors pas m'empêcher de penser au Mitterrand du coup d'État permanent.

À la distance, au gouffre même, entre la théorie et la pratique. 

Et au devoir d'inventaire... 

 

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dimanche, 20 août 2006

Houellebecq, la possibilté d'un blog.

Puisque dans quelques jours c'est la "rentrée littéraire" - une expression et une période qui me donnent envie de tout casser - un peu de "littérature" pour vous distraire...

Ce blog ne s'appelle pas le Domaine d'extension de la lutte en hommage à Michel Houellebecq.

Il n'empêche que c'est un très grand écrivain. 

Ces jours-ci, il semble qu'il ait le blues.

Ainsi, c'est un bloggeur, Eric Mainville, qui a alerté le premier sur sa décision de larguer la maison Hachette/Lagardère http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/.

Depuis quelques jours, Houellebecq - ou quelqu'un d'autre  ? - alimente quotidiennement, ou presque ce blog : http://web.mac.com/michelhouellebecq/iWeb/Site/Blog/Blog....

C'est évidemment très "écrit" mais, dans la dernière note, en date du 18 août et délicieusement intitulé "Les bons conseils de Frédéric Beigbeder, et pourquoi je n’arrive pas à les suivre." (!), l'auteur joue les martyrs, de la presse notamment, et là, il déconne assez franchement. Extraits :

“Tu n’as pas de position de pouvoir, c’est pourquoi tu es une cible facile” m’expliquait Frédéric Beigbeder après la sortie calamiteuse de La possibilité d’une île. Il avait cent fois, mille fois raison. Si j’avais été directeur de collection chez un éditeur important, si j’avais fait partie du jury d’un prix coté, si même je n’avais fait que tenir une chronique régulière dans Les Inrockuptibles, jamais on ne se serait permis de me traiter comme on l’a fait, jamais je n’en serais là ou je suis aujourd’hui - proscrit, semi-paria, oscillant entre le découragement et la haine (alors que je n’ai même pas, comme Céline, appelé à l’extermination des Juifs, ni d’ailleurs à l’extermination de qui que ce soit - excepté, occasionnellement, des ours)".

Bien bien bien...

Mais ce n'est pas tout, l'écrivain apparaît toujours horrifié que le journaliste Denis Demonpion ait osé lui consacrer l'an dernier une biographie, sans son autorisation http://www.amazon.fr/gp/product/2350040224/sr=8-1/qid=115....

"Cette même rentrée 2005, différents médias se sont livré à mon encontre à des agissements qui, à mon avis, violaient très largement le principe de respect de la vie privée. Généralement en accueillant sur leurs plateaux, ou dans leurs colonnes, l’insecte Demorpion - dont je continue à penser que le livre, comme en général toute “biographie non autorisée”, était moralement inacceptable".

Et pourtant, une biographie autorisée cela ne devrait tout simplement pas exister !
Comme si l'on pouvait tenir la plume de son biographe ! Et pourquoi pas lui dicter le texte !
Pendant un premier temps d'ailleurs, Houellebecq voulut participer à l'écriture de ce livre en relisant le texte de Demonpion et en l'annotant avant sa publication. Demonpion refusa évidemment cette drôle de proposition de publier une bio annotée par son sujet ; cela s'apparentait en fait à un contrôle (malin) du texte.
Une biographie est par essence non autorisée ou ce n'est pas une biographie !
Et la morale n'a rien à faire là !
Pas davantage que l'on a à juger "moralement" d'un roman d'ailleurs...

Dernier et délicieux extrait :

"Frédéric Beigbeder, lui aussi, a vécu avec une certaine nervosité ce moment où l’indiscrétion tourne à l’inacceptable (il s’agissait en l’occurrence de sa relation avec Laura Smet) ; il est même allé, si ma mémoire est bonne, jusqu’à démissionner de Voici.Cet été, en le découvrant en couverture de Paris-Match sous le titre : “Les amoureux de l’été”, j’ai compris qu’il avait décidé d’adopter une attitude plus souple en ces matières ; et que cette attitude était, là aussi, la seule voie intelligente. Bien évidemment, j’aurais dû, moi aussi, décider de traiter le problème en amont, en m’entendant avec un des médias (par exemple justement, Paris-Match) qui n’avaient jamais fait preuve de dispositions malveillantes à mon égard".
 
