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vendredi, 29 décembre 2006

Cherche esclave informatisé ...

Ce texte, reçu de manière anonyme - on comprendra pourquoi - m'intéresse.

Et le débat qu'il va soulever également.


Un beau matin, sans vraiment trop comprendre pourquoi, j'ai répondu à une annonce. « Cherche correspondant local, résidant à Villemuche, équipé d'un ordinateur et d'un appareil-photo numérique. ». J'étais loin de m'attendre à pareille arnaque.


Villemuche, c'est une charmante bourgade de banlieue. Une ville de 45 000 habitants qui peut s'enorgueillir d'une vraie vie associative et culturelle. Elle a tout d'une grande : son quartier chaud, ses commerçants pas contents, ses militants pleins d'initiatives, son opposition qui s'énerve, sa majorité qui veut temporiser. Certainement des tas de choses à raconter dans un journal. J'appelle, j'envoie mon cv,  je rencontre le boss et je suis pris.

Depuis plus de trois ans, je couvre donc l'actualité du coin avec mes « collègues ». Quelques spectacles, des portraits, un zeste de sport, des réunions publiques, 3 ou 4 « gros » faits divers. Et j'en passe.  Un vrai boulot de journaliste, en fait. Au rayon des corvées, quelques commémorations et autres repas d'anciens. Mes articles sont relus, mais quasiment jamais modifiés.

J'avais à l'époque un autre boulot, un vrai. Je me souciais donc peu de mes honoraires de CLP, ridicules et toujours versés avec un mois de retard. Puis je l'ai perdu, ce boulot. J'en ai profité pour écrire plus. Quatre de mes papiers sont mêmes sortis dans les pages régionales. Mais je n'ai jamais touché plus de 450 euros par mois, sans jamais avoir compté mes heures.

CLP, c'est la misère.

Un correspondant local n'a pas plus de carte de presse que de couverture sociale. Il travaille avec son propre matèriel (pc, connection internet, appareil photo ...). Il officie en tant que « travailleur indépendant », et son activité n'est donc pas régie par le droit du travail. Les grilles d'honoraires sont fixées par le journal.

Supposons que je couvre une réunion publique. Deux heures de présence sur place, une heure au moins de rédaction. Pour simplifier le calcul, j'oublie le temps de déplacement, les frais de gazole et de téléphone. Aux oubliettes aussi les remboursements du matos et les 30 euros mensuels de la TrucBox. Bref, au maximum, je serai payé 6 euros de l'heure.

Parce que pour un papier de 1500 signes, le tarif ici, c'est même pas 20 euros. Un vrai pigiste professionnel touchera lui au tarif syndical  60 euros : trois fois plus. Et même en réalité six fois plus, parce que son employeur devra s'acquitter des cotisations patronales. Encore heureux, me direz-vous. Et comment donc !

Sois mauvais, camarade !

Parmi les CLP j'en connais quelques uns qui ont trouvé la solution : en faire le moins possible. Eviter de se déplacer. Téléphoner, se faire envoyer les photos ou même des articles rédigés. Ou mieux, raconter de l'intérieur. Etre par exemple président d'une association des boulistes, et faire soi-même le compte-rendu de l'AG dans le journal. De toutes façons la rédaction se fout parfois complètement de savoir si l'on est juge ou partie lorsqu'on écrit un papier.

Les histoires de connivence entre politiques et journalistes prennent bel et bien leurs sources dans les pages locales de Villemuche. Béatrice Schönberg à côté de Léon Dugenou, c'est une enfant de coeur.

Alors voilà, la Presse Quotidienne et Régionale (PQR) se gave sur le dos de 26000 correspondants payés à coup de matraque, considérés comme des sous-merdes par les lecteurs et par les rédactions. Pour les journaux c'est le rêve. Le travail au noir institutionnalisé : au diable cotisations, fiche de paye, syndicat et droits à la formation. Mille fois mieux qu'un CPE/CNE.

Or, que demanderait le CLP de base ? Le smic et une fiche de paye. Voire même un zeste de formation. Y'a-t-il vraiment de quoi casser trois pattes à un canard ? Et ne serait-ce pas mérité ? Après tout ce sont bien les correspondants locaux qui font tourner la boutique : je ne crois pas un instant qu'on achète la Montagne, le Daubé ou Ouest-France pour leurs pages nationales et internationales.

Albert, CLP dégoûté.

P.S : quelques infos supplémentaires à glaner sur le site d'Acrimed, chez un collègue CLP ou encore sur le site de la CNT .

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Quelques liens utiles

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Trackback par : Le blog d'un clp nrv | mercredi, 03 janvier 2007

Commentaires

@Ben oui Guy...
En province les correspondant locaux ne sont pas considérés comme journalistes. Ce sont souvent des femmes au foyer qui potinent un peu et existent socialement par ce biais. Parfois des mecs aussi (les filles on ne se fâche pas dès le matin!). Ce sont eux qui remplissent les pages locales. Les "journalistent"eux recopient en partie les dépêches afp pour les pages Nat et Int. Certains travaillent un peu, passent au commissariat, chez les pompiers et au stade...
En gros c'est comme cela que fonctionne la PQR...
En grande partie grâce aux correspondants, qui travaillent d'ailleurs, ceci dit en passant, de manière tout à fait illégale...mais tolérée.
Parce que la PQR c'est aussi un vaste réseau de communication. Avec une grosse concentration. Et qu'exister en France, politiquement par exemple, s'est s'appuyer sur la PQR.
Maintenant, c'est totalement intégré aux campagnes (de manière nationale je veux dire) et un titre de PQR, c'est bien commode pour faire une déclaration du style " j'y vais ou pas" "avec l'UMP ou pas" ect ect
Je vous laisse dévellopper sur ce thème ;-)
Pour clore, les titres nationaux et les mensuels rêvent de faire basculer une telle possibilité "d'esclavagisme" à leurs pigistes.
C'est d'ailleurs souvent le cas pour leur version internet.

Bonne journée à tous.

Ecrit par : mclane (e-meute) | vendredi, 29 décembre 2006 08:37

Dans mon canton, il est vrai que les correspondants locaux du MidiLibre que je connais sont des personnes qui savent bien écrire certes, mais retraités et titulaires d'une belle retraite...

Je sais aussi que certains de ces correspondants locaux ont vu leurs contrats rompus du jour au lendemain, pour cause de désaccords politiques et/ou idéologiques avec leurs responsables locals (le rédac en chef de l'édition locale).

Texte interressant. un peu de colère, mais interressant tout de même, je n'avais pas vu les choses sous cet angle...

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 29 décembre 2006 08:38

Cela fait quand même un p'tit bout'temps que le SMIC sert de gabarit haut de la rémunération, les boulots proposés étant que des % de SMIC. Alors cela ne m'étonne plus, je commence à trouver cela normal vis à vis de notre participation au marché mondial. Je pense surtout que le différentiel se ferat en qualité de vie et en mutation de la consommation.

Ecrit par : Philippe68 | vendredi, 29 décembre 2006 08:51

Entre les éditorialistes et rédacteurs en chef qui attendent ce que dit la presse parisienne pour choisir leur sujets, les pigistes qui sont mal payés et les CLP qui sont exploités, comment s'étonner de la qualité déplorable en général de la Presse Quotidienne Régionale française ?

S'ajoute à cela quasiment partout, le monopole local d'un seul journal, rarement critique envers les pouvoirs locaux.

Alors comment vont les ventes de la PQR ces temps-ci ?
Pas terrible ?

La faute à internet ?

Encore et seulement Internet ?

Mwaarf !

Zgur

Ecrit par : Zgur | vendredi, 29 décembre 2006 09:37

450€!!! Il s'est goinfré!
J'arrive péniblement à 200€. Et je ne risque pas de voir mon contrat rompu, je n'en ai pas. Mais bon, en bonne crevarde que je suis, 200€, c'est toujours ça à prendre, même si cela me coûte quelques soirées en semaine.
Ceci dit, mes papiers sont bons : les autres canards du secteur m'on tous proposé de bosser pour eux... avec le même non-statut! Donc merde! Une carte de presse, sinon rien!

Ecrit par : Le Monolecte | vendredi, 29 décembre 2006 09:37

OUI, et les CLP sont révocables sans autre forme de procés.
Ainsi, celui de cette petite ville de Z* qui se vit remplacer du jour au lendemain par le conjoint de l'adjointe au maire.
Et le journal municipal peut reprendre désormais les articles en fac similés, sous le titre on parle de nous dans la presse !

Ecrit par : borneo | vendredi, 29 décembre 2006 09:37

Les CLP sont les moteurs de la presse de quartier! Ce sont eux qui déclenchent l’achat du titre. Ce dont se foutent les patrons de journaux bien emmitouflés dans leurs subventions d’avec notre, enfin leur ‘notre bel argent’.
Pour les patrons aussi c’est au moins tu en fait au plus tu touches. Bon pas le même fond, mais on va pas chipoter.

Ecrit par : martingrall | vendredi, 29 décembre 2006 10:02

il faut lire Pour les patrons aussi c’est au plus tu en fait au moins tu touches. Vous aviez transformé vous même:-))))

Ecrit par : martingrall | vendredi, 29 décembre 2006 10:05

Bonjour Guy, Bonjour à Tous,

Je comprends tout à fait tout ce qui relève de la "complainte" etc..., mais n'est ce pas devenu un sport national dangereux et surtout contreproductif ?
C'est d'autant plus troublant dans un pays non seulement riche mais dont les institutions et le droit commun sont des pus organisés dans le monde !
Vu le nombre de manifestations syndicales et autres grèves dans ce pays ça devient presque génant d'avoir à lire "un truc pareil" !
Non pas que je remette le bien fondé d'une contestation mais dans ce courrier anonyme son auteur lui meme n"est déterminé que par une "culture ambiante" de la complainte sans jamais se référer ni au Droit du Travail, ni aux conventions collectives qui existent dans la PQR, ni à un accord d'entreprise, ni à l'urssaf, ni au code APE et SIRET ou SIREN de son "employeur", ni à la responsabilité d'élus locaux, d'administrations (ANPE, ASSEDIC, INSPECTION DU TRAVAIL, DDTEFP, TRIBUNAL DES PRUD'HOMMES ET QUE SAIS JE.....)
C'est ce tout qui me choque !
Je suis moi meme pigiste via le net et je bosse au "forfait" classique par exemple !
Je reçois mes fiches de paie et comme tout pigiste j'ai reçu la semaine dernière mes points de retraite correspondant (Arrco-Audiens-Anep-Presse...) et je reçois également les offres spécifiques de Mutuelles Santés pour Pigistes et Journalistes affiliés etc....
Un Correspondant Local se devrait au minimum de bénéficier de ce type de Régime et de Rémunération et de prise en charge et ce dans l'interet meme de on employeur !
Ou sont les syndicats dans cette histoire ?? Les institutions ? La référence au droit ??

L'esprit de "lutte" minimum n'est pas tant de "rouspéter" sans cesse à hue et à dia !!!
L'esprit de lutte au minimum est de FAIRE VALOIR SES DROITS ! LE DROIT jusqu'à le cas échéant provoquer "jurisprudence" s'il s'agissait ENFIN de régulariser A L'ECHELLE NATIONALE CETTE MINUSCULE QUESTION DES Correspondants Locaux de la PQR !
Il serait temps de créer une branche syndicale de coordination nationale par exempe si ça n'existe pas !
Les règles du bon sens où sont elles passées ???
C'est plutot ça qui me fait flipper dans notre pays ! Ce manque de "réaction minimum normale" partant du préjugé irrationnel que tout est pourri !!!
C'est dingue !!
Si j'avais le code APE de cet employeur je réglerais la question dans la journée en allant voir quelle conviention collective régit ce code APE !! On ouvre pas un journal sans "cadre légal" bon sang !!! Nous sommes dans un état de droit faut il s'en souvenir !!!!

Ecrit par : Malbrouck | vendredi, 29 décembre 2006 10:07

Juste comme ça pour info, à l'instar de Daubé pour Dauphiné Libéré, en Bretagne pour Ouest France on dit familèrement Ouest-Torchon ou Ouest-Torch, ou encore Ouest-cul ! Ah les coutumes orales !

Ecrit par : Stef | vendredi, 29 décembre 2006 10:09

Tiens encore une niche sociale à laquelle je n'avais pas pensé.

Tous les moyens sont bons pour exploiter.

Je pense que dans la presse nationnale, c'est les stagiaires, non ?

La PQR, c'est quand même avant tout un genre de crieur publique, un recueil de communiqués. C'est bien utile, mais je comprends que ça énerve ceux qui ont encore une certaine estime de la presse.
Mon estime de la presse, moi, elle a fondu plus surement en lisant Libé que le Télégramme de Brest, que je continue à lire, lui, au bistrot. Quand il n'est pas déjà pris. C'est qu'il a du succès, le cochon.
Sinon, c'est l'Equipe, et j'aime pas le foot.
Alors c'est un café, j'attends le Télégramme, un deuxième café pour la lecture. Oui, un expresso, ça suffit pour survoler les pages d'info générale que de toute façons on connait déjà, le record de vitesse à contre sens de la voie expresse de la préfecture, les faits divers du chef-lieu, au cas où on connaisse celui qui a tabassé sa femme, et les comptes rendus des assos de la commune.

En fait la presse régionnale, elle est lue parce qu'elle sert à quelque chose.

Libé, à part le numéro spécial Angoulème, ...

Ecrit par : Franssoit | vendredi, 29 décembre 2006 10:12

le problème est qu'il s'agit de personnes isolées et que leur seule lutte possible est le refus, le trou étant rempli par un autre
le même principe que pour les sous traitants de sous traitants de sous traitants dans le bâtiment
les bonnes maisons (firmes éditoriales ou du bâtiment ou de service) se font grace à l'individualisme plus ou moins forcé des soutiers

Ecrit par : brigetoun | vendredi, 29 décembre 2006 10:15

Le Monolecte

Ce qui me gène dans ce brouillard "pigistes et compagnie" c'est que j'ai eu à découvrir bien trop de conventions collectives que j'ai passé un temps fou à éplucher en deux années de Pigisme !
Ca bouge quand meme un peu et le syndicat majritaire des Journalistes fait assez régulièrement référence à la situation spécifique des pigistes !
Mais faut aussi se bouger !
Alors bien sur dans ce pays celui qui se bouge pas il peut crever c'est clair !!
Mais quand meme maintenant avec le Net on a bien plus de moyens pour faire bouger tres vite les institutons le cas échéant !
C'est donc sur notre culture de la "lutte" et notre rapport au "pouvoir" qu'il faut faire bouger les mentalités !

Ecrit par : Malbrouck | vendredi, 29 décembre 2006 10:16

D'accord avec Malbrouck, pour "lutter", il faut prendre du temps, s'organiser, contacter les autres correspondants locaux, etc
Mais c'est le seul moyen de faire avancer le schmilblick.

Envoyer un mail et se plaindre : on trouve toujours plus malheureux que soi (cf. 200 euros vs 450 euros). Et la réponse peut toujours être : si vous n'êtes pas content...

Rechercher ses droits (qui existent dans l'Etat de droit qu'est la France), ça demande plus de temps, mais au bout, on peut obtenir une reconnaissance (sous + carte de presse).
D'ailleurs, je croyais que la carte de presse, c'était les individus concernés qui en faisaient la demande en démontrant qu'ils publiaient des articles ?

Ecrit par : Photine | vendredi, 29 décembre 2006 10:34

Telle est la France, avec les privilégiés et les intouchables

Les Brahamnes de la Médiarchie font des ménages pour 4000 euros la séance, deux ou trois heures de présence,

Les intouchables de la pige gagnent la même chose en une année, avec 1000 heures de travail

Et la France se dit héritière des Lumières, mon cul ! c'est le la d'Inde ?

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 10:51

J'avoue être plutot d'accord avec Malbrouck sur un point : nous sommes dans un état de droit. Et il faut avoir la force de dire à un moment : 'euh, vous me faites chier là', mais c'est pas facile...

L'an passé, à cause de mon travail, je suis tombé malade. C'était sympa, je me suis levé un matin et tout tournait... C'était joli, mais bon j'ai finis quelques jours à l'hopital, avec arrêt de travail. J'aurais du me battre, mais je ne l'ai pas fait. Parce que la peur, parce que seul contre tous, parce que une conscience professionnelle à la con qui fait qu'on continue à bosser, parce que pleins de choses...

Je me suis syndiqué depuis, et j'ai changé de travail. Je vois comment j'ai été traité : pas pire que d'autres salariés, mais quand même... Et je n'ai rien fait, sinon fuir. Ma meilleure amie est dans la même situation. Une entreprise de 10 personnes avec un patron voyou. Le harcélement, il y est en plein dedans. Il l'oblige à travailler jusqu'à 22 heures tous les soirs en semaine. Et elle est payée à peine plus que le SMIC.
Je lui dit : "bouge toi", mais elle me dit "à quoi bon... ?". "si je bouge je perds mon emploi", "je suis seule et lui est patron, il me changera", etc... C'est affreux et attroce. Elle tombe malade, et j'ai beau assister aux réunions de la CGC du Gard Rhodanien, je vois que j'ai pas de pouvoir, à part la violer professionnellement parlant et lui faire faire ce qu'elle ne veut pas...

D'une situation scandaleuse je parle d'une autre, mais le constat est le même : des gens se font, volontairement ou involontairement, abuser et des personnes profitent d'elles. Mes amis correspondants locaux, bons et joyeux retraités, profitent du systèmes eux et n'iront pas se plaindre. Mais quand même...

je vous souhaite à tous une bonne journée

PS : je croyais qu'il y a pleins de procédures et criteres à remplir pour avoir une carte de presse, non ?

