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dimanche, 31 décembre 2006
Mise en abîme.
En avril 2006, j'ai déjà publié ce texte - fondateur - sur ce blog.
Mais il est enfoui dans les archives et seuls ceux qui le cherchent peuvent le trouver.
En ce 31 décembre, je ne veux que vous inciter à le lire et le relire.
(Vous) écrire au quotidien est une épreuve.
Elle s'est imposée à moi plus que ne l'ai voulu.
Mais je n'ai aucun goût pour les polémiques que lancent certains ici, dont le seul objectif est de faire remarquer qu'ils existent. En ce sens, je comprends leur solitude, mais ils finissent par ne plus être que de grimaçantes caricatures d'eux-mêmes.
Internet force ces traits au quotidien de façon spectaculaire.
Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Ni ici. Ni ailleurs.Je sais simplement que personne, nulle part, n'écrira des propos plus forts que ceux-là...
10:15 Lien permanent | Commentaires (87) | Envoyer cette note
samedi, 30 décembre 2006
Et il y avait une caméra...
Combien de temps avant que l'on nous "offre" les images de la pendaison de Saddam ?
Sur YouTube ou bien Dailymotion ?
09:25 Lien permanent | Commentaires (262) | Envoyer cette note
vendredi, 29 décembre 2006
Cherche esclave informatisé ...
Ce texte, reçu de manière anonyme - on comprendra pourquoi - m'intéresse.
Et le débat qu'il va soulever également.
08:25 Lien permanent | Commentaires (206) | Envoyer cette note
jeudi, 28 décembre 2006
Voter, c'est bien !
Il m'aurait fallu quelque chose de flamboyant pour une note n° 400 !
Un truc original.
Balaise même.
De la bonne grosse bombe.
J'ai cherché partout.
MAM peut être candidate à la présidentielle hors de l'UMP ? J'ai passé mon temps à écrire qu'"ils" feraient tout jusqu'au bout pour tenter d'empêcher Sarkozy d'y arriver. Alors...
La peine de mort définitivement abolie ? Il était temps.
Les Don Quichotte vainqueurs des moulins à vent ? Tant mieux pour tous ceux qui ont froid.
Alors j'ai choisi l'inscription sur les listes électorales - d'ici à samedi - pour les djeuns (et les autres) qui brûlent d'aller voter.
Voilà un joli sujet pour tous les prosélytes du vote et autres angoissés de l'isoloir qui m'admonestent ici et me somment au quotidien de glisser un bulletin dans une enveloppe marronnasse le 22 avril prochain.
Eh bien, soyez heureux, comblés même, j'ai vraiment trouvé, rien que pour vous, de quoi mo-bi-li-ser tous ceux qui hésitent encore à franchir le pas. Les salauds...
Vous vous souvenez des campagnes les plus minables pour le port du préservatif, il y a une quinzaine d'années ?
Vous n'aviez sans doute encore rien vu...
07:05 Lien permanent | Commentaires (180) | Envoyer cette note
mercredi, 27 décembre 2006
Union nationale !
Y'a ce nouveau vieux truc là, dans l'air du temps : un gouvernement d'union nationale.
Depuis que Bernard lose Kouchner a évoqué sa possible participation à un machin de ce genre, quel que soit le Président élu, le marronnier a repris de la sève. Sans compter que François Bayrou, le premier, durant cette campagne, avait joué cet air au banjo, avant que Michel Rocard ne lui coupe tous ses effets... Faut dire qu'il soutient un vrai cador le premier de la classe !
Dans l'absolu, on pourrait donc imaginer que dans un pays qui traverse une crise considérable comme le notre, la mise en commun de tous les efforts et de toutes les énergies, venus des camps les plus opposés, soit une bonne idée.
Sauf que je ne vois pas quelles sont les différences et les oppositions de fond entre tous ces Hommes de bonne volonté qui, tous les 5 ans désormais, se déclarent prêts à franchir un Rubicon qui n'existe que dans leurs têtes !
Ce sont les mêmes. Oui toujours les mêmes. Ils ont toujours été au pouvoir.
Et s'ils veulent s'entendre, toujours, plus personne ne les écoute...
Cela étant, vous qui aspirez à la nouveauté et au rejet d'un système sclérosé, n'oubliez pas que celui qui se prétend le plus atypique d'entre eux, celui qui feint de vous la jouer en solo sur le registre de l'exception et de la différence, fut déjà en son temps député poujadiste.
Certes, je vous parle là d'un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître... Mais ce n'est pas une raison pour que vous vous chopiez la première grosse poutre qui passe dans l'oeil...
09:00 Lien permanent | Commentaires (205) | Envoyer cette note
mardi, 26 décembre 2006
Putain votez...
Vous savez peut-être que je ne suis pas un électeur forcené... Pour ne pas dire que je reste toujours systématiquement chez moi les jours d'élection. Je pense, en effet, que tant que les votes blancs ne seront pas comptabilisés, le processus électoral est largement contestable. D'où mon abstention et mon retrait.
La vidéo ci-dessous réalisée à mon bureau (désolé pour la lumière moyenne) exprime les paradoxes du métier d'éditeur.
Je publie, en effet, en février chez Privé un livre de John Paul Lepers et Thomas Bauder, auteurs à succès de Mâdame ; une sorte de petit précis électoral dont l'objectif est justement d'aider les électeurs à choisir leur candidat avant le 22 avril.
La fougue de John vous convaincra-t-elle ?
07:55 Lien permanent | Commentaires (204) | Envoyer cette note
lundi, 25 décembre 2006
Loose change ? Non! Total lose...
Euh, bon, ne vous réjouissez pas trop les complotistes et autres adeptes de la secte de ceux qui croient que les attentats du 11 septembre 2001 (le 9/11 pour les initiés) est un sale coup monté par les américains.
Le titre, là, au dessus, c'est juste pour faire un jeu de mot débile.
Désolé.
Vous ne croyez quand même pas que je vais griller ma top credibilty en annonçant, comme ça, ici, un 25 décembre que je suis désormais convaincu par vos thèses ?
Et quoi encore ? Vous avec croisé le père Noël sur son traineau en venant ou bien ?
