« 2006-09 | Page d'accueil | 2006-11 »
mardi, 31 octobre 2006
Chirac 3 (bis).
"Le Figaro - Pensez-vous que l’UMP doive s’inspirer du principe des primaires pour sélectionner son candidat ?
C'est la responsabilité de l'UMP. Je suis président de la République et je n’ai pas à m’immiscer dans la vie des Partis.
Le Figaro - Mais estimez-vous possible, et souhaitable, que plusieurs candidats issus de l’UMP soient en concurrence à la présidentielle
L’élection présidentielle c’est une rencontre entre un homme et un peuple ; tel est l’esprit du gaullisme, telle est la logique de l’élection du président au suffrage universel. Tout est donc est possible. Quant à ce qui est souhaitable, je dirais qu’il faut privilégier l’esprit d’unité et de rassemblement".
Les réponses à ces questions sont signées Jacques Chirac, dans un entretien exclusif publié ce matin par Le Figaro.
Nous vous avions prévenu ici Nicolas...
07:06
Lien permanent
| Commentaires (91)
| Envoyer cette note
lundi, 30 octobre 2006
Le FAS frappe de nouveau...
Le Front Anti Steevy a encore frappé.
Et en plus, ils m'ont nommé Président d'honneur... Nomination.pdf
Je vous laisse juger par vous même de la gravité de la situation.
Lire la suite
18:42
Lien permanent
| Commentaires (42)
| Envoyer cette note
La télé rend con (2)
Par mégarde, tardivement, samedi, je suis tombé sur l'émission de Ruquier. "On n'est pas couchés"...
Dans son équipe, le nouveau chroniqueur hype de la télévision Française : Éric Zemmour.
Je connais assez bien Éric.
Ou plutôt je l'ai assez bien connu.
Mais là... Je ne le reconnais plus.
Lire la suite
07:55
Lien permanent
| Commentaires (158)
| Envoyer cette note
samedi, 28 octobre 2006
Scoop de week-end.
La tragédie du Président II ne sortira pas...
Son éditeur Flammarion se désole.
Un deuxième best-seller est compromis.
Franz-Olivier Giesbert, le roi du off, le prince de la petite phrase entre guillemets, l'indiscret qui note tout sur son petit carnet pour révéler la vérité vingt ans plus tard... Franz Olivier Giesbert a eu un très grave problème, il y a une quinzaine de jours.
L'affaire, passée sous silence, n'a pas été évoquée par la presse nationale.
art.journal.jpg
Le drame s'est noué le 13 octobre à Condé sur Noireau. Un VENDREDI 13 !!!
C'est un sccop de L'Orne combattante.
Jacques Chirac peut enfin redormir tranquille.
Toute personne pouvant aider FOG à retrouver son gagne-pain peut le contacter via ce blog.
09:25
Lien permanent
| Commentaires (53)
| Envoyer cette note
vendredi, 27 octobre 2006
Ségolène Royal au Zénith.
en cliquant sur Razzye, allez écouter DSK et Laurent Fabius.
21:10
Lien permanent
| Commentaires (510)
| Envoyer cette note
J'ai testé la télé sur le net avec des copains...
11:34
Lien permanent
| Commentaires (57)
| Envoyer cette note
Le bréviaire du stagiaire.
Une entreprise comme les autres.
Une situation banale.
Un domaine aléatoire ; ici la culture…
L’équation paraît simple et pourtant…
Il arrive encore dans notre monde moderne que l’esclavage policé refasse surface.
Parfois à travers quelques mots, parfois plus, lorsqu'existe un manifeste clair, simple, ; distribué et affiché comme une sorte de mode d’emploi à l’usage des nouveaux stagiaires…
Ce document n'est donc pas une parodie ou un pastiche.
Il est réellement affiché dans une boîte Française, dans le milieu "culturel", ces jours-ci...
Lisez-le consciencieusement...
stagiaire_1.jpg
stagiaire_2.jpg
Merci à ceux qui m'ont remis ce joyau.
07:24
Lien permanent
| Commentaires (102)
| Envoyer cette note
jeudi, 26 octobre 2006
Étrangers & électeurs !
Jean-Marc Salmon, sociologue, et Driss El Yazami, délégué général de Génériques, ont demandé publiquement aux présidentiables de gauche d’inverser le cours des politiques d’immigration et de rompre avec ce qu'ils nomment « des politiques de méfiance ».
Trouvant les "réponses reçues" jusqu'ici peu satisfaisantes, Jean-Marc a le blues.
Heureusement qu’il a croisé des Verts - Noël Mamère ou Alain Lipietz - une communiste - Marie-Pierre Vieu - qui, eux, lui ont tout de suite dit « le droit de vote pour les étrangers, c’est pour 2008 ! ».
Comme je partage cette vision, j'ai demandé à Jean-Marc d'y revenir ici pour nous.
Lire la suite
07:30
Lien permanent
| Commentaires (185)
| Envoyer cette note
mercredi, 25 octobre 2006
Lettre morte.
Depuis quelques semaines, je me demande qui sont les blogueurs qui m'entourent et qui laissent une adresse en lien dans leur signature. J'en ai visité de nombreux, apprécié certains d'entre eux et du coup, j'ai eu envie d'en croiser quelques-uns dans la vraie vie. Et là, ces quelques rencontres m'ont, parfois, fait toucher du doigt des situations de détresse absolument incroyables.
Au moment où la précarité éclate à la tête de tous les politiques dans notre pays, j'avais totalement sous-estimé une évidence.
Les blogs sont aussi, évidemment, pour beaucoup, animés par de vrais précaires.
Lire la suite
08:55
Lien permanent
| Commentaires (284)
| Envoyer cette note
mardi, 24 octobre 2006
Débat entre socialistes... Entrez, c'est ici !
Nos commentaires en direct sur le deuxième débat entre socialistes...
08:50
Lien permanent
| Commentaires (459)
| Envoyer cette note
Starr Système.
J'ai reçu dimanche soir ce mail. Il m'est adressé par Sophie Blandinières. C'est elle qui a fait le nègre (!) pour Négresse, histoire romancée - publiée chez Privé - de la vie de Fatou. Sophie me raconte ici le dégoût que lui inspire la reconversion de Joey Starr en modèle citoyen surexploité par les médias. Beaucoup de médias (presse écrite et télés) refusent d'inviter Fatou pour ne pas déplaire à Joey. Oui, Fatou raconte, entre autres, dans Négresse, sa cohabitation avec Joey qui a duré, en vrai, plus de "60 jours et 60 nuits" (vous vous souvenez peut-être de cette émission de téléréalité des "stars" qui montrait Joey d'un côté, Francis Lalanne de l'autre, sur Canal Plus). Certains médias nous ont donc dit "on ne peut pas le fâcher, on en a besoin de Joey".
Besoin ? Mais pour quoi faire ?
C'est ce que Sophie raconte ici.
Lire la suite
08:40
Lien permanent
| Commentaires (186)
| Envoyer cette note
lundi, 23 octobre 2006
Débat entre socialistes 2...
Demain soir nos commentaires en direct sur le DEL, pendant le deuxième débat entre candidats socialistes à l'investiture...
12:00
Lien permanent
| Commentaires (51)
| Envoyer cette note
Un prototype Royal.
Ségolène Royal, candidate à l'investiture PS pour la présidentielle, s'est prononcée dimanche pour la mise en place de "jurys de citoyens tirés au sort", afin de surveiller l'action des élus.
Moi, a priori, je dis plutôt bravo !
Je trouve que c'est une excellente idée de surveiller l'action des élus...
Mais est-ce si simple ?
Lire la suite
11:25
Lien permanent
| Commentaires (115)
| Envoyer cette note
dimanche, 22 octobre 2006
Fame
Croisez deux blogueurs dans une réunion (pas une réunion de blogueurs, le principe m'indispose...).
Tendez l'oreille. La phrase : "Et toi, tes stats, ça va ?" finit toujours par tomber, l'air de rien, dans la conversation, comme s'ils parlaient du pelage de leur petit animal de compagnie. Puis, forcément, quelques minutes plus tard, on entend : "T'es classé combien en influence sur Technobouffi ?". Comme s'ils ne le savaient pas, puisque ils ont affiché leur position sur leurs blogs respectifs...
Au passage, je défie quiconque de comprendre les critères de classement utilisé par ces sites... Cela me rappelle exactement la scène hilarante de l'un des premiers épisodes de Twin Peaks dans laquelle l'agent Dale Cooper jette des cailloux sur des bouteilles en verre pour tenter de trouver le coupable du meurtre de Laura Palmer... Culte !
Je me suis laissé prendre, comme un con et comme les autres, quelques mois, à ce petit jeu débilitant.
Mais, depuis quelques semaines, je suis de plus en plus NRV par les débats multiples qui se déroulent de blogs en blogs sur l'influence des uns, le nombre de visiteurs des autres, les pages vues des derniers et les commentaires nombreux ou pas. Sans parler des problèmes de "notoriété" et d'ego des blogueurs... On se croirait devant le jury de la Star-Ac !
J'ai le sentiment que lorsque ces discussions en viennent à polluer le contenu et les propos des visiteurs, cela signifie qu'il faut en parler et agir vraiment.
Pour arrêter ça. Définitivement.
