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mercredi, 25 octobre 2006

Lettre morte.

Depuis quelques semaines, je me demande qui sont les blogueurs qui m'entourent et qui laissent une adresse en lien dans leur signature. J'en ai visité de nombreux, apprécié certains d'entre eux et du coup, j'ai eu envie d'en croiser quelques-uns dans la vraie vie. Et là, ces quelques rencontres m'ont, parfois, fait toucher du doigt des situations de détresse absolument incroyables.

Au moment où la précarité éclate à la tête de tous les politiques dans notre pays, j'avais totalement sous-estimé une évidence.

Les blogs sont aussi, évidemment, pour beaucoup, animés par de vrais précaires.


Je ne vais en citer aucun. Ni truffer ce papier des liens de leurs blogs. Ils se reconnaîtront. Ce papier je l'écris simplement pour eux.

Ils sont parfois aux Assedic voire au RMI, quand ils le touchent, et vivent quasiment en permanence scotchés devant l'écran de leur ordinateur. Le dernier lien qui les unit aux autres est ce clavier qui leur permet de traiter de ce qui les entoure. La planche de survie est leur abonnement internet, et parfois l'abonnement à EDF...

Ils parlent extrêmement rarement de leurs problèmes personnels pour se passionner pour l'actualité ou les sujets qui les motivent. Surfant de sites en blogs, ils décryptent, analysent et publient des notes, souvent convaincantes, qui restent malheureusement pour la plupart lettre morte. Faute de lecteurs ou de retour.

Une nuit, très tardivement, ou un matin, très tôt, parfois, l'un d'entre-eux, excédé ou simplement à bout, finit par lâcher la bride et publie quelques lignes qui signent l'ampleur de son désarroi. Puis il se reprend bien vite et efface aussitôt la note impudique et les quelques commentaires qui étaient venus là, juste pour tenter d'aider la plaie à vif à cicatriser. Il faut être ainsi passé fortuitement, par hasard et avoir eu le temps de lire ces quelques traits de désespoir pour les comprendre, les aimer, les respecter.

Ils sont pour la plupart dignes, trompent leur monde et surtout le notre. Ils jonglent avec esprit - car beaucoup sont aussi talentueux que bien des "signatures" - mais aucun rédacteur en chef ne les maltraîte plus. Ils ont souvent travaillé dans des rédactions (PQR, presse professionnelle ou grande presse), dans l'édition, dans l'entreprise ; et puis, la spirale habituelle, vers le bas.

Je vous avoue qu'à distance virtuelle, je n'avais nullement mesuré l'ampleur du désastre. Les rencontres via nos blogs ne m'avaient - la plupart du temps - rien laisser soupçonner. C'est dans la vraie vie, en face-à-face, les yeux dans les yeux, qu'ils m'ont dit les choses avec des mots que je ne connais pas. Parce que j'ai la chance, le privilège et le bonheur de n'avoir jamais reçu une telle précarité de plein fouet.

J'ai compris alors à quel point internet et surtout ces blogs sont des outils extrêmement dangereux. Parce qu'ils assimilent et nivellent des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et dont les situations sont incomparables. Les industriels et autres dandys du net qui en vivent. Les dilettantes, comme moi, pour qui c'est juste un hobby, un passe temps (prenant certes !), en sus de nombreuses activités hautement lucratives. D'autres qui vont peut-être s'en sortir bientôt, parce qu'ils ont mis toutes leurs économies dans la bagarre. Et un véritable lumpen : ceux qui ne peuvent même plus entrevoir la sortie. Parce qu'ils croient que l'issue se trouve ici, sur cet écran perpendiculaire à leur clavier ; sur ces touches, usées à force de les avoir maltraitées. 

J'ai alors eu envie de leur dire publiquement ce que je leur ai lâché, un peu cruellement, en face à face.

La sortie n'est pas là. Sûrement pas. Il leur faut ressortir dehors. S'éloigner le plus possible de ce piège informatique qui leur a fait croire qu'il y avait ici, une forme d'avenir. C'est un leurre. Et une fatale addiction (quinze heures par jour - quinze heures !!! - pour certains, devant leur écran). Les mêmes qu'ailleurs (je pense aux gens de la télévision) vont emporter le morceau (c'est déjà fait...), ramasser la manne qui traîne ici et la faire fructifier pour leur profit personnel. Comme d'habitude. Eux, n'auront que des miettes, qu'on leur balancera comme un pourboire ou, pire, une aumone. Rien de plus.  

Voilà. Je ne peux malheureusement pas les aider individuellement. Je n'en ai pas le temps, pas les moyens, bien sûr, et pas toujours - soyons honnête - l'envie. Mais, si cette note a simplement convaincu l'un d'entre-eux, je crois que je n'ai pas échoué.

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Addiction.

Trackback par : Mercredi | vendredi, 27 octobre 2006

Commentaires

Guy ... On se connais .... ?

Ecrit par : paranoiac | mercredi, 25 octobre 2006 09:01

prem's ,)

Ecrit par : jeanmarc | mercredi, 25 octobre 2006 09:02

Pas sûr que pour beaucoup ce soit forcément la recherche d'une *sortie*...

Dans une cruelle réalité sociale (violons) sur laquelle on a de moins en moins de prise, l'univers des blogs francophone est un si petit verre d'eau qu'on peut y agir de manière très *visible*. Et être vu pour ce que l'on est, et non en tant que pauvre, ou mal fringué (ça va parfois ensemble).
Et être *vu*, après une heure de métro (par exemple), c'est sans doute pas désagréable...
Et n'empêche pas les rencontres In Real Life, pas vrai ?

Ecrit par : Phrenology | mercredi, 25 octobre 2006 09:06

@ guy

que fais tu ?
où vis tu ?
pour découvrir que ce pays regorge d'honnetes gens précaires...

te faut-il un monde virtuel pour que tu les découvres ?

putain, faudrait peut etre que tu invites a déjeuner des rippeurs le matin façon GISCARD.

parfois tu me scotches.

Ecrit par : jeanmarc | mercredi, 25 octobre 2006 09:08

Parfois je pense que la lecture - trop - rapide n'a pas que des avantages... Je n'ai pas découvert la précarité hier matin ! Je parle d'un univers particulier me semble-t-il...

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 09:14

Merci Guy de cette note sur des cris de Munch sur des écrans plats. La s'applique un exemple de démocratie vraiment participative, utopie de clavier, mais réelle joie de ne pas être unique.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 09:15

Merde ! Guy, vous vous apercevez seulement maintenant qu'il y a pleins de gens de talents, qui écrivent formidablement bien, et qui crèvent la dalle ?

Mais la France fourmille, pas seulement sur Internet, de gens au chômage ou même largement sous-employés ! Ce pays est rempli d'un potentiel intellectuel et manuel immense mais non utilisé. mais que faire ?

Et la situation est d'autant plus délicate que ceux qui détiennent les postes clés ne s'en aperçoivent jamais et pensent encore que " the right man is at the right place" parce que c'est plus flatteur pour eux...

D'où un malaise latent et persistant dans notre société

Ecrit par : Jean René | mercredi, 25 octobre 2006 09:26

y trouver une dignité - une façon d'oublier leur précarité : oui - un moyen d'en sortir : vous avez raison. Mais peut-être dans la "vraie" vie, en dehors des blogs le cherchent-ils ce moyen, et viennent-ils se reposer dans ce monde (maintenant avoir un ordinateur et une connexion relativise un peu la précarité)

Ecrit par : brigetoun | mercredi, 25 octobre 2006 09:27

Je pense que s'il y a beaucoup de précaires sur les blogs c'est parce qu'ils préfèrent l'intellect, le débat à l'action ( en tout cas à certains moment de leur vie et dans une certaine mesure…).
ça n'est pas un jugement de valeur c'est ainsi.

Et souvent, ça ne nourrit pas son homme, ou sa femme.

C'est d'abord un acte gratuit que d'écrire, de s'exprimer.
Certains en vivent, soit parce que leur talent est unique, soit parce qu'ils ont de la chance, soit parce qu'ils savent se vendre.. parfois les 3...

Donc par définition ...

Moi-même, j'ai une petite boîte, j'avoue parfois passer trop de temsp sur les blogs : pendant ce temps, je ne compte pas mes sous je ne vends pas mes services.....
je ne suis pas précaire mais c'est parfois limite...

Chacun son choix de vie.

Merci aux démocraties et aux économies libérales ( j en'ai pas dit "ultra...") d’avoir permis le développement d’internet, moyen d’expression et de communication … révolutionnaire ;)

Ecrit par : olivier S | mercredi, 25 octobre 2006 09:38

@Guy
votre naïveté (passée) me scotche!
Comment pouv(i)ez-vous penser que seuls des petits bourgeois vivant de leurs rentes ou d'un travail très peu prenant (en terme de temps) et lucratif se baladent sur ou tiennent des blogs?
Il n'y a pas que les privilégiés qui ont du temps!

C'est le chomage qui m'a fait vous découvrir vous (à votre grand dam, je sais), Séb (Mwarf), Céleste (Namasté), Anne (Pas Bayrou STP!) et les autres. C'est le chomage qui m'a laissé ce temps pour discuter avec vous. Cependant, je n'étais aucunement en détresse financière ou autre mais je ne doute pas que mon cas est rare et que ce lien avec la vie sociale soit une bonne béquille pour ne pas completement sortir du systeme DE CETTE MANIERE (puisque je reste persuadé qu'il faut - et je le ferai des que je le pourrai - sortir de CETTE société et aller vers une plus... disons Tati-esque: les plaisirs simples etc.)

Pourquoi ne laissé-je plus qu'un post de temps en temps?: parce que je bosse! 39h plus 1 heure de trajet ("Arrete de te plaindre t'es plus chanceux que 80% de la planète parcve que ton boulot te rapporte assez pour vivre!" - "Oh mais je ne risque pas de me plaindre... je suis un privilégié... mais plus en terme de temps") et puis j'ai une famille et je la fait passer avant tout!

Comment pouv(i)ez-vous penser que les travailleurs "non-privilégiés" (disons la majorité plutôt, qui a un boulot non qui les emplit de joie mais qui uniquement les prive les 3/4 de leur vie) prennent 1, 2, 3...15 heures du temps qui leur reste pour parler avec vous tous?

En fait, ici (sur le net) n'y sont que ceux qui ont ce temps: par chance (et travail évidemment pour beaucoup mais ne généralisons pas) comme vous, et ceux qui n'ont pas fait ce choix et que la société a rejetés (et que personne - pas vous Guy je le sais bien - ne vienne me dire que c'est parce que eux n'ont pas travaillé - pas de vision anglo-saxo-protestante de la pauvreté svp)!

Il y a des "bulles" (cf JF Kahn) partout et la votre vient d'éclater... tant mieux à la suivante!

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 25 octobre 2006 09:40

beau texte.
Comme vous le dites, internet "assimile et nivelle des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et dont les situations sont incomparables".
On va parfois au-delà du simple commentaire de la note du jour, ou de l'actualité, et on dérape sur des sujets plus personnels (souvent sans s'en rendre compte), voire sur des blagues à 2 ronds, sans connaitre la situation des gens, ni leur sensibilité particulière.
Et on dit des conneries (je m'inclus bien sûr dans le "on").

Ecrit par : xolotl | mercredi, 25 octobre 2006 09:41

Cette note est grotesque : emphase, feinte naïveté, chichi... Décidément, G.B., vous êtes un gros blaireau. Bonne journée.

