« La "communauté juive". | Page d'accueil | Dray versus Dieudonné et vice et versa. »

jeudi, 23 février 2006

Elkkabach, donc

Comme le rappelait hier soir sur son blog Frédéric Filloux http://filloux.blog.20minutes.fr/ J.-P. Elkabbach a selon le Canard demandé conseil à Sarkozy pour recruter le ou la journaliste politique qui le suivra durant la campagne présidentielle. Nous avons déjà largement débattu de ce scandale hier soir dans "On refait le monde sur RTL" (l'émission est podcastée pour ceux que cela amuse sur le site de RTL). Pour ma part, je ne suis pas du tout étonné. Je connais bien "Jean Pierre" avec qui j'ai travaillé lorsque j'étais consultant à la direction de l'information de France 2 en 1995. Pendant la campagne présidentielle donc... Et Dieu sait que j'en ai vu des choses et des pas reluisantes. Elkabbach aussi fameux pour ses colères que pour ses connivences et ses réseaux, sans parler des conflits d'intérêts qui sont les siens en permanence. Un animal inclassable, fort avec les faibles, faible avec les forts mais aussi un interviewer de haut rang. En dépit de cette qualité, ses pratiques le rendent à mon sens absolument infréquentable. Mais déjà tricard je n'ai strictement aucun mérite à dire publiquement ici et ailleurs ce que m'inspire ses méthodes, je n'ai plus rien à attendre de lui ! (Je vous rassure, je fais la même chose lorsque je pourrais attendre quelques chose, c'est tout mon problème !).
Là où je suis plus ennuyé c'est lorsque certains qui pourraient, qui devraient plutôt, rebondir sur le sujet - en interne ou à l'extérieur - laissent passer la vague. Ils risquent de le regretter longtemps.
La statue du commandeur vacille mais pour la faire choir il faudrait encore pousser. Et les courageux ne se bousculent pas au portillon.

11:40 Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note

Trackbacks

L'aveu d'Elkabbach

Trackback par : Plume de presse | vendredi, 24 février 2006

Commentaires

vive les blogs parce que si on devait croire les journalistes...

Ecrit par : jamega | jeudi, 23 février 2006 13:41

Salut Guy,

Je t'ai écouté hier sur RTL. D'après toi, puisque Elkabbach (qui en arabe veut dire le mouton) est de mèche avec le pouvoir, pourquoi Sarko l'at-il balancé dans le Canard Enchaîné?
PS : je conseille sur ce sujet à tout le monde de lire ou relire "Les nouveaux chiens de garde" de Serge Halimi!

Ecrit par : David | jeudi, 23 février 2006 13:44

sur la question de l'indépendance de la presse et de ses manquements de plus en plus fréquents à la déontologie, je vous conseille aussi cet article d'Acrimed à propose de la crise interne qui secoue actuellement le magazine Marie Claire ! Edifiant.

http://www.acrimed.org/article2278.html

Ecrit par : particule élémentaire | jeudi, 23 février 2006 15:15

Je m'etonne sur l'absence de réaction d'Europe 1, de la rédaction pour être plus précise. Business as usual.... quoi.

Ecrit par : julie | jeudi, 23 février 2006 15:44

La réaction a reagi( cf libé du 23/2).
Qui a été nommé finalement?

Ecrit par : Sébastien | jeudi, 23 février 2006 16:14

Il y a également un papier dans l'édition web du monde sur la reaction de la rédaction et la -pitoyable- explication de JPE.
Certes la statue vacille mais ne disait-on pas la même chose en 1981 du côté de la Bastille ?

