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lundi, 30 juillet 2007
Simplistes, priez pour nous...
Lisant hier soir l'Équipe, je suis tombé sur une perle, une vraie merveille.
C'est dans un article titré "Repenser le tour" et signé de Philippe Brunel (je ne le connais pas).
L'envoyé spécial du journal sur le Tour de France échaffaude diverses hypothèses pour que la course sauve sa tête et échappe au fléau du dopage.
L'un des choix possibles, envisagé également par la direction du Tour, est de remettre au goût du jour les équipes nationales. Des équipes de coureurs répartis par pays (France, Italie, Espagne, etc...) plutôt que des équipes de coureurs de plusieurs nationalités payés par des sponsors pour courir sous une marque.
Je n'ai pas d'avis tranché sur la question, même si dans un contexte de mondialisation & d'exacerbation de l'identité nationale, l'alternative pose question.
Mais ce n'est en rien mon propos du jour (même si je sais bien que certains s'y engouffreront...)
En revanche là où la prose de Philippe Brunel m'intéresse bien plus vivement, c'est lorsqu'il essaie de justifier cette possible nouvelle direction en relevant six critères positifs.
Je ne vais pas vous les donner tous les six.
Encore une fois, le Tour, n'est en rien l'objet de ce post.
Non, ce qui m'intéresse ce matin, c'est que, selon Philippe Brunel, la formule des équipes nationales aurait l'avantage... :
" De 'doper' l'intérêt du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes".
"...du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes"... !
Vous pouvez relire doucement cinq ou six fois, vous concentrer, vous frotter les yeux, comme je l'ai fait...
Mais ce que Brunel écrit, et dans l'un des journaux les plus achetés lus de France, sur "le public" traduit un réalisme (?), un cynisme ou un mépris - c'est selon... - tellement considérable(s) que j'en suis resté scotché.
Si, si vraiment.
J'ai rarement lu un jugement journalistique aussi sévère sur le peuple public (qui, au passage, est aussi le sien).
Sur ce à quoi le "public" aurait "besoin de croire".
À se demander même si cela commande - aussi - ce que l'on peut ou doit écrire dans ses papiers...
Surtout, si je joue à transposer ce propos à la politique (qui aurait, elle aussi, bien besoin d'être "repensée") j'obtiens une sentence sur le public les citoyens d'une sévérité inouie.
Et si...
Mais oui...
J'ai - enfin - la clé de la dernière Présidentielle.
Regardez...
Nicolas Sarkozy (et Ségolène Royal) ont eu l'avantage...
" De 'doper' l'intérêt du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes".
Bluffant non ?
Désormais, c'est promis, pour comprendre l'"opinion" de mon pays, je lirai l'Équipe tous les jours.
PS. Évidemment si monsieur Brunel voit de la lumière et passe par là...
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Commentaires
Preum's ?!
Ecrit par : louis | lundi, 30 juillet 2007 09:32
C'est Malbrouck qui va s'en donner à coeur joie...
Lui qui aime tant le peuple!
Ecrit par : o.d.m | lundi, 30 juillet 2007 09:34
Bonjour,
Excellent post comme d'habitude!
Eh oui, les Français sont des moutons , des moutons de Panurge!
Chez moi, on dit:
"99 Moutons et 1 Berrichon, cela fait 100 Bêtes"!
Métaphore: Le peuple qui bêle derrière le chef!
Bonne journée avec l'espoir d'un soleil non éphémère, surtout pour ceux qui veulent paufiner leur bronzage!
Ecrit par : SYLVIE | lundi, 30 juillet 2007 09:36
le drame est qu'il a raison
des représentations simplistes il y en a en permanence sur TF1 et FR2, et le bon peuple gobe tout ça. Il parait même qu'il y a presque 70% de gogos qui applaudissent aux représentations simplistes
Ecrit par : michel | lundi, 30 juillet 2007 09:37
Ben... en fait... c'est "notre temps de cerveau disponible" qui a besoin de "représentations simplistes"...
(=définition de la psyché du citoyen selon les médias)
Cdt!
Ecrit par : Hoplite | lundi, 30 juillet 2007 09:41
Mais oui ! Des représentations simplistes : ça a toujours marché comme ça, Guy !
L'Histoire (avec un grand H) est une succession de représentations simplistes : les Français contre les Allemand où les Anglais, les Protestants contre les catholiques, les musulmans contre tout le monde, les Américains contre les Russes, Les femmes contre les hommes, les riches contre les pauvres.
Les moches contre les beaux, les peuples contre les peuples, les gens qui détiennent le pouvoir contre ceux qui veulent y parvenir, les cadres du PS contre les militants..Etc, etc....
Et tout ça a donné notre civilisation essentiellement binaire dans ses représentations émotionnelles... Bon ou mauvais pour soi : il faut choisir.
Notre esprit est capable d'analyses sophistiquée mais nos émotions et notre pulsionnel est hélas simplistement binaire, je trouve...
Mais ce que je dis est peut être soit une connerie soit chose de sensé ?
Merde ! Je retombe dans le binaire !
Ecrit par : La chouette | lundi, 30 juillet 2007 09:43
C'est l'illustration même, par des mots choisis,de ce que pensent les "journalistes" de leurs lecteurs, qui ne comprennent forcément, oui, forcément, que des représentations "simplistes".
Sport - politique - société - économie, j'en passe, voilà l'expression parfaite d'une forme décomplexée de mépris de la part de ceux qui se prennent pour une élite "intellectuelle".
C'est tout bonnement navrant.
Ecrit par : mclane | lundi, 30 juillet 2007 09:43
J'ai fait trop de faute et je rectifie, pardonnez moi...
Mais oui ! Des représentations simplistes : ça a toujours marché comme ça, Guy ! D'ailleurs la Religion définit le Bien et le Mal (encore une alternative binaire).
L'Histoire (avec un grand H) est une succession de représentations simplistes : les Français contre les Allemand où les Anglais, les Protestants contre les catholiques, les musulmans contre tout le monde, les Américains contre les Russes, Les femmes contre les hommes, les riches contre les pauvres.
Les moches contre les beaux, les peuples contre les peuples, les gens qui détiennent le pouvoir contre ceux qui veulent y parvenir, les cadres du PS contre les militants..Etc, etc....
Et tout ça a donné notre civilisation essentiellement binaire dans ses représentations émotionnelles... Bon ou mauvais pour soi : il faut choisir.
Notre esprit est capable d'analyses sophistiquées mais nos émotions et notre pulsionnel est hélas simplistement binaire, je trouve...
Mais ce que je dis est peut être soit une connerie soit une chose sensée ?
Merde ! Je retombe dans le binaire !
Ecrit par : La chouette | lundi, 30 juillet 2007 09:47
C'est l'illustration même, par des mots choisis,de ce que pensent les "journalistes" de leurs lecteurs, qui ne comprennent forcément, oui, forcément, que des représentations "simplistes".
Sport - politique - société - économie, j'en passe, voilà l'expression parfaite d'une forme décomplexée de mépris de la part de ceux qui se prennent pour une élite "intellectuelle".
C'est tout bonnement navrant.
Ecrit par : mclane | lundi, 30 juillet 2007 09:43
Je plussoie !!!
En même temps, tant que "le public" achète, consomme et en redemande c'est pas près de changer. Le public" serait-il masochiste ?
Ecrit par : Imbécile | lundi, 30 juillet 2007 09:54
La grande inversion a faire :en politique ou dans les médias, il n'y a pas d'offre et de demande, mais une offre et une réponse à l'offre.
Ceux qui lancent des programmes (télévisés ou politiques) se parent toujours de la vertu de répondre à une demande.
La sécurité ? "mais regardez comme ce thème marche, ca prouve qu'il y a une demande..."
Le Loft ? le Tour de dope ? "Ca marche, donc il y a une demande."
Non, c'est pas vrai.
Personne ne se lève le matin en se disant, "tiens, j'adorerais voir des gens enfermés pendant 6 mois sous l'oeil des caméras !" " j'adorerais voir des cyclistes monter l'Alpe d'Huez à la vitesse d'un dragster". Ca, ce serait de la demande.
C'est l'inverse qui est vrai.
Il y a d'abord l'offre.
Celle des concepteurs de programmes.
C'est eux qui tirent les premiers.
Après, les gens marchent, ou non. Il répondent à l'offre. Si les concepteurs de programme s'interdisaient tous la télé réalité et offraient des documentaires et des débats sur toutes les chaines, le public répondrait a cette offre, et pas à une autre.
Et le drame, c'est que sur cette base, les concepteurs de programmes, il pourraient continuer a exister, et à bien gagner leur vie...
Reùarquez que le constat de cette inversion, ça ne rend pas le public plus vertueux. Parfois, il se vautre si massivement dans la contemplation de la médiocrité ( et ca m'arrive comme à tout le monde !) proposée qu'on peut voir une pointe de "demande" dans leur "réponse à l'offre".
OK.
Mais néanmoins, inverser la proposition, prendre conscience que nous ne demandons rien, mais nous sommes en réponse à l'offre, ca remet les choses à leur place, je pense.
Et ça devrait nous inciter à imaginer comment, alors, on pourrait tous être démocratiquement en demande.
Bonne journée.
Ecrit par : Thomas | lundi, 30 juillet 2007 09:54
beau model de simplification journalistique avec Gérard Holtz... hier... stupéfiant...
si vindicatif sur Vinokourov et si mielleux avec la discovery... honteux et gerbant... petit homme
Gérard Holtz… le magnifique. --> http://marc.vasseur.over-blog.com
Ecrit par : marc | lundi, 30 juillet 2007 09:54
Quel scoop !
Des journalistes nous prennent pour des cons tout juste bons à gober des représentations simplistes.
Des politiques nous prennent pour des cons tout justes bons à voter pour des représnetations simplistes.
Ca vous surpend encore ?
Ce qui est suprenant surtout c'est que ce mépris s'affiche de nouveau au grand jour.
Et c'était aussi révélé par la phrase de Patrick Le lay sur le "temps de cerveau disponible". Cela avait déclenché des tempêtes dans les landernau mais il n'avait dit que la vérité, génante certes pour les bonnes âmes qui ont laissé TF1 prendre un tel pouvoir sur le monde audio visuel.
C'est le système dans lequel nous vivons est ainsi, un système qui se nourrit de représentations ismplistes pour permettre à des Le Lay (et ses successeurs) et des Sarkozy et pomponnette d'être là où ils ont et de nous bouurer le mou.
Faire mine simplement de s'offusquer qu'ils le disent n'est que tartufferie.
Il serait plus utile de démontrer ce qu'ils font, au moment où ls commencent à le faire et de faire en sorte de les en empêcher.
Un slogan mensonger prend plus de temps à démonter qu'à enoncer.
Et un con (avec ou sans talonnettes) qui avance va plus loin que dix sages assis qui s'offusquent.
Hélas pour nous.
Zgur
Ecrit par : Zgur | lundi, 30 juillet 2007 09:56
Personne ne se lève le matin en se disant, "tiens, j'adorerais voir des gens enfermés pendant 6 mois sous l'oeil des caméras !"
Ecrit par : Thomas | lundi, 30 juillet 2007 09:54
Si ! Si ! Moi !!!
Je rêve de voir des hommes politiques obligés de vivre avec le RMI comme revenu, suivis en permanence par des caméras, histoire de voir comment ils la vivent la vraie vie de la France d'en-bas. On pourrait faire ça du côté de chez Malbrouck ;-) ça pourrait être très instructif...
Ecrit par : Imbécile | lundi, 30 juillet 2007 10:01
http://www.lepetitjournal.com/content/view/17258/204
Ecrit par : SYLVIE | lundi, 30 juillet 2007 10:04
Depuis le début du Tour et je ne suis pas la seule, j'ai suivi jour après jour l'Autre Tour de Guillaume Prébois (journaliste au Monde) et me suis régalée.
Il ont eu - ils étaient deux à faire l'étape un jour avant les "pro" - une gentille réception à Paris et les honneurs de la 2.....
Une bouffée d'air pur de temps en temps ça fait vraiment plaisir et c'est si rare.
Ne pas oublier que les Français sont des veaux dixit le Gd Charles seule idée largement récupérée par notre petit caporal...
Ecrit par : gitana | lundi, 30 juillet 2007 10:09
Il y a peu, je parcourais les journaux de l'avant guerre de 1914...
On n'a plus idée de la violence des attaques contre le peuple allemand. Les mêmes assauts odieux devaient exister de l'autre côté, bien entendu.
