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dimanche, 30 avril 2006

Dominique, Lionel, Nicolas, si vous me cherchez...

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... Je suis par là...

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... Ou par ici !

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Commentaires

Déjà les vacances, alors que vous rentrez à peine du midi ? Ah, juste un week-end prolongé... Bonne fin de week-end alors !

Ecrit par : Olivier Bonnet | dimanche, 30 avril 2006 09:41

Enfin des images positives !
Après Ville et Jos pin, ça commençait à faire beaucoup dans les croque mitaines... Bon week end, en tous cas !

PS : c'est où, à l'Ile de Ré? Vous êtes chez Yoyo ? lol

Ecrit par : fanny guillot | dimanche, 30 avril 2006 10:32

Bin .. Faut leur donner votre numéro de téléphone : ce sera plus simple ! ^^

Ecrit par : , de chez Smith en face | dimanche, 30 avril 2006 10:52

Jolie plage!... Mais pour la drague... Pas vraiment idéal!... ;-)

Ecrit par : http://www... | dimanche, 30 avril 2006 11:00

Au fait, je profite de ce fil de discussion très ouvert... Peut-être pourrez-vous m'éclairer : Bertrand Delais a écrit un billet où il disait que Sarkozy avait fait annuler la venue de Dupont-Aignan chez Karl Zéro, dans le Vrai Journal. Info reprise sur le blog de NDA. Or, celui-ci a bien été invité à l'émission. J'ai interrogé Bertrand Delais, sans succès, Karl Zéro n'a pas répondu non plus - mais lui ne répond JAMAIS sur son blog - et pas davantage de réponse sur le blog de NDA. Savez-vous ce qu'il s'est passé ?

Ecrit par : Olivier Bonnet | dimanche, 30 avril 2006 11:12

La classe ! Bonne bronzette !

Ecrit par : Olenka | dimanche, 30 avril 2006 11:16

La classe ! Bonne bronzette !

Ecrit par : Olenka | dimanche, 30 avril 2006 11:16

Reposez-vous bien !...

Je crois reconnaître les parasols de la plage de Deauville. Ils sont sortis, mais je crains qu'il fasse un peu frisquet ... Non ?

Tant pis, l'air iodé sera là pour le hâle et c'est parfait.

A bientôt...

Ecrit par : Rayan | dimanche, 30 avril 2006 11:39

Le téléphone, ils l'ont et, rassurez vous, ils m'écoutent...mais est-ce qu'ils m'entendent ? ;)

Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 30 avril 2006 12:27

@ Jolie plage!... Mais pour la drague... Pas vraiment idéal!... ;-)

Certes, mais tellement propice aux bains de foule... ;-)


@ Le téléphone, ils l'ont et, rassurez vous, ils m'écoutent...mais est-ce qu'ils m'entendent ? ;)

Pour sûr, on est très écouté, c'est entendu ;-)

Ecrit par : Anne | dimanche, 30 avril 2006 12:43

bleu blanc rouge ça fait un peu, un peu quoi au fait.

Ecrit par : martin grall | dimanche, 30 avril 2006 13:55

Deauville ?

Ecrit par : xolotl pichuan | dimanche, 30 avril 2006 14:37

Ah, Deauville... 21e arrondissement de Paris. Toujours dans le bain du microcosme, Guy.
Bon week-end sur les planches.

Ecrit par : phil | dimanche, 30 avril 2006 14:45

Oui, oui c'est bien Deauville. Je confirme. On y croise parfois quelques vraies stars du cinema mondial et tout le petit monde parisien du show-biz, de la télé, des affaires en général... et de l'édition. N'est-ce pas, Guy ?
Et aussi des chevaux sur la plage, pas mal de cerf-volants, des kite-surfers à roulettes, et dans les rues Porsche, Ferrari, 4x4 à gogo.

Ecrit par : phil | dimanche, 30 avril 2006 14:54

Et demain, c'est le muguet, qui mettra ses clochettes au soleil.

Ecrit par : Paul Inkorect | dimanche, 30 avril 2006 15:17

Dimanche, 6 h du matin, La Rochelle

Drin ! Drin ! Drin ! Drin !

