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mercredi, 25 octobre 2006

Lettre morte.

Depuis quelques semaines, je me demande qui sont les blogueurs qui m'entourent et qui laissent une adresse en lien dans leur signature. J'en ai visité de nombreux, apprécié certains d'entre eux et du coup, j'ai eu envie d'en croiser quelques-uns dans la vraie vie. Et là, ces quelques rencontres m'ont, parfois, fait toucher du doigt des situations de détresse absolument incroyables.

Au moment où la précarité éclate à la tête de tous les politiques dans notre pays, j'avais totalement sous-estimé une évidence.

Les blogs sont aussi, évidemment, pour beaucoup, animés par de vrais précaires.


Je ne vais en citer aucun. Ni truffer ce papier des liens de leurs blogs. Ils se reconnaîtront. Ce papier je l'écris simplement pour eux.

Ils sont parfois aux Assedic voire au RMI, quand ils le touchent, et vivent quasiment en permanence scotchés devant l'écran de leur ordinateur. Le dernier lien qui les unit aux autres est ce clavier qui leur permet de traiter de ce qui les entoure. La planche de survie est leur abonnement internet, et parfois l'abonnement à EDF...

Ils parlent extrêmement rarement de leurs problèmes personnels pour se passionner pour l'actualité ou les sujets qui les motivent. Surfant de sites en blogs, ils décryptent, analysent et publient des notes, souvent convaincantes, qui restent malheureusement pour la plupart lettre morte. Faute de lecteurs ou de retour.

Une nuit, très tardivement, ou un matin, très tôt, parfois, l'un d'entre-eux, excédé ou simplement à bout, finit par lâcher la bride et publie quelques lignes qui signent l'ampleur de son désarroi. Puis il se reprend bien vite et efface aussitôt la note impudique et les quelques commentaires qui étaient venus là, juste pour tenter d'aider la plaie à vif à cicatriser. Il faut être ainsi passé fortuitement, par hasard et avoir eu le temps de lire ces quelques traits de désespoir pour les comprendre, les aimer, les respecter.

Ils sont pour la plupart dignes, trompent leur monde et surtout le notre. Ils jonglent avec esprit - car beaucoup sont aussi talentueux que bien des "signatures" - mais aucun rédacteur en chef ne les maltraîte plus. Ils ont souvent travaillé dans des rédactions (PQR, presse professionnelle ou grande presse), dans l'édition, dans l'entreprise ; et puis, la spirale habituelle, vers le bas.

Je vous avoue qu'à distance virtuelle, je n'avais nullement mesuré l'ampleur du désastre. Les rencontres via nos blogs ne m'avaient - la plupart du temps - rien laisser soupçonner. C'est dans la vraie vie, en face-à-face, les yeux dans les yeux, qu'ils m'ont dit les choses avec des mots que je ne connais pas. Parce que j'ai la chance, le privilège et le bonheur de n'avoir jamais reçu une telle précarité de plein fouet.

J'ai compris alors à quel point internet et surtout ces blogs sont des outils extrêmement dangereux. Parce qu'ils assimilent et nivellent des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et dont les situations sont incomparables. Les industriels et autres dandys du net qui en vivent. Les dilettantes, comme moi, pour qui c'est juste un hobby, un passe temps (prenant certes !), en sus de nombreuses activités hautement lucratives. D'autres qui vont peut-être s'en sortir bientôt, parce qu'ils ont mis toutes leurs économies dans la bagarre. Et un véritable lumpen : ceux qui ne peuvent même plus entrevoir la sortie. Parce qu'ils croient que l'issue se trouve ici, sur cet écran perpendiculaire à leur clavier ; sur ces touches, usées à force de les avoir maltraitées. 

J'ai alors eu envie de leur dire publiquement ce que je leur ai lâché, un peu cruellement, en face à face.

La sortie n'est pas là. Sûrement pas. Il leur faut ressortir dehors. S'éloigner le plus possible de ce piège informatique qui leur a fait croire qu'il y avait ici, une forme d'avenir. C'est un leurre. Et une fatale addiction (quinze heures par jour - quinze heures !!! - pour certains, devant leur écran). Les mêmes qu'ailleurs (je pense aux gens de la télévision) vont emporter le morceau (c'est déjà fait...), ramasser la manne qui traîne ici et la faire fructifier pour leur profit personnel. Comme d'habitude. Eux, n'auront que des miettes, qu'on leur balancera comme un pourboire ou, pire, une aumone. Rien de plus.  

Voilà. Je ne peux malheureusement pas les aider individuellement. Je n'en ai pas le temps, pas les moyens, bien sûr, et pas toujours - soyons honnête - l'envie. Mais, si cette note a simplement convaincu l'un d'entre-eux, je crois que je n'ai pas échoué.

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Addiction.

Trackback par : Mercredi | vendredi, 27 octobre 2006

Commentaires

Guy ... On se connais .... ?

Ecrit par : paranoiac | mercredi, 25 octobre 2006 09:01

prem's ,)

Ecrit par : jeanmarc | mercredi, 25 octobre 2006 09:02

Pas sûr que pour beaucoup ce soit forcément la recherche d'une *sortie*...