Les gens n'aiment guère la complication et la haine ou l'idolâtrie sont un formidable moteur pour manipuler les foules.
Le simplisme existe depuis que l'homme est homme et quand le passionnel a vaincu la raison, la Presse fait ses choux gras.
Ecrit par : Albator | lundi, 30 juillet 2007 10:12
Tiens moi dans l'Equipe, je retenu la victoire de l'Irak contre l'Arabie Saoudite en finale de la coupe d'Asie.
Quel hasard... première fois depuisun bail que ça a fait la fête à bagdad toutes confessions confondues
et comme le hasard n'existe pas...
faut du simplissime en effet
Ecrit par : om | lundi, 30 juillet 2007 10:13
Ben oui. Et pour beaucoup "l'Equipe " est un journal d'informationS. Mais. la aussi depuis l'Equipe journal d'informationS où est le sport. Journal bien dans son temps, qui dispute le résultat à la performance et à l'argent. Tiens tout comme ne politique le vainqueur est celui qui a dépensé le plus de mes sous.
Et comme c'est bizarre je ne la sens pas mon équipe QUE nationale.
Mais peut-être que le sieur brunel, Néontotologie en bandoulière confond primaire, simpliste, avec basique.
Ecrit par : martingrall | lundi, 30 juillet 2007 10:15
Pas d'accord.
Le peuple a bac et + et même si pas, le peuple sait décoder, le peuple cherche des instants d'émotion collective pour se sentir moins seul, mais le peuple sait penser.
je suis convaincue qu'il a cherché de l'espoir dans le candidat Sarkozy. Et puis il verra. Il a compté sur son énergie. C'est une pensée "positive" qu'il a eue. Pas celle que j'ai eue, mais une pensée quand-même qu'il fallait que ça change.
S'il n'y a plus de corps intermédiaires, si les intellectuels ont tant de mal à s'imposer encore, c'est que les Français sont grands, ils savent penser tous seuls, on peut ne pas être d'accord avec 63%, mais ils n'ont pas agi par représentation simpliste.
Et on le verra, le jour où ils constateront que Sarko ne donne pas satisfaction, tout communiquant qu'il est, ils le vireront.
Ecrit par : Anthropia | lundi, 30 juillet 2007 10:16
Sans le vouloir vous touchez là un problème qui est traité par Pierre Rosanvalon dans l’un de ces derniers ouvrages « La démocratie inachevée ». Il s’agit du débat qui a animé dans les années 40 du 19ème siècle les hommes politiques quand à la meilleur forme de gouvernement. En gros comment passer « du gouvernement (complexe) des hommes à l’administration (simple) des choses. » On évoqua à ce propos la perspective « d’un gouvernement simple » (p. 165 et la suite de l’édition Bibliothèque des Histoires – NRF). Evidemment ce n’est pas ce à quoi pense le journaliste de l’Equipe, mais sans le vouloir il touche quelque chose de très profond
Ecrit par : Ajamais | lundi, 30 juillet 2007 10:18
http://www.lepetitjournal.com/content/view/17258/204
Ecrit par : SYLVIE | lundi, 30 juillet 2007 10:20
Le bon peuple approuve l'ouverture....
Merci qui ?
"Nicolas Sarkozy aux élus UMP, inquiets de cette ouverture à gauche prolongée: ""Je fais la politique de droite dont vous avez toujours rêvée, je réduis l'impôt qui frappe les plus riches, je supprime presque les droits de successions, j'impose aux syndicats un service minimum das les transports... Et c'est grâce à l'ouverture à gauche que je peux faire passer tout ça!" (Lu dans Marianne, édition du 28/7/7, page 8.)
Kouchner, Bockel, Fadela Amara, Attali, et Lang apprécieront."
http://sarkofrance.blogspot.com/2007/07/je-fais-la-politique-de-droite-dont.html
Ecrit par : Roma | lundi, 30 juillet 2007 10:30
l'énorme avantage des représentations simplistes, pour ceux qui les utilisent, c'est qu'elles cachent l'essentiel, escamotent la vérité détournent l'attention et endorment la vigilance
http://lecridupeuple.over-blog.com
Ecrit par : michel | lundi, 30 juillet 2007 10:30
Ne serait-ca pas parce qu'il est plus facile de gouverner des cerveaux vides !
Pour ce faire, il est nécessaire de les vider.
Comment les vide-t-on ? C'est la question...
La télé y suffit-il ?
Pour ma part, je la regarde... parfois, mais j'ai reçu une merveilleuse éducation humaniste de la part de mes parents et de mes maîtres : la réflexion, le doute, la critique, l'analyse, le goût de la connaissance, le savoir pour le savoir, la beauté des mots, le dico...
Tous ces trucs qui donne mal à la tête.
Ça fait de moi une fille particulièrement rétive, emmerdante, pinailleuse, qui ne croit jamais rien de ce qu'il y a dans le poste ! (je m'demande toujours pourquoi "ils" disent "ça", et justement "ça"...)
" De 'doper' l'intérêt du public, qui a besoin de croire à des représentations simplistes".
Ne serait-ce pas un truisme des plus banals. D'abord, c'est quoi, le "public" ? Et le public du sport à la télé, plus précisément ?
De plus, le sport, c'est quand même (un peu) l'idée, non ? Gagner ou perdre ! Faut pas être Einstein pour comprendre le truc... D'ailleurs, ce n'est pas croyable comme les parents font faire du sport aux gosses et pas de la philo !
Vous n'avez pas remarqué ?
Dans le sport, tu ne gagnes pas , t'es rien !
En politique (française de maintenant), tu n'es pas Président, t'es rien !
T'es pas "pipole", t'es rien !
T'es pas "vu à la télé" (accroche d'une rigartitude extrème), t'es rien !
To be or not to be...
Ecrit par : MarieduBerry | lundi, 30 juillet 2007 10:30
Brunel ne fait que témoigner du mépris envers leurs concitoyens d'un certain nombre de gens qui se voient en élite de la Nation.
Le mépris est tel qu'il se permet de l'aficher en se disant que les veaux ne réagiront même pas. Et en effet, il n'y aura aucune réaction, car GB sera bien le seul à stigmatiser une telle phrase, ses collègues de "l'élite" n'étant choqué en rien.
Perso, ce matin je me suis réveillé et j'ai cherché à écouter une interview politique intéressante:
sur France 2, un larbin de droite
sur France Inter, un larbin de droite
sur Europe 1, le larbin de droite qu'on s'était déja tapé sur France 2
sur RMC, un crétin de droite
sur RTL, un crétin (en passe de devenir larbin de Bachelot)
bref pareil que depuis 2 semaines, que des gens de droites sur les ondes (en fait, j'exagère une peu, on a eu le droit à Aurélie Filippetti sur LCi la semaine dernière). Et le pire, c'est que ça ne choque personne.
Déja depuis l'élection de NS les rapports étaient passés à 75% de mecs de droites, 25% pour les autres. Mais depuis 2-3 semaines, le rapport est plus proche des 90-10.
Ecrit par : jérémie | lundi, 30 juillet 2007 10:33
C'est vrai que c'est assez paradoxal..
Quand tout le monde parle d'Europe, de sa nécessité sur l'échiquier mondial, de l'urgence de la renforcer politiquement grâce à un traité (le mini-traité de Sarkozy), et par ailleurs le sentiment nationaliste de plus en plus exacerbé, aujourd'hui avec cette idée d'équipes par pays et hier avec les contrats en Libye, parce que la France, cocorico, n'est-ce pas Malbrouck, doit retrouver sa place et sa grandeur..
La France, la France, toujours cette arrogance, "La France doit être la meilleure", "La France doit devenir le leader de l'Europe", " La France doit reprendre sa place sur la scène internationale", etc.... Quitte à agir de façon unilatérale, sans consulter ses partenaires européens..
Quelle prétention ces français !
Et la France pense peut-être qu'une Europe à 27 peut se gouverner de cette façon !
Ecrit par : Roma | lundi, 30 juillet 2007 10:37
Taxe antisociale
Le gouvernement étudie une augmentation de la TVA pour financer la protection sociale.
Par Liêm Hoang-Ngoc, délégué national à l’économie du Parti socialiste.
QUOTIDIEN : lundi 30 juillet 2007
Eric Besson a été chargé par Nicolas Sarkozy d’évaluer les effets du basculement vers l’impôt du financement de la sécurité sociale. Une telle réflexion n’est pas hors de propos car la santé appartient au champ de la solidarité nationale et des dépenses universelles (elles bénéficient à chaque citoyen et pas seulement au salarié). Celles-ci, en tant que telles, doivent donc être financées par l’impôt et non par la cotisation sociale. Cette réflexion s’impose a fortiori car l’actuel système de financement des dépenses sociales est injuste et pénalisant pour l’emploi.
A cet égard, l’ex-secrétaire national en charge de l’économie du Parti socialiste n’a pas pu oublier que le chantier d’un financement «moderne» de la protection sociale est un de ceux où la gauche est particulièrement en avance. La création d’un grand impôt citoyen progressif sur le revenu (à partir de la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu), proposée par les socialistes, est le moyen le plus juste de faire participer chaque citoyen à la solidarité nationale selon sa faculté contributive.
Cette solution évite d’augmenter la TVA ou de multiplier franchises et déremboursements. Le PS propose d’autre part de remplacer les cotisations patronales par une sorte de CSG entreprise, assise sur la valeur ajoutée (plus favorable aux petites entreprises de main-d’œuvre). Cette contribution sur la valeur ajoutée, mettant à contribution les profits, n’a rien à voir avec la TVA, qui taxe le consommateur au premier centime d’euro. Ces propositions sont malheureusement exclues du champ de l’évaluation du gouvernement, qui envisage un seul scénario de fiscalisation : le remplacement des cotisations par une hausse de la TVA dont le taux serait majoré de 3 à 5 points. Eric Besson a bien pris soin, comme il le faisait jadis, de ne pas trop se mouiller en attendant les «arbitrages», en désignant trois «experts» : un «pour» (Michel Didier de Rexecode, institut de recherche du MEDEF), un présumé «contre» (Jean-Paul Fitoussi de L’Observatoire français des conjonctures économiques) et un «dans le vent», Gilbert Cette de la Banque de France.
Défendue par le sénateur Jean Arthuis, proche de François Bayrou, cette mesure s’inscrit dans la compétition fiscale, lancée par la «grande coalition» allemande, qui a récemment augmenté de 3 points la TVA, réduit l’impôt sur les sociétés et abaissé les cotisations sociales. La réduction des coûts de production permettrait aux entreprises de baisser leurs prix sans entamer leurs marges.
La hausse de la TVA renchérirait quant à elle les importations et freinerait l’intérêt à délocaliser. Cette TVA serait «sociale» parce que les travailleurs sont présumés doublement gagnants, premièrement sur le terrain du pouvoir d’achat (grâce à la baisse des prix), deuxièmement sur celui de l’emploi (grâce aux délocalisations évitées). Malheureusement, la TVA est la solution la plus injuste socialement et la plus discutable quant à ses effets macroéconomiques. Le système fiscal français est déjà faiblement redistributif, en raison du poids des impôts non progressifs (TVA, CSG.). La part de l’impôt progressif sur le revenu dans les recettes fiscales n’est que de 17 % alors que le poids de la TVA est de 51 % ! Les pauvres la paient au premier centime d’euro dépensé.
Les 10 % des ménages les plus pauvres consacrent 8 % de leur revenu au paiement de la TVA. Les 10 % des ménages les plus riches ne lui concèdent que 3 % de leur revenu. La hausse de la TVA rendra l’impôt encore plus injuste en reportant sur les ménages modestes une part croissante du financement du budget social. Les effets pervers d’une hausse de la TVA sont évidents. Malgré la «baisse des charges», personne ne baissera les prix, ni les grandes entreprises monopolistiques, sommées par leurs actionnaires de maximiser leurs marges, ni les PME, étranglées par leurs donneuses d’ordre. Les baisses de cotisations sociales qui se sont déployées depuis 1993 n’ont aucunement enrayé la «vie chère» et ont occasionné de faibles créations nettes d’emplois.
