« PCV. | Page d'accueil | À moitié. »
lundi, 20 août 2007
Flower Power.
La censure.
La liberté d'expression : d'écrire, de penser, de parler.
Le droit et le devoir d'agir.
De critiquer. De s'opposer.
De "résister"...
Chaque jour qui passe, je suis interpellé, et parfois même admonesté et vilipendé, par des commentateurs de ce blog qui voient dans la période (la présidence Sarkozy) l'antichambre du ou d'un 'fascisme'.
C'est que je me refuse à les suivre dans cette qualification et que je récuse volontiers des assimllations dont l'anachronisme n'est pas le seul travers.
J'avais, d'ailleurs, la même querelle avec les ennemis du FN, lorsque, analysant sociologiquement le phénomène dans les années 90, je réfutais à l'identique la filiation 'fasciste' à propos du parti de Jean-Marie Le Pen. Mais c'était une toute autre histoire et, faute de place, je n'aurai pas la cuistrerie de renvoyer ici à mes travaux universitaires de l'époque (juste un aperçu critique de mon livre, Le FN en politique, ici).
Tout juste puis-je indiquer, de manière lapidaire et lacunaire, qu'à force de stigmatiser un adversaire, certes on le marque, mais on le démarque aussi, dans le même temps. Ce qui dans une compétition - fût-elle politique - finit par être un avantage pour lui, une 'ressource' ; quand bien même la marque octroyée serait-elle perçue comme négative, dévalorisante. En résumé, mieux vaut une mauvaise marque/image que pas d'image/marque du tout...
L'erreur d'appréciation et d'interpétation qui a conduit à faciliter l'embellie du FN a donc été reproduite en 2007. Force est de constater que nous avons terminé, il y a trois mois, dans une impasse similaire à celle de 2002.
Et je goûte de moins en moins les voies sans issues...
Bref, n'adhérant pas aux "arguments" des contempteurs de Nicolas Sarkozy sur ce terrain-là , comme un mouton béat et bêlant - et même si je partage nombre de leurs indignations - j'en deviens suspect...
Peu m'importe. Je ne suis pas là pour plaire ; ni pour contenter.
Comme hier ce 'fascisme' est, une fois de plus, revenu sur le tapis, je me suis interrogé sur la meilleure manière de tenter de convaincre ou de raisonner les plus irréductibles des NRVés.
Eh bien, c'est le calendrier - et l'Histoire, justement... - qui m'ont facilité la tâche en m'offrant, ce 20 août, une bien belle opportunité.
En effet, il y a 150 ans - jour pour jour - avait lieu le procès d'une oeuvre d'un écrivain, d'un poète, et non des moindres...
Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire.
J'ai donc choisi, à dessein, de revenir sur cet épisode de façon à ce que les plus radicaux mesurent combien certains mots/maux (la censure en l'occurence) ne collent à une époque - et ne sauraient la caractériser - que lorsqu'ils sont avérés par des faits précis.
C'est alors Napoléon-le-Petit qui règnait.
Il avait rétabli l'Empire, le 2 décembre 1852, après avoir été élu Président de la République en 1848.
20 août 1857.
Une partie des Fleurs du mal de Charles Baudelaire est censurée et interdite par la justice pour "outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs".
Trois accusés se retrouvent dans le box de la 6ème chambre du Tribunal correctionnel de la Seine : Baudelaire, et les éditeurs Auguste Poulet-Malassis et Eugène de Broise.
Face à eux le procureur Ernest Pinard (sic).
Ce dernier confie dans son réquisitoire que "poursuivre un livre pour offense à la morale publique est toujours chose délicate" et que "le juge n'est point un critique littéraire". Cependant, pour le procureur Pinard, "le juge est une sentinelle qui ne doit pas laisser passer la frontière définie par le législateur. Une frontière qui, pour lui, serait franchie par certains poèmes des Fleurs du mal : "Croyez-vous qu'on puisse tout dire, tout peindre, tout mettre à nu, pourvu qu'on parle ensuite su dégoût né de la débauche"...Et le procureur de décrire Baudelaire comme quelqu'un qui, toujours, "fouillera la nature humaine dans ses replis les plus intimes, l'exagérera surtout dans ses côtés hideux".
Dans la journée, le tribunal, présidé par M. Dupaty, rend son jugement.
Si le délit d'offense à la morale religieuse a été écarté, Baudelaire est coupable de "l'effet funeste des pièces incriminées, qui conduisent nécessairement à l'excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur".
Baudelaire est donc condamné à 300 francs d'amende. Les deux éditeurs à 100 francs chacun. Six poèmes vont être retirés du recueil.
À la fin de l'année 1856, mon voisin Trouvillais, Gustave Flaubert publiait en revue Madame Bovary, puis, en avril 1857, l'œuvre sortait en livre. Flaubert sera alors l’objet, lui-aussi, d’un procès pour atteinte aux bonnes mœurs. Mais il sera acquitté en février de la même année.
Il faudra attendre mai 1949 pour que la Cour de cassation casse et annule le jugement concernant Les fleurs du mal...
Ce post m'a notamment été inspiré par un article d'Alexandre Pouchard, paru hier dans l'édition normande de Ouest-France (19 août).
Absent pour la journée, je ne peux vous répondre avant fort tard. Pas d'NRVement.
05:40 Lien permanent | Commentaires (261) | Envoyer cette note
Commentaires
Sarko, facho !...
Ecrit par : jojo74 | lundi, 20 août 2007 05:51
il est pile minuit ici, j peux dc m permettr d'être 2e... avant de lire le contenu du post. Bonne jrnée à ts !
Ecrit par : Manolli | lundi, 20 août 2007 06:02
On peut connaître la citation ?
Ecrit par : Neutre | lundi, 20 août 2007 06:05
Bonjour Guy,
Je me demande si cet exemple est pertinent. Rien de plus volatile que l'évolution des moeurs. Moi qui me suis fait insulté durement sur le dél pour avoir indiqué que j'étais un lecteur de Gabriel Matzneff j'ai été un observateur privilégié de cette gauche non communiste qui soutenait les pédophiles (au nom de la "liberté sexuelle" pour la tendance soixante-huitarde, de la défense des homosexuels pour les autres) jusqu'en 1983.
Certes on ne censure plus guère sur les moeurs en France de nos jours, c'est plutôt l'inverse où la plupart des enfants de 12 ans ont déjà visionné moults films pornographiques.
Il est pratiquement impossible pour un cinéaste qui espère avoir un large public de ne pas mettre une ou des scènes de sexe dans ses films.
Internet sert en grande partie à visionner des films et images pornographiques, y compris dans des pays "islamistes" comme le Pakistan et l'Afghanistan (dans d'autres les sites pornos sont tout simplement inaccessibles, comme dans les Emirats, donc seulement accessibles aux privilégiés).
Mais où vient se nicher le fascisme dans tout ça ?
Vous dites sans doute avec raison que le FN n'est pas un mouvement fasciste, mais en-dehors de toutes querelles d'universitaires qui ne me concernent pas le führer de ce parti a tout de même récupéré des éléments venant directement de la collaboration ou de la Waffen-SS française. C'était aussi jusqu'à sa mort un fidèle ami du Waffen-SS belge Léon Degrelle.
Je suis en train de lire la biographie de Ciano, le beau-fils de Mussolini. Ca donne une description empirique du fascisme qui ressemble un peu à ce que commence à être la Russie de Poutine : nationalisme exacerbé, culte du chef, volonté d'expansion/reconquête du territoire au nom de l'espace vital ou de la grandeur de la nation, groupes tolérés par le pouvoir qui ont réinstitué la pratique des pogroms contre les non-russes de souche...attention je ne fais pas d'anachronisme, je comprends aussi la politique de Poutine qui depuis l'invasion américaine en Irak considère que les Etats-Unis sont dirigés par des fous et que la Russie a besoin de se défendre préventivement.
C'est clair qu'en France on est aux antipodes du fascisme, et que sur ce blog je crois que certains confondent activité policière (notamment reconduite des étrangers irréguliers), répression contre les pauvres (Clemenceau faisait donner l'armée contre les mineurs en grève), contrôle des medias (les socialo-communistes n'ont pas été en reste dans ce domaine entre 1981 et 1986), et "fascisme", qui devient comme quelqu'un l'a écrit une sorte d'insulte généraliste, inter-générationnelle puisque utilisée depuis 1968. Le durcissement de la justice n'est qu'un retour à la manière dont elle fonctionnait dans les années 70 (on parlait alors de justice fasciste mais aussi de justice de classe).
Je pense que ça participe d'une certaine régression intellectuelle inhérente à nos motivations à nous usagers du dél.
Pour finir sur "la liberté d'expression", est-ce un hasard si c'est sur le dél où nous avons une liberté d'expression totale que ça hurle que nous en sommes privés ? Dur d'être libres mais de ne pas savoir que faire de notre liberté, et de tout de même allumer la télévision à 20 heures...
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 06:19
Et ce Baudelaire, c'est pas celui qui vient parfois se déhancher en direct live dans la Star Ac' ? Ou j'confonds...
Ecrit par : ComDes | lundi, 20 août 2007 08:10
On s'en fout Baudelaire.
Ce qui compte c'est que GB est pas là pour la journée.
Alors on amène la sono, les euphorisants, on ouvre nos carnets d'adresses et on fait la fête à donf.
Il balayera en rentrant.
Ecrit par : Libellule | lundi, 20 août 2007 08:25
Curieux billet aux cibles variées.
Il me semble avoir lu, quelque part, je ne sais plus où, que les Révolutionnaires de 1789 avaient à l'esprit le modèle de la République romaine et que, moins que de créer du radicalement neuf, ils rêvaient plutôt de remettre au goût du jour un mode d'organisation politique emprunté au passé. Ce qui illustre les deux sens antinomiques du mot "révolution".
Le rappel de ce que fut le régime de Napoléon III semble être évoqué ici en contre-feu des accusations de "fascisme" appliquées hâtivement au style présidentiel de l'actuel locataire de l'Elysée.
Et le fait est qu'à lire la notice concernant Napoléon III, on ne peut qu'y trouver un certain nombre de similitudes - quant à la place prédominante accordée par les institutions à celui qui est redevenu l'empereur , quant à la manière de se mettre le peuple dans la poche, quant au contrôle des médias, etc. - avec la situation présente.
Ensuite, la référence au procès fait à Baudelaire, sans parler de celui intenté plus tard contre Flaubert, est plus obscure quant à sa visée précise. Il semblerait que cette partie là du billet soit une réponse critique aux accusations de fascisme adressées par certains DEListes au nouveau pouvoir, afin de leur montrer ce qu'est l'atteinte à la liberté d'expression.
Mais cette atteinte à la liberté de création, même, dans les cas cités, n'est pas le fait d'un régime de type fasciste, bien plus brutal et expéditif dans ses manières d'agir, mais d'un régime autoritaire. Et son objet est la défense des bonnes moeurs, soit de la moralité bourgeoise.
C'est là que la démonstration du billet du jour n'est pas claire à mes yeux. J'y vois simplement une critique à l'encontre des DEListes parmi les plus NRV envers NS, au moyen d'une comparaison entre leur propre possibilité de critiquer à loisir le pouvoir en place, auquel le IInd Empire a été subrepticement substitué par G.B. au fascisme, et l'impossibilité supposé qu'il y aurait eu à faire de même dans le cadre du IInd Empire, sans devoir s'exiler au préalable.
Ce qui, soit dit en passant, sur le mode de la plaisanterie, permet dans un carambolage des comparaisons historiques, de voir dans notre Johnny national le descendant dégénéré, en termes certes de stature, mais surtout de motivation, de Victor Hugo !
La journée portant conseil, j'espère pouvoir mieux saisir le sens de ce billet que je suis en mesure de le percevoir ici et maintenant. Les réactions des autres DEListes m'éclaireront très certainement sur l'ampleur de ma mécompréhension.
Ecrit par : en passant | lundi, 20 août 2007 08:29
http://www.stormvideographer.com/blog/
Pour une ambiance cyclonique, la jamaique sous Dean.....
Ecrit par : o.d.m | lundi, 20 août 2007 08:50
Avant d'aller bosser...
C'est vrai que "Bonapartiste" est un peu vintage pour qualifier le régime de M. Sarkozy...
Et sûrement peu parlant pour les plus jeunes à l'éducation historique un peu superficielle (c'est une constante en France depuis quelques décennies que le déclin de cette matière).