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 29 décembre 2006 10:53

60 euros les 1500 signes pour un vrai pigiste professionnel au tarif syndical ?
N'exagérons rien, quand ça tourne autour de 40 euros bruts c'est déjà bien, le tarif syndical pour les pigistes professionnesl encartés et tout.

Ecrit par : rocky | vendredi, 29 décembre 2006 10:53

On pourrait aussi parler des stagiaires dans l'édition, hein... ;-)

Même problème : quand tu commences à demander que soient respectés tes droits, t'as beaucoup de "chances" de virer, parce qu'il y en a 50 qui attendent devant la porte pour prendre ta place. Après, tu peux toujours tenter le coup aux Prud'hommes, si tu es suffisamment teigneux, informé, et résistant. Parce qu'en face tu as des adversaires bien mieux armés que toi, bien plus disponibles, et puis il y a aussi l'inertie du dispositif, très minant...

Par ailleurs, j'ai l'impression, pour ma part, que l'anonyme en question "dénonce et informe", plutôt que "se plaint".

Ecrit par : ko | vendredi, 29 décembre 2006 10:54

Et bien moi j'étais au courant puisque c'est ainsi que j'ai débuté à Ouest France ds le 72. Je pense qu'il peut y avoir un aspect positif et un autre négatif.
- le premier c'est que ça m'a permis, jeune, de me faire de l'expérience. Parce qu'ils prennent justement les gens qui n'ont pas forcément la formation adéquate. Pour démarrer et de façon temporaire, moi je suis pour. Je crois donc que si tu tombes sur une bonne antenne l'expérience est profitable (apprentissage du terrain+formation par ton rédac chef). A Paris, ce n'est pas trop possible.

-le second : c'est sûr que les tarifs des piges ne sont pas élevés. Et que personne ne peux vivre avec...

Ecrit par : Alexia | vendredi, 29 décembre 2006 10:57

Une anecdote,

J'ai été recruté pour faire des cours de philo dans un bahut privé hors convention EN, 17 euros bruts de l'heure, 4 heures/semaine

après 7 semaine, le CDI a signer, 100 euros/mois (les semaines de vacances plus 5 semaines de bac plan sont pas comptabilisés, c'est donc une moyenne annuelle), impossible, j'appelle le directeur et demande un salaire double sinon je me casse, il se met en colère, et me dis que des types comme moi, il en ramasse à la pelle dans la rue

voilà, rapporté à un temps plein de certifié (18 heures) j'étais payé 450 euros, ça le fait, avec un doctorat de philo. Dieu merci, je parviens à survivre et dispose d'un psychisme en bon état. Je me demande parfois pourquoi il n'y a pas des dizaines de Richard Durn...

La suppression du service militaire c'était peut être ça, apprendre aux jeunes à manipuler une arme, ça peut donner des idées au futur crevards.

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 11:04

La révolution armée, y a que ça de vrai.
A force, quand Le Pen ne sera plus là pour agréger les mécontentements, c'est dans le sang que ça va finir.

Ecrit par : Column | vendredi, 29 décembre 2006 11:14

tu as été exempté de l'armée Column ? On espère

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 11:18

Rocky

Je bosse au forfait net de 50 euros pour 1500 signes ! C'est grosso modo la règle ! Celui qui n'est pas satisfait se devrait d"éplucher les conventions collectives et convoquer une réunion syndicale pour cette "branche" pour faire fusionner au plus haut comme l'exige le droit !! Mais comme personne bouge son cul dans ce pays de raleurs de prisunic on est pas sortis de l'auberge !!
L'ironie de l'histoire c'est que ça concerne des "journaleux" !!!!
Faut le faire lorsque je songe aux vraies luttes syndicales dans ce monde ouvrier du Nord Pas de Calais composés d'illettrés, d'analphabètes migrants et qui au quart de tour ont fait trembler comme jamais le gros patronnat (je ne vous parle de la PQR à la noix )!!!!!
C'est un monde quand meme ce truc !!!
Quelle honte générationnelle que nous sommes !!! Geindre c'est tout ce qu'on est fichu de faire !!!
Putain quelle aubaine si je fus à la place de ce brave anonyme !!! C'est un coup sur mieux qu'au tiercé son histoire !!! Aux prud'hommes le minimum légal c'est 6 mois brut sans compter les dommages et interets !!! En plus avec la PREUVE irréfutable d'une annonce emploi QUASI ILLEGALE dans la presse !!!!!!!!
Basta !!
On a la rolls mondiale de l'arsenal juridique !!!! Ca suffit !!!
Bonne journée !!!

Ecrit par : Malbrouck | vendredi, 29 décembre 2006 11:28

Les intouchables de la pige gagnent la même chose en une année, avec 1000 heures de travail

Et la France se dit héritière des Lumières, mon cul ! c'est le la d'Inde ?
Ecrit par : Fulcanelli |

J'ai toujours été stupéfait d'une chose en France : notre hypocrisie. Il y a des années déjà que nous avons basculé dans la non transparence. On aime le baratin, les grandes déclarations, les belles larmes devant le micro mais sur le fond des choses on est toujours à côté de la plaque.

- Notre syndicalisme est à cette image : il gesticule beaucoup fait de la réthorique mais ne se mobilise pas pour les chômeurs, les travailleurs pauvres, les jeunes exploités, tous les nouveaux outsiders. Il est donc déserté par celles et ceux qui en auraient le plus besoin. Il est donc le plus faible d'Europe.

- Notre appareil de statistique est archaique. Ainsi, L'insee nous dit que les prix n'ont pas augmenté depuis le passage à l'euro et les chiffres du chômage prêtent à sourire même de Cuba - il suffit d'aller voir dans nos anpe, dans nos rues, dans les associations d'aide pour constater que la réalité ne correspond pas aux chiffres annoncés.

On a donc le plus mauvais du système anglo saxon et vraiment rien de bien du système nordique.

Ainsi, 100 000 sdf vont se retrouver à poser des tentes de partout sinon on nous raconterait que les sdf c'est réglé ou disparu alors que chacun en cotoie au moins un par jour dans chaque rame de métro ou aux abords des périphéries.

Nous sommes toujours obligé de rendre visible, de mettre en lumière ce qui est occulté, nié, éludé, manipulé, caché. Le réel est tronqué. D'ou la méfiance grandissante des citoyens devant les grandes déclarations médiatiques.

Tiens, on pourrait raconter les rédactions qui se gavent de stagiaires bon marché (le stagiaire corvéable qui taffe pour une carte orange ! ça aussi c'est un vrai sport national et les faux-culs sont nombreux) !

Ecrit par : Jaaaaaames Broown | vendredi, 29 décembre 2006 11:29

Correspondant local, j'ai fait ça durant plusieurs années en parallèle avec mon boulot de prof avant de devenir journaliste. C'est pas grassement payé mais ça peut-être sympa, à condition de le vivre comme un complément de ressources ou, sinon comme un loisir, un job qui permet de découvrir tous les aspects de la vie locale, voire une découverte du journalisme. Dans ce canard (la NR), les règles du jeu étaient claires dès le départ avec barème, indemnités de déplacements (presque plus rentables que le job lui-même !) et sans ambiguïté : les honoraires de CLP ne sont ni des piges et encore moins des salaires. L'affaire se vit plutôt bien en général tant qu'elle ne devient pas la seule ressource du correspondant. Et de fait, le "profil" idéal est du genre retraité ou instituteur du village ou tout sédentaire avec d'autres ressources qui dispose de temps et aime le contact avec les gens.
Là où ça se gâte, c'est quand un CLP n'a pas d'autre job. On comprend que le zigue soit alors tenté de "tirer à la ligne", d'amplifier des micro-événements, de gruger par exemple sur les compte-rendus de conseils municipaux (le plus long à faire, même si c'est moins mal payé que le reste) en s'attribuant le c-r rédigé par la mairie et j'en passe. Devenu journaliste à SO, j'ai vu toutes sortes de cas !
Blague à part, aucun journal régional ne pourrait actuellement payer ses correspondants au prix des piges. Parce que la collecte des infos locales repose sur ce réseau d'informateurs forcément nombreux pour quadriller le terrain. Parce que les CLP ne sont pas des journalistes et que le temps est révolu où certains "gros" correspondants de bourgades sont arrivés, à force d'assiduité et de forcing, à devenir localiers (je connais un cas, toujours en exercice). Pour cela, il faudrait d'abord faire reconnaître à la commission de la carte d'identité des journalistes professionnels (ccijp) qu'on tire la totalité de son maigre gagne-pain de ses activités journalistiques. Ensuite, une fois la carte de presse obtenue, convaincre son employeur que maintenant, c'est plus le même tarif ! Mais là évidemement, ça coince, les patrons de presse n'étant pas des philanthropes... Je comprends Albert et les gros correspondants de secteur, là où le journal ne pourrait ouvrir une agence mais où il y a un travail considérable. Il faudrait créer un statut de "super-correspondant" ! Mais s'il bosse dans une ville de 45000 habitants, il y a forcément une agence et des journalistes dont fort peu d'espoir...
Bien plus scandaleuse que les CLP est la situation des journalistes pro (souvent avec école de journalisme et carte de presse) qui bossent dans les hebdos régionaux ou départementaux pour des salaires à peine supérieurs au smic pour des horaires... disons, qui sont ceux de la profession ! Là, m'est avis qu'il n'ya plus qu'à changer de job...

Ecrit par : Fraise des Bois | vendredi, 29 décembre 2006 11:29

James, il y a quelque chose d'horrible, et plein de témoignages, les gens s'en foutent du chômage, enfin, les gens qui ont un emploi. Quand les collègues partent dans le train pour l'ANPE, ils les oublient et si la France continue à tourner ainsi, c'est parce que les gens s'en foutent des chômeurs et les syndicalistes jouent là-dessus, aller dans le courant populaire, c'est plus confortable si on veut un fauteuil avec prébendes

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 11:32

Ceci dit TOUT CITOYEN peut envoyer "ses billets" à la Presse Locale depuis toujours !!! Lorsque ça plait c'est contractualisé et diffusé point barre !
Meme en presse nationale je pense que ça continue à exister ce "principe" !!
Rien de nouveau sous le soleil !
Et comme le dit Alexia très justement ça dépanne !
Lorsqu'on se sent lésé il y a le Droit rien que le Droit toujours le Droit !!
Une régle commune et un réflexe dans un "pays normal" !!

Ecrit par : Malbrouck | vendredi, 29 décembre 2006 11:34

A tous ceux qui sont exploités comme correspondant local et n'ont pas de status, de carte de presse ni rien, sont considérés comme travailleur indépendant, etc, pourquoi pas mener la logique jusqu'au bout : monter chacun une petite entreprise individuelle ou même une micro entreprise (pas compliqué à créer, ni trop lourd à gérer) et FACTURER chacun de ses papiers en prenant en compte la charge de travail, les frais kilométriques et de matériel, les charges sociales, la TVA...
Certe, ça demande un temps de rodage et si possible une semaine de formation auprès d'une chambre de commerce et d'industrie pour se familiariser avec les aspects administratifs et comptables. Mais au moins, une fois ça fait, vous pouvez vous présenter face au directeur du journal en temps que professionnel et négocier avec lui d'égal à égal. Par contre, il faut savoir qu'avant de se faire de la sorte une rémunération qui avoisine ne serait-ce qu'un demi SMIC, il va falloir trouver si possible plusieurs clients (journaux donc) et ne pas ménager sa peine.

Ecrit par : Nathalie | vendredi, 29 décembre 2006 11:35

Combattons le mal par le mal !

Les CLP n'ont qu'à arrêter de travailler. Il n'y aura plus de contenu dans la PQR. Et les gens n'achèteront plus les journaux... Et les feuilles de choux à Hersan et compagnie couleront...

La solution reste simple... Elle est financière...

Ne consommons plus et aidons à ne plus consommer... Ainsi, les choses changeront...

Bonne fin d'année à tous !

Ecrit par : Freddy | vendredi, 29 décembre 2006 11:36

quand je pense que ma fille fait des études journalisme....bon...ben...je ne suis pas prête de lui supprimer ses subsides mensuels...mauvaise pioche !

petite remarque : on a pas forcément de meilleurs articles sur l'international dans les pages des journaux nationaux que régionaux...

Ecrit par : lesyeux | vendredi, 29 décembre 2006 11:55

ahhhhh, c'est grave. C'est terrible. C'est horrible...

Et demain, on aura les médecins de campagne qui s'en sortent moins bien que les médecins de ville ?

Le CLP, son boulot, la plupart du temps, c'est de servir de relais des informations de terrain, de répercuter (je le sais bien) les communiqués de presse du député du coin, de dire que la brocante annuelle commencera vers 10h, que Monsieur X, 12eme adjoint au Maire, sera présent, ainsi que la 16eme dauphine de Miss Fromage d'auvergne, de faxer le compte rendu du match de Basket du samedi soir, écrit par le manager du club qui recoit, etc.

Je ne sais pas, mais pour moi ils n'ont jamais été des professionnels...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 11:56

Les yeux

Pas de catastrophisme non plus et ta fille a choisi non seulement une formation de très bon niveau multidisciplinaire et un superbe métier si elle décide à l'issue de sa formation d'etre journaliste ! C'est tellement vaste le journalisme !
C'est la passion qui est importante dans la vie et pas forcément le "retour sur investissement" ;-))
Ta remarque sur le contenu dans la presse régionale est très juste et ça me renvoit au récent débat sur les journaux tels 20 Minutes, Métro etc... tant ils furent à l'époque décriée et deviennent peu à peu des "références" !
J' y vois un avenir plus large encore avec l'interconnexion évidente d'internet tant le journalisme trouve avec le net un support TOUT EN UN assez extraordinaire !
L'aventure sera belle je pense !
Franchement j'aurais pu avoir un fils ou une fille et dans le respect de l'autonomie j'aurais révé qu'il devienne ou Journaliste ou Avocat !!
Bravo pour ce que tu offres à ta fille !
Avec ton pseudo elle est presque condamnée à devenir une super journaliste ;-)))

Ecrit par : Malbrouck | vendredi, 29 décembre 2006 12:07

Si esclave à 450 euros ou à 200 euros (!) tu es parce que tu l'acceptes, esclave tu resteras.

Les syndicats et les Prud'hommes, c'est pas fait pour les chiens. Faudrait peut-être apprendre à vous battre, les gars. 26 000 correspondants locaux, c'est pas rien. Faîtes au moins un site internet. Ensuite une manif à Paris. Bref, organisez-vous, sinon vous allez juste continuer à pleurnicher... 10 ans max... parce qu'après Arnaud Lagardère a déjà annoncé que la presse papier aurait disparu à cette échéance. Moi, je tablerai davantage sur 5/6 ans. Après, ne restera que du torchon gratuit en veux-tu, en voilà, et de l'Internet plein de pub ou avec des pseudo sondages à la con pour être gentiment fichés (et revendus sous forme de base de données) l'air de rien. On appelle cela de la presse de contenus... cherchez donc le fond...

A que j'aime la France de demain. Vraiment, je l'aime déjà. Comme nous allons être heureux.

Ecrit par : Anne | vendredi, 29 décembre 2006 12:10

Les journalistes (ou CLP) sont un des nombreux exemple d'une lutte contre le droit du travail. Dans la presse c'est du velour, tout le monde veut passer à la télé ou avoir son nom dans le journal...c'est la gloire, surtout qu'en on a un boulot à côté, ou bien que l'on sert des intérêts qu'il est bon de relayer dans la presse (je suis opposé au lobbying), ou bien que l'on a du temps de libre pour se "rendre utile" sans trop se psoer de questions. C'est plus facile de payer dans ces conditions avec un lance pierre; j'ai déjà entendu un de mes patron dire "mais tu as l'honneur de travailler pour moi"...mais là, ça fait pas manger, lui ais-je répondu, je souhaites une augmentation, ce sera tout à votre honneur ! Je suis parti du boulot.
Il ya un mouvement international pour aller vers moins de salaires (pour les bas salaires, bien sûr) justifié par la nécessité du prix bas pour le consommateur...jusqu'où irons nous ?

Ecrit par : dominiq | vendredi, 29 décembre 2006 12:18

@Bruno

"Et demain, on aura les médecins de campagne qui s'en sortent moins bien que les médecins de ville ?"
Parce que vous pensez que ce n'est pas déjà le cas depuis longtemps?

Ecrit par : catherine | vendredi, 29 décembre 2006 12:28

La seule chose qui marche dans ce pays, c'est : la rue ! (remember 1995)

Les Enfants de Don Quichotte élargissent leur champ d'actions à toute la France
LEMONDE.FR avec AFP

Vraiment bravo à ces mecs-là. Sans doute le seul événement vraiment utile et positif dans cet pré-campagne. Et pourtant, j'étais plus que sceptique.

