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samedi, 25 mars 2006
Dans les coulisses de LCI.
Petit passage à LCI hier soir dans le Journal de Field, sujet évidemment le CPE.
Le plus intéressant - comme souvent - se passe avant, au maquillage.
Un journaliste connu de la chaîne info (la quarantaine) explique à la cantonnade que "ces jeunes qui veulent de la sécurité et pouvoir consommer c'est dingue par rapport à 68". Je caricature à peine.
Je finis par lui faire remarquer que s'ils veulent consommer, c'est sans doute parce que l'image que leur renvoie la télévision - notamment celle où il travaille (TF1 en fait) - n'est que consommation et sur-consommation. Il ne faut donc pas s'étonner qu'ils en veuillent toujours davantage, c'est juste l'image qu'on leur impose 24 heures sur 24. Il est dubitatif.
"Mais la précarité c'est normal finit-il par m'expliquer, moi j'ai enchaîné les CDD".
Je lui demande alors s'il a été chômeur une journée dans sa vie et si la situation a, aujoud'hui, quoi que ce soit à voir avec celle que nous avons connue, nous, il y a 20 ans. Mais sa réthorique d'inspiration MEDEF - branche Parizot - finit par me lasser.
Il est heureusement temps d'entrer en plateau.
Grâce à cet échauffement imprévu je vais être assez pugnace je crois.
Y'a pas à dire, discuter avec un présentateur de LCI avant le direct ça motive pour la suite !
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Commentaires
quoi de plus normal que les amis du MEDEF se retrouvent dans une émission d'un ancien trotskyste de la LCR ?
Ecrit par : jeanmarc | samedi, 25 mars 2006 09:14
Grâce à cet échauffement imprévu je vais être assez pugnace je crois.
Y'a pas à dire, discuter avec DES IMPREGNES DU DISCURSIF CONSEQUANT ? ça motive pour la suite ! Joli post du mois de mai en mars, même si la révolution de septembre démarra en août.
Mais c’est pas tout ça, faut que j’aille faire les poussières.
martin
Ecrit par : martin grall | samedi, 25 mars 2006 09:21
La référence à 1968 et à la consommation et à la surconsommation me rappelle cette question que Heidegger se posait au séminaire du Thor où il se demandait si les slogans de mai 1968 contre la société de consommation allaient jusqu'à reconnaître dans la consommation le visage actuel de l'Être.
La question de la relation entre le mouvement actuel et le mouvement de mai 1968 est très intéressante. On a remarqué que le mouvement de 1968 était le contraire du mouvement actuel, au sens où l'on a pu dire que le mouvement de mai 1968 s'opposait à la consommation alors que le mouvement actuel réclame sa place et son intégration professionnelle et sociale dans la consommation. Mais ce contraire en est l'envers, au sens où ici et là c'est toujours la consommation qui régit et porte toute la réalité.
C'est très intéressant ce mot de "normal" par lequel le discours libéral qualifie la précarité. On ne l'analyse jamais assez. "Normal", c'est tout à fait vrai si le terme signifie "la norme, l'habitude, l'usuel", et même d'ailleurs si il signifie "l'idéal". La précarité est bien non seulement l'habitude et l'idéal actuel de l'impératif de consommation qui exige que l'homme soit un pièce con-sommée du stock des ressources humaines.
De là à voir dans cette "norme" un idéal "en soi" au sens d'un bien et d'un but auquel nous devrions et auquel nous ne pourrions que nous conformer il y a un gouffre.
Ecrit par : Mathieu | samedi, 25 mars 2006 09:44
Mai soixante c’était ici et maintenant. Aujourd’hui, c’est ici et maintenant EN PLUS GROS.
Mai soixante c’était le partage, la juste rétribution, Aujourd’hui c’est le partage et la redistribution. 600 fr était la rémunération de l’O.S soixante. 80% de 1250 euros est la rétribution du même O.S. Ne nous laissons pas abuser, ne participons pas à notre propre éclatement. Les soixante contre les deux milles. En soixante huit c’était ensemble. Hier Guy nous proposait ce thème.
martin
Ecrit par : martin garll | samedi, 25 mars 2006 10:44
Dans les "coulisses de France Inter", en ce moment sur France Inter dans Inter media
par Ivan Levaï et Sophie Loubière, dialogue avec Stéphane PAOLI sur ce qui c'est passé à Radiocom la semaine dernière.
Amusant d'entendre la langue de bois des intervenants.
Ecrit par : spoutnik | samedi, 25 mars 2006 11:29
Les jeunes qui sont dans la rue ne militent pas pour plus de sécurité, je ne crois pas, et je trouve que c’est une injure à leur faire, que c’est vraiment dégueulasse de penser ça, de dire ça en référence à 68 — oui, oui, on sait, en 68, (nous) on revendiquait des choses vachement importantes, on voulait vraiment changer la société... on avait de grands idéaux, et puis un mode de vie, un panache, c'était quand même autre chose ! Ah Mai 68… toute une époque ! Sous-entendu (à peine sous-entendu d'ailleurs) : les jeunes, les petits jeunes d'aujourd'hui, les pauvres petits jeunes d'aujourd'hui qui sont dans la rue, ne le sont que pour revendiquer de petits trucs, un petit retrait, un petit boulot en CDD, une femme, une maison, une voiture et des écrans plasma...-— C’est dégueulasse de dire ça. Parce que les gens dans la rue, les jeunes dans la rue, ils militent aussi pour un "autre monde". Dans un monde où, justement, on ne nous parle plus que d’impossibilité. POUR GRANDE RAISON ÉCONOMIQUE. Donc, tenez-vous-le pour dit, encore et encore. Que c’est comme ça maintenant. La précarité. Nous évidemment on ne l’a pas connue (45-50 ans, on est passé entre les gouttes… mais enfin, c’est pas grave, on vous le dit du haut de notre expérience !) Maintenant, c’est comme ça, précarité, flexibilité, souplesse, profits, délocalisation, c'est comme ça et pas autrement. Tenez-vous le pour dit. On ne va pas encore devoir vous le répéter. Allez allez...