N'empêche.
Pour revenir à la période actuelle.
Je vérifie les informations pour les étayer, mais l'heure, dans la police nationale est au contrôles ciblés avec réunions hebdomadaires et désignation de nationalité à privilégier (Maliens, Algériens notamment...). Les marocains semblent plus tranquilles. Hallucinant ? Pourtant vrai...
Les RG définissent et ajustent ainsi les catégories d'étrangers au fil du temps, informations relayées par la hiérarchie, pour entrer dans les objectifs (25 000 reconduites) promis.
Dans le même temps, il est demandé aux policiers de contrôler également des "européens" pour que le ciblage ne soit pas ostensible pour le public.
Incroyable. Oui. Même moi j'ai du mal à croire à ces confidences de policiers.
D'autant que dans le même temps, on leur demande de se méfier des journalistes et des caméras pour que cela soit le plusdiscret possible et éviter les polémiques.
Moral de temps d'automne.
C'est sans doute normal. La météo est d'ailleurs d'accord avec moi.
Ecrit par : mclane | lundi, 20 août 2007 08:52
Bonjour Guy !
Jean Jaurès disait: "Le courage. C'est refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire." Tu es dans le vrai.
Actuellement en effet, il y a mensonge(pour moi) sur la marchandise.
Voir les photos de Cécilia Sarkozy jeune ou le jour de son mariage chez moi et découvrir les sarkozeries, kouchnereries, busheries et pédophilie.
http://allainjulesblog.blogspot.com/
Bonne journée !
Ecrit par : AJM | lundi, 20 août 2007 09:00
Bonjour GB
je suis assez d'accord, Sarko n'est pas un facho, ni un con, mais un grand communicant opportuniste. La censure n'a pas d'intérêt pour lui puisque son pouvoir est total. De plus 64 % des français approuvent l'überprésidence, alors... On peut toujours crier et trépigner, autant uriner dans un stradivarius pour tenter de faire de la musique. On en reparlera dans 5 ans.
On peut juste s'étonner de voir Nicolas demander qu'on ne parle pas de Cecilia, alors que cette dame intervient dans les affaires exterieures de la France comme un membre du gouvernement.
Idéologiquement NS est mon ennemi, et tout les coups sont bons pour détruire son image. En particulier les attaques personnelles pour dénoncer son népotisme, sa vulgarité et le mélange entre sa vie privée et sa vie publique. ça ne sert à rien mais ça défoule. Tout génial qu'il soit, le destin de Sarko me semble tout tracé : Waterloo ou Sedan. Soyons patients.
Ecrit par : rimbus | lundi, 20 août 2007 09:12
Ecrit par : rimbus | lundi, 20 août 2007 09:12
juste un petit correctif
non, il n'y a pas 64% de Français pour approuver la politique de NS
Des sondages manipulés prétendent que 64% de Français approuvent me parait plus approprié
Ecrit par : michel | lundi, 20 août 2007 09:18
D'accord, Guy. Je connais un autre mot aussi galvaudé que "fascisme", c'est "génocide".
Bonne rentrée !
Ecrit par : raymond b. | lundi, 20 août 2007 09:19
D'où il ressort qu'il ne faut pas confondre Moïse et George
Et que le vrai nom de Malbrouck
est Victor H.
Quant à Max W.
Je cherche encore
Bref, on n'a rien inventé
On le savait
Dur quand même
de pousser toujours
la même roche noire
Ecrit par : Toute noirte | lundi, 20 août 2007 09:19
Oui Guy,
le fascisme c'est "déjà de l'histoire" et de l'histoire ancienne;
et nous savons que l'histoire ne se répète pas,
en l'occurrence (présente) ça n'est pas même un bégaiement.
On est très loin de la dictature mais le populisme en revanche est bien présent, et c'est bien ça qui est inquiétant : ce mouvement général de "réhabilitation" de la vulgarité niaise , complaisante, démagogique, déculturée et ignorante,
"décomplexée" et ... largement partagée,
y compris par les "adversaires"autoprocalmés du conducator,
occasionnellement ici même , sur le DEL .
C'est de là que vient l'oppression que je redoute de voir s'étendre et s'affirmer, la pire , non pas celle du petit nombre sur "le peuple" , mais d'un large nombre sur "les autres", sur ceux qui n'admettent pas comme "normal" , spontané, immuable et "bon" un certain "ordre des choses" fondé sur l'omnipotence de la marchandise et de l'arrivisme hédoniste , égoïste et in-signifiant.
On est loin du fascisme , en effet.
Ecrit par : urbain | lundi, 20 août 2007 09:29
Bonjour,
D'accord avec l'ami Rimbus : un grand communicant opportuniste. Et d'accord avec Urbain également, le populisme et la démagogie facile (d'un camp comme de l'autre), ce n'est pas du fascisme. Les mots ont un sens, une des leçons de ce blog souvent rappelé par l'hote de ces lieux...
Bonne semaine à tous.
Ecrit par : Falconhill | lundi, 20 août 2007 09:45
" En particulier les attaques personnelles pour dénoncer son népotisme, sa vulgarité et le mélange entre sa vie privée et sa vie publique. ça ne sert à rien mais ça défoule. "écit par rimbus
perso, je pense que tout ce que l'on dénonce, laissera à force des traces dans l'esprit embrumé des gens, il faut continuer, ça sert malgré tout à quelque chose.
souvenons-nous de giscard et de ses diamants....
@o.d.m, j'ai ouvert votre lien et me suis attrapé" vous êtes le 9999999visiteurs (ou gagnants)..", un genre de virus espion non? en tous les cas un de mes sites favoris et politiques ( devinez lequel) est tout chamboulé. faut rien dévoiler ici sinon on se fait piéger?? que fais-je, les pros de l'informatique?
Ecrit par : pyrénéa | lundi, 20 août 2007 09:57
urbain | lundi, 20 août 2007 09:29
Oui, bien sur mais!
1848 Président
1851 Empereur.
1870 Thiers à dit "qu'on les fusille"
1860-1870 cinquante mille opposants furent envoyés peupler les colonies de sauvages. Dont Louise Michel.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 10:02
1852 Empereur.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 10:04
Guy et les autres DEListes.
Nombreuses ont été les manifestations dont le but était de clamer haut et fort que Nicolas Sarkozy était un fasciste. Alors, je suis parti voir dans un dico le sens de ce terme et voilà ce qu'il en ressort :
- Régime politique s'appuyant sur un pouvoir fort, prônant un État sécuritaire, l'exaltation du sentiment nationaliste et une politique réactionnaire.
Il m'est difficile de dire que le pouvoir politique de NS se demarque cette définition, à cela près, qu'il faut mettre en relief le fait qu'a notre époque le fasciste prend de nouvelles formes. Il serait difficile d'avoir un pouvoir fasciste comme sous Mussolini mais néanmoins la politique de NS peut être qualifiée de néo-fasciste : le pouvoir est fort centralisé sur sa personne et son égo, appuyé et relayé par les médias moutons.
L'Etat sécuritaire sans compensation éducative est en marche avec la mise en place de quota pour les reconduites à la frontière notamment. Le sentiment national est exalté par des propos raciste et je pèse mes mots. Le moutons égorgé dans la baignoire en est un exemple, l'intervention de Noakovitch sur sa repulsion ou répugnance à l'adresse des noirs et des arabes en est un autre.
http://kessy007.blogspace.fr/410285/Sans-aucun-doute-Sylvie-Noachovitch-a-derape/
La stigmatisation des banlieue et la montée de deix population l'une contre l'autre aussi. La politique réactionnaire se voit dans la volonté de revenir sur les acquis de mai 68 ainsi que les propos de certains visant à remettre la peine de mort en place en France.
Pour moi Sarkozy est un facho, un facho du 21è siècle.
Ecrit par : kessy007 | lundi, 20 août 2007 10:09
Tiens donc.
L’Assemblée législative (1849-1851)
La nouvelle Assemblée (28 mai 1849) comptait moins de républicains ou de socialistes et un plus grand nombre de membres réunis par la dénomination générale d’amis de l’ordre; le prince Louis-Napoléon semblait donc devoir s’entendre avec le pouvoir législatif ainsi constitué. Mais durant les vacances de l’Assemblée, en août et septembre 1849, plusieurs membres de la majorité, partisans de la branche aînée des Bourbons, allèrent en Allemagne porter leurs hommages au comte de Chambord; d’autres, partisans de la branche cadette, se rendirent en Angleterre, auprès des princes de la maison d’Orléans. De leur côté, les républicains exilés, les sociétés secrètes lançaient des diatribes qui se croisaient avec les manifestes monarchiques, et le Président voyageait à travers la France pour exercer sur les populations l’influence d’un pouvoir nouveau qui s’abritait sous le grand nom de Napoléon.
heureusement l'histoire ne se réécrit jamais. Ouf
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 10:10
Comment parler de Sarkozy tout en n'en parlant pas, ne disant ne pas le comparer à un fasciste, puis on parle de Napoléon de Baudelaire, de liberté d'expression, des Fleurs du Mal, de Madame Bovary tout ça sans parler de Cecilia.
C'est lundi et je n'ai rien compris à cette note... Bon j'ai rien compris au subprime non plus vous me direz...
Ecrit par : Ludovic | lundi, 20 août 2007 10:11
Mais le problème, c'est que, contrairement à Napoléon le Petit, Sarkozy n'a pas besoin de coup d'Etat. La cinquième république lui donne plus de pouvoir qu'il peut en rêver. La cinquième république non seulement donne la possibilité de vivre en roi fainéant (comme Chirac) mais aussi, si ça vous chante, d'être ministre un jour, premier ministre le lendemain, président de l'ORTF un autre jour, (et conseil de Franz-Olivier Giesbert toujours)...
Donc, pour Sarkozy, même pas besoin de coup d'Etat.
De plus, d'accord avec ce que tu écris:
"Tout juste puis-je indiquer, de manière lapidaire et lacunaire, qu'à force de stigmatiser un adversaire, certes on le marque, mais on le démarque aussi, dans le même temps."
Ecrit par : Eric | lundi, 20 août 2007 10:12
Certes on ne censure plus guère sur les moeurs en France de nos jours, c'est plutôt l'inverse où la plupart des enfants de 12 ans ont déjà visionné moults films pornographique========
Armand quand même là vous fantasmez pas mal. Un peu trop.
Ecrit par : psy | lundi, 20 août 2007 10:14
Ha ben non. On a dit l'histoire ne se refait pas.
Par une coïncidence fâcheuse, les pouvoirs du Président et ceux de l’Assemblée se terminaient l’année suivante, 1852, à trois mois d’intervalle, et le suffrage universel devenu le suffrage restreint, allait être appelé presque en même temps à renouveler les deux pouvoirs de la république. Dans l’anxiété où cet avenir douteux jetait le pays, des pétitions qui atteignirent le chiffre de 1 500 000 signatures furent adressées à l’Assemblée pour la révision de la Constitution; quatre-vingts conseils généraux et un grand nombre de conseils d’arrondissements émirent le même vœu.
Mais l’Assemblée était profondément divisée. Beaucoup demandaient qu’on ne changeât rien au fond des choses; ceux-ci acceptaient la révision de l’article qui interdisait la réélection du président en fonctions; les autres voulaient une révision complète qui pût ouvrir la porte à la restauration de l’une ou de l’autre des trois monarchies déchues. Mais il fallait les trois quarts des voix pour que l’Assemblée pût procéder légalement à la révision et ce nombre ne fut pas obtenu. À ce trouble dans le monde officiel répondirent des désordres dans plusieurs départements : le Cher et la Nièvre furent mis en état de siège.
La Président demanda, le 4 novembre 1851, le rétablissement du suffrage universel par l’abrogation de la loi du 31 mai. L’Assemblée persistant à exclure du vote la foule nomade et flottante repoussa la proposition présidentielle; mais, en vue de contrebalancer l’avantage que le Prince venait de se donner auprès du peuple, la majorité essaya de s’emparer de l’armée en précisant le droit reconnu par la Constitution au Président de l’Assemblée de requérir directement les troupes, quand il croirait sa sûreté en péril (17 novembre). Ce projet fut aussi rejeté. Les jours suivants, d’irritants débats rendirent la situation encore plus difficile; quelques-uns parlaient d’enfermer le Prince à Vincennes. Mais une assemblée est toujours bien faible pour l’action. Dans celle-ci d’ailleurs aucun parti ne dominait : certaines propositions importantes ne passaient qu’à une voix de majorité. Le Prince, au contraire, avait pour lui l’armée, une partie de la population parisienne, presque toute la France fatiguée de ce désordre moral, et l’unité de commandement; il pouvait donc attendre l’attaque, il préféra la prévenir et la France compta une journée de plus.