Dans une cruelle réalité sociale (violons) sur laquelle on a de moins en moins de prise, l'univers des blogs francophone est un si petit verre d'eau qu'on peut y agir de manière très *visible*. Et être vu pour ce que l'on est, et non en tant que pauvre, ou mal fringué (ça va parfois ensemble).
Et être *vu*, après une heure de métro (par exemple), c'est sans doute pas désagréable...
Et n'empêche pas les rencontres In Real Life, pas vrai ?

Ecrit par : Phrenology | mercredi, 25 octobre 2006 09:06

@ guy

que fais tu ?
où vis tu ?
pour découvrir que ce pays regorge d'honnetes gens précaires...

te faut-il un monde virtuel pour que tu les découvres ?

putain, faudrait peut etre que tu invites a déjeuner des rippeurs le matin façon GISCARD.

parfois tu me scotches.

Ecrit par : jeanmarc | mercredi, 25 octobre 2006 09:08

Parfois je pense que la lecture - trop - rapide n'a pas que des avantages... Je n'ai pas découvert la précarité hier matin ! Je parle d'un univers particulier me semble-t-il...

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 09:14

Merci Guy de cette note sur des cris de Munch sur des écrans plats. La s'applique un exemple de démocratie vraiment participative, utopie de clavier, mais réelle joie de ne pas être unique.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 09:15

Merde ! Guy, vous vous apercevez seulement maintenant qu'il y a pleins de gens de talents, qui écrivent formidablement bien, et qui crèvent la dalle ?

Mais la France fourmille, pas seulement sur Internet, de gens au chômage ou même largement sous-employés ! Ce pays est rempli d'un potentiel intellectuel et manuel immense mais non utilisé. mais que faire ?

Et la situation est d'autant plus délicate que ceux qui détiennent les postes clés ne s'en aperçoivent jamais et pensent encore que " the right man is at the right place" parce que c'est plus flatteur pour eux...

D'où un malaise latent et persistant dans notre société

Ecrit par : Jean René | mercredi, 25 octobre 2006 09:26

y trouver une dignité - une façon d'oublier leur précarité : oui - un moyen d'en sortir : vous avez raison. Mais peut-être dans la "vraie" vie, en dehors des blogs le cherchent-ils ce moyen, et viennent-ils se reposer dans ce monde (maintenant avoir un ordinateur et une connexion relativise un peu la précarité)

Ecrit par : brigetoun | mercredi, 25 octobre 2006 09:27

Je pense que s'il y a beaucoup de précaires sur les blogs c'est parce qu'ils préfèrent l'intellect, le débat à l'action ( en tout cas à certains moment de leur vie et dans une certaine mesure…).
ça n'est pas un jugement de valeur c'est ainsi.

Et souvent, ça ne nourrit pas son homme, ou sa femme.

C'est d'abord un acte gratuit que d'écrire, de s'exprimer.
Certains en vivent, soit parce que leur talent est unique, soit parce qu'ils ont de la chance, soit parce qu'ils savent se vendre.. parfois les 3...

Donc par définition ...

Moi-même, j'ai une petite boîte, j'avoue parfois passer trop de temsp sur les blogs : pendant ce temps, je ne compte pas mes sous je ne vends pas mes services.....
je ne suis pas précaire mais c'est parfois limite...

Chacun son choix de vie.

Merci aux démocraties et aux économies libérales ( j en'ai pas dit "ultra...") d’avoir permis le développement d’internet, moyen d’expression et de communication … révolutionnaire ;)

Ecrit par : olivier S | mercredi, 25 octobre 2006 09:38

@Guy
votre naïveté (passée) me scotche!
Comment pouv(i)ez-vous penser que seuls des petits bourgeois vivant de leurs rentes ou d'un travail très peu prenant (en terme de temps) et lucratif se baladent sur ou tiennent des blogs?
Il n'y a pas que les privilégiés qui ont du temps!

C'est le chomage qui m'a fait vous découvrir vous (à votre grand dam, je sais), Séb (Mwarf), Céleste (Namasté), Anne (Pas Bayrou STP!) et les autres. C'est le chomage qui m'a laissé ce temps pour discuter avec vous. Cependant, je n'étais aucunement en détresse financière ou autre mais je ne doute pas que mon cas est rare et que ce lien avec la vie sociale soit une bonne béquille pour ne pas completement sortir du systeme DE CETTE MANIERE (puisque je reste persuadé qu'il faut - et je le ferai des que je le pourrai - sortir de CETTE société et aller vers une plus... disons Tati-esque: les plaisirs simples etc.)

Pourquoi ne laissé-je plus qu'un post de temps en temps?: parce que je bosse! 39h plus 1 heure de trajet ("Arrete de te plaindre t'es plus chanceux que 80% de la planète parcve que ton boulot te rapporte assez pour vivre!" - "Oh mais je ne risque pas de me plaindre... je suis un privilégié... mais plus en terme de temps") et puis j'ai une famille et je la fait passer avant tout!

