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lundi, 28 août 2006
Christine à la plage.
Non non c'est promis, je ne vais pas vous parler de mon livre qui n'a toujours pas d'éditeur !
Je viens juste vous dire à quel point il est insupportable pour quelqu'un qui fait ce métier de feuilleter les journaux et de tomber sur les mêmes tronches tous les jours.
Cette année c'est Chrisitine Angot qui a "décroché la queue du Mickey". Impossible d'ouvrir un canard sans avoir son interview, ses photos et surtout son avis. Bientôt, j'en suis sûr, nous lirons quelque part les recettes de cuisine de Tante Christine... Puis ses conseils pour le maquillage. Avant que ne sorte "Christine en voiture", "Christine à la plage", etc. Je ne me prononce pas sur le livre que je n'ai pas lu, l'extrait publié par les Inrockuptibles m'a largement dissuadé...
Au delà d'Angot, ce qui me sidère le plus chaque année à la même époque, c'est le caractère moutonnier de la presse, son absence d'originalité, de recherche, etc. Au lieu de se diriger vers des textes d'auteurs inconnus dans des lieux inattendus, ce sont les grosses machines éditoriales qui ramassent la mise. Il faut dire qu'elles y mettent les moyens ! Achat de pubs en échange d'articles élogieux, invitations en vacances des "critiques", connivences auteurs/éditeurs/journalistes à côté desquelles le copinage entre politiques et journalistes politiques est léger (c'est pour dire), etc.
Déjà les prix arrivent avec leur lot de trucages, de cocus et de corrupteurs. Pendant ce temps-là, parmi les plus de 700 romans arrivés chez les libraires, pourrissent, sans aucun doute, des merveilles qui se vendront à moins de cent exemplaires en France (eh oui).
N'ayant pas eu le temps de lire autre chose que ce que je publie (deux premiers romans cette année chez Privé, L'Assassin http://www.amazon.fr/gp/product/2350760340/ref=sr_11_1/40... et Négresse http://www.amazon.fr/gp/product/2350760324/sr=8-7/qid=115...
je n'ai malheureusement pas de conseils à vous donner.
N'hésitez pas à nous dire ici si vous avez - déjà - lu des merveilles ou des horreurs !
Le premier qui évoque le Témoignage de Sarkozy a un gage...
PS Pour ceux que la photo intrigue, Hector Hugh Munro, dit Saki.
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Trackbacks
Nicolas Sarkozy a bien du mal à (sur)vendre du papier
Nono le bigorneau s'est mis en tête d'occuper les têtes de gondole et les têtes des français à la plage avec un livre du gaspillage de papier.
Trackback par : sarkostique | lundi, 28 août 2006
Commentaires
Rendez-vous.
Une pure merveille.
Je rigole !!!
La photo m'intriguait effectivement !
Ecrit par : stubborn | lundi, 28 août 2006 07:36
stubborn, Il est pas sympa pour ta copine le patron, il a un tout petit peu raison, tout petit. Comme le roman de Christine.
Tiens patron, comme je suis dispo jusqu'au 31 12 2007 au moins j'ai joué mon Zidane, administrativement seulement. Si on montait le bar du premiers romans et/ou de l'édition indépendante à Fréjus-st Raphaël fin aoüt 2007. Y a le TGV la gare est à 100 metres et on ne paye pas les vacances on y est !
le PB c'est Lagardère aux manettes des quotidiens. Mais! D'ici là.
Pour les bouquins écolos c'està ever monaco au printemps légèrement avant mi-Avril, mais pour les 1,7 % des verts de gauche!
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 07:54
du premierS romanS! Déjà l'exubérances littéraires ! Seulement pas d’allumettes parce qu’ici ce sont les forêts qui brûlent !
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 07:58
+ 1... Cette starisation de personnes comme Chrisine Angot, qui n'interressent que le "microcosme parisien", m'indiffére autant qu'elle m'énerve... En plus, je n'aime pas sa prose, je n'aime pas son style, je n'aime pas le personnage et tout ce qu'elle représente... Et je n'aime pas ces écrivains qui se prennent pour des stars alors qu'ils ne sont connus et appréciés que de leurs salons.
Sinon, coté bouquin, vous acceptez les thriller américain ? ^__^ (j'ai pas fait dans la grande littérature cet été).
Bonne journée à tous
Ecrit par : Falconhill | lundi, 28 août 2006 08:26
@Martin
Il y a beaucoup de choses dans le dernier Angot.
Sur l'amour, l'admiration, la difficulté à joindre l’un l’autre, sur la sidération après un inceste, comment on reste dans une forme d'amnésie, un rapport au réel compliqué, d'où l'écriture vitale, sur l’amour et la création...
Le style a changé, tout est souple, fluide, ça coule, ça enchaîne sans reprises récurrentes, mais la vitesse la densité les liens les décrochages temps action réflexion, bref la composition reste éblouissante.
Ceci dit pour moi si conseil je devais : « Léonore toujours » « Une partie du cœur » et « Interview ».
Et puis, et puis, j'espère qu'elle va l'avoir, son foutu prix Goncourt ! Une bonne fois pour toutes. Prouver à papa que. Après elle sera plus libre.
Sur Christine dans les médias. Là là là là là. Ici et là. Sourire sur la jaquette.
EPUISANT.
Tu l'as lu ?
Ecrit par : stubborn | lundi, 28 août 2006 08:36
Faudrait surtout que Angot arrête de nous emmerder avec sa relation avec son père et qu'elle aille voir un bon psy ...
Elle a écrit dans un de ses bouquins : "Le lecteur n'a aucun droit, il n'a rien à attendre de l'écrivain.". Ca veut tout dire, non ?
Ecrit par : Lancelot | lundi, 28 août 2006 08:41
Ben, elle a raison.
Ecrit par : esther | lundi, 28 août 2006 08:48
Mon sujet du jour, au cas où cela vous aurait échappé concerne surtout les mauvaises habitudes de la presse... Je répète : pas lu Angot et pas envie.
Pendant que j'y suis la blogbar là à gauche sous les connexions est un moteur de recherche interne au blog.
Ecrit par : g.b. | lundi, 28 août 2006 09:01
stubborn, oui mais j'aime quant tu parles de tes amies. Mais je l'ai mal lu sur la plage entre deux manches de course de bateaux. J'étais resté au premier roman, ses interventions sur l'emission spectacle de l'A2 le vendredi. Un auteur donner son avis sur des auteurs?
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 09:16
Quelle presse? Celle qui amène direct au pilon ? La presse Lagardère, l’édition Lagardère ! La presse Dassault, l’édition Dassault. Pas lues ! Reste la librairie virtuelle, l’autoédition, l’autodérision et quelques éditeurs.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 09:25
Bonjour,
Houellebecq en 2005, Angot en 2006.