Pour signer la Charte (qui fait un peu office de pétition) : http://www.lesenfantsdedonquichotte.org

Ecrit par : Anne | vendredi, 29 décembre 2006 12:33

@ Catherine : si, bien entendu (enfin pas partout...), mais je ne suis pas certain que ce soit un sujet pour un appel au secours. Concernant la médecine de campagne, c'est surtout le renouvellement des médecins qui est un probleme urgent...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 12:33

@ Anne : J'essaye vainement de lancer un camps de tentes a Strasbourg, mais ce ne sont pas les volontaires qui se pressent ! C'est comme pour la soirée de noel pour les plus démunis : on était cinq bénévoles seulement. Une honte. Bref...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 12:37

Bonjour à tous,

Quelques éclaircissements rapides suite à vos post :
- les femmes au foyer, retraités, fonctionnaires et agents municipaux formaient il y a encore peu de temps le gros de la troupe des clp. Aujourd'hui on trouve de plus en plus d'inactifs qui voient là une manière d'améliorer vaguement leurs revenus, et comme c'est un travail "public", celà leur permet aussi de voir du monde et pour certains de retrouver un job (service com d'une mairie). Mais c'est aussi pour d'autres, qui croient encore au Père Noël, l'espoir de rentrer dans la profession par la petite porte
- la plupart des clp travaillent de manière légale. La loi est très claire à leur sujet : ils ne peuvent pas être salariés, n'ont pas droit à des primes, ne sont pas journalistes. Ils sont obligatoirement travailleurs indépendants, comme un vendeur de frites, mais le montant de leurs honoraires est fixé par le journal. C'est inscrit dans la loi !
- il est tout à fait possible pour un clp d'engager des actions prudhommales s'il estime remplacer un journaliste. Il pourra peut-être même être intégré en tant journaliste dans sa rédaction. Alors là, bonjour l'ambiance ! Je me vois pas dans cette configuration, à me retrouver au placard dans une agence de même pas 10 salariés qui me regardent de travers du soir au matin. Et encore faudrait-il que ça marche
- le problème d'une action collective, c'est que tout le monde s'en fout, et surtout les retraités, trop contents de toucher quelques centimes de plus en continuant à faire un boulot intéressant malgré tout.
- Clp, c'est aussi un piège. Si l'on veut faire son travail correctement, on y passe des heures. Et ces heures ne seront jamais payées. Par contre si les papiers rendus sont pourris, la rédaction se fera un plaisir de vous le faire savoir. La seule manière de rentabiliser un tant soit peu le temps passé, c'est de ruser, de biaiser. Et c'est ainsi que la PQR est devenue ce qu'elle est : un média de complaisance.
- Elle est aussi devenue un média de complaisance parce que, pour avoir leur entrée dans les manifestations municipales, il faut pas être trop méchant avec le maire. J'avais il y a quelques temps un peu développé les critiques de l'opposition sur un sujet qui tenait à coeur au maire. Pendant trois mois j'ai pas pu rentrer dans une seule manifestation de la mairie.
- pour se rendre compte de la manière dont la loi encadre l'activité, un petit détour par les textes officiels s'impose (accrochez vos ceintures) : http://sipm-cnt.org/article.php3?id_article=297

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 12:45

C'est fou ce que je trouve le porte parole des enfants de Don Quichotte antipathique, désagréable, limite haineux... Cela ne me donne pas envie d'avoir de l'affection pour cette action, qui ne fait pas tant l'unanimité que ça en plus. Et je trouve ça dramatique, car la situation est trés grave.

Sinon Anne, tu as raison, les syndicats et les prudhommes ne sont pas fait "pour les chiens" comme tu dis. Néanmoins, c'est difficile et un vrai parcours du combattant quand tu te sens floué comme ça. Et psychologiquement, c'est con à dire, mais c'est pas facile.
Mais ouais, faudrait des syndicats plus efficaces et moins betement politisés et conservateurs que ce que nous avons en ce moment. Des vrais syndicats, au service des travailleurs et salariés... C'est le mec de droite qui dit ça : la félicité de Noel sans doute ^___^

Bonne aprésmidi à tous

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 29 décembre 2006 12:47

Sans les « correspondant(e)s pas de PQR.

J’ai été pendant 4 ans journalistes au Progrès de Lyon. Pratiquement tous les correspondants étaient des retraités ou exerçaient un autre métier (enseignants le plus souvent). Je n’ai connu qu’un exemple d’un correspondant « jeune » dont l’ambition était de devenir journaliste. Ce qu’il devint d’ailleurs au bout de quelques années. La rémunération des correspondants ? Il y avait déjà il me semble des remboursements de frais comme les pellicules photos. Ce journaliste « apprenti » dont je parlais devait toucher des « honoraires ».

Le « scandale » avec ce journaliste en herbe, mais non reconnu en tant que tel, c’est qu’il couvrait l’une des banlieues les plus importantes de Lyon, Vénissieux. Avec plusieurs journalistes nous avions remis un rapport à la rédaction en chef pour l’alerter sur cette non couverture des banlieues par des journalistes professionnels, proposant un redéploiement de la rédaction. Evidemment il n’y eut aucune suite.

Quand j’étais à l’école primaire (années 50), l’un de mes instituteurs était correspondant de la Nouvelle République.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 12:49

@Albert : "et surtout les retraités, trop contents de toucher quelques centimes de plus en continuant à faire un boulot intéressant malgré tout." --> VOilà peut etre une grosse partie du noeud du probleme : beaucoup sont satisfaits de cette situation.

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 29 décembre 2006 12:49

@ Falconhill : oui en effet c'est une grosse partie du problème. C'est un boulot passionnant pour peu qu'on s'y investisse un peu. Et c'est bien là-dessus que jouent les rédactions. Mais si je suis passionné d'informatique, et que je m'éclate à faire de la maintenance, est-que j'ai pour autant le droit de bosser pour 2 euros de l'heure dans une boite d'informatique au seul prétexte que je sois passionné et à l'aise financièrement ?
@ Ajamais : j'ai appelé le Progrès par curiosité il y a trois jours pour connaître les rémunérations proposées aux correspondants, en me faisant passer pour un habitant de l'ouest lyonnais, région que je connais un peu (famille). Il n'y a plus de remboursements des frais, ils ont mis en place un système de "points" qui, paraît-il, est plus avantageux. Si vous avez encore des contacts sur place, n'hésitez pas à leur demander ce qu'ils en pensent. Sinon depuis que je bosse pour mon canard unique et pas préféré, j'ai vu plusieurs jeunes, talentueux de surcroit, passer puis repartir, dégoutés.

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 13:05

Pendant ce temps, vous avez vu le sondage boycotté sur l'euro ? 52% des Français estiment qu'il fut une mauvaise chose pour le pays (45% fin 2003).

Sondage Sofres.

Pourquoi ce thème fondamental n'est-il pas au coeur du débat présidentiel ?

Alex
www.levraidebat.com

Ecrit par : Alex | vendredi, 29 décembre 2006 13:12

@lesyeux
Bon courage et bonne chance à ta fille. J'ai un temps envisagé des études de journalisme. Quand j'ai vu le prix de la formation (école+logement étant donné l'emplacement des écoles), l'énorme crise qu'était en train de subir et qu'allait continuer de subir la profession, la réalité du boulot, ses mutations, etc, j'ai renoncé à l'idée.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 29 décembre 2006 13:14

"Pourquoi ce thème fondamental n'est-il pas au coeur du débat présidentiel ?"
La réponse est dans la question. "thème fondamental"/"débat" et "campagne présidentielle": contradictio in adjecto.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 29 décembre 2006 13:18

@ malbrouck : c'est à Montréal que ma fille depuis deux ans fait un cursus journalisme après sa licence d'histoire en france, elle souhaitait voir autre chose, elle étouffait ici , vivait assez mal l'enfermement de l'enseignement français, trop stéréotypé à son avis
elle revient en fin d'année pour finir son master journalisme ici, puisque le diplôme canadien n'est pas reconnu
au québec il n'existe pas de carte de presse, on embrasse la profession plus librement qu'en france, c'est parait-il un moyen de garantir que la liberté de la presse ne soit pas réservée à un petit noyau de gens pensant en vase clos
ceci dit, les piges sont payées manifestement à peu près pareil : entre 50 et 100 dollars canadiens pour un feuillet de 1500 caractères
mais les journalistes salariés et installés gagnent pas mal leur vie, mieux qu'en france

Ecrit par : lesyeux | vendredi, 29 décembre 2006 13:21

@Albert : bon courage. C'est un milieu que je connais un peu, les correspondants locaux des PQR. Et dedans, y a les retraités de Marcoule qui s'amusent bien. Y a une femme au foyer qui se fait plaisir. Et y en a deux, trois qui tentent de vivre de piges ci et là.

Je suis d'accord avec vous. 2 euros de l'heure, c'est pas cher payé. Et le noeud du probleme est que la population qui fait ce genre d'activité est trés disparate. Trop disparate. Pas les mêmes enjeux, ni le même interet. Je trouve ça dur.

@Lesyeux : idem, bon courage pour ta fille. L'école de journalisme était mon reve y a 11 ans quand j'ai passé mon bac. Et pi j'ai fait autre chose. Pourtant, quand je vois certaisn collegues journalistes, leurs situations, je me dis que peutêtre j'ai pas fait une erreur de ne pas avoir fait cette école. j'ai laissé échappé un reve que j'avais, et que j'ai toujours... bon, là je vais à ma banque pour un pret immobilier, donc je ne dois pas me plaindre. Mais quand même.

bon courage, sincérement.

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 29 décembre 2006 13:22

Guy,

Le blog de ton "ami" AJM marche de plus en plus. Tu es au courant? Je le déteste tout comme toi. Comment faire pour qu'il arrête son intoxication? Il t'a encore traité hier de menteur qui censure et exclu hier dans un article où il traîne de Villiers dans la boue.

http://allainjules.blogspot.com/2006/12/philippe-de-villiers-lodyse-dun.html

Bonnes fêtes de fin d'année !

Ecrit par : Nicole | vendredi, 29 décembre 2006 13:26

@ mathieu : oui....mais elle voulait faire cela et rien d'autre...elle bosse un peu par ailleurs pour se faire du sou comme disait Sartre....elle fera comme donc comme les copains... comme vous tous, elle galèrera peut etre, s'il faut galérer autant galérer pour ce qu'on aime

Ecrit par : lesyeux | vendredi, 29 décembre 2006 13:29

..."si la France continue à tourner ainsi, c'est parce que les gens s'en foutent des chômeurs et les syndicalistes jouent là-dessus, aller dans le courant populaire, c'est plus confortable si on veut un fauteuil avec prébendes."
Ecrit par : Fulcanelli

Des tas de problèmes français (chômage, ghettoisation massive, sans abrisme, paupérisation ect) ont en réalité leurs solutions depuis longtemps. Néanmoins, c'est vrai que le système politique français fonctionne sur le clientélisme, les corporatismes, le mandarinat, la cumulardise et une très grosse dose de démagogie.

Comme tu l'évoques, Les élections sont en réalité très faciles à gagner ; Il suffit de dire et de matraquer :
- ce que les gens veulent entendre, les flatter, les caresser, les endormir (plus la ficelle est grosse mieux ça passe)
- que la cause de tous les problèmes ce sont les autres, les immigrés, la mondialisation ect (c'est un classique de l'infantilisation depuis au moins 20 ans)
- que demain sera mieux vachement mieux qu'aujourd'hui et tout pareil qu'hier.
Plus c'est simple, simpliste et gnangnan plus ça marche.

Aussi, comme chacun le sait le nuage de Tchernobyle a contourné la France, la canicule n'avait fait aucun mort, Mitterrand était de gauche, nos universités sont les meilleures du monde, notre chômage est bas, les oiseaux grippés, toutes les oies et les canards gavés sont partis juste avant les fêtes de Noêl ect.

Ecrit par : Jaaaaaames Broown | vendredi, 29 décembre 2006 13:32

@Lesyeux
Absolument. D'ailleurs si j'ai fait ce que j'ai fait et non pas autre chose, ce n'est pas non plus, au fond, pour ces raisons, mais parce que c'était ce que je devais faire.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 29 décembre 2006 13:43

@ Falconhill , vous avez dit :
>> Je suis d'accord avec vous. 2 euros de l'heure, c'est pas cher payé.

Ce n'est pas deux euros de l'heure, mais six. Dans l'exemple que j'ai utilisé, je me suis laissé emporter par un zeste de hargne. Mais six euros de l'heure sans fiche de paye ni contrat, c'est quand même pas le pied. Surtout avec un équipement informatique et photo à rentabiliser.

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 13:45

Aussi, comme chacun le sait le nuage de Tchernobyle a contourné la France, la canicule n'avait fait aucun mort, Mitterrand était de gauche, nos universités sont les meilleures du monde, notre chômage est bas, les oiseaux grippés, toutes les oies et les canards gavés sont partis juste avant les fêtes de Noêl ect.

Ecrit par : Jaaaaaames Broown | vendredi, 29 décembre 2006 13:32




Tu oublies James, que si nos universités sont les meilleures du monde, c'est parce que nos syndicalistes sont les meilleurs du monde, dévoués comme personne à l'idéal de l'enseignement et de la recherche

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 13:48

@ james brown
cqfd donc : les français sont des veaux, il avait pas tort le grand

Ecrit par : lesyeux | vendredi, 29 décembre 2006 14:04

On arrive donc à un pourcentage réel de chômage d'environ 15% de la population active. Depuis quand, et à qui la faute ?

- On constate que le nombre total d'inscrits à l'ANPE n'a pas beaucoup varié depuis 1993, tandis que le chiffre officiel a baissé de plus de 500.000. On peut dire que les divers gouvernements se sont résignés à taux de chômage élevé. Que dire alors? que le modèle économique que le pays a adopté fonctionne mieux avec du chômage que sans...

Propos recueillis par Paul-Aimé Drouhin
(le jeudi 28 décembre 2006)

le modèle fonctionne bien en effet, avec le chômage et les précaires...

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 14:11

@Albert, clp nrv

J'ai quitté le Progrès il y a plus de 20 ans.
Le système des correspondant est un des piliers de l’économie de la PQR. Grâce à ça elle a un réseau extrêmement dense d’informateurs qui ne lui coûte pratiquement rien, mais en revanche c’est d'une qualité douteuse du point de vue de l’information. Dans le rapport que nous avions soumis à la rédaction en chef nous soulignons que les correspondants ne s’attachaient qu’à l’information officielle (mairie) ou des associations qui regroupaient essentiellement les populations inactives (retraitées) et celle des anciens villages autour desquels des villes s’étaient construites mais que l’on ignorait. Quid des populations nouvelles, immigrées, à bas revenus. Quid du social, de l’économie, etc.
Une fois j’avais fait un test en reprenant un papier d’un correspondant sur l’activité du maire d'uneville de banlieue où j'habitais en l’enrichissant de mes propres informations. J’avais eu le droit à une réaction particulièrement violente du maire et à quelques courriers encourageants de la part d’habitants qui saluaient une information non-conforme. Ça c’est arrêté là.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 14:11

Le modèle économique fonctionne mieux aussi avec ces quelques ingrédients :

le carriérisme
le vice
la vénalité
la connerie humaine
l'ignorance
l'égoïsme
les relations



De ce point de vue, l'Université française est l'école pour devenir la structure de formation du citoyen amené à faire fonctionner le modèle social français !

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 14:16

J’avais eu le droit à une réaction particulièrement violente du maire et à quelques courriers encourageants de la part d’habitants qui saluaient une information non-conforme. Ça c’est arrêté là.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 14:11

Pour rappel, l'article de Sud Ouest sur cette femme qui avec 500 euros, louait un appart à 550 euros, du pur CPL

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 14:18

Je sors du débat, trop subsersif, Guy va avoir des ennuis avec les RG et la police si je poursuis mes investigations philosophiques sur la société

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 14:19

Oui Fulcanelli,
on sent la situation pré révolutionnaire avec ces journaleux qui font des reportages sur les boulistes ou qui les bidonnent sur l'asecos notemment.

On les plaint vraiment ces racontars inutiles pollueurs mentaux sous payés. On se sent informer grace à eux! ya pas à dire: des vrais tintins!

Alors leur consentement à répandre n'importe quoi pour 3 fancs 6 sous les a décridibilisé total. Mais bien sur c'est la faute aux patrons leurs mensonges leurs lachetés leurs crevardises.
Ils sont solidaires une fois qu'il faut l'être avec eux.

Et bien quêter maintenant !
Et avec Milou, parce que c'est toujours pour le chien qu'on donne une pièce !
Désolé j'ai que des billets sur moi. Vous avez faim: et bien mangez ! Forcez vous voyons !

Ecrit par : Herr Gé | vendredi, 29 décembre 2006 14:29

Fulcanelli il y a en fait 2 275 000 de chomeurs ubliés par les gouvernements et de gauche et de droitedepuis 1995! Et il ne s'agit pas de la mondilisation!Et ce n'est qu'un début puisquze la société de service ne fonctinne qu'avec un trop d'argent

Ecrit par : martingrall | vendredi, 29 décembre 2006 14:36

Eh, Falconhill, c 'est quoi que vous regrettez dans le fait de ne pas avoir fait d 'école de journalisme? Le statut glorieux ?Les abattements fiscaux? Les pass gratos? ? La coke et les putes ?Un peu de tout ça ?Ou peut être encore le fait de ne pas pouvoir placer un peu plus de "debout la France" ?Quand aux enfants de Don Quichotte ,il fait pas ça pour être célèbre l 'Augustin ou vendre un futur bouquin, n 'en déplaise à certains.Evidemment on peut toujours dénigrer des actions altruistes, c 'est sur que jouer à warhammer ou Lazer Quest ça remet moins en question sa petite vie que d 'aller traîner avec des clodos qui puent pour comprendre ce qu 'ils vivent et essayer de les sortir de la merde qu 'une société que vous cautionnez largement au final a plongé dedans .

