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vendredi, 31 mars 2006

"Ce n'est pas la rue qui gouverne !"

Ces derniers jours dans le milieu médiatique et politique, j'ai entendu un argument assez souvent : "Ce n'est pas la rue qui gouverne".
Un ministre m'a expliqué au téléphone que ceux qui ne veulent pas du CPE sont des "conservateurs" et qu'en aucun cas il ne fallait céder devant la rue, "sinon on ne pourrait plus jamais rien faire dans ce pays".
Hervé Mariton (député villepiniste - si si ça existe) m'a tenu les mêmes propos sur le plateau de "Piques et polémiques" (émission diffusée dimanche sur France 3 Ile-de-France).
Anyhow explique la même chose sur son blog : Ce qui me choque profondément dans cette histoire, c'est de voir tout à l'heure, en tête d'un cortège de lycéens, une banderole qui proclame : "C'est la rue qui décide". Non, en France, ce n'est pas la rue qui décide, désolé ! Nous avons des institutions. Les Français sont régulièrement consultés dans des élections. La prochaine échéance, c'est dans un an tout juste. (http://www.u-blog.net/Anyhow).

Le problème de ce précepte apparemment très censé - il faut respecter les échéances électorales... - c'est qu'il est très discutable car il n'est justement pas suivi par les politiques.

Ainsi, on pourrait aisément accepter ce raisonnement si nos politiques avaient pris l'habitude de respecter le verdict des urnes et suivaient une habitude démocratique (internationale) toute simple : se retirer lorsqu'ils sont battus à des élections...

Quelques rappels :

1986, la gauche perd les législative, Fraçois Mitterrand nomme Jacques Chirac à Matignon, cohabitation épisode 1. François Mitterrand reste à l'Elysée.

1993, nouvelle défaite (et suicide de Pierre Bérégovoy), François Mitterrand nomme Edouard Balladur à Matignon, cohabitation épisode 2. François Mitterrand reste à l'Elysée.

En 1997, le tandem Chirac/Villepin dissout l'assemblée et perd les législatives. Jacques Chirac nomme Lionel Jospin à Matignon, cohabitation épisode 3. Jacques Chirac reste à l'Elysée.

Le 21 avril 2002, Lionel Jospin nous annonce son retrait de la vie politique. Enfin de la dignité ! Depuis le pseudo retraité n'a eu de cesse de tout faire pour revenir et il peut vraiment y parvenir !

Plus prêt de nous, le 29 mai 2005, le référendum sur le Traité Constitutionnel européen est rejeté par le pays sans qu'aucun des tenants du "oui" - qu'ils soient socialistes ou dans la majorité - n'en tirent la moindre véritable conséquence. Jacques Chirac remplace Raffarin par Villepin, François Hollande reste patron du PS, etc.
Rappelons simplement ici aux plus jeunes d'entre nous que le Général de Gaulle quitta, lui, le pouvoir sur un...référendum concernant le Sénat.

Cette totale indifférence - le plus souvent présidentielle - aux résultats électoraux les plus importants laisse évidemment totalement ébahis nos voisins européens.

En Espagne, Aznar perd les législatives et quitte la politique.
En Allemagne, Schroeder perd les législatives et quitte la politique. Etc.
Sans parler de ceux que la constitution de leur pays contraint à "quitter le métier" das la fleur de l'âge alors qu'ils sont encore opérationnels comme Bill Clinton après ses deux mandats aux Etats-Unis.

Je vois d'ici venir les arguments opposés : le Président n'est pas le Premier ministre et il n'a pas à tenir compte de ces résultats d'où les changements de Premier ministre et la survie des Présidents.

Oui, oui, sauf que notre Président/Monarque est très exactement l'équivalent constitutionnel de ces Premiers ministres européens (surtout depuis le quinquennat qui a ramené son mandat à la même durée que celui des députés).

On voit donc bien que ce qui pose problème en France, c'est notamment le maintien systématique au pouvoir, quels que soit les circonstances et les résultats électoraux d'un Président - grand irresponsable politique - qui s'abrite derrière le fusible que constitue son Premier ministre alors que le "patron" c'est lui, le Président.

Sans compter ce que l'on pourrait rajouter ici sur l'Assemblée Française qui n'a quasiment aucun pouvoir.

Voilà pourquoi, amis ministre, député et journaliste, lorsque vous vous abritez derrière le verdict des urnes pour affirmer que "ce n'est pas la rue qui gouverne", vous n'êtes pas tout à fait honnêtes (intellectuellement s'entend) !
En France, depuis bien longtemps, les politiques, de droite comme de gauche, ne tiennent pas du tout compte des résultats électoraux...

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Trackbacks

C'est bien la rue qui gouverne

"La rue doit s'exprimer mais ce n'est pas la rue qui gouverne." disait exactement l'ex-premier ministre qui nous manque presque depuis qu'il a été remplacé par pire que lui...
Il doit se retourner dans sa tombe aujourd'hui

Trackback par : On refait le blog | lundi, 10 avril 2006

Commentaires

L'Elysée ne nous entend pas. Je propose de lancer une cotisation pour acheter une pile "Sonotone".

Ecrit par : Pierre | vendredi, 31 mars 2006 07:55

A 7H40 Guy, merci de cette analyse avec laquelle je suis entièrement d'accord. Cependant sur ce thème, votre tribune ou ,s'exprime vos "Entenseurs" semble entièrement consacrécrée à ceux qui sont opposés au CPE, sans autre proposition. Philippe par ailleurs à raison de tendre l'oreille pour tenter d'entendre des propositions, restant vaines.

Permettez moi, d'exprimer ici, que si je comprends les jeunes ne voulant pas se laisser enfermer dans un régime spécifique de droit au travail, je ne comprends pas pourquoi ils n'exprime pas plus leurs oppositions au contenu de l'Education Nationale en 2006. Des dizaines de métiers sont enseignés actuellement dans le cadre de l'Education Nationale, sachant que ces métiers enseignés ne déboucheront jamais sur un emploi. Les syndicats d'enseignants et d'étudiants ne soulignent jamais ce gachis.

Il faut se rappeler, que dans les années 80, Jean Pierre CHEVENEMENT alors ministre de l'Education Nationale, avait institué le BAC professionnel, BAC qui avait été conspué par la presque totalité des enseignants de l'époque...!

Je suis persuadé qu'en 2006, ce BAC serait encore conspué par les manisfestants de tout bord, alors que les titulaires d'un BAC pro, restent actuellement les seuls à pouvoir s'introduire sans trop de difficulté sur le marché du travail.

Depuis CHEVENEMENT, les politiques ne proposent que des artifices comme des TUC et le CPE ! Mais en 2002 CHEVENEMENT n'a récolté que 5.25 % du corps électoral et CHIRAC 82.2%....!
Il est 8H11..! Merci Guy de me permettre de rappeler cela.