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Eh oui, de la souplesse ! Volà ce qu'il faut, de la souplesse. Sacré Beigbeder...
 
Bref, soit Michel Houellebecq est bien l'auteur des lignes qui précèdent et il va plutôt mal.
Très mal même. C'est l'hypothèse la plus probable.
Soit un extraordinaire farceur a monté un blog/canular en le parodiant et c'est tout simplement formidable !
 
À suivre... 

 

 

 

 

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vendredi, 18 août 2006

Extorsion du domaine de la gauche ?

Ce dimanche tous les regards vont converger vers Frangy où le camarade Arnaud Montebourg reçoit Ségolène Royal, qu’il soutient officiellement depuis le 14 juillet dernier. Mais le 23  août, une autre date importante est inscrite au programme : c’est le courant d’Arnaud Montebourg « Rénover maintenant » qui se réunit à Fouras.

Au cours de cette réunion, certains militants de « RM » déjà évoqués ici http://renover.maintenant-21.over-blog.com/, contestant le ralliement sans conditions à Ségolène Royal, ont fermement l’intention de peser de tout leur poids pour contraindre Arnaud Montebourg à tenter lui-même sa chance en se présentant dans la course à l’investiture socialiste.

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Bref Fouras sera agité ou ne sera pas…

Surtout qu’à regarder de près le programme de ces festivités estivales, on peut y relever un intéressant paradoxe. Parmi les invités de cette université d’été se trouve, en effet, un certain Bernard Cassen, Président d'honneur d'Attac.

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Voici donc un article paru le 17 mai 2005 (http://france.attac.org/a4992) sur Yahoo France, où Cassen écrivait des éditos pendant la campagne référendaire.

À le lire, on peut se demander comment les débats déjà houleux qui sont annoncés à Fouras pourraient bien (ou mal) tourner au sujet d’une certaine… Ségolène.


« Contrairement à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal n’a pas lu la Constitution qu’elle nous appelle à ratifier. C’est du moins l’impression qu’elle a donnée tout au long de l’émission « Mots croisés » d’Arlette Chabot hier soir sur France 3.

La présidente de la région Poitou-Charentes, qualité qu’elle a rappelée à plusieurs reprises, sans doute pour crédibiliser son propos, a commencé très fort : elle a évoqué l’avancée démocratique que constituerait le « référendum d’initiative populaire » prévu, selon elle, par le traité. L’affirmation était tellement énorme que même les partisans du « non » présents sur le plateau ont eu la charité de ne pas éclater de rire. Dans leurs interventions ultérieures, ils ont simplement utilisé le terme exact (« droit d’initiative ») et rappelé qu’il ne s’agissait pas d’une consultation populaire, mais d’une pétition devant être signée par au moins un million de personnes et invitant la Commission à faire une proposition d’acte législatif (article I-47-4). Une invitation à laquelle la Commission peut, selon que cela lui chante ou non, donner suite ou jeter au panier. On vient de voir, après le vote du Parlement européen sur la directive sur le temps de travail, qu’elle est capable de faire un « bras d’honneur » non pas à un million de personnes, mais à une assemblée censée représenter 450 millions de citoyens.