La présidence pour dix ans
Le 2 décembre, au matin, les chefs des différents partis de l’Assemblée sont arrêtés chez eux, le palais de l’Assemblée est occupé par la force armée, quelques représentants qui s’étaient réunis dans une mairie sont saisis ou dispersés. En même temps un décret du Président déclare l’Assemblée dissoute, le suffrage universel rétabli, et propose au peuple les bases d’une nouvelle Constitution avec un chef responsable élu pour dix ans. « Je suis sorti de la légalité, disait le Président, pour rentrer dans le droit. » Le 3 et le 4, la résistance fut essayée au centre de Paris et sur les boulevards, mais sans l’appui de la population. L’armée, conduite avec décision, resta, après une courte lutte, maîtresse des rues, et quelques essais d’insurrection, sur différents points du territoire, furent réprimés. La mise en état de siège des départements où des troubles avaient éclaté, la transportation à Cayenne des malfaiteurs en rupture de ban, en Algérie de membres des sociétés secrètes, ramenèrent promptement le calme. Les partis comprirent qu’ils auraient affaire, cette fois, à un pouvoir résolu. Le peuple, par 7 437 216 votes affirmatifs contre 640 737 négatifs, accepta la Constitution qu’avait proposée le Président et lui conféra le pouvoir pour dix ans. Ainsi la France effrayée se donnait à Louis-Napoléon, et le grand courant de 1789 était encore une fois dévié. Pendant ces 60 années, au lieu d’avancer lentement et sûrement par progrès successifs, nous étions allés par sauts et par bonds, courant en quelques mois d’une extrémité à l’autre du monde politique; la veille, en république avec toutes les licences démagogiques; le lendemain sous la dictature, avec la grandeur mais aussi les dangers d’un gouvernement personnel.
La présidence décennale ne fut qu’un acheminement à l’Empire. La Constitution nouvelle, publiée le 14 janvier 1852, avait emprunté ses principes aux institutions du Consulat et de l’Empire, et sous des apparences libérales cachait l’omnipotence du Prince. Le chef de l’État était responsable et gouvernait avec des ministres qui dépendaient de lui seul. Deux assemblées étaient institutées : le Corps législatif, issu du suffrage universel, avait le vote de lois et de l’impôt; un Sénat, composé des illustrations du pays, veillait à la conservation et au développement de la Constitution. Des conseillers d’État, nommés comme les sénateurs par le Prince, préparaient les lois, les soutenaient devant le Corps législatif et examinaient les amendements. Cette Constitution n’enfermait pas cependant dans un cercle infranchissable les destinées de la nation. Elle laissait la voie ouverte à des améliorations qui pouvaient faire revenir les libertés un instant écartées.
Avant de mettre la Constitution en pratique, le Président, revêtu de la dictature, remania, pendant quatre mois, toute l’administration. Un de ses premiers actes fut la vente forcée des biens personnels de la maison d’Orléans avec retour au domaine de l’État de ceux qu’avant son avènement le roi Louis-Philippe avait cédés à ses enfants. La réorganisation de la garde nationale restreinte et mise à la disposition du pouvoir, la presse replacée sous la juridiction des tribunaux correctionnels, l’autorité départementale concentrée entre les mains des préfets, la nomination des maires revendiquée par le gouvernement, furent les principaux traits de ce remaniement, conçu pour fortifier le pouvoir.
L’ordre renaissant, le travail reprit son activité. Aussi le Président fut-il bien accueilli dans un voyage à travers les provinces de l’est et du midi. Parti de Strasbourg aux cris de Vive le Président! il arriva à Bordeaux aux cris de Vive l’Empereur! que le 16 octobre Paris lui-même répéta. Entraînée par le mouvement qui l’avait saisie depuis le premier vote en faveur de Napoléon en 1848, la nation croyait trouver le repos et l’ordre au sein d’une monarchie héréditaire, et la satisfaction de son orgueil, en face de l’étranger, dans la dynastie napoléonienne.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 10:15
Vosu avez remarqué ?
J'ai plusieurs adresses mails. Quand je vais sur laposte, je lis parfois les informations qu'ils donnent sur le monde. c'est très prosarkosy.
Quand je vais sur hotmail c'est très contre sarkosy, l'information est plus critique.
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 10:18
ut juste puis-je indiquer, de manière lapidaire et lacunaire, qu'à force de stigmatiser un adversaire, certes on le marque, mais on le démarque aussi, dans le même temps. Ce qui dans une compétition - fût-elle politique - finit par être un avantage pour lui, une 'ressource' ; quand bien même la marque octroyée serait-elle perçue comme négative, dévalorisante. En résumé, mieux vaut une mauvaise marque/image que pas d'image/marque du tout...
===========
Oui, GB. En même temps ici sur le del vous (et vos commentateurs) n'arrêtez pas de le stigmatiser Sarkosy. Pour un oui ou pour un non. Donc. Quel est le but ?
Le démarquer pour l'avantager ?
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 10:20
ha ben rezut!
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 10:23
ha ben! re ZUT
Rétablissement de l’Empire (1852)
Un sénatus-consulte délibéré dans la première assemblée de l’État, proposa au peuple le rétablissement de la dignité impériale dans la personne de Louis-Napoléon Bonaparte, avec hérédité dans sa descendance directe, légitime ou adoptive; les comices populaires adoptèrent cette proposition les 21 et 22 novembre, par 7 839 552 votes affirmatifs contre 254 501 négatifs, et l’Empire fut solennellement proclamé le 2 décembre 1852. Ainsi la nation ratifiait le coup d’État du 2 décembre 1851, comme elle avait ratifié celui du 18 brumaire, et elle liait volontairement ses destinées à celles des Napoléons.
Le nouvel empereur prit le nom de Napoléon III. De son mariage avec Eugénie de Guzman, femme de grand cœur et de haute noblesse, qu’il choisit en dehors de tout calcul politique pour la faire asseoir sur le trône, naquit, le 16 mars 1856, le Prince impérial. L’Empire avait une immense popularité, l’Empereur n’en fit pas une royauté fainéante. Il se proposa deux buts : à l’intérieur, donner satisfaction aux besoins généraux du pays ainsi qu’aux intérêts populaires; au dehors, relever la situation politique de la France, qui était encore sous le coup des grands revers de 1815. Viendrait ensuite le développement progressif des libertés publiques par l’amélioration successive de la Constitution.
source: Victor Duruy, «Résumé des événements de 1815 à 1871», dans Histoire de France. Tome second. Paris, Hachette, 1879, p. 700-705
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 10:23
Pensée du jour: au choix : "Rimbaud, de l'air!" ou "Rimbaudelaire"
Ecrit par : Jacky | lundi, 20 août 2007 10:25
Bonjour
La liberté de pouvoir crier au fascisme jour après jour sans que rien de facheux ne vous arrive équivaut en plus à une forme de publicité pour notre président et ses supporters qui ont beau jeu de pointer, d'une part, cette liberté d'expression pour contredire les accusations de fascisme et, d'autre part, renvoyer à Mao, Pol Pot et Staline pour accuser à leur tour de gauchisme ceux qui les attaquent.
Déjà qu'ils n'ont pas besoin de ça pour crier au gauchisme à tout va...
Ecrit par : johnmarguerite | lundi, 20 août 2007 10:28
D’accord avec beaucoup d’entre vous, le « fascisme » tel qu’on l’a connu avant les années 70 (la mort de Franco) n’existe plus et probablement n’existera plus dans sa forme ancienne.
Mais beaucoup plus grave, les techniques de manipulation des opinions, les contrôles informatiques, la concentration et la FUSION progressive des pouvoirs politiques et économiques rendent inutiles une répression violente et voyante. Comme le dit et le prouve McLane, le mal est infiniment plus rampant, silencieux, plus ciblé mais plus efficace en même temps.
Un exemple : la majorité parlementaire, à force de fustiger le mot « ASSISTANAT », de le citer à tout bout de champ comme le mot diabolique qui détruit notre économie, favorise les tricheurs et la paresse, atteint son but simplement par une propagande intense et bien ciblée qui prépare une diminution drastique de toutes les aides nécessaire pour les plus démunis…
Ce n’est certes pas du fascisme mais une régression sociale nette. Et j’en passe et des meilleurs.
Quant à notre ami Armand, son blocage idéologique et dogmatique ne lui montre que Poutine comme mauvais exemple, cela ne m’étonne pas tant il a tendance à lire les événements politiques avec son œil droit. Le culte du Chef est certainement le plus présent en France de tous les états occidentaux, me semble t-il. Et aux USA, plus la menace terroriste ( réelle ou supposée) s’affirme, plus les libertés individuelles tombent et Dieu sait s'il en reste moins qu'il y a dix ans…
Cette marche vers une certaine dictature dans tous nos pays est à mon avis inéluctable. Appelons ça comme vous voulez, mais si ce n’est le fascisme, c’est en tout cas son futur cousin germain adapté à notre époque.
Ecrit par : La chouette | lundi, 20 août 2007 10:34
la chouette, j'adhère à 100% à ta fine analyse, c'est celle qui me convient le mieux .
les choses se font sans bruit au 21° siècle mais elles se font: restons vigilants.
est-ce national, international? la gauche peut-elle s'opposer à cette tendance ou l'accompagner encore plus sournoisement si elle est au pouvoir?
un jour, j'ai fait part à glavany(p.s) de mon indignation à la mise en place de la nouvelle carte d'identité à puce: lui trouvait cela très bien, plus on contrôle, plus on est en sécurité et il avait voté la loi qui allait avec sans aucun état d'âme ( d'ailleurs en a-t-il encore une ?)
Ecrit par : pyrénéa | lundi, 20 août 2007 10:55
Armand Tolédano, vous n’avez pas été insulté pour votre caution au pédophile Matzneff, vous avez été critiqué sans concession. Critiqué et insulté ce n’est pareil, vous n’êtes pas un martyr. Critiqué par quelqu’un d’aussi respectable que Christian Lehmann, ami de Guy Birenbaum.
Curieux monde où on exècre (à raison) un Françis Evard pour qui la justice a été bien indulgente, bien impuissante (c’est elle qui devrait prendre du Viagra ;-) mais où on encense un Matzneff qui, s’il n’était pas protégé, aurait fait autant de prison qu’Evrard.
Bon, ne voulant pas relancer le troll, je ne poursuivrai pas sur ce sujet. Ni sur d’autres aujourd’hui : Malbrouk et ses partenaires vont bientôt arriver ;-)
Ecrit par : Ça suffit | lundi, 20 août 2007 10:58
Avancer que l'Histoire ne se répète pas est, au mieux, un truisme. Y compris lorsque les novateurs ou révolutionnaires puisent leur inspiration, leur modèle, leur corpus idéologique dans le passé. Puisque, même en ancrant leur action en partie dans des références passées, c'est bien l'avenir que va transformer cette même action, au-delà de ce qui a pu être pensé ou voulu par qui que ce soit. L'Histoire s'autonomise de ses agents.
Du coup, on est enclin à regarder ce qui se passe avec des catégories disponibles, liées à l'expérience pour tenter de se projeter dans un horizon largement indéterminé. La confrontation des deux modifiera les concepts utilisés, appellera éventuellement la formation de nouveaux concepts ou la modification de la définition admise de termes anciens, pour faire face à la réalité nouvelle qui a surgi dans le temps présent.
Il faut être attentif à ce qui se passe. Employer des concepts et des catégories à titre heuristique, se tenir prêt à en changer si besoin est, adopter un point de vue d'observateur ou/et d'historien, et non celle qui consiste à enfermer définitivement ce qui se produit sous nos yeux dans des qualificatifs étroits et possiblement inappropriés.
Je ne sais pas si le fait de s'opposer à quelqu'un ou quelque chose doit nécessairement passer par l'adoption d'une perspective empreinte de mauvaise foi au pire, ou tout simplement de jugement de valeur...