La hausse de la TVA sera donc répercutée sur les prix, tout comme lors de la précédente augmentation de deux points, opérée par Alain Juppé en 1995. Elle déprimera à nouveau le pouvoir d’achat et cassera la consommation, actuellement le seul moteur de la croissance. Si les salaires s’indexaient sur l’inflation, l’effet recherché sur la compétitivité serait nul. La Banque centrale européenne (BCE), dont l’œil est rivé sur l’indice des prix, relèvera une fois de plus ses taux d’intérêt. La croissance ralentie amenuisera les recettes fiscales, de surcroît entamées par les baisses d’impôts directs. Les déficits se creuseront et seront prétextes à de nouvelles restrictions budgétaires en matière de redistribution. Il en résultera une aggravation du chômage et une montée des inégalités.
La hausse de la TVA allemande a relancé en un trimestre l’inflation de 0, 5 point et freiné la consommation intérieure. La stratégie allemande est en apparence gagnante sur le terrain commercial parce que les industries d’outre-Rhin sont spécialisées sur des créneaux «hors coût» qui leur garantissaient déjà des débouchés mondiaux. La réforme fiscale permet surtout aux actionnaires allemands de bénéficier de dividendes en hausse. Si tous les pays européens s’engageaient dans cette stratégie de «désinflation compétitive», le jeu serait à somme nulle. Aucun gain de part de marché de part et d’autre, mais un marasme économique généralisé qui condamnerait une fois de plus le projet européen auprès des peuples.
Enfin, il est tout aussi illusoire de penser qu’une hausse de la TVA permettrait de lutter contre les délocalisations. Pour cela, l’Europe doit utiliser le tarif extérieur commun et réorienter la politique menée par la BCE, défavorable aux industries européennes. Pour lutter contre le dumping social, source de délocalisations intra-européennes, l’Europe doit accroître ses fonds structurels et favoriser l’harmonisation des normes fiscales et sociales. Ces choix seraient sérieusement compromis par la ratification d’un minitraité, consacrant un super marché européen à 27 et sonnant le glas d’une Europe politique à même de maîtriser les effets pervers du libre-échange.
Auteur de Vive l’impôt!, Ed. Grasset.
Ecrit par : jérémie | lundi, 30 juillet 2007 10:43
L'heure du repos approche pour nos poitiques
L a semaine verra la fin de la session extraordinaire du Parlement, qui aura adopté les textes emblématiques du début de mandat de Nicolas Sarkozy, et le dernier conseil des ministres avant la relâche estivale, première pause après deux mois et demi de maelström politique. Après deux mois et demi d'activité sur tous les fronts, "l'hyper-président" devrait là aussi donner l'exemple, s'éclipsant tout d'abord vers un lieu de villégiature à l'étranger.
C'était un ordre du patron Nicolas Sarkozy : les ministres devront partir en vacances. Il était d'abord question de trois semaines, puis finalement de deux. Le Président semble avoir opté pour les Etats-Unis et le Canada, après avoir un temps pensé à la Toscane, en Italie. Il partirait en famille dès samedi.
La Toscane, hors de question de s'en priver, en revanche, pour les deux habitués Jean-Louis Borloo et François Fillon. Le Premier ministre pensait d'ailleurs retrouver la villa qu'il avait loué l'été dernier. Mais il a réservé trop tard : la maison était déjà prise. Et il a dû trouver autre chose en urgence, et danss la région qui n'est qu'à une heure d'avion de Paris, au cas où.
Ecrit par : Glander+, pour + se foutre de notre gueule | lundi, 30 juillet 2007 10:47
Bonjour
Pourquoi ne pas penser tout simplement que ce journaliste a écrit cette phrase comme un cochon ?
Déjà utiliser le mot "doper" en utilisant les guillemets relève d'une pauvreté de vocabulaire évidente... Ensuite, utiliser le mot "simpliste" là ou le mot simple suffisait est une autre maladresse de style flagrante.
Alors, moi je me pose une question plus simple : ce journaliste est-il mauvais ou était-il simplement fatigué ?
Sinon, je crois, et tout sportif tombera d'accord avec moi, qu'il y a un côté vraiment pratique et agréable dans le sport : c'est l'un des rares domaines de la vie où les règles sont simples, assimilables par tout un chacun et appliquables de la même manière à tout le monde.
Oui, les terrains de foot, de basket, de tennis, sont des endroits où on aime à se sentir protégé par un arbitre dont les décisions impartiale ne souffrent pas de contestation.
Pareil pour les routes cyclistes et les commissaires de courses.
Alors oui, par conséquent, le sport est une représentation simplifiée du monde et tant mieux, parce que c'est un endroit où on peut encore se dire que gagner proprement est possible.
Ecrit par : johnmarguerite | lundi, 30 juillet 2007 10:53
Tenez, après relecture de mon précédent commentaire, qui osera prétendre qu'il n'est pas mal écrit et bourré de répétitions (n'ayant pas pris le temps de me relire) ?!
Ecrit par : johnmarguerite | lundi, 30 juillet 2007 10:57
Je ne vois pas ce qui vous choque, Guy Birenbaum.
Imaginer que le public s'enthousiasmerait plus pour une équipe "de France" que pour une équipe "Huile de vidange Borgniol et fils", ça vous paraît si idiot que cela, comme remarque?
Et qu'avez-vous contre les choses simples? Sinon l'éternelle crainte des intellectuels de gauche qui compliquent les choses à plaisir pour qu'on ne voie pas que, derrière leur verbiage fatigué, il ne se cache bien souvent pas grand'chose d'intelligent?
Ecrit par : Robert Marchenoir | lundi, 30 juillet 2007 11:00
Hommage à Mr Serrault sur mon blog :-(
Ecrit par : Juju le pigiste | lundi, 30 juillet 2007 11:00
Pour trouver encore du SARKOZY/KADHAFI et ce pauvre DE VILLEPIN !
http://www.lepetitjournal.com/content/view/17299/204/
Et de la FRAÎCHEUR !
Avec une Québécoise Parisienne, une musicienne des plus sympathiques!
http://www.claudenadeau.net/blog
Ecrit par : SYLVIE | lundi, 30 juillet 2007 11:04
Nicolas Sarkozy salue "un monument du monde du théâtre de boulevard, du cinéma et de la télévision", rendant hommage dans un communiqué à "cet artiste populaire à la filmographie impressionante" qui "a sur marquer chaque Français par ses immenses talents d'acteur, aussi bien comique que dramatique".
A y est Jean Reno est mort !
Dernière minute : Elie Chouraqui aussi !
Ils me manquent déjà.
Ecrit par : Anne | lundi, 30 juillet 2007 11:15
C'est vrai, les gens ont des besoins très simples, manger, se loger.....Que les politiques en fassent leur business, rien de nouveau sous le soleil. La pensée unique a pénétré la tête du Peuple, le message simpliste de la Présidence a également conditionné le cerveau d'une majorité de journalistes prétentieux et......en conclusion très simplistes.....
Ecrit par : agathe | lundi, 30 juillet 2007 11:18
@gb
"un réalisme (?), un cynisme ou un mépris - c'est selon... -"
et selon toi? les trois?
Ecrit par : Mathieu | lundi, 30 juillet 2007 11:29
Ecrit par : Robert Marchenoir | lundi, 30 juillet 2007 11:00
C'est vrai que vous, vous brillez par votre intelligence ! J'en suis encore toute éblouie !
Arrêtez de penser, votre chef l'a dit !
Excusez-nous d'être encore en démocratie... et qu'une opposition se permette encore de critiquer les exploits d'un marchand de tapis !
Retournez parmi les vôtres, les lobotomisés de la tête, les moutons de panurge juste bons à idolâtrer, fanatisés à en perdre tout sens critique, toute capacité à réflêchir par vous-mêmes...
Heureusement, il y a encore quelques UMP qui ont de la personnalité, ça relève un peu le niveau...
dimanche 29 juillet 2007
"Réacteur nucléaire libyen : certains militants de l'UMP râlent"
Christophe Carignano ("militant de l'Union pour la Majorité Présidentielle") réagit assez mal à la vente d'un réacteur nucléaire à la Libye.
La monnaie d’échange pour libérer les infirmières bulgares des geôles de Libye n’était pas l’argent du Qatar comme l’affirmaient de nombreux observateurs « avertis » mais bien le nucléaire. Ce n’était pas non plus la force diplomatique de Cécilia Sarkozy ! (...) En fournissant du nucléaire, même civil, à la Libye l’hyperprésident Sarkozy prend une décision de manière unilatérale qui engage notre pays et l’Europe. Avant d’engager la France, je pense que le Président Sarkozy aurait pu au moins poser la question sur un plan politique dans l’Hexagone.
Une militante UMP, Emmanuelle Colombani, lui répond :
"Heureuse de constater que je ne suis pas la seule militante UMP à "tiquer" sur le sujet libyen ... le politiquement correct a des limites ... je comprends les intérêts financiers et stratégiques de la France mais je me résouds difficilement à les mettre systématiquement sur le chemin du plus élémentaire des bons sens démocratiques .."
Elle écrit d'ailleurs dans son blog : "Vous reprendrez bien un peu de Libye ?"
http://sarkofrance.blogspot.com/2007/07/racteur-nuclaire-libyen-un-risque-non.html
Ecrit par : Roma | lundi, 30 juillet 2007 11:30
Le cinéaste suédois Ingmar Bergman est mort à l'âge de 89 ans, a annoncé, lundi, sa fille Eva Bergman à l'agence de presse suédoise TT.
Nicolas Sarkozy salue "un monument du monde du théâtre de boulevard, du cinéma et de la télévision", rendant hommage dans un communiqué à "cet artiste populaire à la filmographie impressionante" qui "a sur marquer chaque Français par ses immenses talents d'acteur, aussi bien comique que dramatique".
Ecrit par : Ajamais | lundi, 30 juillet 2007 11:32
Correctif :
"a su marquer chaque Suédois par ses immenses talents d'acteur, aussi bien comique que dramatique".
Ecrit par : Ajamais | lundi, 30 juillet 2007 11:34
@ gb >>>samedi, 28 juillet 2007>>>PAPIER JOURNAL
Tu pourrais suivre les sujets que tu lances. Pffffff!!!!!
Vacances
Sarkozy : cap sur l'Amérique du Nord
Le Parisien | 30.07.07
PS pour lire la suite il faut être abonné. Mdr!
Ecrit par : pffff | lundi, 30 juillet 2007 11:37
Aujourd'hui, aucun commentaire sur l'actu. Tout a été dit, le reste, sans intérêt
Le conseil du jour. Livrer le DEL à un sociologue pour qu'il le dépèce. Et qu'on ait enfin le résultat sur le nombre de commentaires où on se plaint de ci ou ça, et celui où on se réjouit
A mon avis, le nombre de mécontentements avoisine les 80 %
Ce qui est du reste naturellement naturel, comme dirait JC, un NRV est mécontent
Ecrit par : Fulcanelli | lundi, 30 juillet 2007 11:37
Ah oui, M.SERRAULT etI. BERGMAN, cela fait beaucoup!
Qui se souvient de ses chefs d'oeuvre et du temps où la TV nous passait:
"Fanny et Alexandre"?
Faut s'y faire, moi, je ne m'y fais pas de cette soupe à la SARKO , du" Libéral Colbertiste", d'autant plus qe je naime pasl a soupe!
Bon appétit!
Ecrit par : SYLVIE | lundi, 30 juillet 2007 11:39
Sarkozy : cap sur l'Amérique du Nord
Le Parisien | 30.07.07
Christian Clavier se charge des raquettes de randonnée mais arrivé au Québec, il a pas l'air con quand Sarko l'amène sur le court de tennis, t'as les raquettes, Christian ?
Ecrit par : Fulcanelli | lundi, 30 juillet 2007 11:39
Ajamais,
A force de lire Rosanvallon, tu es à contretemps... ;-)
(Lis plutôt les pages 16-17 du Monde diplo de juillet : pas le temps d'en faire des tartines sur le sujet, mais tu y liras un article fort intéressant sur la NED qui finançait - entre autres - la fondation Saint-Simon de ce cher Rosanvallon et qui soutient aujourd'hui très probablement la République des Idées).
Pierre Rosanvallon = Raymond Aron ? (même rôle de diffuseur des idées à la botte des Etats-Unis et de leur modèle économique). Je le crois. L'article du diplo est très éclairant. Je recommande également à Guy de le lire (ça va t'intéresser).