Attendez que Sollers ou BHL s'y mettent et tous leurs relais s'y mettront pour remplir les gazettes. Journalisme de remplissage et de renvoi d'ascenseur.
Comme dit Guy, panurgisme médiatique de consacrer AUTANT de place à un seul auteur. Car faire 2 pages sur Angot ou Sollers, c'est au moins une page et demi de moins disponible pour faire découvrir d'autres livres bien plus intéressants.
et si on parlait aussi de ces journalistes qui vont se contenter de paraphraser le dossier de presse (pratique courante et aisément décelable) ?
Zgur
Ecrit par : Zgur | lundi, 28 août 2006 09:34
Entendu ce matin : la presse people décolle : si la presse d'information (prétendue telle) est en plein marasme, la presse people est en grande forme.
Closer a tiré 650 000 exemplaires à l'occasion de son numéro Madonna sur la plage, Ségolène à la plage... Les autres titres du genre ne seraient pas en reste. (-la source citée : la tribune-)
Je n'ai pas envie de prendre un gage... mais Paris Match.. enfin bref!
Après les marronniers, les moutonniers...
Vrai qu'il est difficile d'échapper à cete nouvelle reine Christine!
Vamos à la playa!
Ecrit par : Paul Inkorect | lundi, 28 août 2006 09:35
Ce qui est vrai pour les journalistes, peut-être est-ce plus flagrant, se retrouve dans notre vie quotidienne, chez la plupart des gens, de nos connaissances... C'est ainsi. C'est humain... L'homme est pareusseux.
Ecrit par : Michel | lundi, 28 août 2006 09:46
Angot dit : "Le lecteur n'a aucun droit, il n'a rien à attendre de l'écrivain."
Pas d'acord, Madame, et c'est un écrivain qui le dit. Le lecteur fait ce qu'il veut de notre livre.
Moyennant quoi, quand j'écris, je ne pense jamais au lecteur, je ne pense jamais à ce qu'il va penser, je ne formate pas mon livre en fonction de ce que je pense qu'il va penser.
Et ça me paraît assez simple.
Ecrit par : Kid | lundi, 28 août 2006 10:08
Lu "Fraternité" de Marc Weitzmann. De toute evidence une tres belle ecriture, noire, acide, un quasi long monologue avec beaucoup de venin ( et paradoxalement une forme sourde d'amour décu) sur ce qu'est la France aujourd'hui, sur ce qu'est la déception, la blessure du temps, et sur notre attitude face à la capitulation de ceux qu'on aime.
Le style masque cependant une histoire un peu trop mince, c'est le moins qu'on puisse dire, et qui ne semble qu'un prétexte a ce cri. De meme, il y a une oscillation un peu bordelique entre premiere et troisieme personne du singulier, mais ce sont deux bemols mineurs, et le livre merite vraiment d etre lu.
Acheté " les bienveillantes" sur les conseil de la libraires qui avait les yeux qui petillaient en en parlant. C'est fleuve, 900 pages, donc un commentaire.... quand j aurai fini :)
Ecrit par : Thomas | lundi, 28 août 2006 10:30
Actualité ce matin lundi de rentrées, littéraire, province, catastrophes,
La Rochelle (AMS) - Ernesto est devenu le premier cyclone de la saison dans le socialisme et s'approche des rives de la Seine, a indiqué dimanche le Centre national des ouragans dans un verre d’eau (NHC) basé à Paris (Seine, sud-est).
Ernesto est un cyclone de catégorie 1 sur l'échelle Saffir-Simpson (qui en compte cinq) et est accompagné de vents soufflant à moins trois km/h avec des rafales plus fortes. Il devrait se renforcer au cours des prochaines heures et devenir un cyclone de catégorie 2 (vents entre moins 7 à moins 9 km/h) avant d'atteindre les côtes Paris Plage.
C'est au dire du NHC le premier ouragan à dépression connu à ce jour!
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 10:39
@falconhill
vousdites :" Sinon, coté bouquin, vous acceptez les thriller américain ? ^__^ (j'ai pas fait dans la grande littérature cet été)."
Question : Houellbecq et Angot, c'est de la grande littérature comparéà , par exemple, James Ellroy ?
Ecrit par : psi | lundi, 28 août 2006 10:46
@ Guy,
pourquoi tu fais ça?
Tu sais bien ce qui va se passer!
Je rentre , enfin hier soir, de "la Forêt des Livres" ce gentil salon champêtre organisé par Gonzague, bien organisé , sympa, tout.
Je me tiens bien , oui vraiment, toute la journée (c'est difficile à croire mais c'est comme ça.) et je me balade au milieu de ce milieu avec l'oeil amusé et maquignon que tu connais...
vers 19h alors que nous attendions les carspour aller prendre le T.G.V, nous buvons un coup avec quelques copines auteur(e)s, en parlant de tout et de rien, pour tout dire , surtout de rien.
Hervé Vilard fait des essais de micro, le blanc est encore frais, les femmes sont plutôt belles, bref ça va bien.
Arrive Florian Zeller (publié comme Angot(asse)) chez Flammarion, et ce ...(remplissez avec le mot de votre choix) m'explique que Christophe c'est mieux qu'Hervé Vilard, jusque là pas de lézard je suis parfaitement d'accord; et comme si je n'avais pas compris il me le redit 2 fois.
Et là...je lui ai dit ce que je pensais de lui, de ses livres et de son "oeuvre" en général avec des mots qui appartiennent à tous mais qui utilisés par moi sont parfois détournés de leur sens premier...
Il s'est le vé et est parti se réfugier dans les bras protecteurs de cet immense critique littéraire qu'est Jérôme Béglé ( pour ceux qui ne savent pas c'est "Paris-Match") en lui racontant toutes les misères que je lui avait fait et toutes les choses pas gentilles que je lui avait dit...
Et toutes les femmes, belles et sympathiques au demeurant, de me faire la leçon sur le fait que ce n'est pas gentil de dire devant tout le monde à quelqu'un le mal que l'on pense de lui!
C'est joli milieu : en général c'est derrière et dans les journaux que l'on casse donc ils n'ont pas l'habitude que les choses soient dites en face , ça les traumatise!
Tout ça pour dire que je tiens de source très sûre que G.B pourra vous confirmer que Christine Angot est quasiment en dépréssion parce que l'on est pas gentil avec elle!
Et bien je lui en souhaite une énorme dépression pour qu'elle n'écrive plus jamais et arrête de nous faire chier avec l'analyse qu'elle n'a pas fait et qu'elle nous inflige chaque année!
Nous ne sommes pas le divan de C.A maiss surtout il faut savoir que , commele disait Guy, les critiques littéraires sont encore plus corrompus que les journalistes politiques , à quelques exceptions près dont une qui vous surprendra :P.PD.A !