Bref. Ma note du jour n'a rien à voir avec le sujet qui d'après mon moteur de recherche impérialiste donne cela quand on le google :
Résultats 1 - 10 sur un total d'environ 19 100 000 pour loose change. (0,06 secondes)
Mais rassurez-vous, vous n'avez quand même pas fait le voyage pour rien, parce que mon histoire va beaucoup vous amuser tant elle est pleine de rebondissements, de cascades, d'explosions et même de cris de panique.
D'abord un peu de musique pour vous faire patienter, parce que je vois bien que vous commencez à trépigner.
08:20 Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note
dimanche, 24 décembre 2006
Cadeaux de noël !!!
En cadeau aujourd'hui, les "oeuvres" de mon ami Yves Hirschfeld.
Du talent, de l'humour, de l'imagination.
Tout ce qui fait défaut à beaucoup d'entre nous !!!
Le principe ? Des bandes annonce de films.
Enjoy...
Et c'est pas interdit de m'envoyer des cadeaux !!!!
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Terminator
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Jurassic park.
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Star wars.
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Alien.
09:53 Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
samedi, 23 décembre 2006
Du racisme en prime time.
Hier soir, énorme scandale sur TF1, et en prime time.
En présence de Yannick Noah, parrain de la "promotion", Pascal Nègre (!!!) a remis à Cyril (ci-dessous), le trophée de la Star-Ac.
Manquait que Roselmack pour compléter le tableau. Surement encore en vacances ce fainéant !
Ras le bol du racisme anti blancs de la première chaîne d'Europe !
En tous cas, ce n'est pas sur France 2 qu'un truc aussi odieux serait arrivé.
Vive Pascal Sevran !
Frêche président !
Apprenant la nouvelle, Alain Finkielkraut aurait décidé de s'installer à Gstaad... On le comprend.
09:00 Lien permanent | Commentaires (412) | Envoyer cette note
vendredi, 22 décembre 2006
Désastre.
Un long moment de solitude devant l'écran...
J'ai patiemment attendu que les sites d'informations en continu (!) parlent enfin de l'audition du Premier ministre (plus de quatre heures après sa sortie).
Lu trop de dépêches sans le moindre intérêt.
Avalé toutes sortes de fadaises.
J'ai dit toutes sortes !
Me suis commis chez les "blogueurs influents", parfois avec stupeur.
Tapie soutenant Sarkozy.
Dumas saluant Dieudonné.
Le Pen mort de rire.
Barbier squeezé par une pauvre camionnette.
Breton implorant Johnny...
Si Jack Bauer n'intervient pas,
comment voulez-vous que de tout cela - et du reste... - il sorte autre chose qu'un désastre ?
07:35 Lien permanent | Commentaires (312) | Envoyer cette note
jeudi, 21 décembre 2006
Le diable s'habille en Prada.
Je vous demande de lire avec attention la dépêche de l'AFP qui suit.
PARTIS-PS-PRÉSIDENTIELLE - 20/12/2006 20h23 - AFP IMPRIMER
Origine : FranceRoyal: "La France souffre d'abord de cinq années d'un pouvoir de droite"ILLKIRCH-GRAFFENSTADEN (Bas-Rhin), 20 déc 2006 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle, s'en est prise sans le nommer à Nicolas Sarkozy, mercredi près de Strasbourg, en affirmant que "la France souffrait d'abord de cinq années d'un pouvoir de droite".Alors que le président de l'UMP veut être le porte-parole de "la Fance qui souffre", Mme Royal a critiqué lors d'un débat participatif à Illkirch-Graffenstaden ceux qui "découvrent après cinq années qu'il y a une France qui souffre, mais qui souffre d'abord par leur faute".Selon la candidate, "ils ont tout abandonné, ils n'ont pas exercé leur responsabilité, leurs moyens d'action, ils n'ont pas regardé à temps ce que les gens vivaient, ils ont instauré la précarité comme un mode normal de gestion du salariat"."La France souffre d'abord de cinq années d'un pouvoir de droite, d'un pouvoir de brutalité, de rupture, de précarité", a ajouté la présidente de Poitou-Charentes. Ségolène Royal, vêtue comme souvent d'une veste blanche, a estimé qu'il fallait "assumer la responsabilité de l'Etat et de la puissance publique". "Nous voulons une France qui se bat et une France qui se relève", a-t-elle dit en introduisant le débat.
Je ne vais pas commenter le propos que je trouve...indigent, tant je ne crois pas qu'entre 1997 et 2002 la précarité ait été affrontée le moins du monde, ni que Lionel Jospin ait su s'adresser aux classes les plus laborieuses. Si la "France qui souffre" - et allez un nouveau gadget pour nos deux candidats favoris - avait vu la différence, elle ne se serait pas alors jetée dans les bras du pire démagogue Français.
Mais ça c'est juste le fond du sujet, dont je ne doute pas qu'il va passionner bon nombre d'entre vous. Et je vous fais confiance pour le traiter en long, en large et même, pour certains; de travers !
Mais là, ce matin, je ne veux pas évoquer cela.
Pas tout de suite en tous cas.
Je veux juste vous faire remarquer que, depuis que je lis des dépêches AFP - et cela fait un petit moment - je n'ai jamais vu dans une dépêche de politique générale une chute qui commence par : "Ségolène Royal, vêtue comme souvent d'une veste blanche, a estimé qu'il fallait "assumer la responsabilité de l'Etat et de la puissance publique".
Non, ça je ne l'ai jamais lu. Parce que généralement on ne parle pas de ce genre de choses.
Je me demande donc ce que cela signifie sur le fond.
Quelle mouche a piqué le rédacteur ou la rédactrice de la dépêche ?
Aurait-il (elle) écrit "Nicoias Sarkozy, vêtu comme souvent d'un costume rayé" ?
Non. Évidemment. Ce ne serait pas passé.
Il y a donc là, au sujet de Ségolène Royal et d'elle seule, dans le cadre d'une dépêche de politique générale (et qui ne traite pas du style vestimentaire de la candidate), une volonté de dire quelque chose d'autre. De le signaler, comme ça, juste en passant. En creux. Mais sans le dire. Quelque chose que l'on ne dit jamais concernant les autres. De manière subliminale.
Cela me gêne et m'interroge.
Mais sans que je puisse affirmer ou préciser s'il s'agit d'un coup bas ou, au contraire, d'un coup de main.
