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dimanche, 24 décembre 2006

Cadeaux de noël !!!

En cadeau aujourd'hui, les "oeuvres" de mon ami Yves Hirschfeld.

Du talent, de l'humour, de l'imagination. 

Tout ce qui fait défaut à beaucoup d'entre nous !!! 

Le principe ? Des bandes annonce de films. 

Enjoy... 

Et c'est pas interdit de m'envoyer des cadeaux !!!! 

 

 

 

 

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Commentaires

Quels cadeaux ?!?
Déjà qu'on te souhaite bonne fête tous les jours et en plus tu réclames des cadeaux!

Merci pour les BA cadeaux. Juste un regret: qu'il n'y ait pas celle des "Fraises Sauvages" ;-)

Ecrit par : Sacha | dimanche, 24 décembre 2006 10:13

Mais Guy, personne ne peut rivaliser avec le cadeau que tu as reçu au début du mois. ;)

Ecrit par : loïc | dimanche, 24 décembre 2006 10:26

Bon, les idees de kdo vont me venir au fur et a mesure, mais dans l'immédiat, je vois déja cà :

(version courte avec jolie musique: )
http://www.youtube.com/watch?v=5NDI0lojaeI

(version longue avec commentaire techniques :)
http://multimedia.mcb.harvard.edu/anim_innerlife_hi.html

ca va paraitre relou a beaucoup, mais cette reconstitution de l'intérieur d'une cellule, par des gens d'harvard, c'est un rêve que beaucoup de biologistes faisaient, et on est un certain nombre a en avoir presque pleuré en le voyant... eh oui, il y a des coeurs sous les blouses blanches...Ca a été un sacré cadeau !

j'aurai peut être des idées plus rigolotes dans la journée !

Ecrit par : Thomas | dimanche, 24 décembre 2006 10:43

je tremble trop après Terminator et Allien pour avoir quelque idée que ce soit

Ecrit par : brigetoun | dimanche, 24 décembre 2006 10:46

Quand tu écris
"Du talent, de l'humour, de l'imagination.
Tout ce qui fait défaut à beaucoup d'entre nous !!!"
Surtout, le prends pas pour toi Guy hein. Un peu d'humour.

Ecrit par : Mathieu | dimanche, 24 décembre 2006 10:47

allez, un peu de concurrence aux excellentes ba de Yves Hirschfeld ( merci pour la découverte ! )

Voici des résumé de films en 30 secondes, avec acteurs lapins. Droooooooooooooole !
http://angryalien.com

Ecrit par : Thomas | dimanche, 24 décembre 2006 10:51

Quelques chansons pour vous sacha !

Ecrit par : esther | dimanche, 24 décembre 2006 10:51

J'adore. Merci et joyeux Noel à tous

Ecrit par : Falconhill | dimanche, 24 décembre 2006 10:59

Juste en coup de vent, vu que j'ai un traîneau à prendre, la traque du père Noël en direct live :

http://www.noradsanta.org/fr/default.php

Je rappelle que le norad, c'est le North American Aerospace Defense Command... Y a pas à dire, ça fout les jetons.

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | dimanche, 24 décembre 2006 11:31

Ah et puis joyeux Noël à tous, même pour ceux que ce jour déprime.

Et pour les dindes, un petit mot: Courage! Comme dirait Landru en montant à l'échafaud, ça n'est jamais qu'un mauvais moment à passer. Une photo de dinde (si possible avec toutes ses facultés intellectuelles encore intactes) ne serait pas de trop en haut à droite. Priez pour elles...

Ecrit par : bilbo-le-hobbit | dimanche, 24 décembre 2006 11:41

malbrouck pour vous une chanson.

Ecrit par : esther | dimanche, 24 décembre 2006 11:48

Bien vu, Esther. Merci.

(Est-ce que tu pourrais dire à Ajamais, pour qu'il me lâche la grappe, que la sortie sur le blues et le troisième âge était de toi? Ca me ferait des vacances... Lesyeux me confond avec GB, Ajamais me confond avec toi, tant que personne ne me confond avec Bruno, tout va bien.)

Ecrit par : Sacha | dimanche, 24 décembre 2006 11:55

Cadeau classique mais, vu l'ambiance, ça fera pas mal :
http://www.youtube.com/watch?v=ErrzjGCi3gY&NR

Là, tout de suite, pour moi, ça va être ça :
http://www.dailymotion.com/visited/search/No%C3%ABl/video/xef8_je-vais-tuer-mon-beaufrere

Courage aux 47% ! ;-)

Ecrit par : Anne | dimanche, 24 décembre 2006 11:51

Voici un cadeau où, cher G.B., j'ai essayé de mettre talent (un peu) humour (un petit peu) mais aucune imagination : c'est du tout vécu, chez moi d'abord puis dans une sorte de séminaire qu'on qualifierait d'intégriste.
.............................................................