Comment pouv(i)ez-vous penser que les travailleurs "non-privilégiés" (disons la majorité plutôt, qui a un boulot non qui les emplit de joie mais qui uniquement les prive les 3/4 de leur vie) prennent 1, 2, 3...15 heures du temps qui leur reste pour parler avec vous tous?

En fait, ici (sur le net) n'y sont que ceux qui ont ce temps: par chance (et travail évidemment pour beaucoup mais ne généralisons pas) comme vous, et ceux qui n'ont pas fait ce choix et que la société a rejetés (et que personne - pas vous Guy je le sais bien - ne vienne me dire que c'est parce que eux n'ont pas travaillé - pas de vision anglo-saxo-protestante de la pauvreté svp)!

Il y a des "bulles" (cf JF Kahn) partout et la votre vient d'éclater... tant mieux à la suivante!

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 25 octobre 2006 09:40

beau texte.
Comme vous le dites, internet "assimile et nivelle des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et dont les situations sont incomparables".
On va parfois au-delà du simple commentaire de la note du jour, ou de l'actualité, et on dérape sur des sujets plus personnels (souvent sans s'en rendre compte), voire sur des blagues à 2 ronds, sans connaitre la situation des gens, ni leur sensibilité particulière.
Et on dit des conneries (je m'inclus bien sûr dans le "on").

Ecrit par : xolotl | mercredi, 25 octobre 2006 09:41

Cette note est grotesque : emphase, feinte naïveté, chichi... Décidément, G.B., vous êtes un gros blaireau. Bonne journée.

Ecrit par : maurice boissard | mercredi, 25 octobre 2006 09:46

Une grande découverte, en effet!
Des jeunes à la fois surdiplômés et inemployés, la conséquence d'une formation disproportionnée par rapport au marché du travail; avec pour effet que leurs diplômes ne comptent plus. Ils auront beau être brillants et méritants, ces jeunes, seules compteront les relations familiales ou politiques.
Mais il n'y aura pas grand monde sur ce blog pour proposer des remèdes à cette situation, ça nécessiterait trop de lucidité, et un volte-face politique.

Ecrit par : Daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 09:55

Les précaires... est-ce une nouvelle classe sociale?

Avant, il y avait les pauvres, les ouvriers, les indigents.., allez il y a le choix... usez le mot qui vous plait.

Mais "précaires" ça veut dire quoi ?

Broyés du système? chômeurs des médias? illusionnés de la blogosphère?

Vous pouvez tout dire ou presque sur la toile. On vous lit assez facilement si vous savez user des bonnes ficelles. Mais au final, cette surabondance de la parole nous ramène encore plus à l'impossibilité de se faire entendre.

Dans cette cacophonie des opinions et le mirage d'une pseudo liberté, le verrouillage du système apparait de manière encore plus évidente.

Les médias répètent que la campagne 2007 se jouera sur internet. Les bloggeurs influents sont répertoriés, affichés, invités. Ceux qui restent à la maison devant leur ordinateur les envient et espèrent entrer dans ce nouveau sérail.

Tous journalistes? tous influents? et citoyen? et électeur?

Nous ne sommes pas en Chine, nous ne connaissons pas la censure "directe". Mais vous êtes bien placé monsieur Birenbaum, pour témoigner que la censure se trouve ailleurs, sous une forme plus policée, convenable, convenue, acceptable, mais qui n'est pas moins une atteinte à la démocratie.

Ecrit par : peggy | mercredi, 25 octobre 2006 09:59

C'est un magnifique texte Guy. Un magnifique texte.

C'est vrai que le monde du blog permet de belles rencontres, et Internet est décidément un magnifique outil. J'avais rencontré des gens passionnant par diverses activités Internetiques. Et votre blog m'a permis de découvrir d'autres personnes humainement interressante et passionnante.

Personnellement, je me sens un privilégié quand je lis certains blogs. Des soucis, on en a tous plus ou moins, c'est vrai. Le blog est un outil merveilleux pour parler, pour échanger, parfois aussi pour se faire du bien. J'avais employé dans une ancienne note la semaine derniere (lorsque vous parliez des "indices de performances") de la composante plaisir, qui doit rester prépondérante. Je pense qu'elle reste importante.

Mais pour finir, c'est interressant de comparer votre note d'aujourd'hui à celle des "influences des blogs" que vous aviez posté samedi. C'est évident que quand on lit certains blogs, on sourit devant une ambition risible de certaines personnes et de certains blogs, d'avoir le plus de visiteur possible. Déjà, certains bloggeurs ont une influence sur les gens qu'ils ont réussi à toucher, sur les gens qui les apprécient. Peut être est ce ça le plus important.

Magnifique texte en tous cas. Humain, j'aime ça.