Simplement, sachez si vous l'ignorez que les dépêches de l'AFP sont reprises "comme ça", sans en discuter, sans barguigner puis répercutées, recopiées et remâchées dans tous les médias. Donc, il y a de bonnes chances pour que cette phrase figure déjà ce matin dans un paquet d'articles, sur le web, dans la presse écrite ou qu'elle ait été prononcée telle quelle à la radio, par des journalistes qui n'ont pas forcément vu la tenue de Ségolène Royal ou ne l'auraient pas naturellement évoquée.
Ce "Ségolène Royal, vêtue comme souvent d'une veste blanche" en plein milieu de la chute va donc se balader, se multiplier, prospérer, faire des petits.
Voilà.
Vous trouverez peut-être mon propos dérisoire. Ce questionnement stérile. Cette remarque idiote au regard du fond de la dépêche.
Mais en la lisant, c'est cette incongruïté qui m'a sauté au visage.
Je suis tout près à reconnaître que j'ai tort d'attacher de l'importance à ces quelques mots, si, concernant un candidat d'un tel niveau, vous trouviez dans une autre dépêche une telle remarque.
D'ici là, je vais rester tranquillement sur ma première impression.
Le diable, comme vous le savez, s'habille certes en Prada, mais surtout il gît dans le ou les détail(s)...
07:30 Lien permanent | Commentaires (343) | Envoyer cette note
mercredi, 20 décembre 2006
Oceano Nox
Juste le début d'une dépêche AFP comme ça...
"PARIS, 19 déc 2006 (AFP) - Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection présidentielle, a affirmé mardi soir à Paris qu'il était "nécessaire de porter à la fois le changement et la continuité" dans la perspective de 2007. Le président de l'UMP et ministre de l'Intérieur s'exprimait devant environ 200 députés UMP, et plusieurs ministres, lors d'une réception à huis clos organisée par Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Josselin de Rohan, président du groupe UMP au Sénat, étaient également présents".
Cette campagne me passionne chaque jour davantage...
Entre les "petits noeuds dans les cheveux des enfants" de madame et ce slogan, réhabilitation d'un chef d'oeuvre en péril giscardien, je sens une irrépressible passion qui monte dans le pays...
Le taux d'abstention et le score de Le Pen au premier tour ? Deux vagues.
Royal/Le Pen le 6 mai ? Presque écrit.
05:35 Lien permanent | Commentaires (237) | Envoyer cette note
mardi, 19 décembre 2006
Ça sent le sapin.
C'est une miniscule histoire.
Anodine.
Mais enrichissante.
Dimanche. Fin de matinée.
Achat du sapin dans une grande enseigne de Vanves.
J'avise une des responsables à l'entrée du magasin puisque les sapins sont dehors.
Pas besoin de faire le tour de la grande surface.
Je veux juste acheter un sapin.
Sourire commercial : "Mais vous allez faire toutes vos courses d'abord monsieur. Vous n'allez pas acheter que ça. Il faut consommer plus".
J'étais avec ma plus grande fille (5 ans), imaginez juste un instant que - par exemple - je n'ai pas eu les moyens d'acheter autre chose...
Plutôt froid, je lui ai donc répondu que non, je n'allais pas "consommer davantage" et que j'ignorais, surtout, que le ministère des finances avait placé ses employés dans les grandes surfaces à la veille de noël pour nous inciter à faire plus de courses.
Rire gêné.
J'ai payé mon sapin (14 euros 90), mes journaux (un JDD, un Parisien) et nous sommes partis.
Je n'en suis toujours pas revenu(s).
09:10 Lien permanent | Commentaires (340) | Envoyer cette note
lundi, 18 décembre 2006
Même pas mal Bertrand !
Et voilà.
C'est fait.
Lui et moi nous nous sommes affrontés pour la première fois vers 8h43 ce matin.
Quelque-part du côté de la Porte de Vanves, sur le Bd Lefebvre exactement.
Pour l'occasion j'avais sorti la mini (la vraie pas l'Allemande) ...
... Au cas où il aurait été nécessaire de tenter une technique de faufilade.
Soudain je les ai aperçus !
Ils étaient deux les traîtres... Un de face. En de dos !
Un derrière. Un devant.
Vous voyez l'arnaque !
Le feu qui permet d'essayer de s'en sortir est passé au vert.
Et pour la première fois de ma vie, j'ai coupé les deux voies en gazon (oui amis provinciaux, en gazon, on ne se refuse rien à Paris-Plage) pour basculer des maréchaux vers l'intérieur.
Ouf...
Opération Fight the tram réussie.
Maintenant, que je suis en sécurité dans la capitale il me faudra refranchir l'obstacle ce soir pour regagner ma banlieue.
Et ça, c'est pas gagné...
09:28 Lien permanent | Commentaires (264) | Envoyer cette note
dimanche, 17 décembre 2006
Les marrons du web.
Si vous saviez...
Il se passe des trucs absolument horribles dans ce mode totalement virtuel et bidon que l'on appelle la blogosphère.
Loïc Le Meur avait invité les présidentiables à sa mégasuperconférence The web 3.0.
Je le dis en anglais parce que tout le monde parlait anglais dans ce truc là.
Et puis et puis...
10:05 Lien permanent | Commentaires (169) | Envoyer cette note
samedi, 16 décembre 2006
MAM ? Très Gros Niveau !
MAM l'a dit hier lors du "forum de l'UMP" (des blogueurs me l'ont signalé tout de suite).
Je l'ai donc vérifié de mes propres yeux au 20 heures, parce que cela paraît tellement énorme qu'il faut le voir pour le croire.
« (...) La France aujourd'hui, c'est la tour Eiffel et Jacques Chirac»
Vite, madame le ministre (elle est contre le "la" ministre) arrêtez donc cette pseudo pré-campagne présidentielle dans laquelle certains de vos faux amis vous ont embarquée...
Parce que là, vous êtes juste ri-di-cu-le (j'articule comme Mam pour qu'elle pige...)
En tout cas, si cette trouvaille vient de votre conseiller en comm. Jean-Luc Mano, je me propose de venir l'aider pour vous écrire vos prochaines saillies, tout en respectant scrupuleusement le cahier des charges one monument/one man :
"La France aujourd'hui, c'est le Tramway et Pascal Sevran" (il existe une version alternative à Montpellier avec le même tramway et Georges Frêche à la place de Sevran).