Ecrit par : maurice boissard | mercredi, 25 octobre 2006 09:46

Une grande découverte, en effet!
Des jeunes à la fois surdiplômés et inemployés, la conséquence d'une formation disproportionnée par rapport au marché du travail; avec pour effet que leurs diplômes ne comptent plus. Ils auront beau être brillants et méritants, ces jeunes, seules compteront les relations familiales ou politiques.
Mais il n'y aura pas grand monde sur ce blog pour proposer des remèdes à cette situation, ça nécessiterait trop de lucidité, et un volte-face politique.

Ecrit par : Daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 09:55

Les précaires... est-ce une nouvelle classe sociale?

Avant, il y avait les pauvres, les ouvriers, les indigents.., allez il y a le choix... usez le mot qui vous plait.

Mais "précaires" ça veut dire quoi ?

Broyés du système? chômeurs des médias? illusionnés de la blogosphère?

Vous pouvez tout dire ou presque sur la toile. On vous lit assez facilement si vous savez user des bonnes ficelles. Mais au final, cette surabondance de la parole nous ramène encore plus à l'impossibilité de se faire entendre.

Dans cette cacophonie des opinions et le mirage d'une pseudo liberté, le verrouillage du système apparait de manière encore plus évidente.

Les médias répètent que la campagne 2007 se jouera sur internet. Les bloggeurs influents sont répertoriés, affichés, invités. Ceux qui restent à la maison devant leur ordinateur les envient et espèrent entrer dans ce nouveau sérail.

Tous journalistes? tous influents? et citoyen? et électeur?

Nous ne sommes pas en Chine, nous ne connaissons pas la censure "directe". Mais vous êtes bien placé monsieur Birenbaum, pour témoigner que la censure se trouve ailleurs, sous une forme plus policée, convenable, convenue, acceptable, mais qui n'est pas moins une atteinte à la démocratie.

Ecrit par : peggy | mercredi, 25 octobre 2006 09:59

C'est un magnifique texte Guy. Un magnifique texte.

C'est vrai que le monde du blog permet de belles rencontres, et Internet est décidément un magnifique outil. J'avais rencontré des gens passionnant par diverses activités Internetiques. Et votre blog m'a permis de découvrir d'autres personnes humainement interressante et passionnante.

Personnellement, je me sens un privilégié quand je lis certains blogs. Des soucis, on en a tous plus ou moins, c'est vrai. Le blog est un outil merveilleux pour parler, pour échanger, parfois aussi pour se faire du bien. J'avais employé dans une ancienne note la semaine derniere (lorsque vous parliez des "indices de performances") de la composante plaisir, qui doit rester prépondérante. Je pense qu'elle reste importante.

Mais pour finir, c'est interressant de comparer votre note d'aujourd'hui à celle des "influences des blogs" que vous aviez posté samedi. C'est évident que quand on lit certains blogs, on sourit devant une ambition risible de certaines personnes et de certains blogs, d'avoir le plus de visiteur possible. Déjà, certains bloggeurs ont une influence sur les gens qu'ils ont réussi à toucher, sur les gens qui les apprécient. Peut être est ce ça le plus important.

Magnifique texte en tous cas. Humain, j'aime ça.

Bonne journée à tous

Fabien

Ecrit par : falconhill | mercredi, 25 octobre 2006 10:00

ps: savez-vous que parmi les fenêtres de publicité qui s'ouvrent sur votre blog, il y a le site de recrutement pour la gendarmerie? :-)

Ecrit par : peggy | mercredi, 25 octobre 2006 10:01

@Daniel2
"Mais il n'y aura pas grand monde sur ce blog pour proposer des remèdes à cette situation, ça nécessiterait trop de lucidité, et un volte-face politique."
Proposer des remedes contre la cooptation serait un volte-face politique pour ce blog???
Il y a été fait l'apologie de la cooptation et du piston? Parce que moi j'ai rien vu! Pourriez-vous expliciter s'il vous plait

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 25 octobre 2006 10:03

Pourquoi renier ce que Guy écrit sur une impulsion? Bien sûr que l'on ne se réveille pas un matin en réalisant tout d'un coup que beaucoup vivent dans la précarité et/ou la pauvreté! Bien sûr que l'on peut être sensible à la souffrance d'autrui sans pour autant souffrir soi-même! Je ne vois pas où est le problème! pourquoi vouloir toujours que l'on ne puisse pas parler de ce que nous ne vivons pas? rien n'empêche d'être bien portant, avec un niveau de vie aisé, tout en étant touché par la detresse d'un autre qui lui n'a pas cette chance...

Je trouve en effet que les blogs permettent à beaucoup de personnes de tisser des liens alors qu'elles ne se seraient jamais regardées dans la vraie vie. Ce moyen d'expression nous met tout à la même hauteur, sans distinction de race, de milieu socio-culturel, d'âge, etc...Et c'est tant mieux! Pourquoi trouver cela dangeureux? C'est plutôt positif de pouvoir s'exprimer quel que soit on milieu pour une fois, non?

Tous les bloggueurs, n'écrivent pas dans le but d'être édités. Pour beaucoup, le blog sert d'exhutoire et permet de reflechir face à soi... Maintenant, en effet, je doute, si tel était le but, que des bloggueurs, même avec énormément de talent, soient mis sur le devant de la scène et parviennent à s'en sortir grace à cet outil. Quoique, cela arrive... L'espoir fait vivre! et si leurs blogs permettent à certains de tenir, tant mieux!

Ecrit par : Valérie | mercredi, 25 octobre 2006 10:12

Erratum : J'ai regardé autour de moi et en fait c'est vrai, gb, vous avez raison, c'est un vrai problème la précarité. Mon voisin ne peut pas passer 15 heures par jour devant son ordinateur, il est tellement "précaire", qu'il n'en a pas. Alors il passe 15 heures par jour devant une table sur laquelle on peut voir : un chat, du café instantané, et un vieux Newlook et tout ça pas "en sus de nombreuses activités hautement lucratives" (sic, mdr).

Ecrit par : maurice boissard | mercredi, 25 octobre 2006 10:15

Maurice Boissard, quand on écrit ce que vous m'avez écrit (en toute liberté), on ne revient pas deux fois. Où alors, c'est que l'on est profondément malhonnête.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 10:21

Jolie note et tant pis pour ceux qui pensent que c'est du cirage de pompes de le dire. La "naïveté" supposé de notre hôte est aussi une forme d'honnêteté. C'est étonnant de lire les premieres réactions, qui sont assez acerbes, mais peut être cela trahit-il d'une autre manière la violence sociale qu'il évoque et qui semble donc faire mouche.
Je trouve en revanche pessimiste de parler de "nivellement" alors qu'en changeant juste son angle de vue, on pourrait justement parler à la place de fracassage salutaire de frontières, de remise en cause des castes, d'ouverture. Evidemment, la réalité est entre les deux, et il est sûr que l'addiction au net n'est pas une forme d'ouverture.
Avec un peu d'optimisme, encore, on peut aussi dire que les blogs révèlent aussi, a coté de la détresse, des vrais talents d'écriture, d'analyse, et de révolte qui ringardisent pas mal de "plaçous" installés.

A lire ce texte je me trouve dans une situation de relatif privilégié, alors je veux dire tout simplement ce matin paix et fraternité à tous, courage dans chaque vie, avec un peu de net, mais le plus possible de rencontres, de sourires, d'enguelades en direct live. Et un peu d'air frais.

Ecrit par : Thomas | mercredi, 25 octobre 2006 10:22

Cette addiction informatique des chômeurs ou des malheureux en tout genre (pas forcément sans emploi !) existe depuis l’apparition de l’interactivité. Début des années 90, les premiers jeux informatiques mettant en scène des mondes virtuels font leur apparition.
C’est le début de l’addiction, du temps consacré à exister, à avoir un pourvoir (virtuel, mais un pouvoir quand même) sur les choses.
Le pouvoir est infime, mais bien réel.

Avec l’apparition d’Internet, il y a eu les jeux en réseau, puis les journaux intimes (les blogs) animés par des adolescents en mal d’expression (normal pour un ado).
Aujourd’hui, la version « adulte » des blogs, en touchant des personnes maîtrisant les outils de la langue est devenue la quintessence de l’interactivité et par la même la quintessence du pouvoir individuel.

Il ne s’agit pas toujours d’une illusion. Quelques références ici ou là dans les media, des clubs (République des blogs), des procès (monputeaux.com) prouvent de temps en temps que ce pouvoir est bien réel, qu’il existe une passerelle vers la réalité.
Les blogs permettent de briser la solitude, sont un rempart contre l’exclusion car justement il n’y a pas de convenances sociales.

Guy écrit : « J'ai compris alors à quel point internet et surtout ces blogs sont des outils extrêmement dangereux. Parce qu'ils assimilent et nivellent des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et dont les situations sont incomparables ».

Je pense au contraire que c’est le seul effet vraiment positif. Le citoyen anonyme peut converser avec des éditeurs, des journalistes, des politiques, directement. Au moment où le peuple crie dans le vide intersidéral politique et médiatique, les blogs permettent d’atteindre des interlocuteurs, au-delà des barrières sociales et géographiques. C’est inestimable. On peut être pauvre, moche, malade, rien avoir à se mettre sur le dos et être considéré d’égal à égal, avoir autant le droit de s’exprimer et d’être lu que, je sais pas moi, BRP ou Bernard Langlois !

Maintenant, le danger est le même depuis 15 ans, c’est toujours l’addiction, c’est de passer ses journées à attendre un mail, un commentaire, c’est de passer ses journées à réfléchir à la pertinence des commentaires que l’on déposera comme autant de petits cailloux blancs, c’est effectivement de rester enfermer chez soi, de ne plus parler à sa boulangère, de ne plus sourire aux gens dans la rue, de ne plus contempler les arbres.

Mais cette spirale de l’enfermement a toujours été celle des chômeurs. Les blogs n’accentuent pas le phénomène.

Guy, ce que tu viens de décrire, c’est l’état banal dans lequel on se trouve après 6 mois de chômage. Et ça fait 15 ans que c'est comme ça.
La seule différence, c'est qu'avant, les chômeurs, on ne les entendait pas.

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 10:26

@ Moralisateur masqué
Contre la cooptation et le piston, je ne connais pas de remède, à moins de fliquer la société. Par contre, une université qui sélectionnerait et tiendrait compte des débouchés, ça résoudrait le problème des intellos contraints au glandage forcé.

Ecrit par : daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 10:27

Et bien vous voyez, je reviens une troisième fois. Je n'ai jamais prétendu être honnête. Allez savoir la quatrième fois, je vous présenterai peut-être mes plus plates excuses. Je suis profondément veule en sus.

Ecrit par : maurice boissard | mercredi, 25 octobre 2006 10:29

Bonjour !

Très très très beau texte au sens humain - il est à lire et à relire - tellement on peut y puiser du sens - des ressources - de la vrai vie - et j'espère que les commentaires dépasseront les 700 de la dernières fois - parce que là, ils se méritent !

une chose pour laquelle je ne suis pas sûre d'être tout à fait d'accord :

"J'ai compris alors à quel point internet et surtout ces blogs sont des outils extrêmement dangereux. Parce qu'ils assimilent et nivellent des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et dont les situations sont incomparables. ..."

c'est le extrêment dangereux...internet apporte beaucoup beaucoup beaucoup aussi, et la richesse de rencontres qui ne se seraient pas faites en vrai.