Bonne journée à tous

Fabien

Ecrit par : falconhill | mercredi, 25 octobre 2006 10:00

ps: savez-vous que parmi les fenêtres de publicité qui s'ouvrent sur votre blog, il y a le site de recrutement pour la gendarmerie? :-)

Ecrit par : peggy | mercredi, 25 octobre 2006 10:01

@Daniel2
"Mais il n'y aura pas grand monde sur ce blog pour proposer des remèdes à cette situation, ça nécessiterait trop de lucidité, et un volte-face politique."
Proposer des remedes contre la cooptation serait un volte-face politique pour ce blog???
Il y a été fait l'apologie de la cooptation et du piston? Parce que moi j'ai rien vu! Pourriez-vous expliciter s'il vous plait

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 25 octobre 2006 10:03

Pourquoi renier ce que Guy écrit sur une impulsion? Bien sûr que l'on ne se réveille pas un matin en réalisant tout d'un coup que beaucoup vivent dans la précarité et/ou la pauvreté! Bien sûr que l'on peut être sensible à la souffrance d'autrui sans pour autant souffrir soi-même! Je ne vois pas où est le problème! pourquoi vouloir toujours que l'on ne puisse pas parler de ce que nous ne vivons pas? rien n'empêche d'être bien portant, avec un niveau de vie aisé, tout en étant touché par la detresse d'un autre qui lui n'a pas cette chance...

Je trouve en effet que les blogs permettent à beaucoup de personnes de tisser des liens alors qu'elles ne se seraient jamais regardées dans la vraie vie. Ce moyen d'expression nous met tout à la même hauteur, sans distinction de race, de milieu socio-culturel, d'âge, etc...Et c'est tant mieux! Pourquoi trouver cela dangeureux? C'est plutôt positif de pouvoir s'exprimer quel que soit on milieu pour une fois, non?

Tous les bloggueurs, n'écrivent pas dans le but d'être édités. Pour beaucoup, le blog sert d'exhutoire et permet de reflechir face à soi... Maintenant, en effet, je doute, si tel était le but, que des bloggueurs, même avec énormément de talent, soient mis sur le devant de la scène et parviennent à s'en sortir grace à cet outil. Quoique, cela arrive... L'espoir fait vivre! et si leurs blogs permettent à certains de tenir, tant mieux!

Ecrit par : Valérie | mercredi, 25 octobre 2006 10:12

Erratum : J'ai regardé autour de moi et en fait c'est vrai, gb, vous avez raison, c'est un vrai problème la précarité. Mon voisin ne peut pas passer 15 heures par jour devant son ordinateur, il est tellement "précaire", qu'il n'en a pas. Alors il passe 15 heures par jour devant une table sur laquelle on peut voir : un chat, du café instantané, et un vieux Newlook et tout ça pas "en sus de nombreuses activités hautement lucratives" (sic, mdr).

Ecrit par : maurice boissard | mercredi, 25 octobre 2006 10:15

Maurice Boissard, quand on écrit ce que vous m'avez écrit (en toute liberté), on ne revient pas deux fois. Où alors, c'est que l'on est profondément malhonnête.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 10:21

Jolie note et tant pis pour ceux qui pensent que c'est du cirage de pompes de le dire. La "naïveté" supposé de notre hôte est aussi une forme d'honnêteté. C'est étonnant de lire les premieres réactions, qui sont assez acerbes, mais peut être cela trahit-il d'une autre manière la violence sociale qu'il évoque et qui semble donc faire mouche.
Je trouve en revanche pessimiste de parler de "nivellement" alors qu'en changeant juste son angle de vue, on pourrait justement parler à la place de fracassage salutaire de frontières, de remise en cause des castes, d'ouverture. Evidemment, la réalité est entre les deux, et il est sûr que l'addiction au net n'est pas une forme d'ouverture.
Avec un peu d'optimisme, encore, on peut aussi dire que les blogs révèlent aussi, a coté de la détresse, des vrais talents d'écriture, d'analyse, et de révolte qui ringardisent pas mal de "plaçous" installés.

A lire ce texte je me trouve dans une situation de relatif privilégié, alors je veux dire tout simplement ce matin paix et fraternité à tous, courage dans chaque vie, avec un peu de net, mais le plus possible de rencontres, de sourires, d'enguelades en direct live. Et un peu d'air frais.

Ecrit par : Thomas | mercredi, 25 octobre 2006 10:22

Cette addiction informatique des chômeurs ou des malheureux en tout genre (pas forcément sans emploi !) existe depuis l’apparition de l’interactivité. Début des années 90, les premiers jeux informatiques mettant en scène des mondes virtuels font leur apparition.
C’est le début de l’addiction, du temps consacré à exister, à avoir un pourvoir (virtuel, mais un pouvoir quand même) sur les choses.
Le pouvoir est infime, mais bien réel.

Avec l’apparition d’Internet, il y a eu les jeux en réseau, puis les journaux intimes (les blogs) animés par des adolescents en mal d’expression (normal pour un ado).
Aujourd’hui, la version « adulte » des blogs, en touchant des personnes maîtrisant les outils de la langue est devenue la quintessence de l’interactivité et par la même la quintessence du pouvoir individuel.

Il ne s’agit pas toujours d’une illusion. Quelques références ici ou là dans les media, des clubs (République des blogs), des procès (monputeaux.com) prouvent de temps en temps que ce pouvoir est bien réel, qu’il existe une passerelle vers la réalité.
Les blogs permettent de briser la solitude, sont un rempart contre l’exclusion car justement il n’y a pas de convenances sociales.