Ségolène Royal a ensuite ahuri son monde en disant qu’elle attendait impatiemment la mise en œuvre de la Constitution afin d’empêcher la privatisation des cantines scolaires en Poitou-Charentes ! Visiblement, elle n’avait pas entendu parler de l’article I-148 invitant les Etats membres à procéder « à la libéralisation des services au-delà de la mesure qui est obligatoire »... Dans la foulée, et à propos de l’inondation des marchés européens par les textiles chinois, elle a invoqué une « Europe politique » enfin présente dans le traité et capable, à l’entendre, de contrôler une Commission ultra-libérale en matière commerciale comme dans tous les autres domaines. Où a-t-elle vu cette possibilité ? L’article III-315 sur la politique commerciale réserve à la Commission, et à elle seule, le droit de présenter des recommandations au Conseil. En d’autres termes le commissaire blairiste Peter Mandelson, chargé du commerce international, est seul habilité à proposer des mesures de sauvegarde en cas de dumping. Le Conseil doit attendre patiemment que le commissaire « bouge », si tel est son choix, et il statue ensuite à la majorité qualifiée.

On arrêtera là, faute de place, ce florilège de fausses informations données avec une tranquille assurance aux téléspectateurs ».

Eh bien voilà.

Et bon courage pour Fouras mesdames et messieurs…

D'ici là si vous voulez vous détendre en attendant Frangy puis Fouras...

 
http://franquin.org/forum/images/smiles/culbuto.gif

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mercredi, 16 août 2006

"Tu roules pour Sarko".

Arnaud Liévin est un de mes anciens étudiants à la fac de droit de Montpellier.

Il bosse - notamment - à Tecknikart.

Il y tient une sorte de journal de bord plutôt marrant.

Il parle de moi dans le prochain me dit-il.

Des initiés, des vrais, des "qui-savent", lui ont avoué l'horrible vérité : je roule pour Sarko !

Eh bah voilà une nouvelle qu'elle est bonne !

Je ne vais pas la, ni les démentir, imaginez qu'il gagne !

Plus sérieusement, je sais un peu d'où vient cette amusante rumeur et cela me réjouit.

En tous cas, si jamais mon livre sort, je pense qu'il ne se trouvera plus grand monde pour me reprocher de soutenir qui que ce soit...

Mais enfin, vous qui venez ici chaque jour, il me faut vous rassurer. Sachez que très simplement nous allons continuer à emmerder nos ennemis et nos amis avec la même ténacité.

Je compte tout particulièrement me concentrer dans les jours qui viennent sur mon camarade Arnaud Montebourg.

Déjà auteur d'une faute historique voire majeure : avoir annoncé son soutien à Ségolène R. dès le 14 juillet après nous avoir laissé espérer qu'il allait se présenter, il est maintenant confronté à des turbulences internes de son courant (Rénover maintenant) qui me réjouissent.

Allez donc voir ici comme ça secoue par exemple :  http://renover.maintenant-21.over-blog.com/

Sans compter que madame R. étant annoncée à la fête de la rose de Frangy, chez Arnaud, d'autres mouvements d'humeur ne sont pas impossibles. 

On va s'amuser.

La DEL's Rule pour 2007 :

PERSONNE N'EST À L'ABRI !

Moi pas plus que les autres d'ailleurs...

12:35 Lien permanent | Commentaires (238) | Envoyer cette note

mardi, 15 août 2006

Outing ?

Un petit extrait du Libé d'hier :

"Un si long silence. Mais «il fallait que cela sorte, enfin...» : c'est par ces simples mots que Günter Grass, prix Nobel de littérature 1999, conscience de l'Allemagne et grande figure intellectuelle de l'après-guerre, a justifié sa décision de révéler une page sombre de son histoire personnelle : son enrôlement à l'âge de 17 ans dans les Waffen SS. Dans son autobiographie à paraître en septembre ( Beim Häuten der Zwiebel, en VF : «En épluchant les oignons»), l'écrivain de bientôt 79 ans raconte pour la première fois cet épisode tu pendant soixante ans. Mais c'est dès samedi, dans un long entretien accordé au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, qu'il a fait cette révélation. «Cela m'a oppressé , a-t-il expliqué. Mon silence durant toutes ces années fait partie des raisons pour lesquelles j'ai écrit ce livre.»"

Je ne veux pas discuter du cas précis de Grass, mais plutôt nous poser ici une question de portée générale.