- Ouai, ouai, ouai, allo, j’écoute ?
- Caroll ? Nicolas !
- Mais ça va pas ? T’as vu l’heure ! !
- J’ai pas fermé l’œil de la nuit…Alors qu’est-ce qu’il t’as dit l’enflure ?
- Ecoute, je suis rentré hier soir très tard de Paris, je suis lasse… Ça ne peut pas attendre ?
- Mais ça fait dix ans que j’attends ça ! Alors il nie, hein ? Même pas le courage de…
- C’est plus compliqué. En gros il accuse ton entourage !
- Manque pas de souffle ! Mon entourage ! Mon entourage ! Non mais. Tu me connais…
- Que trop bien. Tu as passé ta vie à tromper tout le monde... tes femmes, tes maîtresses – j’en sais quelque chose-, tes amis, les journalistes… Tu sais ce que ta mère a dit un jour à la télé…
- Laisse ma mère en dehors de tout ça, veux tu. Alors cette enflure nie tout !
- Non justement. Il dit seulement qu’ayant senti, dès le début, qu’on avait voulu le piéger, il s’est dit qu’en s’y prenant bien on allait pouvoir découvrir la source de tout ça, confondre les auteurs…
- Et comme il me croit trop malin pour avoir monté ça de toute pièce, il accuse sans preuve mon entourage…
- C’est ça !
- Et ces preuves ?
- Il ne m’a rien dit ! Je crois qu’il bluffe.
- Il est cuit et Chirac aussi ! T’as vu la presse. Ce matin même la PQR s’y met. Manque plus que la télé ! Et t’en penses quoi, toi ?
- Tu sais, moi ! Je ne pense rien… Et si ça venait de Chirac ?
- Chirac a toujours eu besoin d’un cornac !
- Toi aussi tu crois à cette histoire d’un Chirac marabouté ?
- …
- Tu ne réponds pas ?
- Je réfléchis. Chirac je le connais depuis plus de vingt ans. C’est un type fascinant. Un homme politique qui a accumulé autant de bévues, d’erreurs de jugements, de fautes politiques gravissimes devrait être mort depuis longtemps. Et bien il a survécu à tout ça. Et s’il avait ne serait-ce que dix ans de moins, je ne donnerai pas cher de ma peau.
- Tu veux dire que finalement tu te dis que peut-être que…
- C’est moi qui l’a convaincu d’abandonner sur le CPE. Quand j’ai vu qu’il l’acceptait, je me suis aussi tôt dit que j’avais peut-être commis une faute, que j’aurai dû les laisser se débrouiller seuls…
- Mais tu n’as pas pu t’empêcher de jouer les utilités…
- Mais que pouvais-je faire d’autre. Et si au final en ne cédant pas, ils avaient emporté le morceau. C’était la victoire de Villepin.
- Alors que maintenant tu les tiens. Ils sont finis, lessivés…
- Possible… Tu l’as trouvé comment Villepin ?
- Comme tout le monde, fatigué, mais…
- Mais quoi ? Accouche ?
- Il m’a parlé de ta loi sur l’immigration.
- T’as vu la manif d’hier. Cinq mille personne au grand maximum.
- Tu ne crois pas que tu risques gros en voulant la faire voter après tout ce qui vient de se passer ?
- Les risques sont mesurés. Si besoin je négocierai
- Et si Dominique démissionne ?
- Tu l’appelles Dominique maintenant ?
- Oh, ça va ! (rires)
- Pourquoi tu ris ?
- Tu te rends compte. S’il apprenait que l’on se connaît.
- (Rires) C’est vrai que c’est du plus haut comique. Villepin donnant une interview exclusive à une ancienne petite amie de Sarkozy. (rires)
- Je l’ai fait pour toi…
- Et je t’en remercie.
- Et cette démission, tu y crois toi ?
- Non et je ne le souhaite pas… Enfin je ne sais plus. Les élections sont maintenant trop proches. Tu me vois Premier ministre de Chirac… les peaux de banane dans tous les sens…
- Et l’opposition ?
- Tu veux dire Royal ?
- Royal ou un autre ?
- Royal me conviendrait bien.
- Et Jospin ?
- Je ne crois pas au revenant !
- Et si j’allais l’interviewer ?
- Tu ferais ça pour moi ?
- Que ne ferais-je pas pour toi Nicolas !
- Bises !
- Bises !

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 16:28

Lu dans l'Obs :

"Nicolas Sarkozy, qui s'est porté civile en janvier dernier dans cette affaire, souhaite prendre connaissance des pièces versées au dossier.
L'extension des poursuites est une décision qui revient au Parquet de Paris. Mais l'apparition dans le dossier du nom du magistrat Gilbert Flam pourrait aussi provoquer le dépaysement du dossier, retardant la procédure de plusieurs mois, selon le JDD.
En effet, un classeur au nom de Gilbert Flam a été saisi chez le général Rondot. Selon le Canard enchaîné, Gilbert Flam, alors magistrat détaché à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, services secrets), avait été accusé en 2001 par la présidence de la République d'avoir enquêté sur "d'hypothétiques comptes bancaires de Chirac au Japon".
Le nom de Gilbert Flam avait été cité par le ou les corbeaux. Or, il est actuellement en poste au Parquet de Paris. D'où un possible dépaysement."

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 16:39

Lu dans l'Express :
"Nul ne sait ce que la bataille électorale de 2007 réservera, mais celle de 2002 fut le théâtre d'une étrange manœuvre. Peu de temps avant la campagne, l'Elysée est prévenu qu'une équipe des services secrets français a enquêté sur les liens de Jacques Chirac avec le Japon, pays pour lequel le président a une vraie passion: il s'y est rendu à plus de 40 reprises. Des membres de la DGSE, comme l'a révélé Le Monde en juin 2002, ont mené des investigations discrètes sur un banquier nippon, Shoichi Osada, responsable d'une faillite retentissante et qui connaît Chirac, lequel l'aurait rencontré en 1994, en passant une nuit dans son hôtel de luxe, sur l'île d'Enoshima. En réalité, sous couvert de renseignements financiers, cette fine équipe de la «Piscine» a tenté de vérifier une rumeur tenace: Jacques Chirac aurait eu un enfant au Japon, une sorte de Mazarine gaulliste, masculine et asiatique... Affaire récurrente: un jour, informé de la parution d'un livre évoquant l'hypothèse de ce fils caché, Chirac devint «furieux», selon le témoignage d'un collaborateur.

Parmi les enquêteurs du «Groupe des affaires protégées» se trouve Gilbert Flam, un magistrat spécialiste de la criminalité financière. Détaché à la DGSE, cet ancien juge d'instruction a été membre du cabinet de Georges Sarre, alors secrétaire d'Etat aux Transports sous le gouvernement Rocard; son épouse est une élue socialiste de la mairie de Paris..."

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 16:45

Flam, Chirac,...

http://www.bugbrother.com/article348.html

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 17:10

Très bonne chronique de DS sur BBB. Thème les fins de règne.

http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=359

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 17:34

Caroll ce soir je viens un peu vous rafraîchir la mémoire à tous sur le ... Japon !

Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 30 avril 2006 18:39

@ caroll et pour ceux qui en auront le courage.
Tout droit issu de Nos délits d'initiés...(2003...)