Guy écrit : « J'ai compris alors à quel point internet et surtout ces blogs sont des outils extrêmement dangereux. Parce qu'ils assimilent et nivellent des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et dont les situations sont incomparables ».

Je pense au contraire que c’est le seul effet vraiment positif. Le citoyen anonyme peut converser avec des éditeurs, des journalistes, des politiques, directement. Au moment où le peuple crie dans le vide intersidéral politique et médiatique, les blogs permettent d’atteindre des interlocuteurs, au-delà des barrières sociales et géographiques. C’est inestimable. On peut être pauvre, moche, malade, rien avoir à se mettre sur le dos et être considéré d’égal à égal, avoir autant le droit de s’exprimer et d’être lu que, je sais pas moi, BRP ou Bernard Langlois !

Maintenant, le danger est le même depuis 15 ans, c’est toujours l’addiction, c’est de passer ses journées à attendre un mail, un commentaire, c’est de passer ses journées à réfléchir à la pertinence des commentaires que l’on déposera comme autant de petits cailloux blancs, c’est effectivement de rester enfermer chez soi, de ne plus parler à sa boulangère, de ne plus sourire aux gens dans la rue, de ne plus contempler les arbres.

Mais cette spirale de l’enfermement a toujours été celle des chômeurs. Les blogs n’accentuent pas le phénomène.

Guy, ce que tu viens de décrire, c’est l’état banal dans lequel on se trouve après 6 mois de chômage. Et ça fait 15 ans que c'est comme ça.
La seule différence, c'est qu'avant, les chômeurs, on ne les entendait pas.

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 10:26

@ Moralisateur masqué
Contre la cooptation et le piston, je ne connais pas de remède, à moins de fliquer la société. Par contre, une université qui sélectionnerait et tiendrait compte des débouchés, ça résoudrait le problème des intellos contraints au glandage forcé.

Ecrit par : daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 10:27

Et bien vous voyez, je reviens une troisième fois. Je n'ai jamais prétendu être honnête. Allez savoir la quatrième fois, je vous présenterai peut-être mes plus plates excuses. Je suis profondément veule en sus.

Ecrit par : maurice boissard | mercredi, 25 octobre 2006 10:29

Bonjour !

Très très très beau texte au sens humain - il est à lire et à relire - tellement on peut y puiser du sens - des ressources - de la vrai vie - et j'espère que les commentaires dépasseront les 700 de la dernières fois - parce que là, ils se méritent !

une chose pour laquelle je ne suis pas sûre d'être tout à fait d'accord :

"J'ai compris alors à quel point internet et surtout ces blogs sont des outils extrêmement dangereux. Parce qu'ils assimilent et nivellent des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et dont les situations sont incomparables. ..."

c'est le extrêment dangereux...internet apporte beaucoup beaucoup beaucoup aussi, et la richesse de rencontres qui ne se seraient pas faites en vrai.

Si nous apercevont les gens dans la rue, le regard, l'image, ces boîtes dans lesquelles on se rangent, soi même parfois, nous empêchent de nous ouvrir nous et aux autres. Ce virtuel permet à la sensibilité, l'intelligence, l'art, les idées, de chacun et chacune de s'exprimer "sans le regard qui tue". Parfois, des liens se créent avec justement des gens qui n'ont peut être rien à voir entre eux dans la vie codée que nous nous formatons mais qui malgré tout échangent parce qu'ils sont des êtres qui communiquent...

il faut juste tenir en alerte que l'échange est virtuel...oui

"Parce qu'ils croient que l'issue se trouve ici, sur cet écran perpendiculaire à leur clavier ; sur ces touches, usées à force de les avoir maltraitées...
La sortie n'est pas là. Sûrement pas. Il leur faut ressortir dehors. S'éloigner le plus possible de ce piège informatique qui leur a fait croire qu'il y avait ici, une forme d'avenir. C'est un leurre. Et une fatale addiction ..."

quelle distance tenir face à l'addiction...

Ecrit par : Flo | mercredi, 25 octobre 2006 10:41

C'est quelqu'un, ce Marucie Boissard!

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | mercredi, 25 octobre 2006 10:44

Et quand je dis Marucie, j'aurais aussi bien pu dire Maurice.

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | mercredi, 25 octobre 2006 10:45

@Valérie
"Je trouve en effet que les blogs permettent à beaucoup de personnes de tisser des liens alors qu'elles ne se seraient jamais regardées dans la vraie vie."
Et pourquoi c'est personne ne se seraient-elles jamais regardées dans la vraie vie SVP?


@Daniel2
"Contre la cooptation et le piston, je ne connais pas de remède, à moins de fliquer la société. Par contre, une université qui sélectionnerait et tiendrait compte des débouchés, ça résoudrait le problème des intellos contraints au glandage forcé."
Parce que pour vous les études servent à créer des travailleurs et non des citoyens... c'est là une vision diamétralement opposé à la mienne.