Bon , c'est pas tout ça , j'ai un métier moi, Éditeur, et si je veux le faire bien il est temps que j'appele les journalistes pour les inviter à bouffer pour qu'ils parlent des romans que je publie...!
Ecrit par : gillou le fou | lundi, 28 août 2006 10:47
Christine Angot et la presse... Si moi, le pauvre gardois provincial que je suis devais me contenter de la presse pour savoir les livres qu'il y a à lire, je ne connaitrais que :
Chritine Angot, Frederic Beigbeder, Houellebecq, Sollers, BHL, et si j'étais un peu plus vieux, Millet...
Franchement, GB a raison et je le suis complétement. Ca serait bien que la presse arêtte de nous sortir toujours les mêmes, les petits copains. L'évenement de la rentrée littéraire Christine Angot ? Mais qui décide de ce qui est l'évènement...
Décidément... Enfin, tout ça ne me donne pas trop envie de lire Christine ou Michel ou Frederic. Dommage, mais pas pour eux, pour moi peut être... ^__^
Bonne journée à tous
Ecrit par : Falconhill | lundi, 28 août 2006 10:47
Supprimé deux commentaires d'Hello qui est viré d'ici.
Ecrit par : g.b. | lundi, 28 août 2006 11:02
Ainsi un éditeur CA MANGE et FAIT MANGER!
Tiens je vais retourner à Bibi Fricotin chez les pieds nickelés.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 11:17
Pourquoi parlez vous de son pere ? C'est la fille d'Yves Montand ?
Je ne connais pas les livres de C.A., ni ses relations avec son pere.
Je l'ai vu 2-3 fois en promo. C'etait illisible ce qu'elle disait. Je l'ai vu sur Campus chez Durand... Comme je n'ai compris aucune de ses chroniques, j'ai peur qu'elle soit trop intelligente pour moi.
N'étant pas du milieu, je suis un suiveur en matiere de bouquins. je me base sur les critiques, qqs emissions de promo comme "ca balance..." et sur les commentaires en 1ere de couverture chez mon libraire : jamais déçu. Le Divan ds le XVeme.
Derniere trouvaille lue avt les vacances : Je Viens De Tuer Ma Femme - Emmanuel Pons
Un bon livre pour Nico S. et Francois H.
Ecrit par : sebolavi | lundi, 28 août 2006 11:20
@ Thomas, Lancelot et les autres...
Je n'ai pas encore mis le nez dans vos conseils de lecture (il ya deux semaines de cela, je crois), mais je les ai bien notés et je garde encore de cet après-midi un super souvenir.
Amicalement
Ecrit par : johnmarguerite | lundi, 28 août 2006 11:21
ça s'ecrit avec une majuscule éditeur?
Ecrit par : rep ban | lundi, 28 août 2006 11:22
Gilou le fou
Un peu sérieux!
Premièrement on ne va pas refaire la presse ! Parce qu’il n’y a pas que les livres qui y soient censurés ( j’avais écris sans curés) C’est tout ce qui ne doit pas exister !
Deuzio, Lire c’est lu et ça compte, donc un autre ‘’lire’’ des éditeurs indépendants et leurs auteurs compteront, conteront.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 11:27
Dieu Jr de Dennis Cooper
Grande Jonction de Dantec
Angot peut aller se rhabiller au lieu de se promener toute nue sur la plage car on s'en fout de la vie des écrivains encore plus quand c'est le contenu unique de leur croute
Ecrit par : om | lundi, 28 août 2006 11:31
A propos des relations incestueuses de la presse et des auteurs, éditeurs et autres acteurs du monde littéraire je vous suggère ce méa culpa étonnant, édifiant et émouvant d'Alain Rémond (Marianne) au sujet du livre "Les langues paternelles" que Daniel Schneidermann a publié sous le pseudonyme de David Serge au printemps dernier.
http://www.thire.net/lp/ar.html
Ecrit par : et le sourire ! | lundi, 28 août 2006 11:51
J'adore l'écrivain anglais Nick Hornby.
Il faut absolument lire Carton Jaune ou high fidelity.
Sinon, je lis aussi la sollitude du coureur de fonds d'Allan Sillitoe.
J'avoue ce n'est pas très récent ;)
Ecrit par : Jérémie | lundi, 28 août 2006 11:53
@ rep ban
un éditeur qui se fout de sa propre gueule ça s'écrit comme il veut
@ martingrall
un peu sérieux,
je veux mon neveu!
chaque fois que je sors je me fais trois nouveaux ennemis,
c'est comme dans la distribution où on met le même temps à perdre 11 clients qu'à en gagner 1!
Je ne vais pas balancer pour balancer,
surtout ici!
En face des gens c'est déjà plus drôle!
Alors vivement le prochain endroit où le milieu se retrouvera
je ne sais pas encore de qui ce sera le tour mais il y aura forcément une tournée offerte par moi!
Ecrit par : gillou le fou | lundi, 28 août 2006 12:03
Petits veinards : vous allez pouvoir lire en avant première un extrait du futur succès de l’été prochain !
REINE D’UN JOUR
C’est une photo en cadre, trouvée chez un brocanteur ami. Noir et blanc, comme j’aime (Qu’on ne me dise jamais que la couleur fut un progrès, qu’on se borne à juger que c’est une autre façon de voir et revoir la réalité). Photo grande comme la feuille où j’écris avant que l’ordinateur, bon serviteur, ne prenne la suite.
Un buste de petite fille ou garçon, on ne sait pas, l’année où fut prise la photo et l’âge supposable de l’enfant, à compter avec un chiffre seul, font qu’on ne saurait trancher. Et puis, est-ce utile. La lumière vient de gauche, aussi douce qu’intense comme souvent dans le noir et blanc. Elle éclaire sur le fond un porte qui partage à presque moitié le cadre avec l’ombre de la pièce derrière. Noir d’où semble sortir l’enfant, comme attiré par cette lumière, sans doute celle du jour. Attiré, j’hésite, il est peut-être en fait figé, le dos collé au chambranle. Sur ses cheveux demi-longs et ondulés, qu’on peut supposer châtain, il porte la couronne des Rois, ce que confirme la date écrite en bas à gauche. Un petit chemisier de coton blanc déboutonné dépasse d’un pull ras du cou fait main dont les motifs supérieurs au crochet peuvent évoquer quelque royal pectoral.
Allez, décidons que c’est une petite fille, reine d’un jour, de ce jour dans lequel elle avance – mais non, je n’en sais toujours rien, si ça se trouve elle attend – les yeux vers le haut. Mais quel haut ? Vers qui ou quoi ? Que disent ses yeux clairs, que dit sa bouche entrouverte. Émerveillement, ou peur ? J’ai beau chercher, je ne sais dire et ne saurai dire.