Ecrit par : Anne | lundi, 30 juillet 2007 11:44
Effectivement, il y a quelques militants UMP dont je fais d'ailleurs partie qui râlent et c'est d'ailleurs un doux euphémisme, à propos de la vente d'un réacteur à la lybie et franchement il y a de quoi être en colère... En effet, quoi que certains veuillent bien en dire, Kadhafi reste le chef d'un régime terroriste spécialiste de la prise d'otage et n'a donc strictement rien à faire dans le "concert des nations". Est il nécessaire de revenir sur l'attentant contre le 747 de la pan am survenu de Lockberbie (Ecosse) en 1988 et ayant provoqué la mort de 270 innocents ou sur l'attentat contre le DC10 d'UTA survenu au dessur du Niger en 1989 et ayant provoqué la mort de 170 innocents ? A l'époque, la manière de pratiquer était déjà la même puisque la Lybie avait pratiqué un odieux chantage dans le seul but de réduire l'indemnisation des familles ayant été touchées par ces attentats.
Ecrit par : jmj arras | lundi, 30 juillet 2007 11:44
Sarkozy : cap sur l'Amérique du Nord
Le Parisien | 30.07.07
Etonnant, non ?
Ecrit par : Anne | lundi, 30 juillet 2007 11:46
Alors SARKOLEON?
Canada ou U S A?
Si Québec, aurons-nous plus de news qu'avec CHIRAC et l'omerta, en 2003?
Enfin, on verra!
Je connais quelqu'un qui travaille à l'office de tourisme de Montréal et je vous dis si on organise un congrès ou un show-Sarko à l'Hôte de Ville, 40 ans après le grand Charles!
http://www.tourisme-montreal.org/B2C/00/default.asp
Ecrit par : SYLVIE | lundi, 30 juillet 2007 12:00
Etonnant ? Mais qu'y a t il de si étonnant ?
En réalité depuis des mois, à toute problématique compliquée est proposée une réponse simpliste. Croyez-moi je ne manquerai pas de respect à l'électorat UMP mais le peu de personnes de ce courant que j'ai entendu défendaient des thèses ou point de vue si ridicules que cela en devenait frustrant.
Entre ceux qui voulaient voter Sarkozy parce qu'avec lui, il y aurait moins d'insécurité parce NS mettait des moyens dans la police ou ceux qui jugeaient que trop de gens profitent du système et que donc il est nécessaire de modifier tout le système, le simpliste est à l'ordre du jour. Le simpliste est partout dans la politique, la téléréalité, les médias et les émissions. On doit penser simplement pleurer quand c'est censé être émouvant ou triste, rire même quand c'est pas drôle et voter pour des candidats cherchant à faire ressortir ce qu'il y a de plus vil en nous.
Ségolène Royal (ou plutôt le PS) avait un programme trop compliqué dans lequel tout était lié : l'éducation à l'enseignement à l'insécurité à l'aménagement du territoire au travail et au pouvoir d'achat ainsi que la discrimination. J'étais et je suis encore d'accord avec elle. Sarkozy a diagnostiqué les bons symptômes commes toutes la classe politique mais a proposé et proposera des remèdes inéfficace ou pas totalement. Reagdez le coup de la récidive et les peines planchers : où est le pendant éducatif de ces mesures ?
Alors lorsqu'un journaliste parle d'un besoin de croire à des représentations simplistes, qu'y a t il d'étonnant. Ce n'est que la continuité de ce que nous voyons depuis des mois et cela n'est pas prêt de s'arrêter.
Ecrit par : kessy007 | lundi, 30 juillet 2007 12:09
Ecrit par : jmj arras | lundi, 30 juillet 2007 11:44
Sarkozy, en plus, a promis d'envoyer une centaine de médecins en Libye pendant 5 ans, en plus de former 50 médecins libyens..
Déjà, je croyais qu'il y avait un problème de formation et de recrutement de médecins en France? Il va les trouver où ses médecins?
De plus, 100 médecins ou humanitaires français en Libye, vous n'avez pas peur qu'à nouveau, d'ici quelques temps ou années, Kadhafi s'en servent comme otages et monnaie d'échange pour obtenir autre chose encore, comme avec les infirmières bulgares?
Comment faire confiance à un dictateur aussi imprévisible et sans scrupules....
Totalement irresponsable Sarkozy !
Ecrit par : Roma | lundi, 30 juillet 2007 12:17
Bonjour et merci pour vos articles,
Des représentations simplistes : nous en crevons !
C'est ainsi que le néoliberalisme a pollué tous les esprits depuis ces 25-30 dernières années par la médiation de tous nos journalistes et "intellectuels" officiels, abonnés aux micros et télés.
Le simplisme, le binaire çà marche et très bien : tellement que nous avons un président qui fonctionne exactement comme cela. Pour être compris du peuple, faisons simple.
Ce journaliste de l'Equipe dit tout haut ce que font les FOG, Barbier, Val et tant d'autres, que je suis écoeurée...
Heureusement que le Canard Enchaîné et Politis existent, et le plan B, et les blogs.
Bonne journée.
Ecrit par : Annie P. | lundi, 30 juillet 2007 12:19
Les similitudes avec la politique internationales de Bush sont frappantes. On n'hésite pas à envoyer des médecins quand on sait combien il est difficile de décrocher ce diplôme en France.
Roma, j'abonde totalement dans ton sens. Cette histoire de centrale nucléaire donnée ou vendue à la Libye dont le président est des plus suspects par rapport au crash UTA de 89 (euphémisme !!!) me donne envie de vomir.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/269097.FR.php?rss=true
Quand je vois Sarkozy pactiser avec des gens comme Bongo, Kadhafi ou Sassou Nguesso qui se sont enrichis sur la misère de leur peuple comment peut on croire en la politique d'un tel individu ?
Ecrit par : kessy007 | lundi, 30 juillet 2007 12:29
Il n'est pas certain que ce journaliste affiche un quelconque mépris, il déplore peut être l'état de fait qu'il décrit, que chacun ici s'accorde à déplorer avec lui.
Anthropia 10h16 je serais prêt à partager votre optimisme si n'y avait eu l'expérience amère 2002-2007 avec Sarko à l'Intérieur. Comme vous aujourd'hui j'avais cru à l'époque que l'extrême habileté dans la communication aurait ses limites, que des relais médiatiques complaisants deviendraient rapidement insuffisants et que confrontées à la réalité , les chimères s'évanouiraient, amenant la population à ouvrir les yeux.
On a vu ce qu'il en a été.
Et penser, Robert marchenoir, ce n'est pas un gros mot. Ca évite par exemple de décréter de la plus sotte des façons qu'il n'existe pas une infinité d'intermédiaires entre les deux postures suivantes : gober l'information sans aucun esprit critique d'une part et, d'autre part, se faire des noeuds au cerveau en accouchant de pompeux raisonnements stériles et abscons.
Votre obscurantisme est inquiétant.
Ecrit par : François | lundi, 30 juillet 2007 12:39
@ François,
Seulement en 2002, tout le monde s'en foutait. C'est l'un des rares mérites que l'on peut attribuer vite fait à Sarkozy : celui d'avoir plus que dégoûter une partie de son auditoire au point qu'il se dresse sur ses ergots et dise : c'est qui çui-là ? Ca aura eu le mérite d'en sortir quelques uns de leurs engluements existentiels et d'obliger à écouter un peu ce qui se racontait.
Ecrit par : Ardente Patience | lundi, 30 juillet 2007 12:51
Au prochain numéro de l'Equipe, nous aurons droit à cet article : "JO et mobilisation des masses laborieuses" ou " Compétitions sportives et exacerbation du sentiment National". C'est au choix.
Ecrit par : belka | lundi, 30 juillet 2007 13:02
Le journaliste ne fait que suivre les nombreuses enquêtes d'opinion et qualitatifs qui conduisent les rédactions à abaisser le niveau de leurs articles pour les rendre accessibles.
Ce n'est pas du mépris en soi, le journaliste apparaît cynique aux yeux de g.b, mais la nouvelle cible des lecteurs de l'Equipe est non initiée, et effectivement faire correspondre une nationalité à une équipe est plus facilement identifiable et compréhensible.
Les vieux lecteurs de l'Equipe sont presque tous morts et ceux qui restent limitent leurs dépenses en raison de leur maigre retraite, regardez la pagination du Monde, plus accessible, des photos qui bouffent les 3/4 d'une page, du people, des manchettes raccoleuse, pas de fond.
Le point de départ a été la page centrale avec Johnny Halliday confessant prendre deux lignes de coke chaque matin pour pêter la forme. Là j'ai pensé, le duo Minc -Colombani veut faire du pognon au détriment du fond. Et ouaih, le Monde a bien touché le fond.
Le journaliste de l'Equipe est dans une logique de conformité, et ceux qui n'intégrent pas ce moule deviennent des apparatchicks, des lecteurs bizarres, des bloggueurs particuliers, un genre particulier qui chaque matin fait de la résistance.
Bref, rien de neuf sous le sable de Trouville, juste un article de l'Equipe qui a fait bondir g.b, ouf, on est rassuré, il est encore réactif, Trouville ne nous l'a pas complétement boboisé. Il continue de lire l'Equipe la vigilance marquée sur son front.
Ecrit par : lovely | lundi, 30 juillet 2007 13:12
@BIRENBAUM
Un des derniers grands acteurs nous a quitté. Aujourd'hui il nous reste DEBOUZZE...........................
Ecrit par : THIERRY | lundi, 30 juillet 2007 13:13
le fait est que ça marche rudement bien en politique.
Pour le tour il y avait deux papés de mon âge qui en parlaient dans le calme de mon bureau de tabac dimanche matin. Et il y en avait qu'un qui était pour 'tu te souviens ça avait plus de gueule" "té mon bon, en quoi ça empècherait le dopage - c'est vrai c'est mieux d'être coquardier mais moi je préfère X en i à Y van quelque chose que je suppose être un cycliste du pays des corons".
Au moins ça les passionnait les deux vieux, pas trop juste de quoi passer le temps
Ecrit par : brigetoun | lundi, 30 juillet 2007 13:15
Il continue de lire l'Equipe la vigilance marquée sur son front.
Ecrit par : lovely | lundi, 30 juillet 2007 13:12
Remet Tes Tongs
Ecrit par : Fulcanelli | lundi, 30 juillet 2007 13:17
@Fulcanelli
Je ne porte pas de tongs. Mais je lis l'Equipe. Ben ouaih Fulca, je n'oublie pas ta méchanceté à mon endroit, je suis rancunière, alors ne me cherche pas.
Ecrit par : lovely | lundi, 30 juillet 2007 13:22
Tellement vrai, tellement nouveau, et tellement pertinent ( le tour par équipes nationales) que ça fait plus de 50 ans que ça a été testé une bonne demi-douzaine de fois ...
à chaque fois qu'il y a un problème sur le tour , on repasse aux équipes nationales, et l'année suivante on revient à l'ancienne formule, beaucoup plus lucrative.
je deamnde comment ça peut encore intéresser les gens, le sport en général, le tour en particulier...
Le tour c'est l'éternel recommencement, on sait bien qu'Anquetil était chargé, et les Pelissiers déjà ... sauf qu'à l'époque des Pélissiers c'était beaucoup plus dur ...
Mais je me souviens aussi des jeux olympiques et des athlètes à l'époque où ils étaient de purs amateurs , donnaient le meilleur d'eux-mêmes "pour la gloire", étaient oubliés le lendemain et redevenaient qui facteur, qui pompier, qui préposé aux postes ou gendarme.
Je me souviens de Colette Besson, de Piquemal, Bambuck, D'Encausse, Sainte rose, Vervoort, Vilain, Madubost, Mimoun, etc ...
C'est loin tout ça, c'est archaïque, ça veut plus rien dire sans doute ...
Ecrit par : urbain | lundi, 30 juillet 2007 13:23
urbain, oui ma proposition d'hier était sérieuse et je peux donc passer prendre mes devoirs de vacances :)
où ? comment ?
Ecrit par : Thomas | lundi, 30 juillet 2007 13:31
La valeur n'attend pas le nombre des années....
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire....
Ecrit par : agathe | lundi, 30 juillet 2007 13:31
je suis rancunière, alors ne me cherche pas.
Ecrit par : lovely | lundi, 30 juillet 2007 13:22
Why not, du goudron et des plumes, le public du DEL n'attend que ça, il s'ennuie
Ecrit par : Fulcanelli | lundi, 30 juillet 2007 13:34
Ce blog se calcifie......
déjà lire l'équipe c'est quitter un peu la réalité.
Alors pensez donc, le dopage, rien à foutre!
J'ai évité les réferences musicales pourries, c'est déjà ça!
Ecrit par : o.d.m | lundi, 30 juillet 2007 13:34
La paix vaut mieux que la vérité....