"La France aujourd'hui, c'est le Parc des Princes et Dieudonné" (il existe une version alternative avec l'emplacement du Vel d'Hiv. et Faurisson).
"La France aujourd'hui, c'est l'A 380 et Arnaud Lagardère" (il existe une version alternative avec EADS et Noël Forgeard ainsi bizarrement qu'une variante avec les deux mêmes et la Prison de la Santé).
"La France aujourd'hui, c'est des tentes dans les rues et François Pinault" (il existe une version alterrnative avec Bernard Arnault et exactement les mêmes tentes...).
"La France aujourd'hui, c'est le Trocadéro et Lorie (il existe une version alternative avec l'Arc de Triomphe et Jennifer et une autre impliquant l'Obélisque et Steevie).
"La France aujourd'hui, ce sont les zones de rétention des Aéroports de Paris et Nicolas Sarkozy" (dans ce cas là, il n'existe pas de version alternative).
Au fait, MAM... La France demain c'est quoi ?
Une certitude madame LE ministre. Ce n'est pas vous !
08:55 Lien permanent | Commentaires (327) | Envoyer cette note
vendredi, 15 décembre 2006
Ni fleurs, ni couronnes.
Avec Arnaud Montebourg, nous sommes amis - oui amis - depuis 1999.
Je ne l'avais pas recroisé depuis qu'il a emprunté la voie express rive droite.
Alors que je suis resté bêtement coincé sur la rive gauche.
Nous avons beaucoup travaillé ensemble. Monté des coups. Défendu des causes. Inventé la Convention pour la sixième République (une fierté). Tenté de convaincre ses camarades parlementaires de traduire Jacques Chirac en Haute cour... J'ai publié chez Denoël La machine à trabir (un très grand livre), sa proposition de mise en accusation du Président et même une contribution du NPS pour un Congrès du Parti.
J'ai pensé qu'Arnaud Montebourg, seul haut responsable à rejeter avec courage la synthèse au Congrès du Mans, avait la capacité de se présenter à l'investiture. Et de faire exister une parole différente dans son parti, avec son courant Rénover Maintenant (dont je ne suis pas membre, pas davantage que du PS).
Il l'a pensé aussi. Il l'a dit, répété et beaucoup laissé dire.
Puis, il a préféré renoncer - ce qui est son strict droit - pour rallier la candidature de Ségolène Royal, en plein mois de juillet.
Sans prévenir tous ses amis de sa décision.
C'est normal.
Cela s'appelle de la politique.
C'est pour cela que je n'en fais pas.
Et que je n'en ferai jamais.
Croisement vers la 28ème minute.
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jeudi, 14 décembre 2006
Transparence.
J'ai, début septembre 2003, révélé la liaison Schönberg/Borloo. Aucune acte de courage, juste une nécessité, parce que comme le rappelle ce matin Schneidermann le droit à l'information (notamment celle du téléspectateur qui regarde un JT) se situe nécessairement au dessus de tout.
Arlette Chabot, qui à l'époque n'était pas directrice de l'information de France 2 trouvait même en off, et je le rapportais alors dans Nos délits d'initiés, que c'était à chacun de s'arranger avec sa conscience, mais que j'avais plutôt raison.
Une fois devenue directrice de l'info, elle a totalement changé d'attitude, me battant froid (je la connais depuis onze ans...) et me faisant black-lister des plateaux d'infos. Tricard le guy. Rien de grave. Cela lui passera...
Hier, nous apprenions par France-Soir, puis par d'autres voies, pour Marie Drucker et François Baroin.
D'abord, je pense normal que, désormais, ces infos sortent (je n'en avais pas connaissance jusque là) et si j'ai ma part de responsabilité dans ce comportement, je l'assume pleinement. Les conflits d'intérêts sont l'une des gangrènes de notre démocratie vieillie, usée et fatiguée comme disait l'autre.
Nous avons vécu en 2005 un épisode similaire, lorsqu'Anne Fulda partageait la vie de Nicolas Sarkozy, même si peu de journalistes osèrent écrire son nom noir sur blanc (France Soir déjà). Fulda se comporta alors, de la plus digne des manières, quittant la page politique du Figaro pour se consacrer à des portraits. On connait la fin de l'histoire, le retour de Cécilia, etc. Mais, au fait, qui se préoccupe aujourd'hui de son sort professionnel ?...
Marie Drucker se met donc en congès de Soir 3. C'est normal. Il eu été préférable qu'elle le fasse avant que l'information n'ait filtré mais bon, c'est comme ça. Béatrice Schönberg va elle aussi bientôt quitter l'antenne. La révélation de sa propre situation n'est pas encore devenu un geste naturel.
Ceci étant, je vais sans doute vous sembler paradoxal, mais une fois ces liaisons connues, publiques et donc assumées, je ne suis pas forcément favorable au retrait de l'antenne des journalistes ! Ce qui doit poser problème, c'est plutôt la situation inverse, lorsque des journalistes amis ou amies de politiques, ayant réussi à conserver le secret de leurs amitiés ou de leurs amours, continuent tranquillement à faire leur boulot ! Comme si de rien n'était. Et qu'ils nous obligent, nous qui savons (parce que dans ce milieu, presque tout se sait), à scruter le moindre de leurs propos, à l'affût de la première connivence coupable. Et puis, après tout, on pourrait bien demander à Borloo et à Baroin de quitter eux leurs responsabilités !
Croyez-moi, si nous devions "balancer" a priori toutes les amitiés, toutes les fidélités, toutes les relations secrètes, entre les uns et les autres, nous n'aurions pas assez de la matinée ! C'est pourquoi je prêche pour la transparence. Pour que chacun dise d'où clairement d'où il parle. Que celà lui coûte ou pas. Ensuite, tout le monde peut se faire une opinion. Trancher sur le problème posé.
Oui, bien sûr, la vie privée est un droit sacré. Mais le droit à l'information aussi. C'est dans la conciliation assumée des deux par chacun d'entre nous que réside donc la seule solution envisageable.