N'est-il pas plus profitable de chercher avant tout à comprendre l'image que le Pouvoir aimerait donner de lui-même, et montrer, le cas échéant, l'écart entre l'image et la réalité de son action, pour mieux le combattre en faisant surgir les champs que l'action de celui-ci laisse en jachère et faire apparaître du même coup des terrains de revendication, de mobilisation, d'action qui échappent à son contrôle boulimique ? Un certain nombre de DEListes ont déjà pointé un certain nombre de thématiques que le Pouvoir délaisse, non pas par ignorance, mais bien par désintérêt idéologique. C'est un premier pas vers la découverte de chemins de traverse, à partir desquels une alternative pourrait être tracée.
Ecrit par : minerve | lundi, 20 août 2007 11:01
Dans Wikipedia, j'ai trouvé cette définition :
Au sens large, le terme fascisme a pris un sens générique. Le modèle italien s'étant exporté dans toute l'Europe (Nazisme en Allemagne, Franquisme en Espagne), le terme s'est ensuite étendu à tout mouvement politique s'appuyant sur un pouvoir fort, prônant un État sécuritaire, les métiers organisés en corporations (ceci au moins jusqu'en 1945), l'exaltation du sentiment nationaliste et une politique réactionnaire.
pouvoir fort...
+ état sécuritaire...
+sentiment nationaliste...
+politique réactionnaire..
=
Sarko= Facho
Je pense qu'on peut appeller un chat, un chat...
Je ne comprends effectivement pas l'indulgence de la population et de la caste médiatique à l'encontre de ce facho-mafioso...
Ecrit par : psi | lundi, 20 août 2007 11:02
"En résumé, mieux vaut une mauvaise marque/image que pas d'image/marque du tout..."
Je ne peux vous suivre sur ce "résumé".
Un chef d'état accro à l'image ne donnera jamais une bonne image de "son" pays, pour ceux qui liraient superficiellement : du pays dont il devrait être le plus illustre représentant, et non le plus décrié.
Quand est-il de notre nouveau président sur le plan international, abstraction faite des brèves de presse faisant dans la facilité-people ce qui n'est pas une qualité et donc aucunement une référence, ainsi que du langage diplomatique de circonstance ? Qu'en est-il de ce même président qui en trois mois n'a pas réussi à faire diminuer la tension (clivage gauche/droite), pire l'amplifie en étant toujours en campagne umpiste et campagne marketing dont sa principale source est la nécrologie nationale et internationale, le compassionnel de bas étage ? Président reçoit les parents de l'enfant enlevé et violenté ? Reçoit-il tous les enfants violés ces derniers jours (cf presse) ? Qu'en est-il de ce président ex très récent ministre de l'intérieur compatissant aux deux morts sur le manège forain, écrivant à l'actuel ministre pour lui demander de prendre les dispositions qu'il aurait dû prendre ? Qu'en est-il de ce président qui veut faire croire que son épouse qui n'a pas encore trouvé le temps, les moyens, de dire deux mots en public serait capable de susurrer à l'oreille des chameaux libyens ? Qu'en est-il de ce président faisant de la pub pour Prada & Co avec pour contre-partie des vacances gratuites ? Qu'en est-il de ce président recalé par le CC sur le coût estimé du paquet fiscal et du peu d'impact sur la relance économique ? Dans ce dernier cas : rien, le président ne cogite pas sur cet avertissement supplémentaire (en plus de l'UE et de nombreux experts) mais "cogite" = active une autre loi fiscale pour passer outre car là aussi ce n'est pas lui qui paiera la facture et son complément.
Qu'en est-il d'un Bush qui en moins de huit ans à réussi "plus" que quiconque à dévaloriser les USA sur de nombreux points ?
Je favorise Sarkozy en disant cela ? Et bien tant pis, si la popularité d'un chef d'état se fait sur la compassion à deux cents d'euro mais je n'en crois rien car il est surtout question d'ego dans ce genre de positionnement et question d'identification à (de transfert sur) une vedette comme un adulte le ferait pour Lorie ou Claude François (pris au hasard, j'adresse mes excuses anticipées aux susceptibles).
S'il est inutile de tenter de convaincre ces ados attardés du show-biz et maintenant de la politique, il me reste à résister d'une manière dépassionnée (ego), lecture, analyse, débat sans grossièreté, sans vulgarité, sans invective (l'ironie n'est pas interdite mais rarement appréciée, tant pis), ce qui est habituellement qualifié de molle résistance par les sportifs en chambre. Il n'en est rien, c'est sur la longueur et donc la persévérance que les cerveaux les plus retors à la réflexion finissent par s'ouvrir un minimum : nous sommes partis pour cinq ans avec un président qui ne pense pas, se contentant de tirer tous azimuts pourvu qu'on bouge. Se sent-il mieux vivre ainsi ? Rares sont les Sages représentés en train de courir, par contre ceux souffrant d'hyperkinésie...
Ecrit par : Ann o'Nimm | lundi, 20 août 2007 11:03
Oufti !
Quand est-il = qu'en est-il
:-)
Ecrit par : Ann o'Nimm | lundi, 20 août 2007 11:12
Ecrit par : Ann o'Nimm | lundi, 20 août 2007 11:03
A propos d'image
http://www.syti.net/Sarkoscope.html
Ecrit par : michel | lundi, 20 août 2007 11:14
et pendant ce temps, Sarko mange des moules au vin blanc à knock-le-zoute : http://peoplespotting.over-blog.fr
Ecrit par : George's | lundi, 20 août 2007 11:14
Avant que les trolls débarquent.
je suis toujours étonné de l'élection de Nicolas sarkozy, qui aujourd'hui encore ne peut-être élu. Ors il l'est!
Et donc pourquoi Nicolas Sarkozy a t-il était élu? Tout le monde sait qu'une réorganisation de capitalisme mondial est inévitable avec ses effondrements sociaux. Est-ce pour cela?
Lui faire porter le chapeau?
D'autant qu'il est aïeulement bicorne. (NapoIII neveu de NapoI)
Ce n'est aps un hasard si la mémoire collective approche Sarkozy de napo III, modification des institutions pour lui et pouvoir basé sur le populisme et la nationalité. Non plus sur le Franquisme qui a vu le Gaudillo éliminer une par une toutes les personnes qui l'avaient mis au pouvoir, pour ne pas qu'elles lui reprennent.
Et c'est ce que fait Sarkozy. D'où nos craintes, salutaires peut-être. mais!
Qui sont les vrais responsables de l'élection de Nicolas Sarkozy,
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 11:17
NOUS SOMMES TOUS DES FACHOS!
Ecrit par : décomplexé | lundi, 20 août 2007 11:22
je suis toujours étonné de l'élection de Nicolas sarkozy, qui aujourd'hui encore ne peut-être élu. Ors il l'est!
Et donc pourquoi Nicolas Sarkozy a t-il était élu? Tout le monde sait qu'une réorganisation de capitalisme mondial est inévitable avec ses effondrements sociaux. Est-ce pour cela?
Lui faire porter le chapeau?
D'autant qu'il est aïeulement bicorne. (NapoIII neveu de NapoI)
Ce n'est aps un hasard si la mémoire collective approche Sarkozy de napo III, modification des institutions pour lui et pouvoir basé sur le populisme et la nationalité. Non plus sur le Franquisme qui a vu le Gaudillo éliminer une par une toutes les personnes qui l'avaient mis au pouvoir, pour ne pas qu'elles lui reprennent.
Et c'est ce que fait Sarkozy. D'où nos craintes, salutaires peut-être. mais!
Qui sont les vrais responsables de l'élection de Nicolas Sarkozy,
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 11:17
Martingrall, otez-moi d'un doute :
vous avez voté Socialiste aux deux tours contre Sarkosy ? je suppose que vous étiez dans le noyau dur du vote utile tous contre sako ? Vous ne vous êtes pas éparpillé à droite du coté Bayrou n'est-ce pas ? Ni n'avez passé six mois à militer contre Royal ?
Parceque si vous cherchez des responsables à l'élection de sarkosy, sachez qu'ils sont tous ici. Le del est un bel échantillon de cette population.
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:22
Qui sont les vrais responsables de l'élection de Nicolas Sarkozy,
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 11:17
NOUS !
Ecrit par : décomplexé | lundi, 20 août 2007 11:25
En 1852, le mot fascisme n'était même pas une lueur dans l'oeil d'un académicien gravant le dictionnaire du bout de son épée, tchak, tchak, tchak, F (tel zorro tchak, tchak, tchak, Z).
OK, ce n'est pas le vocabulaire idoine, mais de là à nous clouer le bec pour toute critique, même au ras des pâquerettes, non. Sinon alors le Victor Hugo? C'était juste pour se donner le beau rôle? Il n'a servi à rien, ça n'a été utile qu'à augmenter sa popularité future? Qu'à bien se positionner pour le moment inéluctable de la chute future de "N le petit"? Il n'a pas éveillé les consciences, pas du tout, du tout? Sur les travers de ce pouvoir là? Et encore heureux que N le petit n'ait pas sabordé le pays, et qu'il ait oeuvré pour la satisfaction de certains, mais est-ce là la justification d'un état tellement tatillon et succeptible qu'il pense devoir museler toute critique pour s'imposer? Pourquoi asseoir sa popularité sur la répression de la presse etc., ça la rend suspecte cette popularité, je trouve.
Et puis à croire qu'ici personne ne connait le proverbe latin inérant au devoir de mémoire "historia bis repetita mais déguisée et profitam peuple ignare et naïf tel le loup avec les trois petits moutons rose à la queue en tire bouchon. C'est vrai tout le monde ici qui dit que l'histoire ne se répète pas, j'en reviens pas.
Voilà comment je comprends (digère) le post de gb qui n'est pas facile (précuit)
Ecrit par : mme petit poisson | lundi, 20 août 2007 11:29
décomplexé | lundi, 20 août 2007 11:25
Bien sur que non. quel que soit le nous.
Nous n'avons pas été éduqués dans la complexité de la société mais dans un mécanisme tout ou rien. Et c'est la découverte de cette complexité qui a fait peur. Il n'y a pas de mal de bien, de gauche de droite, il y a une société correspondant à ses désirs. Cette faute ne nous incombe pas.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 11:35
Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:22 j'ai voté et suis allefaire els marchés et le porte à porte pour François Bayrou. Pour une chose et une seule.
Ne plus avoir de parti majoritaire. ne plus avoir une politique de dieu du stade. Avec vainqueurs et vaincus. Avec vains coeurs et vains culs.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 11:39
décomplexé | lundi, 20 août 2007 11:25
Bien sur que non. quel que soit le nous.
Nous n'avons pas été éduqués dans la complexité de la société mais dans un mécanisme tout ou rien. Et c'est la découverte de cette complexité qui a fait peur. Il n'y a pas de mal de bien, de gauche de droite, il y a une société correspondant à ses désirs. Cette faute ne nous incombe pas.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 11:35
Alors disons que c'est le saint esprit. Personne n'est responsable. Ou responsable mais pas coupable.
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:39
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:22
Non !! Ne nous mettez pas tous dans le même panier !!
Sans vouloir me justifier, j'ai toujours soutenu SR et voté pour elle.. Sauf que je me battais sur le blog de Barbier contre tous les sarkozystes qui empestent son blog.. Et croyez-moi, ils étaient infects pendant la campagne.. d'ailleurs autant que Stausskanniens, il est vrai.. Et les socialistes qui ont viré Bayrou, ça faisait bien, à la mode...
Et je suis d'accord avec vous sur :
"vous avez voté Socialiste aux deux tours contre Sarkosy ? je suppose que vous étiez dans le noyau dur du vote utile tous contre sako ? Vous ne vous êtes pas éparpillé à droite du coté Bayrou n'est-ce pas ? Ni n'avez passé six mois à militer contre Royal ?"
Certains ont préféré le pire à Royal, se perdant dans des discussions stériles sur qu'est-ce que la gauche ? Quels courants ? DSK, le regretté, Fabius le mal-aimé, ou Royal, l'incomprise...
Comme vous, moi je ne voyais à l'époque qu'un seul combat, celui de la démocratie... (et de la justice sociale)...