Ecrit par : JACQUES | vendredi, 31 mars 2006 08:18

Entièrement d'accord avec toi Guy. C'est cet "argument" ("ce n'est pas la rue qui gouverne") que je visais lorsque je parlais dans un commentaire précédent du problème de la coïncidence supposée par lui être parfaite entre le fait d'être élu (ce qui n'est d'ailleurs pas le cas de Mr Villepin entre parenthèses, ça on n'oublie de nous le dire lorsqu'on nous affirme tranquillement que ce n'est pas la rue qui gouverne) et le fait d'appliquer une politique qui va dans le sens de l'intérêt général. Au fond lorsqu'on nous dit "ce n'est pas la rue qui gouverne", on veut dire "la rue n'est pas légitime à gouverner, la légitimité (ne) réside (que) dans l'élection". Je conteste absolument cette réduction de la légitimité d'un mouvement, et avant tout de la légitimité d'une parole (à savoir, "le CPE ne va pas résoudre le problème mais l'empirer. Il n'est ni nécessaire ni suffisant. D'autres mesures sont nécessaires. Nous souhaitons en débattre avant qu'une loi ne nous soit imposée") à l'élection.

"Ce n'est pas la rue qui gouverne" est hypocrite à plusieurs titres. D'abord parce que "la rue" ne prétend pas gouverner à la place du gouvernement, mais d'abord, ce qui me semble être un minimum, prétend à être écoutée et entendue comme une composante parmi d'autres du débat démocratique. Elle prétend à ne plus être méprisée, ignorée, sermonée, et caricaturée. Ensuite, comme tu le dis toi-même, parce que ceux qui se drapent dans le respect de la légitimité démocratique de l'élection sont les premiers, depuis longtemps, à ne pas la respecter. Enfin, parce qu'ils se servent de cet "argument", "ce n'est pas la rue qui gouverne", non pour ouvrir un débat et une question qui nous réclament depuis des années (précisément la question, que je posais dans un précédent commentaire, des transformations que nous devons collectivement apporter afin que ce soit vraiment l'intérêt général qui gouverne, tout au moins qu'il gouverne plus qu'il ne le fait aujourd'hui et depuis des années) mais de manière rhétorique afin de détourner le regard de la population contre le mouvement qui s'exprime actuellement en le disqualifiant, et ainsi en rejetant hypocritement la question de la responsabilité et de la légitimité sur ceux qui lui la pose, sans bien sûr y répondre soi-même.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 31 mars 2006 08:35

lol Pierre

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 31 mars 2006 08:48

GUYYYYYYYYYYY je t'adore ,j'aime bien ce que tu fais,je te trouve trés mignon quand tu passes à la têlê!!!
Waouh il est bien ton blog,tu comptes tes fans ???
mais pourquoi tu ne reponds pas aux questions???qui te derangent???
si c'est un blog pour ta megalo ,ecris le en gros qu'on ne perde pas de temps!!

Ecrit par : gabriel | vendredi, 31 mars 2006 09:14

Il arrive régulièrement que des lois soient votées, puis "retirées" ou "aménagées" sous la pression de la rue.

La dernière fois ce n'est pas loin, c'était le fameux article 4 de la loi soulignant le rôle positif de la France etc. etc. La loi avait été votée, mais devant "la rue", et dans ce cas surtout la rue antillaise, Chirac a fait disparaitre le fameux article, et il a eu 100 fois raisons.

Donc Chirac se grandirait en suspendant le CPE pour apaiser tout le monde, et en convoquant un Grenelle avec une mission claire: pondre quelque chose qui aide les jeunes à trouver un boulot.

Qui a dit que c'était le 1er avril?

Ecrit par : lebienpensant | vendredi, 31 mars 2006 09:22

Toujours pareil...débats sur le sexe des anges..légitimité..ce n'est pas à la rue de..,...le Conseil Constitutionnel qui.. au lieu de..., comment lire la Constitution, la fracture....!
Pensons nous un instant qu'i fallait attendre autre chose de CHIRAC-de VILLEPIN avec leurs 82.2%...bien légitimes, alors que JOSPIN, n'avait réussi que des TUC dans la fonction publique...! Rappelez vous des jeunes 'ambassadeurs du tri des déchets" dans les communes!UBU roi..!
Pendant ce temps, aucune proposition, comme par exemple le fait d'entretenir des formations dans l'Education Nationale...qui débouchent sur le vide et de les supprimer à la rentrée, en proposant des formations dont le marché du travail manque! Les Facultés et les enseignants ne sont guère critiques lorsqu'ils enseignent du vent, sous entendu qu'il ne faut pas adapter nécessairement les programmes au bénéfice du patronat....!
Pour le BAC pro, ils avaient le même discours! J'attends, leurs réponses, au delà des querelles droite-gauche, qui n'amusent plus que 50% du corps électoral et encore!

Ecrit par : JACQUES | vendredi, 31 mars 2006 09:24

Lancelot tu me files une carte du club, j’envisagerais peut-être un poste de groupie. Guy n’oublions pas toutes les manif et les brûlots de Banlieues qui restent toujours sans solution. Sauf interdire la vente de jerrican !!!!! De toute façon avec le conseil européen et son président il n’y a plus besoin de président Français. Armée européenne, politique étrangère européenne, et sauf a quitter l’Europe qui promulgue déjà 50% de nos lois, à terme 80% ne restera à la France que l’éducation nationale, et la banque de France. Donc bien sur fi ! du président qui devient de fait l’Arnold Schwarzenegger gouverneur de France ‘Tit Nicolas faudra fréquenter les clubs de sport. Dans l’histoire et pour l’histoire on gagne un musée bien situé près des noeuds de communication. Il faut revoir aussi l’assemblée nationale puisque les lois sont élaborées et votées à Strasbourg. Tiens notre cher honneur est sauf. Il faut donc permettre le basculement sur le commutateur Europe Et ne pas payer deux emplois pour un seul poste. N’est ce pas Martine. Surtout avec les augmentations de salaire des député(e)s + 22% en 2005 19% en 2004 etc plus que l’inacceptable immobilier. Vous oubliez également le respect dû aux électeurs et Français (ne votant pas) Moscovici après avoir été élus sur une profession de foi, dès le lundi impose le contraire pour le référendum européen. Ne pas respecter le document imprimé qui un engagement solennel doit immédiatement imposer son licenciement sans préavis. ET ce du parti tout entier. En réalité ne reste que le Sénat qui lui prend tout son sens en représentant les intérêts de la territorialité. Municipalité, Départements, Régions, systèmes économique et social CCI ;CDM Syndicats,… Et qui peut prendre son train de sénateur pour introduire de la réflexion dans la tête décérébrées de nos députés. Et veiller à son application. Pour le Premier ministre là d’un coup j’ai un vide. Sauf, ouf, le premier vice-président qui est le président du Sénat. Sénile à la moyenne d’age la plus haute du monde, c’est mieux que vieille. Donc Guy avant toute autre chose ce qu’il faut, c’est basculer en mode Europe! Ne serait ce que pour ne plus voir la désolante garderie du mercredi après-midi. Quand je vois Barrault, commissaire aux transports quant-même, le lundi matin a Bruxelles(Brussels) arriver et ouvrir sa valise sortir un jambon fumé et un kil de rouge en claironnant ‘’c’est ça la vraie France’’ devant des fonctionnaires interloqués jetant les yeux au ciel, mais au sourire désabusé. D’un seul coup le grand vide et la crampe d’estomac. Il est vrai, il avait inventé le RDS pour toujours, comme ma radio de bord, être au plus près de l’émetteur de mes sous. Il suffit de regarder la structure de la cinquième et la structure de Bismarck qui est aussi celle du Japon et de presque tous les Etats européens, pour voir ce qui cloche. L’obligation d’irresponsabilité. De Gaulle l’avait voulu ainsi pour ne pas froisser et libérer intellectuellement les députés et sénateurs. ET commander ! Fondateur de l’Europe il fut ! Alors pourquoi supprimer le Sénat. De deux choses l’une ! Se faire virer et écrire ses mémoires. Nous faire défendre et développer ce Sénat. Nous français ne voulions pas de la régionalisation, déjà encore et toujours peuple en décalage de la préoccupation de l’intérêt général ! De mon intérêt général. C’était et c’est encore écrit, ce 28 mars 2006, nous demandons la préoccupation de l’intérêt commun. Deux petits mots pour changer notre destin. C’est pompeux, envolé, mais l’éther change la voie donnant un esprit léger et ambitieux..
martin