SKETCH de Christophe Alévêque sur une discussion entre amis sur le conflit Israelopalestinien...
http://www.dailymotion.com/video/x10pb2_diner-de-croyants_fun
Ecrit par : o.d.m | lundi, 30 juillet 2007 13:39
Bonjour Monsieur o.d.m !
Ronchon ce jour ? Quadrumane a arrêté de fumer ?
Ecrit par : agathe | lundi, 30 juillet 2007 13:40
Excellent ce sketche d'Alevêque....
Ecrit par : agathe | lundi, 30 juillet 2007 13:42
Bonjour à toutes et à tous,
Effectivement ce que relève Guy dans son billet interpelle. Si l'on compare avec ce que l'on voit autour de soi, surtout chez les adolescents, on s'aperçoit inévitablement que cette tendance s'accroît. Sans lui jeter une quelconque pierre, notre grand garçon, dix-huit ans depuis quelques mois et encore bien loin de la maturité, ne supporte pas le silence, ne lit pas et allume la télé dès qu'il entre dans la pièce. Même en prenant une douche il faut qu'il sature l'ambiance de musique. Il ne supporte aucune situation qui entraîne la réflexion et évite la fréquentation de copains qui réfléchissent. Je répète qu'il ne s'agit pas de porter un jugement puisqu'il est lui-même conscient de cela. Incapable d'introspection.
J'ai malheureusement l'impression que c'est le cas d'une majeure partie de cette génération. Comment les intéresser à des phénomènes plus complexes qu'un simple manichéisme ? La vie que nous menons et celle que nous mènerons dans l'avenir proche qui nous est proposé incitera-t-elle à plus de réflexion alors que la tendance est à toujours plus d'action et moins de réflexion ? Travailler plus pour gagner plus relève de cet état d'esprit. Il existe cependant quelques motifs de contentement comme un certain renouveau de la littérature jeunesse mais cela sera-t-il prolongé par une production digne d'intérêt ? Quelle part collective avons-nous dans ce phénomène ?
Ecrit par : José@La e-Cité | lundi, 30 juillet 2007 13:46
Lovely,
Pour la pertinence, c'est par exemple par ici que ça se passe :
http://www.pourceau.info/static/2007/07/20072707/index_static.php
Tout est dit en quelques coups de crayon. Enfin, je trouve.
Ecrit par : Anne | lundi, 30 juillet 2007 13:49
Bonjour Agathe,
Le quadrumane est impulsif!
Ecrit par : o.d.m | lundi, 30 juillet 2007 13:49
@Fulca
Du goudron et des plumes ! Ben voyons, sauf que 1968 c'est fini, au moment du CPE j'avais proposé à des étudiants de transformer en poulet grillé les chargés de td qui faisaient des cours sauvages au Luxembourg, mais les pauvres chéris voulaient juste hurler "à bas le CPE" à Saint-Michel. Bref, toujours rien de neuf sous la pluie, alors Fulca relis Proust si tu t'ennuies et va sur Marmiton.fr il donne la recette des madeleines.
Ecrit par : lovely | lundi, 30 juillet 2007 13:53
Peut-être qu'il faut se doper pour écrire des choses comme ça...si nous le public, nous avons besoin de croire?
Mais sans aucune preuve, sur ce coup là, il faut faire un beau sondage!
Pourquoi faire compliquer sans cela parait beaucoup trop simple?
Ecrit par : e.t | lundi, 30 juillet 2007 13:58
Loin de dire que "c'était mieux avant !". La jeunesse d'aujourd'hui voit dans la discussion une menace. La mence réside dans le fait que parler oblige à réflechir.
Je me heurte à un mur quand j'essaie de leur parler. Ils répondent par des "oui" ou des "non" et ont oublié ce qu'est une phrase somme toute simple "Sujet + verbe + complément". Néanmoins ils lisent plus des "Harry Potter" ou au J'abonde dans le sens de l'intervention de José@La e-Cité.
Tout n'est pas le seul fait des médias. L'école doit avoir sa part de responsabilité dans ce processus. On ne traite pas forcément des sujets modernes et intéressants à l'école. Les jeunes se créent un monde dans lequel les adultes sont persona non grata. A cela s'ajoute que la société zappe les artistes, les émissions, les discussions, les tendances etc et le rend inaccessibles des débats qui les concernent. Comment voulez-vous, dans ce cas, que les adolescents ou les jeunes pousent une réflexion plus loin sachant que ce sur quoi ils vont se prendre la tête disparaitra aussitôt ?
Tout est rendu simpliste même les comportement humains comme le mettent en relief les émissions de TF1 telles que "Sans Aucun doute" ou "Confessions intimes"
Ecrit par : kessy007 | lundi, 30 juillet 2007 14:12
Marchenoir... Dans deux ou trois ans (ou avant) sur le net on dira une "marchenoir" à la place d'une connerie.
ODM qui se calcifie, le sujet n'est pas du tout celui que vous pensez...
Ecrit par : guy birenbaum | lundi, 30 juillet 2007 14:13
@ o.d.m.:
J'aime beacoup celle là aussi:
http://www.dailymotion.com/related/1712414/video/x15i8p_la-rumeur-religieuse_fun
Ecrit par : Mathilde P. | lundi, 30 juillet 2007 14:14
Au journal TV, un quart d'heure d'hommage à Michel Serrault, "un mastodonte du cinéma", "le comédien préféré des Français" (Philippe Noiret avait eu droit à la même formule, le prochain à en bénéficier sera sans doute Jean Rochefort), qui a dû jouer dans quatre ou cinq bons films (2 Chabrol, 1 Guitry, 1 Sautet à la rigueur)... suivi de deux minutes d'hommage à Ingmar Bergman, un vague cinéaste suédois à ce qu'il paraît, qui a juste réalisé une trentaine de chef-d'oeuvres. Mais les téléspectateurs ont besoin de croire à une représentation simpliste, etc, etc
Ecrit par : Lord Nithorynque | lundi, 30 juillet 2007 14:17
l'école coupable? A ce comptelà c'est la société toute entière.
Ecrit par : e.t | lundi, 30 juillet 2007 14:17
@e.t.
Quelque part c'est vrai..
Quand on pense qu'ils veulent supprimer la philosophie en Terminale !
Ecrit par : Roma | lundi, 30 juillet 2007 14:20
@ odm: le sujet c'est la manière honteuse de communautariser des conflits actuels ou passés qui ne regardent pas ceux qui en sont accusés et qui sont porteurs d'une culpabilité, d'une souffrance qui ne sont pas les leurs.
Ecrit par : Mathilde P. | lundi, 30 juillet 2007 14:22
Quand on pense qu'ils veulent supprimer la philosophie en phase Terminale !
Ecrit par : Roma | lundi, 30 juillet 2007 14:20
La philosophie mourra d'une longue maladie
Ecrit par : Fulcanelli | lundi, 30 juillet 2007 14:28
"""encore bien loin de la maturité, ne supporte pas le silence, ne lit pas et allume la télé dès qu'il entre dans la pièce. Même en prenant une douche il faut qu'il sature l'ambiance de musique"""
@ José, on dirait le sketch d'Antonny Kavanah
Ecrit par : Fulcanelli | lundi, 30 juillet 2007 14:29
C'est peut-être la solution, après tout, pour réveiller le peuple de France: écrire des analyses des médias dans le seul quotidien que les français achètent et qui n'est pas en restructuration la moitié du temps...
Les autres quotidiens ont tous une page sports, l'Equipe pourrait avoir une page actu, non?
Ecrit par : Juliette | lundi, 30 juillet 2007 14:33
Les adolescents mutiques, c'est une courte période et normale. Les jeunes ne sont pas lobotomisés, pas d'accord, en 2002, ils étaient nombreux dans la rue, pour le CPE tout autant. Ne nous trompons pas ! Ce sont les grands-parents qui regardent TF1 !!!
Ecrit par : agathe | lundi, 30 juillet 2007 14:37
P'têt pour ça qu'ils sont si complaisants les journaleux !
lundi 30 juillet 2007
Les bruits de la Mare aux Canards
Quelques bruits et rumeurs rapportés par le Canard Enchaîné (25/7/7):
Nicolas Sarkozy a invité les Directeurs des principaux journaux français pour dîner vers la mi-septembre....
Nicolas Sarkozy a déclaré à quelques journalistes, à propos de la réformer constitionnelle : "le seul truc auquel je tiens vraiment, c'est de parler devant les parlementaires. Je sais que je peux les convaincre." Mais "Le Président n'est pas et n'a pas à être responsable devant le Parlement, sinon on changerait de République. C'est le Premier Ministre qui est responsable devant le Parlement." Cohérent ?
Source : Sarkofrance
Ecrit par : Roma | lundi, 30 juillet 2007 14:42
"Retournez parmi les vôtres, les lobotomisés de la tête, les moutons de panurge juste bons à idolâtrer, fanatisés à en perdre tout sens critique, toute capacité à réflêchir par vous-mêmes..."
Ce qui est bien avec les gauchistes, c'est que ça marche tout seul. Il suffit d'appuyer sur les bons boutons, et ça démarre au quart de tour comme un vieux Solex.
Si l'on n'épouse pas vos opinions, Roma, c'est naturellement que l'on est un imbécile.
Votre lucidité, votre force de raisonnement et de conviction, votre propension au débat sont véritablement impressionnantes.
"Et penser, Robert marchenoir, ce n'est pas un gros mot. Ca évite par exemple de décréter de la plus sotte des façons qu'il n'existe pas une infinité d'intermédiaires entre les deux postures suivantes : gober l'information sans aucun esprit critique d'une part et, d'autre part, se faire des noeuds au cerveau en accouchant de pompeux raisonnements stériles et abscons."
Vous m'avez mal lu, François. Et je m'abstiendrai de le mettre sur le compte de votre sottise.
Ce que je reproche à de trop nombreux intellectuels de gauche ou présumés tels, ce n'est pas de penser: c'est de ne pas le faire, tout en se cachant derrière un épais rideau de fumée composé de mots mis à la suite les uns des autres.
Par ailleurs, vous opposez les "noeuds au cerveau" -- que nous sommes tous deux d'accord pour rejeter, donc -- et le "gobage d'information sans aucun esprit critique".
Le second n'est pas l'opposé du premier.
Vous semblez tracer une échelle continue où il y aurait, à une extrémité, des discours complexes dans la forme et faux sur le fond, et, à l'autre extrémité, des discours faux sur le fond (et simplistes dans la forme, je suppose) parce qu'ils seraient asservis à une propagande extérieure.
Avec, au milieu, j'imagine, un discours d'une complexité modérée, inspiré par une réflexion autonome et pertinente: le discours juste, quoi.
Nous sommes partis d'une discussion déjà suffisamment compliquée par elle-même, où l'on essaye de distinguer le rapport entre deux variables: la pertinence d'un discours est-elle fonction de sa complexité? est-elle, au contraire, inversement proportionnelle à sa complexité? ou bien les deux caractéristiques n'ont-elles rien à voir?
Et, soudain, vous y ajoutez une troisième variable, qui est le degré d'autonomie de la pensée: indépendamment de son caractère fondé ou non, simple ou non, tel discours est-il issu d'une pensée indépendamment construite, ou bien est-il simplement le reflet d'un discours extérieur supposé biaisé et faux?
Ne mélangeons pas tout, si vous voulez bien.
Ce que je me contente de dire, c'est la chose suivante:
1) L'intellectuel français (donc majoritairement de gauche) est trop souvent inutilement compliqué.
2) Catte complexité de façade cache trop souvent une pensée pauvre et des raisonnements erronés.
3) L'intellectuel français se comporte, bien souvent, comme si la pertinence était une fonction croissante de la complexité. Alors que, bien souvent, c'est l'inverse: les choses les plus pertinentes et les plus justes sont fréquemment très simples à énoncer (mais le chemin pour y parvenir est difficile).
4) L'intellectuel français a le complexe de l'homme politique qu'il n'est pas, et ce dernier le complexe de l'intellectuel qu'il n'est pas. En conséquence, et vu les constatations précédentes, les décisions politiques se doivent d'être immensément compliquées; à défaut de quoi, pour un oeil français, elles seraient de peu de valeur.
5) Sur le terrain politique, l'objection de complexité est devenue, depuis trente bonnes années, un "truc" de charlatan pour bloquer toute réforme qui irait contre les intérêts du discoureur.
-- Pour sortir les Français de la merde, dit l'homme politique (de droite), l'économiste (ultra-libéral stipendié par Bush), l'intellectuel (traître à la Cause style Finkielkraut), il faut faire x, y et z.