Si j'ai fait des études ca n'est pas pour avoir un boulot de cadre (au debut c'est dans cette optique là je l'avoue que j'ai commencé: l'envie de "progression sociale"... c'te belle connerie!) ou devenir universitaire, c'est pour m'enrichir et pas seulement par le savoir inculqué (d'ailleurs pour faire le boulot que je fais - vendeur - aucun diplome n'est nécessaire)

Ah le pragmatisme!
Vive l'apprentissage à 14 ans comme ça tu pourras pas développer ton intellect et tu feras caca ou on te dit tout en disant amen à la société que confectionne pour toi les "élites"... et en plus tu diras merci.

L'école c'est pour pouvoir travailler et payer les retraites de ton papa et ta maman... tu croyais quand meme pas que c'etait pour toi, si?

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 25 octobre 2006 10:53

Et quand je dis "c'est personne", j'aurais aussi bien pu dire "ces personnes".
;0)

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | mercredi, 25 octobre 2006 10:55

est ce une issue qu'ils cherchent ? plutôt une confirmation. une confirmation de leur valeur. voire un refuge aussi...
ces précaires du blog, ne sont ce pas plutôt les derniers vrais rebelles ? exclus pour cause de difficulté à s'écraser et faire allégeance ?
qu'ils s'arrêtent ? mon Dieu non ! Pour quoi faire ?
il est vrai que la pression sociale est énorme et insidieuse... Le bloggeur underground se sent lui même précaire et c'est pas qu'une question de thune.

Ecrit par : Christ-Off | mercredi, 25 octobre 2006 10:58

@u moralisateur masqué
"Je trouve en effet que les blogs permettent à beaucoup de personnes de tisser des liens alors qu'elles ne se seraient jamais regardées dans la vraie vie."
Et pourquoi c'est personne ne se seraient-elles jamais regardées dans la vraie vie SVP?

--> Tout simplement parce que nous sommes tous enfermés dans nos cases: les cadres sup cotoient raremement les ouvriers, les banlieusards cotoient rarement les habitants de Neuilly, etc... Expérience vécue: quand tu es dans les ressources humaines, tu es catalogué comme suppôt des patrons, quand tu es cadre tu es catalogué comme chef et donc inabordable par les ouvriers Nous faisons plus ou moins tous rentrer les autres dans des cases.
Internet permet de passer cette barrière.

Ecrit par : Valérie | mercredi, 25 octobre 2006 11:03

je crois que cela est associé (et je l'écris ici depuis longtemps!) la télé et l'interactivité suppriment la réalité : aller dehors, rencontrer, échanger les yeux dans les yeux, la main dans la main, arguments contre arguments, s'assumer...

j'aime bien quand falconhill nous dit qu'il va se ballader prendre l'air... s'aérer...
moi j adore les ballades réelles

j'ai cliqué sur des liens aussi - et - j'ai arrêté car il y a souvent un REEL décalage entre les propos et assurances tenus ici et la solitude exprimés sur les blogs souvent des carnets intimes... (pas la majorité evidemment!)

tout travail est précaire par évidence!

seuls les sentiments peuvent être pérennes car cela appartient à l'humain
et voilà, la solitude est le maitre du monde..

le blog doit permettre à s'épanouir - pas à s'épancher...

quand on parle ici de (homo)sexualité, machisme, je trouve que ce n'est pas l'endroit - ceci est revelateur!
quand on parle de politique ici c'est le lieu
quand on s'engueule ici ce n'est pas le lieu
rencontrez-vous telephonez-vous!

ou mixer meetic et del!!!phine! tu fais une cure delphine?

moi, j ai la chance de faire un métier qui me laisse du temps libre en semaine et week-end - jamais pendant les vacances scolaires mince je pars travailler demain! mais je refuse cette addiction
la preuve à bientôt

Ecrit par : olive | mercredi, 25 octobre 2006 11:07

Il est tout à fait remarquable que l'auteur de ce blog s'attarde sur la précarité de certains de ses blogueurs, après avoir si élégamment
fourni le montant de son salaire, vers 7 500 euros, je crois, lors d'une interview reproduite ici par Triple R.
D'autres se seraient tus ou auraient pris une mine dégoûtée.
Pas lui, que l'on sent sincère...

Ecrit par : lucien | mercredi, 25 octobre 2006 11:10

@u moralisateur masqué

Si vous êtes content de travailler dans le commerce, très bien pour vous. Moi j'en connais un paquet qui ont dû s'exiler parce qu'ils ne trouvaient pas de boulot en accord avec leur formation.

Ecrit par : Daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 11:10

Dire ce que l'on gagne n'a rien à voir avec l'élégance. Cela s'appelle juste de la transparence lucien.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 11:14

Un fracasser de solitude !
Le blog est un premier et dernier lien!
Souvent le premier, Presque toujours le premier.

Un perceur de peau tannée !
De la vie castrée, puis abandonnée
Souvent un chemin, presque toujours un chemin.

Puis, un à un les fantômes se matérialisent.
Et crient.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 11:16

Suis homme au foyer dans une situation qui n'a absolument rien de précaire, pas de prob. de fric donc.
N'empêche, je l'avoue suis plutôt net addict. Comme, je le pense, la majorité de ceux ou celles qui tiennent un blog...Faut pas charrier ! :-))A ce propos j'aimerais savoir le temps passé sur ce blog?...Plusieurs heures par jour, non???:-)
Sinon suis d'accord avec Valérie...le blog m'a fait rencontrer (en réel) des personnes dont certaines sont devenues des ami(e)s...alors qu'à part certaines affinités, il n'y avait aucune chance de rencontre enfermés comme nous le sommes dans nos cases.