Enfant j’aimais Noël, cette trouée de lumière dans l’ombre longue de l’hiver, ce droit d’enfin vivre la nuit, ce bain dans une paix chaude qu’alors je n’imaginais qu’universelle. Parcours à pied en bande familiale dans la nuit lunaire, étoilée ou toute noire et tant mieux si quelque gelée blanche nous faisait rêver de neige, interminables trois messes basses dans l’église tiède et bondée somnolant malgré les prouesses de la chorale, retour hâtif et frileux vers des cadeaux bien éloignés de la surabondance actuelle mais tellement attendus.

Cet amour dépérit quand je réalisai que pendant les Fêtes les travaux en tous genres, guerres, souffrances, injustices, continuaient de plus belle. Il agonisa l'année où, étudiant, j'accompagnai des jeunes gens du meilleur monde qui, histoire de faire une BA apéritive avant huîtres, foie gras et Hépatoum, expédièrent d'un sourire distrait et distant le réveillon économique de petits vieux naïvement ravis maternés par quelque pieuse Confrérie charitable. Il mourut l'heure d'après dans l'église où, entré seul, j'entendis le prêtre déplorer la faim dans le monde à de gros bons bourgeois enfourrurés dont trop visiblement "l'esprit estoit en la cuisine".

Mais mon goût pour la magie de ce gâteau de rêve éveillé, de ce festival du bonheur en sons, en couleurs, en odeurs et en saveurs fut comblé pendant mes trois ans au juvénat. Tout était par nos Envoûteurs savamment tramé pour qu'il en soit ainsi. Les festivités commençaient par une veillée préparée de longue date à base de jeux, de chants et de saynètes édifiantes ou amusantes. Ensuite – levez le rideau, oui, vraiment ! – un passage fiévreux au dortoir pour revêtir les habits du dimanche, un défilé lent et recueilli vers la chapelle par les escaliers et surtout le cloître à la seule lumière, fascinante, de bougies dans leurs verres colorés d'émeraude et d'indigo jetant nos ombres agrandies vers les murs, une messe de minuit aux splendides cantiques qui me poignaient le cœur et le corps ; une halte au réfectoire pour le mousseux chocolat chaud et l'orange, magique pour moi qui alors n'en mangeais guère qu'un croissant à la fois car il fallait partager en famille, un petit cadeau genre agenda microscopique gainé de vachette ; et retour épuisé au dortoir où nous nous endormions de bonheur, emportés dans l'océan des rêves par les vagues mystérieuses et lourdes à nos yeux de la Petite Musique de Nuit jaillies de mon cher électrophone ivoire et vert aux mains du Frère Alphonse.

Il me fallut plusieurs années pour réaliser que pendant ces fêtes, pour étourdissantes et splendides qu'elles fussent, j'étais volé à ma famille, ma vraie famille, ma famille de sang et de cœur à qui, pour la première fois, il en manquait un !


pmbourdaud@wanadoo.fr

Ecrit par : PMB | dimanche, 24 décembre 2006 12:03

Des cadeaux, on en offre et on en reçoit. Voici celui qui m'est arrivé, à la fin du dernier cours.
Il vient d’une de mes élèves, atteinte de dyslexie.

« Salut sais moi une de vautre élève qui fais que de parlées mai c’est importent pour moi le français parce que je veux être souffleur de verre, pour moi le Français c’est la base de la vie. Merci Beaucoup pour cette fin de trimestre. »

"pour moi le Français c’est la base de la vie". Je serai content des cadeaux que je vais recevoir, mais celui-là, tout pourri des fautes que je combats à longueur de cours, me va bien.

Ecrit par : PMB | dimanche, 24 décembre 2006 12:09

Ce texte avait été écrit avant le premier publié.

NOEL !

Est-ce mon tout premier souvenir, cette nuit de décembre quand poussé par l’insomnie comme par la curiosité, je descends en chemise et pieds nus dans la grande pièce où surpris je découvre mon père travaillant pour le Petit Jésus - le Père Noël n’étant chez nous qu’une créature laïque, d’un rouge bien suspect. Papa, outils en main, met ses talents de menuisier et de peintre à reproduire pour ses Castors Juniors un cheval bascule noir-blanc-rouge emprunté à des voisins. Et c’est aux oscillations à petit bruit du modèle où il m’a juché sans mot dire qu’il travaille, tard et bien. Les rêves qui suivent appartiennent à la nuit où il m’emporte dans ses bras forts et doux : j’ai simplement appris ce soir-là qu’un père, c’est fait pour rendre heureux ses enfants. Ils rejoignent les éveillés, ceux que je fais devant une publicité du Pèlerin étalant sous mes yeux exorbités une cargaison de jouets dont émerge une jeep et son GI droit dans sa tôle pliée, un biplan rondouillard et un nounours au regard de billes.