-- Oulàlà! vous n'y pensez pas, mon pauvre ami, dit l'intellectuel (de gauche), le syndicaliste (inutile de préciser), l'homme politique (anti-libéral): c'est beaucoup plus compliqué que ça. Donc: mission d'enquête, concertation, commission, rapport... et deux ans après, tout le monde a oublié et on ne fait rien. Mission accomplie.
6) On peut entuber un certain nombre de gens pendant un certain temps, mais après ça finit par se voir. Les Français ont vu. Ils ont voté Sarkozy. Ils veulent des solutions simples à des problèmes qui, après avoir été analysés à mort par des wagons d'experts, sont relativement simples.
7) La simplicité est une qualité, pas un défaut.
8) Les Anglais et les Américains sont à la fois plus simples et plus pertinents. Même les intellectuels de gauche.
9) Cette dernière considération est simpliste.
10) Ce n'est pas parce que c'est simpliste que ce n'est pas vrai.
Ecrit par : Robert Marchenoir | lundi, 30 juillet 2007 14:44
Simpliste: un ordinateur peut le faire: pas alors besoin de pleins de journalistes comme Philippe Brunel, juste besoin d'un pour si nécessaire faire de la mise en forme.
Ecrit par : Charles | lundi, 30 juillet 2007 14:46
Ma famille habite dans le loft de l'Elysée,
Ces gens-là ne font pas de manières.
Ils passent tout l'automne à creuser des sillons,
A retourner des hectares de terre.
Je n'ai jamais eu grand chose à leur dire
Mais je les aime depuis toujours.
De temps en temps, je vais les voir.
Je passe le dimanche dans lof de l'Elysée.
{Refrain:}
Ils me disent, ils me disent :
"Tu vis sans jamais voir un yacht une rolex."
Ils me disent :
"Tu viens plus, même pour pécher un bon scoop.
Tu ne penses plus à nous.
On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue,
On dirait que ça te gêne de dîner avec nous.
On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue,
On dirait que ça te gêne de dîner avec nous."
Ecrit par : Fulcanelli | lundi, 30 juillet 2007 14:49
"Dans deux ou trois ans (ou avant) sur le net on dira une 'marchenoir' à la place d'une connerie." (Guy Birenbaum)
Je comprends maintenant, Guy Birenbaum, pourquoi vous êtes un universitaire "en disponibilité".
Ecrit par : Robert Marchenoir | lundi, 30 juillet 2007 14:49
@ Lord Nithorynque
C'est gentil d'avoir une pensée pour Bergman, mais c'est peut-être un peu simpliste d'oublier dans la filmographie de Serrault Buffet froid de Blier, ces rôles dans les Mocky, sans parler de Garde à vue, des Kassowitz... Mylord vous vous êtes laissé aller pour les besoins de votre démonstration.
@tous
Il y a des gens qui écrivent sur le sport ? (avec la voix de Lucchini, c'est mieux)
Ecrit par : nef | lundi, 30 juillet 2007 14:55
Trop compliqué.....la simplicité !
Ecrit par : agathe | lundi, 30 juillet 2007 14:55
Je comprends maintenant, Guy Birenbaum, pourquoi vous êtes un universitaire "en disponibilité".
Ecrit par : Robert Marchenoir | lundi, 30 juillet 2007 14:49
Le gens de gauche, il est disponible, comme dit Jospin, DSK ou GB, je suis disponible
Le gens de droite, il est utile et utilisé
Ainsi, Kouchner a viré de bord. Il était disponible, maintenant il est utile.
Nous avons ainsi la nouvelle grille de lecture politique
à gauche, on est disponible, à droite on est utile
C'était la minute Fulcyclopède
Ecrit par : Fulcanelli | lundi, 30 juillet 2007 14:56
@R. Marchenoir
proposition 10: ben si !
"Je comprends maintenant, Guy Birenbaum, pourquoi vous êtes un universitaire "en disponibilité" Encore un élément à la Gloire du taulier !
Ecrit par : form-mol | lundi, 30 juillet 2007 14:57
Le jeune gens de gauche, il est disponible, pour manifester contre ce CPE, pour remplir l'ANPE, pour occuper un banc de la fac
Le jeune gens de droite, il est utile, il se lève tôt, il fait des heures supplémentaires
Ecrit par : Fulcanelli | lundi, 30 juillet 2007 14:58
@marchenoir
1) la blague de Guy est simple
2) la blague de Guy est donc de qualité
3) la blague de Guy est donc vraie
4) la blague de Guy est-elle autonome ?
Ecrit par : nef | lundi, 30 juillet 2007 15:04
des heures supplémentaires ! Quand, il aura trouvé un job....C'est pas gagné !
Ecrit par : agathe | lundi, 30 juillet 2007 15:05
@agathe
Le jeune gens de droite il a pas besoin de chercher un travail, on lui trouve une carrière.
Ecrit par : nef | lundi, 30 juillet 2007 15:09
@ nef
C'est pas faux ! et avec toutes ses heures supplémentaires.....Il gagne plus !
Ecrit par : agathe | lundi, 30 juillet 2007 15:12
Ecrit par : Robert Marchenoir | lundi, 30 juillet 2007 14:44
C'est quoi un "gauchiste" pour vous?
Moi intello ! Pas vraiment, j'en ai jamais eu la prétention (et je sais de quoi je parle, mon père étant polytechnicien, et pas vraiment à gauche, je sais ce qu'est un homme doté d'une vraie intelligence, celle qui est justement accompagnée d'une vraie simplicité, car mon papou est un homme très humble..) Dans ma famille, il y a bcp de gens très diplômés, qui ont reçu des prix aux USA, etc... Ca m'arrive aussi, avec mon frérot qui bosse dans le monde entier, de partager des dîners avec des ministres, des secrétaires d'Etat et des consuls.. Et voyez vous, eux comme moi, dans ces dîners, on passe plus notre temps à picoler du bon vin et à rigoler que se la jouer intello.
Je serais plutôt une sensitive, pas spécialement cultivée, ne lisant que l'info et rien de plus..
Mais c'est vrai, j'ai fait la fac, ça m'a ouvert l'esprit, appris à créer mes propres idées.. Rien à voir avec la polique, et être de gauche ou de droite...
Simplement l'école de la république m'a donné les outils pour réflêchir aux mondes des idées.. Et le cinéma lui m'a ouvert d'autres portes de l'esprit plus proche de la perception sensorielle qu'intellectuelle.. Sans oublier la musique que je crée qui me permet de faire travailler mon imagination..
Vous voyez, je n'ai rien d'une intello, juste une personne soucieuse de l'avenir du monde... Et je vous précise quand même que je ne fais pas de politique, et ne milite pour personne.. si ce n'est pour des valeurs, de gauche sûrement...
Je suis une personne libre et je tiens énormément à mon indépendance... et mon esprit critique ne me sert qu'à poser un regard sur ce monde qui me dépasse...
Ecrit par : Roma | lundi, 30 juillet 2007 15:12
@marchenoir
C'est à cause de son humour que tu penses que Guy ne peut pas être un universitaire en exercice ?
Ecrit par : nef | lundi, 30 juillet 2007 15:17
Ceci pouvant peut-être expliquer cela: Philippe Brunel a été le mari de ....
Christine BRAVO !!!!!
A été quand les grands esprits finissant toujours par se quitter, ils ne sont plus mari et femme.
Ecrit par : Doumé | lundi, 30 juillet 2007 15:22
Je ne traitais pas de mutisme mais d'incapacité à réfléchir. Quant à suivre une manifestation, quelle est la part de réflexion si l'on se contente de suivre les autres ? Combien ont manifesté contre le CPE sans même savoir de quoi il s'agissait ?
Que l'on se comprenne bien, je n'ai jamais écrit que notre adolescent était idiot mais qu'il refuse la réflexion parce que ça le fatigue. Ce que nous essayons de lui faire comprendre c'est que son absence de réflexion le conduit paradoxalement à encore plus de fatigue. Lorsque nous avons une tâche à effectuer nous sommes tous fainéants. Cette fainéantise associée à un minimum de réflexion nous permet de rendre la tâche moins lourde en l'organisant. L'absence de cette réflexion conduit à multiplier le travail, comme le dit le dicton "Quand on n'a pas de tête on a des jambes".
Que signifie la phrase de Brunel relevée par Guy dans son billet ? Que moins le public aura à réfléchir à l'évènement auquel il assiste et plus il s'y intéressera. Dans le cas qui nous intéresse, cela sous-entendrait par exemple, qu'il ne faudrait plus traiter de tactique ou de stratégie parce que ce ne serait pas assez simpliste. La forme contre le fond, le spectacle contre la réflexion. C'est ce que je comprends de cette simple phrase.
Guy fait ensuite la corrélation entre l'évènement sportif et l'évènement politique. Sous-entend-il par là qu'il considère que le "simplisme" de la représentation sportive voulu par Brunel et la pauvreté de fond de la campagne présidentielle relèvent du même phénomène ? Si tel est le cas n'a-t-il pas raison ? Les éditorialistes et les élites de la presse comme de la politique rejetant toute autre logique que la bipolarisation ne participent-ils pas de ce raisonnement ? Simplifions encore et poursuivons jusqu'au parti unique mais n'est-ce pas ce qu'est en train de tenter de faire Nicolas Sarkozy ? Jusqu'où peut-on simplifier sans appauvrir ?
Évidemment, ce qui s'énonce clairement se comprend aisément et a donc plus de capacité à entraîner l'adhésion mais à quel moment ne tombe-t-on pas dans la caricature populiste ?
Ecrit par : José@La e-Cité | lundi, 30 juillet 2007 15:29
Vous ne pouvez nier, cher Robert, que cette tendance forte à la simplification des choses ( qui pourrait effectivement être une optimisation de leur compréhension, selon le vieil adage qui dit à juste titre que " ce qui se conçoit bien s'énonce clairement) se traduit de facto par un abrutissement des masses, orchestré ou non on peut en débattre. A tout le moins acceptez l'idée que le risque existe, à défaut de reconnaître que les ravages ont déjà largement commencé.
Si la presse voit globalement ses ventes progresser, elle le doit aux dérives peoplisantes qui ont fait éclore une foultitudes de titres aux contenus plus navrants les uns que les autres.
Si la Tv ne cesse de progresser en terme de temps moyen passé par les indivividus devant leur petit écran ( de fumée), c'est au profit d'émissions plus dégradantes et stupides les unes que els autres, dans lesquelles on fait appel aux plus vils instincts de l'âme humaine et où l'on n'invite certainement pas le spectateur à l'apprentissage ou la réflexion, pour manier la litote.
Les réponse par trop binaires, manichéennes ou démagogiques parce trop évidentes ont le redoutable inconvénient d'occulter souvent une infinité de nuances, que l'on ne peut passer en revue dans un exposé soumis aux dicktat du fast food et du zapping. Vous en conviendrez ou pas , mais laissez nous le penser, s'il est encore possible de le faire.
Ces solutions prêtes à penser sont visiblement très séduisantes pour des gens dont le cerveau a été rendu disponible, ce n'est pas nous qui le disons mais celui qui est à la tête de la chaîne qui recueille plus de la moitié des spectateurs et dont l'indigence de plus en plus criante des contenus, ainsi qu'une complaisance hallucinante pour le pouvoir en place est devenue la marque de fabrique.
Ce qui ne remet absolument pas en cause le souci de clarté que la simplicité ( que l'on ne doit pas confondre avec le simplisme,Un intellectuel, fut il de droite car il en existe , si si, ne saurait commettre cette confusion) vers lequel on se doit de tendre en toutes circonstances.
Ne feignez pas de comprendre que certains, à gauche comme vous dites, s'offusquent de ce que, la majorité pensant différemment d'eux même, cette dernière penserait donc mal. Il existe une certaine forme d'inculture, politique et autre, qui se distille de plus en plus dans notre société peu avide d'effort ( ça devrait vous parler, ça) intellectuel, obsédée qu'elle est par la quête extatique de consommation , de satiisfaction immédiate et sans trop de contraintes.
Que cela ait comme potentiel risque de dommage collatéral une diminution de la vigilance intellectuelle et de la capacité de remise en question, de mise en perspective, d'élaboration de solutions alternatives, de prise en compte d'autres points de vue de ceux qui sont dans l'air du temps, relayés par des médias complices et copains, on a quand même le droit de l'envisager, non ?