Si nous apercevont les gens dans la rue, le regard, l'image, ces boîtes dans lesquelles on se rangent, soi même parfois, nous empêchent de nous ouvrir nous et aux autres. Ce virtuel permet à la sensibilité, l'intelligence, l'art, les idées, de chacun et chacune de s'exprimer "sans le regard qui tue". Parfois, des liens se créent avec justement des gens qui n'ont peut être rien à voir entre eux dans la vie codée que nous nous formatons mais qui malgré tout échangent parce qu'ils sont des êtres qui communiquent...

il faut juste tenir en alerte que l'échange est virtuel...oui

"Parce qu'ils croient que l'issue se trouve ici, sur cet écran perpendiculaire à leur clavier ; sur ces touches, usées à force de les avoir maltraitées...
La sortie n'est pas là. Sûrement pas. Il leur faut ressortir dehors. S'éloigner le plus possible de ce piège informatique qui leur a fait croire qu'il y avait ici, une forme d'avenir. C'est un leurre. Et une fatale addiction ..."

quelle distance tenir face à l'addiction...

Ecrit par : Flo | mercredi, 25 octobre 2006 10:41

C'est quelqu'un, ce Marucie Boissard!

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | mercredi, 25 octobre 2006 10:44

Et quand je dis Marucie, j'aurais aussi bien pu dire Maurice.

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | mercredi, 25 octobre 2006 10:45

@Valérie
"Je trouve en effet que les blogs permettent à beaucoup de personnes de tisser des liens alors qu'elles ne se seraient jamais regardées dans la vraie vie."
Et pourquoi c'est personne ne se seraient-elles jamais regardées dans la vraie vie SVP?


@Daniel2
"Contre la cooptation et le piston, je ne connais pas de remède, à moins de fliquer la société. Par contre, une université qui sélectionnerait et tiendrait compte des débouchés, ça résoudrait le problème des intellos contraints au glandage forcé."
Parce que pour vous les études servent à créer des travailleurs et non des citoyens... c'est là une vision diamétralement opposé à la mienne.

Si j'ai fait des études ca n'est pas pour avoir un boulot de cadre (au debut c'est dans cette optique là je l'avoue que j'ai commencé: l'envie de "progression sociale"... c'te belle connerie!) ou devenir universitaire, c'est pour m'enrichir et pas seulement par le savoir inculqué (d'ailleurs pour faire le boulot que je fais - vendeur - aucun diplome n'est nécessaire)

Ah le pragmatisme!
Vive l'apprentissage à 14 ans comme ça tu pourras pas développer ton intellect et tu feras caca ou on te dit tout en disant amen à la société que confectionne pour toi les "élites"... et en plus tu diras merci.

L'école c'est pour pouvoir travailler et payer les retraites de ton papa et ta maman... tu croyais quand meme pas que c'etait pour toi, si?

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 25 octobre 2006 10:53

Et quand je dis "c'est personne", j'aurais aussi bien pu dire "ces personnes".
;0)

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 25 octobre 2006 10:55

est ce une issue qu'ils cherchent ? plutôt une confirmation. une confirmation de leur valeur. voire un refuge aussi...
ces précaires du blog, ne sont ce pas plutôt les derniers vrais rebelles ? exclus pour cause de difficulté à s'écraser et faire allégeance ?
qu'ils s'arrêtent ? mon Dieu non ! Pour quoi faire ?
il est vrai que la pression sociale est énorme et insidieuse... Le bloggeur underground se sent lui même précaire et c'est pas qu'une question de thune.

Ecrit par : Christ-Off | mercredi, 25 octobre 2006 10:58

@u moralisateur masqué
"Je trouve en effet que les blogs permettent à beaucoup de personnes de tisser des liens alors qu'elles ne se seraient jamais regardées dans la vraie vie."
Et pourquoi c'est personne ne se seraient-elles jamais regardées dans la vraie vie SVP?

--> Tout simplement parce que nous sommes tous enfermés dans nos cases: les cadres sup cotoient raremement les ouvriers, les banlieusards cotoient rarement les habitants de Neuilly, etc... Expérience vécue: quand tu es dans les ressources humaines, tu es catalogué comme suppôt des patrons, quand tu es cadre tu es catalogué comme chef et donc inabordable par les ouvriers Nous faisons plus ou moins tous rentrer les autres dans des cases.
Internet permet de passer cette barrière.

Ecrit par : Valérie | mercredi, 25 octobre 2006 11:03

je crois que cela est associé (et je l'écris ici depuis longtemps!) la télé et l'interactivité suppriment la réalité : aller dehors, rencontrer, échanger les yeux dans les yeux, la main dans la main, arguments contre arguments, s'assumer...

j'aime bien quand falconhill nous dit qu'il va se ballader prendre l'air... s'aérer...
moi j adore les ballades réelles

j'ai cliqué sur des liens aussi - et - j'ai arrêté car il y a souvent un REEL décalage entre les propos et assurances tenus ici et la solitude exprimés sur les blogs souvent des carnets intimes... (pas la majorité evidemment!)

tout travail est précaire par évidence!

seuls les sentiments peuvent être pérennes car cela appartient à l'humain
et voilà, la solitude est le maitre du monde..

le blog doit permettre à s'épanouir - pas à s'épancher...

quand on parle ici de (homo)sexualité, machisme, je trouve que ce n'est pas l'endroit - ceci est revelateur!
quand on parle de politique ici c'est le lieu
quand on s'engueule ici ce n'est pas le lieu
rencontrez-vous telephonez-vous!

ou mixer meetic et del!!!phine! tu fais une cure delphine?

moi, j ai la chance de faire un métier qui me laisse du temps libre en semaine et week-end - jamais pendant les vacances scolaires mince je pars travailler demain! mais je refuse cette addiction
la preuve à bientôt

Ecrit par : olive | mercredi, 25 octobre 2006 11:07

Il est tout à fait remarquable que l'auteur de ce blog s'attarde sur la précarité de certains de ses blogueurs, après avoir si élégamment
fourni le montant de son salaire, vers 7 500 euros, je crois, lors d'une interview reproduite ici par Triple R.
D'autres se seraient tus ou auraient pris une mine dégoûtée.
Pas lui, que l'on sent sincère...

Ecrit par : lucien | mercredi, 25 octobre 2006 11:10

@u moralisateur masqué

Si vous êtes content de travailler dans le commerce, très bien pour vous. Moi j'en connais un paquet qui ont dû s'exiler parce qu'ils ne trouvaient pas de boulot en accord avec leur formation.

Ecrit par : Daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 11:10

Dire ce que l'on gagne n'a rien à voir avec l'élégance. Cela s'appelle juste de la transparence lucien.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 11:14

Un fracasser de solitude !
Le blog est un premier et dernier lien!
Souvent le premier, Presque toujours le premier.

Un perceur de peau tannée !
De la vie castrée, puis abandonnée
Souvent un chemin, presque toujours un chemin.

Puis, un à un les fantômes se matérialisent.
Et crient.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 11:16

Suis homme au foyer dans une situation qui n'a absolument rien de précaire, pas de prob. de fric donc.
N'empêche, je l'avoue suis plutôt net addict. Comme, je le pense, la majorité de ceux ou celles qui tiennent un blog...Faut pas charrier ! :-))A ce propos j'aimerais savoir le temps passé sur ce blog?...Plusieurs heures par jour, non???:-)
Sinon suis d'accord avec Valérie...le blog m'a fait rencontrer (en réel) des personnes dont certaines sont devenues des ami(e)s...alors qu'à part certaines affinités, il n'y avait aucune chance de rencontre enfermés comme nous le sommes dans nos cases.

Ecrit par : sioran | mercredi, 25 octobre 2006 11:17

Je suis absolument d'accord avec vous, Guy
Mais vous êtes sincère et vous avez du coeur.
Je ne comprends ces attaques incessantes contre vous sur ce blog, chaque jour a sa déferlante...
Au moins, vous faîtes honneur à votre blog, en abordant tous les aspects d'un problèmes, souvent ignoré d'ailleurs.
Par contre, je vous fais une petite critique, si vous le voulez bien:
pourquoi dire que Rebsamen est franc-maçon sur votre blog, n'est-ce-pas faire preuve d'indiscrétion?

Ecrit par : lucien | mercredi, 25 octobre 2006 11:18

7500€? et alors? Pourquoi avoir honte de bien gagner sa vie? C'est quand même dingue cette manie de critiquer ceux qui gagnent bien leur vie et qui ont le courage de le dire! Et je le répète: ce n'est pas parce qu'on gagne bien sa vie qu'on ne peut pas être sensible à la detresse d'autrui!

Ecrit par : Valérie | mercredi, 25 octobre 2006 11:19

Je ne suis pas totalement d'accord avec ton constat Boss. Certes, il ne faut pas croire que la sortie de cette spirale de la précarité se fera par ces écrans et les blogs, mais garder un lien social via ces écrans peut-être une donnée importante pour arriver à faire ressortir la personnalité de chacun sans le poids de cette précarité. Redonner un peu de confiance en soit et en ses capacités. Mais il ne faut pas s'enfermer dans ce monde virtuel.
D'un côté, je parle dans le vent, car j'ai eu la chance de ne pas connaître de soucis de cet ordre jusque-là. Mais j'ai fait des rencontres formidables via ce blog, des gens de tous horizons que je n'aurais pas rencontré sans le DEL parceque nos chemins de vie sont différents et nos zones géographiques aussi éloignées.

Ecrit par : carole | mercredi, 25 octobre 2006 11:19

Diable... voilà une note un peu déprimante, voire dérangeante, si on en croit certaines réaction trollesques ci-dessus.

Les blogues, c'est un peu comme Internet, un outil formidable, mais à ne pas idéaliser. Du point de vue d'une lectrice, d'abord, c'est l'occasion de découvrir sur le vif le quotidien et les pensées les plus personnelles de gens qu'on ne connaît pas et avec qui on n'aurait jamais imaginé entrer en relation. De ce fait, c'est un outil d'ouverture sur l'autre, d'élargissement d'esprit.

Et en tant qu'auteure de blogue, c'est encore plus extraordinaire vu tous les contacts et les rencontres qu'on fait à cette occasion. C'est à la fois un deuxième chez soi et une vitrine permanente, un forum, un média personnel... Je connais pas mal de blogues qui sont conçus comme des CV enrichis, avec échantillons du savoir faire de l'auteur. Voire qui permettent à plusieurs personnes travaillant dans le même domaine de se regrouper pour être plus visible, mettre en commun leurs ressources, jouer la fameuse "synergie", etc. En particulier de petits éditeurs, des revues ou des associations dont le site officiel est un blogue.

Mais, et c'est le grand mais, ça ne peut pas fonctionner indéfiniment en circuit fermé. Si le blogue est un outil de mise en relation, formidable. Outil de travail ou divertissement, un groupe de potes qui se retrouvent en ligne, par exemple, un blogue peut aider à garder la tête hors de l'eau.

Mais si c'est une façon de fuir un réel trop douloureux, et uniquement ça, alors on est mal parti, c'est clair.

Ecrit par : Irène Delse | mercredi, 25 octobre 2006 11:22

Si j'arrête d'écrire sur mon blog, je crains d'avoir l'impression de ne plus exister du tout. Là, tout est dit.

Ecrit par : Olivier Bonnet | mercredi, 25 octobre 2006 11:23

Ca me fait penser à mes débuts sur internet en 1997, et notamment sur les newsgroups (usenet). Dans les newsgroups médicaux il y avait des américains qui cherchaient comment avoir des bons prix sur des médicaments, ou qui racontaient comment ils faisaient pour se passer de tel ou tel médicament trop cher pour eux.

Là-bas les communications locales sont gratuites, donc il y avait ce choc de gens que je considérais comme très pauvres (puisqu'en France on a la sécu, au passage Clinton à la même époque avait échoué à la faire adopter aux USA) qui se livraient à ce qui était pour moi un sport de riches (en France en 97 le PC était encore un produit de luxe, l'accès internet était cher...).