Lire la suite
08:20
Lien permanent
| Commentaires (251)
| Envoyer cette note
samedi, 21 octobre 2006
"Prologue à une guerre civile..."
Novembre 2005. Dantec parle des émeutes depuis Montréal.
Je suggère donc à François Rebsamen de commander la cassette et de se la passer en boucle pour préparer sa prochaine prestation télévisuelle.
Des "Barbares" de Rebsamen à la "guerre civile" de Dantec, il n'y a qu'un pas...
Lire la suite
20:35
Lien permanent
| Commentaires (94)
| Envoyer cette note
Rebsamen a dit BARBARES...
Nous hurlons à chaque fois qu'un politique (généralement) de droite - au hasard Nicolas Sarkozy - utilise des termes que nous jugeons impropres : Kärcher©, racailles...
Eh bien nous allons nous intéresser à l'intéressant cas du n°2 du Parti socialiste, maire de Dijon, soutien de Ségolène Royal, François Rebsamen.
Plutôt aux propos qu'il a tenus cette semaine dans "À vous de juger" l'émission d'Arlette Chabot...
Sur le service public...
Lire la suite
09:25
Lien permanent
| Commentaires (434)
| Envoyer cette note
vendredi, 20 octobre 2006
Journalisme à la Française.
Hier est sorti en librairies le livre de Valérie Duby et Alain Jourdan, Mort d'un banquier. Le dessous de l'affaire Stern.
Après bien des péripéties juridiques - livre interdit en Suisse par la justice puis autorisé en appel - tentative de référé et d'interdiction en France - victoire de Privé en justice - voici désormais venu le temps des péripéties médiatiques...
Ci-dessous un petit texte éditfiant de la chargée de communication de Privé - Bob - sur les "manières" d'une partie de la presse Française...
Lire la suite
08:48
Lien permanent
| Commentaires (57)
| Envoyer cette note
Dernier pouvoir.
Je suis en désaccord sur ABSOLUMENT TOUT et ABSOLUMENT SUR TOUT avec Élisabeth Lévy (qui me le rend au centuple), mais je regrette la supression de son émission de critique des médias sur France Culture.
Voici donc l'adresse d'un blog ou ses aficionados continuent et où l'on peut même réécouter certaines de ses émissions (qui pour la plupart m'NRvent considérablement !)
08:45
Lien permanent
| Commentaires (142)
| Envoyer cette note
jeudi, 19 octobre 2006
Une crapulerie (de plus) du Point.
Nous avons évoqué ici le projet Plenel pour Libé. J'ai précisé en fin de note que Plenel venait d'être nommé professeur associé à Montpellier. Ma fac.
Sébastien Fontenelle me signale ce matin un article si crapuleux dans Le Point que je me vois obligé de revenir rapidement sur le sujet.
Lire la suite
11:35
Lien permanent
| Commentaires (101)
| Envoyer cette note
T'empêches tout le monde de dormir...
Et même Le Monde a remarqué que vous faisiez beaucoup de bruit !!!
07:17
Lien permanent
| Commentaires (82)
| Envoyer cette note
Vers la catastrophe sanitaire ?
Merci à Christian Lehmann de venir aujourd'hui sur le DEL pour nous faire réfléchir...
Lors du premier échange télévisé des candidats à l'investiture socialiste, ont été abordées les questions de santé, dont l'inégalité territoriale, géographique, d'accès aux soins. Ce qui a été dit par les participants est en grande partie en accord avec le projet du Parti Socialiste, si ce n'est un léger flou chez Ségolène Royal sur les moyens de réinvestir certains territoires désertés par la médecine: s'agissait-il d'inciter ou d'obliger les jeunes médecins à s'installer en milieu rural "déserté"? Laurent Fabius a renchéri en remettant en cause fortement la liberté d'installation et en plaidant pour un conventionnement sélectif des jeunes médecins en fonction de leur acceptation d'une répartition géographique décidée en fonction des besoins de la population. Cela semble cohérent, simple, normal... comme beaucoup de fausses bonnes idées hélas. Quel énarque a pondu cette note pour le candidat? Le problème de la répartition des médecins est avant tout un problème global d'aménagement du territoire: les jeunes médecins qui s'installeront demain ( sil y en a...) seront en majorité des femmes, certaines auront des enfants en bas âge... Si l'on ne traite pas la question globalement, si l'Etat ne garantit pas l'aménagement du territoire, laquelle de ces jeunes femmes ira s'isoler dans un milieu où elle aura du mal à scolariser ses enfants?
Et comme l'ont indiqué les participants au débat, cette réflexion ne peut se concevoir sans un investissement fort sur la médecine générale (DSK) et une réflexion sur de nouveaux modes d'exercice (Ségolène Royal).
Ci-joint un article publié il y a maintenant deux ans dans l'Humanité, qui tentait d'alerter déjà les décideurs sur la catastrophe en cours. Deux ans plus tard, il paraît presque naïvement optimiste, tant la réforme Douste-Blazy, vantée pour son efficacité par les journalistes du plateau semblant avoir avalé les artifices de communication du Ministère, a aggravé la donne, en médecine générale tout particulièrement.
Si j'ouvre le débat ici sur le DEL, ce n'est pas pour dénigrer les qualités ou les convictions de tel ou tel candidat à l'investiture, mais pour sortir de la focalisation sur la forme des débats et tenter d'apporter un éclairage sur un sujet de fond abordé lors des échanges.
Lire la suite
06:56
Lien permanent
| Commentaires (84)
| Envoyer cette note
mercredi, 18 octobre 2006
TEASING...
Amis et ennemis du DEL, demain le docteur Christian Lehamnn vous propose un texte qui concerne le fond du discours des candidats socialistes à l'investiture. Soyez nombreux ! Il sera là pour vous répondre.
21:00
Lien permanent
| Commentaires (6)
| Envoyer cette note
Déjà vu le film...
Je déteste plus que tout les petits-matins pâteux d'un lendemain d'"événement" !
J'imagine d'abord - vision d'horreur - les éditorialistes de presse écrite, debout dans leurs salles de bains, les cheveux en pétard (pour ceux à qui il en reste...) écoutant fébrilement si les revues de presse matinales des radios ont repris leur "analyse" : "Chérie ! Il m'a cité ! YESSSSSS". Trépignements dans l'appartement encore ensommeillé.
Et puis, les politologues et autres spécialistes qui glosent dans le poste dès 6h30. "Truc a gagné". "Machin a perdu". Un avis sur tout, surtout un avis.
Les soutiens politiques qui fanfaronnent dans les micros : leur "champion" a été "le meilleur", il était "épatant", "détendu", "souriant", "convaincu". Bref, tout le monde l'a emporté.
Les journalistes, lâchés dans la capitale nuitamment qui, une fois rentrés, recrachent à l'antenne le fruit de leur chasse nocturne à la "petite phrase" : bruits de fond, verres qui s'entrechoquent, hourras... "il est vraiment, il est vraiment, il est vraiment phénoménal la la la la..."
Les auditeurs-qui-ont-la-parole et veulent absolument la prendre puisqu'on la leur donne. Parfois meilleurs que les analystes. Parfois bien pire... "Elle avait un fichu sous le brushing, si, si je vous assure, une oreillette probablement, truqué, complot !"
Les opposants qui s'opposent... Comme des bourrins (Raffarin réunissant son club et repris partout : "Casino Royal diffusé sur la chaîne parlementaire"...bla bla bla "l'opportunisme n'a pas d'adresse...", etc...)
Les "communicants" qui ont déjà sauté dans leurs tennis dernier cri et leur costard ultra-mode, pour décrypter du vent sur le premier plateau qui passe : "il faut laisser sa chance au produit !" "Chérie, le portable n'a pas sonné pendant que j'étais au wa wa" ? Variante : un téléphone sonne dans les wa wa : "allooooo.." fait l'écho.
Les sondeurs, la mèche en bataille, qui font déjà tourner leurs machines à vide pour affirmer le lendemain qui a "gagné". Quanti. quali et tutti quanti !
Les militants convaincus d'avoir fait le bon choix et qui partent bosser comme tous les jours.
Et pendant ce temps là, les trois prétendants, cernes creusées ou poches gonflées sous les yeux, qui "débriefent" avec leurs états-majors autour d'une revue de presse encore chaude - toujours mal photocopiée - que des petites-mains - exténuées - leur ont déjà fébrilement préparé...
C'est beau la politique...
07:50
Lien permanent
| Commentaires (294)
| Envoyer cette note
mardi, 17 octobre 2006
Débat entre socialistes : vos réactions en direct.
19:00
Lien permanent
| Commentaires (723)
| Envoyer cette note
Juste un commentaire.
Le débat de ces derniers jours concernant la presse me semble essentiel.
Résumons. Suite à la proposition d'Edwy Plenel de faire de Libération un quotidien de gauche anti Sarkozy, je me suis permis de faire remarquer ici - comme Daniel Schneidermann - que cette ligne ne me semblait pas constituer une solution ; ni pour sauver le quotidien, ni pour lui redonner le lustre perdu. Du coup, hier soir tardivement sur le DEL un contributeur anonyme a posté le texte intégral du projet plenel (ag-plenel.doc), que semblent soutenir maintenant la plupart des journalistes du quotidien. Il est évidemment important d'en prendre connaissance.