Ecrit par : sioran | mercredi, 25 octobre 2006 11:17

Je suis absolument d'accord avec vous, Guy
Mais vous êtes sincère et vous avez du coeur.
Je ne comprends ces attaques incessantes contre vous sur ce blog, chaque jour a sa déferlante...
Au moins, vous faîtes honneur à votre blog, en abordant tous les aspects d'un problèmes, souvent ignoré d'ailleurs.
Par contre, je vous fais une petite critique, si vous le voulez bien:
pourquoi dire que Rebsamen est franc-maçon sur votre blog, n'est-ce-pas faire preuve d'indiscrétion?

Ecrit par : lucien | mercredi, 25 octobre 2006 11:18

7500€? et alors? Pourquoi avoir honte de bien gagner sa vie? C'est quand même dingue cette manie de critiquer ceux qui gagnent bien leur vie et qui ont le courage de le dire! Et je le répète: ce n'est pas parce qu'on gagne bien sa vie qu'on ne peut pas être sensible à la detresse d'autrui!

Ecrit par : Valérie | mercredi, 25 octobre 2006 11:19

Je ne suis pas totalement d'accord avec ton constat Boss. Certes, il ne faut pas croire que la sortie de cette spirale de la précarité se fera par ces écrans et les blogs, mais garder un lien social via ces écrans peut-être une donnée importante pour arriver à faire ressortir la personnalité de chacun sans le poids de cette précarité. Redonner un peu de confiance en soit et en ses capacités. Mais il ne faut pas s'enfermer dans ce monde virtuel.
D'un côté, je parle dans le vent, car j'ai eu la chance de ne pas connaître de soucis de cet ordre jusque-là. Mais j'ai fait des rencontres formidables via ce blog, des gens de tous horizons que je n'aurais pas rencontré sans le DEL parceque nos chemins de vie sont différents et nos zones géographiques aussi éloignées.

Ecrit par : carole | mercredi, 25 octobre 2006 11:19

Diable... voilà une note un peu déprimante, voire dérangeante, si on en croit certaines réaction trollesques ci-dessus.

Les blogues, c'est un peu comme Internet, un outil formidable, mais à ne pas idéaliser. Du point de vue d'une lectrice, d'abord, c'est l'occasion de découvrir sur le vif le quotidien et les pensées les plus personnelles de gens qu'on ne connaît pas et avec qui on n'aurait jamais imaginé entrer en relation. De ce fait, c'est un outil d'ouverture sur l'autre, d'élargissement d'esprit.

Et en tant qu'auteure de blogue, c'est encore plus extraordinaire vu tous les contacts et les rencontres qu'on fait à cette occasion. C'est à la fois un deuxième chez soi et une vitrine permanente, un forum, un média personnel... Je connais pas mal de blogues qui sont conçus comme des CV enrichis, avec échantillons du savoir faire de l'auteur. Voire qui permettent à plusieurs personnes travaillant dans le même domaine de se regrouper pour être plus visible, mettre en commun leurs ressources, jouer la fameuse "synergie", etc. En particulier de petits éditeurs, des revues ou des associations dont le site officiel est un blogue.

Mais, et c'est le grand mais, ça ne peut pas fonctionner indéfiniment en circuit fermé. Si le blogue est un outil de mise en relation, formidable. Outil de travail ou divertissement, un groupe de potes qui se retrouvent en ligne, par exemple, un blogue peut aider à garder la tête hors de l'eau.

Mais si c'est une façon de fuir un réel trop douloureux, et uniquement ça, alors on est mal parti, c'est clair.

Ecrit par : Irène Delse | mercredi, 25 octobre 2006 11:22

Si j'arrête d'écrire sur mon blog, je crains d'avoir l'impression de ne plus exister du tout. Là, tout est dit.

Ecrit par : Olivier Bonnet | mercredi, 25 octobre 2006 11:23

Ca me fait penser à mes débuts sur internet en 1997, et notamment sur les newsgroups (usenet). Dans les newsgroups médicaux il y avait des américains qui cherchaient comment avoir des bons prix sur des médicaments, ou qui racontaient comment ils faisaient pour se passer de tel ou tel médicament trop cher pour eux.

Là-bas les communications locales sont gratuites, donc il y avait ce choc de gens que je considérais comme très pauvres (puisqu'en France on a la sécu, au passage Clinton à la même époque avait échoué à la faire adopter aux USA) qui se livraient à ce qui était pour moi un sport de riches (en France en 97 le PC était encore un produit de luxe, l'accès internet était cher...).

Evidemment à Paris il y a des gens qui vivent (et qui vivaient en 97) dans une misère terrible. Je le savais "intellectuellement" à l'époque, j'en ai fréquenté ensuite pour des raisons professionnelles, et pour un cas dans un cadre amical.