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 09:24

Merci Guy. Je suis d'accord avec toi en tous points.
Hier soir, j'entendais J-L Borloo déclarer : "Le mot suspension n'est dans le pouvoir de personne." La belle aubaine ! Quand ça les arrange ni suspension, ni retrait, ni dialogue. Le président Chirac l'a déclaré de la même manière il y a quelque temps : "La loi c'est la loi. Elle doit être respectée et appliquée." C'est étonnant comme le retranchement derrière les textes de lois convient à notre président qui a tout fait pour échapper à la loi. Avec la bénédiction du peuple français. Jacques a raison.
Le journaliste rétorquait : "C'est la décision des neuf sages. Ils savent de quoi ils parlent tout de même !"
Ils posent les sages sur les marches de Matignon, tout sourire. Ils affichent une sagesse en décalage avec les revendications de notre société.
Un brin faux-derche le présentateur du 20h de France 2.
Ce matin pour "couronner" le tout, Henri Cuq ( encore lui !) fait des révélations publiées dans le Figaro. Hier midi, Villepin a débouché une fine champagne de 1940 qu'il a réservé à huit ministres. Robien, Borloo, le gros Cuq ( je n'ai pas pu résister) et les autres.
Que fêtait-il ? A quoi et à qui a-t-il trinqué ?
"Tchin !" Pan ! Dans la tronche de ces cons de français qui n'ont pas encore compris qui gouverne dans ce pays.
J'invite Villepin à découvrir le Communard. Le kir pour prolétaire.
Sans bulles. Du rouge, du gros qui tache avec de la crème de cassis.
Suite et fin ??? ce soir avec l'allocution présidentielle.
Bonne journée à tous. Corinne

Ecrit par : corinne | vendredi, 31 mars 2006 09:26

Guy,
Question de rhétorique en fait.
"Ce n'est pas la rue qui gouverne" est un précepte essentiel de maintien de la démocratie, tu en conviens d'ailleurs naturellement - je me refuserai donc à en critiquer le fond.

Le problème que tu évoques ne concerne en rien la rue en réalité puisqu'il évoque la double casquette ambigüe du chef de l'Etat.

J'ai déjà dit ailleurs ce que je pensais à ce sujet: suppression du poste de Premier ministre, responsabilisation du président de la République, renforcement des pouvoirs parlementaires (exclusivité de l'initiative législative) et couplage automatique dans le temps des élections présidentielles et législatives, référendums d'initiative populaire. Bref, régime présidentiel contrôlé, stricte séparation des pouvoirs, accroissement mesuré de la démocratie directe.
Contre le mandat impératif, en revanche : pour des procédures de destitution lisibles et accessibles.

Ecrit par : Perséphone | vendredi, 31 mars 2006 09:53

Bonjour à Corinne très en colère. L'allocution- provocation de Jacques CHIRAC, le Président des 82.2% bien légitimes de Français sados-masos... nous sommes un très nombre à nous en foutre! Elle ne va sans doute ne pas dépasser 5 à 6 minutes, le temps de nous cracher en pleine gueule la légitimié du CPE !
Bon courage, les "gâtés du 21 Avril 2002", votre Président légitime, va vous adresser ses légitimes lachetés, au nom de la Constitution Française, on ne peu plus légitime!
Si la politique en France, pouvait changer quelque chose depuis ces quinze denières années, nous nous en serions apperçus. La rue, fait place au vide politique. L'histoire des mouvements ouvriers français a toujours été ainsi.
Chirac ne peut dissoudre le peuple..pour le moment..!
Corinne, il ne faut pas vous auto-dissoudre.

Ecrit par : JACQUES | vendredi, 31 mars 2006 09:56

Principe n°1 de ce gouvernement: qui veut noyer son chien l'accuse de la rage. Il faut donc retourner par tous les moyens le regard contre le mouvement, cela détournera du même coup l'attention de nous, de notre loi et des questions de fond. Faisons-le passer aux yeux d'un maximum de personnes pour un mouvement manipulé, minoritaire, conservateur, refusant toute réforme, illégitime, refusant de prendre le moindre risque, privilégié, composé de nantis, touchant à l'image de la france à l'étranger, purement contestaire sans aucune proposition, nuisant à l'économie, n'ayant pas compris la réforme, n'ayant pas compris le réel, refusant le dialogue

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 31 mars 2006 09:56

1940 c’est la débâcle et cinq an plus tard la résurrection. Ils furent tous Phénix. Car c’est encore un jeunot Dominique Galuzeau de Villepin. Un ptit coup de fine c’est aussi pour ne pas être dédit par les neufs sages. Et s’en remettre à chichi qui est le maître de séance. Donc si a gauche toute, on fait quoi, j’ai acheté une paire de groles spéciales manif. Aussi leur faire entendre notre voie. Le lendemain des élections la grève générale est déclarée. Comme Guy peuple païens qui ne tend pas l’autre joue.
martin

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 10:02

La rue est l'unique moyen pour un peuple de rappeler l'essence même de la démocratie, la souveraineté du peuple. Nos institutions élues directement ou indirectement (Sénat, Conseil Constitutionnel) ont peu de liens directes avec le peuple. Puis cette éternel mépris entres parties, cette mauvaise fois à toujours se contredire. Il y a des hommes ou femmes de gauches et de droite très capables mais ils se sacrifient devant la sacro-sainte prédominance de leur partie respectif. Comme si la patrie c'était le partie et non le peuple de France. Je suis désolé de formuler patrie dans ce contexte, c'est juste pour signifier un ensemble pas une idée rétrograde, puis je parle de peuple de France pour exprimer une idée d'un ensemble pluri-culturel cohérent au sein d'un ensemble global, l'Europe.