Doit-on tout avouer ? Peut-on tout dire ? Faut-il, plutôt.

Plutôt habitué pour ce qui me concerne à pratiquer la transparence, je suis souvent étonné par la propension des "autres", de beaucoup d'autres, à conserver des zones d'ombre sur certaines de leurs activités, passées ou présentes.

Je ne parle nullement du "jardin secret" privé ou personnel qui peut le rester pour peu qu'on ne se serve pas de sa vie privée comme d'un argument promotionnel.

Je veux plutôt évoquer des faits précis ou des histoires vécues (voire subies) ayant des effets sur nos comportements, nos attitudes, nos décisions, nos commentaires publics... Je pense, par exemple, que si l'on décide d'écrire, de donner son avis, de se montrer, de se présenter à des élections, etc., on est quasiment dans l'obligation de se dévoiler ; de livrer à ceux que l'on prétend représenter ou à qui l'on veut s'adresser ce que l'on a "dans le ventre". D'où l'on parle.

Bien évidemment tout le monde n'a pas un secret de la taille de celui de Grass à avouer - d'ailleurs est-ce le bon terme ? -.

Mais je pense que si nous faisions tous quelques efforts pour mettre à plat et à jour ce qui peut permettre aux autres de mieux nous comprendre, les choses pourraient aller - un peu - moins mal.

Voeu pieux ? 

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samedi, 12 août 2006

Justice !

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Une dépêche de l'AFP qui me fait un plaisir énorme et dont je sais qu'elle fait chaud au coeur à tous nos amis de Stop à l'oubli, l'association des familles de victimes toulousaines.

JUSTICE-ALÈGRE-MÉDIAS - 10/08/2006 12h09 - 


Baudis: diffamation de l'ex-gendarme Roussel partiellement confirmée


TOULOUSE, 10 août 2006 (AFP) - La Cour d'Appel de Toulouse a confirmé en partie la condamnation de Dominique Baudis, président du CSA et ancien maire de Toulouse, et de son éditeur Bernard Fixot, pour diffamation de l'ex-directeur d'enquête de l'affaire Alègre, Michel Roussel, mais a réduit les amendes, a-t-on appris jeudi auprès d'un avocat de M. Baudis.
"La Cour n'a retenu mercredi qu'un des quatre motifs de diffamation avancés par l'ex-gendarme Roussel, en estimant que M. Baudis n'apportait pas la preuve que le directeur d'enquête ait orienté les témoignages des anciennes prostituées", a déclaré son avocate Me Dominique Sanson.
Dans "Face à la calomnie", publié fin janvier 2005 aux éditions XO, M. Baudis a évoqué sa mise en cause, avec le tueur en série Patrice Alègre, par deux anciennes prostituées dans des affaires de meurtres et de proxénétisme à Toulouse au début des années 1990 et a critiqué la conduite de l'enquête par l'ex-gendarme Roussel. Il a aussi décrit l'emballement médiatique qui l'a présenté comme un tortionnaire sadomasochiste au printemps 2003.
M. Baudis et M. Fixot ont été condamnés pour des passages du livre "Face à la calomnie" respectivement à 1.000 euros et 2.000 euros d'amendes avec sursis, alors qu'en première instance, le tribunal de Castres avait condamné M. Baudis à 1.000 euros d'amende et M. Fixot, PDG des éditions XO, à 3.000 euros d'amende.
La Cour d'Appel a ramené les dommages et intérêts attribués à l'ancien gendarme de 3.000 à 1.000 euros pour l'auteur, comme pour l'éditeur.
dbe/mab/dv
Copyright © 1994-2006 Agence France-Presse

 

Une fierté ?

Avoir été l'éditeur d'un livre aussi important et d'un homme d'une telle rigueur et d'une aussi scrupuleuse honnêteté.

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Olivier Bonnet traite du même sujet ici http://olivierbonnet.canalblog.com/

 


 

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jeudi, 10 août 2006

À ton étoile.

 
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Vous êtes choqués devant le petit écran de votre Mac ou de votre PC ?
 