N’importe, mon premier vrai Noël à moi, celui où j’ai enfin le droit de veiller comme un grand, de ne pas être chassé de l’animation du soir vers mon petit lit de bois gravé, il est toujours là. Dehors, c’est la tempête. Je flotte dans ma pèlerine bleu marine, Papa décroche la lanterne, nous plongeons dans la nuit et, rejoignant d’autres lanternes et d’autres pèlerines, nous voguons vers le bourg portés par les ronflements du vent noir. Pleut-il déjà à seaux ? Toujours est-il que je revois l’eau couler sous la porte latérale d’une église puissamment illuminée et toute tournée vers une crèche regorgeant de couleurs vives, d’images inconnues et de personnages insolites, fascinante miniature de paysage : montagnes de papier-rocher, où je n’étais jamais allé, chemin empierré de sable, ruisseau en verre, pré de mousse friselée, grotte aux lueurs mystérieuses, naïfs santons pensifs, et petit négro au giron fendu en tirelire inclinant la tête aux piécettes en aluminium de ce temps bien colonialiste.

J’ai dormi sans rêves : la réalité était trop belle. Je m'arrête devant la fenêtre à meneaux qui ouvre à l’est et s’y inscrivent rescapées de la nuit de grosses boules de nuages plombés mordant vainement un pan de ciel bleu. Puis je trottine voir ce que portent mes chaussons : une orange, un cahier de coloriage... et un jeu de messe en étain, sorte de dînette ecclésiastique, attirail réduit du parfait petit célébrant, premier bloc d’une muraille religieuse qui n’aurait pas fini de m’emprisonner.

Ecrit par : PMB | dimanche, 24 décembre 2006 12:21

Je suis un gardeur de troupeaux.
Le troupeau ce sont mes pensées
et mes pensées sont toutes mes sensations.
Je pense avec les yeux et avec les oreilles
et avec les mains et avec les pieds
et avec le nez et avec la bouche.

Penser une fleur c'est la voir et la respirer
et manger un fruit c'est en savoir le sens.

C'est pourquoi lorsque par un jour de chaleur
je me sens triste d'en jouir à ce point,
et couche de tout mon long dans l'herbe,
et ferme mes yeux brûlants,
je sens tout mon corps couché dans la réalité,
je sais la vérité et je suis heureux.

Pablo Neruda, Alberto Caeiro, Le Gardeur de troupeaux, IX.

Ecrit par : Mathieu | dimanche, 24 décembre 2006 12:31

Et si mes nunucheries vous gonflent, cherchez cette vidéo sur le net : HappyNewYear.wmv (3.53MO)

Ecrit par : PMB | dimanche, 24 décembre 2006 12:31

Fernando Pessoa, non pas Pablo Neruda

Ecrit par : Mathieu | dimanche, 24 décembre 2006 12:34

Merci pour ces beaux textes PMB. y-a-t-il un grand texte complet (réponse via mail) ?

Ecrit par : g.b | dimanche, 24 décembre 2006 12:43

Merci anne.

Ecrit par : g.b | dimanche, 24 décembre 2006 12:51

Ma'oz tsur ye shu'ati
Lecha na'eh lesha be'eh'yach
Tikon beit te fi la ti
Ve sham toda neza'beh'eh'yach
Leh et tachin mat be-yach,
Mi tsar ham'na be-eh-eh-ehyach

Az egmor beshir mizmor
Chanukat hamiz be'eh'yach

Ecrit par : Bruno Lamothe | dimanche, 24 décembre 2006 12:57

amen.

Ecrit par : g.b. | dimanche, 24 décembre 2006 12:59

Une traduction Bruno? je ne lis malheureusement pas l'hébreu

Ecrit par : Mathieu | dimanche, 24 décembre 2006 13:19

Esther, il te plaît pas mon cadeau?

Ecrit par : Sacha | dimanche, 24 décembre 2006 13:45

Je suis le seul homme sur la terre et peut-être n'y a-t-il ni terre ni homme.
Peut-être qu'un dieu me trompe.
Peut-être qu'un dieu m'a condamné au temps, cette longue illusion.
Je rêve la lune et je rêve mes yeux qui la perçoivent.
J'ai rêvé le soir et le matin du premier jour.
J'ai rêvé Carthage et les légions qui dévastèrent Carthage.
J'ai rêvé Lucain.
J'ai rêvé la colline du Golgotha et les crois de Rome.
J'ai rêvé la géométrie.
J'ai rêvé le point, la ligne, le plan et le volume.
J'ai rêvé le jaune, le rouge et le bleu.
J'ai rêvé mon enfance maladive.
J'ai rêvé les mappemondes et les royaumes et ce duel à l'aube.
J'ai rêvé la douleur inconcevable.
J'ai rêvé mon épée.
J'ai rêvé Élisabeth de Bohême.
J'ai rêvé le doute et la certitude.
J'ai rêvé la journée d'hier.
Peut-être n'ai-je pas eu d'hier, peut-être ne suis-je pas né.
Je rêve, qui sait, d'avoir rêvé.
J'éprouve un peu de froid, un peu de crainte.
La nuit s'étend sur le Danube.
Je continuerai de rêver à Descartes et à la foi de ses pères.

Jorge Luis Borges, Le Chiffre, Descartes.