Sachez enfin que, pour ce qui me concerne, je n'ai ressenti aucun bonheur professionnel, aucune fierté, lorsque j'ai écrit sur le couple Borloo/Schönberg. J'ai même été extrêmement gêné de le faire. Là, je comprends donc la fureur et la tristesse de Marie Drucker (que je connais bien parce que j'ai travaillé avec elle chez Denisot). Elle se sent sans doute salie, blessée dans son intimité.
Mais la rançon de nos métiers c'est justement d'en passer par cette nécessaire transparence.
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mercredi, 13 décembre 2006
Off ou pas : si on (se) disait tout.
Je pars à l'émission de France inter, "j'ai mes sources", discuter de ce qu'on peut écrire - ou pas - sur son blog. Avec Aphatie et Laurent Bazin...
08:50 Lien permanent | Commentaires (205) | Envoyer cette note
Mémoire sélective.
Gloire ! Amour ! Beauté !
Lionel Jospin a parlé hier soir !
[Allumez le radio blog en bas avant de lire, cela accompagne très bien la lecture]
Il a incité les militants socialistes "à mener une forte campagne présidentielle pour permettre la victoire de notre candidate, Ségolène Royal", à laquelle il reviendra "bien évidemment" de "porter le projet socialiste devant les Français". [Projet socialiste, projet socialiste, projet socialiste... : Jospin s'est entraîné depuis le 16 novembre dernier pour parvenir à prononcer correctement ces deux mots ensemble].
L'e très ancien Premier ministre s'est, par ailleurs, "réjoui de ce retour à la raison" que constitue le soutien, dès le premier tour de la présidentielle, des radicaux de gauche et du MRC de Jean-Pierre Chevènement à la candidate du PS.
Lionel Jospin a regretté que cela n'ait pas été le cas en 2002 lorsqu'il avait brigué la magistrature suprême. "Si ce dispositif avait été respecté, je serais sorti nettement en tête du 1er tour et nous aurions peut-être gagné la présidentielle", a-t-il déclaré.
Oui.
C'est ça.
Lionel Jospin peut bien réécrire l'Histoire de sa débacle sous cette forme.
Cela montre que lorsque l'on est à la retraite on peut ressasser n'importe quoi.
Et, surtout, toujours tenter de faire porter aux autres la pleine et entière responsabilité de ses propres échecs !
Jospin peut donc tranquillement omettre que madame Taubira est venue le voir pour négocier son retrait et son ralliement en 2002 et qu'il n'a même pas feint de l'écouter d'une oreille distraite avant de l'éconduire.
Il peut aussi oublier les conditions du départ du gouvernement de Jean-Pierre Chevènement, et la guerre sauvage qui a été menée contre lui et ses amis par les caïds du Parti socialiste.
Finalement, et cela se confirme à chacune de ses sorties, ce qu'il y a de bien avec Jospin, c'est qu'il fonctionne toujours exactement de la même manière : plus c'est gros plus ça passe. [Non, non, ce n'est pas une allusion à Daniel Vaillant, ici il n'y a pas d'attaque sur le physique des gens.]
Allez, un bon thé, une chanson et retour au lit.
PS : une récompense pour celui ou celle qui trouve ce qu'est le lien qui correspond au thé.
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mardi, 12 décembre 2006
Deux poids/deux mesures.
Lorsque Doc Gynéco a débarqué à l'Université d'été de l'UMP, nous avons tous hurlé !
Hier, c'est le chanteur Cali qui accompagnait Ségolène Royal et lâchait une phrase sans doute rédigée par son ami Jack Lang : «Ce n'est pas une élection habituelle. Aujourd'hui, le pays peut basculer vers un côté plein d'espoir ou un côté très sombre...»
Pour mémoire lors de l'élection de François Mitterrand, en 1981, le fidèle soutien de Pascal Sevran avait expliqué : "On est passé de l'ombre à la lumière"... C'est décidémment dans les vieux pots, etc...
Alors là, l'icône Cali avec Royal on fait quoi ?
On se tait ? On applaudit ? On se réjouit ?
C'est de gauche donc c'est chouette ?
Plus rien à dire sur la "société du spectacle", les stars qui "croient que", le "show-biz" qui débarque ?
Le strass, les paillettes ?
La peopolisation de la politique ?
Deux poids deux mesures ?

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lundi, 11 décembre 2006
Aux ordres des Ogres...
Daniel Schneidermann et l'équipe d'Arrêt sur images se voient harcelés par les amis de Dieudonné - ces fameux "Ogres" qui portent si bien leur nom - et qui exigent une émission sur leur "héros".
Ils parlent eux-même sur leur site (je ne mets pas le lien pour ne pas leur envoyer de lecteurs depuis mon blog) d'un "ultimatum" !
Mais pourquoi une émission dans un pays libre serait-elle obligée de traiter d'un sujet par tel ou tel groupe de pression, tel ou tel lobby, pour utiliser leur vocabulaire, plus ou moins mal intentionné ?
Quid de la liberté du choix éditorial, de l'indépendance et de la marge de manoeuvre de chaque producteur ?
Bref, solidarité totale et absolue à Schneidermann devant ces méthode d'un autre temps.
Voici un morceau choisi de la prose des "Ogres" : la conclusion de leur message de menace - il n'y a pas d'autre mot - :
"Nous allons donner un dernier avertissement à Schneidermann !
Nous allons le sommer de traiter sérieusement les mensonges médiatiques sur Dieudonné, faute de quoi nous allons couler son émission, puisqu’elle ne mérite pas son nom et qu’elle usurpe sa réputation.
1, 2, 3, soleil !
- 1 - Ardisson - 2 - Fogiel - 3 - Schneidermann ?"
21:10 Lien permanent | Commentaires (144) | Envoyer cette note
« Plus jamais ça » disiez vous ?
Je ne connais pas Richard Odier et je ne partage pas forcément tous les combats du Centre Simon Wiesenthal.
Monsieur Odier m'a proposé - par mail - un texte sur un sujet où, au delà des désaccords possibles, nous devons nous entendre et alerter. S'il n'est pas déjà trop tard.
Il s'agit du Darfour. Et vous êtes si nombreux à m'avoir sollicité sur ce drame, que j'ai décidé de saisir l'occasion.
Richard Odier est secrétaire général pour l'Europe et président pour la France du Centre Simon Wiesenthal.