Ecrit par : Roma | lundi, 20 août 2007 11:39
@Psy : ce n'est pas moi qui fantasme, le CSA s'est lancé dans une croisade contre la pornographie accessible aux enfants à l'époque où le président Baudis avait des soucis à Toulouse, et des enquêtes étaient alors sorties, notamment sur l'audience des films pornos chez les 10-18 ans. D'ailleurs c'est logique, quand j'avais 12-13 ans avec les copains dès qu'on pouvait trouver un truc vaguement érotique pour les standards de l'époque on ne se sentait plus. Et on n'aurait pas pu imaginer à l'époque, puisque nous vivions sous les tabous de l'époque, que la pornographie envahirait à ce point la société française.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 11:39
Dire que Sarkozy remplirait la condition de nationalisme dans sa politique qui permettrait de la qualifier de fasciste me parait ridicule. Ce n'est pas parce qu'il a des velléités de protection des grandes entreprises françaises ou qu'il a des conneries sur les noirs que ça en fait un nationaliste. Il vient de le prouver en allant bouffer des hot-dogs outre-atlantique, incidemment.
Il n'a pas non plus de velléités d'expansion territoriale, au contraire il avait proposé l'autonomie aux Corses.
Mais bon comme quelqu'un l'a dit ça défoule de raconter des conneries sur Sarkozy, et comme on est là pour se défouler...
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 11:40
lire "dit des conneries sur les noirs"
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 11:40
Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:22 j'ai voté et suis allefaire els marchés et le porte à porte pour François Bayrou. Pour une chose et une seule.
Ne plus avoir de parti majoritaire. ne plus avoir une politique de dieu du stade. Avec vainqueurs et vaincus. Avec vains coeurs et vains culs.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 11:39
Martingrall c'est bon. Vous avez gagné. Plus de parti majoritaire (hihihi) et sarkosy au pouvoir. Content du résultat de votre politique ?
Ca valait le coup !
A propos que devient Bayrou ? Rien comme d'habitude ?
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:41
@Roma : je vous comprends surtout si vous êtes jeune, mais quand je vous lis écrire que le PS incarnerait la justice sociale je me demande si vous ne vivez pas en 1981.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 11:42
Bonjour,
Guy a raison, traiter Sarkozy de dictateur est un non-sens totale qui au lieu d'atteindre sa cible (démasquer le prétendu diable et ses méthodes), ne fait que revenir à la figure de ceux qui tentent de diaboliser , il n'ya qu'à voir le décalage entre la campagne anti sarko de l'entre deux tours et les résultats (53% des électeurs seraient ils vraiment pro-fachos ?).
Guy rend un grand service à la gauche de ce pays : laissez tomber la tactique de la diabolisation gratuite qui ne MARCHE PAS et pour la prochaine fois en 2012, mettez plutot en valeur vos idées de gauches, vos propositions progressistes, votre programme de gouvernement, pour ENFIN gagner plutot que de compter sur les éditos rageurs anti-sarko de JFK dans marianne et sur l'hypothétique détestation de "l'ennemi des banlieues".
Amicalement.
Samir
Ecrit par : Samir | lundi, 20 août 2007 11:45
Aucun rapport avec la censure actuelle selon moi. Les condamnations de Flaubert et de Baudelaire ont eu lieu pour des "atteintes aux moeurs" et non pas au pouvoir.
Il ne s'agit pas tout à fait de la même résistance. De plus, ces auteurs malgré la censure ont eu raison des moeurs. Tandis qu'aujourd'hui, le peuple par la voie de la démocratie et du vote, adhère au pouvoir.
Seul point commun sur lequel je suis d'accord, la censure n'est pas le fait d'une époque. Encore qu'aujourd'hui, on préfère contredire, décridibiliser, noyer le poisson, des oeuvres et des auteurs que censurer.
Ecrit par : Justine | lundi, 20 août 2007 11:45
@La chouette : je suis tout à fait d'accord sur ce que j'appellerais non le culte du chef mais la sorte de monarchie républicaine que constitue la Vème République, et j'approuve tout ce que Mitterrand disait sur sa nocivité en 1964, avant de devenir monarque lui-même et de garder cette position confortable.
Mais quel âge avait Sarkozy en 1958 ? Vous allez aussi lui mettre sur le dos la constitution ?
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 11:45
Ecrit par : Roma | lundi, 20 août 2007 11:39
Je ne vous mets pas tous dans le même panier.
J'ai vu ici des gens qui prônaient le vote utile dès la première heure.
Ils avaient raison.
Ils étaient finalement les seuls à avoir raison.
A employer LA bonne stratégie. La vraie stratégie contre Sarkosy.
On ne les a pas écouté. On a ri. On était si sur de gagner il faut dire...
Je me souviens même Anne Bosser se moquaient d'eux. Bilan ?
Pas de vote utile tous contre un ?
Alors, Sarkosy.
Et comme par hasard aujourd'hui les martingrall et autres Bayroutistes antiségoliste se demandent qui est responsable de l'élection de Sarkosy !
Le comble !
Faut-il être vraiment con.
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:50
@Armand
J'étais trop jeune en 81 et pas l'âge de voter, ni d'ailleurs de bien comprendre la politique.. C'est vrai, je connais mal cette période..
Mais il ne faut pas exagérer.. Qui a créé le RMI par exemple? ce n'était pas Rocard sous l'ère Mitterrand? La CMU ? qui essaient de construire et d'appliquer la loi SRU pour loger les plus démunis?
Qui était contre la réduction des impôts des plus riches ? Qui est pour maintenir le nombre de fonctionnaires afin que tous, nous ayons droit à un service public pour tous, quelque soit notre niveau social...
Ecrit par : Roma | lundi, 20 août 2007 11:50
Petite réaction sur le post de Roma (11:39)
Tu dis que les sarkozystes empestant le blog de Barbier étaient infects. J'ai pas trop lu les commentaires sur son blog, mais tu as raison, les fanatiques ultra sarkozystes (assez peu nombreux sur le DEL mais plus en nombres ailleurs) étaient abjects et donnaient une sale image de la démocratie. Mais tu remarqueras sans aucun doute aussi que les "ayatollahs Royalistes" n'apportaient rien de plus sain à la campagne et au débat, certains étant au moins aussi abjects et infects que ceux de l'autre camps.
C'est un peu ce que j'ai regretté pendant cette campagne sur le web. Des intervenants, une majorité, beaucoup ici, assez pertinents, interressants, ouverts, qui donnaient un bon bol d'air frais à la démocratie. Et puis des extrémistes royalistes et sarkozystes, intolérants, abjects tous les deux. Dans les deux camps. Dans tous les camps en fait, les extrémistes chez Bayrou, fanatiques et intolérants à l'extreme, y en avait aussi...
Bonne journée et bonne discussion...
Ecrit par : Falconhill | lundi, 20 août 2007 11:51
Oser parler de "fascisme" pour Sarkosy, c'est vraiment ne pas comprendre grand chose à la politique...L'intolérance est un poison aussi répandu à gauche qu'à droite quand les gens sont sectaires... Quand une très grande majorité de français approuvent la politique actuelle, les gens sectaires disent : "c'est pas possible, tout çà parce que Sarkosy est un grand communicant"...Tapie est aussi un grand communicant, il a fini en prison qq mois...s'il suffisait de bien communiquer pour réussir...J'ai l'impression qu'on n'a pas le droit de dire que Sarkosy est un artiste en politique auprès des gens de gauche...Comme je regrette d'avoir voté Ségolène qui nous dit chaque matin qu'elle ne croyait pas à ce qu'elle disait, comme je ne regrette pas de ne pas avoir voté Bayrou, il n'aurait pas eu la pugnacité et l'efficacité de Sarko...Séduit par Sarko ? meme pas, juste un regard lucide et objectif, car je vois aussi plein de gens autour de moi, chomeurs, travailleurs, petites gens, cadres, et surtout commerçnats et chefs d'entreprise etre contents des 100 premiers jours de cette présidence qui a envie et qui donne envie de résoudre les problèmes : Donner envie d'avoir envie ! ....Les sectaires vont me répondre sur l'avenir, sur ce qui se prépare, sur les projets de loi terribles qui s'annoncent, etc...sur le prix des vacances de Sarko ? eh ben, eh ben c'est pas gagné...
Ecrit par : Raphael | lundi, 20 août 2007 11:51
Quoique question censure on attend encore le bouquin sur Cécilia.
N'ayant pas vécu sous Mussolini ou Franco je me garderais bien de toutes comparaisons avec le gouvernement Sarkozy. Mais si on se réfère uniquement à la définition actuelle du fascisme, on constate bien des similitudes en effet...
Ecrit par : FzV | lundi, 20 août 2007 11:53
Aujourd'hui pour éviter la remise en question, le vrai ratage de cette élection, ces "anti vote utile" qui ont lmilité contre le vote utilie se jettent sur les faits et gestes de sarkosy comme des enragés. Et on parle de naboléon, de sarkoléon, fascisme. On se déchaine. On fait des poèmes etc.
Une manière d'évacuer l'autocritique du quant à soi.
Je trouve que le del est très représentatif de ce problème. Et je rejoins absolument Malbrouck sur cette analyse.
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:55
C'est un peu ce que j'ai regretté pendant cette campagne sur le web. Des intervenants, une majorité, beaucoup ici, assez pertinents, interressants, ouverts, qui donnaient un bon bol d'air frais à la démocratie. Et puis des extrémistes royalistes et sarkozystes, intolérants, abjects tous les deux. Dans les deux camps. Dans tous les camps en fait, les extrémistes chez Bayrou, fanatiques et intolérants à l'extreme, y en avait aussi...
Bonne journée et bonne discussion...
Ecrit par : Falconhill | lundi, 20 août 2007 11:51
Ca s'appelle faire de la politique ça mon vieux.
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:57
@Raphael : Hitler et Mussolini étaient populaires avant de mener leurs pays à la catastrophe. Ce n'est donc pas un critère.
Par contre en France au grand désespoir des défenseurs du prolétariat (qui ne leur a rien demandé) on ne torture pas les opposants politiques ou les journalistes, on ne les assassine pas, ils peuvent s'exprimer dans les medias, il existe un Etat de droit qui fait que le pouvoir judiciaire (qui incidemment vient de réussir un joli coup pour humilier les anciens premier ministre et président de la république) met effectivement un terme à un certain nombre d'abus (je pense à l'incarcération des moudjahidins du peuple parce que Total voulait remporter un contrat en Iran) et en évite d'autres.
Et ce n'est pas parce qu'avec internet on est maintenant au courant instantanément de pas mal de trucs que ces trucs en deviennent plus inacceptables ou plus "fascistes".
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 11:57
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:41
Bien sur, mais il ne vous a pas échappé pourquoi les anciens UDF ont tous fuit le Modem Santini et sa nomenclature, le modem n'autorise qu'un seul mandat.
Dans l'absolu, puisque le PS ne pouvait gouverner, sarkozy devient salutaire pour tous ces artifices républicains et démocratiques. Il faudra aussi justifier de l'utilité des loges sensées protéger l'égalité de tous dans l'intérêt général.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 11:58
@A.S.I
Tout à fait d'accord, comment oublier les + 20 ans bien à droite de Bayrou??? A vouloir se penser trop malin...
Ecrit par : FzV | lundi, 20 août 2007 11:58
@Armand
J'étais trop jeune en 81 et pas l'âge de voter, ni d'ailleurs de bien comprendre la politique.. C'est vrai, je connais mal cette période..
Mais il ne faut pas exagérer.. Qui a créé le RMI par exemple? ce n'était pas Rocard sous l'ère Mitterrand? La CMU ? qui essaient de construire et d'appliquer la loi SRU pour loger les plus démunis?
Qui était contre la réduction des impôts des plus riches ? Qui est pour maintenir le nombre de fonctionnaires afin que tous, nous ayons droit à un service public pour tous, quelque soit notre niveau social...
Ecrit par : Roma | lundi, 20 août 2007 11:50
Ne dites pas ça ici.
Ici, Royal est de droite.
Sarkosy d'extrème-droite fasciste et eux ?
Eux ils se pensent à gauche.
La question reste à savoir de quelle gauche ils sont.
Et quand le voile tombe, on s'aperçoit que la gauche à laquelle ils appartiennent et celle-là même qui a permis l'élection de Sarkosy.
Alors après...
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 12:01
@Roma : la CMU je suis d'accord mais attendons de voir le retour des socialistes pour constater si elle reste finançable au même niveau qu'à sa création. Et quand elle a été créée je vous rappelle que tous ceux qui gagnaient dix euros de trop pour bénéficier de la mutuelle gratuite hurlaient à l'injustice sociale justement.
Pour le RMI c'est bien Rocard qui l'a généralisé mais je me demande s'il n'est pas né à Grenoble sous Carignon, sauf qu'il s'agissait d'un revenu donné contre travail effectif (ce que Royal demande maintenant puisqu'elle a expliqué qu'il fallait des contreparties...là aussi beaucoup auraient crié à l'injustice sociale si Royal avait été élue).