Il se trouve que dans les échanges nés de la note d'hier sur les débats télévisés entre socialistes, assez vite le sujet "média" est de noueau revenu sur le tapis. Cela me conduit ce matin à essayer d'affirmer - ou de clarifier - ma position personnelle sur l'objectivité minimale nécessaire aux "métiers de l'information", mais aussi sur la manière dont je m'efforce de me comporter sur le DEL.
Selon certains, nous serions enfermés, coincés même, entre d'un côté la communication, de l'autre l'opinion. En gros, prisonniers du dilemme entre l'horrible communication - toujours synonyme de mensonge - et l'opinion plus belle, plus propre, en dépit de sa subjectivité. Entre les deux ? Un fossé et globalement une "Presse-qui-ment", au service des puissants bien évidemment.
Je ne suis pas d'accord avec cette présentation caricaturale.
D'abord, un mot rapide sur le "travail" que je poursuis sur ce blog. Il y a plusieurs catégories de notes ici, mais à quelques exceptions près, il s'agit d'éditoriaux, de commentaires, de chroniques, d'opinions ; en aucun cas d'une présentation objective de faits. Ici, et je le revendique, je ne suis en aucun cas neutre. Je suis engagé contre quelque chose qui m'a NRV. C'est cette subjectivité qui, à mon sens, peut faire l'intérêt - relatif - de ce que j'écris. Mais tout est contestable et fait pour être contesté. Je ne prétends donc nullement vous informer (sauf exceptions) : je vous fais partager ma vision personnelle des faits. Et parfois, malheureusement, avec mauvaise foi.
Dans mes autres activités "journalistiques" publiques (interviews ou papiers de VSD, interventions sur RTL, etc....), je dois au contraire tenter de m'écarter de cette NRvement et de cette subjectivité, pour tenter d'aider à informer et à rendre compte de faits d'une manière plus neutre.
Par ailleurs, n'étant pas et n'ayant jamais été militant d'aucun parti, je suis dans une situation plus aisée que d'autres pour pouvoir critiquer - ici ou ailleurs - les politiques d'une manière à peu près aussi sévère. Il serait intéressant à ce titre de vérifier l'équilibre politique (ou le déséquilibre) des bons et des mauvais points distribué sur le DEL sur les près de 300 notes rassemblées.
Je pratique donc à la fois le commentaire engagé et la critique (DEL), tout en m'efforçant en même temps de contribuer à l'information des citoyens. Je revendique, en revanche, dans ces deux activités séparées une atttitude tout aussi sévère sur la seule communication.
Si je devais alors prendre des responsabilités dans un journal ou même en créer un, mon objectif serait justement de parvenir à l'équilibre assumé entre l'information d'un côté et les opinions & commentaires (engagés) de l'autre, tout en rejetant totalement (autant que faire se peut) la communication. Mais ce ne serait pas un journal de gauche ou de droite. Un journal contre Nicolas Truc ou pour Ségolène Bidule (c'est pareil non ?). Ce serait un journal fait par des gens avec leurs sensibilités et leurs subjectivités personnelles, mais à qui je demanderais instamment de séparer informations et commentaires et de le signaler visiblement voire visuellement ; tout en affirmant clairement d'où ils parlent personnellement. Il n'y a rien de plus insupportable que ces journalistes qui assénent en fait des opinions politiques en prétendant qu'ils font de l'information. Il n'y a pas de honte à militer, ni à faire activement de la politique, mais il faut le dire à ses lecteurs. La carte d'un parti ne se dissout pas encore dans la carte de presse !
De fait, si nos journaux se meurent, ce n'est certainement pas parce qu'ils manquent d'opinion(s) ! J'ai même comme l'impression que toutes les tendances de la gauche existent dans la plupart des journaux de notre pays (courants du PS compris) ! Je blague à peine... Surtout, leurs colonnes dégoulinent de commentateurs et de chroniqueurs qui oublient, pour la plupart, à quel point un simple rappel des faits serait nécessaire. Nous mesurons chaque jour à quel point les histoires que nous commentons, en les pensant comprises et intégrées, ne sont même pas connues de ceux à qui nous nous adressons !
Informer d'abord, commenter ensuite, critiquer toujours (ou presque). On peut bien rêver un peu non ?
N'oubliez pas que ce soir une note sera ouverte pour commenter (!) le premier débat entre socialistes.
08:25
Lien permanent
| Commentaires (139)
| Envoyer cette note
lundi, 16 octobre 2006
No comment.
Entendu à l'instant, en voiture sur Europe 1 (17h52).
Émission de Laurent Ruquier.
La chienne d'Isabelle Mergault semble inquièter tout le monde dans le studio.
Après un ou deux échanges, LA réplique de Steevy : "Elle vient de banlieue ta chienne ?". Personne ne réagit.
No comment.
18:05
Lien permanent
| Commentaires (77)
| Envoyer cette note
Brejnev TV : introducing le "débat".
"Je vais voir comment (ces débats) vont se dérouler, il y en a trop, C'est à désespérer, ce qui se passe dans le parti : on n'arrête pas de se regarder le nombril ! (…) J'en accepte le principe, mais je me réserve pour la suite." Ségolène Royal
La messe est dite !
Pourtant, demain soir, à 20h35, aura bien lieu le premier "débat" télévisé entre les trois candidats socialistes à l’investiture pour l'élection présidentielle. J’ai toutefois mis des guillemets à "débat". D’autres, je le sais, les mettent à "socialistes"! Mais là, franchement, c’est bien à mon sens au terme "débat" qu’ils collent le mieux ces guillemets. Il a, en effet, fallu deux jours de négociations (lundi 9 et mardi 10 octobre au siège du PS) entre les équipes des candidats, celle de la direction du Parti socialiste et celles des chaînes parlementaires, pour que tous parviennent – très douloureusement - à se mettre d’accord sur les modalités précises de ces fameux "débats". Qui n’en seront pas justement. Des "débats".
Bien avant cet accord final, il me faut rappeler aux téléspectateurs, qui se demandent sûrement pourquoi ce sont les chaînes parlementaires qui ont hérité de la diffusion de ces confrontations, que c’est notamment le Premier secrétaire du PS - François Hollande - qui, dès le mois de septembre, a refusé de leur donner une publicité supplémentaire. Tant le service public (France 2) que les chaînes d’information continu étaient partantes mais l’offre n’a pas été retenue au sommet du PS. Ni surtout par...Ségolène Royal.
Je vous confesse que je m’amuse énormément à observer les mêmes qui éructaient (à juste titre), depuis des mois, sur le fait que la politique n’avait plus jamais droit de cité en prime time à la télévision sur le service public – ouh ouh monsieur le porte-parole ! - refuser cette fois la salubre proposition du même service public…
Quand on pense au retentissement exceptionnel (et largement télévisuel) des débats internes pour les primaires du Parti démocrate américain en 1992 par exemple – ils permirent alors à un certain Bill Clinton de crever l’écran américain – il y a donc 14 ans… -, on peut se demander quelle est la conception socialiste de la démocratie … Et du "débat" !
Mais poser la question en ces termes est une véritable erreur, puisque tant Dominique Strauss Kahn que Laurent Fabius auraient souhaité, eux, des vrais débats (sans guillemets), en face à face (soit trois duels), davantage médiatisés et ailleurs que sur les seules chaînes parlementaires.
Il faut donc plutôt – et je le regrette sincèrement - questionner le Désir de "débat" de Ségolène Royal et celui de son compagnon Premier secrétaire, puisque c’est bien eux qui ont magitralement réussi à couler toute initiative différente.
Toutes les indiscrétions recueillies sur les palabres préludant à l’organisation des "débats" font ainsi apparaître que tout a été entrepris par les représentants de la direction du PS pour que jamais la candidate Royal (je n'ai pas écrit la royale candidate...) ne risque d'être mise en difficulté par ses concurrents. Le décalage des pupitres a même été calculé - et au centimètre près, s'il vous plaît - de façon à ce que les candidats ne puissent – normalement… - pas s’interpeller entre eux. L'intervention de chaque prétendant - et sa place – va dépendre du tirage au sort réalisé avant le début de l'émission (100 minutes). Une quinzaine de questions, exclusivement consacrées à l'économie et au social pour la première édition du 17 octobre, leur seront soumises à tour de rôle. Des questions – je rassure les inquiets – sorties directement du filtre, du tamis de la direction du … Parti socialiste.
D'où viennent-elles ? Qui les sélectionne ? Qui les trie ? Qui les filtre ? Qui les hiérarchise ? Qui les zappe au cas où ? Évidemmment la direction du Parti socialiste et ce, même si ce sont a priori les questions des militants, tirées au sort, qui devraient être posées à l'antenne. Vous vous doutez bien qu'il n'est pas trop sorcier - vu le nombre de questions parvenues - de faire délicatement disparaître les moins consensuelles. Quant aux deux journalistes présents, c'est à peine s'ils pourront espérer relancer un candidat qui éluderait une question l'embarassant. On les plaint d'avance. 100 minutes à tenir la chandelle, c'est long. Très long même.
Chaque réponse à ces "terribles" questions sera chronométrée. Pas plus de trois minutes et quinze secondes (!). Trente secondes avant, une petite lumière rouge s’allumera sur le pupitre, avertissant le candidat qu'il lui faut conclure. Le temps "non consommé" (joli concept) sera re-réparti. Les prétendants disposeront par ailleurs de deux à trois minutes, en début et en fin d'émission, pour présenter leur candidature. Ça devrait aller...