Ecrit par : François | lundi, 30 juillet 2007 15:31
@ Lord Nithorynque
C'est gentil d'avoir une pensée pour Bergman, mais c'est peut-être un peu simpliste d'oublier dans la filmographie de Serrault Buffet froid de Blier, ces rôles dans les Mocky, sans parler de Garde à vue, des Kassowitz... Mylord vous vous êtes laissé aller pour les besoins de votre démonstration.
Ecrit par : nef | lundi, 30 juillet 2007 14:55
@ nef :
Serrault fut excellent sous la direction de Chabrol ("Les Fantômes du chapelier", "Rien ne va plus"), et il a largement contribué à la réussite du film de Sautet "Nelly et M. Arnaud". Je le trouve également très convaincant dans un mauvais film que vous citez, "Garde à vue". Le problème avec Bertrand Blier et Jean-Pierre Mocky, c'est qu'ils poussent chacun à leur façon les acteurs à une forme de cabotinage. Entre Blier (réalisateur de films "épate-bourgeois" pénibles et vains) et Mocky (sympathique spécialiste du bâclage et du n'importe comment), je préfère le second : dans ses films avec Serrault, j'aime assez "À mort l'arbitre" et "Bonsoir". Je laisse de côté Mathieu Kassovitz, complètement oubliable. Mais quinze minutes consacrées à un acteur souvent cabot et occasionnellement excellent, suivies de deux minutes consacrées à un cinéaste génial, un des plus importants de l'histoire du cinéma, avouez que, franchement...
Ecrit par : Lord Nithorynque | lundi, 30 juillet 2007 15:33
@Kessy et José (k-ci and jojo, je ne pouvais m'empecher...jeu de mot de jeune :D )
Dans l'esprit d'un jeune, il y a : le sexe, le portable, les jeux vidéos, le sexe, les vetements, la musique, le sexe, MSN/Internet, la télé, le sexe, la drogue (douce dans le meilleur des cas), le sexe, et parfois aussi le sexe.
Il n'y a pas vraiment de place pour la réflexion...
Ce sont les premières générations 100% consommation, qui grandissent dans un supermarché géant ou tout à l'air accesible (vu que c'est jamais eux qui dépense), qui n'acquiert des responsabilité que très tard, et qui sont soumis à tout leurs bas instincts (13ans aujourd'hui c'est normal pour un dépucelage).
Et puis dans tout ça, il y a l'ennui (elle commence à monter cette théorie de l'ennui).
Les jeunes s'entraînent à se plaire, à baiser, et à boire et fumer, pour occuper le temps.
Les préoccupations d'un jeune sont : sa coupe de cheveux, la batterie de son portable, le nombre de clope qui lui reste.
Alors le reste, il s'en fou. C'est clair qu'il veut du simple. Il veut juste que ses besoins soit assouvis rapidement !
Et j'ai bien peur que les générations plus anciennes ne se rendent pas bien compte, de l'évolution des mentalités. Ils ignorent ou sous-estiment le décalage.
(@josé, tu as reçu mon email ?)
Ecrit par : Larim | lundi, 30 juillet 2007 15:34
Je suis une personne libre et je tiens énormément à mon indépendance... et mon esprit critique ne me sert qu'à poser un regard sur ce monde qui me dépasse...
Ecrit par : Roma | lundi, 30 juillet 2007 15:12
MOI AUSSI...ET JE VOTE SARKO.
Ecrit par : pffff | lundi, 30 juillet 2007 15:37
NICO et les médias!
http://www.evene.fr/celebre/actualite/liberte-medias-schneidermann-arret-sur-images-893.php
Ecrit par : SYLVIE | lundi, 30 juillet 2007 15:39
Bonjour Guy, Bonjour à Tous,
Cette phraséologie caractérise assez bien la nature schizophrène de la culture ambiante et bien malin celui qui pourra dire si l'idée avancée par ce journaliste relève de son conscient ou de son inconscient tel un lapsus !
Je crains que ce soit les deux à la fois tant désormais on s'adresse volontiers à un public pour lui dire que son cerveau droit intelligent se doit de reconnaitre sa part de cerveau droit "dégénéré" ! (c'est une image !!)
Il y a de ça et le jouraliste est d'ailleurs supposé s'adresser à des gens suffisament intelligents pour etre en mesure d'accepter de se faire traiter d'andouilles de lecteurs ! Une forme de transparence par la connivence, la complicité, la compréhension, la compassion ou la prise en compte qu'on s'adresse somme toute à des tarés institués, normaux !!
Nombre de lecteurs assidus de l'équipe assument et intègrent d'ailleurs cette étiquette déjà depuis longtemps !!
Une femme digne de ce nom dans un couple moderne se doit de cohabiter avec son amour de gros con et de beauf qui lit chaque jour l'équipe et surtout si le rituel prévoit que ce brave homme ne doit pas etre ennuyé pendant "son" match de foot devant la télé !!
Je caricature sans pour autant juger qui que ce soit et quoi que ce soit !
Je ne dis pas que les lecteurs de l'équipe sont idiots et c'est pas mon problème ! Je dis qu'il y a une mise en scène marketting de la beaufitude prise en compte pour repère et meme modèle social en quelque sorte !!
Mon propos est d'attirer l'attention sur nos cultures modernes ! Au titre d'une course absurde à la tolérance généralisée, il n'est pas impossible qu'on ait réussi par un tour de force extraordinaire à décomplexer le droit d'etre "débile" et d'etre reconnu comme tel ! Une espèce de statut qui permet à un journaliste d'exprimer à son lecteur qu'il l'a compris !! On dit aux beaufs qu'ils sont si beaufs qu'on va les aider à réfléchir !! Ca revendique une forme de bon sentiment à l'égard d'un peuple qu'on comprend mieux que d'autres (le Sarozysme dans toute sa splendeur) !
Une sorte de connivence d'ensemble aux interets bien compris ! Je pense que les temps modernes sont à la schizophrène attitude !
;-))
Ecrit par : Malbrouck | lundi, 30 juillet 2007 15:44
En lisant malbrouck et notamment cette phrase : "Au titre d'une course absurde à la tolérance généralisée, il n'est pas impossible qu'on ait réussi par un tour de force extraordinaire à décomplexer le droit d'etre "débile" et d'etre reconnu comme tel !"
Cette "pratique" est très courante chez les jeunes !
J'ai du entendre des centaines de fois "je suis con et fièr de l'être !"...affolant non ?
Etre con ça fait marrer les copains, donc être con c'est cool !
Pourquoi un jeune réfléchirais alors qu'être "con", ou du moins "non-réfléchis" n'est pas un défaut, mais plutôt une qualité dans sa vie sociale ?
Ecrit par : Larim | lundi, 30 juillet 2007 15:52
Larim,
Oui, j'ai bien reçu ton email, en ai lu les textes mais ne les ai pas encore exploités.
Je ne crois pas qu'on puisse généraliser les jeunes de cette façon même si tu as raison en partie. Par contre, ce que je constate c'est l'évolution des relations entre eux. Les groupes sont rarement composés de jeunes de mentalités et de raisonnements différents. Ainsi, l'entourage du nôtre s'est scindé. Ceux qui ne veulent pas réfléchir se sont séparés de ceux qui en sont capables, ce qui produit l'effet qu'ils ne discutent même plus entre eux de leurs problèmes, qu'ils ne trouvent même plus de réconfort autour d'eux sur les sujets qui les tracassent et du coup ne ressentent même plus de solidarité entre eux. Ils sortent en groupe mais lorsque l'un d'entre eux se fait gravement tabasser isolément, les autres membres du groupe ne s'inquiètent même pas de sa disparition. Ils partent à cinq, rentrent à quatre sans que ça ne leur pose ni question ni gêne. Mais ils se disent potes...
Je ne sous-estime pas le décalage mais constate avec regret et très grande inquiétude la perte de simples valeurs humaines comme l'amitié et la solidarité. Et ça, j'ai bien peur que ce ne soit pas qu'un passage.
Ecrit par : José@La e-Cité | lundi, 30 juillet 2007 15:53
Quel mic-mac!
Salade russe, yaourt bulgare, sauce lybienne et Sarkofamily dans tout cela?
En tout cas,
@Fulcanelli, la disparition de I. Bergman me fait songer à cette amie pétillante et fragile, rencontrée à Cefalu; c'est elle qui m'avait fait découvrir Bergman et Kawabata, 2 personnages au panthéon de mes pensées!
Hélas, elle aussi, n'est plus depuis plus de 20ans!
Son frère notable dans le nord n'avait pas daigné répondre à ma lettre de condoléances!
Et pourtant, Annie était une inconditionnelle de son frère!
Eh oui, on peut compter, je crois , sur ses doigts, les gens qui vous aiment vraiment pas seulement si vous êtes bienfaiteur ou banquier!
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27402
Ecrit par : SYLVIE | lundi, 30 juillet 2007 15:59
J'ai du entendre des centaines de fois "je suis con et fièr de l'être !"...affolant non ?
Ecrit par : Larim | lundi, 30 juillet 2007 15:52
Un peu d'auto-dérision est ce qui manque le plus cruellement aux squatteurs du DEL.
Cà vaut mieux peut-etre mieux que d'être con "à l'insu de son plein gré", n'est-ce pas?
Ecrit par : pffff | lundi, 30 juillet 2007 16:07
@José
je ne suis pas tout à fait d'accord. Effectivement ton fils et ses amis n'ont pas l'air très solidaires. Mais parmis mes amis, les liens sont forts, et dans la plupart des jeunes que je vois, ils ont toujours l'air solidaire entre eux. J'ajouterais que les jeunes des classes pauvres m'ont l'air plus attaché "au groupe", à l'entraide, que des jeunes de classe moyenne supérieur.
Mais globalement, je dirais que le manque de solidarité est plutôt par rapport au monde extérieur.
Je dirais qu'ils n'ont pas conscience de tout ce qui les entoure, des malheurs du monde, et sont beaucoup axé sur leur propre personne et leur propre univers. (Enfin, un adolescent égoïste, ça étonne qui ?)
Les jeunes s'en foutent du Darfour, de la guerre civile en irak, ou même de la canicule de 2003...Ce qui compte, c'est que eux, vivent bien plus tard, qu'ils aient un bon taff, une femme, une maison, une voiture,.... Mais effectivement, les jeunes n'ont plus ce coté "humaniste".
On a élevé des enfants dans un monde capitaliste, avec une éducation pro-capitaliste. Cela donne des gens qui pensent d'abord à l'intéret personnelle et à SA propriété. Logique je dirais...
Ecrit par : Larim | lundi, 30 juillet 2007 16:09
voilà où va nous mener la paresse intellectuelle, la paresse citoyenne
http://www.dailymotion.com/video/x2n1jb_sncfpubfraude_fun
Ecrit par : michel | lundi, 30 juillet 2007 16:09
peut être un peu d'espoir?
FILLON, ILLUSTRE « BLOGUEUR », MAIS SURTOUT SACRE « BLAGUEUR » !!!
par : Jacky.devaux067@orange.fr
Dans le camp de Nicolas SARKOZY, qui il faut bien le dire, avec son ouverture « melting-pot », est devenu un « fourre-tout politique » (d’après le CANARD, le « débonnaire » communiste, Jean Claude GAYSSOT, est pressenti…Pourvu que cela se concrétise, entre AIR LIB, son « attachement » au socialiste (ex ?) FRECHE - lequel vu les « éloges» à destination de SARKOZY, doit probablement lorgner sur un strapontin ministériel –, etc., il y aura de la matière pour faire chauffer nos claviers !!!), il y avait déjà la « Girouette d’Or », je propose de décerner des maintenant, sans attendre la fin de l’an 2007, la barre étant placée tellement haut, la « Langue de Bois d’Or », à notre Premier Ministre François FILLON…
Déclarer que, «la presse française est l’une des plus indépendantes in the world », faisant fi, des affaires connues ( ?), de limitation, d’entrave, à l’expression d’une information, neutre, honnête, objective (Cécilia et les valeurs, SARKOZY au G8, Les émeutes de CERGY, etc…), c’est nier l’évidence, et prendre les français pour des demeurés (pour des c… !).