Ecrit par : Philippe68 | vendredi, 31 mars 2006 10:06

Ah Guy,

La loi, oui c'est la loi. Et c'est le système dans lequel je crois pour nous protéger de tout retour en arrière fâcheux. Que ceux qui en sont les dépositaires, garants et représentants ne soient pas à la hauteur est un problème, mais faut-il pour autant condamner le système? Les cons existent, est-ce une raison pour le devenir soi-même?

Concernant le problème plus particulier de ce CPE, je ne peux m'empêcher d'être dubitatif sur "la rue" et la "majorité de français" qu'elle est supposée représenter. Quand bien même il y aurait eu trois millions de personnes dans la rue cette semaine - ce dont je doute - cela ne représente pas une majorité (je peux te garantir que je n'ai pas vu un million de manifestants à Paris, mardi, chiffre avancé par les organisateurs du rassemblement).

Quant aux sondages, ils ont très fortement fluctué depuis le lancement de ce projet de loi, du très favorable au très défavorable. Comme souvent en France, on a un peu l'impression que c'est le dernier qui gueule le plus fort qui a raison. Et tous les arguments sont bons pour faire passer son point de vue, même les mensonges et les assimilations les plus honteux.

Ainsi du 49-3 et du combat de la gauche contre la droite. Sauf erreur de ma part, ce projet de loi est passé avec un vote normal de l'assemblée, auquel participaient un peu plus de soixante députés, toutes tendances confondues. Rappelez-moi combien la gauche compte de députés à l'assemblée au total? Et que faisait-elle, le jour du vote? Ah oui, elle s'unissait à la Mutualité, pour lutter contre ce gouvernement inique et libéral... Pour le reste, je ne peux que vous renvoyer à nouveau à l'analyse juridique du texte du CPE par un spécialiste: http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/03/25/309-faisons-le-point-sur-le-cpe

Je ne me reconnais pas dans ce mouvement qui commence son combat par des votes opaques à main levée - empêchant partout les votes à bulletin secret, politique de la terreur? - et des blocages pour le moins anti-démocratiques. Peut-être les opposants ont-ils raison sur le fond mais certainement pas sur la forme.

Je ne me reconnais pas plus dans un mouvement qui confond droit au travail et droit du travail. Je ne fais malheureusement pas partie de ceux qui considèrent que tout est un dû et que ce dû s'impose aux devoirs. Je suis sans doute d'une autre génération, celle des "vieux cons", mais c'est ainsi.

Je ne suis donc pas favorable au "gouvernement par la rue". Et, si je suis persuadé que nous reviendrons un jour - pas maintenant, pas encore - à cause de toutes les incuries de nos politiques, à la dictature de la rue sur le reste de la nation, je ne peux m'empêcher de me poser les questions suivantes: quelle rue? Pour quelle légitimité?

Une amie très brillante, très politisée et en galère, m'avait un jour déclaré la chose suivante, que je trouve fort à propos: la révolution n'est jamais qu'un tour complet de l'humanité sur elle-même. C'était la parole d'un autre dont j'ai oublié le nom, mais elle est assez pertinente, à mon sens.

BàV.

Ecrit par : DOA | vendredi, 31 mars 2006 10:16

Philippe, un vrai problème tout simple, ce sont des partis politiques présidentiels. Un echose toute siple ne plus permettre les partis hégémoniques. Imposons la pluralité, à Gauche que chacun fait valoir ses différences dans chacun son parti différent. Le programme commun a montré son inefficacité pour le peuple, l’UMP tout pareil. Ne plus permettre la majorité absolue. Cependant Rocard, fut le premier ministre qui a introduit le plus de réformes de la cinquième sans un bruit, comme quoi on a raison dans tout et son contraire.

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 10:23

DOA cela aurait été une victoire démocratique 60 députés pour le vote. J’en ai compté 25 à droite et deux à gauche. Mais cela s’et fait en deux fois.

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 10:27

Guy, je ne suis pas d'accord avec vous,

vous faites d'abord un amalgame entre "ce n'est pas la rue qui gouverne" et "les élus en place ne tirent pas les conclusions des différentes débacles électorales".

Non, la rue ne gouverne pas, c'est anti-démocratique, et elle souffre d'un manque de représentativité : quand 300 000 personnes sont dans la rue, que pensent les quelques millions qui n'y sont pas ?

"les élus en place ne tirent pas les conclusions des différentes débacles électorales" : pourquoi le feraient-ils ? ils appliquent les règles électorales de manière élémentaires (je n'ai pas dit alimentaires) : ils partent quand ils perdent une élection qui les concernent directement.

Donc, pour régler le problème, il faut l'étudier à la source, c'est à dire envisager une réforme institutionnelle, comme un de mes commentaires le proposait dans ce blog, afin que notre démocratie respire et soit plus représentative.
En effet, pourquoi garder un président et un premier ministre sous le quinquenat ?
Le parlement doit-il forcément être de la "couleur" du chef du gouvernement ?
Doit-on avoir 2 chambres, aux pouvoirs identiques ?

Etc.
Etc.
etc.

Ecrit par : xolotl pichuan | vendredi, 31 mars 2006 10:47

D'autre part, Xolotl, le quinquennat n'est que poudre aux yeux si les élections ne sont pas institutionnellement couplées dans le temps et solidaires. Je reste favorable aux deux chambres dans la mesure où les pouvoirs de l'Assemblée seraient renforcés.

Ecrit par : Perséphone | vendredi, 31 mars 2006 10:59

oui, perséphone, avec un quinquenat et un président/premier ministre unique, toute situation qui verrait un parlement s'opposer au gouvernement serait de fait bloquée.

Les différentes cohabitations que nous avons connues n'en étaient finalement pas vraiment, vus que des premiers ministres forts, car virtuellement issus des urnes (par procuration), en phase avec le parlement, étaient à la manoeuvre.

Ecrit par : xolotl pichuan | vendredi, 31 mars 2006 11:11

Cher Monsieur Guy,

Vous vous êtes néanmoins lourdement foutu dedans!

Ce n'est évidemment pas une tare, mais la légèreté de votre analyse de la "stratégie" politique de Chirac devrait vous inciter à plus de recul.