Evidemment à Paris il y a des gens qui vivent (et qui vivaient en 97) dans une misère terrible. Je le savais "intellectuellement" à l'époque, j'en ai fréquenté ensuite pour des raisons professionnelles, et pour un cas dans un cadre amical.

Donc oui la communication électronique supprime des frontières ou attire l'oeil vers des choses ou des gens invisibles (de même qu'hommes et femmes aiment à utiliser Meetic pour se rencontrer...). Il ne faudrait cependant pas tomber dans le travers du bloggueur David Abiker, qui racontait être étonné de ne pas fréquenter de noirs "pour de vrai". Il y a une vie au-delà du microcosme, et sur le palier d'à côté il peut y avoir des gens différents, qui vont bien ou qui sont en grande souffrance. Chacun d'entre nous quelque soit nos origines sociales a pu vivre ou vivra une ou des périodes de souffrance. L'inconvénient de rester sur son blog quand on est marginalisé par les problèmes financiers ou la maladie, de rester dans le microcosme quand on est journaliste pseudo-médiatique, c'est qu'on tombe vite dans l'autisme.

Maintenant le problème de l'"addiction" : c'est vrai, le risque existe, mais parfois stationner sur le net peut aussi permettre de passer une période difficile.

Je me souviens de l'inventeur Moreno qui avouait que quand il a eu un accès internet il a passé trois mois à surfer sur des sites pornos avant de se lasser. Les jeux en ligne aussi charrient des milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Je vais sortir une banalité : l'addiction est un symptôme. Tant qu'à faire mieux vaut passer quelques heures par jour sur des sites de discussions politiques que de tomber dans l'alcoolisme ou les substances illégales.

Je remarque également, notamment chez les "chatteurs" du "Monde", que beaucoup sont comme moi des français de l'étranger. Là encore mieux vaut se distraire avec les querelles françaises que se terminer tous les soirs au whisky ou dans un "strip joint". La nostalgie de la mère-patrie est une réalité palpable chez beaucoup d'expatriés, même quand on passe son temps à la critiquer.

Enfin, sur la variété de gens qui se cotoient, moi je trouve ça génial : de constater que machin qui a une émission de télé est un vrai abruti, ou que x chômeur anonyme vivant à Vierzon est un génie, permet de remettre les idées en place !

Rappelons-nous aussi de ce qu'était l'information avant internet...

Ecrit par : Armand | mercredi, 25 octobre 2006 11:24

Tu en oublies deux autres, de catégories.
Je connais un de tes lecteurs qui est tétra (il ne bouge plus que le puce gauche) et pour qui les blogs sont les derniers éclats de vraies vies qu'il ne vivra plus...
Et il y a les malades (mentaux/physiques/dyalisés/etc) pour qui le blog est une façon d'êtr perçu...comme tout le monde...de se raconter "normal" et de vivre devant les autres comme un "normal".


J'écris pour le plaisir mais si un jour mes lignes me permettent de mettre du beurre dans les épinards, je te jure que je ne cracherais pas dessus...Ne pas pouvoir acheter de fromage passé le quinze du mois en gagnant sa vie, en CDi, en payant des impôts, ça me fait mal au cul.

Ecrit par : ron | mercredi, 25 octobre 2006 11:28

Oui, prendre l’air, il n’est pas encore payant ni soumis à des droits d’exclusivité.

Oui aller à la rencontre d’autres humains comme un guerrier se battant contre toutes addictions sociales infectées de normes, de lois, de procès d’intention sur toute supposition d’agressivité morale.
La société construite sur le ciblage de nos vices fait de nous des êtres incestueux de toute intention de rapport humain. Dire bonjour a une personne qui de son air suspectant cherchera en vous un extra-terrestre qui ne sait pas qu’avant de dire bonjour, nous devons être marqué d’une reconnaissance d’aucune quémanderie sournoise et unilatérale.
Le net cache les yeux, les rougeurs, les hontes et les inhibitions. Le net est un trottoir ou circule de petits marchands d’âmes, des rongeurs de refrains et îles de charme. Offre est demande sans gommes-herses.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 11:29

@lucien

"pourquoi dire que Rebsamen est franc-maçon sur votre blog, n'est-ce-pas faire preuve d'indiscrétion?"

Non l'indiscretion est de donner son nom ... :-)

Ecrit par : paranoiac | mercredi, 25 octobre 2006 11:38

C'est une information publique qui figure dans plusieurs livres sur la Corse. Aucune révélation !

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 11:39

PS : joke ... o ka où ... :-

Ecrit par : paranoiac | mercredi, 25 octobre 2006 11:39

Oui peut-être, mais là on a une campagne à mener, 2 zigotos à faire valdinguer.

Qu'on s'y mette donc tous, même si on doit y laisser nos journées et nos soirées !...Comme pour le NON, on n'a pas eu à le regretter...

Benji
www.levraidebat.com

Ecrit par : Benji | mercredi, 25 octobre 2006 11:42

Lucien, C'est moi qui ai écris que Rebsamen était franc-maçon parce que cela était intégré dans une note de journaliste sur une fraude électorale.
Une note se transmet telle que sans modification.
Indécis à la mise en ligne, aujourd'hui je ne le regrette pas!
Le monde politique est très complexe! La Franc-maçonnerie davantage encore, cependant l'une et l'autre imposent des obligations au coeur d'une société éprise de liberté, d'égalité, de fraternité et de tolérance. Ce que doublement le maire de Dijon ne respectait pas.
Un nombre important de femmes et d’homme politique français sont franc-maçon, ce qui est naturel et légitime dans une république adossée aux droits de l’homme. Et c’est souvent ce qui permet de « passer » au dessus des lois puisque les fondamentaux de la république sont respectés.
Là ce n’était pas le cas, alors !
- Soit Rebsamen a provoqué volontairement afin que nous montrions notre désaccord, est il a obtenu ce qu’il voulait pour influencer son groupe politique en particulier sa n° une.
- Soit, il pense vraiment ce qu’il a dit ! Il en pris plein la gueule et c’est bien !

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 11:43

Guy, une question: est-ce que les blogueurs dont tu parles sont satisfaits de leur condition ou bien veulent-ils la changer?

Parce que s'ils veulent la changer, il y a des moyens à mettre en place, grâce au réseau des blogs.
Pour avoir vécu la solitude du chômage (et la résignation qui va avec), je sais ce qui m'a manqué: une solidarité et un désir commun de s'en sortir.

Alors, "tu ne peux malheureusement pas les aider individuellement", c'est certain. Mais eux peuvent s'aider en groupe.

Comme pour l'arrêt de toute addiction. Je sais, ça paraît con, mais se retrouver (en fonction des proximités géographiques) une fois par semaine pour se motiver, échanger ses projets, faire le point sur ses démarches ou justement son absence de démarches, se soutenir, voir les autres et sortir de sa bulle, il n'y a pas mieux.

Il suffirait juste de donner une impulsion et ça, tu peux le faire, tu les connais.
Si le réseau des blogs pouvait servir à réunir des BA (Blogueurs Anonymes) en situation précaire (putain que je déteste ce mot), ça pourrait changer les choses.

@Tous, qu'en pensez-vous?

Evidemment, je parle en tant que spécialiste des addictions en tout genre, vous l'aurez compris...

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 11:45

@ Armand
Toute addiction est nuisible à la santé (physique ou mentale, c'est dans la définition).
Toute addiction est pathologique.

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 11:48

Ce que Guy a observé dans le monde du blog se retrouve sans doute dans le monde des militants associatifs ou politiques. Une journaliste de "Marianne" vient de sortir un bouquin au vitriol sur ce milieu-là, que j'attends de pouvoir lire avec une certaine gourmandise.

Ecrit par : Armand | mercredi, 25 octobre 2006 11:49

touché. A eux... (blogued back ;)

Ecrit par : Nicolas Voisin | mercredi, 25 octobre 2006 11:51

Tout à fait, archi d'accord avec Sacha. Et sur l'addiction, c'est on ne peut plus vrai, l'internet devient horriblement envahissant, meme si l'on est entouré : par son coté virtuel : on lis ce qui nous intéresse, uniquement.
Le jour ou il y aura des vrais clubs de chomeurs ( c'est honteux que cela n'existe pas quand meme, et aberrant), cela changera.

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 11:52

Tu es surprenant Guy !
C'est touchant. ET Sacha, encore, a raison aussi.
J'écris un scenar depuis quelques mois sur le web, blog,etc... C'est là que j'ai commencé à surfer. Puis addiction, retranchement. Fascinant, dangereux. Comme avec la drogue: on a plus besoin de voir ses amis.
Puis j'ai coupé 2 semaines non-stop. ET ce que je me suis senti bien ! Incroyable. On est sujet à internet.
Bref c'est fou comme le web construit un nouveau sujet, de nouvelles communautés. Autant Péril que Salvateur dirait le poète.
Bon je vais écrire. J'ai besoin de tunes, faut que j'arrête cette addiction.

Bonne journée à tous les heureux et malheureux

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 11:52

Bonjour,

Je suis nouvelle parmi vous.
J'ai commencé par lire les réactions sur le débats PS (je suis un peu monomaniaque).
Et puis j'en suis venue à lire votre texte sur les blogueurs.
D'une part, j'ai de la chance d'avoir un boulot qui me permette un peu de liberté, car cela demande effectivement énormément de temps.
Je pense que malgré les discussions pasionnantes que l'on peut avoir, il ne faut pas oublier la vraie vie.
Et malgré la précarité financière de certains, je peux observer que il ne s'agit pas, bien au contraire de précarité intellectuelle.
Lorsque l'on ne travaille pas, c'est souvent un des risques, de s'enliser dans une vie où notre cerveau ne fonctionne pas. Même s'il sagit d'une addiction, elle permettra forcément de mieux s'en sortir que si l'on est accro à Derrick, ce qui malheureusement le plus courant. Dans la vraie vie, il y a des personnes qui ont 500 mots de vocabulaire, ce qui ne leur permet pas d'élaborer une pensée et de pouvoir critiquer avec autant de verve les candidats PS.
Dans la vraie vie, il y a des personnes qui n'ont pas accès aux infos, qui ne savent pas qui est Le Pen, donc vous imaginez, DSK !

Sinon, à titre personnel, je ne pourrais pas vivre sans internet et j'ai pu y faire des rencontres dans des milieux auxquels je n'aurais sans doute jamais eu accès.

Ecrit par : Lou | mercredi, 25 octobre 2006 11:54

Sacha

Je ne suis pas psy mais je pense qu'une addiction peut aussi constituer un réflexe de défense, ou un signal d'alarme, et donc jouer un rôle positif.

Dans le domaine de l'internet j'ai quand même vécu une expérience que j'ai trouvée effrayante : un cybercafé rempli d'enfants en train de jouer en ligne...ces enfants jouent toute la journée, certains d'entre eux séchent l'école pour jouer, à tel point que la police locale fait des descentes régulières dans les cybercafés pour les récupérer. Ces enfants avaient vraiment l'air "ailleurs", complétement déconnectés du réel. J'ai lu un témoignage d'un ancien "drogué des machines à sous" à peu près aussi effrayant à tel point que je doute de la véracité de certains détails (des habitués qui utilisent un pot pour ne pas s'interrompre de jouer pour aller aux toilettes...).

Par ailleurs selon des scientifiques japonais surfer sur le net juste avant de dormir serait nocif (je n'ai pas retenu les détails).

Les blogs les plus opaques, quant à eux, ne me le semblent guère plus que l'idée que je me fais d'une cellule de Lutte Ouvrière.