Ecrit par : Mathieu | dimanche, 24 décembre 2006 13:51

@ Mathieu : c'est le priere de 'hanouka...

Ecrit par : Bruno Lamothe | dimanche, 24 décembre 2006 13:53

Distribution de cadeaux

Guy, je t'offre une cuiller:
http://www.youtube.com/watch?v=7IBWqaaNdSo

Aux Royalistes, je leur offre un peu d'ordre juste:
http://www.youtube.com/watch?v=pb-9pRUo3Sw

Ecrit par : Sacha | dimanche, 24 décembre 2006 14:13

http://www.youtube.com/watch?v=9rUkCKKoO7A

pour jean:
http://www.youtube.com/watch?v=H5G6ztYoqSY

L'Empire n'a jamais pris fin !

Ecrit par : om | dimanche, 24 décembre 2006 14:56

Esther ? Sacha ? Pic et pic...

Ecrit par : Ajamais | dimanche, 24 décembre 2006 15:39

Pourquoi ces vidéos s'arrêtent au bout de 5 à 6 secondes. Manque de mémoire ?

Ecrit par : Ajamais | dimanche, 24 décembre 2006 15:41

Elle a bon dos, la famille, PMB. Je l'aime, ma famille, mais parfois, c'est trop dur.

Ecrit par : Column | dimanche, 24 décembre 2006 15:49

"Le ciel est bleu sur l'économie mondiale. La planète jouit d'un cycle estival partiellement agréable et long malgré des déséquilibres qui, selon les théories économiques, devraient normalement détraquer la machine, comme le déficit commercial américain, ou la ralentir fortement, comme la flambée des cours du pétrole."

Qui ?

Ecrit par : Ajamais | dimanche, 24 décembre 2006 15:50

J'ai la bizarre impression qu'il n'y a pas grand monde aujourd'hui...

Ecrit par : Bruno Lamothe | dimanche, 24 décembre 2006 15:50

Citation pas du même, mais dans son papier : ""Le PIB mondial a doublé depuis 1980, 450 millions de personnes sont sorties de la pauvreté."

Ecrit par : Ajamais | dimanche, 24 décembre 2006 15:51

ils sont à la plage.

Ecrit par : Ajamais | dimanche, 24 décembre 2006 15:53

J'y vais aussi.
A plus, plus, plus tard.

Ecrit par : Ajamais | dimanche, 24 décembre 2006 15:54

Ouais, Bruno, tiens, une bonne idée. Désormais, je fêterai 'Hanukah. Hag Samea'h.

Ecrit par : Column | dimanche, 24 décembre 2006 15:56

@PMB
Joli texte.
@Guy
Pur moi Noël, c'est le jour où je recharge mes batteries d'NRV...
Je suis comme cela.
Comme la chanson de Mickey 3 D en cette période de trêve :

Il faudrait que l'on soit
Beaucoup plus forts que ça
Afin que l'on soulève
Les ongles et puis les doigts
Il faudrait que l'on saigne
Et que nos veines éclatent
Pour que l'on se souvienne
Quand on mangeait des pâtes
Chaque jour de la semaine
On en bouffait du rêve
Chaque jour de la semaine
Aujourd'hui c'est la trêve.

C'est pour cela que ma contribution à ton billet de Noël était trop lourde à mettre ici alors elle est chez moi : http://l-e-meute.blog.20minutes.fr/
Et puis je ne voulais pas briser l'ambiance avec un long HS ;-)

Sacha va dire que c'est dégoulinant et dégoutant de bons sentiments, mais c'est la bonne période pour cela non ?

Le seul cadeau que je trouve vraiment utile, c'est celui que l'on ne trouve pas dans les magasins, celui qui ne s'achète pas.
L'amitié.

Je te la renouvelle, et à Gillou aussi (s'il peut lire le blog de son bout d'ailleurs).
Puisse cette source ne jamais tarir.
Joyeux Noël.

Ecrit par : mclane (e-meute) | dimanche, 24 décembre 2006 16:08

Le taux de départ en vacances a légèrement augmenté entre 1994 et 2004, de 62 à 65 %. Il n’en demeure pas moins que 21 millions d’entre eux n’ont pas bougé de leur domicile par choix ou par contrainte selon l’Insee (Insee première n°1093 - juillet 2006). Ainsi, 37% de ceux qui ne sont pas partis l’on fait faute de moyen, contre 20 % par choix, 15% pour des raisons de santé et 10% pour des raisons professionnelles. Et les inégalités d’accès aux vacances se creusent. Ces inégalités se retrouvent aussi dans le type de congés : les plus modestes préfèrent les longues vacances estivales (17 à 18 nuitées), principalement dans la famille, alors que les plus aisés partent moins longtemps, mais plus souvent, de préférence en circuit, à l’étranger et en hôtel. Les vacances d'hivers étant privilégiées par les ménages les plus favorisés.

Ecrit par : Bruno Lamothe | dimanche, 24 décembre 2006 18:11

J'aime pas vidéos dans les blogs.