Le Centre Simon Wiesenthal est une organisation internationale juive - comportant plus de 400.000 membres - fondée sur "l'héritage" de la Shoah et qui lutte pour les droits de l’homme. Fondé en 1977 à Los Angeles le centre combat les discriminations contemporaines. Il s'agit d'une ONG avec statut consultatif auprès des Nations Unies, de l’Unesco, de l’organisation des Etats Américains, et du Conseil de l’Europe. Le centre est également administrateur du réseau ENAR (European Network Against Racism), à Bruxelles. Richard Odier est également secrétaire général d’Enar France. Il est aussi admnistrateur de la Fondation Verbe et Lumière - Vigilance -. Cette fondation subventionne des projets pédagogiques, littéraires, cinématographiques... les projets doivent contribuer à la recherche concernant la Shoah en France et l'application de ses leçons.
Le Collectif Urgence Darfour, quant à lui est un regroupement de personnalités et d'associations cherchant à alerter sur le génocide au Soudan. Ce collectif est présidé par Jacky Mamou (ex pdt de Médecins du Monde) et parmi les membres du comité éxécutif, il y a, outre le Centre Simon Wiesenthal, SOS Racisme, La Licra, le MPCT, l'Hachomer Hatzair, François Zimmeray...
Avec le mouvement de jeunesse hachomer hatzair, a été monté une association "Frères Humains", chargée de faire connaître aux lycéens et collégiens le génocide des tutsis au Rwanda.
Le Centre Simon Wiesenthal a son siège à Los Angeles où se trouve également un "Museum of Tolerance". Il a également des bureaux à New-York, Londres, Buenos Aires, Jerusalem.
Richard Odier sera présent aujourd"hui sur le DEL pour nous répondre.
09:14 Lien permanent | Commentaires (198) | Envoyer cette note
dimanche, 10 décembre 2006
Quand Didier Porte allumait Sevran.
Si nous avons commis la coupable erreur de ne pas nous intéresser aux déjections de Pascal Sevran dès qu'il les a larguées, d'autres l'ont fait en temps et en heure.
Je remercie donc l'excellent Didier Porte - que vous retrouvez notamment sur France-Inter, dans l'émission de Stéphane Bern, "Le fou du roi" - qui m'a fait passer hier après-midi deux de ses chroniques, écrites l'une en mars 2005, l'autre en janvier 2006.
Porte y a visé fort et juste et , surtout, quand il le fallait. Mais entre l'indifférence et la complaisance générale, son propos est alors resté sans suites. Et Sevran a pu passer à travers les gouttes.
J'espère que Didier nous gratifiera d'un ou deux passages dans la journée pour dialoguer avec nous.
08:50 Lien permanent | Commentaires (417) | Envoyer cette note
samedi, 09 décembre 2006
Lecasble : l'esprit Canal...
Énorme erreur de Valérie Lecasble, la bien nommée patronne de la rédaction de itélé, qui a demandé à Laurent Bazin de retirer cette note de son blog.
Laurent a obtempéré en prévenant ses internautes et... C'est parti...
J'ai longuement discuté au téléphone, hier soir, avec Laurent que je connais bien et à qui j'avais immédiatement proposé l'asile politique sur le DEL.
La demande - que dis-je l'ordre - de la patronne de l'info d'i-télé montre en tous cas sa méconnaissance totale du net.
La note serait passée inaperçue.
Son retrait va avoir des effets nombreux, divers et variés.
Le site de l'obs s'y est donc mis, le BBB aussi et nous y sommes donc.
La prochaine fois Valérie Lecasble réfléchira... Peut-être.
À noter que France Soir où elle a laissé le souvenir d'une patronne inoubliable (Sébastien viens vite !) a mis un point d'honneur a consacrer un article au sujet.
L'esprit canal, il n'y a que ça de vrai !
18:35 Lien permanent | Commentaires (194) | Envoyer cette note
Avons nous fait tout ça pour rien ?
Gilles Suze est journaliste. Après quinze ans passés dans différents titres de la presse écrite nationale et régionale, il s’est dirigé très tôt (1995) vers le multimédia et Internet. Partisan de la construction à la gauche du PS d’une large formation anti-libérale, il soutient l’initiative des collectifs (sans y participer toutefois). Il vient de nouveau de rejoindre la LCR après vingt ans d’interruption.
Il est plus connu ici sous le pseudo d'Ajamais et m'a proposé ce joli texte que je me réjouis de publier.
Nul doute qu'il répondra à vos remarques, réactions, applaudissements et critiques sur un sujet rarement abordé par mes soins, tant mon incompétence est grande en l'espèce.
Nobody's perfect...
10:55 Lien permanent | Commentaires (140) | Envoyer cette note
Les médias ont choisi.
EXCELLENT papier chez Acrimed.
09:14 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
On refait le blog...
Je parle de vous, de nous, ici..
Dans quelques heures, une autre note avec un fort beau texte de Gilles Suze (Ajamais) sur le camp anti-libéral.
06:02 Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
vendredi, 08 décembre 2006
Well done...
20:25 Lien permanent | Commentaires (73) | Envoyer cette note
Mon plus joli ras du cou...
C'est toujours vers la vingt-cinquième minute que je ramène ma fraise...
Juste en dessous, des vrais morceaux de Jack Lang...
08:00 Lien permanent | Commentaires (79) | Envoyer cette note
Commerce équitable.
Jack Lang rattrapé par la patrouille.
Il faut toujours se méfier des éditeurs...
Notons, pour être d'un commerce équitable, que Lang dit ne pas du tout se reconnaître dans ce manuscrit.
08:00 Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
jeudi, 07 décembre 2006
Ferme ta bouche Sevran !
Mon ami l'AJT en a parlé hier, mais il est des domaines où il est nécessaire de remettre le couvert.
Je cite d'abord le billet de Sébastien :
"Dans son dernier livre, Pascal Sevran se penche sur la misère du monde, et plus spécifiquement sur la détresse des populations africaines. Pascal Sevran formule ce diagnostic: 'La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique'. Vous allez me dire : cette vanne de Pascal Sevran est assez moyennement drôle - mais elle devrait cependant, pour cette raison même (et quelques autres), "trouver son public". Oui mais voilà: Pascal Sevran ne plaisante pas, quand il vomit cette immonde saloperie. Pascal Sevran est tout ce qu'il y a de sérieux. Interrogé par un journaliste de Var-matin manifestement sidéré par son propos, Pascal Sevran lui a répondu: 'C'est la vérité! L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir'. Et de préciser: 'Je ne suis pas le seul à le dire.' Et d'ajouter, pour faire bonne mesure: 'Il faudrait stériliser la moitié de la planète!'