Depuis toujours (!) Chirac considère que la politique doit être faite par des professionnels et que les élections doivent être gagnées si possible avec les scores de participation les plus faibles; autrement dit, deséspèrons les électeurs, afin que seuls nos partisans les plus décidés votent, et la "majorité silencieuse" ou "légitimiste" suivra, fut-ce en traînant les pieds...
C'est précisément ce que se prépare (piteusement?) à faire la composante sarkoziste de l'UMP.

Le passage en force prévu (et désormais annoncé), c'est à dire sans consultation (et à fortiori sans négociation!) avec le corps social et/ou ses représentants institutionnels (parlement, syndicats de salariés et patronaux, Conseil Economique et Social etc...) ou d'opportunité (groupes de pression etc...) relève simplement de cette vision "stratégique" de la politique.
Elle est permanente et durable dans le grand oeuvre de Chirac: et il en sera ainsi jusqu'à la fin... que je souhaite pour ma part - très- proche.

Ecrit par : Potus | vendredi, 31 mars 2006 11:28

Xolotl, depuis quand avons-nous vu vingt millions de quidams dans la rue. Les quelques-uns représentent la majorité silencieuse, celle qui se détourne des urnes la sachant marmite de la sorcière, salut Dédé, Et s’ils étaient ceux qui mangent les ogres. La France n’en peu plus de devoir ouvrir les cuisses dans une caravane de terrain vague pour vernir les chaussures de son maquereau.
Martin

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 11:30

Guy, contrairement à vous je crois qu'accepter toutes les revendications de la rue serait une source d'instabilité politique. De plus les population sont assez versatiles (à l'image de l'Ukraine ou moins d'un an après sont éléction Ioutchenko est décridibilser : à quoi à servi la révolution orange? perdre un an?). En revanche, je suis favorable à la "votation" qui permettrai d'éviter les débats stériles entre légitimité ou non de la rue. Le gouvernement serait face à tous les français, en cas de réponse négative aucune dissolution, juste l'arrêt du projet de loi, ainsi, le gouvernement aurait à s'interroger sur les aspirations réelles des français et pas à s'appuyer sur une majorité parlementaire pour faire passer tout et n'importe quoi...

Ecrit par : Marc-Antoine | vendredi, 31 mars 2006 11:38

Xolotl,
Président de la République responsable (en étudiant des procédures de destitution, de confirmation en cours de magistrature, etc.) - Assemblée nationale renforcée (exlusive de l'initiative législative, pouvoirs de contrôle accrus, redéfinition du rôle des commissions permanentes, mais - par exemple - dissolution automatique en cas de démission du président de la République) - Donc stricte séparation des pouvoirs, donc plus de blocages au sens actuel car plus de "conflits de compétences" (je simplifie volontairement pour faire bref).

Une énorme révolution politique, mais culturellement acceptable: le caractère potiche de l'exécutif est assez contraire à l'esprit français - il faut donc selon moi conserver les prérogatives régaliennes du chef de l'Etat, mais en les encadrant mieux en termes de responsabilité et de démocratie. La France est un pays de tradition monarchique immémoriale (de Gaulle l'avait très bien intégré), en soi, cela ne me dérange pas à condition - bien évidemment - que le dit "monarque" ne soit pas omnipotent et irresponsable.

Les récentes cohabitations nous ont fait vivre des situations institutionnelles comparables en bien des aspects à celles de monarchies constitutionnelles d'Europe... mais jamais un président ne jouira du prestige et du respect d'un monarque - donc, à moins de restaurer vraiment la monarchie en retirant tout pouvoir politique au roi (solution surréaliste aujourd'hui, nous en conviendrons tous je crois), le maintien d'un poste présidentiel style IIIe ou IVe inaugurateur de crysanthèmes et promulgateur robot me paraît d'un intérêt très limité en ce qui concerne la France.

Mais je crains que de développer ici mon analyse complète de ce problème en détail n'encombre plus qu'autre chose...

Ecrit par : Perséphone | vendredi, 31 mars 2006 11:43

J'ouvre le site du Monde.fr pour jeter un oeil au dessin du jour de Plantu. En gros titre "Thierry Breton : "Tous les indicateurs économiques progressent depuis un an"". J'appele sans tarder le conservatoire afin qu'on décerne à Mr Breton le premier prix de joueur de flûte.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 31 mars 2006 11:43

... D'autre part, Xolotl, je pense qu'il est indispensable de remettre entièrement à plat le processus de décentralisation et les rapports politico-financiers qu'il induit, responsables à mon avis pour une grande part des dysfonctionnements actuels, et par là du climat délétère ambiant.

Ecrit par : Perséphone | vendredi, 31 mars 2006 11:50

Tiens, le journal coréen de gauche ohmy.news parle du grand frelon socialiste et de la peur d’envers ses responsabilités. Débat télévisé de M, Le Pt Jacques Chirac. Ils parlent également de 1789 et debout citoyens ? Bon tout le monde a le droit de parler mais qu’ils la ferment le vendeur de café soluble leur a offert la joie de fabriquer le TGV pour la Chine. Mais tous les fonctionnaires et idoines doivent, parce qu’ils en ont reçu l’ordre, se mettre au service des Français et plus de la nation.! La Rue avec majuscule, pas écoutée ?
martin

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 12:11

Est-ce la rue qui gouverne ou le suffrage universel ? La légitimité démocratique (la rue et l’opinion publique) contre la légitimité républicaine (celle des institutions) ? Franchement, on va quand même pas se laisser enfermer dans ce faux débat. Parce qu’une fois qu'on a identifié la force de la légitimité dans la société, on n'a absolument rien dit sur la politique.

Il faut aussi apprendre à se passer de l'idée même de légitimité.

Oui, la politique existe avant d'être légitime. Vouloir rendre la politique légitime peut être un objectif politique mais c'est une erreur de vouloir penser la politique comme pensée a priori de la légitimité. On a vraiment besoin de gens qui proposent des projets, des idées, qui réfléchissent vraiment sur les problèmes concrets du pays. Bref, qui fassent de la politique.

On compare beaucoup Villepin à Bonaparte. Moi, il me fait plutôt penser à Raspoutine. Il a hypnotisé Chirac et le tient par les c.... C'est peut-être cela la "tragédie" de la France.

Ecrit par : saïd | vendredi, 31 mars 2006 12:25

Guy,

Vos exemples de lâcheté politique concernent les périodes de cohabitation. Depuis la réforme du quinquénat, ce scenario n'est plus probable - on n'est jamais à l'abri d'une autre dissolution catastrophe.

Espérons que les français cesseront de voter avec leurs pieds pour mieux participer l'an prochain.

Quant à la question de la médiocrité de notre classe politique, c'est une autre histoire.

Les mouvements grégaires peuvent dériver dangereusement, fussent-ils dans la rue.

Ecrit par : Footsie | vendredi, 31 mars 2006 12:47

Oui la rue qui gouverne n'est pas conforme aux regles institutionnelles.