Et paf, le CPE. Des jeunes dans la rue. Et le truc qui ne passe pas. Zut alors ! C’est bête ! Et tout ce petit monde, ce petit monde de feu 68, bien au chaud dans son petit poste, les fesses bien assises dans le petit fauteuil managérial éditorial-political, de ne pas l’avoir vu venir. Et qui ne se demande absolument pas où est le lézard (tout le monde n’est pas un Birenbaum…) mais qui continue à pérorer. C’est insupportable. Parce qu’il y a quand même quelque chose dans ce mouvement, maladroit, fragile certes, mais bien réel, de vachement important, de crucial peut-être, et qui mérite toute notre attention et qui mérite une analyse autrement plus fine, parce que ce dont il s’agit c’est quand même d’une voie qui s’élève pour dire merde au soi-disant impossible. A la cause entendue du tout à l’économie. Ceux qui s’expriment dans la rue ne veulent pas un petit boulot avec CDD inaltérable (je ne sais plus qui a dit ce truc ici) ils veulent un boulot même pas inaltérable, ils ne sont pas stupides, ils veulent un boulot avec la dignité qui va avec et le respect que l’on doit à une personne humaine. Même en tant que travailleur. Un truc rien moins que fondamental, quoi ! Et ça de nos jours, ben oui, c’est malheureux, mais c’est une putain d’idéologie !!! Donc, moi, que des jeunes, des jeunes réalistes nés dans le grand réel, qui n’ont connu que lui, avec le sida, le chômage, et la loi du marché devant derrière et partout, que ces petits jeunes-là se mobilisent pour dire non au CPE et aussi : STOP ! Fait chier maintenant vos conneries vos discours et vos causes entendues ! je suis désolée, mais je trouve ça plutôt, vraiment, BIEN.
Ecrit par : stubborn | samedi, 25 mars 2006 11:32
Guy Birenbaum, il faudraitbien que tu penses maintenant à changer ta photo à gauche de ton blog. Tu y as la tête un peu courbeée, etc.
Mais de quoi je me mêle ?
Ecrit par : luc | samedi, 25 mars 2006 11:38
J'ai dit aussi inaltérable, mais dans votre sens stubborn, profession libérale je vais chercher du boulot tous les jours. Mais il est normal que salarié mon emploi soit inaltérable surtout lorsqu'il ne demande aucune qualificatipon, pour les crédits....... et pour passer de 0% à 20% d'enfant de smicards dans les facs diplômantes.
Martin
Ecrit par : martin grall | samedi, 25 mars 2006 11:54
Vous dites:
Un journaliste de lci:
"ces jeunes qui veulent de la sécurité et pouvoir consommer c'est dingue par rapport à 68 ...etc "
Puis il dit que c'est normal la précarité..
la tout dépend de ce que l'on appelle précarité!!!
Ce qui m'éclate c'est un journaliste de tf1 qui meme si il est embauché en CDD, pourrai déja 1 rebondir, mais aussi je ne pense pas qu'il se retrouvera sans rien. Je veux dire par la avec le RMI, avec du mal pour payer sont loyer etc .... ça cest la précarité !!!
Vous me faites rire, vous me faites penser au gouvernement qui veut s'occuper de la précarité, de la sécurité, avec leur belle voiture, leur logement et meme si ça change de gouvernement ils n'ont pas de souci a se faire.
D'un coter un journaliste lci peut etre qui vote a droite de l'autre un éditeur peut etre qui vote a gauche ( votre tete est tourné a votre gauche ) dont ce dernier veut défendre la précarité.
Vous êtes pareil pourtant, vous débattez les uns contre les autres, mais le mots précarité pour vous tous n'a pas le même sens que ceux qui la vivent.
Précarité pour vous c'est de passer d'un salaire de 5 000 euros a 3 000 euros en perdant certains avantages comme voiture, etc ...
Vous refletez vraiment le probleme.
Je vous laisse a vos débats, a refaire le monde, le monde tel que vous pensez avoir la solution;
Mais ne revez pas un jour ca arrivera, et ce jour la vous ne comprendrai pas ce qui se passera...
Ecrit par : netman | samedi, 25 mars 2006 13:27
Je suis toujours très étonné de ces références nostalgiques à mai 68.
J'espère que le mouvement actuel ne sera pas un nouveau mai 68. Mai 68 est une révolution ratée qui a abouti à remplacer à la tête de l'Etat un militaire par un banquier. Je ne suis pas sûr que nous ayons gagné au change. Les 68ards ont refusé une société jugée trop autoritaire et ont accepté la soumission à la dictature de l'efficacité et de l'individualisme, au nom du bon fonctionnement de l'économie et des finances. Il n'y a pas vraiment de quoi être fier du résultat.
Alors effectivement, ce discours ancien combattant, "nous en 68, on se battait pour des vraies valeurs", ça me fait bondir. Parce que ces vraies valeurs, beaucoup de 68ards les ont oubliées depuis longtemps.
Ecrit par : Titzel | samedi, 25 mars 2006 13:47
Un nouveau passage avant ce soir pour dire à netman qu'il ne pige rien à rien et qu'avant de juger des gens dont il ne sait rien, il devrait juste essayer de COMPRENDRE ce qu'ils disent. Mais je ne crois même pas que ça vous intéresse en fait.
Relisez donc mes deux notes successives de ces deux derniers jours et relisez vous netman. Vous avez compris mes deux messages totalement à l'envers.
Alors avant de me donner des leçons de morale à deux balles, faites tourner vos neurones dans le bon sens.
Désolé netman mais ici comme ailleurs je ne supporte ni la mauvaise foi, ni la médiocrité.
Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 25 mars 2006 14:08
"La culture de l'intelligence est une arme. La question est de savoir si les bourgeois mettront cette arme dans un coin où elle rouillera, ou bien si elle sera reprise et maniée. Dans les universités, dans les écoles, dans les lycées, des jeunes gens sont en train d'apprendre le maniement académique de cette arme : ne feront-ils point un autre usage de cette connaissance ? A l'heure où la civilisation de leurs pères est exposée au danger final, accepteront-ils de la défendre contre les hommes ? Ou bien trahiront-ils leurs pères ?
Ils ont en position de subir les effets de la révolution de la honte, au travers de laquelle s'opère "l'entente de ceux qui pensent et de ceux qui souffrent".
Ils ont en position d'abandonner le monde de leurs pères à la décrépitude qui l'atteint, d'accélérer sa mort."
"Les chiens de garde", de Paul NIZAN, 1998, Agone. Texte paru en 1932 chez Rieder, réédié en 1960 par François Maspero.
Ecrit par : Anne | samedi, 25 mars 2006 14:32
Version "cette fois c'est bon, je peux envoyer, pas de faute de frappe"
"La culture de l'intelligence est une arme. La question est de savoir si les bourgeois mettront cette arme dans un coin où elle rouillera, ou bien si elle sera reprise et maniée. Dans les universités, dans les écoles, dans les lycées, des jeunes gens sont en train d'apprendre le maniement académique de cette arme : ne feront-ils point un autre usage de cette connaissance ? A l'heure où la civilisation de leurs pères est exposée au danger final, accepteront-ils de la défendre contre les hommes ? Ou bien trahiront-ils leurs pères ?
Ils sont en position de subir les effets de la révolution de la honte, au travers de laquelle s'opère "l'entente de ceux qui pensent et de ceux qui souffrent".
Ils sont en position d'abandonner le monde de leurs pères à la décrépitude qui l'atteint, d'accélérer sa mort."
"Les chiens de garde", de Paul NIZAN, 1998, Agone. Texte paru en 1932 chez Rieder, réédié en 1960 par François Maspero.