Si vous voulez en savoir davantage, lisez ce document socialiste (Charte_organisation_interne_.2.pdf ) qui fleure bon son bon gros verrouillage à l'ancienne.
Quant aux débats publics, organisés cette fois devant les militants, le 19 octobre, le 26 octobre puis le 9 novembre, il a été finalement convenu que les journalistes pourraient bien assister à ces rencontres… Mais sans micros, ni caméras !
[C'est en fait, soyons honnêtes, surtout à ces débats que Ségolène Royal fait allusion dans son propos (entre guillemets !) qui ouvre cette note.]
Pourtant, vous savez quoi ? Malgré toutes ces tentatives pour empêcher le véritable débat (sans guillemets) d'avoir lieu, je fais le pari, ici, devant vous, que les choses ne vont pas du tout se passer comme prévu : la glorieuse incertitude du sport !
Du coup, je vous propose de tenter une expérience inédite sur le DEL. Mardi, vous trouverez dès la fin d'après-midi, une note qui sera en fait un espace de commentaires en direct du "débat" télévisé. Jusqu'au bout de la nuit !
Chiche ?
Pour faire patienter jusque-là les nostalgiques du vrai "débat" débat et de la politique à la télévision, un petit cadeau...
06:20
Lien permanent
| Commentaires (120)
| Envoyer cette note
dimanche, 15 octobre 2006
Le Parisien citoyen !
Ce matin,
Le Parisien titre en "une" :
Banlieue La tension monte.
Page 2 : "TROIS POLICIERS PIÉGÉS DANS UN GUET-APENS À ÉPINAY-SUR-SEINE"
Et si le patron du Parisien - le bien trop méconnu Christian de Villeneuve - devenait CITOYEN VOLONTAIRE...
15:50
Lien permanent
| Commentaires (150)
| Envoyer cette note
Pour qui roule Edwy ?
"Être à gauche et le dire". C'est apparemment la "méthode" qu'Edwy Plenel a présenté vendredi après-midi aux salariés de Libération. L'ancien directeur de la rédaction du Monde, invité par la Société civile des personnels de Libération (actionnaire à 18,4%), a présenté son projet aux salariés réunis en assemblée générale.
D'après la plupart des dépêches ou des sites, qui citent Plenel entre guillemets, son projet s'appuierait notamment idéologiquement sur une certitude qui m'apparaît totalement paradoxale, pour ne pas dire légèrement incompréhensible : "Libération doit assumer son identité de quotidien de gauche. Sans être un journal d'opinion, on peut être un quotidien de combat contre Nicolas Sarkozy". Citant, dans le même mouvement, comme référence Le Parisien et la presse anglo-saxonne, Plenel aurait, en même temps, proposé de créer un quotidien "très resserré, mobile", cultivant sa différence et imposant son propre calendrier.
Bon.
Eh bien, pour ce qui me concerne, je ne vois pas du tout comment cela est compatible ! Et je ne suis pas le seul.
Soit on lance un journal d'opinion - et pourquoi pas un quotidien de combat contre Nicolas Sarkozy, je n'y vois pas d'inconvénients - soit on lance un quotidien qui n'est pas "d'opinion", et ce journal-là ne peut pas se donner comme objectif de bouffer du Sarko !
J'avoue que je ne comprends pas très bien ce qu'il y a là-dessous. Peut-être les propos rapportés sont-ils lacunaires mais, en tous cas, telle qu'elle est décrite, l'intention journalistique qui sous-tend le projet m'échappe. À moins qu'il ne s'agisse surtout - avant tout ? - d'une intention politique...
Et dès lors, "Pour qui roule Edwy" - mon "collègue" - telle est la question !
08:15
Lien permanent
| Commentaires (85)
| Envoyer cette note
samedi, 14 octobre 2006
Veuleries.
Des propos inadmissibles ont été échangés sur le DEL peu avant minuit. Heureusement je suis repassé et j'ai pu les effacer.
Pour la première fois depuis février 2006 j'ai fermé les commentaires de ce blog.
Des identités (noms, pseudos, mails) ont été usurpées pour balancer des messages sexistes ou racistes. Des personnages inventés par certains pour règler des comptes. Avec d'autres ou avec moi.
J'en connais qui pensent qu'ils ont un rôle à jouer ici, du genre "laisse moi faire, on va faire péter le compteur". Je les remercie mais je ne suis pas intéressé par leur "soutien".
D'autres ne se supportent pas et sont prêts à toutes les bassesses, toutes les veuleries.
Si de nouveau des incidents ont lieu, je vais utiliser TOUS LES MOYENS pour les faire cesser.
à plus tard.
09:21
Lien permanent
| Commentaires (69)
| Envoyer cette note
vendredi, 13 octobre 2006
FRONT ANTI STEEVY, le retour...
Un terrible courrier m'est parvenu hier !!! Je vous le livre...
Cher Guy Birenbaum, Vous avez lancé sur votre blog il y a quelques semaines un appel à la lutte anti-Steevy. De cet appel est né le Front-anti Steevy. De cette exhortation est née une réalité concrète.
Aujourd’hui nous existons.
Nous sommes des centaines, prêts à en découdre pour dégager les cons du service public. Qu’ils donnent des leçons puisque le ridicule ne les tue pas et que c’est là leur seule façon de se sentir exister, mais pas avec notre redevance !
Au fil des semaines, le FAS s’est structuré, s’est doté de règles internes et d’institutions à même d’assurer sa pérennité. Si un Fasiste tombe, un autre sort de l’ombre. Ce besoin de structuration et d’organisation explique en partie notre relatif silence durant l’été. En partie seulement.
Car c’est sciemment que nous avons choisi il y a quelques semaines de nous faire un peu oublier et d’attendre le moment propice pour frapper un grand coup. Aujourd’hui nous pouvons l’annoncer : Bourriquet est entre nos mains et l’Ane péroxydé n’a pas d’autre choix que la démission s’il veut revoir sa peluche entière. Nous sommes, dans la mesure du possible, rétifs à toute action violente. Charge à Steevy de prendre la bonne décision.
C’est tout naturellement que nous vous avons choisi pour diffuser notre communiqué vidéo de revendication (je ne vous cache pas que Baudet du Poitou Magazine, Disney Channel et AB Animaux nous ont proposé des sommes importantes). Vous nous avez permis de nous compter, c’est un juste retour des choses. Nous savons également que vous ne caricaturerez pas notre message et veillerez à la dignité du débat.
Qu’il me soit permis de lancer un nouvel appel au combat. Je vous le dis, moi qui parle en connaissance de cause, ce combat ne s’achève pas avec la capture de Bourriquet. Il commence. Cette bataille est une bataille d’ampleur nationale et dans le PAF même, des forces immenses n’ont pas encore donné et sont sur le point de nous rejoindre.
Dégageons les cons du service public. Faisons de la place pour ceux qui ont tant à dire et construisons ensemble un univers médiatique débarrassé des réflexes télécratiques.
Blogeuses, blogeurs, aidez nous !
Demain comme aujourd’hui, le FAS s’exprimera sur la blogosphère ou par l’intermédiaire de son site.
Rejoignez le FAS !!
FAS Vaincra !!
www.front-antisteevy.fr.tc
Pour le FAS, le Porte-parole
LE SOUS-ADJUDANT ANDROS
La video du Front anti Steevy est accessible ci dessous (cliquer sur les images) et sur daily motion
Elle est également lisible en real player et telechargeable en windows media sur le site du fas
Le Professeur Enver Econtretu quant à lui peaufine ses analyses
06:50
Lien permanent
| Commentaires (267)
| Envoyer cette note
jeudi, 12 octobre 2006
Contre l'opinion. Tout contre...
L'AFP nous apprenait hier que Ségolène Royal, avait détaillé dans les locaux du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, devant près d'une centaine de journalistes, les décisions qu'elle souhaiterait prendre sur l'Europe si elle arrivait au pouvoir. Après un discours de trois quarts d'heure est venue une rapide séance de questions. Après quelques échanges sans surprise, madame Royal été appelée à se se prononcer sur la Turquie : "Sans manifester d'enthousiasme sur l'arrivée envisagée de la Turquie, elle a assuré que son opinion est celle du peuple français, puisque c'est le peuple français qui doit se prononcer par référendum".
Je pense que certaines des limites de la candidature de Ségolène Royal tiennent dans ce petit bout de réponse, lâché presque par mégarde.
Un politique ne peut pas, me semble-t-il, se "caler"" sur le peuple Français avant de se prononcer lui-même. À force d'en appeler à l'expertise des citoyens - ici à leur vote - on en arrive, en bout de course, à ne pas avoir de position, d'opinion, d'avis ! Ou à ne pas oser les donner. Ce qui est pire.
Il faut absolument savoir prendre parfois le risque d'aller contre l'opinion, ou au minimum l'informer de ce que l'on souhaite pour le pays, avant que les Français ne se prononcent dans un vote. Ou alors, il faut supprimer les politiques et les élections et ne gouverner que par référendums voire par sondages ! Cela ira plus vite.