Ecrit par : yannick | vendredi, 29 décembre 2006 14:49

Eh, Falconhill, c 'est quoi que vous regrettez dans le fait de ne pas avoir fait d 'école de journalisme? Le statut glorieux ?Les abattements fiscaux? Les pass gratos? ? La coke et les putes ?Un peu de tout ça ?Ou peut être encore le fait de ne pas pouvoir placer un peu plus de "debout la France" ?Quand aux enfants de Don Quichotte ,il fait pas ça pour être célèbre l 'Augustin ou vendre un futur bouquin, n 'en déplaise à certains.Evidemment on peut toujours dénigrer des actions altruistes, c 'est sur que jouer à warhammer ou Lazer Quest ça remet moins en question sa petite vie que d 'aller traîner avec des clodos qui puent pour comprendre ce qu 'ils vivent et essayer de les sortir de la merde qu 'une société que vous cautionnez largement au final a plongé dedans .

Ecrit par : yannick | vendredi, 29 décembre 2006 14:49

C'est vrai les 60 euros pour 1500 signes ?

Parce qu'avec ça, je calcule, article de 4500 à 5000 signes en moyenne, donc 200 euros, disons 12 article par mois en moyenne, total 2400 euros mois, voilà ce que me devrait Agoravox, et depuis avril 2006, avec mes 80 articles, ça fait du 16000 euros, putain, je suis sur une montagne de pépettes et je l'ignorai

http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=6051

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 14:55

Fulcanelli il y a en fait 2 275 000 de chomeurs ubliés par les gouvernements et de gauche et de droitedepuis 1995! Et il ne s'agit pas de la mondilisation!Et ce n'est qu'un début puisquze la société de service ne fonctinne qu'avec un trop d'argent

Ecrit par : martingrall | vendredi, 29 décembre 2006 14:36

en écrivant comme ça, tu auras 1 euro 30 pour 10000 signes, Martin

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 14:56

@ Herr Gé
Y 'a pas de "contentement particulier à répandre n'importe quoi pour 3 fancs 6 sous", bien au contraire. Sinon je n'aurai jamais rien écrit là-dessus. Mais ce sont les lecteurs de la PQR qui s'en foutent, trop contents de voir leur tronbine en page 18 du canard. S'ils avaient un tant soi peu de civisme, ils inonderaient les rédactions de courriers pour réclamer des journalistes compétents. Or, c'est pas comme ça que ça marche.

Alors le clp, il fait avec. Soit il s'exténue à faire son boulot correctement pour que dalle, soit il donne dans la complaisance, soit il se casse ou il se fait lourder. Récemment, je me suis occupé du portrait d'une association à l'occasion du Téléthon. En 7 ans, la minette avait vu passer 7 correspondants.

Maintenant, un peu de concret qui sent bien le terroir.

Un des problèmes du clp, c'est qu'il est en bugne-à-bugne avec les gens sur lesquels il écrit. Si j'écris sur la dernière beuverie du club de boules du coin, c'est pas bien génant. Si en revanche je me permets de rappeler que le projet d'agrandissement de la mairie (voté à l'unanimité) coûte plus cher que les subventions (refusées) à certaines crèches, je vais me mettre toutes les huiles à dos... avec leurs électeurs.

Et dans ces électeurs, il y a mon voisin, mais aussi le président du club de boules.
Si la rédaction ne me soutient pas, elle publiera un droit de réponse du maire, et j'aurai pas l'air très fin au prochain conseil municipal.
Si la rédaction me soutient, et que par bonheur/malheur l'opposition gagne aux élections suivantes, on attendra de moi que je la soutienne. Si elle gaspille de nouveau l'argent du contribuable local, et que je le signale, je passerai pour un vendu d'un coté, et pour un girouette de l'autre.

Tout ça pour quoi ? Que dalle.

Et pourquoi ? Parce qu'une info de qualité, ça peut pas être gratuit. La plus minable des enquêtes au niveau local va me prendre quelques jours de boulot, pour une rétribution de malheur. A lire votre post, je me dis que les lecteurs n'ont que l'information qu'ils méritent. Heureusement, ce n'est pas une règle pour tout le monde, et c'est pour ça que je continuerai malgré tout.

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 14:57

un peu de provoc...entre deux montages de playmobil, et des feuillets qui s'acumulent.
Question :
A part se faire inviter par les agences de presse à des cocktails débiles, à ne pas payer les musées et à filer son adresse par le biais de la commission aux RG presse, quel est l'avantage d'avoir une carte ?
Ayant bossé avec et sans (dans les deux ordres) je n'ai personnellement vu aucune différence...
L'abattement fiscal n'est pas lié à la possession d'une carte de presse.
Alors ?
Le tarif des piges ?
Pas persuadé.
L'embauche éventuelle ?
Peut être...et encore. (voir plus loin)
Même question pour les écoles de journalisme.
Depuis que Science Po s'y est mis, avec une filière spécialisée, c'est LA référence pour les titres nationaux.
Personne n'y a vu ombrage...
Pourtant cela renvoie, je crois, à la vraie question qui est posée dans ce billet.
Sur ce, je retourne noircir des feuilles...

PS : Les chômeurs des DOM ne sont pas comptabilisés dans les chiffres du chômage...
...Pour ne pas faire râler Frèche et Sevran ?

Ecrit par : mclane (e-meute) | vendredi, 29 décembre 2006 14:55

Cette fois je sors......



...... à vélo, il faut une température de printemps à Bordeaux

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 15:01

@ Fulcanelli
>> C'est vrai les 60 euros pour 1500 signes ?
Yes, sir : http://www.snj.fr/article.php3?id_article=236

Mais c'est un tarif syndical. Vous valez sans doute beaucoup mieux, non ?

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 15:04

ConSentement et non conTentement

Tout homme a son prix pour lequel il se livre.

Bonne journée

Ecrit par : R G | vendredi, 29 décembre 2006 15:09

@ mclane (e-meute)
Perso, la carte de presse, je m'en fous. D'ailleurs, j'ai déjà une carte de correspondant. Mon fils joue avec, il s'en sert comme d'une carte bleue pour acheter des tomates à sa soeur quand ils jouent à la marchande.

Au fait un clp ne peut pas prétendre à la carte de presse, même si l'essentiel de ses revenus vient de ses articles, tout simplement parce qu'il n'a pas alors cotisé aux bonnes caisses, quand il cotisé.

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 15:09

Cela fait longtemps que l'on a cantonné la PQR par suite de rachat, de fusions , de logique de groupe de presse a ne retranscrie d'un coté que le chiens écrasés dans d'obscures communes perdues au fond du département et de l'autre a lécher les bottes du potentat local en place.

La PQR ne sert plus désormais qu'a agrémenter les pages de pub locales pour le centre commercial ou les artisans du coin, d'entrefilets sur la remise de la médaile du travail ou l'amicale bouliste, plusquelques fait divers croustillants.

La rubrique la plus lue : La rubrique nécrologique...La PQR en fait partie depuis longtemps..

Triste constat

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 15:12

@Albert
Moi aussi.
J'ai connu des CLP dans le Finistère qui faisait très correctement leur travail de ... journalistes...
Et des journalistes de PQR, avec des vraies cartes de presse...qui avait en fait des cartes de réduction aux buvettes clandestines des administrations qu'il fréquentaient pour deux ou trois potins quotidiens.
Et d'autres "pointures" de la presse parisienne dont l'activité principale était (est toujours ?) de récolter des cadeaux d'entreprises sous couvert de pages "shopping".
Des "spécialistes" du tourisme qui négoci(ai)ent leurs vacances (et celles de leurs famille) été comme hiver, avec des tour opérators, des groupes hôteliers ou des stations de ski. Contre un écho à une bonne occasion.
Mais tous ces "professionnels" hurlent ensemble dès qu'il s'agit de parler de déontologie. C'est à dire de ce qui ne leur rapporte rien personnellement.
Ce n'est évidemment pas une généralité, mais les exemples sont tout de même assez nombreux pour être notables...
Et je ne parle pas, Guy le ferait mieux que moi, des brillants ténors de la presse politique.

Ecrit par : mclane (e-meute) | vendredi, 29 décembre 2006 15:27

fulcanelli écrit dans agoravox tout en gratos! c'est vrai que t'es pas tout fini. Alors que là ou veut nous mettre sarko si on est pas d'accord c'ets à dire ailleurs, c'est bien payé. Par exemple sur 20 minutes norvège ceux sont quelques millions de dollards payés aux correspondants! faudarit que je retrouve si c'est pour l'année ou depuis le lancement de la rétribution des contributeurs.

Ecrit par : martingrall | vendredi, 29 décembre 2006 15:38

@ Serval
Je ne suis pas aussi pessimiste que vous sur l'avenir de la PQR. Qu'est-ce qu'il demande, le lecteur moyen ? Des infos fraïches, des portrait sans complaisance, de l'info-service, des compte-rendus qui puissent éventuellement l'aider à voter. Bref, il voudrait un contre-pouvoir au journal municipal édité en quadri par le service com de la mairie. Et cela ne serait pas si compliqué à réaliser.

La PQR ira dans le mur si elle ne comprend pas qu'il lui faut se sortir les doigts du ... nez. Elle a tout à fait les moyens de se creuser les méninges pour augmenter ses ventes. Le contenu éditorial est à changer, c'est vrai. Ca serait un boulot énorme, mais faisable. Si l'on recrutait des correspondants comme on recrute des journalistes, ça changerait tout.

Combien d'étudiants accepteraient alors de s'y coller, aux pages locales, s'ils étaient au moins payés comme au macdo ? Et si les pages locales devenaient un tremplin pour trouver une place dans une rédaction, les papiers ne seraient-ils pas alors beaucoup plus sympas ? Faire son book avec des réunions de club-tricot, ça me semble moins motivant qu'un compte rendu de conseil municipal bien documenté. Et moins productif.

Un vrai mamouth, cette pqr ...

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 15:43

@ Falconhill

Pas d'accord sur Augustin Legrand de l'association "Les enfants de Don Quichotte", c'est pas un mec haineux, c'est une grande gueule et un putain de porte-parole. Combattif, apolitique et qui ne prétend pas avoir des solutions clés en mains, ce qui déjà beaucoup. Ces gens-là sont si rares que je me garderais bien pour ma part de les critiquer sur un a priori.

Excellente interview pour comprendre le pourquoi et le comment de cette action à laquelle j'ai mis pour ma part un certain temps à m'intéresser :
http://www.dailymotion.com/visited/search/Don%2BQuichotte/video/xp2st_sdf-zalea-tv-23-11-06

D'autres interviews intéressantes sur leur site : http://www.lesenfantsdedonquichotte.org/ (notamment celle de Canal + où Malek "Boutique" - le parachuté de la Reine - se fait méchamment rabrouer - yes ! - et où Laurent Wauquiez en mène pas large).

Ecrit par : Anne | vendredi, 29 décembre 2006 15:48

Le mamouth on l'a depecé , degraissé par fusion de titres. La ou naguère il y avait deux ou trois journaux d'opinions diverse, ne subsiste désormais qu'un regie pub qui édite un bulletin local fade et destiné au plus large public (

Le débat d'idée a reculé

Je suis d'accord avec toi, ce ne serait pas compliqué à réaliser un vrai contre-pouvoir e nchangeant les contenus éditoriaux. Mais qui acceptera de se facher avec les baronnies en place ?

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 16:00

En 2007, faîtes un voeu (ou un don ?) pour le journal Libération... Ayons pitié pour ce "journal" car il fait... pitié :

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/225739.FR.php

Quand on lit ça, on se dit qu'il faut encore mieux être CLP à 200 euros par mois et garder intacte sa dignité.

Ecrit par : Anne | vendredi, 29 décembre 2006 16:01

Je viens de voir ça aussi. C'est aussi con que la couv. de VSD et c'est pas peu dire...

Ecrit par : g.b. | vendredi, 29 décembre 2006 16:02

@ g.b.
C'est pas un peu pléonasmique ta deuxième phrase ;-)

Ecrit par : mclane (e-meute) | vendredi, 29 décembre 2006 16:07

@G.B.
Parce que personnellement les couvertures de Lendredi Samedi Dimanche me font toujours halluciner :-D

Ecrit par : mclane (e-meute) | vendredi, 29 décembre 2006 16:18

Anne, serait ce la fin des politiques! A la Française? je le pense. On verra en 2007! ça fait drôle les images côte à côte de Debray et l'assemblée nationale toute entière se baffrer d'huîtres dans de la vaiselle d'or et cristal et à moins de 2000 petits metres des français crevants de faim et de froid. Alors un comédien.......... hélas ce n'est pas un roman. Dans le livre, la petite marchande d'allumettes meurt de froid !

Ecrit par : martingrall | vendredi, 29 décembre 2006 16:21

Les voyants de Libé: voyez vous une différence avec nos chers journalistes politiques ? ah bon

Quant aux enfants de Don Quichotte: malbrouck avait prédit! cette supercherie non de cette "révolte" mais de la demande: l'emploi!

Martingrall montrant la volonté politique du chomage; Malbrouck prédisant l'erreur politique en demandant emploi réinsertion avant de parler LOGEMENT!
Et Fulca qui parle de monoblogue: voila.

Avec Arno Klarsfeld,
aucun souci à se faire

merci qui?
merci à nos journalistes bien sur

Ecrit par : om voyant | vendredi, 29 décembre 2006 16:25

Il y a mieux que la déontologie ou les syndicats pour assainir un secteur qui dissimule des salaires: c'est le contrôle Urssaf.

L'Urssaf, le seul rempart de protection des droits du salarié, le seul contre-pouvoir efficace. C'est assez amusant que ce soit celui de l'argent.

Ecrit par : Sacha | vendredi, 29 décembre 2006 16:34

D'accord avec toi Sacha

Ecrit par : catherine | vendredi, 29 décembre 2006 16:36

@sacha
Vu le nombre de pigistes permanents (ce qui est illégal) dans les rédactions de tous les media nationaux, je ne pense pas que cela soit une priorité de l'ursaaf que d'aller y faire des contrôles...

Ecrit par : mclane (e-meute) | vendredi, 29 décembre 2006 16:37

C'est à peu près comme les "intermittents du spectacle" qui font tourner les chaînes de TV national en permanence...

Ecrit par : mclane (e-meute) | vendredi, 29 décembre 2006 16:38

Scoop PQ(R): Sarkozy contre-attaque

"Alors que Royal récupère le soutien des extra-lucides, Sarkozy se vante d'avoir obtenu celui des proctologues."

Un partout.

Ecrit par : Sacha | vendredi, 29 décembre 2006 16:42

c'est bien ce que se disent les Français à propos des élections. Quel que soit le résultat, cela ne leur en fera pas un deuxième.

A +
Je vais au cinoche avec mes nains

Ecrit par : mclane (e-meute) | vendredi, 29 décembre 2006 16:46

mclane
Ben si, justement, ça a vachement bien marché le contrôle Urssaf systématique dans l'audiovisuel pour supprimer l'arnaque du "contrat d'auteur au forfait" qui rémunérait en fait des boulots salariés.
Et ça a également marché pour les intermittents "permanents" à France Télévision et autres employeurs audiovisuels petits ou gros.

La dissimulation de salaire, ça rend l'Urssaf hystérique, sous n'importe quel gouvernement, dans n'importe quel secteur. C'est ça, l'avantage.

Ecrit par : Sacha | vendredi, 29 décembre 2006 16:53

"le tarif ici, c'est même pas 20 euros. Un vrai pigiste professionnel touchera lui au tarif syndical 60 euros : trois fois plus." [...] "Or, que demanderait le CLP de base ? Le smic et une fiche de paye. Voire même un zeste de formation. "

L’exclusion du statut légal et conventionnel des journalistes professionnels résulte de la définition meme de l’activité de correspondant local de presse, "consistant en l’apport d’informations de proximité relatives à une zone géographique déterminée ou à une activité sociale particulière et soumises, avant une éventuelle publication, à la vérification ou à la mise en forme préalable par un journaliste professionnel de l’entreprise éditrice", selon la circulaire de 1993.

Les conditions d’exercice de l’activité de correspondant local de presse ont en outre été précisées pour justement éviter toute confusion avec le travail d’un journaliste.

C'est aux organes de la PQR auprès desquels sont immatriculés les correspondants locaux de presse de vérifier que ceux-ci exercent leur activité conformément à la loi et les contestations ou les litiges sur ce point peuvent faire l’objet d’un contrôle des prud'hommes, comme l'a dit Albert ce matin.

Mais je n'ai pas bien compris en fait, le sens de la revendication : est-ce l'intégration des CLP dans la profession des journalistes ?

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 16:56

@ Sacha : plus que l'Urssaf, n'était-ce pas plutot l'inspection du travail ? Ne t'énerve pas, je n'en sais rien...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 16:57

[HS]

Sarko avait déja delocalisé à Gstaad, il récidive en Belgique cette fois-ci.
http://www.francematin.info/L-UMP-piratee-par-des-Belges_a9300.html

Ecrit par : rep ban | vendredi, 29 décembre 2006 17:04

Bruno, c'est l'Urssaf.
(t'as vu, j'ai pas vanné, je me suis pas NRVée, rien, super sobre.)

L'inspection du travail, c'est juste pour vérifier que les bureaux sont non-fumeurs, enfin, à peu de choses près.
(Par avance, toutes mes excuses pour mon impertinence à l'égard d'éventuels inspecteurs du travail qui liraient le DEL.)

Ecrit par : Sacha | vendredi, 29 décembre 2006 17:06

@ Sacha : J'ai vu Gérard Filoche quitter le DEL fou-furieux....

Merci de l'info, en tout cas.