Tant mieux. C'est le but. C'est mon but. 
 
Puisque ce blog est partiellement devenu le déversoir des propos antisémites de quelques demeurés - que je ne vais en aucun cas censurer car ce serait un aveu de faiblesse de ma part - j'ai décidé de leur dédier, de leur "offrir" même, cette journée sur mon blog.
 
Et d'afficher la couleur. La leur.
 
Jolie non ? Ça rappelle des bons souvenirs. 
 
 
 
Au prétexte de la guerre odieuse qui se déroule au Proche-Orient, une parole nauséabonde et purulante s'est, en effet, libérée ici comme ailleurs.
 
Eh bien, qu'elle s'exprime ! En toute liberté. En toute saloperie surtout.
 
Pour que chacun voit de quoi sont vraiment capables de petits minables frustrés planqués derrière leurs claviers.
 
Je parle de cette lâcheté et de cette frustration en connaissance de cause ayant proposé à un ou deux d'entre eux d'oser venir me rencontrer plutôt que de déverser leur fiel imbécile.
 
Je les attends encore et j'entends encore résonner les jérémiades de ce navrant Hello 6 au téléphone.
 
 
Malgré tout, alors qu'il me suffirait d'un clic et d'un seul, je me refuse à supprimer leurs messages de haine ; parce que cette haine fait partie du monde qui m'entoure et que je préfère la regarder en face. 
 
Mais venons-en au fond du problème, de leur problème fatalement devenu le mien et le notre.
 
 
Prétendant que toute critique d'Israël est systématiquement assimilée à de l'antisémitisme, qu'Israël jouit d'un statut d'exception dans la communauté internationale alors que sa barbarie confinerait au nazisme, nos beaux esprits matraquent quotidiennement les mêmes slogans.
 
Jusqu'ici donc.
 
Ne vous y trompez pas, s'ils ont "débarqué" anonymement sur le DEL, et s'y roulent comme dans la fange, c'est pour trois raisons :
 
 
1° Parce que j'ai refusé ici de condamner "en tant que juif" les massacres répétés d'innocents civils libanais par l'armée israélienne,

 
2° Parce qu'étant juif et évidemment "dans les médias", je suis, selon ces Bas-de-Plafonds, forcément et obligatoirement d'accord avec ce que fait "mon pays".

3° Parce que je refuse que l'on assimile un peuple à ce que décident ses gouvernants et qu'on l'en rende comptable ou coupable.
 
Voilà mes trois péchés d'Israël... 
 
Pourtant, je n'ai aucune difficulté à évoquer cette horrible guerre, ni à fustiger les graves erreurs du gouvernement Israëlien.

Aucun mal à dire ici que le traitement réservé aux libanais est odieux et qu'il faut que l'armée israélienne arrête de massacrer tous les jours des innocents.
 
Tout comme le Hezbollah, évidemment, qui, en se cachant au milieu de civils devenus ses boucliers humains, se montre sous son vrai jour.
 
Pas d'état d'âme, enfin, pour condamner la faiblesse de la communauté internationale, incapable d'imposer le cessez-le-feu.
 
 
Mais, chers foutus racistes, ces propos, évidents pour moi, je ne les tiens pas "en tant que juif" !
 
Je les tiens en tant qu'individu.
  
Je n'accepte pas davantage, d'ailleurs, que d'autres, simplement maladroits ou inconséquents, viennent, dix fois par jour, me demander ici de signer des pétitions contre la guerre, toujours "en tant que juif", parce que tout communautarisme m'horripile et m'indispose d'où qu'il vienne. Il n'y a rien qui puisse le justifier. Jamais.
 
Pour ceux qui feront encore semblant de ne pas avoir compris, je conclue donc de manière claire.
 
Sur aucun sujet - sur aucun ! - vous ne parviendrez à m'obliger à me prononcer "en tant que juif"
 
Pas plus que d'autres, à mon sens, n'ont ici à se prononcer "en tant que noirs" ou "en tant qu'arabes".
 