Sans en revenir à l'Exemple de François Mitterrand imposant l'abolition de la peine de mort contre la volonté des Français -une décision et un comportement que madame Royal respecte forcément - on peut facilement comprendre et démontrer que cette posture politique - suiviste - n'est pas tolérable lorsque l'on brigue la fonction la plus haute de l'État.
Je comprends bien que sur les questions européennes, échaudée par le "non" du 29 mai, madame Royal - qui vota "oui" - ait décidé de mesurer ses propos et propositions. Mais là, il me semble que l'on se trouve dans la confusion des rôles la plus totale. C'est le politique qui doit tenter d'éclairer le citoyen. Pas l'inverse. Puis ensuite, évidemment, tenir compte de son vote...
Entre Nicolas Sarkozy qui déclarait il y a peu au Journal du Dimanche (au moment de ses "sorties" sur les juges) : "aller contre moi c'est aller contre l'opinion" et Ségolène Royal qui se réfugie - elle - derrière l'opinion pour ne pas se prononcer sur un sujet international, nous sommes bien mal partis...
Comme l'a fait François Bayrou hier, j'espère que madame Royal viendra ici tenter de nous éclairer...
PS. Dieudonné a choisi de renoncer à sa candidature. Enfin une bonne nouvelle !
08:05
Lien permanent
| Commentaires (331)
| Envoyer cette note
mercredi, 11 octobre 2006
Qui es-tu vraiment François Bayrou ?
Traditionnellement on dit "j'ai mal dormi". J'affirme plutôt solennellement que l'on devrait dire "je suis resté mal réveillé".
Je sais, je sais, c'est dangereux avec vous tous là, en embuscade, d'attaquer sa journée, dès le matin, sur une querelle sémantique !
C'est à peu près la situation vécue hier à 7h50 par François Bayrou face à Jean-Michel Aphatie au micro de RTL. Je vous invite vivement à écouter le podcast de ce face à face. En gros voici l'intrigue telle que la décrivait lui-même Aphatie hier sur son blog :
"Les éditions Hachette littératures mettront en vente demain, mercredi, un livre signé par François Bayrou. Il s'agit d'un recueil de discours prononcés par le président de l'UDF depuis juillet 2002. Une préface tente de donner de la perspective à l'ensemble. Elle fait 63 pages et constitue, dans son esprit, une violente dénonciation du système politique.François Bayrou y dénonce "les puissants aux habitudes méprisantes". Ou encore, il compare l'Assemblée nationale aux réunions du Rotary d'il y a vingt ans, précise-t-il, une image qu'il utilise pour dire que, selon lui, les députés ne représentent plus le peuple. Il développe aussi l'idée que convoquer les électeurs aux urnes tous les cinq ans ne suffit pas, suggérant ainsi une forte défiance de la démocratie représentative. Il suggère enfin d'une phrase aux intentions sibyllines que peut-être la corruption en France continue-t-elle d'être une réalité de la société politique.François Bayrou a-t-il tort ou a-t-il raison? Au fond, pour moi ce matin, au moment d'entrer avec lui dans le studio, ce n'était pas vraiment le problème.Ce qui m'est apparu d'abord, en lisant la préface, c'est que François Bayrou, dans ce texte, ne parlait plus comme il parlait d'habitude. Dénoncer, par exemple, de manière indistincte et globalisante, les "puissants", c'est emprunter une pensée et utiliser des termes qui sont, traditionnellement, employés par d'autres. Dire que l'Assemblée nationale fait penser non pas à la représentation du peuple français mais à une réunion de bourgeois bien nourris, c'est peut-être vrai, ou peut-être faux, mais ce genre de propos et de mise en cause n'appartiennent pas au discours traditionnel de l'UDF. En fait, et ceci m'est apparu limpide à lecture, François Bayrou expose, dans le fond et dans la forme, une critique si radicale du système qu'il paraît, et c'est logique, tout à coup très proche des tenants de la radicalité. D'où mon association, dans la présentation du livre, de son propos à ceux que l'on peut entendre depuis des années à l'extrême gauche. C'est la raison pour laquelle j'ai cité Arlette Laguiller. Dans mon esprit, il s'agit d'un constat, pas d'une recherche de dévalorisation. Quand François Bayrou se fait aussi radical, cela me semble être un fait politique important. Peu importe pour moi, journaliste, qu'il ait tort ou raison. Mon souci, c'est de me faire comprendre de ceux qui nous écoutent. D'une formule, j'essaie de dire: attention, François Bayrou a totalement changé de discours, écoutez-le. Ou pour dire les choses plus précisément: il tire, dans ce texte, toutes les leçons de son attitude d'hostilité au gouvernement et à son action depuis cinq ans et se trouve, du coup, dans le champ d'une critique radicale du système politique que d'autres font, parfois avec des mots identiques, depuis plus longtemps que lui.François Bayrou n'a pas aimé ma présentation. Sitôt que j'ai cité Arlette Laguiller, il a secoué la tête, puis fermé son visage. Durant la coupure publicitaire qui a précédé la prise d'antenne, j'ai perçu sa colère. J'ai donc décidé, tout au début de l'entretien, de lui permettre d'évoquer le malaise qu'il ressentait.François Bayrou a l'esprit vif. Il a donc démarré au quart de tour".
C'est le moins que l'on puisse dire.
L'échange a viré à l'affrontement, Bayrou moquant durement l'appartenance au système et l'arrogance d'Aphatie pendant près de dix minutes.
Je ne suis pas là pour prendre position entre eux deux. Juste pour tenter d'analyser le "moment", la "séquence" politico/médiatiques qui se sont joués là.
Et en m'intéressant surtout évidemment à Bayrou. Je ne vais, en effet, pas reprocher à Aphatie d'avoir provoqué son invité du jour, moi qui rêve secrètement chaque matin, dans ma salle de bains, qu'il parvienne à lui faire péter les plombs ! Il serait donc bien malvenu de ma part de reprocher son offensive au journaliste. Tout au plus puis-je lui suggérer de tenter de mêmes assauts plus systématiquement et surtout lorsque face à lui se trouvent les candidats ou les politiques dans les positions les plus élevées.
François Bayrou est donc parti dans cette campagne prédsidentielle avec une stratégie guerrière, en rupture (eh oui) avec son camp. Déterminé, il cogne sur tout ce qui bouge, pour se défaire de l'image de centriste mou qui lui colle à la peau.
Partant - sans doute - du principe qu'en 2002 les images de la claque qu'il avait mise à un gosse qui lui faisait les poches, l'avaient fait grimper dans les sondages, François Bayrou a finement recadré ses cibles et il bastonne désormais ses congénères de la classe politique et, surtout, surtout, les médias couchés et rampants devant les candidats officiels.
C'est un registre. Un créneau. Une position. S'agit-il d'une posture ? Je m'interroge encore sur la sincérité de la démarche.
Bayrou joue-t-il un rôle par opportunisme politique ou est-il tombé dans une potion magique qui lui a donné la pêche et l'énergie d'un Montebourg avant qu'il ne rejoigne les équipes Royal ?
Lisez par exemple les extraits de l'introduction de son livre que publie ce matin 20 minutes. Je n'y vois rien à retirer.
Quelle est la part du jeu et celle de l'honnêteté ?
Je ne le sais pas encore. Je pense en revanche que le "public" visé par ces sorties est sans doute moins large que ne le croit Bayrou. Je ne crois pas que les ouvriers et les classes moyennes soient vraiment préoccupées par les questions qu'il privilégie (je le regrette). Je pense que ce sont plutôt des électeurs de gauche, qu'il pense déjà orphelins d'une candidature, que vise Bayrou. Ou encore des électeurs de droite, effrayés par la machine Sarkozy. Mais ceux-là se recrutent davantage dans les catégories socio-professionnelles les plus élevées que chez l'électeur de base.
Pour schématiser, Bayrou fait une splendide campagne pour les bobos et les intellos des deux bords mais qu'en pense l'électorat traditionnel de l'UDF et surtout le coeur de "l'électorat national" ?
Je ne pose pas cette question avec malice mais avec intérêt. Le coeur de mon travail - éditorial notamment - vise souvent à contester les mêmes dérives que Bayrou pointe politiquement et force est de constater que le public n'est pas si large que celà...
En sens inverse, il ne suffit pas de moquer Bayrou en lui reprochant d'être publié par l'un des conglomérats qu'il prétend dénoncer (Hachette-Littératures appartient à Arnaud Lagardère...) pour lui règler son compte en quelques secondes.
Il est plus ennuyeux, en revanche, qu'ayant décidé de secouer les cocotiers, tous les cocotiers, il continue tout de même à "jouer" avec les mêmes règles du jeu que les autres politiques comme le révèle l'épisode qui l'oppose ces jours-ci à Charlie hebdo.
Alors, qui es-tu vraiment François Bayrou ?
Et ne vaudrait-il pas mieux dire "Je suis resté mal réveillé" ?
Mes questions du jour...
PS. Si quelqu'un a les moyens de convaincre l'intéressé en personne de venir par ici, pour qu'il nous réponde, cela me réjouirait vraiment. Je ne possède pas cette clef...
En attendant :
07:41
Lien permanent
| Commentaires (199)
| Envoyer cette note
mardi, 10 octobre 2006
Anna...(27 mars 2005)
11:45
Lien permanent
| Commentaires (128)
| Envoyer cette note
AC! contre Le Point.