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 17:10

Inspection du travail, comme urssaf (et autres organismes sociaux d'ailleurs) sont habilités faire des contrôles dans les sociétés, pour vérifier la juste application du droit du travail;
Mais l'inspection du travail, si elle a possibilité de vérifier si les règles en la matière (existence et conformité des contrats, respect des règles hygiène et sécurité etc), n'est pas habilitée à juger les conflits, qui sont gérés directement par les prud'hommes.
L'URSSAF effectue des vérifications pour voir si les cotisations sont effectivement et justement payées en fonction des contrats qui sont établies. Dans la mesure où le type de contrat influe sur le type de rémunération et de cotisation, elle peut être amenée également à vérifier la validité des contrats (idem pour les ASSEDIC d'ailleurs).
Bon c'est une explication "en gros", c'est sûr.

Ecrit par : catherine | vendredi, 29 décembre 2006 17:16

Si un employé est mécontent de sa situation, estime qu'il n'est pas traité correctement, que ce soit en termes de conditions de travail ou de rémunération ou de contrat, il appellera plus naturellement l'Inspection du travail que l'URSSAF.

Ecrit par : catherine | vendredi, 29 décembre 2006 17:18

@ catherine :

clap clap clap clap pour ton explication "en gros" !

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 17:18

à om voyant, cela fait vingt ans que le chômage est construit! Et voit son apogée avec les trente cinq heures! L'essentiel, il faut savoir pourquoi ?
Ensuite trop de gens gagnent de l'argent, font des fortunes, avec la pauvreté, Et c'est ça qui est indéboulonnable. Lorsque l’on voit que l’adjointe au maire de Paris donne 10 000 euros par mois à un marchand de sommeil pour 40 mètres carré d’un immeuble vétuste déclaré Hôtel et cela 500 fois par mois et 4 ans de suite !
Enlevez la prime de rentrée scolaire des supermarchés Mulliez, Pinault Leclerc et consorts et je viens vous apporter des oranges à Fresnes ou Fleury ! Enlevez les surprimes d’assurance chômage sur tous vos achats ! Vous voulez quoi comme couronne, la boite ne peut être qu’en sapin.

Ecrit par : martingrall | vendredi, 29 décembre 2006 17:21

flattée

Ecrit par : catherine | vendredi, 29 décembre 2006 17:21

C'était pour rétablir la réputation professionnelle de Gérard Filoche (car je suis Gérard Filoche!!!)

Ecrit par : catherine | vendredi, 29 décembre 2006 17:21

Bruno, je vais préciser plus sérieusement ma réponse:
l'Inspection du Travail peut intervenir pour la reconduction illicite de CDD et obliger l'employeur à faire des CDI, vérifier qu'il n'y a pas de clandestins, l'hygiène et la sécurité, et globalement faire respecter le code du travail et la convention collective du secteur, ça oui.
Mais l'Insection du Travail ne met pas son nez dans les comptes.
Or, dans le cadre du billet du jour, la rémunération des CLP relève de la dissimulation de salaire et donc de la dissiumation de charges sociales patronales, donc c'est Urssaf.

Combattre l'argent par l'argent.

Ecrit par : Sacha | vendredi, 29 décembre 2006 17:22

exactement Sacha
Moi je suis inspecteur du travail, et toi tu bosses à l'URSSAF?

Ecrit par : catherine | vendredi, 29 décembre 2006 17:23

Ah ben Catherine, tu m'as grillée sur ce coup-là, ça m'apprendra à faire mon repassage en même temps ;)

Ecrit par : Sacha | vendredi, 29 décembre 2006 17:23

Heu... non, moi j'ai été contrôlée par l'Urssaf et j'en garde encore un souvenir très ému ;)

Ecrit par : Sacha | vendredi, 29 décembre 2006 17:24

@Anne : à propos des enfants de Don Quichotte, je n'ai juste donné qu'un modeste avis. J'ajoute que je trouve leur combat louable. Mais le personnage d'Augustin Legrand me déplait. Sur Canal +, face à Malek Boutih et Laurent Wauquiez, je l'avais trouvé virulent, exagérément violent et agressif. J'aime pas ce genre de personnage, c'est tout.

Il n'empeche qu'il mérite un coup de chapeau pour son combat. Je ne suis pas sur qu'il utilise la bonne voie pour sa cause, il n'empeche. Il fait, il se bat, et rien que pour ça, clap clap. Mais non, j'aime pas.

@Yannick : je suis toujours surpris qu'une personne que je ne connais ni d'Eve ni d'Adams puisse se permettre de "me commenter" personnellement, et pas mes propos. Vous êtes qui au fait ? En tous cas, c'est avec plaisir qu'en face je discuterai avec vous.

Je ne vous parlais quand je parlais du journalisme (je ne vous trouve pas trés interressant à vrai dire, baver sur les gens un peu moins à gauche que soit, ca me plait pas des masses). Mais c'est le sujet du jour, et face à une maman d'une fille dans une école que j'aurais aimé faire, je dis "bravo" et "bon courage". Aprés, vos commentaires insultants sur la classe journalistique m'amusent par rapport au sujet du jour.

Allez... (soupir, mais que font les parents ?)

Sinon le truc de Libé, c'est... ouf...

Bonne fin de journée à tous

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 29 décembre 2006 17:24

@ Sacha : c'est toujours dangereux de faire son repassage ! Moi j'ai tiré un trait dessus, du coup je ne mets plus que des habits froissés...

@ Catherine : Entre ici Gérard Filoche !!!

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 17:26

@ Falco : un mouvement n'est jamais réductible au porte-parole, quel qu'il soit...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 17:28

Bruno, ça se voit !

Ecrit par : Sacha | vendredi, 29 décembre 2006 17:28

@Bruno
Un ami cher me disait hier que le métier le plus difficile était défroisseur de susceptibilité (il ne parlait pas d'habit, quoique..)
PArfois le DEL en aurait besoin...

Ecrit par : catherine | vendredi, 29 décembre 2006 17:30

@Bruno
"@ Falco : un mouvement n'est jamais réductible au porte-parole, quel qu'il soit..."

hum hum pour le FN..., et pour les amis de Dieudonné

Ecrit par : catherine | vendredi, 29 décembre 2006 17:32

rep ban, les belges font rarement dans la dentelle de Calais! par contre sarko homme d'exception ! je serais lui (sarko) je me méfierais.

Ecrit par : martingrall | vendredi, 29 décembre 2006 17:35

@ Catherine : et je ne suis pas le dernier question susceptibilité ...

Sur le FN et les ogres, c'est un peu différent, puisque ce sont des organisations qui cultivent le culte de la personnalité...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 17:45

A plus tard...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 17:46

@Bruno (et Catherine) : tu as raison Bruno, et c'est aussi pour ça que j'ai dit, en parlant de cette association, "c'est dommage". Dommage, car cette association (que je ne connais finalement que par ce que nous en disent les médias) est trés louable. Mais voilà, perso (ca n'engage que moi), je n'aime pas trop le porte parole et son attitude, et je trouve que ça dessert et l'assoc, et la cause (surtout la cause) défendue. Dommage...

Sinon pour le repassage, j'ai abandonné depuis longtemps (merci mamour ^____^)

Bonne fin de journée

Ecrit par : Falconhill | vendredi, 29 décembre 2006 17:58

Rep ban, tu retarde un peu, ça fait deux jours quasiment que j'ai parlé de l'UMP Belge dans mon blog (Et hop un peu de pub gratos) ;-)))))

Moi non plus je ne repasse plus, j'ai ici une armée de CLP qui font les taches ménagères pour 6 € de l'heure entre deux piges...

(quel salaud, mais quel salaud ce Serval......)

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 18:22

Il y a d’abord eu la chartre de l’écologie. Bon, c’était Hulot, et d’une certaine manière il me semble que sa notoriété nuit à son message. Puis est venue la charte et l’action des « Enfants de Don Quichotte ». Hier ce sont les « les Autres chiffres du chômage », au moment même où le gouvernement claironne qu’il est en train de gagner la bataille du chômage (« C’est le niveau le plus bas depuis juillet 2001.»).
Ce qui est intéressant c’est l’attitude des médias. Sur Hulot, on a eu typiquement une réaction médiatiquement correcte. Normal, Hulot et les médias font partie du même monde. En revanche sur Don Quichotte et le chômage, la première réaction est mitigée, voir hostile (très hostile parfois, comme pour la grève de la faim des sans-papier de Cachin). Là encore, normal. L’alerte vient de l’extérieur du microcosme. Mais ça marche. Don Quichotte a fait plus en quinze jours que n’importe discours, commission ou rapport venant des politiques. Sur les vrais chiffres du chômage ça prend aussi.
Les politiques à la remorque.
J’oublie aussi l’action qui a été mené cet été (et qui continue) contre les expulsion des enfants scolarisés et de leurs parents.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 18:35

@ Bruno Lamothe
>> Mais je n'ai pas bien compris en fait, le sens de la revendication :
>> est-ce l'intégration des CLP dans la profession des journalistes ?
La question n'est pas là. Je demande tout simplement le smic, une fiche de paye et ce qui va avec. Point !

Alors maintenant, qui dit fiche de paye, dit convention collective. Et le travail que j'effectue au quotidien se rapproche plus de celui d'un journaliste que de celui d'un correspondant tel que le job est défini par la loi. Parce que la rédaction me demande non seulement d'aller chercher l'info, mais aussi de la vérifier avec les moyens dont je dispose, et de la mettre en forme : rédaction, titraille, photo(s), légende et compagnie. Si je balance un papier non rédigé, j'imagine la trombine du SR ... et le nombre de papiers qu'on me confiera ensuite.

Pour ce qui est de l'annonce de manifestations, de la transmission de résultats sportifs bruts ou de dates importantes, l'unité de mesure, c'est déjà le centime. Que le type qui ne fait que ça ne mérite pas le titre de journaliste, on est bien d'accord. Et là le statut actuel, pour trois heures de boulot par mois, me paraît amplement suffisant. Mais ça concerne combien de clp ? 10 %? Un vrai papier, en revanche, mérite autre chose...

Encore un détail. On a parlé plus haut de la carte de presse (Ze Sésame, paraît-il). Elle n'est pas accordée à tous les journalistes, faut-il le rappeler. Parmi les formalités à accomplir pour l'obtenir, il faut tout de même présenter quelques uns de ses articles (peut-être même la totalité d'ailleurs). Si les clp "devenaient" journalistes, j'ose espérer que les éminents membres qui composent la commission d'obtention de la carte seraient capable de faire le distinguo entre les facteurs et les journalistes.

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 18:46

@ Ajamais

Je ne suis pas sur que le relais médiatique sur Don Quichotte ait été aussi mauvais.

Par contre je m'interroge sur cette multiplication de chartes et d'ailleurs les politiques sont très méfiants voire hostiles à ce genre de proposition.

Je crains un peu que d'une juste base de revendications sociales on tombe dans le lobbysme (les marchand de tabac, les chasseurs, etc...) et que cela diminue l'impact revendicatif et de prise de parole du peuple face a nos politiques.

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 18:46

@ Albert

Pourquoi les journalistesb avec ze sésame (je n'ose pas dire encartés) ne soulevent ils pas ce problème qui est pourtant partie de leur quotidien (sans jeu de mot) ?

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 18:49

"le modèle fonctionne bien en effet, avec le chômage et les précaires..."
Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 14:11

C'est en effet le principal échec des politiques français : un chômage de masse qui a pour conséquence l'esclavagisme moderne décrit plus haut.

On a choisit la médiocrité et le management par la peur (précarisation intensive).
ex : Les sdf d'aujourd'hui ont pour beaucoup un travail mais ils n'arrivent pas à se loger.

7 millions de travailleurs pauvres
En cela, le modèle français est un contre-modèle car les salariés sont en position de faiblesse avec en plus un syndicalisme faible et inerte.


Une France entravée par un chômage de masse persistant
"En matière de lutte contre le chômage, on a tout essayé."

Ce constat dressé avec fatalisme par François Mitterrand le 14 juillet 1993 reste d'actualité. Les chiffres témoignent de la persistance d'un chômage de masse, auquel tous les gouvernements successifs se sont heurtés depuis vingt ans. En janvier 1985, date du premier numéro de La Tribune, la France compte 2.400.800 demandeurs d'emploi* et affiche un taux de chômage de 10,3 %. Le Premier ministre d'alors, Laurent Fabius, lance un plan en direction des 500.000 jeunes de moins de 21 ans au chômage et s'engage à leur offrir soit un emploi, soit une formation. Peine perdue. En mars 1986, les socialistes perdent les élections législatives, sanctionnés pour n'être pas parvenus à stopper la montée du chômage depuis 1981.

Vingt ans plus tard, la droite se retrouve dans une situation similaire. 2.468.300 demandeurs d'emploi pointent en janvier 2005 à l'ANPE et le taux de chômage s'élève à 10,1%. La droite remet en selle les emplois subventionnés par l'État, qu'elle avait supprimés en 2002, et mise massivement sur le traitement social du chômage pour infléchir la courbe... avant 2007.

Car les gouvernements savent que les élections se jouent sur l'emploi et sont confrontés au même constat d'échec depuis vingt ans : aucune majorité en place n'est parvenue à gagner les législatives suivantes... Au printemps 1993, le chômage franchit la barre des 3 millions et les socialistes perdent les législatives.Trois ans plus tard, c'est au tour de la droite de connaître les 3 millions de chômeurs qui conduiront à sa défaite, en 1997."
La Tribune - extrait article du 14/11/05

Ecrit par : Jaaaaaaames Broown | vendredi, 29 décembre 2006 18:47

@Serval
« Je ne suis pas sûr que le relais médiatique sur Don Quichotte ait été aussi mauvais. »

Je parle des premières réactions, celle des éditorialistes en particulier. J’en ai lu et entendu, mais tu as raison, au bout du compte, le relais s’est fait. Mais il a fallu pour cela toute l’obstination des Enfants de Don Quichotte. Le Monde (version Internet) fait sa « Une » sur ce phénomène : « La mobilisation contre l'expulsion d'enfants scolarisés de parents sans papiers, l'émotion suscitée par l'évacuation du squat de Cachan, et plus récemment l'initiative des Enfants de Don Quichotte ont poussé les politiques à prendre position. »
Ce que je voulais dire c’est que les médias et les politiques travaillent à reculons dans ces domaines. Ça ne fait pas partie de leur culture, la précarité est pour eux une abstraction, ce sont des chiffres pas des réalités concrètes. Souvenons nous de la première réaction de la Ministre ; c’était la même que j’ai entendu à la radio et lu dans la presse.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 19:11

@ Serval
Je crois qu'il y a plusieurs raisons à celà : d'une part les « encartés » voient d'un très mauvais oeil l'arrivée de tous ces « ploucs » non diplômés, d'autre part ils se disent sans doute que salarier les clp, ça pourrait leur coûter quelques avantages. Il ne faut pas oublier non plus que lorsqu'ils arrivent sur un événement quelconque ou pas, ils ont aujourd'hui la priorité sur les correspondants du coin...

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 19:16

L’article du Monde souligne en particulier la réaction mitigée de Royal sur la question, expliquant qu’il s’agirait pour elle de ne pas « effrayer » les salariés ou les « classes moyennes » qui craignent pour leur avenir en faisant de la précarité une priorité (cf. la réaction hostile au zéro SDF de Jospin en 2002).

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 19:18

@ Jaaaaaaames Broown,
c'est tout l'inverse la précarité et la peur ce n'est pas un hasard si le pauvreté est si visible et est tout au contraire sublimée! Si tu ne fermes pas ta gueule c'est ce qui t'attend! Imaginons une France sans précarité quel député, quel élu le serait encore. Tous sont nés dans la précarité du peuple tous en ont et continuront à en vivre. Prenons l'Allemagne 82 millions d'habitants 42 millions d'emplois,le Japon 140 millions d'habitants 95 millions d'emplois! La france 62 millions te 20 millions d'emplois si l'on intègre les temps partiels et temps aménagé.

Ecrit par : martingrall | vendredi, 29 décembre 2006 19:19

Salut à tous,
Juste une réponse à Albert : A ton avis, pourquoi les encartés ne disent rien? parce que justement, ils sont encartés, et pas nous! Ils nous prennent pour des nazes, des bouche-trous, des gagne-petit, des intérimaires... Manquerait plus qu'on ait les mêmes avantages qu'eux, sans avoir eu droit au sacro-saint formatage de l'IUT!
Tant qu'on ne fera pas bloc pour réclamer notre dû : à savoir une révision complète du statut des CLP vers le haut, on restera des mouchoirs jetables.

Ecrit par : EHB | vendredi, 29 décembre 2006 19:19

Non, en fait, c'atait pour Serval ma réponse...

Ecrit par : EHB | vendredi, 29 décembre 2006 19:20

@ Albert : Pardonne mon profonde méconnaissance du statut de CLP, mais, et ce depuis l'origine, sans couverture sociale, sans retraite et sans cotisations, cette fonction ne peut pas et ne doit pas constituer le revenu principal d’une personne mais vient en complément d’un autre statut hors demandeur d’emploi, nous sommes d'accord ?

Les organes de la PQR utilisent de plus en plus les spécificités de ce statut pour des journalistes travaillant à temps plein dans le but de réaliser des économies conséquentes, un CLP leur coûtant moins cher qu’un journaliste débutant. Le CLP en question se retrouve, lui, dans une situation précaire, nous sommes encore d'accord ?