"Secret-défense
Comme souvent, n'en déplaise à ses détracteurs, tout débute par un article du Monde signé Hervé Gattegno et publié le 23 juin 2002, soit quelques semaines après la réélection de Jacques Chirac : « L'Élysée accuse les services secrets d'avoir enquêté sur M. Chirac sous le gouvernement de M. Jospin* . » On apprend d'abord dans cet article que les chefs des services d'espionnage et de contre-espionnage français, dont la nomination incombe au président de la République, doivent être remplacés au cours des semaines à venir. Le directeur général de la Sécurité extérieure (DGSE), Jean-Claude Cousseran, et son homologue de la direction de la Surveillance du territoire (DST), Jean-Jacques Pascal, sont accusés par l'Élysée d'avoir commandité – ou au moins toléré – des investigations visant la personne de Jacques Chirac et d'éventuelles « relations financières » du chef de l'État dans deux pays étrangers : le Liban et... le Japon.
« Le soupçon est déjà ancien, révèle Gattegno, mais il est, jusqu'à présent, resté confidentiel. Il a toutefois été clairement formulé à deux reprises par M. Chirac face à M. Jospin au cours des tête-à-tête hebdomadaires du président et du Premier ministre, sans que la cohabitation n'en soit publiquement bouleversée. “C'est scandaleux : vous utilisez les services de l'État pour monter des dossiers contre moi”, avait accusé M. Chirac, rapportent – en termes concordants – deux sources respectivement proches du chef de l'État et de son ancien Premier ministre. M. Jospin avait cependant contesté toute manœuvre relative aux “affaires”. »
Dans le premier cas, Jacques Chirac reprochait à la DST d'avoir exhumé de vieilles rumeurs relatives au versement d'une rançon par le gouvernement qu'il dirigeait entre 1986 et 1988, pour obtenir la libération des otages français au Liban. L'entourage présidentiel semble en avoir conservé le sentiment d'un « coup » politique destiné à lui nuire, à quelques mois de l'élection présidentielle.
Mais c'est évidemment le « dossier japonais » qui nous intéresse ici au premier chef et donc la nature de la suspicion de l'Élysée à l'égard de la DGSE. Elle porte, explique Hervé Gattegno, sur « des vérifications qu'aurait entreprises le service secret du ministère de la Défense sur un financier japonais à la réputation incertaine, Shoichi Osada, qui se prévalait volontiers de relations personnelles avec le président français ». La suite du propos de Gattegno mérite d'être reprise en intégralité : « Nul ne dit, aujourd'hui, si les hommes de la DGSE – et a fortiori le gouvernement – en savaient ou en soupçonnaient davantage que n'en disait, à cette époque [en 1999], la presse nippone. Amoureux notoire du Japon, où il effectue de longue date des séjours réguliers, M. Chirac avait, semble-t-il, rencontré au moins une fois le banquier Osada : en 1994, il avait passé une nuit dans son luxueux hôtel, sur l'île d'Awashima. Un autre rapport fut rédigé, en 2000, à propos de la faillite de la banque de M. Osada. L'Élysée semble considérer que des investigations financières furent entreprises à cette occasion, à la recherche d'éléments susceptibles de compromettre le président. » L'article de l'enquêteur du Monde s'achève sur les dénégations de la DGSE qui, au terme d'une enquête interne, avait conclu à l'absence de faute du service secret.
Il n'en demeure pas moins que, suite à ces sérieux remous, les services secrets vont être réorganisés et repris en main, les têtes de tous les intéressés roulant dans la sciure. Jacques Chirac avait visiblement peu apprécié que l'on se rapprochât si près...
Mais si près de quoi ?
Le chaînon manquant ?
Pour tenter de comprendre, quelques journalistes vont aller plus loin ou sembler le faire... dans l'indifférence quasi générale. Je vais donc reprendre successivement ici quelques extraits de livres parus ou de quelques articles publiés ici et là dans la presse et sur l'Internet, mais qui n'ont été accueillis les uns et les autres que par un silence médiatique assourdissant.
Un silence de marbre sous une chape de plomb.
C'est ce silence que je veux questionner, autant que les faits évoqués.
En septembre 2002, deux journalistes, Marie-Bénédicte Allaire (RTL) et Philippe Goulliaud (AFP), publient chez Fayard L'Incroyable Septennat. Reprenant, en le citant, l'article d'Hervé Gattegno, les auteurs évoquent ce qu'ils nomment « du grabuge dans les services » et expliquent que la DGSE « aurait entrepris des vérifications sur le sulfureux banquier Shoichi Osada, qui se prévalait de relations personnelles avec Jacques Chirac. Elle aurait également enquêté sur un supposé enfant illégitime vivant au Japon* ».
« Un supposé enfant illégitime vivant au Japon » : on notera les précautions prises, l'« enfant illégitime » n'est que « supposé » et surtout jamais les auteurs n'écrivent qu'il est supposé être l'enfant naturel de... Jacques Chirac. Le lecteur doit donc le comprendre de lui-même.
La jurisprudence Mazarine
Mais pourquoi, dans son article si précis du Monde, Hervé Gattegno ne mentionne-t-il pas, lui, ce fait ? Lorsque je lui pose la question, sa réponse est simple. Si l'existence d'un « enfant caché » du président est en effet parvenue jusqu'à ses oreilles, il ne l'a jamais considérée autrement que comme une « rumeur » ; jamais, en tout cas, elle ne lui a été formellement présentée, durant son enquête sur les services secrets, comme l'un des sujets de recherche des espions français au Japon. « À ma connaissance, précise-t-il, les investigations de la DGSE n'ont consisté qu'à suivre des pistes financières censées remonter jusqu'au président. Et cela suffisait largement à provoquer la colère de l'Élysée et l'embarras des services concernés, sans qu'il soit besoin de chercher un motif plus sulfureux encore – s'il existe. ». Ses précautions sont légitimes car la différence est de taille et Hervé Gattegno de me faire remarquer à quel point, dans ce genre d'histoire, il est aussi important de protéger la vie privée d'un éventuel enfant naturel que celle du politique possiblement concerné.
(...)
Secret-défense (bis)
Quelques semaines après la parution de L'Incroyable Septennat et en l'absence de toute réaction, un article revient sur l'affaire. Il n'est pas davantage secret que les quelques lignes tirée de l'ouvrage précité. Il a été publié sur l'Internet et sous forme papier le 24 octobre 2002. Il s'agit d'un extrait du no 439 de la lettre d'informations confidentielles Intelligence on line (cf. chapitre 1). Cet article n'a suscité ni la moindre reprise, ni le moindre commentaire, ni le moindre écho. En tout cas, l'un de ses éléments les plus forts sur « La crise de la sécurité extérieure française » est passé totalement inaperçu aux yeux de ses lecteurs les plus initiés. Faisant état de « la tempête qui a secoué la DGSE en juin, conduisant son directeur général à être débarqué », la lettre confidentielle évoque des « séquelles profondes ». Profitant d'un rapport sur l'efficacité du renseignement français, achevé le 16 octobre par le député Bernard Carayon (UMP, majorité présidentielle), membre de la commission des finances à l'Assemblée, Intelligence on line revient avec précision sur les remous provoqués par les enquêtes qui auraient été menées par un service de la DGSE (le bureau de contre-criminalité – CC – du service de renseignements de sécurité – SRS –) sur le président Chirac.