Ecrit par : Armand | mercredi, 25 octobre 2006 11:56

Sacha, tu as raison, zut alors!
La france est le pays disposant le plus de blogs ouverts après les zaméricains mais ils sont 300 millions! Tout en accusant un retard dans la vulgarisation de la communication électronique en particulier dans le monde scolaire.
Et tu as raison parce que quelques fois, les personnes rassurées sur leur valeur propre quittent l'écran.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 11:59

@ Paranoïac

okaou...vertbaudet ? :)))

non pas steevy !!!

@ Olivier Bonnet

"Si j'arrête d'écrire sur mon blog, je crains d'avoir l'impression de ne plus exister du tout. Là, tout est dit."

Seulement craindre et en fait...dehors tu respires encore..tu es donc encore :)

Il y a quelques temps j'invitais un "ami du net" à venir ici, il n'avait pas accroché aux fils de discussions mais j'avais bien apprécié sa remarque :

"Y a plein de gens qui s'écoutent parler (ou plutôt qui se regardent pianoter) et qui ont des tonnes de temps à foutre en l'air. Et voilà : c'est le destin de tout "échange" sur le net, c'est à qui dégainera le plus gros calibre cul-turel, c'est à qui fera le mieux semblant de comprendre ce que l'autre a voulu dire, à qui paraîtra le plus intelligent. A mon avis, il y a 2 motifs principaux d'être accro au net : (1) le cul (2) paraître. Tant et si bien qu'on oublie que (1) est bien mieux dans la vie réelle, et que personne n'en a rien à foutre de (2), puisque chacun est penché sur son propre nombril."

Ecrit par : Flo | mercredi, 25 octobre 2006 12:00

Lou, une étude la sorbonne 2005 démontre que la plupart des français utilisent entre cinq et six cents mots, 1500 pour les érudits!
C'est triste mais c'est comme ça!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:05

Sacha, c'est une idée mais créer un lieu de RDV supplémentaire menes à la création d'une nouvelle caste. Mais pourquoi pas se rapprocher des repère de mermet, je pense que l'approche y est commune à l'attente de beaucoup de bloggeur.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 12:07

Flo, cela doit être triste ta vie!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:09

"Tout ce qui est bon me rend fécond. Je n'ai pas d'autre gratitude, je n'ai même aucune autre preuve de ce qui est bon."

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 25 octobre 2006 12:14

Olivier ,
tu avais arrêté ton blog quelques jours, comment cela s'est-il passé :-)))))

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:15

"Lou, une étude la sorbonne 2005 démontre que la plupart des français utilisent entre cinq et six cents mots, 1500 pour les érudits!
C'est triste mais c'est comme ça!"
martingrall :
Oui, mais ici, je lis plus des blogueurs qui ont 1500 que 500 mots de vocabulaires.
Donc même si certains vivent dans une précarité matérielle, il ne faut pas oublier ceux, qui ont en plus peu de mots pour pouvoir se sortir d'un univers fermé.

Ecrit par : Lou | mercredi, 25 octobre 2006 12:15

Un bel écrit, à garder préciseusement. A relire,

Jean Vinatier

Ecrit par : vinatier | mercredi, 25 octobre 2006 12:20

@Philippe68
Moi qui suis farouchement hostile à toute caste, tout communautarisme, je ne crois pas qu'il faille invoquer la caste à tout bout de champ et surtout pas quand il s'agit d'entraide de personnes en difficulté.
Chez les NA ou les AA, le cadre sup. en activité cotoie l'ouvrier au chômage. Et c'est pour ça que ça marche. Parce qu'il n'y a plus de frontières culturelles ou sociales, juste des hommes et des femmes qui partagent le même problème, avec beaucoup d'humilité et le désir commun de s'en sortir... Ca ne fait pas vraiment caste, vois-tu.
Le seul problème, c'est d'avoir le courage d'y aller, le courage d'admettre son addiction et la volonté de s'en sortir.
Mais c'est un problème de taille...

@ Guy
Ca te brancherait pas d'être le fondateur des BA ?
Je trouve que ça aurait une sacrée gueule!

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 12:38

Lou, Je suis d'accord. Être libre dans la tête ne suffit pas, il faut le dire et l'imposer.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:40

Sacha,c'ets quoi ? Chez les NA ou les AA

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:42

Il faut filmer le président de la République et les ministres 24 heures sur 24 pour que les citoyens puissent en permanence les surveiller.

Marie-Ségo, votre présidente

Ecrit par : Marie-Ségolène Royal | mercredi, 25 octobre 2006 12:42

Pardon Martin, je croyais que tout le monde connaissait les Narcotiques Anonymes et les Alcooliques Anonymes.
Je crois d'ailleurs que maintenant, il y a même des réunions de Fumeurs Anonymes.
D'où l'idée de créer les Blogueurs Anonymes suite à la note de Guy...

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 12:46

sacha, BA, je sais! Bonne Action j'ai appris ça chez les éclaireurs de France.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:47

Il y a aussi les dépressifs anonymes ! ;)

Ecrit par : Lou | mercredi, 25 octobre 2006 12:47

pour le nombre des mots, le tout est dans leur utilisation. Il doit bien y avoir une étude quelque part sur le nombre de mots utilisé par Racine, ou même Molière

Ecrit par : brigetoun | mercredi, 25 octobre 2006 12:48

Baudelaire: 123000 mots
Brassens: 87000 mots
sans compter les néologismes

Ok je vais bosser...

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 12:49

Oui, Lou, mais pour ça il y a les CMP de proximité (les Centres Médicaux Psychiatriques) totalement gratuits, ainsi que les groupes de parole chez les psys (payants) ou à l'hosto (remboursés hors Ticket Modérateur)

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 12:50

Guy
c'est un des mails les plus graves, les plus déroutants, les plus décoiffants que tu aies écrit depuis que je te lis ici.
je passe sur le fait que bien évidemment, faire preuve d'humanité t'expose aux habituels ricanements des habituels imbéciles ( et de quelques nouveaux spécimens, apparemment ;-)
la réponse en deux lignes d'olivier Bonnet ( salut Olivier) est exemplaire de ce que tu décris
je ne blogue pas autant que toi ;-) mais il m'arrive aussi d'être troublé, profondément, par le fait que le net nous permet, EN SUS de la vie de tous les jours, d'ouvrir des portes et d'avoir accès à des choses restées invisibles.
je te tire mon chapeau virtuel pour ce texte

Ecrit par : christian lehmann | mercredi, 25 octobre 2006 12:53

Bridgetoun : il faut relire 1984 et le concept de la Novlangue : moins on a de mots à notre disposition, moins notre pensée peut s'étayer.

Sacha : les dépressifs anonymes, cela existe vraiment, je vois régulièrement des annonces de réunion dans la PQR !
Sinon, les CMP n'existent pas partout : tu es parisien ?

Ecrit par : Lou | mercredi, 25 octobre 2006 12:54

Sacha, c'est plus que pas con et facile à initier! D'autant que si ma mémoire n'est pas tristement défaillante GIBI dispose d'une petite machine qui lui permet de savoir d'où l'on blogue, la ville seulement !

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:54

Sacha, ok pour ne pas utiliser "caste" à tout bout de "camp", mais ne pas utiliser non plus "personnes en difficultés", c'est rutilant. parlons plutôt de personnes en recherche de sens, d'avenir, de liberté, d'identité, d'change, enfin tous que l'humanité perd dans son adiction notoire à la société de consommation et de communauté.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 12:55

lol, j'ai un voisin qui s'appelle Maurice...


@ Dingo

néologisme: les alicaments :)

@ martingrall

FBI porté disparu...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 13:01

Je ne crois pas que l'expression sur les blogs doit être uniquement interprété comme désarroi social. Nous cherchons du sens dans la cohue médiatique, nous sécurisons notre conscience de l’existence de l’autre et de son expression.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 13:03

Tout à fait d'accord avec toi Philippe68!
Bon, à compter de cet instant, je me mets en pause internet pour 2 semaines (vacances scolaires qui vont me permettre de faire mes Bloggueurs Anonymes)

Ecrit par : Valérie | mercredi, 25 octobre 2006 13:15

Merci pour eux Guy.
C'est touchant et sincère.
Je suis d'accord avec toi, INtyernet et les blogs sont un piège, la plupart du temps, et la vie est dehors, avec les gens.
Pour paraphraser Kundera, "la vie est ailleurs".
Seul, tout seul, face à son écran, on n'a pour unique bouée de sauvetage que soi-même et cette virtualité peut vite devenir d'une perversité incroyable et au lieu d'inciter à sortir et renconyrer des gens, elle pousse au repliement sur soi et accentue ses propres défaut : le parana sera encore plus parano, le worahoolic encore plus bosseur, l'obsédé encore plus obsédé, etc.
Le paysage des blog est devenu le juste reflet de notre société, avec beaucoup trop de précarité, beaucoup trop de profiteurs et d'inégalité.

Ecrit par : bertrand | mercredi, 25 octobre 2006 13:16

@ Philippe
tu as raison, l'engouement, enthousiasme admiration, emballement, passion, toquade, délire exaltation, lyrisme et bien sur l’inspiration des blogs ne peut pas que se ramener réduire: résumer, borner, restreindre, limiter, contenir, diminuer, concentrer sur des personnes dont c’est le seul lien. GIBI a raison cependant. Cela permet, un rétablissement, une réanimation une réintroduction dans la vie sociale. Je pensais, il y a peu 1990 et croyais dans l’usage du télétravail pour des activités urbaines et sub-urbaines. Hors cela ne peut fonctionner qu’avec des bureaux+ génériques où les gens de toutes les entreprises se rencontrent et parlent BOULOT.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 13:22

L'acanseur sociale virtuelle ne fonctionnent pas, ok. Merci de m'avoir montrez la direction de l'escalié.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 13:23

@ Martingrall

Pourquoi penses-tu que ma vie doit être triste ?

je n'ai absolument pas ce sentiment -

éclaireur que tu es donnes moi ta lumière :)

Ecrit par : Flo | mercredi, 25 octobre 2006 13:29

Oui Martin, j'ai du mal à apprivoiser mes clients inadaptés au télétravail.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 13:40

@Flo,
tu ne proposes que deux phénomènes liés aux communications! Y a ça et ça! Le q je sais pas, paraître je ne le pense pas. En ne prenant qu'extension de la lutte, on trouve à peu près tous les comportements humains de l'insulte à l'adoration, du bocal à la mer. Ensuite pour les ceusses qui ont blog ouvert, on peut y retrouver les mêmes réalités les mêmes pensées. Bien sur il y a des fulca pastrèslogique, tolédano payéauclic, ensuite la vie ni plus ni moins, la distance en moins qui rend plus justement audibles des murmures, des soubresauts, des vies qui coulent.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 13:44

@ Philippe
Mes interventions concernent ceux qui ne vont pas bien. Alors tu appelles ça comme tu veux mais "en difficulté", je trouve ça pas mal, parce que ça peut être physique, mental, financier.
Bien évidemment, il y a plein de blogueurs heureux, équilibrés, qui s'enrichissent grâce aux blogs et qui vivent ça très bien, comme un passe-temps ludique ou un moyen d'expressio.
Je ne parlais pas d'eux, Philippe.
Je réagis au billet de Guy, qui ne parle pas d'eux non plus.
Du moins, à ce que j'en ai compris...

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 13:48

@GB > Vous écrivez "...ces blogs sont des outils extrêmement dangereux. Parce qu'ils assimilent et nivellent des gens...".

Il me semble que le nivellement n'existe qu'au niveau de l'image que l'on se fait "des gens", qui est l'image que véhiculent leurs blogs, mais que chacun dans l'affaire conserve sa personnalité, qui se trouverait détruite par un véritable "nivellement des gens".