Au lieu de demander une modification statutaire, alors que 95% des correspondants gagnent moins de 3000 euros/an (et donc sont loin de faire de cette activité un emploi principal...), pourquoi ne pas faire intervenir, comme l'ont, avec leur talent naturel, fait remarquer Sacha et Catherine, intervenir l'URSSAF (pour le détournement de missions) et/ou l'inspection du travail (pour les conditions de travail) ?

Pourquoi, si vous faites le travail des jounalistes, ne pas faire requalifier, c'est de droit, votre contrat devant les prud'hommes ?

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 19:41

@ EHB
Content de te voir ici ! Alors, on se la fait quand, cette p.... de grève ?

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 19:45

appellez ouest-france et demandez combien ils indemnisent......
c est cela rénumérer pour dire payer en journalisme "precaire"

@ Albert

Pourquoi les journalistesb avec ze sésame (je n'ose pas dire encartés) ne soulevent ils pas ce problème qui est pourtant partie de leur quotidien (sans jeu de mot) ?

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 18:49

d'accord les journalistes (meme pas tous encartés) esprits de denonciation des conjonctures, des degats de l evolution, ne se bougent pas

vis à libé... et 20 minutes regardez le blog de marseille avec archives

Ecrit par : olive from dublin | vendredi, 29 décembre 2006 20:00

@ Bruno Lamothe
Une grande partie de la réponse se trouve ici : http://www.iut.u-bordeaux3.fr/actumedias/archives/archives%20dossier/clp/clp-pop-syndic.html.

Si j'engage une action prudhommale, deux solutions : soit ça marche et je vois mon contrat requalifié en contrat de pigiste, et on ne me confiera plus rien, soit je perds tout. Je peux toujours rêver de voir mon contrat requalifié en CDI, mais alors bonjour l'ambiance au bureau si jamais la situation se présente...

Celà dit, le jour où je serai viré ....

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 20:10

@ olive from dublin
Euh ... tu peux préciser ta pensée ? Tu veux dire qu'il fait pas bon bosser à Libé par les temps qui courent ?

Pour le blog sur Marseille, tu parles de "Marseille en scène" (http://marseilleenscene.blog.20minutes.fr/) ?

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 20:19

L’article du Monde souligne en particulier la réaction mitigée de Royal sur la question, expliquant qu’il s’agirait pour elle de ne pas « effrayer » les salariés ou les « classes moyennes » qui craignent pour leur avenir en faisant de la précarité une priorité (cf. la réaction hostile au zéro SDF de Jospin en 2002).

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 19:18

C'est bien ce qui me fait peur, ce programme conçu pour ne heurter personne et rassembler tout le monde. Une sorte de prime time sur TF1...Et dire que c'est un programme de gauche...C'est désesperant.

Ce qui l'est aussi c'est comme tu le dis que souvent les médias travaillent à reculons dans le domaine de la précarité. Ils sont et doivent être le relais justemetn entre la rue et les politiques.

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 20:35

@Albert, EHB et olive

Je découvre le statut de CLP, ses contraintes et sa discrimination tant salariale que de statut ou de reconnaissance dans les rédactions.

Désolé si je pose des questions de candide ce soir, j'essaye de comprendre.

N'y a t'il aucune structure qui regroupe les "free-lance" ? parce que la vos moyens d'actions me semblent helas très limités

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 20:47

L’article du Monde souligne en particulier la réaction mitigée de Royal sur la question, expliquant qu’il s’agirait pour elle de ne pas « effrayer » les salariés ou les « classes moyennes » qui craignent pour leur avenir en faisant de la précarité une priorité (cf. la réaction hostile au zéro SDF de Jospin en 2002).

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 19:18

C'est bien cela le pb, Royal et Sarko qui ont peur de se mettre à dos les petites gens merdeuses de la classe moyenne qui rêve de changer de classe et imiter la classe bourgeoise

nous voilà dans les anti-lumière, l'Humanité comme cauchemar plus qu'espérance, par la faute de la bêtise contemporaine, une sorte d'attracteur sociologique vers le populisme. Seule une grande catastrophe peut faire réfléchir cette masse amorphe, mais désolé, il n'y a pas une Allemagne hitlérienne pour faire réagir cette France, ni une mouvance bolchévique. Le seul vote utile, c'est Le Pen, renvoyer à la France l'image de ce qu'elle est devenue, un pays de Merde, de petits merdeux, dont je fais peut-être partie.

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 20:57

@ Serval
Non, il n' ya pas grand chose, hormis les syndicats classiques, dont l'action demeure très ponctuelle. Vu que les CLP sont tous en travailleurs indépendants (parce que c'est le seul statut autorisé par la loi), la possibilité de se syndiquer est réduite à néant. Un regroupement de freelance serait "techniquement" possible, mais comme il y a autant de situations que de correspondants, c'est mal barré.

D'autre part il y a un turn-over énorme, et la plupart savent qu'ils ne resteront correspondants que quelques temps. Ils s'en vont d'ailleurs généralement dégoutés. Puis il y a les autres, les retraités par exemple, qui s'en foutent. Les étudiants, quant à eux, trouvent ce job plus sympa que le macdo, et se contrefichent souvent d'avoir une protection sociale.

Diviser pour mieux régner, ça marche !

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 20:58

Le « il ne faut pas effrayer… » est une façon de voire les choses.
En fait le coût de mesures radicales pour arriver à « zéro SDF » est ridicule. En revanche les politiques doivent penser les moyens pour prévenir la précarité et l’exclusion sociale. Il est là l’en jeu principal. Mais il faut faire les deux à la fois. La prudence de Royal peut aussi s’expliquer ainsi. Ne pas tomber dans le « piège » du « je vole au secours de tout ce qui bouge », mais aussi donner des réponses crédibles à l’affaissement du niveau de vie pour plusieurs millions de salariés ou de chômeurs (autour de 7 à 10 millions). Royal a fait beaucoup de discours sur la lutte contre la précarité. Pour l’instant elle est restée plutôt muette sur les mesures concrètes. Parmi ces mesures il y a la question du niveau du SMIG ; il y a celle de la généralisation des temps partiels qui devraient être rémunérés plus que le SMIG ; il y a surtout la questions des loyers et du logement (blocage des loyers ou réexamen des tarifs pratiqués en fonction des conditions de logements, etc.). Mais comment s’attaquer à des millions de propriétaires !

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 21:01

à des millions de propriétaires, petits et gros. Car il y a de tout parmi eux.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 21:04

il y a celle de la généralisation des temps partiels qui devraient être rémunérés plus que le SMIG ; il y a surtout la questions des loyers et du logement (blocage des loyers ou réexamen des tarifs pratiqués en fonction des conditions de logements, etc.). Mais comment s’attaquer à des millions de propriétaires !

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 21:01

Que du bureaucratisme supplémentaire. Le système des classes profiteuse a réussi à désarmer intellectuellement la gauche anti-libérale et les classes moyennes qui ne peuvent plus réfléchir, la preuve étant que la réforme du système monétaire reste incomprise mais après tout, ce système arrange trop de monde pour qu'on le change. Alors honte à ce système et votons Le Pen !

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 21:04

Merci à Albert pour tes éclaircissements sur la dure condition de CLP.

Les activités économiques sont toutes beaucoup plus complexes en réalité que dans l'imagination de ceux qui n'y connaissent rien.

Et bravo à Sacha pour la suggestion d'intervention de l'URSSAF, car personne n'aime un contrôle de leur part. Soit tu as quelque chose à te reprocher, et c'est logique, soit tu n'as rien à te reprocher et ça t'emmerde au plus haut point car cela signifie du travail supplémentaire pour présenter tous les documents au contôleur.

Et grâce au DEL, j'ai appris dans Libé (et non dans France Soir !) que «Royal répond à la volonté de Pluton» ! Analyse politique de tellement haute volée qu'on en a perdu l'orbite géostationnaire ;0)
Libé a t-il été subrepticement revendu au groupe Franche Démence ?

Je vous propose tous de faire lire ce billet et tous les commentaires à vos amis qui ne connaissent rien à la manière dont fonctionnent les journaux de la PQR et d'observer leurs réctions incrédules. Ca va égayer votre réveillon ;0)

Zgur

Ecrit par : Zgur | vendredi, 29 décembre 2006 21:04

Fulcanelli t'es pas marrant et t'es creux.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 21:10

Fulcanelli t'es pas marrant et t'es creux.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 21:10

C'et toi qui est vide de contenu

pas marrant, ça je te l'accorde, vu que je plaide pour un vote protestataire Le Pen, en tacticien citoyen éclairé

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 21:13

Et grâce au DEL, j'ai appris dans Libé (et non dans France Soir !) que «Royal répond à la volonté de Pluton» ! Analyse politique de tellement haute volée qu'on en a perdu l'orbite géostationnaire ;0)
Libé a t-il été subrepticement revendu au groupe Franche Démence ?

J

Ecrit par : Zgur | vendredi, 29 décembre 2006 21:04

Mais Pluton n'est plus une planète c'est un astéroïde, à Libé, les ignorants sont légions. A 5000 euro par moi je suis prêt à écrire pour remonter le niveau de Libé, Laurent Joffrin si tu me lis, écris moi par le biais de mon blog

Sinon, Royal inspirée par Platon, c'est plus crédible mais vu le QI intelligible de Ségolène, les Idées ne peuvent s'incarner dans un tailleur de none BCBG

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 21:19

Sur la question des correspondants et des pigistes. Ce sont évidemment deux statuts différents. Un pigiste est un journaliste, un salarié. Un correspondant ce n’est pas un salarié. Je ne connais pas le taux de chômage dans la profession mais il doit être très élevé. L’attaque aux Prud’hommes ne servirait à rien, elle serait même irrecevable. La seule chose à espérer c’est qu’un jour profitant d’une faille, d’un besoin, d’une complaisance, le dit correspondant qui fait un travail de journaliste puisse se faire embaucher comme journaliste reconnu comme tel. Ou alors grâce à un mouvement de grève de l’ensemble des correspondants qui sont dans cette situation. Mais à ma connaissance il n’y en a jamais eu. Je me souviens seulement d’une grève de pigistes à Ouest-France. Ça c’est mal terminé pour eux. Pour ma part j’ai été journaliste en CDD puis pigiste à l’Equipe. On m’a viré au bout de 3 ans pour raison économique. Ça ne tenait pas debout juridiquement parlant. J’ai gagné au Prud’hommes mais je n’ai jamais été réintégré.

Ecrit par : Ajamais | vendredi, 29 décembre 2006 21:45

Bon, les petits, si je le balance in extenso ici, Serval va m'accuser de copier-coller, alors je vous donne les liens, mais il serait interessant que vous lisiez ces articles :

- Chirac, pathétique et catastrophique ?
http://laurentfabius2007.over-blog.com/article-5060525.html

et

- Donner de vraies chances aux jeunes, ces retraités d’après-demain.
http://laurentfabius2007.over-blog.com/article-5063740.html

Voila....

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 21:47

@ Ajamais : il est tout a fait recevable de faire requalifier devant les prud'hommes une convention de CPL en pigiste ou en jounaliste PQR !

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 21:54

.

Ecrit par : . | vendredi, 29 décembre 2006 21:51

Cela dit, pourquoi venir en aide aux précaires, sitôt réintégrés dans la société, ils deviennent aussi médiocres que la moyenne, un peu comme ces anciens prolo qui une fois parvenus patron, se comportent pire que les patrons.....

ça c'est dans la gueule du peuple, regarde la merde en toi et démerde toi

Quant aux politiques, si le peuple en est là, c'est qu'ils n'ont pas su insuffler les valeurs aux gens, Mexique, Allemagne, France, Italie, la classe politique est merdeuse, et je dis, vive le 21 avril 2002, la honte sur le système politque, et je suis prêt pour une seconde semonce, volià pourquoi je vous dis que voter Le Pen est de salubrité publique, parce qu'il n'y a plus de Hitler pour secouer la France, ni de Lumières pour la réveiller

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 21:56

@ bruno

Enfoiré ! ;-)))))))))

Je me soucie de ton blog rank !

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 22:12

Voila....

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 21:47

Voilà le désert du militant de masse, un cri dans le vide de l'Histoire, un vide dans le vent de la politique, une ride sur le temps perdu de cette marécageuse société flasque et visqueuse...

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 22:16

Fulcanelli : "il n'y a plus de Hitler pour secouer la France".
Et toi, pour secouer ta connerie, il y a quelque chose ? Ou quelqu'un ?
Tes provos à deux euros sont lassantes.

Ecrit par : g.b. | vendredi, 29 décembre 2006 22:16

je plaide pour un vote protestataire Le Pen, en tacticien citoyen éclairé

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 21:13

Dragée Fuca : tu as la même tactique que le gouvernement de Vichy ou les collabos de la dernière guerre.

Ton vote "protestataire" est un vote est juste un vote de prostateux

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 22:16

@ Serval : mon quoi ? Déja, si tu m'insulte, tu le fais en francais ! ;-)))

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 22:21

@ Ajamais

"Royal a fait beaucoup de discours sur la lutte contre la précarité. Pour l’instant elle est restée plutôt muette sur les mesures concrètes."

c'est bien cela qui me gène. cette non prise de risque pour ne pas effrayer les gens.Cela conduit à un flou artistique sur lequel on ne peut rien batir

En 81, et dans un tout autre contexte, Mitterrand à annoncé que s'il était élu, il abolirait la peine de mort alors que 62% des français était pour. Il a pris le risque de choquer l'opinion et de perdre les élections. La mouvance actuelle est plutôt à "pas de faux pas, attention et restons consensuels"...

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 22:23

"Mais comment s’attaquer à des millions de propriétaires !
(...) à des millions de propriétaires, petits et gros. Car il y a de tout parmi eux."

Ecrit par : Ajamais

le corporatisme et le clientélisme à la française. Non ?


Enjeu :
- marché de l'immobilier (bulle spéculative)
- 100 000 sdf au moins
- il manque des milliers de logements sociaux
- développement des marchands de sommeil (hôtels taudis)
- la précarisation intensive (cdd, intérim, temps partiel imposé) ne permet pas de trouver un logement (car bailleur et agences immobilières qui demandent cdi, temps complet, caution, garanties familiales...)

C'est un problème récurrent (lire ci-dessous) *
Le courage en politique, c'est d'oeuvrer pour le bien commun et de s'attaquer aux injustices. Tout le reste, c'est du baratin.


*Cinquante ans après l’appel de l’abbé Pierre par Xavier Frison
Le 1er février 1954, par un appel célèbre d’une rare intensité, l’abbé Pierre posait le problème du logement social. L’énorme effort de construction qui a suivi a permis d’améliorer la situation. Mais l’élan s’est brisé sur la crise économique et l’explosion du chômage.

"L’imagination législative ne peut toutefois suppléer à la hausse vertigineuse des loyers dans les grandes villes de France, de plus en plus inaccessibles pour les nombreux salariés précaires.

Dans la France des années 2000, la restructuration des grands quartiers d’habitat social devient un impératif, à coup de démolitions spectaculaires.

Encore faut-il reconstruire un nombre de logements équivalent, aux mêmes tarifs.

Dernière tentative en date de rétablir un minimum de mixité sociale, la loi relative à la Solidarité et au renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 exige des agglomérations de plus de 50000 habitantsqu’elles proposent au moins 20 % de logements sociaux. Pour nombre d’entre elles, c’est encore trop. Elles préfèrent payer des amendes plutôt que d’accueillir une population synonyme de problèmes à leurs yeux.

Évoquant son appel du 1er février 1954, dans Et les autres ?, le mensuel de sa fondation, l’abbé Pierre reconnaît : « J’étais surtout loin d’imaginer que cinquante ans plus tard des familles en France, avec de jeunes enfants, dormiraient toujours dans la rue. » C’est sans doute la raison pour laquelle son appel historique résonne toujours au présent."
Extrait Politis n° 786

Ecrit par : Jaaaaaames Broown | vendredi, 29 décembre 2006 22:26

Dragée Fuca : tu as la même tactique que le gouvernement de Vichy ou les collabos de la dernière guerre.

Ton vote "protestataire" est un vote est juste un vote de prostateux

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 22:16

Vichy a été une étape pour que le feu brûle la mauvaise herbe sociale héritée de la démission des gens et de la compromission du capital et des élites étatiques. Même schéma qu'actuellement. Reste borgne, sois ignorant, après tout, pense au réveillon,

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 22:28

@ Serval : et Jospin (oui, je sais, il est peu aimé ici, mais bon...) avait fait l'annonce pour le 35H, le PACS, la parité, en 1997. Il n'avait pas attendu que des sondages, ou des jurys citoyens, des conseillers en communications, etc., lui disent quel était le sens du vent !

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 22:31

@ bruno

Le blog rank est le classement subjectif des blogs sur over blog, il apparait quand tu poste un article

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 22:32

Fulcanelli : "il n'y a plus de Hitler pour secouer la France".
Et toi, pour secouer ta connerie, il y a quelque chose ? Ou quelqu'un ?
Tes provos à deux euros sont lassantes.

Ecrit par : g.b. | vendredi, 29 décembre 2006 22:16


Lassantes, délassantes, peu importe,

La bulle spéculative, les lois Périssol, Robien et (je ne sais plus qui du PS mais ils ont fait pareil en 1997) ont permis à des classes aisées de faire payer par la défiscalisation la moitié de leur investissement. ALors je continue à secouer la connerie. Hitler est arrivé sur un terrain économique favorable. La France et sa ploutocratie complice sont parvenues à un point où le système s'effondre et toi, Guy, le grand initié, tu ne vois rien et tu gerbes toute rébellion pensante en l'affublant de provo à deux balles ou de déconomètre

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 22:33

@ gb : ai-je mal lu, ou alors quelqu'un sur ce blog fait l'apologie du régime de Vichy, qui aurait servi à "brûler la mauvaise herbe sociale" ???