 
Je pense, j'écris et je respire en fonction de ce que je ressens ; pas en fonction de ce que vous voudriez que je sois.
 
Ni de la case commode dans laquelle certains voudraient me ranger, nous ranger nous qui sommes nés avec cette étoile fichée dans la tête. 
 
J'ai été élevé comme cela.
 
Et quand on a la chance et la fierté d'être le fils d'un FTP-MOI, proche du Manouchian de l'Affiche rouge, on ne reçoit pas de leçons sur ces questions.  (Pour ceux que cela intéresse, un très joli chapitre sur mon père Robert Birenbaum, dit Guy - son pseudo dans la Résistance - dans cet excellent livre (http://www.amazon.fr/gp/product/2207232964/402-7465598-94...)
 
On ne reçoit d'ailleurs de leçons de personne.
 
Et surtout, croyez moi, les anathèmes glissent vraiment.
 
Cet Héritage, cette Histoire et cette Culture familiales, loin de toute question religieuse et de tout embrigadement, forgent un caractère et des convictions qui rendent les assauts de petits snipers d'opérette, équipés de redoutables pistolets à bouchon, simplement pathétiques.
 
 
Voilà. Cette position est claire, ferme et définitive et je n'en débattrais pas.
 
 
Je sais que je vais maintenant céder la place, et pour de longues heures, à un torrent de boue et à un tombereau d'immondices mais "l'exercice" me semble obligatoire et salutaire.
 
C'est ma liberté et mon choix, ici, chez moi. 
 
Soyez donc, comme chaque jour, minables, petits, lâches, injustes et sournois. 
 
Puisse la diarrhée qui s'annonce libérer les tréfonds de vos intestins du cancer qui les ronge et vous tuera.
 
Pardon, je m'égare ; du cancer qui vous a tué. 
 
Vous êtes déjà morts !
 
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merci à N. pour la photo prise à Buis les Baronnies.

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mercredi, 09 août 2006

Stop ou encore.

C'est une rumeur.

Elle m'est parvenue par deux sources de très bon niveau.

Hier. À quelques heures d'intervalle.

Jacques Chirac aurait décidé de se représenter en 2007. 

Attention.

Cela peut aussi être une intox lancée par le "Château". Un ballon d'essai pour voir. 

À suivre.

07:48 Lien permanent | Commentaires (127) | Envoyer cette note

dimanche, 06 août 2006

Reflet.

En passant par là entre deux relectures de mon bouquin, j'ai cru voir de la lumière.

Mais je me suis vraiment trompé. Chacun ici reste figé sur ses obsessions maladives.

Tous les deux commentaires, le mot "juif", ou presque.

Nouveau sujet passionnant "Ardisson et les juifs".

Et Dieudonné qui réapparaît à cause de Handke.

Quelle désolation. Quelle misère.

Ce n'est pas de la putréfaction ou de la pourriture, c'est juste un reflet.

Mais de quoi au juste ?...

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19:04 Lien permanent | Commentaires (239) | Envoyer cette note

vendredi, 04 août 2006

Amitiés.

Quelques infos sur l'avancée de mon livre pour NRV mes nombreux amis, Heil oh 6, petitrobinquis'ennuiel'été, mcfpleind's et les autres.

Deuxième version corrigée terminée.

Reste à relire de nouveau et à conclure.

Rira bien... 

 


 

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jeudi, 03 août 2006

Étape intermédiaire.

Hello à tous !

Ce petit message pour vous informer sur l'écriture de mon bouquin.

J'ai terminé le gros de la première mouture du texte. Il me reste à le corriger, le façonner, le bichonner.

Puis à conclure, peut-être.

Je dois le rendre le 21 août à mon éditeur Jean-Marc Roberts (Stock).

S'il est satisfait - je le suis - ce texte doit voir le jour en librairies fin octobre.

Le sujet ?

Bah cherchez un peu. 

Le titre de travail : "Ils m'auront bien cherché". 

Bye. 

 

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