Le Point a publié, il y a peu, vous le savez sans doute, le "Témoignage" d'un certain Thierry F., sous le titre "24 ans de chômage, que du bonheur !". Le chapeau de l'article est éclairant : "Thierry F. raconte comment depuis vingt-quatre ans il vit aux crochets des Assedic, ASS et autres CMU. Légalement..." (Le Point 28/09/06 - N°1776).
Il s'agissait en fait des bonnes feuilles d'un livre publié chez Albin Michel.
L'opération s'apparente dans les faits à une mise en cause globale et radicale de l'ensemble des chômeurs ; comme si chacun d'entre-eux se trouvaient dans la situation de ce fameux Thierry F.
L'association AC! n'ayant pas de site fixe pour le moment, il faut l'aider à faire connaître son point de vue sur cet article indigne envers les chômeurs et les précaires.
Finement aiguillé par Grabuge - que je salue - je reprends ici le communiqué d' AC! en espérant lui donner un écho important après que le monolecte s'en soit déjà chargée.
Communiqué d'AC
Bonjour,
Notre site est en rade et nous ne pouvons y publier notre "droit de réponse" au Point.
Le voici ci-dessous.
Thierry F. et Le Point : le « parasite » publie un « droit de réponse »
Le 1er octobre 2006, AC ! publiait sur son site : http://www.ac-reseau.org/ un article intitulé : « L’appel au lynchage de l’hebdomadaire Le Point ».
Cet article répondait à un « témoignage » de « Thierry F. », chômeur anonyme de Roanne que Le Point n’hésitait pas à traiter de « parasite ».
Cette semaine, l’hebdo Le Point publie un étonnant « droit de réponse » à notre article.
Etonnant car ce droit de réponse ne nous est pas adressé.
Etonnant encore car il ne concerne pas les personnes que nous avons mises en cause.
Pas de demande de droit de réponse de François Pinault, le propriétaire du Point dont nous évoquions l’amende de 475 millions d’euros payée par les contribuables et les 9 millions d’indemnités de licenciement versées à son ami Blayau, pas de demande de droit de réponse encore de la rédaction du Point que nous accusons de mensonges et de manipulations quant à ses allégations entre autres sur le RMI et qui, en associant des chômeurs à des « parasites » (à quand les « cancrelas » ?) appelle à leur éradication. Enfin, aucune demande de « droit de réponse » du rédacteur de l’article, Ono-Dit-Biot, dont nous dénoncions au mieux le manque de rigueur professionnelle, au pire la malhonnêteté intellectuelle.
En revanche, l’inénarrable Ono-Dit-Biot aurait vu un « mail violent titré L’appel au lynchage de l’hebdomadaire Le Point » d’AC ! –au point d’approximation où en est l’inénarrable, confondre un « mail » avec un site public ne ternira pas plus sa réputation-, « mail violent » comportant des « accusations » que Thierry F. aurait souhaité « réfuter, point par point » sur le site … du Point !
En guise de réfutation, Thierry F. confirme point par point … l’imposture du Point !
L’ASS, c’est bien 14,25 euros par jour maximum (entre 427,50 et 441,75€ par mois), reconnaît Thierry F. « Sauf, ajoute-t-il, que je perçois bien 600 € car à l’ASS, je joins une allocation logement de 154 €. ».
Mais Le Point n’écrivait pas qu’il percevait 600 euros d’allocations. Le Point écrivait qu’il percevait 600 euros d’ASS. Et l’allocation logement en plus :
« Son secret se nomme ASS. « Allocation spécifique de solidarité ». Ou comme il dit, lui, en remerciant la France, « Aide si sympathique ». 600 euros par mois, versés par les Assedic. (…) Sans compter l'allocation logement (…)».
L’allocation logement, indépendante de l’ASS, est versée par la CAF.
Sur cette allocation logement, Thierry F. confirme encore nos informations : En tant que propriétaire, s’il la perçoit, c’est parce qu’il rembourse un crédit, ce que Le Point avait omis d’indiquer.
Comme l’ineffable avait omis d’indiquer que Thierry F. avait payé l’an dernier une taxe foncière de 177 euros.
Des « fines lunettes à 500 euros payées par la CMU » ? Là encore, Thierry F. confirme toujours nos informations. La CMU lui a remboursé 110 euros.
L’ASS versée « à vie, et quasi sans contrôle » selon Le Point ? Pas tout à fait, selon le témoin qui subit tous les 6 mois un contrôle des ressources et un contrôle de la recherche d’emplois (réponses des employeurs sollicités) et qui a fréquenté les ateliers occupationnels aux titres alléchants comme « objectif emploi » et « objectif projets » pendant lesquels les demandeurs d’emploi apprennent à se vendre à défaut de trouver un employeur, quand bien même le souhaiteraient-ils.
« Il peut être fier de lui, Thierry : trente et un mois de travail sur treize ans, pour vingt-quatre années de « farniente rémunéré », écrivait l’inénarrable. Là encore, l’intéressé dément : « je ne suis pas chômeur depuis 20 ans ». En outre, les conditions d’admission à l’ASS ont été durcies en janvier 1997 et nombre d’allocataires qui avaient eu la mauvaise idée d’accepter un emploi précaire après cette date ont eu la surprise de perdre leurs droits et de se retrouver au mieux au RMI, souvent sans aucune allocation.
Quoiqu’il en soit, le combat douteux du Point pour que l’Etat extirpe les pauvres de leurs « trappes à inactivité » pour les jeter dans les galères des travailleurs pauvres est largement dépassé : le SMP « suivi mensuel personnalisé » que les chômeurs comme les agentEs de l’ANPE (voir notre rubrique "les révoltéEs de l’ANPE") nomment le « contrôle » voire le « flicage » mensuel auquel tous les chômeurs seront bientôt assujettis, vise à les obliger à accepter un retour au régime salarial du XIXème siècle voire même, sous couvert {« d’insertion »}, à travailler gratuitement dans le cadre de stages et d’EMT (« Evaluation en Milieu de Travail »), 80 heures que l’ANPE paie … au patron !
Et ceci sous menaces permanentes de radiation.
Si les lecteurs du Point tiennent à connaître la réalité des contrôles de l’Etat et du patronat sur la main d’œuvre au chômage et les façons de la plier à la précarité forcée, qu’ils lisent Chômage, des secrets bien gardés de Fabienne Brutus, employée de l’ANPE (chez J.-C. Gawsewitch).
AC !
En espérant que vous serez TRÈS nombreux à comprendre les graves "problèmes" que pose la publication de ces foutues "bonnes feuilles"...
07:05
Lien permanent
| Commentaires (78)
| Envoyer cette note
lundi, 09 octobre 2006
De l'influence...
Dans le cadre du deuxième forum des femmes pour l'économie et la société, organisé du 5 au 7 octobre à Deauville ( !), le quotidien Les échos avait convié dimanche 80 "femmes d'influence", ministre, chefs d'entreprise, femmes politiques, écrivains, cinéastes... Elles ont rédigé l'intégralité des articles du journal en kiosques ce matin, en tandem avec des journalistes de la rédaction. Michèle Alliot-Marie a planché sur l'après-pétrole, tout comme Ségolène Royal. Mercedes Erra, vice présidente d'Euro RSCG/Monde sur le dialogue social. Etc. La liste est bien trop longue et prestigieuse pour que je vous la donne.
Mais ce n’est pas l’initiative des Échos qui m'NRve. C’est le concept même d’influence. Dans les médias, on le sait, il y a également les journalistes « influents » et puis les autres.
Mais désormais, ici aussi, dans la pseudo blogosphère, on ne parle que de ça. Tous les jours ou presque, des instituts ou des particuliers mesurent désormais notre « influence ». Il m'est même arrivé - sale vanité ! - de me renseigner pour comprendre pourquoi un matin j'avais dégringolé de vingt places d'un coup dans l'un de ces classements ! Quelle horreur ! Quelle indignité ! Quelle connerie surtout ! Rassurez-vous, il ne s'agissait que d'une panne du robot qui mesure notre "influence". Et le DEL a bien vite reconquis les places perdues... La honte.
Je vais vous faire un aveu paradoxal. J’en ai marre de ces catégories, de ces classements, de ces prétendues mesures qui flattent nos egos comme on flatterait la croupe d’un pur-sang avant le départ d’une course ! La seule valeur (oh le bien vilain gros mot !) qui ait un sens reste le travail. Quant à se croire soi-disant "influent", le regard braqué au quotidien sur des statistiques absolument ridicules, il va falloir arrêter avec cela. Stop au narcissisme général. Place au boulot.
Sinon nous finirons quelque part - mais où ? - entre Alain Minc et Loïc Le Meur.
Tout un programme, non ?
Être dans le vent ? Un destin de feuille morte. Jean Guitton.
09:29
Lien permanent
| Commentaires (230)
| Envoyer cette note
dimanche, 08 octobre 2006
Villepin n'a pas d'égo !
Ce soir pendant son Grand Jury, sur RTL, Dominique de Villepin a dit, à peu de choses près, quelque chose comme "Je n'ai pas d'égo..."
Bonne nouvelle !