Mais joyeuses fêtes quand même. Avec tes potes de la haute. Si tu apprends une histoire de fesses nouvelle et intéressante, n'hésites pas, on est près ...

Ecrit par : Franssoit | dimanche, 24 décembre 2006 18:38

Prêts (mais on n'est pas loin quand même).

Ecrit par : Franssoit | dimanche, 24 décembre 2006 18:38

Nouvel article sur mon blogue sur la pauvreté en France :

Les minima sociaux en France : 3,5 millions sont allocataires de minima sociaux, mais 6 millions de personnes au total en vivent...

http://laurentfabius2007.over-blog.com/article-5014678.html

(ps : gb, je te supplie de me pardonner pour cet épisode d'auto-promotion...)

Ecrit par : Bruno Lamothe | dimanche, 24 décembre 2006 18:48

quel cadeau sacha ?

Ecrit par : esther | dimanche, 24 décembre 2006 18:54

@ esther : sidonie !!!

Ecrit par : Bruno Lamothe | dimanche, 24 décembre 2006 19:11

@ Ester : je suis infiniment désolé, mais ma réponse était fausse. Je croyais que Sacha était l'auteure su deuxieme message, mais ce n'était pas le cas...

Ecrit par : Bruno Lamothe | dimanche, 24 décembre 2006 19:16

@ bruno

je viens de lire ton article.

Sachant que le seuil de pauvreté en France est actuellement de 6 ou 700€ par mois environ. ceux qui gagnent 800 ou même 1000 euros doivent ils se considérer comme des nantis ? et ceux la ou les mets t'on dans les statistiques ?

Je crains fort que tu ne soit, hélas, en dessous de la vérité.......

Ecrit par : Serval | dimanche, 24 décembre 2006 19:17

@ Serval : C'est en gros une partie du sujet de l'étude (le revenu médian) que je publierais demain... Patience et longueur de temps...

Ecrit par : Bruno Lamothe | dimanche, 24 décembre 2006 19:35

Noël..........

http://www.youtube.com/watch?v=l7gQmGHcFgU&mode=related&search=

Ecrit par : Louise | dimanche, 24 décembre 2006 19:58

@ Bruno: sont maître de raison, j'ai bon? Joyeux noël!

Ecrit par : reno | dimanche, 24 décembre 2006 20:45

Le plus grand, dans son plus grand combat:
http://www.youtube.com/watch?v=N44vdCqI7LI

Ecrit par : Mathieu | dimanche, 24 décembre 2006 21:02

C'est Noël, fichtre. Heureusement que ma gueule de bois d'hier soir me berce en cette journée fort silencieuse.

Ecrit par : glomp | dimanche, 24 décembre 2006 21:50

Joyeux noël aux 9 connectés ;)

Ecrit par : g.b | dimanche, 24 décembre 2006 23:42

Merci et joyeux noel gb ! Joyeux noel a tous les autres aussi, bien entendu !

Ecrit par : Bruno Lamothe | dimanche, 24 décembre 2006 23:55

@tous
Joyeux Noël.

Ecrit par : mclane | lundi, 25 décembre 2006 00:03

Joyeux Noël

Ecrit par : Mathieu | lundi, 25 décembre 2006 00:05

Avec mes... Oh, il doit bien y avoir trois grammes.... Je vous souhaite une chouette journée de Noel.

et merci à Guy pour son blog encore. On rencontre (j'ai perso rencontré) des gens chouettes et interressants, avec qui je suis pas toujours d'accord, mais avec qui c'est sympa de discuter. Un 25 Décembre, y a t'il mieux pour dire sincérement "merci" ?

Joyeux Noel à tous, et à bientot.

PS : ma couette qui va m'étreindre avec une douce violence vous embrasse aussi.

Ecrit par : Falconhill | lundi, 25 décembre 2006 01:13

Tout à l'heure, je regardais la crèche de ma famille d'accueil.
Je vais me convertir à l'islam.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 01:17

C'est joli une belle creche, non ? Ma grand mere que j'adore nous a mis à fond, comme tous les ans, "minuit chrétien". Chanson typiquement gardoise (de la paroisse de Roquemaure). Ben c'est joli.

Bonne nuit à tout le monde. je vais tenter de digérer le Bourgogne (c'était Bourgogne ce soir... mes parents me font honte mais tant pis ^^) pour préparer le ChateauNeuf de demain. Bises (c'est Noel) à tous, et à bientot.

Ecrit par : Falconhill | lundi, 25 décembre 2006 01:27

Il est 1H32 et les gens en bas sont toujours en train de manger.
Finalement j'ai réfléchis, le protestantisme m'ira mieux. Plus pragmatique.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 01:34

Joyeux noel Esther ! ne faites pas de bêtise !