Non, mais dis-moi que j'ai mal lu...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 22:35

Et c'est quoi mon "blog rank" ? Il est bon ?

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 22:37

@ gb : ai-je mal lu, ou alors quelqu'un sur ce blog fait l'apologie du régime de Vichy, qui aurait servi à "brûler la mauvaise herbe sociale" ???

Non, mais dis-moi que j'ai mal lu...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 22:35

Je n'ai pas fait une apologie, j'ai dit que c'était le résultat de tant de démissions, un peu comme quand on boit excessivement, on arrive à la cyrrhose ou quand on délaisse son champ, celui-ci devient en friche. Il n'y a pas apologie mais un triste constat. Tu as bien lu mais tu n'as pas bien interprété. C'est normal, tu fais partie d'une génération qui a 20 ans, ne parvient pas à lire un texte, à 30 ans, tu le lis mais ne le comprends pas. Sorry angel

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 22:39

Fulcanelli, je t'aime bien mais là tu saoules... ;-)

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:48

Mais, Fulcanelli, qu'est-ce alors que "la mauvaise herbe sociale" que Vichy aurait ,bien heureusement selon toi, éliminé ?

Puisque je ne suis pas digne de comprendre ta prose, tente, je t'en prie, de vulgariser. La mauvaise herbe sociale, serait-ce les démocrates ?

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 22:48

Salut Bruno. ;)

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:49

Je crois que je vais sortir, j'ai cassé l'ambiance mais la vérité est à ce prix, étudiez l'Histoire, méditez, vous verrez que je suis pas étranger à la vérité. Sans doute excessif mais si on veut réveiller le système c'est à ce prix. Bruno, tu retardes d'un siècle, avec l'armée du salut et de ton salut

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 22:50

C'que tu peux être con Fulcanelli... C'est de la culture d'élevage que tu as ? Tu vaudrais mieux, non ?

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:52

@ José : je te croyais parti en vacances. A Gstaad pourquoi pas ? :-))))

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 22:52

Bruno,

Fin de la terre de Bretagne moi, et pour rien au monde je ne change. ;-)

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:53

Fulcanelli, je t'aime bien mais là tu saoules... ;-)

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:48


ben oui, vu que tu n'es pas capable de nous ennivrer avec ta prose fulgurante et tes envolées mystiques sur la politique du dégoût et le dégoût de la politique, Sarko fait fuir, Ségo indispose, nous sommes des citoyens indisposés, mais sans les règles.....HAHAHAHAH

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 22:54

Fulca, fais gaffe quand tu causes avec moi, le mien est meilleur. ;-)

Sûr de ne pas te tromper de sujet avec moi, là ?

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:55

@ bruno

Je ne suis pas un fan de Jospin

Les 35H ont eu l'effet pervers que toutes les conventions collectives ont été dénoncées par le patronat et renégociées a minima....Et PERSONNE n'a bougé au gouvernement.

Par contre je me rappelle très bien Jospin dans un débat dire "j'ai été naïf sur les questions de sécurité". Comment le gars qui subit des actes de grivelerie mais qui pour lui sont importants parce qu'ils le touchent personnellement peut aller voter pour Jospin ?

mais je m'emporte....

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 22:55

C'que tu peux être con Fulcanelli... C'est de la culture d'élevage que tu as ? Tu vaudrais mieux, non ?

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:52

C'est la période des soldes

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 22:56

lol Terrible...

Au fait, toutes mes excuses à toutes les lectrices et lecteurs de ce blog, hein ?

Bonsoir à toutes et à tous :)

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:58

Au fait bruno, ton blog rank il n'y a que toi qui le voit...

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 22:58

Et si je mettais un peu de poésie à ma prose. Toujours commenter le Système devient lassant. Il se peut bien que j’arrive vers un formatage irréversible de ma pensée. Mes propos deviennent aussi lassant qu’une notice technique sans fin. En fait, je me suis fait avoir par le Système, quoique je puisse écrire pour me persuader du contraire.



Le monde est jazz, la vie est jazz, mes écrits sont ternes. Il n’y a plus de vie. Juste une grisaille technocratique. Des mots abstraits et hop, on y replonge

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 22:58

Ta place dans le trafic, Fulca... Demande à Cabrel, le grand philosphe.

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:59

Ta place dans le trafic, Fulca... Demande à Cabrel, le grand philosphe.

Ecrit par : José@La e-Cité | vendredi, 29 décembre 2006 22:59

Le jazz, ou Hitler,

nouvelle comédie

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 23:03

Thèse 19 : le monde est jazz

Le monde est jazz : composé par Pascal Obispo sur un livret de Luc Plamondon, interprété par Céline Dion. Non ! C’était une blague, juste pour vous faire peur !

Drôle de jeu que cette expérience qui vous vous en doutiez, prend la forme d’un essai philosophique. Peu à peu, je suis rentré dans le rythme. Voici le premier essai de philosophie écrit en direct, jour après jour, sur une place publique virtuelle où chacun observe, lit, tout en ajoutant une intervention qui entre en consonance ou en dissonance avec l’ensemble, bref, de la philosophie live, jouée derrière un écran pour des spectateurs que l’on ne connaît pas, excepté au travers des détails qu’ils livrent sur cette agora virtuelle. Certains ont applaudi, d’autres sifflé, et même critiqué au nom de ce bon vieux formalisme qui fit chuter nombre d’auteurs, notamment dans le genre musical, Debussy et Stravinsky. Et j’ai continué à décliner les thèses, à improviser, à décider de chaque thème en fonction de l’humeur de mes neurones. Vous avez été les spectateurs d’une expérience inédite, le tournant jazz n’ roll en philosophie. La philosophie écrite comme une pièce de jazz, avec des thèses qui forment les thèmes, et chacun y va de son thème à lui. Ca y est, eurêka! J’ai trouvé, ce forum, c’est un big band de jazz. On y trouve de tout, des thèmes lyriques, d’autres tristes, avec Matdefle dans le rôle de la guitare blues, une teinte délicieusement désespérée. Vous voyez, Prosac, la cohérence dialectique n’est plus de mise. Ici, on décline les thèmes, et l’ensemble n’est pas si mal, le résultat dissone bien. Pour peu, on croirait que les Résidents nous ont aidé pour la partition.

Et donc, une idée force en philosophie, celle du tournant Jazz, après le tournant théologique de la phénoménologie et le tournant qui ne mène nulle part de Heidegger. Et puis tant qu’on y est, on continue, sur la lancée. Miles Davis disait que si dans un concert surgissent une phrase, un rythme jamais joué, ce concert est sauvé, pour l’éternité. Soyons éternels alors, partout et surtout sur ces forums. Les idées jamais jouées, il y en a ici, pas mal. Ce même Miles disait aussi qu’on devrait écouter ce qui se passe autour de nous et de jouer au-dessus de ce que l’on sait. Voilà ! On y arrive, la Révolution jazz, au-dessus de nos moyens, pour rivaliser avec ceux qui nous gouvernent avec leur intelligence rationnelle, soyons réalistes, osons plus qu’on ne peut espérer ! Ne soyons pas zen, soyons jazz, le mot d’ordre de la révolution globale. Les gens sérieux n’aiment pas le jazz. A l’université, le jazz philosophique est dénigré. L’autre soir, j’ai tout d’un coup compris, en me souvenant d’un concert à la Halle aux grains à Toulouse il y a plus de vingt ans. Il y avait Ivry Gitlis (je ne suis pas sûr de l’orthographe exacte) et Didier Lockwood. Pour la première partie, classique, Ivry exécuta un numéro de virtuose, puis vint Didier qui s’en tira correctement, exécutant une sonate de Bach. Puis arriva la partie jazz, et là, notre violoniste classique fut complètement largué. Un musicien classique ne peut pas comprendre le jazz, alors qu’un musicien de jazz peut jouer du classique, correctement. Il existe une philosophie jazz, que les philosophes professionnels ne peuvent comprendre, alors qu’un philosophe jazz peut parfaitement comprendre la Critique de la raison pure. Il y-a-il une économie jazz. C’est possible mais si tel était le cas, les économistes classiques ne sauraient la comprendre.

Le monde est jazz, la Révolution est jazz, envoyons valser les ringards de la politique. Quel slogan, putain ! Peuvent aller se rhabiller les Bayrou, Jospin et Chirac, avec leur France pour tous, leur France nouvelle, leur France humaine, leur bouge ta France.
Au fait, la question du forum c’était bien : pour quelle mondialisation être vous ? Ouf ! Au bout de vingt thèses, j’ai enfin pu répondre à la question piège tendue par Libé. Je suis pour une mondialisation jazz. Pour une mondialisation de l’amour, de la joie, du rythme, de l’énergie, sans oublier les coups de blues, bref, de ces choses-là qui nous sont essentielles, qui ne sont pas strictement classiques, ni rationnelles, mais belles comme le mystère de l’existence, ces choses-là que ceux qui nous dirigent ne peuvent comprendre, alors que nous, même enivrés de jazz, nous comprenons le monde avec ses impératifs économiques, ses lois, son minimum d’ordre public. Les politiques n’entendent rien à l’existence jazz pour la plupart, ils n’ont comme projet que la puissance et se moquent des gens qui dansent, se méfient des gens qui manifestent, pestent contre les raveurs comme ils ont condamné le jazz dans les années 1930, et le rock dans les années 1960. Il est temps de passer la main, Messieurs de la politique, car ça commence à bien faire, vous qui donnez le tempo de la croissance alors que nous n’entendez rien au jazz de l’existence, vous qui calculez et paradez alors que vous n’entendez rien de l’harmonie des êtres, valsez, valsez je vous dis, faites les valser dis-je aux citoyens !

Pourquoi une philosophe jazz ? Parce ce la situation que l’on vit présente des traits communs avec les années 1920 et 1930 (voir récession2 sur le forum crise économique). Et donc, le jazz, c’est une possibilité pour utiliser le monde technique. Dans ces années là, la radio diffusait les cours de la bourse, puis plus tard, les discours de Hitler. Deux symboles, l’avidité matérielle conduisant à la crise de 1929, le délire du pouvoir nazi, d’un côté, l’économie qui swingue et tangue pour couler et de l’autre, l’Etat qui pour éviter que l’économie coule, impose un système totalitaire censé mettre l’individu au pas devant les impératifs fixés par le régime qui s’arroge tous les contrôles, y compris la conscience. Enfin, le jazz, symbole de liberté, d’ouverture, le swing qui ne nous entraîne jamais au fond et donne des ailes à la pensée. Et maintenant, la bourse, elle tangue, et l’Etat, s’il n’est pas totalitaire, il conserve ses prérogatives pour réguler l’économie, et le jazz, toujours plus fort, et toujours plus différencié, avec le rock et ses multiples ramifications. La philosophie devient alors rock. Dylan est revenu avec un bel album. Soyons de la partie ! Philosophons rock, la partie commence, nous aurons bientôt un cerveau pour comprendre l’économie et un esprit pour projeter la vie, car l’envie ne fait que perturber nos désirs et que le système n’attend que cela, que nous soyons perturbés pour mieux nous vendre le produit qui nous fera revenir à l’état stable, l’état sevré, car le système ne nous considère pas mieux que cela, comme des bêtes de somme que nous sommes et qu’il faut amener au travail pour ensuite les sevrer d’objets artificiels. La traite de l’homme de somme a commencé depuis longtemps, et le Système constitue le terme paroxystique de cet asservissement de l’homme productif par l’homme dominateur. Ce n’est pas le lait mais l’intelligence algorithmique que l’on extrait, telle la semence produite après quelques années d’élevage dans les écoles. Puis, comme pour les vaches, il faut leur offrir de quoi regarder depuis l’enclos privé du domicile. Et comme il n’y a pas de train, alors les producteurs du Système ont inventé ce jeu stupide qui s’appelle je crois, Loft story.

Soyons jazz, nous vous devons l’impossible ! Tel serait le slogan rédempteur d’une génération 68 qui a préféré l’autre slogan : Prend l’oseille et tire-toi ! Soyons jazz et globalisons le jazz, voilà un projet de mondialisation bien tempéré, du tempo, de la gaieté, du gai savoir, et plus si affinité

Bonne fêtes de fin d'année

Fulcanelli, le John Galliano de la philosophie éternelle

Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 29 décembre 2006 23:04

Dites, Fulca, ça serait pas docteur Jekill et mister Hyde? Hier soir, entre 20h11 et 20h15, deux messages, et deux tonalités radicalement différentes.
Aujourd'hui, entre un message à 17h58 et la suite de messages ce soir, là aussi climat très différent.

Je me pose des questions.

C'est le même?

L'obscurité vespérale altérerait-elle son humeur?

Quoi qu'il en soit, je ne vois qu'une solution dans l'immédiat: Au lit!

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 29 décembre 2006 23:11

@ Fulcanelli : Ta philosophie un peu grotesque nous met au-dessus des grandeurs, mais rien ne nous met au-dessus de l'ennui...

@ Serval : Bonne nuit.

@ José : Bonne nuit. Bon retour dans le DEL

@ Toutes et tous : bonne nuit aussi...

Certains hommes parlent pendant leur sommeil. Les hommes politiques parlent pendant le sommeil des autres...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 23:14

@albert
bien sur pour libération les journalistes restent dans leurs acquis en pleurant
voilà.. quelle évolution.....

@fulca
even i ve got the sense of humour

Ecrit par : olive from dublin | vendredi, 29 décembre 2006 23:14

@ bilbo : bonne nuit aussi ! Je ne t'avais pas vu...

Ecrit par : Bruno Lamothe | vendredi, 29 décembre 2006 23:17

Je n'ai pas été très présent non plus...

Bonne nuit!

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | vendredi, 29 décembre 2006 23:18

Bonne nuit Bruno. et veille bien sur ton blog rank ;-))))))

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 23:19

@ olive

Je crois que pour Libé, c'est plus une question de culture de journal que d'acquis...

La culture est elle soluble dans l'économie de marché ?

Je crains que oui

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 23:22

à Olive
Heureusement qu'ils ne font pas que pleurer, à Libé : ils se battent et ils ont raison. Il faudra juste qu'ils apprennent à changer leur journal, mais ça c'est certainement beaucoup plus compliqué ...

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 23:25

C'est presque un travail associatif, en fait, CLP. Payé une misère, et reposant sur la bonne volonté de la personne.

Ecrit par : glomp | vendredi, 29 décembre 2006 23:33

Bonne nuit @ tous ceux qui restent....

Ecrit par : Serval | vendredi, 29 décembre 2006 23:49

Ce travail repose sur la bonne volonté de la personne, mais aussi sur la passion qu'il a - ou pas - pour le journalisme : partir à la chasse aux infos, je trouve ça passionnant. Et c'est aussi comme ça qu'on nous tient. On aime ce qu'on fait, alors on se la ferme, on fait semblant d'être content. Il m'a suffi de mettre le doigt dans l'engrenage pour me faire bouffer par la machine. Maintenant je suis accro. Un type accro, c'est rentable, jusqu'à ce qu'il en ait marre ou qu'il commence à récriminer. Alors, dans ces cas, on le jette.

Bonne nuit @ ceux qui partent !

Ecrit par : Albert, clp nrv | vendredi, 29 décembre 2006 23:52

albert
lis le blog d epierre haski de quatremer de riche
plus fort que le journal alors
beau signal

pour libe les signes sont juste interieurs de richesses... et exterieurs

Ecrit par : olive | samedi, 30 décembre 2006 00:40

Tous ces garçons qui se disent bonne nuit, comme c'est mignon.

Je vois que le méchant Fulca vous a dérangés dans votre gentille chambrée.

Désolée, spm*, sps* ou spr*, je suis assez d'accord avec Fulcanelli sur Vichy.
La Résistance n'aurait pas été possible sans Vichy. C'est pas plus compliqué que ça.
Nous n'avons pas encore touché le fond, donc pas de révolte possible, pas de Résistance possible. Nous ne le toucherons pas avec Sarkolène, ils vont nous laisser pour cinq ans encore sous respirateur artificiel. Chacun en tire les conclusions qu'il veut. Personnellement, je suis pour l'euthanasie.

(Désolée Carole, si tu me lis, voilà que ça me prend aussi le soir.)

*** syndromes pré-menstruel, pré-soldes, pré-réveillon.

Bon-ne nuit les garçons!

Ecrit par : Sacha | samedi, 30 décembre 2006 01:04

*** syndromes pré-menstruel, pré-soldes, pré-réveillon.
on s en fout... ******* no comment

dis moi c est quoi la revolution merci
a part des gens qui racontent leur vie chez eux!

Ecrit par : olive from ireland | samedi, 30 décembre 2006 01:32

Condamné à mort pour crimes contre l'humanité, l'ancien président irakien Saddam Hussein a été exécuté par pendaison samedi peu avant 06h00 (03h00 GMT) à l'âge de 69 ans.

Son exécution a été confirmée par les autorités irakiennes alors que les appels à la prière retentissaient dans Bagdad en ce jour le plus sacré du calendrier musulman, celui qui marque le début de l'Aïd el Adha, la grande fête du sacrifice.

Les détails de l'exécution sont rares mais, selon un témoin cité par la chaîne publique Irakiya, Saddam Hussein, jugé pour le massacre de Doudjaïl en 1982, est apparu comme un "homme brisé" alors qu'il montait sur l'échafaud.