Sans entrer dans le détail de l'organisation de la DGSE, il apparaît que le chef du SRS avait la mainmise sur le nouveau bureau de contre-criminalité (SRS-CC), dirigé par le magistrat Gilbert Flam, qui a repris les missions de l'ancien groupe des affaires protégées ; c'est-à-dire, essentiellement, le renseignement bancaire et fiscal sur les liens d'organisations ou d'individus étrangers avec des ressortissants français (les agents du SRS-CC travaillent en grande partie dans des bureaux du ministère de l'Économie et des Finances).
À partir d'ici, et toujours par souci de précision, citons Intelligence on line : « Parmi la masse d'informations obtenues par ce SRS-CC, certaines portaient sur les déplacements de Jacques Chirac au Japon. Elles concernaient des dépenses afférentes à l'éducation dans ce pays d'un jeune garçon, présenté comme l'enfant naturel du chef de l'État. Vérifiés ou pas, ces éléments ont fait l'objet d'une note, discrètement transmise par Alain Chouet à Jean-Claude Cousseran, et laissant Jean-Pierre Pochon dans l'ignorance. À ce stade, un pari politique a prévalu sur les missions du service. Plutôt que d'informer l'Élysée de la circulation de ces données, pouvant théoriquement représenter un risque de déstabilisation du président de la République, Jean-Claude Cousseran les a uniquement adressées au Premier ministre Lionel Jospin, alors que l'affrontement de ce dernier avec Jacques Chirac pour la prochaine présidentielle était déjà déclaré. Prenant connaissance de ces manœuvres, dans le courant du mois de mars 2002, Jean-Pierre Pochon a informé l'entourage du président de la République, puis s'est violemment affronté avec son directeur général. L'incident a provoqué la mise à l'écart informelle de Pochon (il demeurait le directeur du renseignement mais ne se rendait plus à son travail), jusqu'à l'arrivée du nouveau patron de la DGSE, Pierre Brochand, dans le courant du mois d'août. »
Reprenons la citation : « Parmi la masse d'informations obtenues par ce SRS-CC, certaines portaient sur les déplacements de Jacques Chirac au Japon. Elles concernaient des dépenses afférentes à l'éducation dans ce pays d'un jeune garçon, présenté comme l'enfant naturel du chef de l'État. »
N'y aurait-il pas là, de nouveau, matière à questions, à enquêtes complémentaires, voire, à l'inverse, à critiques sévères ou à contestation outragée ?
Rien. Le silence le plus total. Pas le début d'un écho dans une rubrique de « confidentiels » ni la moindre ligne dans un journal. Pas davantage de démenti officiel.
Alors qu'un article sur la nomination du nouveau patron de la DGSE, Alain Juillet, ex-boss de Marks and Spencer, est repris presque partout dès sa parution dans Intelligence on line, celui sur les soubresauts que le même service a traversés est ignoré par tous... jusqu'au 27 janvier 2003.
Dans un papier consacré ce jour-là par Libération à la DGSE, on peut lire : « Conflit. La piscine, son surnom, sort d'une période de fortes turbulences, provoquées par une réorganisation de ses services. Un violent conflit a opposé deux de ses dirigeants, le directeur général, Jean-Claude Cousseran, et celui du renseignement, Jean-Pierre Pochon. Les deux ont désormais quitté leurs fonctions. Proche des socialistes, Cousseran a été remercié durant l'été pour faire place à un chiraquien, Pierre Brochand. Quant à Pochon, il a été remplacé par Alain Juillet, l'ancien directeur... des magasins Marks and Spencer. »
Rien de plus. Pas la moindre information supplémentaire venant de Jean-Dominique Merchet, auteur de l'enquête, sur ce « violent conflit » et ces « fortes turbulences » qui ont pu entraîner le départ de deux têtes des services secrets. Le lecteur moyen n'en saura pas plus : deux directeurs de la DGSE ont donc sauté sans sérieuse raison apparente ! Ce devait être un conflit sans objet !
On comprend bien ici que la véritable nature de la querelle est taboue : les quelques lignes qui permettraient à un non-initié de savoir ce qui a bien pu la motiver sont sans doute classées « secret-défense » ! Et Jean-Dominique Merchet, qui a ses entrées à l'IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale, connaît le sens du terme !
À ce stade, ayant entendu évoquer depuis longtemps la rumeur, j'ai tenté d'avancer un peu plus en interrogeant notamment à son sujet trois des plus récents biographes de Jacques Chirac. Ainsi Raphaëlle Bacqué* m'a-t-elle avoué avoir tenté d'enquêter sur cet enfant présumé, via le correspondant du Monde au Japon sans parvenir au moindre résultat. Elle a même posé directement la question à Valérie Terranova, la sherpa du président « spécialiste » du Japon, qui lui a tout simplement répondu : « Je ne sais pas. »
Éric Zemmour* , autre biographe du président, m'a également confirmé avoir vaguement eu vent de ce bruit mais ne pas s'y être intéressé.
Zemmour s’est vengé depuis en publiant chez Denoël un roman à clé, L’autre, dans lequel chaque personnage est tranparent…pour les initiés. Reste à savoir si c’est seulement par le roman que la vérité doit passer.
Philippe Madelin, troisième biographe, confirme lui avoir « croisé cette affaire » mais ne pas avoir eu assez d'éléments pour écrire à son sujet, en dépit du fait qu'il n'a « jamais hésité lorsque la vie privée interfère sur la vie publique ». À le lire cependant – outre les extraits évoqués plus haut –, RAS, si ce n'est ce bref passage : « Un point est certain : le plaisir personnel est la motivation fondamentale de ces voyages* » et de citer... la cuisine japonaise, le théâtre Nô et, bien sûr, le sumo.
Pour d'autres observateurs, souhaitant rester anonymes, l'enfant naturel serait bien réel et aurait désormais été « déplacé » en Suisse. D'autres enfin n'en avaient sincèrement jamais entendu parler ou avaient enquêté sans aboutir à aucune piste sérieuse.
De la magie du off the record