Ecrit par : om | lundi, 25 décembre 2006 01:41

@guy
C'est Noël...
POur la pemière et unique fois de l'année, et de celle qui suivra...je suis à jour en prem's...
;-) ;-)

Ecrit par : mclane (e-meute) | lundi, 25 décembre 2006 01:49

En bas, l'exemple de la famille parfaite. Tout le monde s'entend avec tout le monde. Tout le monde est heureux de se retrouver chaque année pour le rituel de Noêl. Je suis dans une famille au antipode de la mienne.

C'était très exotique au début puis finalement là, avec les années, je commençe à voir les failles. C'est d'un glauque.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 02:10

J'ai mangé deux huitres et je ne comprends pas.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 02:14

Noël n'est pas une fête pour tout le monde. Et puis ce Nouvel an qui arrive à la suite comme pour en rajouter. Dur.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 02:16

Hier soir pour la première fois de ma vie, je suis allée à la messe de Noël.
Je ne suis pas catholique, ni même croyante, pas envie de raconter ici pourquoi j'y suis allée.
Evidemment, je ne connais pas les chants, ni le protocole (assis, debout, assis, debout), ni les prières, ni quoi que ce soit.
L'église était bondée, tout le monde entassé, beaucoup de retardataires debout au fond, dans les contre-allées, il y avait plein d'enfants, des bébés au biberon, des ados, des très vieux qui ne pouvaient pas marcher, toutes les couleurs, toutes les conditions sociales et personne n'était "habillé".

Il y a eu un moment d'émotion intense, quand le prêtre a demandé à chacun d'avoir "un geste d'amitié". Et là, tous ces gens qui ne se connaissaient pas ont embrassé leurs voisins, serré des mains à des inconnus.
J'ai reçu des dizaines d'accolades très chaleureuses.

A la fin, après la "communion" (d'après ce que j'ai compris) tout le monde est parti en souriant, en se souriant.
Jamais vu autant de sourires.

Je me suis dit que, plus que jamais la religion, toutes les religions, tous les cultes, vont devenir notre seul refuge de solidarité, de respect et de chaleur humaine.

Joyeux Noël.

(Esther, mon cadeau était sur ton blog.)

Ecrit par : Sacha | lundi, 25 décembre 2006 10:31

"Je me suis dit que, plus que jamais la religion, toutes les religions, tous les cultes, vont devenir notre seul refuge de solidarité, de respect et de chaleur humaine."

"Solidarité, respect", il faudrait demander son avis à l'homme à qui le Vatican a refusé des obsèques religieuses.

Sacha, on doit respecter votre émotion et votre sincérité. Mais s'il vous plaît, allez plus loin que l'émotion. Si vous êtes journaliste, enquêtez sur ces gens, cherchez à savoir combien appliquent ces préceptes en dehors de ce lieu et après cette heure.

Moi qui ai été catho, des gens comme eux j'en ai connu des centaines.

Moi, je me souviens de ce copain venu me demander de dormir sur mon paillasson (il avait refusé mon lit) car sa chambre était remplie de mecs bourrés qu'il n'avait pas voulu mettre à la porte. Il était athée. Lui, pour être généreux, pas besoin qu'on lui promette le paradis en récompense ou l'enfer en punition.

Ecrit par : PMB | lundi, 25 décembre 2006 11:23

Ayant longtemps fréquenté les églises, petit garcon obéissant que j'étais, j'ai souvent constaté ce que Sacha dit. Et j'ai souvent eu des noëls fort en émotion parce qu'il y avait la famille et les cadeaux, et surtout leur attente, mais aussi ce passage à la messe qui, à l'époque, donnait "un sens" à la fête...
Je suis devenu mécréant, je n'en suis ni fier ni honteux, c'est juste mon parcours, et j'ai aussi pu mesurer que la solidarité qu'évoque Sacha, on la trouve ailleurs. Ce qui n'empêche que dans les églises le soir de noël, chez les gens simples, oui, la solidarité est dans l'air. Fugace, mais là. Ce qui ouvre sur un abîme : une solidatité fugace, qu'est-ce au juste ?

Ecrit par : Thomas | lundi, 25 décembre 2006 11:35

Thomas, je n'ai pas envie de développer, surtout pas pour être lue par d'autres PMB qui connaissent tout à tout et qui sont revenus de tout.
Je ne sais pas comment était l'Eglise il y a dix ans, ni même cinq ans.
Je parle uniquement de ce que je découvre aujourd'hui sans a priori et avec un regard neuf.
Tout ce que je peux te dire, c'est que cette solidarité, aujourd'hui, et j'insiste sur le "aujourd'hui", n'est pas fugace. Loin de là. Tous les jours, toute l'année, j'en ai des exemples concrets simples, humbles et d'une grande ouverture d'esprit.
Vous me croyez ou pas.
Vous restez avec vos a priori ou pas.
Demain sera l'ère des cultes: musulman, juif, catho.
Il y a une raison à ça.