Un autre responsable irakien a précisé qu'il avait dit la profession de foi des musulmans mais qu'il n'avait prononcé aucune autre parole. Il avait les mains liées et les jambes entravées. Son visage était découvert.

La pendaison a été filmée.

Ecrit par : Bruno Lamothe | samedi, 30 décembre 2006 09:13

@Albert "considérés comme des sous-merdes par les lecteurs et par les rédactions"

Je ne pense pas que tes lecteurs te méprisent, dans la mesure où ils ne font pas la différence entre un journaliste et un CLP. Surtout quand ton papier est intéressant sur le fond et bien rédigé dans la forme.

Ta rédaction ne te méprise pas non plus. Mais ses membres ont peur car ils ne savent pas de quoi sera fait leur avenir, notamment à cause de la mauvaise santé actuelle de la PQR.

Le système de la carte de presse à la française va bientôt disparaître car il n'est pas en conformité avec le droit européen, qui pousse à l'ouverture de nombreux secteurs du monde du travail.

L'avenir de la PQR est dans le multimodal (papier+Internet) comme le décrit très bien Benoît Raphaël, cadre du Dauphiné Libéré, sur son blog "Demain tous journalistes ?"

Avec tes connaissance en informatique et en Internet, tu seras alors peut-être plus compétent que certains journalistes en poste, parfois proches de la retraite.

La vraie question est la suivante: peux-tu financièrement tenir le coup jusqu'à ce que ces différentes évolutions se fassent (deux à trois ans) ?

Ecrit par : Michel | samedi, 30 décembre 2006 11:19

Le tableau n'est peut-être pas aussi noir en effet, mais il est loin d'être idyllique. La qualité des papiers joue son rôle, mais l'image du correspondant restera encore pour longtemps celle du journaliste-facteur, j'en veux pour preuve certaines réaction ici même.

Quand à ma situation personnelle, elle n'a que peu d'importance. J'arriverai bien à me débrouiller d'une manière ou d'une autre. Quand Lolo Jojo se sera fait virer, j'enverrai mon cévé à Libé, voilà tout. Si ça marche pas, je rachète le titre et on en parle plus.

Par contre ceux qui seront restés "dans la fosse" tandis que je papillonerai dans les hautes sphères continueront à écrire en fonction de leurs humeurs, du temps dont ils disposent et des moyens qu'on leur donne. Ca ne présage rien de bien bon, car l'avenir de la PQR repose sur leurs frêles épaules.

Le blog dont vous parlez est très intéressant, car on y parle surtout du fond, à savoir des lignes éditoriales et des stratégies à adopter dans le futur. Les solutions proposées sont toutes intéressantes, et de ce genre de débats ne peuvent naitre que de bonnes idées.

Une question reste néanmoins en suspens : celle du prix que peut payer un titre pour diffuser une information de qualité. Et là, je suis nettement moins optimiste.

Ecrit par : Albert, clp nrv | samedi, 30 décembre 2006 15:10

Certains correspondants sont et resteront toujours des facteurs, là n'est pas le problème. Mais ce sont des gens comme vous avec une conscience aigue de ce qu'ils peuvent apporter à un titre de PQR qui feront progressivement bouger les lignes.

Les correspondants bénéficiant d'autres ressources pour vivre se contenteront en effet toujours de leur statut de CLP. Et on ne peut pas leur en vouloir pour autant.

Par contre, les évolutions à venir, techniques et stratégiques, au sein de la PQR feront que les patrons de presse donneront leur chance aux meilleurs correspondants.

Car au moment de réembaucher des journalistes - j'ai bien peur qu'ils n'en débauchent dans un premier temps - ils se poseront la question: vaut-il mieux embaucher un jeune qui sort de l'école ou quelqu'un du cru qui connaît bien la région et a déjà son réseau d'informateurs locaux ?

La PQR se porte mal actuellement, elle ne peut donc pour l'instant pas faire de miracle sur "le prix à payer pour diffuser une information de qualité".

Elle pourra un jour payer un meilleur prix à certains correspondants qui intègreront alors les rangs de ses journalistes, si et seulement si elle réussit à prendre le virage de l'Internet.

Y parviendra-t-elle ? Je n'en sais rien et je fais plus confiance à des prospectivistes de la trempe de Benoît Raphaël pour répondre à ce genre de question.

Toujours est-il qu'en tant que fidèle lecteur de la PQR, je ne vous méprise pas, vous les correspondants que j'ai toujours considérés commes des journalistes à part entière.

Ecrit par : Michel | samedi, 30 décembre 2006 16:05

Il est bon, en effet, de rappeler cet ahurissant anachronisme social.

Comment se fait-il que perdure depuis -- quand, au juste? 1945? pareil scandale, sur lequel est bâti l'ensemble de la presse quotidienne régionale en France, alors qu'un syndicat, j'ai nommé le Livre CGT, a la faculté -- qu'il ne se prive pas d'exercer régulièrement -- d'empêcher la parution de tous les quotidiens de France dès qu'un de ses adhérents a le nez qui gratte?

Comment se fait-il que parmi les journalistes de la presse nationale, toujours prompts à se mobiliser pour leurs "droits" et leur "conscience", disposant d'une large liberté d'expression protégée par tout un arsenal de lois, il ne se soit trouvé personne pour dénoncer ce système?

Cette scandaleuse arnaque est un bon exemple du village Potemkine que constitue le soi-disant modèle soi-disant social français: un enchevêtrement indémerdable de privilèges corporatistes en tout genre, qui se nourrissent d'injustices tranquillement reproduites, largement inconnues et rarement dénoncées, parce que cachées derrière le chatoyant paravent des "déontologies" diverses et variées, et autres "acquis sociaux" pour lesquels "nos ancêtres se sont tant battus".

Ecrit par : Robert Marchenoir | dimanche, 31 décembre 2006 01:01

Tout mettre sur le dos des syndicats et du corporatisme me paraît un peu simpliste.

Même si, comme vous, je constate que l'addition des privilèges des ouvriers du livre et de ceux des journalistes ne laisse pas grand chose aux clp. Même si, comme vous, je déplore que les journalistes ne se bousculent pas pour dénoncer une situation infâme qui les arrange (exception faite au moins du maitre des lieux, merci Guy au passage).

Le taux de syndicalisation en France est un des plus faibles d'Europe. Ce qui manque aux correspondants en particulier et aux précaires de tous poils en général, c'est justement un syndicat indépendant puissant, capable de contrecarrer les autres (Cgt, Medef, etc...).

Imaginez que pendant une semaine, aucun correspondant n'envoie quoi que ce soit à sa rédaction (j'ai le droit de rêver, surtout avec un coup dans le nez). Vous imaginez le boxon ? Y'aurait-t-y pas alors matière à réflexion ?

Vous allez peut être me répondre que les quotidiens ne pourraient alors pas accepter les revendications, parce que le camembert serait déjà bouffé de toutes part par les avantages acquis des journalistes et des ouvriers du livre. Admettons.

N'empêche que le mamouth serait alors obligé de se poser quelques questions existentielles, il pourrait notamment se demander comment envisager sérieusement le fameux virage de l'internet (cf les 2 précédents post de Michel).

Une fois accordées les revendications des clp, certains "avantages acquis" pourraient s'en trouver diminués, mais ça ne me paraît pas être une finalité en soi.

Allez, bonne année à tous !

Ecrit par : Albert, clp nrv | lundi, 01 janvier 2007 03:08

Voilà, ceux qui sont intéressés par le sujet peuvent venir faire un tour sur le blog que je consacre au sujet : http://clpnrv.canalblog.com

Ecrit par : Albert, clp nrv | mardi, 02 janvier 2007 15:47

Je ne mets pas tout sur le dos des syndicats, Albert, mais sur le dos du "modèle français", étatiste et anti-libéral.

Je remarque aussi que pour une fois, on ne peut pas accuser le "libéralisme" et la "mondialisation" d'être à l'origine de ce système de précarisation institutionnalisée des salariés, puisqu'il est largement antérieure à la dite mondialisation.

Avez-vous remarqué, aussi, qu'une révolution vient de toucher la presse quotidienne régionale: l'autorisation de la publicité télévisée pour les grandes surfaces?

Il est très intéressant de mettre en rapport ce fait et l'exploitation des correspondants de presse que vous dénoncez.

Car enfin, pendant de longues années, pour ne pas dire des décennies, la PQR s'est violemment opposée, et avec succès, à ce que les hypers aient le droit de faire de la pub à la télé, arguant du fait que cette pub lui revenait de droit, qu'elle était indispensable à sa bonne santé, que c'était vital pour la démocratie et la liberté d'expression, etc.

Les pouvoirs publics, dans notre bon vieux système quasi-mafieux, ont cédé aux pressions (non sans arrière-pensées électoralistes, je suppose -- c'est toujours bon d'avoir la PQR qui vous mange dans la main), quitte à dire merde à Bruxelles.

Ils ont donc mis en place, délibérément, une énorme distorsion de concurrence destinée à favoriser un secteur économique privé au détriment d'un autre. Cette distorsion flagrante a subsisté pendant fort longtemps.

En toute bonne logique étatiste et anti-libérale, ce cadeau royal de l'Etat protecteur aurait dû: a) permettre à la presse quotidienne régionale, grâce à des ressources accrues et garanties, de produire un journalisme de très grande qualité, de devenir un média de référence par son dynamisme et son adaptation à son époque, et d'assurer son avenir en fidélisant les nouvelles générations de lecteurs, b) lui assurer les ressources suffisantes pour ne pas avoir "besoin" d'exploiter odieusement une catégorie entière de ses employés.

Avez-vous remarqué que l'un ou l'autre se soient produits? Non.

La PQR a empoché année après année les dividendes de sa rente publicitaire protégée par la loi, continue à produire un journalisme honteusement médiocre et complaisant, surtout si on le compare à ce que font les quotidiens locaux à l'étranger (aux Etats-Unis, par exemple, cet horrible pays capitaliste...), les jeunes générations s'en détournent de plus en plus... et les correspondants locaux en sont réduits à lancer des blogs pour être traités autrement que comme des bénévoles.

C'est bien la preuve qu'en matière économique, l'étatisme ne fonctionne pas. S'obstiner à protéger des entreprise inefficaces qui se dirigent droit vers les poubelles de l'histoire, c'est gaspiller les ressources de la collectivité, et rendre un mauvais service à tous: patrons, lecteurs, employés de la PQR et des hypers, acheteurs d'épicerie... et vous, Albert.

Vive le marché, vive le libéralisme!

Ecrit par : Robert Marchenoir | mardi, 02 janvier 2007 17:11

Si, comme il l'a fait pour la plupart des autres secteurs de l'économie, l'état avait fixé comme contrainte le smic et et non l'aumône, le paysage serait sans doute un peu différent. Nettement plus professionnel en tous cas.

Quant à la dérèglementation du marché publicitaire, elle est simplement le fait de deux énormes lobby, celui des agences de pub et celui de la grande distribution. Deux secteurs énormes, mondialisés au passage, face auxquels les "petits" quotidiens ne peuvent pas grand chose, surtout en cette période de baisse de leurs ventes.

Et puis votre sacro-saint Marché, il les aime pas, ces petites mains disciplinées qu'on peut aller chercher à 11 heures du soir, sans débourser ni charge sociale ni prime de nuit, pour aller photographier un feu de poubelle avec un appareil perso ?

Ecrit par : Albert, clp nrv | mercredi, 03 janvier 2007 13:10

"Mon" sacro-saint marché, il n'aime personne, Albert. C'est ce que vous-même et la majorité des Français, à qui personne n'a jamais appris l'économie, ne comprennent pas.

L'amour n'a rien à voir là-dedans. C'est ce que ne comprennent pas les gauchistes génétiques, qui croient que tous est affaire d'amour et de haine, de bons sentiments et de morale, de bons et de méchants.

Si, au lieu d'être un journaliste frustré, vous étiez carreleur qualifié, électricien en bâtiment, ou ingénieur informaticien dans des secteurs de pointe, "mon" "sacro-saint marché", comme vous dites, il vous ferait des pipes pour que vous acceptiez de travailler pour lui.

Vous dites que la PQR ne peut pas grand-chose face à la grande distribution? Mais elle a bien "pu", pendant des décennies, encaisser sans moufter ses gros chèques publicitaires! Et "face" à ses lecteurs, elle peut quoi, la PQR? Car c'est ça, son boulot, à la PQR: satisfaire ses lecteurs! Pouvez-vous dire honnêtement qu'elle a rempli son contrat?

Vous dites "surtout en cette période de baisse de leurs ventes"? Mais à qui la faute, si les ventes baissent? Croyez-vous que ce soit un phénomène météo, inévitable, comme un tsunami? Est-ce la faute à Gérard Mulliez s'il arrive à augmenter ses ventes, et si celles des patrons de la PQR dégringolent?

La responsabilité n'en incombe-t-elle pas aux patrons qui se sont doucement endormis sur leur pseudo-rente de situation, qui, comme toutes les rentes de situation, finit un jour ou l'autre par s'évaporer, et alors la chute n'en est que plus brutale?

Quant aux "petits" quotidiens français, laissez-moi rire. S'ils sont "petits" (et tout est relatif: Ouest-France, petit?), à qui la faute? S'ils persistent à être sous-capitalisés, à qui la faute? Les groupes de médias puissants et mondialisés, avec lesquels ils auraient pu s'allier, ne manquent pas.

Seulement pour cela, il faut avoir une stratégie. Il faut voir un peu plus loin que l'année prochaine, que le député du coin, que la revue de presse d'Ivan Levaï, que la France hexagonale et éternelle. Il faut prévoir que ses vieux clients vont mourir. Il faut anticiper les besoins des jeunes lecteurs. Il faut prévoir que le papier ne sera pas éternel. Il faut comprendre que le monde de demain ne sera pas le même que celui qu'on a connu dans son enfance. Il faut avoir une stratégie Internet.

Il faut aller voir tel quotidien américain local, parfaitement inconnu à l'étranger, qui date du 19ème siècle, qui appartient entièrement à sa famille fondatrice, qui n'a pas un seul dollar de capital en Bourse, et qui est d'ores et déjà tri-média: papier, Web et télévision; et qui, croyez-moi, ne pleurniche pas devant les méchants groupes de distribution capitalistes et mondialisés, qui existent aux Etats-Unis comme en France, et qui, bien entendu, sont infiniment plus gros que lui.

Pourquoi? Parce que personne ne conteste son monopole sur l'information locale. Pourquoi? Parce qu'il fait son boulot de façon excellente, au lieu de se plaindre. Parce que sa situation financière est excellente, puisqu'il fait bien son boulot.

Mais en France, si ça va mal, c'est toujours la faute à quelqu'un d'autre.

Suite à quoi, on se tourne vers l'Etat tutélaire et vers Maman Ségolène, pour qu'elle nous trouve la solution et nous sorte de la merde.

Ecrit par : Robert Marchenoir | jeudi, 04 janvier 2007 01:14

Mais si, il est plein d'amour, votre marché. Il adore ces petites mains dociles, pas chères et qui rapportent gros. C'est ce que son ventre réclame matin, midi et soir. Sinon il crève, c'est la dure loi de la nature. Je ne vous parle de morale, je ne vous dis même pas si c'est souhaitable ou non, je vous rappelle juste que c'est la réalité.

Journaliste frustré ? Et alors ? Est-ce que ça m'empêche d'avoir d'autres compétences ? Vous voulez qu'on parle d'Unix, de framework ou de SSII ? Que je vous explique comment on règle une poinçonneuse laser ? Que je vous fasse un bon gros discours corporate à énôrme valeur ajoutée pour vendeurs de cravattes en manque de motivation ?

Vous parlez de pipes, vous êtes en retard, Robert. On en est maintenant à la "pipe 2.0", j'ai nommé la tototte, le même mouvement mais à l'envers : délicieux ! Mais si les clp's n'ont pas droit à ces subtiles gratifications, ce n'est pas par manque de savoir-faire, de culture ou de réalisme. C'est même pas parce qu'ils sont trop cons. C'est bien parce que le lobby PQR a réussi à les exclure du salariat, contrairement aux électriciens que vous citez.

A ceci près que je crois savoir que le travail clandestin et sous-payé dans le btp, ça existe aussi, non ? Il me semble même me souvenir que certains médecins ... Non ?

Alors ne me faîtes pas défendre les patrons de presse, à qui j'impute aussi la responsabilité de cette situation foireuse. Pendant des années effectivement ils se sont goinfrés sans penser au lendemain, certains que la baisse des coûts salariaux était une assurance-vie pour leurs boutiques. Or il n'en fût rien. Et il n'en sera jamais autrement.

S'ils sont lâchés aujourd'hui par la grande distribution et la pub, mais aussi par leurs lecteurs, c'est parce qu'ils ont manqué d'imagination, d'audace et de stratégie, qu'ils n'ont pas vu arriver internet et la mort de Papy Moujeau.

Et je maintiens que si l'état leur avait fixé comme contrainte le smic et et non pas l'aumône pour la rémunérations des clp, il aurait bien fallu qu'ils se sortent les doigts du cul pour conquérir de nouveaux lecteurs.

Pour cela il aurait fallu que les correspondants locaux se regroupent, s'organisent et s'énervent un peu. Un jour, peut-être.

Ecrit par : Albert, clp nrv | jeudi, 04 janvier 2007 11:06

Hellow!
Intresting...

Ecrit par : Miles Davis | samedi, 16 juin 2007 17:48

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