Le coup de JARNAC, de l’entre deux tours des législatives, amené par un FABIUS des grands soirs, particulièrement inspiré (tonton étais tu là ?), à propos de la TVA, qui n’aura rien de social, leur a fait perdre plus ou moins 60 sièges, les a privé d’un triomphe, ils l’ont déjà oublié…
Je suis pour ma part optimiste, j’y voit là, un signe très encourageant, ces gens là, sont très imbus de leurs personnes, ils vont révéler eux mêmes, par fatuité, leur vrai nature…
Ce revirement, ce sursaut de lucidité, aux législatives, est significatif, il prouve que quand on arrive à écarter les mâchoires des médias dominants asservis au grand capitalisme, pour livrer la triste vérité aux français, ils se réveillent, sortent de l’illusion, cessent de suivre aveuglément le « mirage »…
Les électeurs sensés, concernés par le devenir de leur pays, ne peuvent ad vitam aeternam, voter pour celle ou celui, qui parait le moins mauvais, le moins nuisible…
Ceux qui en ont les moyens et l’envie, doivent se mobiliser, pour ouvrir les yeux des citoyens (aujourd’hui il existe des moyens alternatifs d’expression, qui permettent de s’affranchir de « l’omerta », qui est la règle dans les médias), afin que les français ne subissent et ne supportent une certaine vérité, que pendant 5 ans…
Comme je suis de ceux, qui ne remettent pas au lendemain, ce qu’ils peuvent faire le jour même, j’entre en résistance tout de suite, 5 ans c’est demain, mais avant il y a les municipales, qui sont également des élections stratégiques, qu’ils ne doivent pas gagner…
________________________________________________________________
Ecrit par : michel | lundi, 30 juillet 2007 16:11
Monsieur,
J'avais compris.
la presse c'est de la merde.
Trouville ya du vent.
Les éditos c'est du vent.
Le sport c'est du spectacle.
Le papier journal c'est pour les sardines.
Les lunettes carrés c'est un signe.
Et moi je suis tellement fin et intelligent qu'il me semble incroyable de pas pouvoir être reconnu à ma juste valeur, d'ailleur Fulca il est comme moi, mais bon c'est vraiment chiant à la fin.
;))
Ecrit par : o.d.m | lundi, 30 juillet 2007 16:14
Michel
Lachez votre mitrailleuse, les crampes vous guettent!
Ecrit par : o.d.m | lundi, 30 juillet 2007 16:19
la représentation simpliste c'est comme ça que ça marche
http://storage.canalblog.com/07/99/54235/15484060.jpg
Ecrit par : michel | lundi, 30 juillet 2007 16:19
@ Lord Nithorynque
Bon vous tenez absolument à quantifier médiatiquement ces deux décès. Je suis contente que vous développiez un peu votre propos. C'est gentil de ne pas flinguer Mocky, d'offrir à Serrault quelques bons rôles supplémentaires. Je n'ai pas bien compris votre commentaire sur les films de Blier qui seraient "épate-bourgeois pénibles et vains", cela me paraît encore une fois un peu simpliste, pas vraiment argumenté, une façon un peu plus branchée de dire que vous n'aimez pas. Comme les dialogues tiennent une place énorme dans l'oeuvre de Blier, on peut y voir une forme de cabotinage peut-être. Je suppose que c'est ce que vous avez voulu évoquer de façon si définitive et méchante du bout de vos lèvres dédaigneuses. Blier a su en rire dans son film "Les acteurs", du spectateur au jugement intransigeant. Il peut être pénible et vain, mais qu'est ce qu'il est drôle ! Sinon sur Bergman je suis totalement en accord avec vous, tout simplissimement génial.
Ecrit par : nef | lundi, 30 juillet 2007 16:21
Michel
Lachez votre mitrailleuse, les crampes vous guettent!
Ecrit par : o.d.m | lundi, 30 juillet 2007 16:19
ODM peut rendre les armes
il est vrai que c'est plus confortable
pourquoi tant de prétendus socialistes se seraient livrés à la soumission si elle n'avait un côté si délectable. Et même une fois le premier pas franchi, on les voit si vautrer de façon quasi obscène
perso, je préfère continuer à mitrailler
Ecrit par : michel | lundi, 30 juillet 2007 16:29
@Tous,
Les vrais amis sont rares et ce, pas nouveau!
Quand il s'agit de festoyer, de distribuer, vous pouvez lancer des invitations!
il y aura pléthaure de réponses positives!
Gagnez une somme colossale au loto; clamez-le!
Vous verrez: famille , amis, voisins etc....qui satureront votre boîte vocale!
Vous pourrez faire cousinade et festivités à la mode Barclay de St Tropez!
En revanche, si vous avez ennuis et soucis;inutile de le clamer !
S'il en est qui le devinent; ils finissent par vous éviter de peur que vous ne leur demandiez quoi que ce soit!
Il est des anciens et des jeunes sympas, c'est indépendant des étiquettes, de l'éducation reçue et des classes sociales!
Ah oui, cela est lié à la personnalité intrinsèque de l'individu!
demandez à SARKO, il ne ressemble pas à ses frères!
Fort le gars, il le a anesthésiés!
On prétend que la position de No 2 dans une fratrie n'est pas favorable!!!
Hum! Un exemple, un de plus, et j'en connais d'autres pour argumenter du contraire
de cette théorie!
Ecrit par : SYLVIE | lundi, 30 juillet 2007 16:30
errata
pas si vautrer
lire s'y vautrer
effet pervers d'une autre forme de paresse, celle de se relire
Ecrit par : michel | lundi, 30 juillet 2007 16:30
@Sylvie
Amitié et solidarité, est-ce la même chose ?
Je veux dire...tu peux aider tes amis dans tout les coups durs, et n'avoir jamais donné un pauvre euro à un mendiant.
C'est plus de ça que je parlais, ce qu'on fait pour les autres !
toi tu parles, de ce que l'on fait pour toi, par exemple si tu as des amis dans les cours durs...mais toi es-tu là dans les coups durs ? Et à part tes amis, te soucies tu des autres personnes ? C'est plutôt ces questions qui m'intéressent...
Et quelqu'un ayant connu des malheurs est plus sensible aux malheurs des autres.
Donc pour moi la solidarité est influencé par la classe sociale (dont on fait partie, ou dont a fait partie). Après, je ne dis pas que c'est le seul facteur. Mais ça y joue.
Ecrit par : Larim | lundi, 30 juillet 2007 16:42
Ecrit par : michel | lundi, 30 juillet 2007 16:09
:) :) :)
Ecrit par : Maghnia | lundi, 30 juillet 2007 16:46
perso, je préfère continuer à mitrailler
Ecrit par : michel | lundi, 30 juillet 2007 16:29
:)
Ecrit par : Maghnia | lundi, 30 juillet 2007 16:51
Pardon, vous tous, pas le temps de vérifier que je ne suis pas en train d'enfoncer une porte ouverte...
Chassez la dope... elle revient au galop ! rétablir un tour propre et simple "pour DOPER l'intérêt" du bas peuple... Je meurs de rire.
Des cyclistes propres et patriotes pou un public c... Voilà qui va nous changer du contraire...
Ecrit par : Alexandria | lundi, 30 juillet 2007 16:55
Texte de Claude Cabanes (source : www.gaucheavenir.org). Je vous préviens, c'est un peu autre chose que ce qu'il nous sert d'habitude sur RTL. C'est un texte vraiment juste, tout à fait ce qu'il faut après la période navrante que nous venons de vivre.
Gramsci, grand penseur révolutionnaire italien, mort dans les prisons de Mussolini a élaboré de nombreux concepts qui nous sont familiers : exemple « société civile » ou « hégémonie culturelle ». L’hégémonie culturelle : la direction intellectuelle et morale dans la une société, qui créé les conditions de l’hégémonie politique.
Ce que, nous venons de vivre : la gauche a perdu cette hégémonie culturelle et a donc perdu la bataille politique. Concerne toutes les composantes de la gauche.
Gramsci : le concept « intellectuel organique » il mène l’action (ce collectif) subversive de l’intérieur pour transformer pacifiquement l’idéologie dominante.
Bien ce qui vient de se passer, mais à l’envers : l’idéologie dominante a mené action subversive à l’intérieur de l’idéologie de gauche et l’a battue, corrompue.
Au-delà du bilan électoral générale, à gauche affaissement intellectuel en profondeur.
Cette hégémonie culturelle, qu’est-ce que c’est ? Tout un monde de représentations, d’imaginaires, de formes d’idées, de langues, de textes de voix et surtout de valeurs qui se développent dans les nappes phréatiques de la société et qui l’animent.
Evidemment figures célèbres attachées autrefois à ce monde : de Diderot à Marx, de Jaurès à Blum, de Sartre à Foucault, de Bourdieu à Brecht, de Benjamin à Vitez etc…
Peut-être pas inutile d’un retour à ce qui est encore vivant dans ce grand vivier là de la pensée qui est la cible permanente des petits chiens de garde du système qui tiennent le haut du pavé et qui l’enterrent matin, midi et soir.
Mais l’essentiel pas là : l’essentiel, l’idéologie de la droite a tendu à occuper tout l’espace déserté par les valeurs que la gauche a abandonnées ou vidées de leur substance… La droite a enfoncé le front moral de la gauche.
Elle nous a battu sur nos propres territoires dans une guerre de mouvement offensive.
Battu sur la question qui se confond avec nos combats depuis près de deux siècles : la question des hommes au travail ou des hommes sans travail. Elle nous est existentielle.
Battu sur la question des classes sociales, dont Nicolas Sarkozy a écrit sans vergogne le seul chapitre ou presque de la campagne électorale.
Battu sur la question du volontarisme économique qui était jusqu’ici au cœur même de la vision du monde de la gauche.
Battu sur la sémantique de la rupture dans la société : c’est un comble que cette problématique ait transité du camp naturel du mouvement, la gauche, au camp naturel du conservatisme, la droite.
Et ces défaites – je n’en cite que quelques-uns unes- s’inscrivaient par ailleurs dans un paysage désespérément énigmatique.
Aujourd’hui que pense-t-on à gauche du mérite ?
du progrès ?
de la Nation ?
de l’Industrie ?
des rapports de la famille et de la société ?
de l’ordre des hiérarchies
de l’autorité, des chefs ?
Pour aller un peu vite, mystère et boule de gomme.
Il faut donc se faire une raison : la droite a donné un élan et la gauche a perdu le sien. Certes leur élan dans l’autre camps ne s’appuie que sur du sable et ne sera qu’un semeur d’illusion. Ce n’est pas une consolation. Au contraire, c’est encore plus grave.
Nous n’avons donc pas le choix : ou travailler à la reconquête de cette hégémonie culturelle ou sombrer dans l’accompagnement résigné et cynique du système libéral.
Nous revient par la reconquête de construire une espérance de proposer un horizon, une frontière nouvelle, un esprit collectif, un au-delà ( je veux dire un au-delà du parking de supermarché)
Bref, « d’apporter notre âme à un monde sans âme » comme disait Benjamin.
Mais cette espérance ne serait qu’une pauvre chimère si elle n’était fondée sur une pensée du monde. Une pensée critique et rationnelle du monde où nous vivons. Eh bien cette pensée aujourd’hui nous n’en avons pas. C’est notre chantier. Nous sommes réunis pour ça. Pour l’ouvrir chapitre par chapitre.
Ce qui relève à gauche de la lampe à huile et de marine à voile n’est pas ce que l’on croit : ce sont les phrases creuses à la queue leu leu, les incantations ardentes qui ne sont que la marque des renoncements, les moulins à prière des vertus de la modernité économique pour rassurer le petit troupeau des moutons bêlants, les oraisons du réel pour fuir à l’idéal.
L’autre jour sur un plateau de télé un éminent dirigeant du PS interpellé par un virulent vainqueur de l’UMP en ces termes : « Cessez une bonne fois pour toute de coucher avec Marx et Lénine !!! » Stupéfaction de l’interpellé qui n’avait pas, apparemment, souvenir de ces nuits d’amour là. A nouveau interpellé par l’autre qui l’invite à se débarrasser des vieux dogmes et à entrer au paradis de la rénovation : il lui propose même le logiciel nécessaire. Le dirigeant socialiste n’a pas dit non …
Cette anecdote pour rappeler que la gauche :
1) dispose d’un socle de valeurs fondamentales, issues de l’histoire, elle ne survivra pas si elle les enterre.
2) Qu’elle a à produire des valeurs nouvelles et des outils nouveaux pour comprendre « le monde mondialisé », globalisé, et le changer.
Nous tous ici, nous savons que nous choisissons :
La justice plutôt que la charité
Le partage que le privilège
La lutte que la peur
La conscience que la consigne
La raison que l’émotion
La pensée que le chef
Le nous que le moi
L’être que l’avoir
L’internationalisme que le nationalisme
L’école que la prison
Ce sont quelques