Ecrit par : Anne | samedi, 25 mars 2006 15:15
Un petit retour sur votre blog tout en bossant sur le pc.
Ah voila que je ne comprends rien d'après vous. J'ai suivi vos recommandations je vous ai relu, les vos dernières notes (les 10 dernières)
déja si je n'ai rien compris cela veux dire que vous faites un peu comme les politiques, d'ailleurs le style de vos notes, c'est je décris, je débat, mais relisez bien vos notes.. au fond toute vos notes ont un point commun, débattre sans débattre, vouloir exprimer,"NRV' .. mais en faite c'est vide.
Par contre je vous remets la palme d'or pour votre note "c'est a a vous"
Voila une note qui m'a bien fait rire.
Pourtant en lisant vos notes ca ma intéressé.
Je ne vous donne pas de leçon de moral mais dites moi etes vous au RMI?
Etes vous dans la précarité?
Je ne dis pas que vous avez tord en dénonçant la societe de consommation dans laquelle nous vivons.
Par contre si j'ai tout compris en sens inverse, bon remplaçons tous ce que j'ai dis et mettons à l'envers ( ou a lendroit) ...
On arrive a quel resultat ?
Ecrit par : netman | samedi, 25 mars 2006 15:24
Netman marque un point, selon moi: "Vous êtes pareil pourtant, vous débattez les uns contre les autres, mais le mots précarité pour vous tous n'a pas le même sens que ceux qui la vivent."
Cela mérite mieux qu'une réponse théorique ou idéologique. Cela dit, Netman, il semble bien que la note de Guy vous soit restée cryptée: franchement, son propos reflète assez bien le Disneyland médiatique en rapport avec ce contre quoi vous vous insurgez légitimement (à mon avis). Je ne crois pas que Guy aie la moindre volonté de vous donner des leçons - à vous ou à qui que ce soit -, mais juste qu'il s'agit d'un regrettable qui pro quo.
Ecrit par : Perséphone | samedi, 25 mars 2006 15:43
Il n'est pas, là, question de juger si Guy ou ce journaliste de LCI connaissent cette précarité. Guy à décrit, jounalistiquement un fait, l'environnement d'un média de forte audience potentiellement coupable de mal transcrire la réalité.
Ecrit par : Philippe68 | samedi, 25 mars 2006 16:36
Bonjour.
La question que je me pose depuis plusieurs semaines : peut-on parler de précarité (ou d'autre chose) si on ne la conaît pas personnellement ? Ma réponse est oui, mais pas n'importe comment. Oui, si on enquête sur elle, si, sociologiquement ou journalistiquement - c'est selon - on rencontre - et on rend compte - de ceux qui la vivent en essayant de comprendre comment ils vivent. Non s'il s'agit simplement d'en faire un discours politique ou den parler dans des commentaires de commentaires...
C'est quand même une grave question quand on y pense : on dit souvent qu'on ne comprend rien à la pauvreté si on n'est pas pauvre soi-même, à la discrimination raciale si on est blanc... D'où, dans le domaine que je connais, les sciences sociales, les gender studies réservées aux femmes (combien d'hommes dans ces séminaires ?), ou aux Etats-Unis les native studies réservés aux Indiens, etc...
Si certains pouvaient m'aider sur cette question, dont je me sors difficilement... Merci d'avance.
Laurent
Ecrit par : Laurent | samedi, 25 mars 2006 17:03
Laurent > un élément de réponse : un médecin peut soigner le cancer sans en être malade lui même, n'est ce pas ? donc on peut parler de précarité (ou d'autre chose) sans en être victime personnellement.
Ecrit par : spoutnik | samedi, 25 mars 2006 17:16
oui spoutnik on peut tout faire et tout dire, même de la politique sans être élu par le peuple.
Ecrit par : jeanmarc | samedi, 25 mars 2006 17:42
LA question :peut-on parler de la précarité lorsque l'on ne la subit pas... Je reviens répondre dans la soirée. Ceux qui croient avoir des éléments de réponse sont welcome ici...
Quant au vide que vous ressentez à la lecture de mon blog netman (et de tous ceux qui le font vivre), je ne peux lutter contre...si tel est votre véritable jugement et pas une simple pose.
Non je ne suis pas au RMI, non je ne suis pas pauvre, je suis même l'un des rares dans ce pays à dire ce qu'il gagne sans honte aucune.
C'est pour cela que l'injustice de votre propos me semble assez manifeste. Mais voyez-vous je vous reconnais même aussi à tous le droit d'être injuste ici.
Plus long plus tard.
Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 25 mars 2006 18:11
Ah, s'il suffisait de subir quoique ce soit pour pouvoir en parler en profondeur...
Ecrit par : Mathieu | samedi, 25 mars 2006 18:32
Anne >>
(je vous pique votre truc des deux flèches...)
Re/lire Nizan, oui.
Moins classe que Paul Nizan certes :
"à ceux qui croient que mon argent endort ma tête/
je dis qu'il ne suffit pas d'être pauvre pour être honnête/
ils croient peut-être que la liberté s'achète (...)"
Balavoine.
Guy >>
NAN, pas plus tard, maintenant !
Stubborn, fleur bleue & impatiente :o)
Ecrit par : stubborn | samedi, 25 mars 2006 18:43
Laurent, j'enchaîne...
Si seuls les pauvres peuvent parler de la pauvreté, si seuls les Noirs peuvent parler de la négritude, les juifs de la judéïté, les catholiques du pape, la grande bourgeoisie de la richesse, nous ferions mieux tous de la fermer...
En soi, ce n'est pas forcément un drame, mais disons qu'objectivement, cela retire énormément d'intérêt à nos échanges....
Ecrit par : Perséphone | samedi, 25 mars 2006 19:32
Je suis évidemment en désaccord avec ceux qui imaginent que seul le statut de précaire permet de penser la précarité. En revanche, l'expérience vécue est effectivement parfois nécessaire pour comprendre certaines choses plus vite et avec davantage d'acuïté. Ainsi en sociologie l'observation participante permet-elle de se rapprocher de l'objet d'étude. Mais comme le notent déjà nombre d'entre vous s'il suffisait d'appartenir à un groupe, à une communauté pour être capable d'en parler intelligemment cela se saurait... Toute la sociologie tend à prouver que l'on peut s'exprimer sur un sujet à partir du moment où l'on enquête. Pour caricaturer à l'excès "Le suicide" de Durkheim ne s'appuie pas sur sa connaissance personnelle du sujet sinon, il n'aurait rien écrit !
Donc il ne me semble pas nécessaire d'être pauvre pour penser la pauvreté, ni riche pour analyser le capitalisme. Je crois que j'ai le droit de m'exprimer sur tous les sujets à partir du moment où je travaille, où j'enquête, ou je réfléchis et ou surtout je le fais avec honnêteté. Je pense en revanche que ceux qui affirment ici que celui qui ne vit pas au RMI n'a pas le droit de parler de précarité sont dans l'erreur la plus fatale.