Et puis, et surtout, qu’est-ce qui fait que cette photo a échoué là, que personne n’a su, voulu ou pu la sauver ?
Et la petite reine, qu’est-elle devenue ?
Et j’arrête là les questions, plus exactement je chasse celles qui me viennent. Il en est dont on craint les réponses.
(Bon, j’entends le lecteur, à l’imagination moins folle-du-logis que la mienne, me lancer : cher borné-vous-même qui m’avez quasi interdit la couleur, vous lisez mal cette photo, vous ne voyez pas l’amour que portait le photographe à son sujet, qui ne saurait donc avoir eu peur. Si je peux céder à ce raisonnement, je ferai quand même mon têtu en gardant mes questions.)
Ecrit par : Thomas Manne | lundi, 28 août 2006 12:12
@ Guy Birenbaum
Chrisitine Angot tu en fais ton coup de gueule ce soir sur la radio du groupe Bertelsmann.
Puisque tu sembles aussi avoir été ému par un gros plan caméra sur l'émotif visage de Lionel Jospin, alors file lui ton coup de coeur...
Ecrit par : versatile | lundi, 28 août 2006 12:35
Longtemps que je n'ai pas ouvert un livre de fiction. Plutôt branché sur l'essai. Mais dans le genre, j'admire presque tout ce qu'écrit Gérard Macé (avec une prédilection pour "Leçon de chinois" et "Là où poussent les pierres").
Ecrit par : zaireetvoltaire | lundi, 28 août 2006 12:40
Gilou le fou.
Un peu sérieux ! C’était pour moi !
Guy a raison combien de pilonnés sur 700 sorties.
Cela devrait faire parti des dommages de guerre littéraires.
Du premier livre dépend le second ! Un peu de sérieux trouver le moyen de produire les seconds livres.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 12:55
Pourquoi ? J’aime Sollers, infatigable adolescent. Etonné d’être là, inquiet.
L'auteur de « Pourquoi le Brésil ? » raconte la suite de ses aventures amoureuses.
Elle publie « Rendez-vous » Son meilleur livre
Qu'est-ce qu'un roman nécessaire ? Georges Bataille disait : «Un livre auquel l'auteur a été contraint.» On a toujours ce sentiment en lisant Christine Angot. Mais surtout « Rendez-vous », son meilleur livre.
La vie est un théâtre, et Angot est un personnage combattant, un corps spécial, en alerte, durablement stigmatisé par son histoire d'inceste (ce qui suffirait à la mettre hors concours). Elle est très fragile et très forte. Elle sait qu'elle est invivable, et d'abord pour elle-même, mais l'invivable est préférable à la fausse vie du mensonge, de l'évitement, des demimesures, des compromissions, des résignations. Elle se lève, elle va mal, elle est désespérée, elle s'observe, elle commence à écrire, elle va sûrement trouver une solution. La scène s'ouvre : les acteurs viennent se prendre à son jeu, ils sont mis aussitôt sous microscope. Art sensuel : les lumières, les messages, les lieux, les gestes, les intonations. Art des portraits : le « banquier », « l'acteur », leurs femmes. Est-ce qu'une femme a pointé avant Angot, et de façon aussi crue, l'abîme à projections entre homme et femme ? Je ne crois pas.
Théâtre, donc, de la subtilité éveillée et autocritique (elle ne se ménage pas), théâtre de la cruauté aussi. C'est ça, la vie ? C'est ça. Mais la vérité, qui va la dire ? La psychanalyse ? Elle est là, en partenaire, dans un coin. La banque ? Elle montre vite ses limites. Le théâtre théâtral ? Mais l'acteur n'est jamais lui-même, il dit génialement des textes, mais qui ne sont pas de lui (il est épatant dans Tchekhov, mais il n'est pas Tchekhov). Le banquier, l'acteur vont rester comme des personnages majeurs de la société actuelle du spectacle. Angot adore le spectacle, mais ce n'est pas ça.
La vérité, alors ? C'est l'écriture, dont Angot pense qu'elle détermine et dicte la réalité. C'est son point fort, cette vérité du temps, terrible et drolatique. Elle dérange les clichés, les conventions, les dérobades et les attitudes. Les acteurs de la vie jouent faux, ils se foutent de la littérature. Mais c'est quoi, la littérature ? Un art du délire et du désir demeuré désir. Angot maîtrise son délire, elle voit juste, elle ne cède pas sur son désir. C'est pourquoi elle a raison de dire que son livre, en définitive, est beaucoup plus qu'un livre. On le lui reprochera, mais à côté, par calcul, conformisme, pruderie, mesquinerie, jalousie. Voyez tous ces livres inutiles, fabriqués comme des livres. Au-delà des bavardages qu'elle va susciter, Angot a joué, elle joue, elle avance, elle a gagné. Quoi ? Le public, qui n'a pas besoin d'autorisation pour comprendre.
Philippe Sollers
Alors je ne l’avait pas lu comme ça ! il y avait tout plein d’Angot sur la plage, et c’est un peu mon type de femme.
Un bon livre de plage 101 textes de Paulo Coelho.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 13:48
Ouais mais Negresse n'a pas de résumé comment faire un papier? Il faut le lire ???? Et ben voila pour que les journalistes écrivent sur les nouveaux! Il faut faire les articles et ils pompent
La différence avec les shadocks? Hummm, je passe
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 15:42
Ouais mais Negresse n'a pas de résumé comment faire un papier? Il faut le lire ???? Et ben voila pour que les journalistes écrivent sur les nouveaux! Il faut faire les articles et ils pompent
La différence avec les shadocks? Hummm, je passe
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 15:42
@ martingrall
trop sérieux...
alors voilà :
Christine Angot naquit à l'âge de 7 ans (l'inceste?)
ses parents, ses amis qui l'aimaient l'emmenèrent à la campagne pour qu'elle y apprit ( le sexe, la nature?)
Et à chaque fois, dans chacun de ses livres, un homme qui n'a pas demandé à y être en est le personnage principal...
C'est quoi l'histoire?
Ils on tous envie de sortir avec C.A pour être un personnage de roman?
Elle se conduit comme une merde en instruimentalisant tout être humain qui passe dans sa vie?
La bonne réponse st la seconde!
Comme dans le Nouvel Obs...!
parce que Jérôme Garcin est juste un affidé d'Antoine G. salarié en quelque sorte...) et quand son patron lui dit qu'il ne faut pas parler d'une maison d'édition et bien Jérôme ( le masque ...déplumé!) n'en parle pas!
Alors , oui , un peu de sérieux, on parle de ce que l'on connaît et pour le reste...
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule?
La bonne réponse est : OUI!
Quand on a rien à dire , on se taît!
Ecrit par : gillou le fou | lundi, 28 août 2006 15:52
Bon, encore un petit tour dans le monde complexe et tubulent de l'édition ?