Ecrit par : William Reymond | jeudi, 23 février 2006 18:55

Dans tout ce cirque médiatique bidonné aujourd'hui par Europe 1, demain un autre média ou un groupe financier à la botte, je prends le maquis sur Extension de la lutte et pourquoi pas vers Maurice DANTEC qui va sans doute publier en Avril 2006 chez Albin MICHEL "Américan Black Box".Dans l'attente, il est toujours possible d'aller sur son site:http://boiteaberzingue.free.fr.
Lire pour commencer, "Irish Coffee", lettre de M. DANTEC à M. HOUELBECQ écrite en 2002.
Sa désespérance donne de l'espérance pour 2007!

Ecrit par : Jacques JARRY | jeudi, 23 février 2006 19:13

Plusieurs remarques, effectivement je crois que Nicolas Sarkozy a joué un tour pendable à J-P Elkabbach. Il n'est pas impossible qu'il s'agisse là comme je l'ai avancé sur RTL de la vengeance du ministre de l'intérieur contre le groupe Lagardère qui l'a maltraité dans "l'affaire Cécilia" avec la "une" de Paris-Match la présentant en photo avec Richard Attias, un vrai précédent dans notre pays. D'ailleurs contrairement à ce qui a été dit il est extrêmement probable que le patron de Match Alain Genestar finisse par perdre sa place, il se dit même qu'il pourrait être remplacé par Patrick Mahé. On parle ainsi de l'arrivée de Genestar au Figaro en lieu et place d'un Beytout que Dassault ne peut plus supporter...
Acrimed est une bonne source effectivement.
William, nous sommes 25 ans après 1981 et les temps ont un peu changé, du coup, un quart de siècle plus tard la statue est plus facile à déboulonner !
Jacques, quelques réserves sérieuses sur Dantec dont j'ai croisé "l'agent" dans mon bureau et dont le racisme primaire m'a vraiment étonné...

Ecrit par : guy birenbaum | jeudi, 23 février 2006 20:34

Pour Match, une autre rumeur... d'initié, place Fixot dans le fauteuil de Genestart, définitivement sur un siège éjectable.

Ecrit par : William Reymond | jeudi, 23 février 2006 21:11

Fixot qui vient de se vendre à Editis ne peut pas quitter le navire comme cela, il leur doit normalement par contrat plusieurs années de présence à la tête de sa maison d'édition.

Ecrit par : guy birenbaum | jeudi, 23 février 2006 21:13

Je sais tout cela, je ne repete ici qu'une rumeur insistante au sein de PM. Maintenant le contrat de Fixot, je ne le connais pas.

Ecrit par : William Reymond | jeudi, 23 février 2006 21:16

Très bien tu veux déboulonner la "statue du commandeur"? J'ai peur qu'avec une application stricte de tes propres critères (tu es aussi chatouilleux sur la déontologie, la verification de l'information, que sur la guerre à la connivence je crois) on ne puisse plus fréquenter personne dans ce métier, à commencer par Karl Zéro... toi et moi aussi sans doute. Les réseaux de JPE sont impréssionants, ils font envie au spécialiste que tu es, et à moi qui suis amateur. Allons, soyons sérieux deux minutes. Cela fait 20 ans que je vois ça et souvent pire, des directeurs de redaction qui ne font pas que consulter mais prennent carrément des instructions pour la désignation de tel ou tel journaliste. Et puis surtout, 90% des journalistes de base préfèrent suivre leurs potes. c'est tellement plus agréable d'être en confiance, de partager des bouffes et des bières avec ses potes politiques le soir à l'hotel...Assez d'hypocrisie et de "selfrightousness"!
Tu crois qu'il n'y a rien de plus urgent pour ce métier de journaliste qui te préoccupe tant de déboulonner JPE? Libre à toi, tu t'attaque à un gros morceau. Je crois perso qu'il vaudrait mieux-utopie- que cette belle profession regarde une fois de temps en temps son mauvais profil , s'introspecte un peu et que chacun fasse son autocritique. La connivence aujourd'hui tout le monde en est dingue, en croque ou la recherche peu ou prou, parce qu'elle est synonyme d'info réelle ou supposées peu importe, et d'avancement de carrière. Et les" non-carrièristes", eux, font carrière sur le créneau de la vertu.
Cela dit comme je défends mon boss j'ai un conflit d'interêt gros comme le bras et ne suis donc pas crédible, hein?
Amitiés
Sylvain