Ecrit par : Sacha | lundi, 25 décembre 2006 11:59

Bonjour à toutes et à tous,

Cette période de l'année favorise généralement l'empathie chez ceux qui en sont souvent dépourvus. Ainsi certains regardent au delà des actes, des agissements, de l'apparence, de l'attitude et voient que derrière ces façades érigées en contrefort de la vie quotidienne se trouvent des personnalités somme toute bien humaines. Devrait-on leur reprocher de ne pas le faire tout au long de l'année ou se contenter d'apprécier cette période ? Chacun de nous fera le choix du reproche comme celui de l'empathie selon sa propre disposition.

Pour ma part je sais que je n'ai pas envie de souhaiter un bon Noël à PMB, à Esther, à Sacha ou à Falconhill, à Bruno entre autres (toutes mes excuses à tous ceux que je cite pas). Pas à leurs pseudos. Parce que ce qui s'écrit ici n'exprime qu'une facette de leur personnalité. Une facette qui ne reflète qu'une infime partie de leur individus, variable selon le sujet du jour, selon le débat qui en a découlé.

Moi qui ne suis pas croyant, homme sans foi, athée infidèle, c'est à l'intégrité de vos personnes que je souhaiterais m'adresser et pas aux doigts qui tapotent sur vos claviers.

Je ne vous souhaite pas d'être heureux parce que si vous et seulement vous l'étiez ce serait incomplet. Non, je souhaite sincèrement que tous ceux qui vous entourent le soient. Les émotions sont contagieuses, le bonheur comme les autres. Que vos familles, que vos parents soient heureux pour que vous puissiez en profiter. Quant à ceux qui sont seuls, je ne peux qu'espérer que cette journée ne leur paraisse pas trop longue et les inciter à ne pas y penser. J'ai moi aussi été souvent seul en cette période de l'année.

C'est donc à cette capacité à recevoir l'empathie que je fais appel. En acceptant de croire sincères les voeux qui vous parviennent, vous rendrez le monde qui vous entoure bien plus humain, ne fut-ce que pour la durée de cette journée.

Joyeux Noël à toutes et à tous ici, sincèrement et chaleureusement.

Joyeux Noël, Guy. À vous et à tous ceux que vous aimez.

Ecrit par : José@La e-Cité | lundi, 25 décembre 2006 12:03

Sacha, Malraux te guette ;)

Demain soir, normalement, solidarité laïque...

Ecrit par : Thomas | lundi, 25 décembre 2006 12:04

Non, Thomas, solidarité médiatique...
Pas pareil ;)

Ecrit par : Sacha | lundi, 25 décembre 2006 12:22

Bien vu José, merci. PMB n'est pas un pseudo, juste mes initiales.

Je ne suis pas à l'intérieur d'un croyant pour savoir s'il est sincère ou non. Je vois seulement cela : il est mû par le couple récompense/punition, paradis/enfer. Si un croyant peut m'expliquer qu'il agit par pur altruisme et non parce qu'un Dieu le lui ordonne, je l'écouterai. Mais je continue de penser qu'on n'a besoin d'aucun dieu pour penser aux autres. Là aussi, Sacha, les exemples ne manquent pas. Je vais au Secours Populaire et à la Conférence Saint-Vincent de Paul. Les gens du premier sont plus simples et plus accueillants que ceux de la deuxième. La deuxième est un numéro de rue plus loin que le Rotary Club, la patronne de la Conférence est aussi membre de ce Rotary. D'abord on fabrique des pauvres, ensuite on leur fait la charité. Je préfère la justice.

Sacha, si je connaissais tout à tout, si j'étais revenu de tout :
1. Je m'ennuierais. Je ne m'ennuie pas.
2. Je ne vous lirais pas. Je vous lis.

Thomas : "Demain soir, normalement, solidarité laïque..."
Sans doute parce que c'est la Saints-Innocents. Enfants qui furent massacrés sur ordre du roi Hérode pour faire disparaître Jésus. Jésus, dès sa naissance, le pauvre, a créé autant de problèmes qu'il n'en a résolus...
Enfants qui sont devenus les emblèmes de tous les massacres d'innocents au nom d'une cause, fût-elle laïque ou athée. Pour une fois, pas de jaloux.

Ecrit par : PMB | lundi, 25 décembre 2006 12:48

Merci sacha c'est bizarre comme musique. Un peu expé quand même.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 12:51

La solitude, c'est beaucoup dans la tête. J'ai passé Noël seul, et bien heureux de ça, tant me débecte cette orgie de consommation et de bons sentiments pas tous sincères, Sacha ;-), on l'aura compris en lisant mes textes.

J'attends ce soir mon fils et sa mini-tribu, j'ai eu hier midi un coup de fil de ma fille : tout va bien. Pas besoin de plus. Bon, faut qu'j'aille faire le clafoutis (beurk la bûche). Dedans : des cerises de mon cerisier-pleureur, congelées pour nous faire un retour de printemps au début de l'hiver.