Il s'est également présenté - longuement - comme un défenseur de la liberté de l'information. Il évoquait en fait alors l'assassinat d'Anna Politkovskaïa. Parce qu'en France, j'ai l'impression que cette liberté l'intéresse... Moins. Si, toutefois, il s'agit bien du même Villepin qui - alors ministre de l'Intérieur - a exigé et obtenu d'Olivier Orban - patron de Plon - la destruction d'un livre dont deux pages le gênaient grandement...
Bizarre non que personne ne lui ait posé la question quand même ?...
20:35
Lien permanent
| Commentaires (25)
| Envoyer cette note
Cuisine & dépendance...
Après une longue période de silence, je démarre dans VSD une nouvelle rubrique, dès mercredi. Une interview qui devrait souvent être politique.
J'avais une envie. Une idée. Qui plaisait aux boss du journal. Je voulais réaliser une interview "ni relue - ni amendée". C'est à dire, sortir un texte le plus près possible de l'entretien réalisé et enregistré.
Eh bien, après une petite tournée des popottes, sachez, mes amis, que c'est... Impossible !
Nos politiques, droite et gauche confondus, ne veulent pour la plupart pas répondre à une interview - en presse écrite - s'ils ne peuvent pas
1° la relire avec leurs conseillers.
2° la modifier.
J'aurai pu me braquer, tenter de passer en force, en sortir une ou deux. Et puis... Il m'aurait fallu arrêter.
La rubrique démarre donc sur des bases différentes. Je soumets une dizaine de mots (au fur et à mesure) aux intéressés (noms communs et noms propres) et la rubrique se nomme "Pris aux mots". On verra bien.
Il ne reste donc que le direct (tv ou radio) pour titiller sérieusement les politiques. La presse écrite, elle, a cédé trop de terrain pour "obliger" de quelque manière que ce soit les politiques. C'est Anne Sophie Mercier qui me racontait il y a peu, à RTL, comment François Bayrou, qui s'était totalement lâché à l'oral, a renvoyé à Charlie- Hebdo une interview totalement modifiée. Anne Sophie l'a écrit dans Charlie la semaine suivante à la très grande fureur de Bayrou qui l'a depuis incendiée. Ce n'est pas bien grave de se faire allumer par un politique, mais l'anecdote est très révélatrice du terrain perdu.
Nous en sommes là. Dépendants. Certains respectent même scrupuleusement le fameux off sur leurs blogs.
Je vous rappelle que les ennuis de Lionel Jospin, en 2002, ont débuté lorsqu'il a lâché "off" dans un avion qu'il trouvait Jacques Chirac "vieilli, usé, fatigué". Certains journalistes relatèrent ces propos, encouragés par un collaborateur du Premier ministre. On connait la suite...
La période pré-présidentielle ne va donc pas améliorer les choses. Chacun veut aujourd'hui contrôler au millimètre près ce qu'il lâche.
Il va falloir ruser...
08:35
Lien permanent
| Commentaires (125)
| Envoyer cette note
samedi, 07 octobre 2006
Recours contre la nomination de Monsieur Le Mesle.
Hier matin, à la demande de cinq requérants (Jean Lacouture, Stéphane Hessel, Remy Dreyfus, Janine Tillard, Danielle Delorme), une requête contre le décret de nomination de monsieur Le Mesle, procureur général de Paris a été déposée devant le Conseil d'Etat.
Merci à Maître Leguevaques de m'avoir transmis ce document.
Et bonne lecture à tous !
memoirelemesle041006.pdf
16:53
Lien permanent
| Commentaires (50)
| Envoyer cette note
Du temps pour ne rien dire ?
Notre formidable Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (encore présidé pour quelques mois - vivement janvier - par notre délicat ami Dominique Baudis...) est intervenu hier dans la campagne électorale. En effet, il a décidé de créer une nouvelle catégorie qui comprendra les formations politiques représentées au Parlement, mais ne se rattachant ni à la majorité ni à l'opposition, pour le comptage des temps de parole. Depuis février 2000, le CSA s'appuyait sur la règle des trois tiers (un tiers de temps pour le gouvernement, un tiers pour l'opposition, un tiers pour la majorité).
Il faut se souvenir que, Le 14 juin dernier, le CSA avait classé dans l'opposition le président de l'UDF François Bayrou, ainsi qu'une partie des députés UDF ayant voté la censure du gouvernement, ce qui avait suscité la colère de l'UDF mais également de l'opposition. Six jours plus tard, le CSA revenait sur cette décision et décidait de neutraliser le temps de parole de l'UDF, c'est-à-dire de ne plus le compter, ni avec la majorité, ni avec l'opposition.
La nouvelle de la création de cette catégorie a évidemment provoqué la fureur du Parti socialiste : "En aucun cas le Parti socialiste n'acceptera que les temps de parole de l'opposition soient davantage réduits par la création d'une nouvelle catégorie alors qu'il considère que l'opposition dans son ensemble est déjà lourdement pénalisée par le système en place", souligne dans un communiqué Anne Hidalgo, secrétaire nationale PS à la culture et aux médias. "Quels sont les critères qui permettraient au CSA de justifier la création" de ces nouvelles catégories "si ce n'est une guerre interne au sein de la majorité qui entérinerait une scission entre l'UDF et l'UMP?", demande la responsable socialiste.
Ce qu'il y a d'intéressant, au delà de cette lutte pour grapiller quelques minutes de télévision et de temps de cerveau disponible, c'est que la décision vient favoriser, pour le moment, le seul candidat qui ait réellement osé prendre la logique médiatique comme cible. Je ne parle pas du porte parole de Ségolène Royal, qui prit position, en son temps, contre les talk show, mais évidemment de François Bayrou. Je vous conseille au sujet de ce dernier de lire avec attention les élucubrations - trop méconnues - du désopilant Séguillon sur son blog politique de LCI...
Malgré tout, cette extension du domaine politique et télévisuel de la lutte ;) n'a finalement que peu d'importance.
Parce que - je le répète ici pour la nième fois - la présidentielle 2007 se gagnera contre la télévision, contre le système médiatique, contre les médias dominants et leurs éditorialistes en peau de lapin.
La bulle actuelle implosera à son heure, probablement extrêmement tard.
Patience...
09:41
Lien permanent
| Commentaires (89)
| Envoyer cette note
vendredi, 06 octobre 2006
Royal & la marge d'erreur.
S vous ne lisez pas scrupuleusement les dépêches de l’AFP (et vous n'en avez pas forcément la possibilité) vous ne savez sans doute pas que quatre députés socialistes ont adressé hier une lettre ouverte au CSA ; pour lui demander de "rappeler solennellement et publiquement les médias à leur devoir d'objectivité et de rigueur" à propos des sondages consacrés aux primaires au sein du PS.
Selon Pierre Bourguignon (Seine-Maritime, partisan de DSK), Didier Mathus (Saône-et-Loire, partisan de Laurent Fabius), Paul Quilès (Tarn, partisan de Laurent Fabius) et René Rouquet (Val-de-Marne, partisan de DSK) : "le véritable matraquage de sondages sur les primaires au sein du PS qu'imposent les médias aux adhérents est devenu insupportable" et "devant tant d'excès, la déontologie des médias est en cause".
Les députés évoquent ainsi la récente prise de position de la Commission des sondages, rappelant dans Libération - aux lecteurs de Libération - que les sympathisants du PS sondés dans le journal sur leur préférence, ne sont pas les adhérents socialistes qui vont voter.
Les quatre députés mettent notamment en cause un sondage Ipsos rendu public jeudi, reposant sur un échantillon de 245 personnes "proches du PS" : "Si l'on considère que cela (le nombre de sympathisants du PS, NDLR) correspond à environ 6 millions d'électeurs pour 180.000 adhérents, les militants représentent 3%, soit dans cet échantillon d'IPSOS, seulement 7 personnes", assurent-ils. "Les sondages fabriqués dans ces conditions ne peuvent pas être scientifiquement et techniquement fondés", expliquent Bourguignon, Mathus, Quilès et Rouquet. "En les présentant de manière fallacieuse et en entretenant sciemment et délibérément la confusion entre adhérents et sympathisants, les médias contribuent à donner à voir aux adhérents du PS une réalité qu'on voudrait leur imposer et qui est certainement de nature à orienter leur choix", en finissent-ils. L'argument est assez convaincant.
Nos quatre mousquetaires seront sans doute heureux d’apprendre que selon le baromètre TNS-Sofres d'octobre pour le Figaro Magazine, rendu public hier, Ségolène Royal subit un tassement de 7 points. Elle reste cependant en tête avec 52% des Français qui souhaitent lui "voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir".
En recul, lui aussi, mais de 3 points, le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, reste deuxième avec 50%.
À suivre...
PS : pour en savoir plus sur le monsieur de la photo. Non pas la dame à droite (!), le monsieur...
06:27
Lien permanent
| Commentaires (241)
| Envoyer cette note
jeudi, 05 octobre 2006
Sarkozy : la stratégie du pire ?
Je veux bien me tromper. Et qu'on me le démontre. Mais j'ai une très sale impression.