Mais Guy, ce que vous reprochez à la presse concernant les couvertures de l'actualisté littéraire, on le retrouve pour tout le reste (cinéma, sport, actualité...)... c'est à dire qu'aujourd'hui, les sujets retenus, les couvertures, les premières pages et les gros titres sont partout les mêmes...
Concernant la littérature, petit jeu simple : prenons les couv' des suppléments livres de Libé et le Monde, combien de fois dans l'année les mêmes couv' ? Trop souvent...
Il faut quand même dire que la concurrence économique pour des enjeux "importants", la compétition entre les éditeurs d'un côté et entre les journaux de l'autres, les attitudes agressives (pour ne pas dire "débiles") de la majortité des attachés de presse des éditeurs.. sans oublier les copinage, les renvois d'ascenseur et autres "incestes" professionnels.. et l'on aboutit à un jeu de massacre en règle dont les premières victimes sont les auteurs eux-mêmes à qui l'on fait croire n'importe quoi et les lecteurs à qui on sert la soupe.
Aujour'hui, le meilleur moyen de dénicher un bon livre est d'avoir un bon libraire et un bon flair... (et aussi de bon amis lecteurs qui eux aussi ont un bon libraire et un bon flair)...
Personnellement j'attends avec impatience le dernier de Alain Fleischer.
Ecrit par : bertranD | lundi, 28 août 2006 16:08
Angot - je ne lirai pas - j'ai trop lu sur elle. Ennui.
En revanche, j'ai une forte envie de lire "Supplément au roman national" de Jean-Eric Boulin. C'est chez Stock (pardon, Guy...)
Ecrit par : Jérôme Godefroy | lundi, 28 août 2006 16:09
Mais il ne faut pas t'excuser, c'est un bon éditeur ;)
Ecrit par : g.b. | lundi, 28 août 2006 16:17
ben pour avoir les nouveaux auteurs ils faut s'aventurer dans cette jungle là ou naissent les salamandres bleues et or
N°1
L’Oeil du maître de Bernard Souviraa
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Martin, un adolescent mutique des Ardennes, se débat avec l’éveil de son désir homosexuel. Il subit de nombreuses insultes et est fasciné par Solaap, le nouveau de la classe. Il est “cerné” par Cassandra et...
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Date de parution : 23/8/2006
Christophe, illettré, a quarante ans. Il vit sous l’emprise d’une mère étouffante dans une petite ville de province sans histoires, jusqu’au jour où il se lie d’amitié avec un mystérieux voisin venu “régler...
Pieds-blancs de Houda Rouane
Date de parution : 24/8/2006
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L’Illusionniste de Virginie Cady
Date de parution : 25/8/2006
“Vous ignorez tant de choses. De notre première rencontre, que vous a-t-il dit ? Vous a-t-il dit la fièvre qui l’avait saisi, son acharnement à entrer dans ma vie ? Il achetait mes livres, me guettait sur le...
Corpus Christine de Max Monnehay
Date de parution : 24/8/2006
Un homme vit en position horizontale, séquestré et affamé dans son propre appartement par sa femme. Il décrit son martyre, la longue horreur des jours passés à tenter de se nourrir : il rampe, se suspend, glisse..
Motel Nevada de Willy Vlautin
Date de parution : 4/10/2006
Un accident de voiture bouleverse la vie de Franck et Jerry Lee Flannigan, âgés de 20 et 22 ans. Ils tuent accidentellement un adolescent et s'enfuient. Orphelins de père et de mère, ils prennent alors conscience...
La Stèle maudite de Matt Bondurant
Date de parution : 4/10/2006
Walter Rothschild, égyptologue américain, spécialiste du décryptage des hiéroglyphes, est chargé par le British Museum d'étudier la stèle de Paser (1150 av. J.-C.). Il fait la rencontre d'une jeune femme, Erin,...
Et 102
C'est mon préféré. En Afrique Editis n'existe pas.
Le Pilon de Paul Desalmand
Date de parution : 15/9/2006
Un livre se penche sur son passé, de la sortie des presses à son départ plein d’espoir vers l’Afrique. Vingt ans d’une vie mouvementée. Il aime, est aimé, risque sa vie, rencontre des lecteurs et lectrices,...
Puis hors concours
parce déja présenté
Va mourrir à banckok de Voltiers
Ou comment recycler nos vieux!
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 16:22
Merci Martin...
Me voilà au café et une petite sélection de livres...
Tous des premiers romans ?
Ecrit par : bertranD | lundi, 28 août 2006 16:35
Gillou le fou
Angot je m'en fous, comme de sollers ou cuelho ou henry vincenot désolé même des jc grangé des dédé glucksmann je lis ma bibeul, les maîtres penseurs et oui il y deux levy "et si cétait vrai" une tâche! mais avec 12 bouquins dont un de 87 pages et 5 pièces, elle est un auteur! l'avant dernier la lionne blanche de Mankell.
Moi lecteur je lis! Ce que l'on me propose.
Et pour ce que je veux lire je l'écris. Et c'est d'un simple.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 16:36
"Et pour ce que je veux lire je l'écris. Et c'est d'un simple."
Quand est-ce que tu publies Martin ?
Ecrit par : bertranD | lundi, 28 août 2006 16:44
"Les Trois Mousquetaires." C'est bien, ça court, ça virevolte, ça boit, ça baise et ça nous fait pas chier. Mais pour y ajouter un peu de lubéronisme deauvillais, je le lis dans La Pléïade.
Je salue ici Monsieur Godefroy qui pourra enfin profiter de journées à horaires normaux ;)
Ecrit par : Column | lundi, 28 août 2006 17:10
Bertrand, Pour moi souvent, tous les jours!
Pour un lecteur(s) / éditeur c'est plus long! Il faut du temps. Il faut accompagner le lecteur vers ce que l'on voudrait qu'il connaisse. C'est peut-être le texte rémanent d'Angot, nous faire toucher l'inceste. Si Quarante ans plus tard ça fait toujours aussi mal! Elle ne parle pas à son divan mais au notre.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 17:19
Martin
Mais qui a la chance de te lire à part ton autre moi ?
Angot, je dois avouer qu'au dela de ce qu'elle raconte, je n'aime ni son écritre, ni son style...
Et finalement sa résilience est fantastique...
Ecrit par : bertranD | lundi, 28 août 2006 17:25
@ bertranD
"résilience, résilience, est ce que j'ai une gueule de résilience?"
Ecrit par : gillou le fou | lundi, 28 août 2006 17:33
Si des pote(e)s lorsqu'ils reste quelque chose dans documents. j'ai entraperçu des feuilets se faufiller dans un sac, des trucs doivent se lire quelque part!