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:02
53% des électeurs seraient ils vraiment pro-fachos ?.
Ecrit par : Samir | lundi, 20 août 2007 11:45
Pas fachos ou sens strict, mais racistes et limite nationalistes oui, j'en suis persuadée..
Ce que beaucoup ne veulent pas voir, c'est que Sarkozy a répondu tout simplement aux attentes d'une majorité de français qui, oui, étaient excédés par les "étrangers" pour eux, responsables de la violence (banlieues avec peur de l'Islam en plus), d'où le thême de l'identité nationale; et par les assistés qui vivent grâce aux impôts qu'ils payent et qui payent les aides sociales de toutes sortes.. Là était l'injustice pour eux, d'où la valeur travail comme argument pour Sarko
Oui les français sont devenus comme ça, individualistes et racistes.. Ils ont bien voté pour le programme de Sarkozy, et en pensant à leurs petits nombrils, et non sur les conséquences sur le système entier, le collectif, la solidarité..
Et là-dessus Malbrouck a raison quand il parle des lepéno-nonistes !
Racisme et peur de la mondialisation, voilà les vraies motivations des électeurs de sarkozy...
Ecrit par : Roma | lundi, 20 août 2007 12:02
Le père de Sarkozy est né en Hongrie. Sa famille a quitté le pays pendant la seconde guerre mondiale pour y revenir en 1946. Pal sarkozy a finalement préféré quitter en 1947 le nouveau régime totalitaire installé avec l'aide de l'armée rouge pour s'exiler à paris.
Par égard pour sa famille il me semble stupide et indécent de traiter sarkozy de facho à tout bout de champ.
Je précise que je n'ai voté pour lui ni au premier ni au second tour.
Ecrit par : nico | lundi, 20 août 2007 12:03
Ecrit par : minerve | lundi, 20 août 2007 11:01
A la romaine?
Ecrit par : Athéna | lundi, 20 août 2007 12:04
FzV | lundi, 20 août 2007 11:58
Personne s'est pensé trop malin? l'effondrement du PS avant les élections en a abîmé plus d'un. Maintenant vous avez raison. Le modem est un parti de droite et avoue vouloir devenir le parti démocrate (à l'américaine) donc revoila le bipartisme. Balle au centre.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 12:05
La politique fiscale de Sarkozy tombe mal à cause de l'état calamiteux de nos finances publiques mais elle correspond à ce qui se fait en Europe, y compris à gauche. Royal qui était si fière que Zapatero accepte de la fréquenter devait savoir qu'aux prochaines élections les socialistes espagnols (comme leurs concurrents de droite) proposeront la suppression des droits de succession.
Partout en Europe les impôts baissent.
Je ne dis pas que c'est génial, sinon je n'aurais probablement pas voté Royal (quoique comme je l'ai déjà expliqué la seule différence entre la gauche et la droite est que sous la gauche on crée des mécanismes un peu subtils pour permettre aux riches de conserver leur pognon...c'est la moyenne bourgeoisie qui se fait le plus avoir. Et pour les cas que la gauche n'arrive pas à règler les gens quittent tout bêtement le pays avec leur pognon).
Dans les années 70 les gens trouvaient normal de payer des impôts. Maintenant en dehors des fonctionnaires et de ceux qui n'en paient pas c'est devenu impopulaire. C'est pourquoi Hollande s'est fait accuser de saboter la campagne de Royal quand il a proposé d'augmenter les impôts pour les plus hauts revenus.
Cela dit maintenant que la gauche est dans l'opposition pour 5 ans on peut raconter n'importe quoi.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:09
Concernant le fascisme, on peut, effectivement, considérer que, à l'instar des mouvements politiques et organisationnels historiques, il est absolument spécifique, donc, italien, mussolinien, et que, en somme, avec la mort de Mussolini, le fascisme a disparu.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme
Dans ce cas, ce type de régime serait si consubstantiellement lié à une personne ou plusieurs personnes que leur disparition serait aussi sa disparition. Mais est-ce que le squelette humain disparaît parce que telle ou telle personne décède ?
Ensuite, un examen superficiel des conditions de génèse et d'identification du fascisme mussolinien, qui prétendait vouloir représenter et aider la classe ouvrière italienne, permettrait de l'éloigner radicalement du monsieur qui est devenu Président de la République et qui, lui, assume radicalement ses services et son appartenance à la grande bourgeoisie française et mondiale. Mais Mussolini s'est servi de la puissance de mobilisation de centaines de milliers de prolétaires italiens, perdus, tiraillés entre internationalisme et nationalisme, pour qu'ils le conduisent au pouvoir, par la force, comme le voulait la théorie de son mouvement, MAIS, une fois parvenu à ce pouvoir, il a révélé son véritable visage puisqu'il s'est retourné contre les ouvriers et les salariés, et qu'il s'est mis au service de la grande bourgeoisie et de la noblesse italienne. Il y a, d'un côté, le programme fasciste de 1919, et de l'autre, et, une fois parvenu à la tête de l'Etat, cette déclaration :
"« Je suis un libéral. La nouvelle réalité de demain, répétons-le, sera capitaliste. La vraie histoire du capitalisme ne commence que maintenant. Le socialisme n'a plus une chance de s'imposer. [...] Il faut abolir l'État collectiviste, tel que la guerre nous l'a transmis, par la nécessité des choses, et revenir à l'État manchestérien » (Mussolini au Parlement le 21 juin 1921)"
« Nous voulons dépouiller l'État de tous ses attributs économiques : assez de l'État cheminot, de l'État postier, de l'État assureur » (Benito Mussolini, 1922)
Avec Mussolini, il faut se méfier; car il y a des déclarations contradictoires - tiens, comme... Par contre, derrière les déclarations, il y a les faits, et les faits, c'est que Mussolini a imposé un enrégimentement de l'économie et des travailleurs au profit des riches italiens, grands bourgeois et nobles.
Le nouveau gouvernement, avec à sa tête le Président que chacun sait, vient de commencer avec 11 milliards de cadeaux aux plus riches des Français, et une "politique" de père Fouettard (pour les écoles, les délinquants), d'adversaire résolu des ouvriers et des salariés qui voudraient se mobiliser massivement (un service minimum pour limiter l'impact des grandes grèves, pour les rendre les plus inoffensives possibles, à la seule charge des ouvriers et des salariés qui les décideront), d'instrumentalisation des faits divers, des crimes et d'un certain type d'illégalité (les immigrés clandestins) pour laisser penser au "bon peuple" qu'on a soucie de lui, de sa "sécurité". Mais par contre, il n'y a rien sur et contre... (nous en parlerons plus tard).
Alors, fascisme ou pas, il appartient à chacun de se faire un jugement, fondé...
Ecrit par : grellety | lundi, 20 août 2007 12:09
@ kessy 007 :"- Régime politique s'appuyant sur un pouvoir fort, prônant un État sécuritaire, l'exaltation du sentiment nationaliste et une politique réactionnaire."
Nous n'avons pas les mêmes référence de dictionnaires... Moi je lis aussi bien dans le "Petit Robert" que dans le "Petit Larousse Illustré" : " Fascisme : Régime établi en Italie de 1922 à 1945, instauré par Mussolini et fondé sur la dictature d'un parti unique, l'exaltation nationaliste et le corporatisme"... dans un régime hyper hiérarchisé...
1 - Dictature d'un parti unique ?... (peut-être tant que la gauche ne se réveillera pas du direct du droit qu'elle a pris en pleine figure...)
2 - Exaltation nationaliste ?... (l'Europe est quand même en mouvement.. si si... quand même...)
3 - Corporatisme ?... (Même si on y tend principalement au niveau des classes aisées... il y a encore un peu de marge....)
Soyons clair... Nous sommes sous un gouvernement de droite avec une politique de droite qui tend plutôt vers les extrèmes que vers le centre... avec un Président qui assume ses charges comme pratiquement tous les nouveaux présidents de la République l'ont fait en début de septennat à l'époque, que ce soit Giscard ou Mitterrand...
Normalement ou bout d'un an ou deux, cela se régule ... si les gens ne sont pas dans la rue avant...
Ecrit par : Jacky | lundi, 20 août 2007 12:12
@Nico : raté, sur ce blog on a raconté pendant des semaines que le père de Sarkozy avait été "collaborateur des nazis".
Sans preuves ni sources, à part peut-être certains mensonges du père ou du fils sur l'itinéraire du père en 44-45.
Et donc le père étant nazi le fils était censé l'être.
Et comme Sarkozy a également été "accusé" d'être juif, on a un beau cas de juif nazi. Comme il est en plus pro-américain je ne vois guère que la pédophilie et le trafic de drogue pour aggraver son cas.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:12
@Roma
C'est plus un racisme de circonstance (au sens de non-idéologique), le capitalisme ayant réussi à faire croire à chacun que l'autre est l'ennemi, l'adversaire sur le chemin de sa propre réussite. Il faut comme toujours des boucs-émissaires pour justifier une situation désagréable. Les étrangers, les communistes, l'UE...Toujours l'autre.
Ecrit par : FzV | lundi, 20 août 2007 12:13
Oui les français sont devenus comme ça, individualistes et racistes.. Ils ont bien voté pour le programme de Sarkozy, et en pensant à leurs petits nombrils, et non sur les conséquences sur le système entier, le collectif, la solidarité..
: Roma | lundi, 20 août 2007 12:02
Ils l'ont toujours été. Viscéralement.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 12:14
@Roma : les gens qui ont voté Royal ne sont pas mieux (un exemple : moi).
Et il m'est arrivé de rencontrer des gens de droite (pas des sarkophiles d'occasion) très intelligents et très humains. Je ne colle pas des étiquettes sur les gens en fonction de leurs opinions politiques ou de leur vote, du coup. La connerie selon moi s'étale sur tout le champ du paysage politique français.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:17
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 11:41
Bien sur, mais il ne vous a pas échappé pourquoi les anciens UDF ont tous fuit le Modem Santini et sa nomenclature, le modem n'autorise qu'un seul mandat.
Dans l'absolu, puisque le PS ne pouvait gouverner, sarkozy devient salutaire pour tous ces artifices républicains et démocratiques. Il faudra aussi justifier de l'utilité des loges sensées protéger l'égalité de tous dans l'intérêt général.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 11:58
Ne changez pas de sujet. Précisément, recadrons :
vous étiez contre le vote utile TOUS UNIS contre Sarkosy.
Car pour vous le vote utile n'avait pas sa raison d'être, n'est-ce pas ?
Vous êtes parti du coté de Bayrou.
De fait vous vous êtes révélé finalement plus à droite que Royal.
Vous avez milité Bayrou donc contre Royal ET contre le vote utile.
Réaffirmant par là votre volonté de refuser le vote utile contre Sarkosy.
Car pour vous sarkosy a l'époque n'était semble-til pas une réelle menace.
Comprenez alors ce que vous avez permis de fait.
Le vote utile avait une raison, une fonction : évincer totalement Sarkosy du champ politique.
Je faisais parti de ces gens qui voulaient l'abattre.
Vous avez fait parti de ces gens qui ont cherché autre chose pendant cette campagne que d'abattre Sarkosy.
J'ai perdu, la consigne du vote utile n'a pas été suffisament suivie.
Ni par les militants de gauche toute catégories (même l'extrème gauche a rechigné à) ni par les média (sarkosystes) ni sur le del, ni ailleurs.
Très peu de gens ont milité pour le vote utile dans cette campagne.
Vous avez gagné.
On est content pour vous.
Content.
Maintenant vous faites celui qui se demande qui a permis de faire élire cet homme, ce nabot..
Cherchez. Mais cherchez bien.
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 12:18
@Martingrall
Vous pouvez développer votre post de 12h15 svp? Pas tout compris...
Ecrit par : FzV | lundi, 20 août 2007 12:18
@FzV
Exactement.. Peur de l'Autre, d'où les électeurs FN (anti-islam en résumé) d'un côté et les classes populaires de l'autre, par peur du "plombier polonais" ! Bref, de perdre leur travail car salaires trop forts par rapport à la concurence asiatique et de l'europe de l'Est... Les délocalisations, etc..
Ecrit par : Roma | lundi, 20 août 2007 12:18
@Roma : les gens qui ont voté Royal ne sont pas mieux (un exemple : moi).