Je pense que Nicolas Sarkozy a décidé de jouer avec des allumettes et de l'essence ; avec tous les produits inflammables à sa disposition en fait. En effet, La manière dont la police se comporte et gesticule dans nos banlieues depuis deux ou trois semaines, sous le regard connivent et complice des caméras et des objectifs - prévenus avant les élus concernés -, n'est nullement innocente. Si le ministre de l'Intérieur cherchait l'incident ou l'étincelle, propres à rallumer la mèche, un an après les émeutes de 2005, agirait-il autrement ? Avec moins d'intelligence et aussi peu de réflexion ? Je ne crois pas que ces effectifs policiers démesurés qui agissent - presque - en direct à la télévision et se comportent sans le moindre discernement soient, le moins du monde, le fruit d'un hasard. Ou encore d'initiatives isolées et localisées. Il y a bien là le début d'une stratégie de la tension qui peut conduire à de très gros dégats. Comme si "on" souhaitait que nos quartiers basculent de nouveau dans la violence, histoire que le climat sécuritaire reprenne le dessus. Une autre manière d'intrumentaliser l'insécurité qu'en 2002 ; tout en manipulant de nouveau l'"opinion publique" - en la prenant à témoin - de la pire des manières. De la misérable "politique", dans son sens le plus directement électoraliste et démagogique. Sans la moindre conscience du danger. Le tout en pleine campagne électorale, évidemment. Une pure coïncidence...
Puisqu'il faut bien tenter de rire de tout, restons, pour terminer, sur la police.
Vous voyez ce livre, sur le site de la fnac ?
Regardez de près ce que l'on découvre juste au dessus du code barre...
À la bonne vôtre !
06:18
Lien permanent
| Commentaires (192)
| Envoyer cette note
mercredi, 04 octobre 2006
Révolution !!!
Sans aucun commentaire :
"La meilleure façon de faire la révolution, c'est de gagner les élections".
François Hollande, interviewé par Jean-Michel Aphatie, 7h58, RTL, 4 octobre 2006.
08:08
Lien permanent
| Commentaires (97)
| Envoyer cette note
Et Moix et Moix et Moix...
Frédéric Vignale, animateur du Mague, a vécu une "histoire" télévisuelle si parlante en "compagnie" de Yann Moix que je lui ai demandé de la raconter ici. Il répondra à vos questions. Je vous laisse découvrir son propos... Yann, si tu nous lis...
Avoir un Blog (www.lemague.net) où l'on fait débat autour de la Littérature, de la Société, de la Politique et des Nouvelles Technologies peut avoir plusieurs finalités réjouissantes (...) dont la dernière en date fût pour moi de me faire inviter par Stéphane Bern pour débattre d'un sujet hautement polémique dans la nouvelle Emission télé de France 2 : L'Arène de France. Le Thème était "Les vieux handicapent-ils la jeunesse ?". J'intéresse grandement la Prod. avec un article assez potache et pas très écrit de 2003 qui reprenait de concert tous les clichés sur les Séniors. L'aubaine. Un petit jeune rebelle émchant et teigneux qui dit "Mort aux vieux" à chaque phrase. J'aurais, bien évidemment, préféré qu'on vienne me chercher comme chroniqueur littéraire, pictural ou polémiste de haut vol mais les invitations d'exposition télévisuelle sont si rares pour moi que je ne boude pas mon plaisir et accepte avec grand plaisir de jouer le jeu, forcémenent caricatural, du chien fou, du sniper de service. Oui mais voilà je ne m'attends pas à retrouver un vieille connaissance qui ne m'a pas oublié alors que depuis 5 ans que nous n'avons aucun contact direct : Yann Moix, écrivain, réalisateur, homme des médias que j'avais tant aimé dans son premier roman Jubilation vers le ciel et trouvé si en dessous de son talent dans les improbables Partouz, Panthéon et autres moixeries qu'il sort à chaque rentrée people.
Moi, l'ex provincial (J'ai habité Metz (57) presque 30 ans), ex-Webmaster Moixien j'avais même osé plusieurs affronts à son endroit dont plusieurs articles critiques très mordants (Moix dirait aigres, mesquins, jaloux, revanchards, fascistes, mégalo, desespérés et petits d'un sans talent, d'un sous-Rastignac de foire) et surtout une amitié indéfectible avec son frère Alexandre Moix, écrivain (Second Rôle, Carnot) et réalisateur (Documentaire sur Dewaere et Court Métrage CURRICULUM avec Daniel Prevost et Paulette Dubost, à sortir en 2007)
L'important dans la vie c'est de rendre compte des choses sans (trop) d'affect, je vous propose donc l'histoire simple et inédite de cette Aventure que certains ont déjà nommé CENSURE.
Chronologie d'une Censure.
Il y a une semaine, j’ai été contacté par une collaboratrice de la nouvelle émission de Stéphane Bern, "L’Arène de France", afin de participer à un débat qui devait être enregistré le 29 Septembre 2006 à La Plaine St-Denis. La Production était tombée sur un article du Mague intitulé "Mort aux vieux". Leur sujet étant "Les vieux handicapent-ils la jeunesse ?", j’étais pour eux le candidat idéal. Après avoir écouté mes arguments, il fût décidé très vite que mon avis sur la question les intéressait. Le rendez-vous a donc été pris par téléphone et e-mail pour l’enregistrement de l’émission ce fameux vendredi soir. On ne m’avait donné aucun détail sur la composition du plateau et je ne savais pas qui serait le people fil rouge de ces débats polémiques, qui sont dans la même tonalité que feu "Ciel Mon Mardi" de Dechavanne, où j’avais été chroniqueur il y a quelques années. A 17H45, un taxi vient me chercher en bas de mon appartement du 18èm arrondissement de Paris. Quelques minutes plus tard, me voilà rue Proudhon, où je rencontre les autres invités, me fais maquiller et coiffer par l’équipe.
Je partage ma loge avec Roxane Decorte, conseillère à la Mairie de Paris, Conseillère du 18èm arrondissement de Paris et également Vice-présidente du groupe UMP de la 19ème circonscription (Chapelle-Goutte d’Or-Villette).
Etaient invités ce soir-là Pierre Bellemare, le dessinateur Siné, Jacques de Guillebon, André Santini et quelques autres.
Oui mais voilà, ce que j’ignorais, c’est que le réalisateur Yann Moix - avec lequel j’avais travaillé il y a quelques années en tant que chroniqueur, et qui fut un de mes amis, un temps - était l’invité principal des deux débats de "L’Arène de France" enregistrés ce jour-là.
Je fus préparé comme il se doit après ma sortie de la loge et invité à prendre place sur le plateau, où l’on m’installa un micro. J’étais fin prêt à intervenir dans le débat.
Tout à coup, un monsieur vient me parler et me demande discrètement de le suivre en coulisses. Yves Azeroual, Rédacteur en Chef de l’émission, me dit qu’il y a un problème.
En effet, Yann Moix, m’ayant aperçu dans les coulisses, menaça de ne pas faire l’émission si je restais sur le plateau, que j’étais quelqu’un de dangereux qui l’avait menacé de mort et harcelé.
Je répondis à Yves Azeroual qu’en effet j’avais un conflit depuis des années avec Yann Moix mais que cela n’avait jamais été violent, qu’il n’y avait jamais eu d’échanges de ce type, mais que je savais Yann Moix très énervé depuis que j’avais fermé le site Internet que je lui avais consacré en 2001. Le fait que je critique ses livres et que son frère Alexandre - qu’il déteste cordialement - soit un ami très cher n’arrange rien...
Voulant dédramatiser la situation, je dis spontanément à Azeroual que je ne savais pas que Yann serait sur le plateau, que je n’étais pas venu polémiquer avec lui et que je m’engageais à ne pas l’attaquer d’une manière ou d’une autre si cela pouvait calmer la bête.
Après une demi-heure d’attente, Stéphane Bern, très embêté, visiblement dépassé par la situation, vient me voir ; nous échangeons quelques phrases, puis Yves Azeroual revient avec la mine triste et contrariée.
"En 25 ans de carrière, je n’ai jamais vu cela ! me dit-il. Je vais devoir vous enlever le micro, Yann Moix reste sur ses positions et refuse de venir sur le plateau si vous ne partez pas tout de suite."
Cette annonce résonne en moi comme si j’avais été touché par une balle perdue, je me sens humilié, je quitte le plateau avec beaucoup de tristesse, tout le monde autour de moi est très ennuyé.
J’appelle aussitôt mon avocat et lui explique la situation ; ce dernier parle avec le Rédacteur en Chef.
Tout cela est surréaliste, un écrivain-réalisateur a réussi sa censure, son chantage a fonctionné. On m’appelle un taxi, et je quitte les lieux d’urgence ; l’équipe craint un scandale, et l’enregistrement a déjà plus d’une heure de retard !
Heureusement le Rédacteur en Chef et son assistant mais aussi la jeune Patricia qui m’avait invité, sont là également, effarés.
Mais rien n’y fait, malgré les mots délicats et plein de bienveillance de l’équipe, je prends le taxi et dois retourner chez moi en accusant le coup.
Je raconte l’histoire au chauffeur de taxi qui sourit, "Ah ! Yann Moix... cela ne m’étonne pas de lui, ne vous laissez pas faire vous venez d’être victime d’une terrible injustice.".
Conclusion
Si les enquêtes de Denis Robert, Karl Zéro... et autres investigations politiques sont dangereuses dans ce Monde Media, l'exploration libre et sans compromis du milieu littéraro-médiatique est une jungle à laquelle il vaut mieu