Comme disait un vrai écrivain bof ce que t"écris tu peux le réécire en mieux! Je vais me relire un jour, grand bien lui fasse!
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 17:34
Martin...
moi je serais curieux de lire tes mots...
j'attendrai patiemment d'être un "vrai écrivain" pour avoir cette chance, j'ai toujours su être patient...
Ecrit par : bertranD | lundi, 28 août 2006 17:41
BertranD, Résilience, grâce à gillou j’ai relu un passage de Glucksmann, la théorie terroriste, c’est chez lui une constante surtout prémonitoire pour un texte de 1978. 30 ans ! On parlait d’utopie réalisable il y a peu.
= Infantiliser l’enfant, faire du peuple une plèbe paumée face à un état de plus en plus savant donc hautain, donc lointain, donc supérieur- est ce une conséquence inattendue et comme involontaire du travail de la théorie des maîtres penseurs ou est-ce son travail le plus conséquent ? =
ben on y est dédé.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 17:49
Tiens, ca me rappelle le Chili...
Une élite à la tète de tout et une population le nez dans le guidon de la déprime...
Pays démocratique, républicain ou sévissent deux groupes de pressions énorme : l'armée et l'Eglise !
Entre le sabre et le goupillon, panem et circenses empêche toute résilience...
Les Chiliens sont de grands enfants...
Mas le Chili demeure une destination de l'utopie réalisable... faudrait que je fasse un petit texte la dessus, tiens !
Ecrit par : bertranD | lundi, 28 août 2006 17:57
Olivier Bonet a sorti un texte sur Jarra!
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 18:10
Je suis allé acheté une boite d'allumettes. le jeu c'est de sortir un livre sans bouger les autres. c'est quand même pas gagné à tous les coups.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 18:14
oui, j'avais vu... terrible !
mis tu vois, moi je parle du Chili d'aujourd'hui, je n eveux pas jouer les oiseau de mauvais augures, mais le gouvernemebt de la colatition est en train de foncer dans un mur...
Oups.. pardon Guy, on s'éloigne du sujet d'aujourd'hui... mais il vaut mieux la situation actuelle en France vis à vis des livres que celle du Chili où, malgré le régime démocratique et libéral, malgré l'envolée du prix du cuivre et le développement économique du pays, la lecture demeure un luxe de privilégiers, à cause du prix trop élevé du livre, du manque criant de bibliothèques et du manque général d'intéret...
Or, le développement actuel nécessiterait comjointement une hausse général de la culture et de l'éducation moyenne... qui passe aussi par le livre comme outil... or, pour le moment le développement ne profite qu'a l'élite, riche et cultivée, lectrice et aussi propriétaie des media etdes maisons d'édition !
Je voudrais m'employer à changer cette situation... y'a du boulot...
Ecrit par : bertranD | lundi, 28 août 2006 18:20
BertranD je te comprends il y a du taff, en France c'ets déjà problématique dans des ""sites"" dits durs! Alors que nous disposons de subventions européennes! la librairie de la rue de Flandre(s)? montre le lien social générer par le livre! Mais, un modèle doit rester Un Modèle Unique.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 18:29
... Désolé.
Le gars, là haut, en photo.
J'suis pas convaincu.
Il a comme un faux air de A.G.T, déguisé en bandit corse, non?
Désolé.
Ecrit par : Paul Inkorect | lundi, 28 août 2006 19:14
@Gillou le fou
Je rentre. Je lis vos commentaires. Je me dis ça ne va pas le faire. Ça ne va pas le faire. C'est impossible. IMPOSSIBLE. Vu la fin de mon manuscrit. Alors tant pis. Parce que vous n'avez pas compris "Je est un autre" les vertiges de Rimbaud. Je fixais des vertiges de Rimbaud. Et parce qu’elle n’est pas dépressive. Comme vous le suggérez ici. Malheureuse peut-être. Mais pas dépressive. Pas dépressive à cause du milieu qui ne l'aime pas. La pauvre petite. Ça non. Ce que Guy confirmera. Ça non. Et oui ça a un prix d’être dans les romans d'Angot. Mais elle prévient à l’avance, non ? Alors oui, après, il faut assumer. Tout. Avec les années qui passent. Et peut-être elle y revient. Puisque c’est vivant. Il faut continuer à aimer ce qu'on a aimé. L’écrivain au moins. « Et pas n’importe lequel ». Qui dit la vérité.
Même si ça fait mal.
Ecrit par : stubborn | lundi, 28 août 2006 19:59
ca sent le romantique torturé ici... Contre la souffrance romantique, une seule solution : Mon aspirine rouge
http://www.youtube.com/watch?v=gfGc4wcil2g&mode=related&search=
Ecrit par : esther | lundi, 28 août 2006 20:31
gillou,
quelle est la relation entre une maison d'édition indépendante et un auteur indépendant des critiques et de sa maison d'édition elle ne a changé. Je ne pense pas que Christine Angot intervienne en quoi que ce soit contre les auteurs que vous représentez. Un auteur, sauf amitié, sauf engagement, choisit une grande écurie. Et si un conseiller littéraire vous fait accepter dans l'enclos, vous rejetez rarement les cheveaux restés sauvages. Et c'est un autre métier. Passer six mois un an à faire de la promo! c'est pas de l'écriture. mais cela permet d'écrire. Je ne vous suis pas. Tout au début du billet, closer crève les plafonds! Une maison d'éditions doit faire des marges pour investire, le poeple fait des marges, ensuite le mettre à dispo d'auteurs auxquels vous croyez, cela s'appelle du militantisme. Angot ne vosu a pas demandé de l'être.
martingrall
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 21:50
gillu le plus pire c'est que je vais devoir me caler un certain nombre d'Angot.
J'ai un bon copain fan.
Ecrit par : martingrall | lundi, 28 août 2006 21:54
@ le maître de séant,
c'est pas pour cafter, mais vous avez laissé passer un message de vous savez qui... ;-)
Ecrit par : Emmanuel | lundi, 28 août 2006 23:36
Je viens de refermer le livre de Voltiers"Va mourir à Bangkok" que j'ai littéralement dévoré . C'est une petite merveille . C'est à la fois drole et émouvant . L'auteur aborde et dénonce le business des maisons de retraites qui cherchent à se faire un maximum de fric sur le dos des vieux et il pousse le bouchon un peu plus loin , mais à peine : en imaginant par exemple qu'on les délocalise dans le Sud Est Asiatique pour augmenter les marges bénèficiaires . Je vous rassure c'est une fiction. C'est un roman édité par les pointssurlesi . C'est à mourir de rire et parfois à pleurer. J'ai envie de vous faire partager mon enthousiasme pour cet auteur inconnu et vraiment talentueux .