Concernant la référence à mai 68 vous avez bien compris les uns et les autres qu'elle me semblait évidemment idiote dans la bouche du journaliste de LCI.
Quant à ma photo Luc on s'en fout un peu non ?
Voilà Stubborn, j'ai nourri votre impatience ou pas ?
Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 25 mars 2006 20:49
Sur ce sujet, vi...
(me reste l'autre...)
... le suicide de Durkheim, c'était THE ex. Quelle classe quand même !
Ecrit par : stubborn | samedi, 25 mars 2006 21:22
Décrire les conditions de la précarité et de sa reproduction, d'un point de vue sociologique, c'est évidemment possible ; certains l'ont fait ou le font très bien : P. Bourdieu, L. Wacquant , S. Beaud...
Y apporter des réponses politiques, sous la Ve République (indissociable de la rémanence de la noblesse d'Etat), c'est tout simplement impossible.
Riche ou pauvre, on ne peut comprendre la précarité que si on a conscience qu’il existe toujours des inégalités d’accès au capital culturel et au capital social (réseaux d’interconnaissance), pourtant indispensables pour exister socialement et même survivre dans notre pays.
De la question de l'égalité (éducative, culturelle, raciale) dépend directement celle de la représentativité.
Comment faire pour avoir des gens d’origine modeste ou issus des minorités dans les Assemblées ou même les directions des ressources humaines des entreprises ?
Je parle d’EGALITE face au langage, aux savoirs, aux droits et aux postes, et donc pas du tout de discrimination positive.
La réponse doit venir de la mise en oeuvre de politiques publiques offensives (et non régulatrices). Ce sont les pouvoirs publics et les entreprises qu'il faut être à même de pouvoir discriminer négativement en cas de non respect du principe d'EGALITE.
La hausse du smic ou du RMI, le CDI à la place du CPE, les ZUS, les ZUP, les ZEP ou les dispositifs de réussite éducative ne changeront rien à la (mal)donne de départ.
Ecrit par : Anne | samedi, 25 mars 2006 22:10
Egalité, moteur de l'Histoire dixit Toqueville.
La précarité. Avec un doctorat de philo et même plus, j'ai été recruté en CDI pour 4 heures par semaines payés 13 euros net de l'heure, mais il y a les préparations de cours etc...
Au bout du compte, 100 euros par mois pour 4 heures, ce qui donne pour 18 heures, temps de présence en cours d'un certifié, 500 euros par mois, soit largement moins qu'un salaire de femme de ménage et que le Smic. Avant de signer le CDI j'ai demandé à être payé au moins le double. Le directeur de cet établissement a été étonné et offusqué, j'ai alors dit bye et se mettant en colère, m'a confié qu'il pouvait ramasser dans la rue des tas de diplomés comme moi et qu'il trouverait un pigeon. Voilà la situation
Ecrit par : Fulcanelli | samedi, 25 mars 2006 22:29
Définition de la précarité (Larousse de 1923 certes) : "qui n'existe ou ne s'exerce que par une autorisation révocable". Ce que je vois de précaire au sens propre dans notre présent c'est notre liberté qu'elle soit de travailler ou de s'exprimer. Dans le CPE nous pouvons ainsi parler de précarité dans le sens propre. Mais qui sommes nous, dans notre petite bulle ? Nous en sommes encore à regarder nos ombres au fond d’une grotte. Nous avons un sens unique, humain, de ne pas vouloir être précaire, d’être les rois de tout les autres, le meilleur mâle, la plus belle porteuse d’enfant roi et cela éternellement. Y aurait-il encore un instinct de conservation qui pousse des chefs de meutes à interdire cette autorisation à participer au banquet ? Ben oui. Alors il y a toujours des maîtres précarisants des êtres trops croyants. En France, nous demeurons le dernier petit village gaullois à ne pas entendre parler de réalités économiques sur la base du rendement. Et l’Europe, la “Communauté”, nous le rappelle à chaque instant, refusant les habitudes de nos gouvernants nationaux à sponsoriser de subventions nos précaires. L’Europe ne veut plus que la France soit précaire. Un chomeur à la rue, ne pouvant pas se nourir n’est hélas pas précaire.
Heu Philippe68 c'est pour le département pas pour la nostalgie.
Ecrit par : Philippe68 | samedi, 25 mars 2006 22:51
ok, avec tout votre post, Anne. Les réseaux, la Vième — noblesse d'Etat, la mal-donne, CPE ou pas, oui oui...
A la fin de votre post vous nous dites : "Ce sont les pouvoirs publics et les entreprises qu'il faut être à même de pouvoir discriminer négativement en cas de non respect du principe d'EGALITE."
comment, selon vous ? je veux dire ce serait quoi "discriminer négativement" ? parce qu'évidemment tout par de là, de ce petit principe de base (sauf que moi je mettrais Je est un Autre, en premier, au fronton des mairies, mais c'est un autre débat...) sans quoi tout le reste n'est que marché de dupes.
Ecrit par : stubborn | samedi, 25 mars 2006 22:55
stubborn : je veux dire ce serait quoi "discriminer négativement" ?
Cela reposerait sur un contrôle très strict de l'accès égalitaire à tous les droits et tous les postes. Un peu comme si les rapports de la Cour des Comptes, leurs recommandations et leurs griefs étaient suivis d'effets à la lettre, avec sanctions immédiates.
Pour le secteur public : mise en application immédiate des recommandations dès que les inégalités seraient rendues publiques + sanction des hauts fonctionnaires à la tête des institutions ou des cadres de direction allant jusqu'à la rétrogradation ou dans les cas les plus graves la suspension pure et simple.
Inutile de vous dire que dans ce système politique, Louis Schweitzer n'aurait pas sa place à la tête de la HALDE... Il devrait apprendre à jouer aux boules.
Pour les entreprises : liste noire rendue publique avec récapitulatif des entraves à la loi, suppression des aides publiques ou des allégements fiscaux, poursuites des patrons fraudeurs donnant lieu à de lourdes amendes.
Labels et bonus (why not ?) aux entreprises les plus exemplaires, palmarès des entreprises les plus égalitaires.
Certains labels existent déjà, je crois.
Il faut donc créer et mettre en place les dispositifs de contrôle adaptés et faire enfin fonctionner ceux qui existent déjà.
Ce système de garantie de l'égalité repose aussi sur des organisations syndicales renovées et des incitations à la syndication (plus les gens se syndiqueront, plus ils seront à même de se défendre et de rendre l'action syndicale vraiment représentative, plus indépendante, plus démocratique et efficace). C'est une des conditions préalables à une bonne définition et au respect du contrat social dans ce pays.
Voilà notamment ce qu'il serait envisageable de faire dans le cadre d'une 6e République égalitaire.