Et l'on distingue bien des personnalités particulières dans les blogs, dont on ne voit pas en général qu'elles se détérioreraient au fil du temps passé sur le Net, sans exclure cependant que ce puisse être pour chacun un moyen d'évoluer.

Vous ecrivez aussi "La sortie n'est pas là. Sûrement pas. Il leur faut ressortir dehors. S'éloigner le plus possible de ce piège informatique qui leur a fait croire qu'il y avait ici, une forme d'avenir."

Mais qui peut prétendre savoir où se trouve "la sortie", d'une façon générale ?

Qui propose une "sortie" digne de ce nom à chaque personne qui la chercherait ?

J'entrevois que cette "sortie" serait celle de la précarité : notre société ne la propose effectivement pas vraiment à tous et, dans une certaine mesure, cette sortie pourrait émaner de cette fréquentation du Net, tout dépend de la nature de cette fréquentation, ce que l'on y fait, ce que l'on en attend.

On peut y glaner de la connaissance, s'y tisser des liens, alimenter des réflexions...

Qui vous dit que de ces réflexions ne pourraient pas naître des hypothèses de "sorties" ?

Notamment du côté de ce qu'il conviendrait d'entreprendre afin de trouver une porte de sortie à cette destruction de plus en plus rapide de notre biosphère qui, si on veut lui opposer un frein, nécessiteré des remises en cause profondes des modes de fontionnement de nos sociétés, et donc des modes d'utilisation / redistribution des richesses.

Je peux vous affirmer que refléxions s'y déroulent, voyez par exemple : "La décroissance, ce mot que je n'aime pas" (http://www.eco-echos.com/dotclear/index.php?2006/10/25/101-la-decroissance-ce-mot-que-je-n-aime-pas ), entre autres pages.

Et pour finir serais-je l'un des rares à proposer un petit vantail de porte de sortie, à la fois plan de relance de l'emploi et plan de rigueur énergétique, qui pourrait tirer un certain nombre de blogueurs précaires de leur "addiction" et améliorer à certains points de vue le fonctionnement de notre société ?

C'est dans "Scénario de croissance pour atteindre la croissance zéro (la décroissance ?) (http://activart.com/intelliblug/index.php/2006/10/21/32-scenario-de-croissance-pour-atteindre-la-croissance-zero-la-decroissance )

Ecrit par : jcm | mercredi, 25 octobre 2006 13:47

Nouvel article du Monde sur le DEL. Je vous mets un lien mais si cela ne marche pas, ce n'est pas nécessaire de crier...

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-827315@51-749161,0.html

Ecrit par : Thomas L | mercredi, 25 octobre 2006 13:53

Les liens qui apparaissent en signature ? Nous y revoilà, nous revoilà au système de Mr Blogspirit, qui permet aux liens vers des blogues d'apparaître, mais pas aux mails des gens le voulant. Cette inégalité de traitement, supprimable d'un seul clic de paramétrage, Blogspirit y tient pour vendre ses blogues. Mais moi, petit électron petit mais libre, je veux que mon envie de correspondre avec telle ou tel qui l'accepterait ne soit pas publique, ou tributaire d'un boss de blogue qui a autre chose à faire. Et je compte bien troller les blogues blogspirit avec ce message tant que leurs boss (GB? SF et autres) n'exigeront pas, comme tout client qui a le droit d'être correctement servi, ce tout petit paramétrage.
Mr Blogspirit, en agissant délibérément ainsi, fait du harcèlement commercial. Je ne comprends pas que des gens comme GB ou SF, qui me semblent porteurs de valeur de gauche, càd de respect de la personne, ne comprennent pas ça.

J’ai fait un ou deux posts ici depuis que j’ai demandé, en vain cette tout petite modif (mais si on se mettait à respecter les gens au lieu de les exploiter, où irait-on, où serait notre libéralisme de fond, ce bon, cet inusable libéralisme du renard dans le poulailler.
Je n’en ferai pas d’autre, plus exactement pas d’autres que ces trolls de demande de respect.

Pierre-Marie Bourdaud

Ecrit par : Pierre-Marie BOURDAUD | mercredi, 25 octobre 2006 13:58

@ Kid Econne
Cette monomanie tourne à l'orgueil, non?
Qu'est-ce qui vous empêche de demander les mails qui vous intéressent à Guy?
Qui vous dit que les mails, s'ils étaient affichés, ne seraient pas de fausses adresses?
Qui vous dit que les commentateurs auraient envie de vous parler?

Allons, revenez Kid, et cessez de bouder, vos interventions me manquent.
Je crois que tout cet énervement n'est que la manifestation de ne rien vouloir demander ou devoir à notre hôte... c'est typiquemet breton;)

Avez-vous envisagé une solution toute simple: ceux qui désirent que leur mail s'affiche pourraient mettre leur adresse dans le corps du commentaire.
Pas con, non?

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 14:09

GB découvre un phénomène qui a fait l'objet d'une très sérieuse étude, assortie d'un livre paru en 2001.

http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear/index.php?2006/04/19/131-intello-precaires-victimes-consentantes


Un intellectuel précaire écrit parfois mieux que bien des intellectuels payés

Et Fulcanelli continue à plagier cet auteur d'Agoravox

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14902

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14908

Ecrit par : Jean Paul Sartre | mercredi, 25 octobre 2006 14:05

Pierre-Marie, ces signatures -liens sont parfois agréable pour connaitre son auteur si celui-ci ne vient que pour discuter. Elles deviennent agressives quand elle semble dire : "venez chez moi, c'est mieux pour débattre ".

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 14:10

Un truc de fou ce blog. Je poste un comm' ridicule et me voilà créditée de 30 visites supplémentaires en 10 minutes. Après le principe de star fucker, je découvre celui de blogueur fucker. Magique tout simplement.
Voilà qui ne me donne pas envie de sortir! Vive le blog! Je suis grisée! Nous allons tous devenir célèbres! Pour le meilleur et pour le pire! Merci Mr Birenbaum, je vous aime!

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 14:14

Jean-Saurl Parte.
Agoravox, quelques interrogations-réponses. C'est bien quand le lecteur est lui-même l'intrepréteur, le rapporteur, le narrateur, au moins il ne jette pas l'écran par la fenêtre.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 14:17

Xquise tu t'es faire avoir!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 14:28

@GB En relisant vos textes, je m'aperçois que vous confondez deux problèmes: l'un est l'addiction aux blogs, potentiellement générateur d'une auto-exclusion de la société; l'autre est la participation importante dans les blogs de personnes qui, par d'autres mécanismes, ont été exclus du monde du travail. Je pense que ce dernier cas de figure est de loin le plus fréquent. Je ne suis pas du tout certain que la fréquentation des blogs soit responsable du maintien des exclus dans leur condition.
Si vous considérez que c'est un problème d'être exclu du monde du travail, alors posez-vous des questions sur les mécanismes qui aboutissent à cette situation dans notre pays.
Si vous considérez que ce n'est pas un problème, alors ne culpabilisez pas ceux qui ont trouvé dans le blog un loisir peu coûteux, et qui leur donne l'impression de recréer des liens sociaux, alors que leut identité sociale en a pris un coup. Le fait même, que par les blogs, ils se sentent au même niveau que ceux qui sont insérés socialement est une bonne chose.

Ecrit par : Daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 14:32

N'est-ce pas le propre de notre société d'engendrer des addictions à la chaine?
On pourrait citer également celles au travail, au sexe, etc...et la plus terrible d'entre toutes,
celle liée à la "pipolisation: être connu pour sa notoriété!
Créons les PA! (People Anonymes)..............;-)

Ecrit par : chimilimili | mercredi, 25 octobre 2006 14:32

André Breton, 1924

" je ne puis que vous assurer que je me moque de tout cela et vous répéter :
Lâchez tout. Lâchez Dada.
Lâchez votre femme, lâchez votre maîtresse.
Lâchez vos espérances et vos craintes.
Semez vos enfants au coin d’un bois.
Lâchez la proie pour l’ombre.
Lâchez au besoin une vie aisée,
Ce qu’on vous donne pour une situation d’avenir.
Partez sur les routes. "

Ecrit par : Thomas | mercredi, 25 octobre 2006 14:36

@martingrall: Oui, je suis une victime! ("Victime", métier d'avenir!) Et de bonne foi en plus puisque je ne sais pas qui est Guy Birenbaum! Enfin si, c'est un blogueur...

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 14:45

"tolédano payéauclic"

:) C'est drole....Mais le billet du jour ne l'est pas. Ca me renvoie à une journée qui a mal commencé, car après 14h je suis encore en train de lire un blog. Et meme si c'est sympa, je vais un peu tourner en rond, attendre de lire des discussions dont le contenu ne justifiera pas, de toute facon, le temps passé à scruter les mouvement du blog. Et pourtant cela ne fait que quelques mois que je ne travaille plus et je ne vis pas seul.

Mais internet permet aussi de faire marcher sa tete et de ne pas etre que "précaire" ou chomeur. Et de maintenir un lien social meme virtuel. Là dessus je pense qu'au contraire, pour ceux qui le veulent, Internet crée des liens qui n'existaient pas avant. Mais perso, meme envoyer un mail à quelqu'un que je ne connais pas sur le web, c'est quasi insurmontable.

Quand vous etes chomeur ou précaire, vous etes relativement seul, quel que soit votre niveau d'intégration sociale. Dingo disait plus haut qu'avec internet on a plus besoin de voir ses amis : c'est d'autant plus vrai qu'ils sont très gonflants et lourds quand vous etes sans emploi, et eux non !

De réels clubs ou associations de chomeurs ca manque terriblement. Et je pense que c'est loin, mais très loin, d'etre une coincidence : on trouve des clubs de tout, pour des communautés très restreintes, mais pour les chomeurs et précaires, qui sont quand meme a peu pres 4,5 millions, il n'y a que quelques associations qui se réunissent une fois toutes les 2 semaines et basta. Une mise à disposition de locaux par l'anpe pour les chomeurs, ce serait bien utile. Encore plus pour les chomeurs de longue durée. Autant que l'anpe serve à quelque chose.

Internet et les blogs sont addictifs, mais le problème initial, c'est quand meme bien la précarité et le chomage !

Et un blog c'est je suppose (je n'en tiens pas) un moyen, une solution, certes un peu perverse , mais une solution, pour sortir d'un isolement économique et social. L'isolement est d'abord économique avant d'etre social, l'isolement social n'est qu'une résultante d'un manque économique : quand on est riche, on est jamais précaire, on peut consommer du loisir, on ne reste pas chez soi...

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 14:50

@ Xquise, toi qui écris et bien mieux + que fulca que je salue au passage, GB est éditeur et qui plus est bien distribué, bien mis en place, j'ai même trouvé Privé sa maison d'édition où? un village dont je ne me souviens plus du nom, à côté de Plombière un non moins village!
Enfin j'dis ça,

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 15:14

Elle me gène ta note, Guy.
Je sais combien tu as le goût du concret, de la liberté, de l'argent qui permet donc.
Tu conseilles avec sincérité. Il n'empêche, cette note me gène. Je crois que je la trouve un rien perverse.
Je... la trouve perverse.

Ecrit par : stubborn | mercredi, 25 octobre 2006 15:18

Etonnantes réactions, parfois. Je me range du côté de ceux qui ont aimé ce journaisme sensible.
En saluant tous les OS de la communication...

Ecrit par : prixdeflore2006 | mercredi, 25 octobre 2006 15:20

@Martingrall

juste rapido (c'est les vacances et avec les enfants je partagent l'ordi)
rapide fut ta lecture - les deux vues n'étaient pas de moi :) -
mais c'est pas grave , je peux écrire beaucoup beaucoup d'âneries, même les penser :) ((mais ma vie n'est pas triste du tout :))

sinon, pour revenir au sujet - en reprenant glagla

"Internet et les blogs sont addictifs, mais le problème initial, c'est quand meme bien la précarité et le chomage !