Pour les jeunes qui le sauraient pas aussi de Gaulle avait mis sa démission dans le balance AVANT le vote. Cela n'a été ni le cas de Miettrant , ni celui de Chirac qui ont tout deux indiquer pendant les campagne de maastricht et du TCe qu'il ne demissionerait pas.

Et c'est plutot une bonne chose si l'on voit ce que réserve Sarkosy : le vote par le parlement au pretexte que le vainqueur de la Présidence emportera de fait avec lui (ou les classiques qui ont tous dit oui au referendum) l'adhesion tacite du peuple.

Je prefrere un referendum que des accords tacites.

Quand a la politique de larue face aux institutions, rappelons le coup de brauqet royal de Chirrac le che de 1995 qui moins de 6 mois apres son arrivée au pouvoir indiquait sans autre explication que son programme ne pourrait pas etre suivi (la fracture sociale s'offrait une palce au pere lachaise en express).

En l'espece , et meme avec un vote apres debat des parlementaires avant le 49-3, ce CPE est arrivé dans un couloir par un amendement et l'absence assourdissante de Borloo est plus que troublante.

le CPE c'est un contrat ou un certificat: pourquoi voit on tant de Robien sur un sujet de travail et d'emploi ?

A croire qu'il s'y verrait bien a Matignon tellement "tout va bien" a l'entendre sur le ministère de l'education nationale (cf ses propos chez Arlette chabot)

http://sylvainattal.blog.20minutes.fr/archive/2006/03/31/l-assemblee-nationale-a-bien-vote-le-cpe.html#comments

Ecrit par : Eric | vendredi, 31 mars 2006 13:20

Martin,

20 millions de personnes dans les rues, ça s'appelle une révolution. Je ne parle pas de ça.
Je dis simplement que pour savoir ce que pense les 20 millions en question, qui ne s'expriment pas, le seul moyen, c'est de voter.

Perséphone,je n'ai pas assez de temps pour étudier votre post et développer, désolé.

Ecrit par : xolotl pichuan | vendredi, 31 mars 2006 13:20

Et n'oublions pas que le CPE aété voté avec toute la puissance parlementaire des députes -( maires-conseillers-généraux-régionaux - professeur hospitalier etc ...) avec:

51 voix UMP pour et 23 voix contre (PS, PC, Verts UDF)

On rappellera que les 60 millions de francais sont représentés notamment par 577 députés.

ET ON VOUDRAIT EN PLUUS NOUS EXPLIQUER QUE LES INSTITUTIONS NE PERMETTENT PAS AU DEPUTES DE S'EXPRIMER !!!!!!


Faites votre job de députés pleinement en lachant un peu vos autres mandats.

Ca vous evitera de faire des votes a l'emporte pièce.

Rappelons que le fameux article 4 qui nous a occupé pendant des mois a été voté a la suite d'un amendement d'un deputé (Monsieur Vanneste - rapporteur sur la loi sur le peer-to-peer, entre autres) dans une seance a 16h30 un vendredi du mois de juin 2004 en premier lecture et n'avait fait apres cela de plus aucun amendement en lecture au senat ni en deuxieme lecture a l'assemblée et que d'emoi a l'automne 2005. le reveil de l'hiver ?

Jack lang dans une grande envolée titrait dans son blog sur son bouillonnement a la lecture de cet article 4 . C'etait dire la durée de chauffe , on etait que 17 mois plus tard en novembre 2005.

Ecrit par : Eric | vendredi, 31 mars 2006 13:54

Poursuivez votre raisonnement, Perséphone, il m’intéresse. L'attitude de votre gouvernement m'incite à penser que la France est une monarchie qui s’ignore ;-).

Pour répondre à vos questions (post « De face ») concernant votre ouverture d’esprit, j’ai parfois le sentiment que vous avez peu d’estime pour tout ce qui ne relève pas de la culture française. Mais je me trompes certainement.

En réponse à ma question « Pensez-vous sincèrement que la culture française détienne le privilège de la « joute oratoire emphatique ? »,
vous dites :
« Non, effectivement, pas nécessairement dans l'absolu, mais en rapport aux cultures que j'ai citées, je trouve, oui ».
Pourriez-vous préciser ?

J'en profite au passage pour remercier Guy de nous donner l'occasion de débattre aussi librement de tous ces sujets passionnants. Ne laissez pas le fascisme pourrir votre site. Vous pouvez compter sur moi pour ne pas répondre aux attaques virulentes des "Göbels en culottes courtes". L'indifférence est une arme efficace.

Ecrit par : Isabelle | vendredi, 31 mars 2006 13:55

Xolotl,
Vous savez bien que les gens ne votent pas parce qu’ils savent ne pas être représentés et ont perdu confiance et dans les hommes et dans les institutions. C’est le W.E sida et qui fait quoi ? les associations NON gouvernementales. 57 millions d’€ )amendes pour les quotas de petits poissons tellement capital pour nos démocraties) injectés dans la recherche et l’accompagnement cela pourrait aider. Depuis les partis hégémoniques ce nombre de votes blancs devient la majorité a chacune des consultations. Comment voter UMP que défendent Villepin et Sarkozy, PS que défendent Fabius et Lang. Comme pour le CPE faut-il des primaires, faut-il supprimer les mandats renouvelables à vie, Faut-il que chaque militant élu ou pas est un emploi qui ne le contraigne pas à s’accrocher aux branches, quoiqu’il advienne ? La rue est un élément de démocratie fort, obligatoirement à prendre en compte dans les négociations. Parce qu’il ne peut être pris en compte que l’expression, pas l’humeur.
Martin.

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 14:30

Perséphone vous avez raison. C’est comme ça ! En effet ! Sommes-nous tellement ignares, qu’il nous soit impossible de nous voter une constitution établie par le peuple. P’tit Nicolas est intervenu dans un bureau du conseil européen défendant une constitution en, allez, dix, douze articles! Pourquoi pas une constitution cadre pour la france ? Il faut en finir. Il n’y a pas de gauche pas de droite pas de centre établi. Il faut y aller. Parce que dans ce monde de conquêtes ce qui passe ne se représente plus. Vous et moi en sortirons toujours est-ce suffisant.
martin

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 14:47

Martin, plutot que d'essayer de brider les possibilités d'etre élu, en limitant le nombre des mandats par exemple, il faudrait au contraire tout ouvrir, pour permttre à l'air d'enter largement.

pour cela, il faut réfléchir à un statut des élus qui permette aux salariés du privé, à la société "civile" d'exercer des mandats sans se retrouver sur la paille au moindre revers électoral, quand les fonctionnaires retrouvent leur douillet corps d'origine.

Ca ne me gêne pas qu'un député soit élu 5 fois de suite, s'il est talentueux et, de fait, expérimenté.