Ecrit par : Anne | samedi, 25 mars 2006 23:37
Les comptes de Marcel Magnon
J’ai reçu plusieurs mails citant le communiqué d’un certain Marcel Magnon racontant à sa manière l’opération Pièces jaunes menée par Bernadette Chirac à Montélimar. L’ami Paysan Bio l’avait même cité dans un récent commentaire, éveillant mon étonnement. Première interrogation : Marcel Magnon existe-t-il ? Avec ce patronyme néandertalien, j’avoue avoir cru un instant à un canular de Montélimar, de la part d’un zigue qui aurait forcé davantage sur le jus de houblon que sur le nougat…
Alors j’ai mené l’enquête. Premier résultat : Marcel Magnon existe, je l’ai presque rencontré. Je lui ai parlé au téléphone juste avant qu’il ne cause dans le poste sur RMC, ce mercredi vers 12 h 30, face à un trio d’animateurs quelque peu déjantés. Il est bel et bien conseiller municipal (PC) et ténor de l’opposition au maire UMP de Montélimar. Il est temps ici de citer son tract internautique :
A VOTRE BON CŒUR MESSIEURS-DAMES
Bernadette Chirac est venue à Montélimar faire son cinéma pour récolter ses pièces jaunes.
200 kg de pièces ont été recueillies ( correspondant à environ 10 000 € ).
J’ai interrogé M. le Maire ( UMP ) de la ville pour savoir combien cette opération nous avait coûté.
Sans compter le prix de l’affrètement du TGV spécial, du détournement de plusieurs trains sur l’Ardèche, le coût du personnel des services techniques et de la police municipale etc…, la ville a déboursé 80 000 € ( pris sur nos impôts locaux, bien sûr ).
Mais, plus choquant encore, les chambres et repas, dans un des meilleurs hôtels-restaurants de le région, pour « la première dame de France » et son aréopage de 130 personnes ont été réglés
avec un chèque de l’association « Opération Pièces Jaunes ».
Quand on pense à tous les petits enfants qui ont cassé leur tirelire pour faire de la publicité à Mme Chirac, au Maire de Montélimar et payer ces agapes !
Certains n’ont pas beaucoup de vergogne.
Ce mercredi 8 mars 2 006
Marcel MAGNON
Conseiller Municipal de Montélimar
A la grande surprise du camarade Marcel, beaucoup d’internautes font actuellement tourner le buzz impertinent. A vrai dire, il s’en amuse beaucoup, comme un gamin qui aurait réussi une bonne farce sans même le faire exprès. C’est que c’est de la rébellion à l’état pur, le Magnon. Toute une vie militante partagée entre CGT et PC. Et son tract internautique est l’aboutissement de son talent. Un excellent coup, en tout cas, à citer dans tous les manuels pour devenir un parfait conseiller municipal d’opposition. Maintenant les radios lui courent après, on parle de lui sur la blogosphère et dans les journaux locaux…
J’ai eu la chance de le joindre pendant un rare moment de répit, juste avant que ce paisible retraité subversif ne récupère son petit-fils à la sortie de l’école. Marcel confirme tout et précise qu’un camarade de SUD-Rail a trouvé un document oublié dans le TGV spécial affrété pour le week-end des Pièces jaunes, les 28 et 29 janvier. Les camarades syndiqués y ont appris ainsi qu’une soixantaine de personnes (31 chambres simples, 3 doubles et 13 « villas ») avaient été hébergées dans l’hôtel le plus chicos du coin où 130 repas avaient également été servis. La note aurait été payée par la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, dont la vocation est l’aide aux enfants hospitalisés sous la houlette de Bernadette et d’un grand balaise, un ancien champion olympique passé des médailles à la menue monnaie. Les trois déjantés de RMC, avec une hystérique réac’ qui m’a fait penser à un Steevie au féminin mâtiné de Fogiel, n’ont pas réussi à déstabiliser Marcel malgré toutes leurs vannes de comptoir. Ils ont même eu une bonne idée : téléphoner à l’hôtel où ils ont débusqué une timide communicante qui a confirmé le nombre de chambres (mais n’a pas parlé des « villas ») mais n’a rien voulu dire sur qui avait signé le chèque, « des sponsors », a-t-elle risqué.
J’ai téléphoné à la mairie de Montélimar où l’on m’a dit qu’on connaissait bien Marcel Magnon et qu’effectivement, oui, il avait interpellé monsieur le maire qui lui avait répondu en conseil municipal que le coût de l’opération s’élevait à 80 000 euros pour la ville pour la fourniture notamment de deux podiums pour les spectacles, les animations, les stands, etc… Mais l’on m’a dit aussi que Marcel avait oublié sur son tract de parler d’un élément très important : la météo. Le 28 janvier, m’a dit la charmante voix de la mairie, « il y avait 40 cm de neige à Montélimar, forcément les gens sont venus moins nombreux pour donner » … Alors, là, camarade Marcel, avoir omis une telle donnée pour mieux déplorer la faiblesse relative des dons (10 000 euros) relève quasiment du travestissement de la réalité historique...
Marcel n’a rien contre la cause des enfants hospitalisés. Au contraire. Même qu’il l’estime pervertie par un « charity business » inutilement dispendieux. Et qu’il soulève de sacrément bonnes questions : Pourquoi les municipalités et les sponsors (La Poste et la SNCF notamment) ne signeraient-ils pas un chèque qui irait directement à la cause qu’elles ont choisi de défendre ? Ce TGV spécial rapporte-t-il vraiment plus qu’il ne coûte ? Pourquoi la Fondation de Bernadette consacre-t-elle plus de 39 % de son budget aux frais de fonctionnement (17% pour Médecins du Monde et 11% pour Aide internationale contre la faim, selon le Canard) ? Pourquoi enfin Bernadette circule-t-elle avec une telle suite et selon un standing si coûteux ? Mais chut ! Cette dernière question pose la question du train de vie de l’Etat et sans doute la femme de César a-t-elle droit aux mêmes privilèges que son auguste mari. Ce serait la parité selon Jacques et Bernadette…
Citoyen critique et conseiller municipal rebelle, Marcel Magnon vient de recevoir une très méritée fraise d’honneur avec bulles champagnisées.
Ecrit par : Fulcanelli | samedi, 25 mars 2006 23:40
@Perséphone:
J'aimerais compléter ce que vous dites par des phrases de Desproges qui me sont revenues en tête en vous lisant:
"Si on ne parlait que de ce qu'on a vu, est-ce que les curés parleraient de
Dieu ? Est-ce que le pape parlerait du stérilet de ma belle-soeur ? Est-ce
que Giscard parlerait des pauvres ? Est-ce que les communistes parleraient de
liberté ? Est-ce que je parlerais des communistes ?" - Textes de scène
Y. http://doubtsandconvictions.blogspot.com
Ecrit par : Youri | dimanche, 26 mars 2006 00:50
Et bien je crois que les choses avancent par ici. Anne, je partage votre analyse et pas mal de vous propositions même si je crois - et je le répète pour la dixième fois ici - qu'il faut commencer en même temps pas l'établissement de la notion de responsabilité à tous les étages. Oui Stubborn "Je est un autre" mais ça c'est de la littérature ! Je préfère en vérité que "Tu es un autre" soit au fronton... Fulcanelli, l'éditeur du livre de John Paul Le Pers sur Madâme ne peut qu'être sensible à l'histoire que vous nous racontez. Merci Youri pour ces quelques phrases de Desproges.
Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 26 mars 2006 06:45
Je me souviens d'un reportage sur M6 dans zone interdite sur le RMI.
Enquete sur les fraudes au aides. Dans ce reportage il y avait une panel de gens. Je me souviens que j'ai été choquer, par un allocataire du RMI. Celui ci habites dans le var, non pas a toulon, ville pauvre ( et pas tres belle) et sans emploi pour la population, mais sur une colline pres de st raphael.
Jusque la rien d'anormal, a part que voila, une grande et belle maison avec un haut portail , 2 voitures , et cet homme, je le redis allocataire du RMI recoit M6 et l'inspectrice du RMI dans son salon cossu. L'inspectrice lui demandent pourquoi il touche le RMI, il répond qu'il na pas de travail, qu'il traverse une période difficile, qu'il n'a aucun revenu; Mais il ne souhaite pas rester comme cela et depuis 6 mois il est entrain de creer sa societe. Son activité est dans la peice a coter ou l'on voit un ordi, imprimante etc ..
Pourquoi je vous raconte cet histoire ? pour vous dire que le mot précarité n'a pas le meme sens pour tout le monde.
Pour lui il se dit precaire. Il n' a plus de revenu regulier mais possède des biens. Une voiture mobilier etc ...
pour la maison d'apres mes souvneir je crois qu'il etait en location. Bien sur je me demande comment il fait pour payer son loyer.
aussi il partage sa vie avec quelqun dont je crois quelle travail.
Meme si on passe au second plan larnaque au RMI de cet homme par exemple qui veux benificier des avantages a la creation.
Le mot precaire pour lui est different de celui qui va dans des hotels meublées qui n'a aucun biens a part son petit sac et 2 jean!
Ecrit par : netman | dimanche, 26 mars 2006 10:35
A la question faut il etre dans la précarité pour parler de précarité.
Bien sur la réponse est non. Mais ce sont les precaires eux même qui sont apte a dire comment il pense sortir de leur precarité.
Que vous Guy parlais de précarité avec un journaliste de tf1, dont tout les 2 vous n'yetes pas, vous ne parlez sans doute pour vous donnez un semblant d'hummanité.
C'est un peu comme certain catholique allant a la messe du dimanche, et parler des pauvres, d'avoir 'pitie' et de prier pour un monde meilleur, puis de se dire sorti de la precarite. alors certain catho des beaus quartiers propose un logement au sdf de la rue ( vous savez la chambre de bonne sans douche de 10 metre carrer dans le 16 eme) la ces personnes veulent remttre d'aplomd ce sdf, ils vont meme lui faire les démarches, rmi , aides etc ... ben oui la chambre de bonne au 7 sans ascenseurs faut bien la rentabiliser.. et pardessus tout ces gens la , si jamais le jour vous quitter cette fabuleuse chambre parce uqe vous avez un emploi payer au smic et que ce sdf va habiter en banlieue, il faut les remercier a vie !
Mais revenons au precaire, les precaires nep euvent il pas parler de ISF ( imprt sur la fortune) bien sur que s' ils peuvent ( jen vois entrain de se fendre la gueule la et dire il ne fontquen parler) ben oui meme sil lise des livre sur ISF, revant un jour den payer, il reste quand meme mal placer pour conaitre tous les trucs de riche pour payer moins dimpots.
Vous etes d'accords Guy? un precaire qui na jamais eu d'argent de sa vie qui vous conseillerai pour payer moins dimpots ... certe je ne dis pas qu'il dirai que des betises, mais cela resterai dans vos connaissances..
Je reviens sur les débats d'ailleurs avec le CPE cest ce que lon voit dun coter le gouvernement qui ne comprends rien au jeunes, de lautres les jeunes qui ne comprenne rien a lentreprise.
Ecrit par : netman | dimanche, 26 mars 2006 10:48
Mais la littérature ce n'est pas que de la littérature, vous savez bien.
"Je est un autre" :
L'autre c'est moi, je m'en empare (le journaliste, l'homme politique, le religieux, l'artiste). Toute notre discussion sur qui peut parler de quoi en fait.
Mais aussi. C'est l'altérité qui fonde le sujet. Je ne suis pas une merde de témoignage, on ne peut me réduire au spectacle de ma vie. Ma parole, ma petite parole peut atteindre l'universel — et l'universel doit partir de là (le post d'Emilie sur le CPE, très important) — et en même je ne suis pas égale à mon état civil, je n'appartiens pas à ma famille etc...
Je est un autre. C'est tout un truc philosophique énorme, et ça ne passe pas, Rimbaud, Foucault y revient, Angot évidemment, mais ça ne passe pas. Et moi ce truc je le trouve éminemment politique.
Ecrit par : stubborn | dimanche, 26 mars 2006 11:05
Une idée a du mal à passer: CNE et CPE = danger pour le droit du travail.
Déjà que le travail des inspecteurs du travail n'est pas respecté par la justice qui fait sauter les PV des patrons...
au fait qui connait le CDI "chantier"?
Oui, oui, Dans le batiment ça existe. le cdi dure le temps du chantier!!
mais c les prolos, pas grave?
Ecrit par : Souad | dimanche, 26 mars 2006 11:44
Anne, la République que vous voulez bâtir ne me fait pas rêver... vous allez faire exploser le budget du ministère de l'Intérieur!
Ecrit par : Perséphone | dimanche, 26 mars 2006 11:56
Et qui connait le contrat saisonnier? oui oui ca dure le temps d'un saison été ou hiver ....
Je crois que le gros probleme dans notre societe c'est le rapport avec le monde du travail, de ce que l'on attend.
A titre perso a 18 20 ans je signais un CDi pour un petit boulot, je faisais mon boulot correctement, jamais ne retard bref serieux, mais par contre c'est vrai que je me suis jamais surpassé; Je savais qu'a cla fin du mois mon salaire tombé et c'est tout ce que je voulais.
Aujurdhui je suis entpreneur en individuel. La cest different je me suis épaté moi meme je me surpasse mes neurones reflechissent je suis reactif( jai pas le choix lol). Des fois jembaucherai bien quelqun, parce que j'ai besoin daides ponctuellement du moins pour me seconder..
probleme quand jai etudié tous ca, non seulement ca va me couter de largent mais a larriver ca va meme dépasser mes rentrer d'argent.