D'autres journalistes connus vont pourtant évoquer le sujet avec, toujours, la même absence de retentissement. C'est notamment le cas de Laurent Valdiguié, journaliste réputé d'Aujourd'hui/Le Parisien. Cependant, ce n'est pas dans les colonnes de son journal qu'il va traiter du sujet mais dans le Rapport Omerta 2003. Voici exactement ce qu'il écrit dans une contribution intitulée « Comment Jospin a perdu la présidentielle » : « Dans son entourage, tout le monde sait désormais que le candidat socialiste vit maintenant de plus en plus mal ses face-à-face tendus avec le président. “En février, via la DGSE, nous avons eu des rumeurs comme quoi certains prétendaient que Chirac avait des comptes bancaires au Japon. Il y a eu aussi la rumeur d'un enfant caché du président, à la façon de Mazarine. Mais nous n'avons jamais osé évoquer ces dossiers devant Jospin”, dit un de ses anciens conseillers. Comme si le Premier ministre avait fini par redouter l'affrontement avec son rival* ! »
Magie du off et des guillemets bien placés ! ! ! Sachant évidemment qu'il avance en terrain miné, Valdiguié prend toutes les précautions du monde pour évoquer cette « rumeur ». On ne sait pas qui parle – un conseiller sous le sceau de l'anonymat. Existe-t-il vraiment d'ailleurs ? Nombre de journalistes qui veulent sortir une info ont souvent recours à un faux informateur camouflé entre guillemets, « selon une source proche du dossier », qu'ils ne nomment pas mais citent en ouvrant de bien commodes guillemets. « Ce n'est pas moi qui le dis, c'est X », avant de se retrancher derrière le secret des sources...
Le « conseiller » de Valdiguié n'a donc fait qu'entendre une rumeur, venue – on se rapproche – de la DGSE. Mais il ne l'a pas rapportée au Premier ministre : « Nous n'avons pas osé évoquer ces dossiers devant Jospin. » Ouf.
Mais cette version est contredite par celles, bien plus complètes, livrées par les trois sources précédentes que nous avons citées plus haut. Revenons un instant aux propos du « conseiller » déniché par Valdiguié. Il affirme donc à ce dernier qu'à la veille de la présidentielle une telle information, venue de la DGSE, n'aurait pas été rapportée au Premier ministre... alors que d'autres sources – généralement très fiables – font précisément état d'un affrontement direct sur le sujet entre les deux têtes de l'exécutif. De quoi rester dubitatif sur ces révélations. Certes, on était visiblement coutumier du fait, dans l'entourage de l'ancien Premier ministre. Ainsi, on sait que non seulement Dominique Strauss-Kahn n'a jamais regardé la cassette Méry et que, en outre, il l'a égarée... Mais tout de même. Quoi qu'il en soit, personne ne relèvera cette contribution au Rapport Omerta 2003. Notons que l'intérêt de Laurent Valdiguié pour le tropisme japonais du président n'est pas totalement nouveau, puisqu'il publia un an plus tôt chez Albin Michel un livre joliment titré Notre honorable président..., dont seule une page évoque « les activités de Chirac au Japon » (p. 310) et notamment sa participation au jury du prix Impérial.
« Manières nauséabondes »
Les duettistes de Marianne, Nicolas Domenach et Maurice Szafran, dans Le Sacre, vont eux aussi relater le combat de sumo entre le président et son Premier ministre, mais sur un mode bien davantage critique que simplement informatif : « À l'Élysée, dans les derniers soubresauts de la cohabitation, on racontait volontiers que, sur ordre de Matignon, des agents de la DST s'en étaient allés fureter au Japon, là où Chirac se déplaçait jadis si souvent. Ils étaient partis à la recherche, nous précisait-on fort sérieusement, “d'un enfant caché et d'un compte en banque”. Les manières nauséabondes de notre République. “Mais tout cela est vrai, rugit Charles Pasqua, toujours bien informé des affaires de police. Il existait à Matignon une cellule des coups tordus. [...]” Des barbouzes à la poursuite du président. Les hommes de Jospin, alors à Matignon, démentent. Les hommes de l'Élysée, muets à l'époque, le confirment volontiers aujourd'hui : “Jospin avait dépêché des agents de la DGSE au Japon. L'enfant caché, le compte bancaire, oui, c'était ça. Nous n'avons jamais voulu en parler. C'était épouvantable.” Les mesquineries de la cohabitation. La face cachée de la République* . »
Au-delà de l'indignation feinte de Charles Pasqua – qui, c'est bien connu, constitue une référence solide –, la manière dont les auteurs ironisent tout en racontant l'histoire à leur manière – et entre guillemets bien sûr... – est exemplaire de la tradition en vigueur dans une bonne partie de la presse française. Une presse dans laquelle beaucoup considèrent visiblement qu'une éventuelle double vie privée qui serait financée par le contribuable ne regarderait que ceux qui en profitent. Ce que les auteurs nomment la « face cachée de la République » devrait donc, de toute façon, le rester. D'où les jugements explicites de Domenach et Szafran qui parlent, on l'a vu, au sujet de cette affaire, des « manières nauséabondes de notre République » et de « mesquineries de la cohabitation ». Il n'y a là nulle surprise. Ailleurs dans le livre, en effet, les journalistes de Marianne épousent quasiment le goût de la dissimulation de leur sujet – Jacques Chirac – comme pour justifier par avance cette quasi-doctrine journalistique bien française d'hyper-protection du privé : « Pour le président, cette obsession [du secret] se muera en un atout considérable. Car sa vie familiale était trop dramatique, sa vie privée trop compliquée pour laisser la presse s'y engouffrer. Les journalistes respecteront d'ailleurs l'une et l'autre, laissant parfois les rumeurs supplanter la vérité* . » On notera ici la subtilité du propos qui tranche sans ambiguïté entre « les rumeurs » et « la vérité ».
Comme si, toujours en service commandé, certains des contacts des auteurs à l'Élysée et ailleurs – anonymes, forcément anonymes – avaient considéré que la meilleure manière de tuer définitivement la rumeur dans l'œuf était de l'évoquer d'une manière qui lui fasse perdre toute crédibilité et, surtout, qui interdise qu'on la resserve. De ce point de vue, l'opération est habile : « Un enfant caché ? Quelle honte ! Rendez-vous compte, Jospin et ses sbires sont allés jusqu'à tenter d'inventer ça ! » Fin de l'histoire, circulez, il n'y a plus rien à voir !
Et tout cela est publié chez Plon, l'éditeur de... Bernadette Chirac. Éditeur qui se « débarrassa », à la veille de sa publication, du livre d'Éric Zemmour sur Jacques Chirac* . Non sans avoir remis à Balland, qui le publia avec succès, une version tronquée, le texte original étant amputé par les corrections imposées par les avocats de Plon* ...
La face cachée... de l'édition.
Des corrections dont j’ai appris depuis qu’elles concernaient des interrogations sur les véritables origines du Président. A lire Les vertes années, livre pilonné de Michel Basset, ami d’enfance de Jacques Chirac, on peut s’interroger, en effet, sur sa naissance. Encore un problème d’enfant naturel somme toute…