Ecrit par : sylvain | vendredi, 24 février 2006 00:47

D'abord Sylvain merci d'être là ! Je pense que tu as raison sur pas mal de tes analyses exprimées dans ce post. De plus, j'apprécie que tu défendes ton boss comme tu le dis, je trouve même ça normal ! Mais là où je diverge c'est sur l'amour de tout le monde pour la connivence. Je suis ami avec quelques politiques (de droite comme de gauche). Lorsque je parle d'eux, je commence par dire que je ne suis pas objectif les concernant car ce sont d'abord des copains. Je ne suis pas copain avec eux pour avoir des infos mais parce que j'ai plaisir à passer du temps avec eux et parfois bien au dehors de la sphère politique. Il me semblerait donc impossible désormais de parler d'eux ou d'écrire sur eux sans le dire. Pour ce qui concerne les infos, les avoir en copinant conduirait à ne pouvoir sortir que celles qui concernent les ennemis des copains ! C'est court non ? Je crois surtout qu'entre les carrièristes et les non carrièristes il existe une autre voie et je ne crois pas que la vertu soit un créneau, juste parfois une petite marque de courage. Je suis évidemment d'accord pour l'autocritique mais pour ce qui me concerne, je l'ai faite assez publiquement en brûlant à l'époque tous mes vaisseaux, lorsque j'ai publié "Nos délits d'initié". Un livre pas compris, pas lu ou méprisé par ceux dont nous parlons aujourd'hui. Alors oui tu as raison, ça fait vingt ans qu'on en voit d'autre se comporter comme Elkabbach mais puisque tu proposes joliment que les journalistes commencent par regarder le mauvais profil de cette profession, je crois que JPE incarne justment parfaitement cette facette en dépit des qualités que je lui reconnais.
Oui, bien sûr, le morceau est gros mais tu vois, ça me semble plus intéressant que de passer des heures à disserter sur le patron de la rédaction de M6 ou, qui sais je encore, petit exécutant quotidien méconnu de la censure ordinaire.
Le poisson pourrit par la tête, autant attaquer par là.
Quant à KZ que tu sembles peu apprécier, je te laisse bien sûr libre de tes jugements sur lui. Ils sont classiques dans le mundillo parisien, ça doit être aussi pour ça que je l'apprécie.
Amitiés.

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 24 février 2006 06:43

Le blog est une conversation de bistrot entre potes, toujours calés à l'interieur de son périphérique parisien , entre le 8° et le 15° quelque fois le 1° lorsque l'on se dévergonde. Ce soir Sylvain reçoit Guy. Moi ce qui m'interesse c'est de savoir s'il est vrai que Serge Jully a embrassé Sarkosy devant les Rotchilds l'un en sortant, Serge et l'autre y allant. Que peut faire un ministre de l'intérier chez des banquiers pendanrt ses heures de service. Décider de la journaliste de libé qui suivra sarko.
Martin

Ecrit par : martin Grall | vendredi, 24 février 2006 16:50

Cher Martin Grall, pour ce qui me concerne j'habite de l'autre côté du périph et je passe mon temps sur le terrain, tous les terrains, à Paris et en province.
Par ailleurs le blog ici c'est chez moi, dans mon bistrot donc, et j'y parle avec qui je veux, sans distinction, ni jugement.
Je réponds ainsi à tous ceux qui m'écrivent, vous compris, en dépit de vos commentaires légèrement caricaturaux pour ne pas dire franchement démagos.
Donc je n'ai pas forcément la réponse à la question qui vous intéresse mais je crois que vous parlez en fait d'une accolade photographiée entre Sarko et July.
Mais je ne crois pas qu'il y a quoi que ce soit là qui puisse concerner "les Rotchilds" comme vous dites...un peu bizarrement. D'où tenez-vous cette dernière "information", au fait Rotschild ça s'écrit comme ça.