Puis le a part linterim dont le cou et plsu chere les autres contrat me lie avec la personne, or je ne peux pas assurer sa paye.
bien sur pour moi le CPE serai lideal. En plus je naurai pas la peur des prudhommes qui fourtai ma petite boite en lair .
bien sur en tant quentrepreneur, je suis passer de lautre coter de la barriere , et pas facile que quelun travail pour soi, tout les boss aimerai que les personnes se donnent a 100 pour cent, soit reactif etc , mais ce nest pas le cas.
pas evident tous ca.. par contr si je dois utliser le CPE je serai franc sur mes reel intention, et ce sera un jeune qui prenda le CPe qui a juste besoin de bosser dans limmediat .. mais qui cest il sera peut etre la dans 10 ans avec moi .. cest un peu comme ca avec les filles ...
Ecrit par : eric | dimanche, 26 mars 2006 11:57
Netman, votre façon de voir les choses me désole. Vraiment. Stubborn je suis évidemment d'accord. Effectivement dans certains métiers les contrats saisonniers et donc précaires existent. Est-ce une raison pour les généraliser ? Et les réserver aux jeunes ?
Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 26 mars 2006 16:51
quelle est la différence du CPE de VILLEPIN et les emplois jeunes d'AUBRY ?
Ecrit par : jeanmarc | dimanche, 26 mars 2006 16:52
... je poursuis mon idée... sourire... une VI république, voilà ce qu'il faudrait, absolument d'accord avec vous Anne... Avec principe de responsablité au centre, absolument d'accord avec vous, Guy...
Donc en amont du principe de responsabilité, le principe d'égalité, vous êtes d'accord ?... D'où le problème là aussi, d'où "Je est un autre" là encore : la non égalité des fils avec les pères. Monarchie, Grand papa De Gaulle, révérence autant que référence, Tonton François, et maintenant Chirac... Famille, filiation, bons papas... (comme Persé... je rigole, Persé!)... Or, comment des personnes situées comme des fils-filles, je ne parle pas uniquement de l'âge (même si ça joue, évidemment) mais de quelque chose de plus complexe, qui distingue une personne comme étant, disons, libre de son héritage (c'est pas tout à fait ça, je chercherais) se font entendre. Bon prenons, Montebourg. Montebourg pour moi c'est justement un fils. Appartenant à une famille politique mais non réductible à elle etc... Donc, comment faire pour que la parole de ces gens là passe ? Ou/et passe plus vite — sans psychanalyser la France entière !!
Ecrit par : Stubborn | dimanche, 26 mars 2006 18:06
>JeanMarc: Je suis parfaitement d'accord avec vous, ces deux contrats sont relativement similaires à mes yeux: destination les "jeunes", contrat de 1 an renouvellable (emploi jeune), Licenciement possible à tout moment...etc etc...
En allemagne, notre amie Angie prépare une loi bien plus radicale que notre CPE/CNE qui élargirait TOUTES les périodes d'essais de tout job, pour TOUT le monde à deux ans avec possibilitée de licencier avec un prévis de 3 semaines.
José Luis, notre voisin du sud, passe bientôt un CPE like mais avec une periode de 3 ans et non 2...
Moi, je dis ça je dis rien, j'ai 26 ans ;)
Ecrit par : youri | dimanche, 26 mars 2006 18:15
les politiques ne peuvent plus influencer le marché du travail.
ils accompagnent la mondialisation.et encore.
Ecrit par : jeanmarc | dimanche, 26 mars 2006 18:19
pour GUY
ce que je voulais dire cest un contrat franc. J'entend par la que lemployeur et employer connaissent la regle du jeu.
Si l'employeur ne veux plus de cet personne il lui dit et si lemployer veut partir de suite parce quil ne marre pareil.
ca serai comme si vous vous me dites jen ai marre de tes coms netman. aurevoir (lol) et ben OUI je partirai de ce blog tout simplement parce que cest votre blog.
par contre ce genre de contrat ne serai pas reserver quaux jeunes et aussi que ceux qui accepte ces regles soit mieux payer. que les charges soit baisser et que ca profite au salaire de lemployer.
aujourdhui les contrats en cdi beaucoup de societe emploie la methode du harcellement moral. on met la pression pour que lemployer secasse lui meme ... vous trouvez ca mieux ??
allez voir le nombre de cadre qui depriment ...
perso je prefere etre le contrat franc que ces methodes...
Ecrit par : netman | dimanche, 26 mars 2006 18:26
La pensée des privilégiés a toujours été : ce qui est bon pour moi ne l'est pas pour vous... ça me fait songer aux péripéties d'une amie (mère célibataire avec deux enfants) qui faute d'un CDI enchaîne depuis 3 ans les missions d'intérim (CPE, intérim, même combat...). Alors qu'une DRH lui demandait ses prétentions salariales pour un poste d'assistante, ladite DRH joua l'offusquée quand mon amie répondit 2000 euros (brut). Vivre à Paris avec 2000 euros par mois quand on a deux enfants à charge, ce n'est pas une sinécure... Il est curieux de voir que les loyers (et le reste) augmentent de façon vertigineuse alors que les salaires baissent.
Ecrit par : Marc | dimanche, 26 mars 2006 18:39
pourtant je croyais qu'avec Delanoé à Paris, tout allait changer ?
on m'aurait manipulé ?
Ecrit par : jeanmarc | dimanche, 26 mars 2006 18:40
par contre la je suis daccord avec marc.
beaucoup d'employeur croivent etre royal en donnant des salaires a 1200euros net... c'est delirant certian demande 2000 euros net, la cest moquerie assurait et lemployeur repond 2000 euros cest enorme.
rapelle le smic est a moins de 1000 euros net.. vous faites quoi avec ca ?
des etudiants touchent 300 euros de bourse.
cest juste de largent de poche le smic on peut pas vivre avec.
et pourtant en france une majorite sont au smic !!
dernierement mediapost a ete condanner a verser 300 000 euros a 15 de ses salaries. il etait embauche avec un salire inferieur aux smics, et en plus de cela on les charger de boulot impossible a tenir ..sans palrer quils devait utuiliser leur propre voiture ..
Ecrit par : netman | dimanche, 26 mars 2006 18:48
salauds de pauvres !
veulent pas non plus des tickets restau ?
Ecrit par : jeanmarc | dimanche, 26 mars 2006 18:51
Stubborn, je ne vois que la révolution aors ;) OK avec Marc.
netman, il n'y a aucune raison pour que les jeunes aient le "bénéfice" d'un contrat dont la période d'essai est de deux ans et dont on peut les sortir sans explication. Jeanmarc ne soit pas cyniqye tu ne l'es pas !
Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 26 mars 2006 20:24
Je suis d'accord Guy
d'ailleurs je pense que les profiteurs sont les activités ingrate comme par ex la securité, nettoyage, grande surface, coursier etc .. eux vont adorer le CPE
Mais je voulais juste faire remarquer quil y a des personne qui prennent ses petits boulots juste pour ce faire de largent du cash a un moment puis arrete puis revienne et arrete de nouveau et revienne
pour les autres les etudiants je pense pas quil seront trop concerne surtout si cest pointu.