Et il m'est arrivé de rencontrer des gens de droite (pas des sarkophiles d'occasion) très intelligents et très humains. Je ne colle pas des étiquettes sur les gens en fonction de leurs opinions politiques ou de leur vote, du coup. La connerie selon moi s'étale sur tout le champ du paysage politique français.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:17
Merci Armand de recadrer la discussion.
On parlait bien de l'élection et aussi de la différence droite /gauche.
On ne parlait pas des gens.
Ni du fait qu'il y en ait certains de gauche cons et d'autres de droite gentils.
Les gens sur le plan individuel sont ce qu'ils sont. C'est un autre débat.
Là, il s'agit de partis politiques et des différences fondamentales droite / gauche.
Vous ne voyez pas la différence fondamentale entre la droite et la gauche ?
Pour vous c'est pareil ?
Pas de panique.
Sarkosy va vous faire une petite leçon d'histoire durant ces cinq prochaines années pour vous rappeler précisément pourquoi ces clivages existent en en quoi ils sont réels et concrets.
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 12:24
@Arrêt sur image : j'ai vu les deux au pouvoir, globalement je les trouve plus complémentaires qu'opposés. D'ailleurs après un petit flottement jusqu'au milieu des années 80 quand l'un des deux arrive au pouvoir il est très rare qu'il revienne sur des réformes décidées par l'autre.
Maastricht nous les a mariés, sans parler des Français qui ont aussi leur mot à dire.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:27
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:17
Bien sûr Armand, il est stupide de diaboliser tous les gens de droite.. Moi-même, je viens d'une famille qui vote à droite, et sans vouloir les défendre, ils ne sont ni racistes, ni indifférents à la pauvreté et la misère et l'injustice, ni pro-Sarkozy spécialement, certains ont même voté Bayrou, en tant qu'homme de droite à leurs yeux.. Ils votent à droite c'est tout.. Et pour eux, je suis la "communiste" de la famille, car eux-aussi parfois manquent de demi-mesure, comme les gens de gauche qui traitent les gens de droite de fascistes !
Tout ça est aussi une question de valeurs.. de droite : le travail, l'ordre, etc... de gauche : plus de justice sociale (quoi normalement), d'égalité.. etc...
Et croyez-moi, je m'en suis pris plein la figure par ma propre famille à une époque.. Le vilain petit canard, j'étais.. Mais avec le temps, on réussit à dialoguer et à essayer de se comprendre... C'est pour cela peut-être que j'essaye de ne pas tomber dans les extrèmes de jugement.. Même si franchement ! Sarkozy est un danger pour la démocratie.. Mais je ne le traiterais pas de fasciste... Mais plus d'autocrate ou de monarque républicain...
Ecrit par : Roma | lundi, 20 août 2007 12:30
1848 Président
1851 Empereur.
1870 Thiers à dit "qu'on les fusille"
1860-1870 cinquante mille opposants furent envoyés peupler les colonies de sauvages. Dont Louise Michel.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 10:02
d'accord mais ça n'a aucun rapport avec la France de 2007 ...
L'histoire nous apprend des choses et devient une science, si on en respecte les principes "objectifs" qui séparent l'histoire de l'anecdote, et "des histoires".
Sans doute Napoléon III eut-il une période de "vernis" démocratique et populiste qui rappelle un peu notre "néo bonapartiste" actuel, mais la comparaison s'arrête là.
Quant à Thiers et la commune, c'est vraiment une toute autre histoire, qui du reste n'a pas de rapport avec celle du "fascisme historique" ( de Mussolini à Franco ).
Le problème martingrall, ça n'est pas le Conducator, c'est nous : la France de 2007, nous qui l'avons fait, et nous qui , ici-même, nous focalisons sur sa très médiocre personne et son agitation hystrionesque, au détriment du reste ... de tout ce qui fait sens et que nous occultent les in-signifiantes palinodies présidentielles avec l'appui collectif de la presse inepte et vautrée, et la débâcle idéologique de "la gauche" historique.
Ecrit par : urbain | lundi, 20 août 2007 12:30
@Roma : monarque républicain nous tombons d'accord. Ce qui serait bien c'est qu'une "surprise" émerge des travaux de la commission sur la réforme des institutions, et des réactions qu'ils provoqueront ou non dans l'opinion.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:33
FzV | lundi, 20 août 2007 12:18 Sur le post de 12h05
Dès juin 2006 Ségolène Royal est intervenue ne représentant qu'elle-même, en parlant de sécurité militaire pour les jeunes des banlieues etc etc etc mesures qui étaient et sont toujours au antipodes de la politique socialiste. D'où un égarement de la population et un éparpillement vers d'autres partis y compris U M P. les français ne pouvaient accorder leur confiance à un attroupement de personnalités hétéroclites, dont personne ne pouvait plus savoir qui serait le responsable du gouvernement et qui aller devoir payer les luttes intestines de ce pouvoir.
Le mo dem, par ses animateurs, avoue vouloir devenir le parti démocrate américain en absorbant la gauche devenue inutile.
Donc balle au centre. trois partis obligatoires donc faire un parti de gauche.
Et on est pas au bout. sauf a y interdire les élus de plus de quarante ans.
Plus vieux on peut très bien conseiller, c'est même là que nous sommes les meilleurs.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 12:33
@Nico : raté, sur ce blog on a raconté pendant des semaines que le père de Sarkozy avait été "collaborateur des nazis".
Et donc le père étant nazi le fils était censé l'être.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:12
Non, j'étais sur ce blog ces derniers mois. On n'a pas raconté ça. On a dit que les grand-parents sarkosy étaient proches du dictateur sanglant hongrois et qu'ils ont participé complices à son gouvernement.
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 12:33
Pas fachos ou sens strict, mais racistes et limite nationalistes oui, j'en suis persuadée..
Ecrit par : Roma | lundi, 20 août 2007 12:02
Salut Roma,
désolé mais je trouve que ta manière de cataloguer est plutot expéditive, comment peux tu dire aussi droitement que 100% de ceux qui ont voté pour Sarkozy seraient au choix, racistes ou nationalistes ? Quel raccourci réducteur ! j'en déduis donc que les 47% pro-royal sont tous des parangons de vertus, tolérants, ouverts, merveilleux ? Cette division binaire, artificielle, le bien contre le mal, tout ça n'a aucun sens, il n'ya pas d'un côté des méchants face aux gentils socialistes, c'est ridicule.
Et les nonistes de gauche et autres joyeux "solidaires alternatifs" qui lors du référendum de la constitution en 2005 ont gerbé leur haine des européens de l'est et disaient ouvertement ( mélenchon en tête) qu'ils s'en branlaient des lituaniens et autres estoniens, c'est pas du nationalisme primaire ? ça deviendrait excusable car ils ont la carte PS ou PCF dans la poche ?
Samir
Ecrit par : Samir | lundi, 20 août 2007 12:35
Bonjour à tous.
@ Pyrénéa
La chose la plus dangereuse qui puisse sortir de ces futures années serait sans nul doute la social-démocratie. Le "souriez, vous êtes gérés". On ne parlera plus de contrôle mais de gestion, de crise mais de soubresaut statistique, d'armée mais de groupements chargés d'assurer le bien-être commun.
Je préfère parler au futur qu'au conditionnel, car je ne crois plus que très peu que le peuple agisse toujours en son intérêt supérieur. De cette constatation découle le fait que la démocratie est la pire des folies que pouvait s'octroyer une population donnée. Car l'ensemble des petites préoccupations et satisfactions individuelles primeront toujours sur la satisfaction du plus grand nombre.
Les actions accompagnées de violence de la part des gouvernants cesseront, car à un moment où à un autre, ils comprendront que la violence n'a pas toujours raison. Quelques média osent encore interpeller le citoyen lambda lorsque des injustices sont commises. Mais pour combien de temps ?
Et lorsque les choses se passeront plus sournoisement encore, et sans violence aucune, mais par consentement ou plutôt soumission de fait, les média s'ils existent encore ne trouveront plus matière à s'insurger.
Les domaines pour lesquels les électeurs élisent leurs gouvernants font appel la plupart du temps à des niveaux de compétences proches de l'expertise (micro et macroéconomie, relations internationales, énergies). Qui parmi les électeurs atteint ce niveau de compétences pour un seul des domaines envisagés ? 1% ? 2 au maximum ...
Le jugement de Baudelaire est le jugement que porte l'ensemble de la population sur chacune de ses composantes. Un jugement déformé par les biais propres à la psychologie des masses, auxquels on peut ajouter l'ignorance ou le manque d'informations sur la plupart des sujets à traiter, et un ancrage dans un temps T alors qu'il est justement temps de lever l'ancre et de suivre les courants et les vents.
Mes propos sont très désordonnés, peut-être à cause d'un manque de caféine dont je suis si friand.
Mais pour résumer tout ça, le danger est que les hommes "n'ont de cesse aujourd'hui que de saccager demain" (un bonbon à celui qui trouvera chez qui je me suis inspiré). Et les méthodes d'aujourd'hui ne font que préparer le terrain, encore et toujours, à un monde toujours plus fou et cruel.
A moins qu'il n'aie jamais cessé de l'être ...
Ecrit par : Vince | lundi, 20 août 2007 12:36
@Arrêt sur image : mea culpa, je vais me punir en apprenant par coeur la biographie de notre Président en dix tomes. Donc le collabo c'était le grand-père et pas le père. N'empêche que dans les posts c'était un truc qui était censé se transmettre de père en fils, d'où ma confusion.
Le petit Louis sera-t-il aussi un collabo de la 2ème guerre mondiale ?
Et Jospin, on va lui raser le peu de poils qui lui restent sur la tête ?
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:39
@armand
" Ce qui serait bien c'est qu'une "surprise" émerge des travaux de la commission sur la réforme des institutions, et des réactions qu'ils provoqueront ou non dans l'opinion. "
Président Edouard Balladur
Vice présideant Mazeaud
Sans commentaire
Ecrit par : Nef | lundi, 20 août 2007 12:41
urbain | lundi, 20 août 2007 12:30
D'accord bien sur. Le problème français ce sont les français eux-mêmes. mais aps seulement.
Tous les partis politiques disent ne vous inquiétez pas nous sommes là. Pour vous.Nous ne pouvons que nous étonner de notre analphabétisme politique, alors que nous sommes le pays qui dispensons le plus d'heures de programme politiques. masi aucun parti ne prend ne charge les problèmes sociaux irréversibles.
Les prisons françaises, ce sont des geôles en fait, où 20% des incarcérés sont innocents des faits reprochés. partis politqiues = Rien
L'école publique dans les quartiers. 40% d'une classe d'âge ne sait ni lire ni écrire parti politique = Rien
Etc ....
Les partis de tout ça ils nous en ont dépossédé. Et cela nous appartient.
Ecrit par : martingrall | lundi, 20 août 2007 12:45
@Samir : on peut quand même se poser des questions sur l'intégration des pays de l'Est dans l'Union Européenne. Personne en France pour la fêter le 1er mai 2004.
Finalement est-ce qu'on ne les a pas pris parce qu'on se sentait coupables de les avoir abandonnés aux communistes depuis 1945 ?
La logique nationaliste de Mélenchon était celle de la gauche des années 30 : le patronat veut de la main d'oeuvre étrangère à bas prix pour faire baisser les salaires.
Certes Mélenchon n'a pas été politiquement correct en reprenant cette manière de penser (proche du lepénisme également), mais c'est une logique que les gens peuvent comprendre.
Par contre quand Mélenchon a attaqué les Baltes sur leur "nazisme" là il a été très nul...même si les populations en question gardent certaines caractéristiques (notamment celle d'avoir été "libérées" des communistes par les nazis en 1941) qui rendent leur conscience nationale un peu difficile à construire.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 12:49
Ecrit par : Samir | lundi, 20 août 2007 12:35
Mais justement Samir, sur certaines questions il n'y a plus de clivage gauche-droite et sarkozy a bien compris et récupéré un max de voix de gauche à cause de ça !
Je n'ai pas la vision manichéenne que vous me prêtez.. Il n'y a pas les méchants à droite et les gentils à gauche justement..
Il y a des gens, qu'ils soient de gauche ou de droite, qui se rejoignaient sur des valeurs et des thêmes tels que l'identité nationale (peur des autres, europe et Islam) et la valeur travail (ouvriers, ou gens de droite dont c'est une valeur primordiale), d'où leur ras-le bol de bosser pour un salaire presqu'aussi élevé qu'un RMI + des aides... donc contre, ce qu'ils appèlent, la société de l'assistanat...