Ecrit par : PMB | lundi, 25 décembre 2006 12:55

http://www.radioblogclub.com/open/129173/jesus_love_me/Cocorosie%2C%20jesus%20loves%20me.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 13:28

http://www.radioblogclub.com/open/129173/jesus_love_me/Cocorosie%2C%20jesus%20loves%20me.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 13:28

http://www.radioblogclub.com/open/129173/cocorosie/Cocorosie%2C%20jesus%20loves%20me.


Le lien doit marcher là.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 13:30

Non en fait.

Ecrit par : esther | lundi, 25 décembre 2006 13:31

Bon, Esther, on va demander de l'aide à Jean Yanne !

Je vivais comme une ombre
J'avais les idées sombres
Faisant partie du nombre
Des desesperados
Je ne savais quoi faire
Pour chasser ma misère
Quand on est solitaire
Aie, on a froid dans les os
Quand dans une chapelle
Sous la blanche et très belle
Statue de la douce
Immaculée Concepçione
Je sentis la foi naître
Et au fond de mon être
Du seigneur Jesus Christ
J'eus la révélaçion

Dans les bras de Jésus
Maintenant tous les jours je danse
Et désormais mon existence
Vaut la peine d'être vécue
Dans les bras de Jésus
Maintenant tous les jours je chante
Pour moi la vie n'est plus méchante
Et de joie je suis éperdue
Dans les bras de Jésus
Olé !

Ecrit par : PMB | lundi, 25 décembre 2006 13:41

On peut réécouter aussi ça (à condition de s’être mis préalablement une couche « Confiance Plus » car l’effet sur la vessie est puissant)

...

Quand il reviendra, il fera grand jour
Pour fêter celui qui inventa l'amour
Au fond d'une étable, il naquit de Marie
Personne n'avait voulu de lui

(Refrain)
Jésus reviens, Jé-ésus reviens
Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix indique-nous le chemin
Toi qui le connais si bien

Toute sa vie, il prêchait le bonheur, la paix
La bonté et la justice étaient sa loi
Quand il reviendra, il nous pardonnera
Comme il l'avait fait pour Judas

(Au refrain)

Et quand il reviendra sur notre terre
Il donnera à manger à tous nos frères
Car comme à Cana, il multipliera
Le pain et le vin sur la terre

Jésus reviens, Jé-ésus reviens
Jésus reviens parmi les tiens
du haut de la croix nous suivrons le chemin
pour à jamais faire le bien

Dans une grande clarté il apparaîtra
Comme il le fit pour Marie de Magdala
Le monde entier laissera éclater sa joie
En chantant : Jésus est là !

(Au refrain)
....

Ce qui est blasphématoire (youpi !) est la façon de le chanter. Parce qu’autrement, ça ressemble mot pour mot à un vrai cantique !

Merci à Etienne Chatiliez et à Patrice Bouchitey

Ecrit par : PMB | lundi, 25 décembre 2006 13:47

Extrait d’un article publié par Libé ce sale torchon mal écrit et vide (« Des instituts religieux sur la sellette). L’Eglise catholique (et la protestante, ici) c’est aujourd'hui beaux chants et gens qui s’embrassent dans les églises, mais c’est aussi ça : un passé (récent) qui ne passe pas. Ça s'est passé en Allemagne, mais on eu ça aussi au Canada et en Irlande (les Maddalens). En France, en Italie, en Espagne (Paracuellos, de Gimenez).

... Gisela Nurthen n'a su que plus tard pourquoi elle fut confiée, un matin de février 1961, aux mains des bonnes soeurs du foyer Saint-Vincent de Dortmund. Elle a alors tout juste 15 ans et menait jusque-là une vie plutôt libre entre sa mère et sa soeur aînée. Dès lors, «elle fait connaissance avec l'enfer» et n'en sortira qu'à 21 ans, à sa majorité. Mauvais traitements, humiliations et vexations sont le quotidien des pensionnaires de ce foyer pour «jeunes filles en perdition». Vitres grillagées, portes verrouillées, accès aux toilettes contrôlé, courrier filtré, visites interdites... : les seules distractions sont la messe du dimanche, les soirées télévisées à l'occasion des voeux du pape et les chants religieux autorisés pendant les heures de couture.
... Quelque 3 000 foyers, à 80 % tenus par l'Eglise, ont accueilli en Allemagne de l'Ouest entre 500 000 et un million de jeunes et d'enfants, de l'après-guerre à la fin des années 60. «Dans ces foyers, on traitait les enfants comme de la marchandise, et les méthodes appliquées remontaient au XIXe siècle» (...) des centaines de milliers d'enfants et d'adolescents allemands ont vu leur vie ruinée. Le taux de non-diplômés, de chômeurs, de bénéficiaires de l'aide sociale, de suicidés, de divorcés et d'alcoolisme est chez les anciens pensionnaires nettement supérieur à la moyenne. (...)
Eglises catholique et protestante ont dû concéder qu'il y avait eu «des abus» dans les foyers. Mais bien des institutions refusent toujours de confier leur dossier aux anciens pensionnaires qui en font la demande.

Ecrit par : PMB | mardi, 02 janvier 2007 18:35

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