Et un blog c'est je suppose (je n'en tiens pas) un moyen, une solution, certes un peu perverse , mais une solution, pour sortir d'un isolement économique et social. L'isolement est d'abord économique avant d'etre social, l'isolement social n'est qu'une résultante d'un manque économique : quand on est riche, on est jamais précaire, on peut consommer du loisir, on ne reste pas chez soi..."

Oui, l'isolement social n'est qu'une résultante d'un manque économique -

mais ce que Mr birenbaum dit, c'est que justement il faut aller dehors, la sortie de l'isolement économique ce n'est pas internet via les blogs et les discussions (on s'y enferme un peu et cela peut aussi vous éloigner de ceux qui vous entourent - dans la vrai vie - et ne suivent pas vos discussions)

ce peut être un remontant, une bouffée d'air de parler, une thérapie... mais en aucun cas une solution au problème

Ecrit par : Flo | mercredi, 25 octobre 2006 15:25

Flo vous avez raison. Internet est infini, on peut s'y enfermer. Mais c'est par période heureusement.
Et surtout, c'est pas non plus parce que vous allez vous promener dehors que vous trouvez du travail...
Et c'est bien le problème !

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 15:40

Il y a un roman de Ryu Murakami, Parasites, pas le meilleur de son auteur; mais le personnage complètement isolé retrouve "la vie" après un passage dans l'enfer du web...

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 15:42

Un blog c'est surtout l'espoir pour certains de se sentir exister, d'échanger, parce qu'il y a un nivellement, d'égal à égal avec des gens auxquels ils n'auraient pas accès dans la vraie vie, c'est peut-être l'espoir de se voir gratifié d'une célébrité, même éphémère et de sentir du coup que l'on compte. La chose la plus importante pour un blogueur c'est justement l'illusion d'une virginité nitescente et d'une possibilité de reconnaissance qu'il n'a pas forcément dans la vraie vie. Enfin, je crois. :=)

Ecrit par : d3log | mercredi, 25 octobre 2006 15:45

@ stubborn, Je ne le pense pas, Guy fonctionne au coup de coeur estampillé sincère et véritable. C'est futile et dérisoire ou tragique selon le pied duquel on s'est levé.

@ galagla
Beaucoup plus de 4 millions cinq cents milles. Sacha tient un bout de la ligne. Les associations de chômeurs ne marchent pas parce qu’elles représentent la perte « d’une idée sociale » pour tous les participants.
En mélangeant tous les bloggers, on casse le début de l’auto exclusion qui est le plus grave. Cela n’est ni facile à vivre ni facile à côtoyer. Il faut accepter non pas le chômeur, mais la société politique doit accepter son échec. Il en sera vraisemblablement ainsi pendant encore 10 à 20 ans, temps nécessaire à la stabilisation de l’économie globalisée.

Cependant même avec un travail, de l'argent, un avenir et radieux et meilleurs, le blog crée des liens.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 15:46

Guy votre billet et beau et il renforce, si besoin en était, l'estime et l'affection que j'ai pour vous. (je précise, pour les lecteurs, que nous ne nous sommes jamais rencontrés)
Il est beau en ce qu'il contient d'humanité, de prise de conscience.

J'ai coutume de dire que la sympathie que j'éprouve pour l'autre est proportionnelle au degré d'intérêt qu'il accorde à autrui.

Fragiles êtres humains, tous destinés au même sort final, nous ne pouvons traverser la vie sans se sentir reliés à l'humanité.

Ecrire sur les blogs, ou en créer un, est un moyen de ne pas être seul, un moyen de communiquer avec autrui.

J'ai lu tous les coms (malheureusement un peu vite car le temps me presse), d'autres que moi l'ont déja fort bien exprimé.

J'aime particulièrement ce qu'écrit philippe68. (pas seulement, sorry pour les autres, pas le temps de tout rechercher)

Il reste que le vrai problème est le chômage, qui appauvrit, qui isole, culpabilise.

La société du profit est d'une cruauté inouïe, obscène.

Elle peut effectivement créér l'addiction à internet, ou à l'alcool, ou à la drogue, ou au déséspoir.

Le mode de vie occidental, avec ses interdits, ses tabous et ses chaînes a créé la névrose.
Ecrire peut être un moyen de s'en libérer;

Guy, vous avez raison, la vie active est ailleurs, ce n'est pas en bloguant toute la journée que l'on trouve un travail ou que l'on gagne des subsides.
Mais ça peut apporter un peu de bonheur, créer des liens, aider le temps à passer.

Et puis, et ce n'est pas flatterie de ma part, sur votre blog Guy, comme sur d'autres que j'aime, le niveau de discussion est élevé, riche, souvent drôle, parfois débridé.

Ce n'est pas si facile, dans la vie de tous les jours, d'avoir des discussions de cet acabit, on n'a pas souvent en face de soi des interlocuteurs capables de disserter sur différents sujets, avec aisance et culture.

Un des motifs de ma présence sur les blogs est le fait que j'habite en Italie, je parle bien italien, mais pas au même niveau que le français, je discute, mais je n'ai pas toujours les références, (le background) italiennes.

Alors entre deux traductions, entre deux cours de français (qui ne sont pas forcément palpitants) je viens causer ici et là, ou partager, en les écrivant sur mon blog, mes expériences et mes pensées.

Et puis chez vous j'ai fait des rencontres, virtuelles certes, mais riches, belles, pleines d'affection.
Le web élimine "l'animalité" des rencontres, mais aussi les préjugés. Je ne sais pas qui est qui, ni ce qu'il fait ni ce qu'il vit, mais j'entends sa parole et il le sait.
C'est beaucoup.

ps:merci le moralisateur masqué :-)

Ecrit par : céleste | mercredi, 25 octobre 2006 15:52

céleste

presque d'accord, limite nihiliste...

les blogs ont autants d'atouts que de limites. C'est parfois un peu le défoulloir, on se prend au jeu ( on inclusif bien sûr)

" même sans espoir, la lutte est un espoir"
je parlerai plus de contraintes quotidiennes ou d'un désequilibre qui s'imposent à l'Homme moderne...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 15:59

Pareil que Martingrall, Guy fonctionne (de ceux que je peux voir), au coup de coeur et au coup de gueule. J'ai la faiblesse de le penser et de l'imaginer sincére dans sa démarche, dans ses démarches, et ce n'est pas fayoter "le boss" que de le dire. Perso, comme j'ai dit dans ma premiere intervention, j'ai trouvé ce post trés touchant, humainement bien... C'est agréable.

Par contre, dans vos discussions, je suis surpris d'un point. Pour moi, Internet est une ouverture sur le monde. Je parle avec vous en ce moment, j'ai découvert pleins de gens fabuleux sur des forums 'Chevaliers du Zodiaques' (rien à voir avec SarkoPégase contre SégoAndromede...), et sur le DEL, j'ai commencé quelques discussions un peu plus privée avec des gens vraiment agréables et interressants. Pour ma part, je trouve que ce monde du blog et de l'internet est un formidable espace de tolérance, d'ouverture, de mixité sociale, et d'enrichissement personnel.

J'ai peut être une vision cuculapraline de la chose, trés bisounours-ienne, mais c'est comme ça que je la vois.

C'est vrai que personnellement, ça m'arrive d'avoir des problemes, menus et insignifiant par rapport à certains que je peux lire. Je me sens même un privilégié. Mais je ne crois pas à cette théorie de l'enfermement et de l'autoexclusion par le blog. Au contraire même, car on s'ouvre quelque part, automatiquement. Parfois on reçoit des messages de soutiens, parfois des messages condescendants, parfois des coups de pieds au cul salvateur. Parfois rien. Et alors, on s'exprime, on s'ouvre, déjà le fait de parler de sa souffrance , quand on en a une, est une marque d'ouverture et d'autoexclusion.

Je ne vois pas Internet comme le monstre qui enleve toutes vies sociales. Discuter sur Internet, écrire sur Internet, dialoguer et échanger sur INternet, c'est parler. C'est s'ouvrir. Ca remplace pas le petit café ou le verre de vin partager entre ami, mais c'est mieux que de rester seul à ne rien faire, à ne rien dire. C'est mieux.

Je vous souhaite à tous une bonne journée.

Fabien

Ecrit par : falconhill | mercredi, 25 octobre 2006 16:01

Martingrall
"Il en sera vraisemblablement ainsi pendant encore 10 à 20 ans, temps nécessaire à la stabilisation de l’économie globalisée. "

Quel optimisme ! Voyons, non, une société ne peut pas fonctionner durablement avec des taux de chomage si élevés.
Une telle économie ne peut aller que vers l'instabilité.

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 16:02

Falco

"que cet enfant soit moi, je n'en puis douter sans douter de moi" Yourcenar

sauf que rien n'empêche celui qui veut boire de le faire en surfant !

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 16:05

glagla

mon prof d'éco m'a dit: " d'après Taylor le chomâge et toujours involontaire"
;)

@ Guy

il y a quelques jours il y a eu un courriel qui a été balancé içi et j'ai envoyé un mail comme à Gilles Suze et il m'a dit qu'il avait de ma mère, qu'il était au chomage...
Bonjour à lui du coté de la rochelle
( vite j'ai cpurs je vais être en retard)

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 16:08

Et je suis même traité de pervers... C'est la vie. Je n'ai pas à juger ce que vous ressentez.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 16:12

Bonjour,
Je suis R’miste, un vrai, qui ne travaille même pas au noir et qui va se retrouver à la rue d’ici six mois, un vrai gueux.
J’ai créé mon blog en août, je voulais exposer mes réflexions que, ce jour-là, je trouvais pertinentes et marrantes. Je voulais impressionner l’entourage, j’avais bu, abusé, sans doute.

Le lendemain, je me suis remis à ma place, plus question d’orienter le monde. Des tas de gens, beaucoup plus doués, le font tous les jours pour moi. J’ai remplacé par des nouvelles, écrites il y a des années. Elles sont mieux chez « HauretFort » que dans mon vieux Mac qui n’arrête pas de trembler en ce moment.

Le Net est mon seul « luxe ». Pour, 29,90€/mois, je téléphone aux fixes, je regarde les offres d’emplois de l’ANPE, je surfe de blog en blog, peinture (KA), politique (ici et ailleurs), avocat, feu inspecteur du travail… j’écoute de la musique, je vois des courts métrages. Je règle des problèmes avec l’administration. Je dois oublier quelques autres services.

Je n’appellerai pas cela de l’addiction.
Dans 6 mois, je serai à même de faire la différence, je vous dirai.

Quant aux dialogues, que je suis sensé perdre avec ma boulangère : « bonjour, merci, aur’voir, y a trop de taxes, trop d’étrangers… »

Et, 500 mots c’est beaucoup trop quand on en a plus qu’un seul à dire: assez !

Pouvez-vous me dire où est passé « L’art de la chute chez la chatte en rut » ?

Ecrit par : areuh | mercredi, 25 octobre 2006 16:14

@Martingrall: Merci pour le conseil. Bon alors, j'écris sur ma liste: Ecrire un bouquin. En parler sur mon blog. Attendre que d'autres blogs en parlent. Parler des autres blogs. Parler des autres livres. Et boucler la boucle en laissant parler les autres blogueurs des livres des autres sur mon blog.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 16:22

@ glagla, pour l'économie ordinaire française ou toute l'économie et le tiers payant ( les salaires et charges) est basé sur des marchés lours et séculaires. aujourd'hui les coùts ont une autre ventilation.
exemple en electronique sur le côut d'un produit 60% sont des coùts de transport et de stockage! soit davantage que l'ensemble des salaires chargés. Alstom vent 5000 locomotives à la Chine en les faisant fabiquer sur place. Transporter de la fonte!
Cela ne veut pas dire que la France continuera à précariser l'emploi c'est à dire ses propres ressouces! Et aucun parti politique ne pourrait y resister. la baisse de la consommation des troisième et quatrième trimestre fait pencher la bascule à gauche. Pour quelle autre économie?