La polémique démarrant - mais assez mollement en vérité pour des propos aussi délirants -, hier en fin de matinée, Pascal Sevran est venu "s'expliquer" en direct sur Europe 1.
Verbatim de cette "intervention".
France Soir, étrangement virulent, ayant titré "Heil Sevran", le mitterrando-sarkozyste (une catégorie en voie d'extension) réplique au micro de Jean-Marc Morandini :
"C'est la seule et unique fois que je parle".
Puis :
"Je trouve cette polémique stupide et cela me met de bonne humeur" ! Si je peux aider à sauver du gouffre France Soir, cela aura au moins servi à quelque chose ! Je n'ai pas de comptes à rendre, ni à vous ni à personne. Je dis ce que je veux et j'écris ce que je veux ! Me considérez comme un néo-nazis est une belle connerie"
Enfin, à la question - posée à trois reprises - avez-vous vraiment prononcé ces propos, Pascal Sevran a répondu : "Vous n'êtes pas un procureur et je n'ai pas de comptes à vous rendre !"
Eh bien, je ne suis pas du tout d'accord.
Je pense que Sevran, qui vit notamment grâce à nos redevances, sur le service public, doit rendre des comptes.
Comme d'autres avant lui.
Comme... Dieudonné par exemple.
Nous sommes tous comptables de nos propos publics ou de nos écrits.
Et de fait, les propos de Sevran sont aussi cons que le sketch de Dieudonné était nul.
Il n'y donc aucune raison de passer l'"éponge magique". Il ne saurait y avoir deux poids et deux mesures.
Au fait Nicolas Sarkozy, vous qui avez demandé l'exclusion du PS de Georges Frêche, que pensez-vous des miasmes de votre ami Pascal Sevran ?
09:25 Lien permanent | Commentaires (253) | Envoyer cette note
mercredi, 06 décembre 2006
Nuit pour nuit...
Je peux reparler de cette nuit là, presque sans fouiller dans ma mémoire.
C'était pourtant il y a exactement vingt ans.
J'avais vingt cinq ans. J'étais chargé de TD à la Sorbonne (en deug de droit) pour ma première année : du droit constitutionnel, si je ne me trompe pas. Et puis aussi de la sociologie politique.
Dès le début du mouvement, j'ai très vite basculé du côté du soutien à mes étudiants.
Je nous revois courir ensemble dans la rue, pour éviter les charges de CRS.
Les parties de cache-cache sur le boulevard Raspail. Les poursuites dans les petites rues du Quartier Latin.
Je pense que j'ai toujours ce bandana noir, que je portais alors sur le nez. Dans un tiroir. Il servirait bientôt (deux ans plus tard) de collier à ma chienne. Pendant presque quinze ans...
Je me souviens aussi de ma visite nocturne dans la Sorbonne occupée grâce à Alain Bauer, alors vice-président étudiant de Paris I ! La Sorbonne occupée des jours et des nuits.
Un goût de 68, écrivaient les journaux.
Libération, qui ces jours-ci, se demande d'éditos en AG, comment ranimer sa flamme, ne suivait alors pas les événements mais les précédait, chaque jour... Mesdames et messieurs, qui cherchez les raisons du désamour et de la trahison, si vous vous relisiez. Tout simplement...
Eh oui. Vous pouvez toujours taper "La mort de Malik Oussekine" sur Daily Motion, vous n'y trouverez rien. À moins que quelqu'un n'ait cette bonne idée dans quelques heures. La vie ne marchait (courait) alors pas comme ça... Ni l'actualité. Ni le reste.
Et puis, il y a vingt ans jour pour jour - on devrait écrire "nuit pour nuit" ce serait plus correct - Malik est mort sous les coups d'une brigade spéciale à moto : les voltigeurs. Une unité dissoute peu après.
C'est bizarre d'appeler quelqu'un que l'on ne connaît pas personnellement par son prénom.
Je réentends, comme si c'était hier, les déclarations lamentables de Robert Pandraud : "Si j'avais un fils sous dialyse, je l'empêcherais d'aller faire le con la nuit".
Et les rodomontades de Charles Pasqua.
Chirac empêtré. Mitterrand tirant rapidement son épingle du jeu.
Rarement la mort d'un seul homme aura sans doute autant modifié la donne politique.
C'était en pleine cohabitation.
C'était au siècle dernier.
Devaquet aussi en est mort. Politiquement s'entend. Lui qui n'y était pour rien...
Chirac y a laissé ses chances pour 1988.
Mitterrand ramasserait la mise.
Aujourdhui, on commémore Malik.
Je ne sais pas si c'est une si bonne idée que cela. Si ce garçon, dont nous ne savions rien, l'aurait souhaité.
Nous, nous avons tous tant changé...
La preuve "matérielle" ...
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07:30 Lien permanent | Commentaires (262) | Envoyer cette note
mardi, 05 décembre 2006
Hello.
Sidonie, arrivée vers 2h33, vous salue.
05:42 Lien permanent | Commentaires (149) | Envoyer cette note
lundi, 04 décembre 2006
Avec Ahmed.
Connaissez-vous Ahmed Meguini ?
Moi, je connais Ahmed depuis que je l’ai vu surgir de nulle part, à Paris, le 21 avril 2002.
Ce jeune homme devient alors une figure charismatique des manifestations spontanées anti-Le Pen, entre les deux tours de l'élection présidentielle.
Ecologiste, partisan de la « non-violence active » et de la désobéissance civile, le porte-parole du Mouvement spontané du peuple (MSP) s'avère rapidement un acteur plutôt inclassable du mouvement social.
C'est à ce moment là que je l'ai rencontré. Nous ne nous sommes jamais perdus de vue depuis.
Il milite du côté des anti-pub et de la mouvance altermondialiste ou avec les sans-papiers. Je crois même l’avoir vu dégonfler deux ou trois pneus de 4X4… Et je me suis - gentiment - foutu de lui à chaque fois qu'il m'a parlé de son soutien à la candidature présidentielle de Roland Castro !