Ecrit par : xolotl pichuan | vendredi, 31 mars 2006 14:48

xolotl, c'est ce que je dis pas de cumul de mandat ni de mandat à vie pour qu'au moins chacun des militants puisse intervenir. dans les banlieues 110 000 militants socialistes pas un dans les cités, 130 000 ump pas un dans les cités. sauf à démontrer les passe-droits, le senmpiternel une carte-un boulot. la cité ma chasse gardée. Marseille 2005.
Martin

Ecrit par : martin grallm | vendredi, 31 mars 2006 14:54

oui Martin, mais pas de limite explicite pour le cumul, ou de discrimination positive.

Ouvrons la possibilité au plus grand nombre d'être élu, et la sélection naturelle opèrera d'elle-même, et la représentativité s'améliorera de fait.

Ecrit par : xolotl pichuan | vendredi, 31 mars 2006 15:03

Tout simplement ne pensez-vous pas que nos politiques depuis plus de trente ans sont les marionnettes complaisantes du grand capital qui tire les ficelles en faisant élire par le procédé d’alternance le poulain du camp qu’ils veulent en s’appuyant sur les médias ?
Je vous passe toutes les alternances précédentes, mais pour les dernières elles sont quand même savoureuses. Chirac et de Villepin qui dissolvent l’assemblée en 97 alors qu’ils avaient la majorité absolue !
L’alternance qui suit avec la social-démocratie permet de faire passer des réformes et un max de privatisation qui n’auraient pues voir le jour avec la droite au pouvoir.
Puis hop ! En 2002 Jospin qui déclare à Barcelone (3 jours avant les élections) qu'il va ouvrir le capital d’EDF ; sa déclaration fait mouche dans l’électorat de gauche et les 3 % qui lui manque, il les met sur le dos du pauvre Chevenement que ses sympathisant qualifient en coulisse de traître.
Voilà, le petit coup de barre à droite qui s'empresse de justifier que la gauche a vidé les caisses ; comme cela au moins, le peuple est bien culpabilisé d’avoir mal choisi, et pourra encore se serrer la ceinture.
Je suis de plus en plus perplexe sur ces dirigeants politiques, Enarques de surcroît pour la plupart d'entre eux, donc instruits, voir intelligents et j’espère au QI élevé se tirant sans cesse des balles dans le pied juste pour se faire plaisir !
L’exemple (leur soi-disant modèle) des Etats-Unis ou l’alternance est manipulée par le grand capital avec une telle dextérité allant même jusqu’à convaincre le peuple en justifiant par tous les moyens des montages aux alibis douteux, pour déclencher les guerres que l’on sait ; mais surtout pour détenir les plus values d’un pétrole volé. Tout cela au prix de combien de victimes innocentes y compris de jeunes américains ou autres nationalités embrigadés sous prétexte de liberté immuable !

Ecrit par : Humaniste | vendredi, 31 mars 2006 15:12

arlette, sors de ce corps !!!!

Ecrit par : xolotl pichuan | vendredi, 31 mars 2006 15:19

Xiololt. je vous joins quelques annonces type pour quelques personnes, soumise au discours de Jacques Chirac
Par suite désaffection Moulin à vent cherche place d’homme de quart pour veiller au(x) grain(s)
Artiste de grands talent très altruiste, très effacé, prêterait son concours à Gala hebdo moyennant petites rémunérations Accepterait même cachet sans paraître sur scène pour laisser la place aux jeunes.
Si J.C déconne.
Caissier aisé depuis peu cherche place de directeur administratif, instruction soignée bonnes performances. Libéré dans deux jours.

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 15:21

Martin, j'ai rien compris ... désolé.

Je prends un café, puis je vous relis après, ça devrait aller mieux !

Ecrit par : xolotl pichuan | vendredi, 31 mars 2006 15:29

Villepin = Thatcher?

c possible. Mais qui est Chirac alors?

Ecrit par : Souad | vendredi, 31 mars 2006 16:09

Ah le bel argument que celui-ci : "ce n'est pas la rue qui gouverne..."

Sauf que ce sont les mêmes qui en 1984 défilaient derrières les bannières les plus réacs pour défendre sois disant "l'école libre"....qui nous sortent cet argument !

Alors que la loi avait été votée et sans 49 - 3...

Et pire : ils demandaient ensuite la dissolution et des élections parce que Tonton avait retiré la loi…

C'est assez pittoresque d'entendre cela dans la bouche d'un 1erMministre qui n'a jamais été élu...

Tant qu'on n'en finira pas avec ce régime à la C... mis en place par un militaire putschiste, ralié à la république à 52 ans en 42 (voir les mémoires d eChristian Pineau) qui se laissait aller à de belles dérives antisémites quand il occupait la pologne au début des années 20....

on aura des arguments aussi grotesques.

Si Gallouzeau de Perlinpinpin - comme l'appelle le compère Pangloss http://pangloss.blog.lemonde.fr/pangloss/ (à déguster à la petite cuiller pour ceux qui ne connaissent pas encore les œuvres de Pangloss rentré en résistance depuis le 21 Avril 2002 ) - était le 1er ministre d'un régime parlementaire, à ce poste parce qu'il est le leader du parti (ou de la coalition)qui a remporté les élections législatives , on n'aurait pas ce cirque bonapartiste qui ne trompe que les blaireaux

Ecrit par : Pacifique | vendredi, 31 mars 2006 16:19

Humaniste. l’ENA c’est deux ans encore aujourd’hui je crois et pas d’examen de sortie, pas de vérification seulement apprendre la construction d’un texte, en trois phases….une introduction, un développement, une conclusion, et pouvoir y entrer ? Style fille et fils de père, mais troisième voie. Soit les moins cultivés de la planète des hommes d’Etats et des chômeurs français. Sarkozy combien d’années après le Bac a Assas je présume ? Donc ils ne vont pas lâcher de si tôt.

Ecrit par : martin grall | vendredi, 31 mars 2006 17:13

Pour montrer que la rue fait encore pression, venez donc ce soir !
Rassemblement à 19h30 place de la Bastille !
Un écho à l'intervention d'El Chi ! Lui utilise les medias de TV et radios ! Nous utilisons la voix pacifiste de la rue pour lui montrer notre motivation !

A ce soir !
Anthony

Ecrit par : Militant !! | vendredi, 31 mars 2006 17:14

Je réponds à tous demain matin car là j'ai du boulot !