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 16:26

@Guy : ne prenez pas que les quelques menus commentaires négatifs (voire insultant) sur votre post. Je crois quand même voir que la majorité d'entre nous ont vraiment apprécié (faible mot) votre note ^____^

@Elodie : euh, tu veux dire ? (j'avais lu "les mémoires d'Adrien" de Marguerittes Yourcenar en Spé, mais bon... j'avais déjà pas compris grand chose ^^) ;

@Celeste : Pourquoi arrives tu à écrire avec talent tout ce que je pense, c'est pénible (grrrr ^_____^) ;

Bonne fin de journée

Ecrit par : falconhill | mercredi, 25 octobre 2006 16:27

Martingrall
je veux simplement dire que les politiques doivent faire d'autres choix économiques que ceux qui ont été faits jusque présent. Pour le déficit commercial que vous évoquez, c'est pas si grave parait-il.
Bonne fin de journée

Ecrit par : glagla@aaaa.fr | mercredi, 25 octobre 2006 16:36

@ Xquise,
Bien sur que non, tu écris et tu envoies ton "tapuscrit " ou "clavuscrit" Guy n'est pas le seul éditeur qui regarde son blog.
Comme le journalisme, la crise de l'édition vient plus du manque manque d'auteurs que de lecteurs. Pour qinze à vingt euros faut avoir quelque chose à lire. Sans charbon très bon pas de chaude chaudière.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 16:37

@ glagla,
Pour le déficit commercial vous le réduisez du tirs et vous êtes dans le bon %. Il est factice. Autres politiques économiques et autres politiques je dis la même chose.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 16:42

GLA GLA "Voyons, non, une société ne peut pas fonctionner durablement avec des taux de chomage si élevés.
Une telle économie ne peut aller que vers l'instabilité."
Ben non. Il est plus facile de vendre 1 million de fois un objet à 1 euro qu'une fois 1 objet à 1 million d'euro. De la, la pauvreté engendre un marché prospère, une sorte de Taylorisme de l'achat qui fait que une économie marche.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 16:43

philippe, oui mais nous ne sommes plus les seuls à les fabriquer, voire nous, français, sommes les seuls à ne plus les fabriquer.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 16:53

@ Areuh
Pourquoi ne pas mettre le lien de votre blog?

Où sont-ils, aujourd'hui sur le DEL, les blogueurs "précaires" (arg, ce mot m'écorche, vraiment, mais bon)?

Ont-ils honte de leur situation?

Peut-être faudrait-il commencer par là, non?
La honte semble inhérente à la précarité. Puis peu à peu, elle se transforme en aigreur ou en résignation.

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 16:57

Martin, une économie, je ne parle pas d'industrie de France, mais celles des discounts, téléphonie, enfin ces industries de merde inhumaine fonctionnant uniquement dans l'import, l'actionariat sans aucune source de travail en France mais dont se targuent nos politiques quand il s'agit de parler de chiffres.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 16:58

@ philippe,
Oui, et c'est d'ailleurs le projet économique de ségolène sur TNT pour l'économie des banlieues. La grande distibution. Tout pareil que sarko! Et ce sont dix ans qu'il faut pour passer
d'une économie - vivre du produit de la vente-
à l'économie -vivre de la vente du produit -
Ha! j'mets un copyrignt. :-))

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 17:06

Le Kantique des Quantiques, par un savant précaire


Il s’agit d’un travail ambitieux et courageux, qui prend non seulement le parti de souligner le déficit métaphysique des penseurs de la science contemporaine, mais qui propose en plus une véritable réhabilitation de la métaphysique de la nature pour répondre à ce déficit. Ceci s’applique particulièrement au paradigme de l’auto-organisation, et il faut être gré à l’auteur de proposer une véritable exploration de la notion de fondement pour penser la complexité.. Il est bien question de déficit, et non d’erreur, c’est pourquoi la philosophie de la nature proposée ici, contrairement à celles qui ont prévalu jadis (Bergson ou Whitehead par exemple), fait plus que rectifier des erreurs commises par des scientifiques sur la véritable destination de la métaphysique. Cette philosophie est fondée sur une critique de toutes les formes de positivisme, jusqu’aux plus insidieuses, comme on le voit très bien en juxtaposant les enjeux épistémologiques à ceux de l’histoire, de l’économie, et de la politique. Il s’agit de sortir de l’alternative paralysante entre les naturalismes d’inspiration matérialiste et les théismes à tendances dogmatiques ou théologiques. Malgré la liberté apparente du propos, le texte est fort bien organisé, d’une manière très originale et féconde : décrivant les problèmes d’interprétation de la vie au dix-neuvième siècle, l’ouvrage passe directement aux questions actuelles sur l’auto-organisation, pour revenir ensuite aux concepts fondamentaux autour desquels gravitent toutes ces questions, à savoir ceux de la mécanique quantique. En outre, l’auteur démontre une capacité peu commune à maîtriser des domaines aussi variés que la science, la philosophie et l’histoire. Peu d’auteurs peuvent se revendiquer aujourd’hui d’un tel bagage.

Ecrit par : Jean Paul Sartre | mercredi, 25 octobre 2006 17:06

@ Mère Sacha Theresa, je t'aime, un peu beaucoup .....

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 17:08

@ Sacha (et autres ?)

@ Kid Econne
»Cette monomanie tourne à l'orgueil, non? »
Rien à voir avec l’orgueil ni avec la monomanie (je fais un tas d'autres choses dans la vie). Avec l’entêtement « breton » (cliché folkloriste), oui.
« Qu'est-ce qui vous empêche de demander les mails qui vous intéressent à Guy ? »
a/ Il a d’autres chats à fouetter. b/ Ça ne le regarde pas, même si je le sais discret.
« Qui vous dit que les mails, s'ils étaient affichés, ne seraient pas de fausses adresses ? ». C’est évident, et courant. Ca signifie donc que la personne veut rester totalement anonyme. Si c’est pas simple discrétion, ça me plairait plutôt : je le fais parfois. Si c’est pour insulter autrui à son aise, j'ignore ce cafard ou je lui chie à la gueule.
« Qui vous dit que les commentateurs auraient envie de vous parler ? ». C’est re-évident. Je ne joue pas à Meetic-moi-peur, mais j’ai des échanges fructueux avec tel ou telle de la blogosphère, soit pour digresser soit pour mettre au point, voire faire baisser la température d’un échange. Je me demande si cette impossibilité ici n’est pas une des raisons des matchs de catch, féminin ou non, qui exaspèrent le blogueur non concerné certains soirs. J’ajoute que je suis assez méfiant (ça va assez avec ma demande de disponibilité des adresses sans exhibition ni tierce intervention) et ne corresponds qu’avec des gens que je « sens ». Je n’ai jamais répondu aux mails de Jean Robin (levez la main, ceux qui n’ont jamais reçu de mails de JR !). Et pudique : ces échanges ne prennent jamais un caractère intime. Ni de près ni de loin je ne pratique la culture du Loft.
« ...vos interventions me manquent. »
Merci. Mais les cimetières sont remplis de gens indispensables. Et (déjà dit je crois) je ne suis indispensable qu’à mes enfants.
« Avez-vous envisagé une solution toute simple: ceux qui désirent que leur mail s'affiche pourraient mettre leur adresse dans le corps du commentaire. Pas con, non ? »
Pas faux. Mais j’en fais une affaire, non personnelle, mais de principe par rapport à Mr Blogspirit qui n’a pas à m’imposer ses choix commerciaux. La résistance aux puissants (scuse le cliché), elle peut se faire aussi comme ça.

@ A Philippe68 : liens-signatures agressifs, pas pour moi sauf si le posteur ne vient que pour pondre une ligne sans intérêt (ou provocatrice) dans le seul but d’attirer le micheton.

Bonne chance pour la suite de vos échanges. Mais sans moi. Si je reviens, ce ne sera que pour poursuivre la réflexion sur ce seul point.
Et pour troller. Pour ne pas faire scier le peuple, ça se fera avec des textes. Tiens, je me suis fait une anthologie de textes d'auteurs pour un projet de spectacle mort-né. On va voir.

Ecrit par : Pierre-Marie BOURDAUD | mercredi, 25 octobre 2006 17:11

à PMB the KID, au moins cela te libère du temps, de ne plus blaguer.
Anthologie mort-né ! pivot au secours, mort-née d'un spectacle d'auteurs.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 17:20

C'est dommage Pierre-Marie de vous focaliser sur ce Mr Blogspirit. Il n'y a pas que de mercantiles intentions dans les témoignages et vous ne dites d'ailleurs pas vos impressions premières sur ce que vous pouvez lire ici. Si votre combat se résume seulement aux liens et bien je trouve cela désolant.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 17:23

Bonjour

Pour moi, le blog est l'occasion de formidables moments, mais je crois que ça nuit à mon efficacité au travail où je m'ennuie un peu, donc je dois concilier les deux. En tout cas, j'apprécie suffisamment pour prendre des forfaits en dehors de chez moi.

En revanche, je ne prends pas d'abonnement à la maison parce que je me connais et je ne veux pas terminer mes nuits entre 4 et 6 heures du matin. Il faut faire attention et se connaître. Moi, j'en suis passé par là...

Je pense qu'il faut libérer la parole de chacun et le blog est un très bon instrument pour ça, mais il faut se gendarmer un peu en respectant ses interlocuteurs et en se fixant des limites horaires.

Sinon, pour ceux qui passent jusqu'à 15 heures par jour devant leur écran, faites du sport, du jogging, ouiii comme LLM, parce qu'au bout de quelques kilomètres ça vous rend euphoriques et c'est une drogue saine...

Ou alors de la randonnée, c'est très bon aussi.

Pour moi, le top reste la pratique d'un sport collectif

Un esprit sain dans un corps sain...

Ecrit par : johnmarguerite | mercredi, 25 octobre 2006 17:24

"Peu d’auteurs peuvent se revendiquer aujourd’hui d’un tel bagage."

Dieu merci!

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 25 octobre 2006 17:25

P68 écrit :
"Il n'y a pas que de mercantiles intentions dans les témoignages..."
Je ne confonds pas ce qui se dit ici, que je ne juge pas, et le fonctionnement, lui mercantile, de cette plateforme. Toutes les plates formes comme Typepad (qui ont le défaut de buguer souvent, les blogues de Libé, Bravepatrie, les hautetfort, etc. donnent ce choix.
"et vous ne dites d'ailleurs pas vos impressions premières sur ce que vous pouvez lire ici."
Mes impressions sur ce que je lis ici ? Relisez Kid et ses frères, Messeigneurs Gaillard-Davant, Ducon-Bourgeois et Pince, Alfred Nonyme, Gabriel Larcange et tutti quanti, et vous aurez de quoi faire avec mes impressions !
"Si votre combat se résume seulement aux liens et bien je trouve cela désolant."
J'ai beaucoup d'autres (petits, chuis pas le sous-commandante Kid) combats dans la vie.
Premier troll: demain.

Ecrit par : Pierre-Marie BOURDAUD | mercredi, 25 octobre 2006 17:37

@ PMB the KID .

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 17:39

C’est gentil de penser à nous.
Le blog c’est de la conversation sans conséquence. On a encore l’illusion q