Voilà Caroll la mission qui fut confiée au général Rondot - que nous retrouvons ces jours-ci - fut déjà de déminer cette drôle d'histoire là sur laquelle travailla un certain Gilbert Flam. Et l'on apprend en effet qu'un classeur au nom de Gilbert Flam a été saisi chez le général Rondot. Gilbert Flam, alors magistrat détaché à la DGSE avait été accusé en 2001 par la présidence de la République d'avoir enquêté sur ces fameux comptes bancaires de Jacques Chirac au Japon. Et sur le reste...

Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 30 avril 2006 19:19

Ars-en-Ré, dimanche 30 avril.

J’ai des amis sur l’île. Des intimes des Jospin. Je ne leur ai pas caché que j’aimerais avoir son avis sur ce qui se passe au sommet de l’Etat. Rien d’officiel, juste comme ça un échange de vue entre la poire et le fromage. « Surtout ne lui dites pas que je suis journaliste. Dites plutôt que je suis une ancienne attachée de presse ; que j’ai travaillé pour des artistes, des peintres, des photographes », ai-je précisé.
Ils ont très bien compris. « On ne peut pas t’inviter à déjeuner, c’est trop tard, mais vient pour le café, vers 15 h 30. Pas plus tard, Lionel et Robert doivent faire un tennis après, et tu connais Lionel, l’heure c’est l’heure », m’a dit Claire la femme de Robert.
Et bien non, je ne connais pas Lionel, mais à 15 h 30 j’étais là, face à lui. Evidemment il y avait aussi Sylviane et mes amis Claire et Robert. Mon problème c’était d’éviter de m’étendre trop sur ma profession et d’aiguiller le plus vite possible la conversation sur l’Affaire. Pas facile. Surtout qu’ils avaient déjà dû en parler.
C’est Sylviane qui a ouvert le feu.
- Claire nous a dit que vous aviez travaillé pour des grands photographes…
- Les plus grands : Cartier-Bresson, Brassaï, Lartigue, Doisneau… mais tout ça c’est fini… Je me suis mise à l’écriture, depuis peu…
- Un roman ?
- Oui, mais dans un genre peu prisé en France…Vous connaissez certainement Jonathan Coe – « Testament à l’anglaise », « Bienvenue au club » - ; je travaille dans cette idée. J’essaye de bâtir une intrigue sur fond de crise sociale, politique… et bien avec ce qui se passe actuellement je suis servi !

Tandis que je pérorais, je scrutais les réactions de Lionel. Le bonhomme avait l’air de ne m’écouter que d’une oreille. Je tentais le tout pour le tout.
- Quand j’ai commencé, il y a un an, je pensais ne m’en tenir qu’à la situation locale. Ça va vous faire rire, mais j’avais pensé me servir du personnage de Ségolène Royal…
C’était imperceptible mais je voyais bien qu’il avait très bien compris que je m’adressais d’abord à lui. Mais c’est Sylviane qui réagit la première.
- Vous la connaissez ? Vous l’avez rencontrée ?
- Une seule fois. Mais j’ai surtout reconstitué tout son parcours politique ici dans la région…
Lionel était devenu très attentif à mes propos mais je voyais bien qu’il ne voulait pas intervenir. Il fallait que je le provoque. Comment allais-je l’appeler : Lionel ? Trop familier. Monsieur Jospin ? Ah non. Trop con. Monsieur le Premier ministre, peut-être avec jusque ce qu’il faut d’ironie. J’attaquai ferme.
- Monsieur le Premier ministre, dans la situation de déliquescence actuelle du pouvoir, pensez vous que nous allons vers des élections anticipées ?
Il ne s’attendait pas à ça, le Lionel. Je le prenais bille en tête.
- Madame, je n’ai aucune imagination. Tout le monde ici vous le confirmera. Nous en discutions tout à l’heure et bien j’étais le seul à cette table à ne pas avoir d’idée précise sur ce qui allait se passer dans les jours à venir. Et vous, qu’en pensez vous ? Peut-être allez vous m’éclairer
Ce type était un coriace. En plus il se foutait de ma gueule.
- Vous connaissez Chirac. On peut s’attendre à tout de sa part. Mais je vais vous surprendre. Je suis comme vous. Je n’en ai aucune idée. Mais admettons que l’hypothèse se précise. Ce serait une catastrophe pour la gauche. Pléthore de candidats, un programme pas encore bouclé, tandis qu’à droite…
- Vous avez raison. Mais permettez moi de vous trouver bigrement maligne pour une attachée de presse…
- Je réagis comme une simple citoyenne…
- Ou une journaliste qui essaye de me tirer les vers du nez, si je puis dire.
Avais-je rougi ?
- Comme quelqu’un qui a été pendant une bonne quinzaine d’années militante à l’extrême-gauche. Ça laisse des traces, vous en savez quelque chose !
Là je poussais le bouchon un peu loin. Je voyais qu’il se maîtrisait. La situation devenait tendue. Un vrai échange de fond de court.
- Et aujourd’hui ? Vous penchez toujours de ce côté là.
- Pas très loin, même si je pense que l’extrême-gauche devrait rafraîchir un peu son programme pour lui donner une vraie crédibilité.
- Et bien Madame, admettons votre hypothèse. A qui croyez vous que le parti confirait la gestion de cette crise ?
- Je ne vois que vous !
Lionel surprit tout son monde. Il partit d’un grand éclat de rire. Nous fîmes tous de même.
- C’est pas tout ça. Assez plaisanté. Robert ? Et notre match ?