Ecrit par : netman | dimanche, 26 mars 2006 20:46
surtout que les étudiants ne seront que tres tres peu concernés par le CPE...puisque le CPE est réservé au moins de 26 ans !
Ecrit par : jeanmarc | dimanche, 26 mars 2006 20:49
Mais qui êtes vous donc Guy Birenbaum ?
Je veux dire, de quelle singulière matière êtes vous donc pour faire preuve d'autant de bon sens , comment arriver vous à faire fi des certitudes et de la suffisance qui s'amoncellent d'ordinaire sur tout quidam qui devient à un moment ou un autre bénéficiaire des largesses d'une système ? En général, on a tôt fait de retourner sa veste, d'oublier ses principes, de considérer comme normal les avantages qui vous tombent dessus ( et que l'on peut avoir mérité, là n'est pas le problème), on se met à stigmatiser les amers et aigris qui ont la médiocrité de ne pas y ariver, on feint de ne pas comprendre leur désarroi, on caricature leurs position en les faisant passer pour de fieffés impéciles, on a la mentalité type du parvenu de base, on pêche par sottise têtue et myopie sociale. Et bien vous, non.
De même que l'on crible d'analyses de cariotype et métaboliques les porteurs sains au long cours du VIH, qui ne développent jamais la sinistre maladie, on devrait vous passer au test ADN . Il doit bien y avoir une explication, et si elle était biologique? Une fois votre différence mise en exergue, il suffirait d'en sortir la substantifique moelle, le principe, l'exipient. Et l'inoculer de force à tous ces prescripteurs d'opinions "experts" et autres "sages" qui ne font qu'attiser la rancoeur du petit peuple par la provocation de leurs interventions dotés d'une empathie plus que minimaliste.
Comme vous devez être détesté et méprisé dans votre milieu!!! Restez tel que vous êtes, en tout cas, vos interventions sont une bouffée de fraîcheur dans ce monde où fleurissent d'abord et avant tout de misérables plaidoyers pro domo. .
Ecrit par : Buggs daffy | lundi, 27 mars 2006 12:07
Euh bah merci alors.
Ecrit par : guy birenbaum | lundi, 27 mars 2006 14:18
ET DANS TOUT CELA .......
cher Guy, avez-vous eu l'occasion d'apprendre d'ou vient le "8 a 11 ans" pour avoir un emploi stable.
Apres les grands echanges entre connaisseurs , les micro-trottoirs entre invectives ideologiques et les ignorances consistantes, pensez vous que la grosse investigation qui s'apparente aux grands crimes de l'histoire de France , va bientot trouver sa reponse ?
Y a t il des journalistes qui verifient les données de base fournis par le décideurs ou devons nous redefinir l'nvestigation comme un simple job de copier-coller enrobées de considération génrale pour faire monter la sauce.
Si vous pouviez un peu imaginez a quel point on se tape de savoir si le mouvment actuel est similaire a 1968.
Ce matin le brillant Etienne lehnart a parlé sur Europe 1 (directeur adjoint de l'information de France2 ..... c'est deja une reponse en soi quand on repense a ces grandes interviews de 1995 - "qui est jacques chirac" - reponse de JC:" je croyais que l'information vous etait parvenue")
constaté que l'on a du bouffer de la grippe aviaire pendant des semaines et que depuis le CPE est devenu le pain quotidien et la grippe est partie au grenier, Lehnart le grand repond : "oui ! là on enfonce des portes ouvertes, un sujet d'actualité chasse l'autre".
Autant de nullité devant la reflexion d'un directeur de l'info sur la qualité "percue" (car il repondait a un auditeur) de ses journaux, cela merite d'etre souligné.
ALORS EVIDEMMENT, cela ne fait que 15 jours que j'ai soumis la question ici. Cela ne fait que 2 mois et demi que le dossier de presse de matignon a été remis aux journaliste. Cela ne fait que 2.5 mois que l'on nous rabache "8 a 11 ans " pour avoir un emploi stable.
Et cela ne remue pas de commentaires .......
ALORS BRAVO pour nous, bravo pour la campagne qui s'annonce. J'ai hate de revoir pour la 50e fois les symptahiques images des invalides .
Rassurons nous Eric Raoult est de retour et va bientot reclamer l'etat d'urgence.
Cela donnera l'occassion a des kilometres d'ecritures et de verbiage sur la derive de la société et les opinions des uns et des autres sur leurs visions du monde avec un grand M.
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Je vais tout de meme vous faire part d'une partie de mes recherches , des fois que vous seriez interesse par le mystère (incendiaire) des 8 a 11 ans pour un emploi stable , balancé a la figure de toutes les familles sans que la gent journalistique ne se sente investie pour enqueter et conclure dessus.
une journaliste du nouvel observateur, developpant un article de l'Express a fait une partie du boulot . Elle serait la seule avec un collegue , a en juger par la surdite et l'aphonie ambiante . Pas une radio, pas une tele pour mettre l'accent sur la supercherie réitérée par le Premier minitre dans l'illustre et mondialement connu CITATO( journal ditribué dans les lycées) le 20 mars dernier apres un defile d'un million de randonneurs, le 18 mars
Bravo pour le plan communication : depuis les lyceens s'y sont mis. Encore bravo .
L'article a lire pour mettre les choses au clair et comprendre si le CPE est ou non la reponse a la question .
ou comment pour alleger le chomage de 0.5 millions de 15-24ans on fait un lot complet de 7.7 millions que sont les 15-24 ans.
http://archives.nouvelobs.com/recherche/article.cfm?id=144931
Merci Guy , arretez de chercher. J'ai trouve , comme un grand journaliste !
Ecrit par : Eric | lundi, 27 mars 2006 14:30
oui oui hello6 field, rothman, cohn bendit, plenel... vive les listes !
Ecrit par : guy birenbaum | lundi, 27 mars 2006 21:28
Des gens oui, des gens...au hasard bien sûr.
Ecrit par : guy birenbaum | mardi, 28 mars 2006 06:18
hello6, vous me dites à moi de ne pas m'intéresser aux confessions et aux origines des gens dont je parle ! Mais vous relisez votre prose de temps en temps et celle de vos amis ? Vous êtes donc malhonnête, médiocre et aussi hypocrite, mais vous devez être plusieurs pour cumuler tant de travers sous un même pseudo !
Ecrit par : guy birenbaum | mardi, 28 mars 2006 21:23
Critiquer les gens de face, en les citant et en signant un livre que l'on défend publiquement c'est donc selon vous exactement la même chose que d'attaquer comme vous le faites des personnes sur la seule base de leur appartenance religieuse ou communautaire présumée.
Effectivement Hello6, il serait regrettable que vous vous décupliez davantage...
Ecrit par : guy birenbaum | mercredi, 29 mars 2006 06:07




