Ecrit par : sarah | lundi, 28 août 2006 23:51
merci sarah ;)
Ecrit par : g.b. | mardi, 29 août 2006 00:08
@ Sarah
"en imaginant par exemple qu'on les délocalise dans le Sud Est Asiatique pour augmenter les marges bénèficiaires"
voilà une idée géniale pour notre ami adepte du moins d'état.
Ecrit par : ADM | mardi, 29 août 2006 00:10
Où ils vivraient tous en parfaite harmonie?
Ecrit par : Emmanuel | mardi, 29 août 2006 00:11
@ Sarah
Le livre a l'air intéressant. Sarcastique comme "O.N.G." De Iegor Gran ?
Mais dans la réalité, ce sont les japonais qui souahitaient il y a quelques années délocaliser leur maisons de retraites (pour riches) dans le sud de la France ou en Espagne. Pour des raisons de place, de climat et de coût.
Ils étaient prêts à acheter des villages abandonnés. Je doute que cela soit allé très loin mais je n'en sais rien.
Zgur
Ecrit par : Zgur | mardi, 29 août 2006 00:25
@ Guy
Réconcilié avec Askolovitch ?
Nicolas Poincaré fait-il des miracles ?
Zgur
Ecrit par : Zgur | mardi, 29 août 2006 00:32
entierement d'accord avec vous Sarah
reçu ce midi et pratiquement fini.
Ecrit par : rep ban | mardi, 29 août 2006 00:40
@ Emmanuel
Non dans ce roman , les vieux sont comme les autres: il y a de tout, des insupportables et emmerdeurs,des aventuriers contents de pouvoir enfin voyager et un ange. Pas d'harmonie mais la vie avec tout ce que cela sous entend : le bon et le moins bon , le merveilleux et l'abominable . Les hommes tout simplement . Lisez le!
Ecrit par : sarah | mardi, 29 août 2006 00:42
@Sarah
pardon, mon commentaire faisait echo à celui de ADM qui faisait lui même référence à un autre post. Désolé. Moi en tout cas, je le lirai, vous m'avez donné envie.
Ecrit par : Emmanuel | mardi, 29 août 2006 00:45
... il n'est pas encore sorti !
Ecrit par : ADM | mardi, 29 août 2006 00:46
A commander ici:
http://www.livres-a-lire.com/Va_mourir_a_Bangkok__-29-21001-21-2article-2211.html
Ecrit par : rep ban | mardi, 29 août 2006 00:48
@Zgur
Désolée je n'ai pas lu ONG de Iegor Gran donc je ne peux comparer mais "Va mourir à Bangkok" c'est drole sur un sujet pathétique . Et tellement bien vu !
Pour les Japonais, j'en ai effectivement entendu parler mais je ne sais pas exactement si cela s'est concrétisé.
Ecrit par : sarah | mardi, 29 août 2006 00:55
Bon, ce fut tranquiille aujourd'hui..
Moi, personnelement, j'ai très envie de lire le livre de notre "jardinier" préféré sur bangkok... il me tarde..
Mais pitié, non, "ONG" de Iegor Gran ? Horreur et damnantion, je n'ai souvent lu un livre qui m'ait autant fait chier (pardon Guy... mais là.. je peux pas...) et vues les cisconstances dans lesquelles j'ai été amené à en parler avec d'autres, jétais rassuré de voir qu'il n'y a eu personne pour défendre ce livre...
Ecrit par : bertranD | mardi, 29 août 2006 01:15
Je suis grand seigneur Zgur...
Ecrit par : g.b. | mardi, 29 août 2006 06:52
@ Martingrall,
le clavier de l'ordinateur doit déconner...je ne comprends rien à la syntaxe du post qui m'est adressé!
Je l'ai lu une fois hier et je le relis ce matin et je n'entrave que dalle ( surtout pas à la liberté de qui que ce soit...)
@ Guy,
la nuit portant conseil , elle n'a fait que renforcé mon envie, mon avis et la relecture de certains passages de ce vieux polar de Ludlum (que l'on prenait pour un fou il y a 25 ans soit dit en passant s'est révélée au-delà du...révélant!)
Je vous conseil donc à tous de lire "Le Cercle bleu des Matarèse"
Ecrit par : gillou le fou | mardi, 29 août 2006 07:36
@ Martingrall,
si le fond du post c'est que Angot ne m'a pas demandé d'être militant , je maintiens que je ne vois pas le rapport avec le fait que voir sa tronche partout et lire se sentretiens pathétiques chaque fois que j'ouvre un journal est très loin au-delà du supportable!
Bien entendu Christine A. n'intervient probablment pas contre les auteurs que je" représente"...
Sauf que les auteurs , je ne les "représente" pas, je les publie! Et ce n'est pas du tout la même chose d'être agent et de travailler pour , et uniquement, l'argent et d'être éditeur et de publier des auteurs parce que l'on pense que leurs textes , chacun dans leur genre , sont indispensables!
Si , en cela , notre métier, bien que je n'aime pas ce terme, est un métier de militant!
Ecrit par : gillou le fou | mardi, 29 août 2006 07:44
Je me rappelle d'un article, reprit maintes et maintes fois dans divers supports de presse, s'extasiant sur l'âge du plus jeune publié de cette rentrée littéraire (qui me prête une batte ?) : un romancier de 25 ans qui a pondu un truc glauque et sombre. Je me rappelle d'une Lolita Pille qui avait fait la même chose à 19 ans et d'un Florian Zeller qui avait publié bien plus que ça au même âge. Ou encore de l'auteure de "Kiff kiff demain !".
Sans polémiquer sur le talent réel ou supposé des uns et des autres, c'est à se demander si les scribouillards propulsés experts ès-littérature ont déja lu autre chose qu'un livre de Tintin avant de couvrir la sacro-sainte rentrée littéraire...
Ecrit par : Triple R™ | mardi, 29 août 2006 07:48
@ Triple R
il faut mettre l'affiche du film sur ce blog!
Ecrit par : gillou le fou | mardi, 29 août 2006 07:56
Il dit qu'il a pas compris... :-
Ecrit par : Triple R™ | mardi, 29 août 2006 08:00
@ Triple R,
"Présidente..."
Ecrit par : gillou le fou | mardi, 29 août 2006 08:09
@ toutes et tous les braves de la tribu jardininière de "Danse avec les houx", un merci chamanique (le premier qui rajoute "ta mère" est privé de rosé pour deux heures.)
@ martingrall
"Va mourir à Bangkok!", c'est "hors Goncourt" ;-))))))))
@ Guy
Grand seigneur est bien bon. Touche ma bosse, grand seigneur... Ca te portera bonheur ;-)
Ecrit par : Fleuryval | mardi, 29 août 2006 08:10
@ Gillou le Fou
Ah, c'est gentil de visiter mon blog :-)
Eh bien, si Guy veut bien aller à la pêche au jpg en ma
modeste demeure de jeune bloggueur prometteur...