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 19:44

Mais Caroll vous osez des trucs dingues... Merci de cette très jolie tranche de vie qui je le crains vaudra de petits ennuis à vos amis car racontée ici elle n'est pas très discrète... Mais c'est votre choix...

Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 30 avril 2006 20:13

@ olivier, Bertrand s'est fait enfumer par Nicolas DA qui était bien invité mais a été décommandé comme cela arrive à un ou deux invités par semaine. En l'occurence KZ voulait organiser un débat entre deux UMP et le second invité n'a pas souhaité participer. Une non histoire pas vérifiée...rien de plus.
à tous oui Deauville parce que c'est chez moi, qui j'aime son air, son vent, ses km de plage à marée basse, mais pas les people ni les "touristes". Je ne sors jamais.
J'ai enseigné le tennis pendant une dizaine d'années et je suis vraiment ici at home.

Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 30 avril 2006 20:20

@ Caroll ... a moins que le récit de Ré ne soit un nouveau scénario "à la Caroll", un testament à la française...

Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 30 avril 2006 20:46

J’avais en effet déjà lu tout ça. Donc… Fils caché ? Pas fils caché ? L’Affaire en cours ne serait que la suite de 2002, en quelque sorte. Rondeau, capitaine Flam… Comprenez, très cher Guy, que l’on s’y perd un peu. Alors qui vise-t-on au juste : la gauche ? Sorkozy ? La suite, s’il vous plaît. Miam, miam.
Ne vous inquiétez pas pour mes amis, puisque tout ce que nous écrivons ici reste entre nous.

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 21:12

... off record, comme y disent, là haut dans la stratosphère.

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 21:16

mais ça devient passionnant ici...
amitiés

Ecrit par : christian lehmann | dimanche, 30 avril 2006 22:15

Pourquoi Madelin, DSK, Chevènement ? Bon Gomez, pour le Ché. Les deux autres c’est pour Finances ? C’est cela ? Sarkozy a été aussi à Bercy.

Qui peut éclaicir ma lanterne ?

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 22:18

"Qui peut éclaicir ma lanterne ?"... ou éclairer, comme vous voulez, au choix.

Ecrit par : Caroll | dimanche, 30 avril 2006 22:28

Les avis rendus en 2002 par la Commission consultative du secret de la Défense nationale

AVIS 02/08
Vu la loi 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 7 et 8,
Vu la lettre de saisine de M. le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie en date du 17 avril 2002, relative à la requête présentée le 8 avril 2002 par M me Dominique de Talance et M. Renaud Van Ruymbeke, premiers juges d’instruction auprès du tribunal de grande instance de Paris dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour des faits d’abus de biens sociaux et de recel commis, dans le cadre de la vente, par la Société Thomson CSF le 30 août 1991, de 6 frégates à la marine taïwanaise,

La Commission consultative du secret de la défense nationale, régulièrement convoquée et constituée, en ayant délibéré, Émet un avis " défavorable à la déclassification " des documents demandés par les magistrats.

Fait à Paris, le 06 juin 2002
Pierre Lelong

Dans l’affaire des frégates de Taïwan, la seconde information judiciaire, ouverte contre X en juin 201, pour "abus de biens sociaux et recel", concerne d'éventuelles rétro-commissions versées à des personnalités françaises en marge de la vente des frégates.

Les investigations se sont heurtées plusieurs fois au secret-défense, maintenu dans un premier temps par Laurent Fabius, ministre de l'Economie et des Finances de Lionel Jospin en décembre 2001, puis par son successeur Francis Mer, en juin 2002, membre du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

8 juillet 2004 : Le magazine Le Point publie un article intitulé "Frégates : L'affaire d'Etat qui fait trembler toute la classe politique". Il cite nommément plusieurs ministres ou anciens ministres. Le Point et Denis Robert ont été poursuivis suite à cet article, mais ils ont gagné le procès.

C’est le propre des commissions (et rétro-commissions) d’arroser les partis quels qu’ils soient, indifféremment des étiquettes politiques. Voir dernier exemple en date : les marchés publics des lycées d’Ile de France.

"Tout le monde verse des commissions." Serge Dassault (le grand décomplexé)

Lors d'un contrat international, les commissions rémunèrent les différents intermédiaires ayant permis cette transaction. Une partie de ces commissions peut servir à rémunérer des fonctionnaires et/ou des hommes politiques du pays étranger que ce contrat intéresse.

Les rétro-commissions constituent la part destinée à rémunérer des partis et/ou des hommes politiques du pays fournisseur.