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 31 mars 2006 18:32

Bien vu "Humaniste". Lionel Jospin en 2002 a donné le départ à Barcelonne de la grande braderie, avec EDF.
L'argument que privatisées les entreprises publiques vont devenir ainsi concurentes des privées et qu'au bout du compte, les consommateurs vont constater des baisses de prix est une foutaise. Je m'étonne que les associations de consommateurs tombent dans le panneau, du mieux disant!
Ceci dit, après Jospin, la tache de Thierry Breton est devenue simple. La droite et la gauche, une feuille de papier seulement entre eux. Ce soir, Chirac va peut être mettre du velours aux boulets des jeunes CPE, mais en a t-il encore l'obligation. Tout roule, pour ouvrir les dossiers retraites en 2008, après les Présidentielles...82.2 % ou mieux encore?
De beaux jours, pour les sados-masos UMP-PS!
Pour les autres le maquis et les blogs d'Extension!

Ecrit par : JACQUES | vendredi, 31 mars 2006 18:36

allez ce soir je me mouille encore

1) chirac promulgue la loi dès demain samedi
2) ouverture du dialogue avec les partenaires sociaux avec discussion d'un avant projet de loi reformant l'article 8 (cpe)

comme cela tout le monde est content : la majorité car la loi est passée et l'opposition qui a contribué.

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 31 mars 2006 18:44

pour le post de Militant :

quel courage d'aller faire un sit-in place de la bastille pour écouter le Président de la République !

cela aurait eu plus de gueule d'aller vers le carrfour Marigny me sembe-t-il.

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 31 mars 2006 18:48

"Ce n'est pas la rue qui gouverne"
Rappelez-vous la loi sur l'enseignement public et privé qui a mobilisé contre elle, plus d'un million de personnes en 1982 (?).
A l'issue de cette mobilisation Miterrand a décidé de retirer cette loi.
Dans le rang des manifestants on devait majoritairement compter des gens de droite et leurs élus. Il serait d'ailleurs intéressant de retrouver les photos de l'époque, je suis sur que l'on pourrait identifier certains qui aujourd'hui disent que "ce n'est pas la rue qui gouverne".

Ecrit par : bégé | vendredi, 31 mars 2006 19:21

et non bégé

Mitterrand n'a pas retiré la loi pour la simple et bonne raison qu'il n'y avait pas de loi

c'était juste un projet de loi donc beaucoup plus facile a retirer.

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 31 mars 2006 19:24

le pire c'est l'argument 'c'est mieux que rien', comme si on devait toujours se contenter du pire, accepter sans broncher les décisions des politiques qui décident seuls et sans consulter les fameux "partenaires"...

Ecrit par : sy! | vendredi, 31 mars 2006 19:52

Guy,
J'ouvre une parenthèse technique.
Une petite suggestion de fonctionnalité sur votre blog.
Ne connaissant pas grand chose à la technique du net en dehors du clavier et de la souris et sans vous contraindre à de trop grandes difficultés, vous serait-il possible d'incrémenter un N° chronologique à chaque texte ce qui permettrait un meilleur et rapide repérage pour répondre et suivre plus facilement les débats.
Merci d'avance même si c'est impossible
Amicalement

Ecrit par : Humaniste | vendredi, 31 mars 2006 23:39

Eh oui ! Aucune surprise, le Monsieur 82.5% s’est servi du vote de ceux qui l’ont plébiscité en 2002 et qui le clou au pilori aujourd’hui ; alors qu’attendiez-vous donc ? Il croit qu’il à toujours 82.5 % !
Quant on pense que le Conseil Constitutionnel a validé le CPE alors que la loi de 2004 sur la consultation des partenaires sociaux doit être effective pour tout se qui touche aux grands principes de société ; on nous prend pour qui ?
Pour ces Messieurs le droit d’égalité en matière de travail n’était pas en cause dans le CPE !
Il faut reconnaître que M. De Villepin avait reçu après les manifs une catégorie de partenaires sociaux : les patrons du CAC 40 !
A chacun sa lecture, pour moi la brèche était déjà ouverte avec tous les contrats à doses homéopathiques depuis un certain L.F et ses TUC, alors le CPE était la suite logique de l’effondrement de la digue fragilisée du droit du travail.
Le but du jeu est de précariser tous les emplois et d’en finir avec les CDI.
Ne soyez pas sourd, entendez depuis trop longtemps les déclarations des sirènes de la mondialisation : flexibilité, mobilité, concurrence, profit, résultat, marge, etc., fini l’archaïsme, le passé, il faut vivre avec son temps (leur temps) et se rendre à l’évidence, il faut « manger ou être mangé » !
L’alternative est simple et quasiment achevé ; l’individualisme renaît de ses cendres avec son cortège de malheur.
Cette future alternance va en douceur continuer les ultimes réformes (que j ‘appellerais plutôt « déformes ») et privatisations, liquider les derniers vestiges de nos fleurons publics pour en finir avec tous les acquis que nos aïeux ont conquis de hautes luttes parfois mortelles pour certain.
A tous, surtout aux détracteurs des grèves et manifs (mais qui ne refusent pas les acquis sociaux obtenus) pour la défense des droits élémentaires du travail, source de stabilité et de vie épanouie mais aussi à la mémoire de nos « vieux ».
Cette rue qui, si elle ne gouverne pas lui arrive de voter ; certes pas toujours dans la bonne voix, mais nous n’avons que les politiques que certains méritent.
Pour simple exemple à tous ces détracteurs ont devrait leur supprimer les congés payés. Je suis alors presque sûr qu’ils se syndiqueraient, se déclareraient progressistes et même feraient peut-être grève !
Qu’ils ne s’inquiètent pas bientôt quand il n’y aura plus de service public ; plus de grève, alors le boomerang reviendra et peut-être que la rue se remplira par les détracteurs d’aujourd’hui, pour hurler au manque de services public ; la boucle sera bouclée au bas mot dans deux générations !
En conclusion :
Quelle chance avons-nous eu, nous les enfants du Baby-boom que nos aïeux aient pensé à nous, leurs enfants.
Contrairement à eux, notre génération s’est gavée et accaparée l’héritage de ses enfants sur leur dos et n’a même pas su préserver un meilleur niveau de vie pour leur descendance.
A dans 100 ans de ma future tombe

Ecrit par : Humaniste | samedi, 01 avril 2006 01:03

Merci à tous de ce débat passionnant que j'ai lu avec attention. Je ne veux en aucun cas venir là donner bonnes et mauvaises notes. VOus avez en tous cas bien compris que mon propos visait à illustrer que les slogans du genre "ce n'est pas la rue qui gouverne" n'ont aucune légitimité dans un système politique dans lequel les scrutins ne sont pas respectés et n'ont donc pas la légitimité voulue. Juste une remarque DOA, oui maître eolas a une analyse intéressante (que je ne partage pas) mais j'ai un peu de mal avec sa conception du débat ; ainsi ces quelques lignes qui ferment sa note me posent question :

"Ce billet est déjà fort long, et je ne doute pas que des lecteurs auront d'autres objections à formuler. Je vous donne donc la parole, mais soyez averti : tout commentaire qui se contenterait d'être une reprise de slogans sera effacé. C'est pas la Sorbonne, ici".

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 01 avril 2006 09:11