A la suite d'un rassemblement du collectif alter-mondialiste "No Border", Ahmed avait été condamné à Strasbourg, pour violences sur agent, à une peine de trois mois de prison ferme ; des faits qu'il a toujours niés. Une sanction confirmée par la cour d'appel de Colmar.
Ahmed m’a appelé à l’aide hier soir. Aujourd’hui collaborateur du mensuel TOC, après avoir passé quelques mois en ma compagnie, au "Grand Journal de Canal Plus", Ahmed a des emmerdes.
Ses ennuis datent des manifestation contre le CPE.
Condamné le 12 juin 2006 à trois mois de prison ferme pour violences sur agent sur la seule foi de ce qu’il qualifie de « mensonges policiers », Ahmed sera jugé devant la Cour d’appel de Paris, le 17 Janvier 2007, à 9H.
Le Mouvement du 21 Avril, qui le soutient, dénonce des « méthodes policières résultant à des arrestations arbitraires » et - dans un "Français" un peu laborieux... - le «détournement, par les forces de l’ordre de leur assermentation pour présenter au parquet des prévenus sans la moindre preuve ».
Le Mouvement du 21 avril dénonce également « la complicité de la justice qui privilégie la politique de l’exemple au détriment de la recherche de la vérité ».
Vous l'avez compris, c'est un petit pote, une sorte de petit frère activiste, toujours fourré là où il ne devrait pas.
Alors, je lui cède la place. Ne soyez pas trop durs... Pour une fois.
Il viendra répondre à vos questions.
06:20 Lien permanent | Commentaires (351) | Envoyer cette note
dimanche, 03 décembre 2006
Ami UMP, viens bloguer !
21:55 Lien permanent | Commentaires (115) | Envoyer cette note
Bayrou versus Chazal : un régal pour les yeux !
17:24 Lien permanent | Commentaires (149) | Envoyer cette note
À distance de l'amer.
Le dimanche ?
La chute dans l'activité, déjà entamée le samedi.
Le ralentissement de la ville.
Le faux "rien à faire".
Un mauvais rythme. Un gars dans mon genre à bien plus de boulot le week end, en vérité.
Tout cela peut s'avérer pénible, lorsque l'on n'a pas laissé Paris à deux cent bornes, alors que l'on a le privilège et l'habitude de pouvoir larguer la capitale dans son rétroviseur.
Dans cette situation quelques nostalgies affluent.
Tout ça donc à distance de la mer. À distance de l'amer.
11:24 Lien permanent | Commentaires (91) | Envoyer cette note
samedi, 02 décembre 2006
Le chroniqueur et l'embrumeuse.
"Et puis la deuxième chose, très originale, il [Nicolas Sarkozy] répond vraiment aux questions, il donne le sentiment qu'il a ses réponses. Elles ne sont pas toujours bonnes, elles ne sont pas toujours justes, elles ne sont pas toujours convaincantes, mais il en a. Lui, c'est le contraire de ceux, ou celles, qui cherchent à embrumer".
Au moins, on ne pourra pas reprocher à Alain Duhamel commentant - hier sur RTL - la prestation sur France 2 du ministre de l'intérieur et candidat à la Présidentielle, de ménager sa peine pour tacler Ségolène Royal.
Est-ce une analyse ?
Cela ne ressemble-t-il pas davantage à une sorte d'opinion basée sur une comparaison ?
S'agit-il pour mon très chevronné "confrère" de RTL de tout tenter pour réussir à prouver, à la fin des fins, qu'il avait eu raison d'"oublier" Ségolène Royal dans son livre Les prétendants ?
Sans compter ce rarissime "privilège" qu'il détient de chroniquer au sujet d'émissions politiques auxquelles il participe...
Je sais en tous cas que la chute de son billet, hier matin, vers 7h 45 m'a légèrement fait tressaillir dans ma salle de bains.
Heureusement que je ne pensais à rien en me rasant...
09:40 Lien permanent | Commentaires (345) | Envoyer cette note
vendredi, 01 décembre 2006
Mesure...
Hier après midi à 14 heures 30.
Au mémorial de la Shoah, à Paris. Une toute petite cérémonie est abritée en ce lieu.
Une cinquantaine de personnes agées sont rassemblées là.
Toutes sont venues parce que le drapeau de la Compagnie Rayman va désormais rester ici.
On commémore aussi le souvenir de Léon Goldberg (en photo à gauche).
Rayman, Goldberg, tous les deux figuraient sur l'affiche rouge et sont morts le même jour.
Je regarde les visages fripés aux yeux mouillés des personnes qui m'entourent.
Je suis venu parce que mon père était l'un des membres du groupe Rayman.
Il retrouve aujourd"hui des gens qu'il n'a pas revus pour certains depuis plus de cinquante ans. Les discours se succèdent. Mais peu m'importe. Ce sont leurs visages qui comptent et l'incroyable présence de ces beaux vieillards.
Pourquoi vous parler de cela ? De ce pan d'histoire méconnue ? D'une commémoration si discrète ?
Parce qu'à lire quotidiennement les termes que certains emploient pour "discuter" ici de la société dans laquelle nous vivons, je m'aperçois que beaucoup ont perdu tout sens de la mesure.
"Dictature", "totalitarisme", "rafles", "déportations", "fascistes", "nazis", "résistance" sont des mots qui apparaissent ici (ou ailleurs) presque tous les jours et qui sont sollicités pour évoquer des sujets forts variés. Notamment pour traiter des principaux candidats à la présidentielle ou de leurs éventuelles turpitudes ou dérapages. Pas besoin d'exemples. Relisez juste les commentaires de quelques-uns sous de nombreuses notes.
Si hier après midi vous aviez juste pu passer une heure et demi dans cette toute petite salle surchauffée, avec ces Gens-là, vous auriez sans doute des humeurs politiques un peu moins tranchées.
Ayant eu ce privilège, je me permets Juste de vous en faire profiter.
Merci à Francis pour cette photo de Marcel Rayman.
09:40 Lien permanent | Commentaires (276) | Envoyer cette note


