L'affaire des frégates de Taïwan constitue une bonne illustration de cette circulation complexe à travers la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, les paradis fiscaux, les comptes offshore et les prête-noms (famille, amis, factotums).

Bonne chronologie de l’affaire Clearstream sur wikipedia pour ceux qui sont intéressés.

Pour une fois, je vais citer avec une quasi déférence Lionel Jospin, parce que cette phrase de lui, ce "jugement sans appel" sur la crise de régime que nous connaissons, je l’ADORE, et que près de 4 ans plus tard, cette citation n’a jamais semblé aussi à propos :

« Je voulais dire que dans une démocratie complète – parlementaire ou présidentielle -, et sous la pression d’une presse libre et consciente de ses devoirs, la justice ordinaire ou un procureur spécial aurait levé – d’une façon ou d’une autre – l’hypothèque qui a pesé sur cette campagne. »
Lionel Jospin, correspondance privée avec Guy Birenbaum, le 30 août 2002, cité dans "Nos délits d’Initiés", Guy Birenbaum, Stock, 2003.

Tu vois, Lionel, la 6e République, toi non plus, tu ne l’as jamais envisagée. Et aujourd'hui, this dream you didn't have, nous a condamné au cauchemar. Et le pire, c’est que si tu revenais, par miracle ou grâce à quelques précieux et discrets appuis en hauts lieux, tu ne souhaiterais pas davantage le faire, ce beau rêve.

Hélas, tu n'as pas de rêve, Lionel, nous n'en ferons donc pas pour toi.

La 6e République, nous la ferons sans toi. Nous, nous la ferons.

Ecrit par : Anne | lundi, 01 mai 2006 02:33

Merci pour cette citation que j'adore aussi Anne !
@ caroll : c'est du hasard à mon avis, un de chaque parti ou presque pour faire "diversion". Et est visé, en dépit de la peine que je vais vous faire, Sarkozy. Quant au "off", je crains que vous rêviez vu le nombre de journalistes qui baguenaudent par ici !
@ christian : tu devrais dire aux Grandes gueules que je suis à leur disposition pour leur raconter des belles histoires...

Ecrit par : guy birenbaum | lundi, 01 mai 2006 07:47

@ GB
libre opinion, ok mais je ne suis pas tout à fait la conclusion où vous voulez aller ?

La conclusion est dans un livre que tu as publié trop tôt. Ainsi, Jacques Chirac pourra pleinement profiter de sa riche "vie intérieure" (!!! lu dans l'Express, citation d'un proche) et Claude Chirac pourra enfin prendre son indépendance et quitter son vieux papa pour vivre son rêve américain.

Une vie rêvée que seul l'homme qui ne rêvait pas pourrait demain rendre bien réelle. Une vie paisible où le principal ennemi, le traître de toujours, aurait fini par s'entretuer avec son propre camp. Une vie où la malédiction des Atrides qui poursuit le clan chiraquien prendrait fin... Une vie sans pouvoir, sans complot, sans vengeance et sans haine. Le dernier privilège de la Vème République.

Ecrit par : Anne | lundi, 01 mai 2006 11:00

Effectivement, excellent papier de Scheniderman sur son blog, grande qualité d'écriture. Et ceci, sur Giesbert, meurtrier:
"je pense qu’ils lui parlent comme ça à lui, Giesbert, parce qu’ils savent que c’est ce qu’il attend. Parce que lui-même leur parle ainsi, avec cynisme, noirceur et vulgarité."

Ecrit par : christian lehmann | lundi, 01 mai 2006 12:08

Giesbert vulgaire ? Le mot a sans doute été inventé pour lui...

Ecrit par : guy birenbaum | lundi, 01 mai 2006 14:25

de "vulgare" : répandre

vulgo en argot = souteneur

Ca se confirme...

Ecrit par : Anne | lundi, 01 mai 2006 18:39

La qualité des échanges, habituelle à ce blog, est ici est particulièrement saisissante. Au fait, ça y est, c'est sorti, le "villepingate" ? Tiens, googlons... Bon, 10 résultats, faisant tous référence directement au Domaine d'extension... Tiens, sauf un, en anglais : http://www.tranceaddict.com/forums/showthread.php?threadid=341825&referrerid=60708

PS @ Guy : merci pour ma réponse.

Ecrit par : Olivier Bonnet | mardi, 02 mai 2006 06:58

Monsieur,

Vous exposez sur ce site ainsi que dans votre livre "Nos délits d'initiés" une version de "l'affaire" dite "du Japon" ainsi que différents événements internes à la DGSE au printemps 2002 qui me paraissent - en tant que protagoniste de ces "affaires" - très éloignée de la réalité et peut être fondée sur des témoignages de sources très indirectes.
Je respecte évidemment votre liberté de journaliste et n'ai pas à connaitre de vos sources. Je pense toutefois que vous auriez pu utilement compléter votre perception de la réalité en sollicitant le témoignage des personnes que vous mettez en cause. Il n'est évidemment pas question de vous demander de prendre leur version pour argent comptant mais elle aurait peut être pu contribuer à apporter quelques éclairages différents ou complémentaires à votre recherche de la vérité.
Cela dit, et si cela peut vous rassurer, aucun journaliste français n'a - pas plus que vous - entrepris cette démarche d'investigation élémentaire, à commencer par celui qui a entendu "faire un scoop" en fournissant une version initiale de ces affaires sur la base d'informations partielles et partiales sans en avoir vérifié ou recoupé aucun élément. J'ai été en revanche surpris de constater à quel point de nombreux journalistes étrangers avaient pris soin de solliciter les témoignages de tous les protagonistes avant d'écrire sur ce sujet pourtant typiquement "franco-français".

Bien à vous.

Alain Chouet

Ecrit par : Chouet Alain | mercredi, 12 juillet 2006 11:57

Cher monsieur, je me réjouis à l'avance de notre future rencontre. Mon mail est indiqué très simplement. À bientôt ?

Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 12 juillet 2006 12:14

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