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 24 février 2006 17:05

Je ne suis pas démégo mais totalement caricatural. La photo les place en face du pavillon de banlieu des dits banquiers qui sont, je ne vous l'apprends pas actionnaires de Libé. Et qu'il est normal en ces temps que Sarkosy aille demander une journaliste de choix au proprio. Et C'est là tout ce que veux dire, comme dans un bistrot . Au zinc en parlant d'autres choses.

Ecrit par : martingrall | vendredi, 24 février 2006 17:36

Et vous avez des preuves de cela ?

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 24 février 2006 17:40

Comme au bistrot , au zinc en parlant d'autres choses, entre deux verres. Je me suis glissé dans votre conversation, je suis irréverentieux, pardonnez-moi; C'était pour faire un mot. Pour le cas J-P Elkabbach, croyez-vous que Nicolas Sarkosy puisse se passer des médias lagardère, France et étranger? Dans ces temps lointains lorsque je trimballais ma couenne sur les champs, Agences d'archi oblige, et des diverses ''invites'' ou dans chaque placard se cachait un Giscardien, cela se passait déjà comme cela, trente ans que le quatrième pouvoir fait du racollage, publicité et mondialisation et survie oblige. J'aime July et reprendre libé après Sarte et Lallemand il faut en avoir et là je peux vous prouver qu'il n'a pas embrassé le petit Nicolas sur la bouche. Je crois savoir écrire le nom propre des banquiers. En des temps lointains je me commettais dans la plus grande agence d'archi de France et j'ai participé à la projetation de l'immeuble de l'un d'eux à côté de l'Elysée. dans les années , hé oui déjà.

Pardonnez- moi encore.

Martin

Martin.

Ecrit par : martingrall | vendredi, 24 février 2006 18:33

Vous n'avez rien à vous faire pardonner mais pour ce qui me concerne je dis les choses !
Revenez quand vous voulez, vous êtes le bienvenu.

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 24 février 2006 19:08

"Dieu sait que j'en ai vu des choses et des pas reluisantes":

On vous attend Guy, videz vot' sac.

Ecrit par : Citrouille | vendredi, 24 février 2006 23:10

patience...

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 24 février 2006 23:52

"La statue du commandeur vacille mais pour la faire choir"...
je me suis toujours demandé si les marges arrieres avaient fonctionné du temps des voleurs de patates...
quant à voir monsieur comment il a navigué dans le groupe gascon du temps de papa et maintenant du temps du fiston... tout en cumulant une presidence d'une tv... voilà un goinfrage assez phénoménal sur une 20aine d'années...

Ecrit par : oseille | lundi, 06 mars 2006 00:04

Avant, arrière...

Ecrit par : guy birenbaum | lundi, 06 mars 2006 00:15

Beytout m'énerve dans sa posture caricaturale de requin avide de pognon, procureur plus que journaliste, toujours armé d'un sabre plutôt que d'un stylo. Que Dassault veuille s'en débarasser m'étonne en première analyse, puis je comprends. Autant l'un a le sang chaud et l'autre est un monstre froid. Mais ils recèlent en eux la même violence. Je me souviens de trois secondes où il fit irruption dans le bureau d'un journaliste des Echos avec qui je discutais. Avec le sourire carnassier, il passe le tronc dans l'embrasure de la porte : "On a niqué La Tribune." Sans réelle émotion. Un constat.

Je pensais sincèrement que Beytout allait pouvoir rester au Figaro. Il est rare que mon intuition me fasse défaut ;-)

Ecrit par : K-Raph | lundi, 06 mars 2006 01:30

On prend les paris ?

Ecrit par : guy birenbaum | lundi, 06 mars 2006 07:06