Bayrou a tenté de surfer sur ce non-clivage mais n'a pas choisi les bons thêmes pour réussir... La démocratie, etc.. la plupart des gens s'en foutaient de ce discours.. Pas assez concret, pas assez proche de leur quotidien...
Et comme sarkozy a bien compris que son électorat dépassait le clivage gauche-droite, il a joué cette tactique de l'ouverture..
Ecrit par : Roma | lundi, 20 août 2007 12:49
J'aurais peut-être mieux fait de la fermer parce que le débat devient assez nauséabond.
Désolée pour l'auteur de ce blog...
Ecrit par : nico | lundi, 20 août 2007 12:52
@nico
Refaire l'élection de 2007 semble plus important que de définir quelle doit être la ligne politique de l'opposition et quel est le projet alternatif que celle-ci doit adopter.
Ecrit par : Nef | lundi, 20 août 2007 12:56
@Martingrall
J'ai toujours autant de mal à vous suivre...Donc le fait de parler d'encadrement militaire pour les jeunes délinquants a poussé les "bons électeurs de gauche" à voter pour le "karcher" anti "racaille"?
Ecrit par : FzV | lundi, 20 août 2007 13:01
@FzV : la logique "pourquoi voter pour la copie et pas l'original" je suppose.
Je pense surtout que Royal carburait aux sondages d'opinion, et puis il suffit de fréquenter des gens normaux pour voir que la minorité de petits cons qui gachent la vie de certains quartiers ne tire des larmes qu'à Saint Germain des Près, et encore.
Ecrit par : Armand | lundi, 20 août 2007 13:03
@FvZ
Stop in the name of love.
Refaire l'élection de 2007 ne sert qu'à celui qui l'a gagné.
Ecrit par : Nef | lundi, 20 août 2007 13:09
@FvZ
que et pas qu'à
Ecrit par : Nef | lundi, 20 août 2007 13:15
@ Armand,
Je suis sensible à ton argument car figure toi que je viens de passer une année en lituanie en "Erasmus" et je sais que le nazisme continue à provoquer de nombreuses controverses dans ce pays, certains voyant la werhmacht avant tout comme des libérateurs face aux soviétiques, mais dans l'ensemble les baltes sont très pacifiques, veulent tourner la page de leur passé collaborationiste ( les division SS de recrues baltes étaient assez actives) et surtout l'occupation soviétique.
Vu de la bas, je peux te dire que les lituaniens ont une image politique de la France assez contrasté : une Belle France, celle des droits de l'homme, de la culture, des lumières, et une France assez négative , celle de l'arrogance et mépris, sur ce dernier point Chirac ( pendant la guerre en Irak) et Mélenchon ont bien aidé.
Samir
Ecrit par : Samir | lundi, 20 août 2007 13:19
Quoi qu'il en soit, si NS n'est, fort heureusement pour le pays et se habitants, pas fasciste, on peut néanmoins avancer qu'il est bonapartiste, de même que le sont, par défaut, une bonne partie de ceux qui le soutiennent.
Car, en effet, ils vivent sur une contradiction doctrinale : le libéralisme est vu comme le moyen de libérer les initiatives, essentiellement pensées en termes individuels et dans le registre économique, où la création (de services, de produits, de valeur), la prise de risque est particulièrement mise en avant.
C'est une vision adaptée à un monde d'entrepreneurs libres, qui mènent leur barque du mieux qu'ils en sont capables. C'est un peu une race de seigneurs, une aristocratie de l'économie, de l'argent, qui se dégage de ce test d'aptitude permanent, où le juge, anonyme, équitable, objectif est le marché qui sanctionne la performance ou l'échec.
Le paradoxe apparent est que cette vision, plébiscitée par l'électorat de droite, est en fait aux antipodes de ce que souhaite ou peut faire la majorité des gens. C'est un peu l'équivalent pour la droite de la justice sociale pour les partisans de la gauche : un idéal jamais atteint mais orientant les politiques de son camp.
Ce discours d'entrepreneur est donc avant tout un cadre idéologique, quelque chose de perçu comme pourvu de sens et de valeur, et désirable, qui mérite donc d'être défendu pour lui-même. Y compris si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. L'essentiel étant que l'on puisse penser qu'ils tendent vers la réalisation de cet objectif lointain. Même si l'on n'a pas personnellement les moyens d'y contribuer, on peut au moins soutenir cet effort par un vote approprié, ou d'autres moyens.
Par ailleurs, et c'est là que le libéralisme se transforme en bonapartisme, c'est le fait que ce même électorat est ravi de voir qu'un seul homme, à la tête de l'Etat, concentre tous les pouvoirs, intervient sur tous les fronts à la fois, traite les sujets d'actualité au fur et à mesure qu'ils se produisent et acquièrent une notoriété quasi instantanée via les médias.
La contradiction entre la société d'entrepreneurs agissant librement pour le développement des leurs intérêts privés et n'ayant pour toute médiation et pour loi que celle du marché, se manifeste dans ce point précis.
Les mêmes qui acclament les défricheurs, les preneurs de risque, finalement s'accommodent très bien pour eux-mêmes de vivre tout ça par procuration, en immolant leur liberté d'action, dont ils semblaient être si friands, sur l'autel de leur tranquillité. Trop content que ce soit un autre qui s'y colle. Et qui ne demande qu'une seule chose, c'est qu'on le soutienne.
Il n'y a donc, bien-sûr, pas de cohésion interne à cet électorat. Son non-engagement est peut-être le signe majeur de sa liberté, qui consiste à pouvoir changer ses préférences d'une élection à l'autre sans jamais être responsable de rien, à commencer par les déterminants de ses propres choix.
Par conséquent, aucun socle idéologique ne saurait longuement retenir l'électorat envers un candidat ou un autre. D'où la ligne de conduite qui s'impose de plus en plus impérativement pour les candidats aux postes de responsabilités politiques, qui est d'occuper le terrain, d'intervenir sur les thèmes auxquels le plus grand nombre a son attention attirée, pour maximiser l'effet de son intervention et donner l'impression de s'occuper de tout, sans rien laisser de côté, ni personne, ni sujet.
En ce sens, l'omniprésence résout la fragilité de l'ancrage d'un électorat sur un corpus idéologique en lui offrant un cadre plus concret, qui est le soutien à l'action du pouvoir, qui se met en scène de manière continue et profite de l'actualité pour s'actualiser elle-même en permanence. Alors que les idéologies vieillissent dans les livres que peu lisent.
SR, de son côté, voulait ancrer l'électorat sur son programme en mobilisant précisément ce même électorat tout au long de son mandat, en l'associant à la prise de décision, en le rendant co-responsable d'un certain nombre d'actes accomplis par la puissance publique. Ce qui aurait permis d'incarner son socle doctrinal dans l'action concrète.
Projet ambitieux, peut-être trop. Le bonapartisme, qui s'occupe de tout, tout seul, à la place de tous, a triomphé de cette démarche qui semblait plus complexe et exigeante, au moins sur le papier.
La différence effective est peut-être là, dans la méthode et l'inspiration, plutôt que dans un échange stérile de qualificatifs péjoratifs.
Ecrit par : off | lundi, 20 août 2007 13:22
L'incompétence dans toute sa splendeur
http://www.20minutes.fr/article/175503/Economie-Croissance-francaise-Christine-Lagarde-doute.php
Les socialistes de 1981 ont ruiné la france par des décisions dogmatiques (de gauche cela va de soi)
les sarkozystes sont en train de ruiner la France par des décisions dogmatiques (de droite et même de droite extrême il va sans dire)
Ecrit par : michel | lundi, 20 août 2007 13:24
@Nef
Je ne refais pas 2007, je cherche juste à comprendre les gens et leur raisonnement. Surtout qu'ils voteront à nouveau en 2012.
@Armand
Les sondages sont apparement l'opium de tous les politiques...
Ecrit par : FzV | lundi, 20 août 2007 13:26
Ben, l'idée, c'est qu'avant la censure, il y a... l'auto-censure.
Le vrai scandale artistique (ou politique), c'est de briser l'omerta, "ce qu'on ne dit pas".
Là, on redéfinit les rapports de force du dire et du dicible.
Le problème, c'est que l'on est pas forcèment "scandaleux" dans l'insulte ou la dénonciation.
On peut l'être dans en développant son propre univers/système.
Exemple pour Baudelaire, Flaubert : l'adultère, le sapphisme, l'opium, etc...
Bref, l'accusation de fascisme est une chose.
C'en est une autre, moins aisée mais plus profonde, de développer une oeuvre ou ce fascisme est intelligemment démonté.
Cdt!;-)
Ecrit par : Hoplite | lundi, 20 août 2007 13:28
gb a raison
"Tout ce qui est excessif est insignifiant"
c'est Talleyrand qui nous l'a dit
restons zen!
mais ... Talleyrand nous a dit aussi
"Le meilleur moyen de renverser un gouvernement, c'est d'en faire partie"
....
vous pensez que Krouchner....
Ecrit par : Maghnia | lundi, 20 août 2007 13:30
Ecrit par : Arrêt sur image | lundi, 20 août 2007 12:18
lire que le vote royal était le vote utile me fout la gerbe
ce n'est qu'une usurpatrice et c'est grace à elle que NS est élu
prétendre que ceux qui l'ont combatuue au 1° tour sont les responsables est une escroquerie intellectuelle
Son investiture a été un hold up, une tromperie des gens de gauche et si elle se représente en 2012 nous aurons encore le liéral-fasciste pour 5 ans de plus
tromperie au point qu'elle a renié il y a peu ce qui faisait l'ossature de son programme
Et prétendre que Bayrou est plus de droite qu'elle est une contre vérité
Et beaucoup de ceux qui n'avaient pas voté pour elle au 1° tour l'ont fait en désespoir de cause au 2°
Donc le vote utile du 1° tour n'est qu'un prétexte à stygmatiser ceux qui ont d'abord fait parler leur coeur
Ce genre de propos, monsieur, s'apparent à une forme de fascisme intellectuel
Ecrit par : michel | lundi, 20 août 2007 13:33
@ Nef
Ce qui se passe, c'est qu'un grand nombre d'entre nous ne comprend pas comment on en est arrivé là : avec ce ce président caricature.
Je suis restée moi-même complètement obsédée pendant cinq, six semaines comme s'il y avait eu un coup d'état, une catastrophe...
C'est d'ailleurs à cause de cette obsession que je suis tombée dans le DEL, cherchant compulsivement ceux qui pouvaient penser comme moi.
Pourtant Verte encartée, j'avais voté aux deux tours pour SR en me bouchant le nez.
En vain.
Et les attaques de Hollande me semblent bien molles... Il y aurait pourtant de quoi faire.
Ecrit par : quillouch | lundi, 20 août 2007 13:36
@Michel
-Usurpatrice? Il me semble qu'elle a été investie par le PS non?
-Ceux qui ont combattus Royal au 1er tour ne sont pas responsables de l'élection de Sarkozy? Ils attendaient plutôt Chivardi ou Goldorak?
-Par définition le vote utile s'oppose au vote du coeur comme vous dites...
Ecrit par : FzV | lundi, 20 août 2007 13:43
"Tout ce qui est excessif est insignifiant"
c'est Talleyrand qui nous l'a dit
restons zen!
Faut faire attention à ce qu'on écrit
Donc des coups de tatanes dans les côtes d'une femme enceinte seraient insignifiants puisqu'excessifs
Le décès d'un (prévenu) dans un car de police est aussi insignifiant
La pendaison dans une cellule de nos si belles prisons d'un incarcéré notoirement connu comme psychologiquement fragile et cependant laissé seul alors qu'il y a surpopulation carcérale est aussi insignifiante
le cassage de gueule et l'expulsion d'abdelkader (pardon si j'orthographie mal) alors qu'il était en attente de décision de justice sont aussi insignifiants puisqu'excessifs
La chute d'un mome de 12 ans d'un 4° étage parceque poursuivi par les sbires de l'oberstumortepen est également insignifiante
Et jusqu'où d'après vous peut aller l'insignifiance?
Ecrit par : michel | lundi, 20 août 2007 13:49
entendu sur France-Ilnter:
Claude Allegre ne renouvellera pas sa carte du PS.
Encore un gros facho?
Ecrit par : décomplexé | lundi, 20 aoû