Ce serait avec plaisir !
Ecrit par : Triple R™ | mardi, 29 août 2006 08:11
"Kiffe kiffe demain" est un bon souvenir de lecture. La littératue je la consomme essentiellement en poche. Dernières rencontres : Philippe Blondel (1979, Accès direct à la mer) et Olivier Adam (Je vais bien ne t'en fais pas). Je ne lis pas les suppléments livres, alors c'est en fouillant dans les étals que j'ai découvert de premier livre (recueil de nouvelles) d'Ana Gavalda.
Ecrit par : carole | mardi, 29 août 2006 08:55
Gillou le fou, c'est normal, je parle comme je n'écris pas.
Ecrit par : martingrall | mardi, 29 août 2006 10:16
J'ai pensé a "Témoignage" de Nicolas Sarkozy....
Oupsssss j'ai un gage ?
Celui d'éditer le livre de Guy ??? ou de rééditer celui de Voltiers déjà épuisé...
Ecrit par : Alain | mardi, 29 août 2006 21:51
Plus sérieusement... La photo en haut à gauche c'est Marcel Amont jeune ?
Ecrit par : Alain | mardi, 29 août 2006 21:54
A Jérome Godefroy,
C'est marrant cette campagne pour lancer "Jean Eric Boulin".Ce jeune homme était en cours avec moi à Sciences Po et j'avoue que nous ne nous sommes appreciés très longtemps:il a développé pour moi un profond mépris.
Il me paraîssait altier,distant,froid et très rapidement,ne me saluait même plus.
Je reconnais qu'il s'exprimait bien à l'oral et utilisait un vacabulaire précis et châtié.
Un jour,dans les couloirs de l'IEP(c'était vers mars-avril 2003),je lui a demandé:
"Suis-tu des cours supplémentaires?"
Il m'a répondu"Oui,oui d'ailleurs je vais immédiatement en droit public,suivre des cours déjà suivis les années précédentes".
"Pourquoi?".
"Parce que le droit est une matière ouvragée".Il avait donc le sens de la formule.
Pour le reste,je crois pourvoir dire que nous ne nous apprécions guère...
Ecrit par : Julien Tolédano | dimanche, 10 septembre 2006 12:59
Euh... c'est qui ?
Ecrit par : g.b. | dimanche, 10 septembre 2006 13:11
GB,
Un jeune auteur qui sort son premier livre chez Stock et qui a le droit a une belle campagne de promotion(présélection pour le Goncourt...).
Intitulé:"Supplément au roman national"...De bonnes critiques un peu partout.
Mais visiblement,il s'inspire aussi des classiques de l'anarcho-droitisme(Barrès)pour dresser le portrait d'une France à feu et à sang,où les deshérités l'emporteront sur les bobos...Une charge contre les milieux de la pub:Beigbeder...10 pages pour décrire le "gras du cou" de François Hollande.
Bref,je ne suis pas à l'unisson,à l'aune de ce que je connais(et qui n'est pas impeccable,voir sur mon blog)de cet ancien condisciple de Sciences Po...Et visiblement,je ne suis pas le seul...
Qu'en pensez-vous??
Ecrit par : Julien Tolédano | dimanche, 10 septembre 2006 14:46
ben je viens de terminer ce livre et franchement ça ne vaut pas le battage médiatique qu'il y'a autour.......... j'ai vraiment l'impression de de m'être fait avoir !!!! ça c'est sur la campagne de com autour de ce bouquin est impeccable: j'y suis même tombé la tête la première!!!parce que pour ce qui est des idées, et de la tenue du bouquin ben y'a rien de nouveau sous le soleil......... et franchement on a peu l'impression que l'auteur preche pour sa paroisse ( lui même)!!
sinon ramassis de clichés et écriture lamentable ( au vu de critiques je m'attendais à un peu mieux tout de même) et certains côtés de houellebeck ........et pas les bons!!!!!!!!!!!!!!!
donc voilà 15 euros jettés par la fenêtre!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : christelle | mardi, 12 septembre 2006 19:39
heu...................;je parlais de "supplément au roman national" en fait!!!
mais trop énervée!!! dsl!!!
ps: j'aurais du me méfier un bouquin avec un titres si pompeux ne peut aps tenit ses promesses
Ecrit par : christelle | mardi, 12 septembre 2006 19:43
Pas lu, pas le temps.
Ecrit par : g.b. | mardi, 12 septembre 2006 20:14
Nouveau! Envie de dire merci à l'auteur... Découvert grâce à une chronique de Nicolas Rey : Pieds-Blancs de Houda Rouane est à lire, 300 pages et des poussières de bonheur! La vie en mots !!!!!!
Ecrit par : westwood | mercredi, 20 septembre 2006 16:08
chez qui ?
Ecrit par : g.b. | mercredi, 20 septembre 2006 16:11
Pieds-Blancs chez Philippe Rey! J'ai entendu ce matin que l'auteur est invitée à La Matinale de Canal+ ce lundi25... A lire en attendant le prochain!
Ecrit par : westwood | jeudi, 21 septembre 2006 10:27
maintenant Ségolène à la plage !
Ecrit par : elodietoug | jeudi, 23 novembre 2006 18:50
ah juste pour dire un petit mot...pour la personne qui estime que Christophe c'est mieux qu'Hervé Vilard...chacun ses goûts, mais question de carrière, question de qualité du travail, et de chacun a accompli depuis ses débuts, Hervé a toute mon admiration!!! Pour l'avoir rencontré souvent et avoir apprécié autant son talent d'interprète que celui d'auteur, mais aussi pour sa gentillesse après un spectacle, et pour avoir eu tant de patience, à signer toutes les photos, les livres que chacun lui apporte, moi je dis"Merci Hervé, pour ton talent et ta générosité, merci pour ta discrétion et bravo pour avoir su si bien nous faire partager une partie de ton passé, de l'enfance et l'adolescence du petit René...ce n'était pas si facile de se raconter, de mettre sur des pages des souvenirs...lorsque certains font encore souffrir mais tu as tout fait avec talent, et surtout en n'écoutant que ton coeur!! Merci pour tout cela, et on ne te le dira jamais assez" Alors pour l'interprète, Christophe ou Hervé c'est selon les goûts, mais question de l'Ecrivain et de l'être Humain ...Hervé devance Christophe et de loin!!!!
Merci pour tant de bonheur, et merci de savoir nous écouter...même lorsque tu es si fatigué!!!
A bientot toi l'ami que l'on ne rencontre de temps en temps, et qu'on aimerait rencontrer plus souvent!!
amicalement
Claire
Ecrit par : Claire | samedi, 25 novembre 2006 21:12




