Donc oui la communication électronique supprime des frontières ou attire l'oeil vers des choses ou des gens invisibles (de même qu'hommes et femmes aiment à utiliser Meetic pour se rencontrer...). Il ne faudrait cependant pas tomber dans le travers du bloggueur David Abiker, qui racontait être étonné de ne pas fréquenter de noirs "pour de vrai". Il y a une vie au-delà du microcosme, et sur le palier d'à côté il peut y avoir des gens différents, qui vont bien ou qui sont en grande souffrance. Chacun d'entre nous quelque soit nos origines sociales a pu vivre ou vivra une ou des périodes de souffrance. L'inconvénient de rester sur son blog quand on est marginalisé par les problèmes financiers ou la maladie, de rester dans le microcosme quand on est journaliste pseudo-médiatique, c'est qu'on tombe vite dans l'autisme.

Maintenant le problème de l'"addiction" : c'est vrai, le risque existe, mais parfois stationner sur le net peut aussi permettre de passer une période difficile.

Je me souviens de l'inventeur Moreno qui avouait que quand il a eu un accès internet il a passé trois mois à surfer sur des sites pornos avant de se lasser. Les jeux en ligne aussi charrient des milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Je vais sortir une banalité : l'addiction est un symptôme. Tant qu'à faire mieux vaut passer quelques heures par jour sur des sites de discussions politiques que de tomber dans l'alcoolisme ou les substances illégales.

Je remarque également, notamment chez les "chatteurs" du "Monde", que beaucoup sont comme moi des français de l'étranger. Là encore mieux vaut se distraire avec les querelles françaises que se terminer tous les soirs au whisky ou dans un "strip joint". La nostalgie de la mère-patrie est une réalité palpable chez beaucoup d'expatriés, même quand on passe son temps à la critiquer.

Enfin, sur la variété de gens qui se cotoient, moi je trouve ça génial : de constater que machin qui a une émission de télé est un vrai abruti, ou que x chômeur anonyme vivant à Vierzon est un génie, permet de remettre les idées en place !

Rappelons-nous aussi de ce qu'était l'information avant internet...

Ecrit par : Armand | mercredi, 25 octobre 2006 11:24

Tu en oublies deux autres, de catégories.
Je connais un de tes lecteurs qui est tétra (il ne bouge plus que le puce gauche) et pour qui les blogs sont les derniers éclats de vraies vies qu'il ne vivra plus...
Et il y a les malades (mentaux/physiques/dyalisés/etc) pour qui le blog est une façon d'êtr perçu...comme tout le monde...de se raconter "normal" et de vivre devant les autres comme un "normal".


J'écris pour le plaisir mais si un jour mes lignes me permettent de mettre du beurre dans les épinards, je te jure que je ne cracherais pas dessus...Ne pas pouvoir acheter de fromage passé le quinze du mois en gagnant sa vie, en CDi, en payant des impôts, ça me fait mal au cul.

Ecrit par : ron | mercredi, 25 octobre 2006 11:28

Oui, prendre l’air, il n’est pas encore payant ni soumis à des droits d’exclusivité.

Oui aller à la rencontre d’autres humains comme un guerrier se battant contre toutes addictions sociales infectées de normes, de lois, de procès d’intention sur toute supposition d’agressivité morale.
La société construite sur le ciblage de nos vices fait de nous des êtres incestueux de toute intention de rapport humain. Dire bonjour a une personne qui de son air suspectant cherchera en vous un extra-terrestre qui ne sait pas qu’avant de dire bonjour, nous devons être marqué d’une reconnaissance d’aucune quémanderie sournoise et unilatérale.
Le net cache les yeux, les rougeurs, les hontes et les inhibitions. Le net est un trottoir ou circule de petits marchands d’âmes, des rongeurs de refrains et îles de charme. Offre est demande sans gommes-herses.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 11:29

@lucien

"pourquoi dire que Rebsamen est franc-maçon sur votre blog, n'est-ce-pas faire preuve d'indiscrétion?"

Non l'indiscretion est de donner son nom ... :-)

Ecrit par : paranoiac | mercredi, 25 octobre 2006 11:38

C'est une information publique qui figure dans plusieurs livres sur la Corse. Aucune révélation !

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 11:39

PS : joke ... o ka où ... :-

Ecrit par : paranoiac | mercredi, 25 octobre 2006 11:39

Oui peut-être, mais là on a une campagne à mener, 2 zigotos à faire valdinguer.

Qu'on s'y mette donc tous, même si on doit y laisser nos journées et nos soirées !...Comme pour le NON, on n'a pas eu à le regretter...

Benji
www.levraidebat.com

Ecrit par : Benji | mercredi, 25 octobre 2006 11:42

Lucien, C'est moi qui ai écris que Rebsamen était franc-maçon parce que cela était intégré dans une note de journaliste sur une fraude électorale.
Une note se transmet telle que sans modification.
Indécis à la mise en ligne, aujourd'hui je ne le regrette pas!
Le monde politique est très complexe! La Franc-maçonnerie davantage encore, cependant l'une et l'autre imposent des obligations au coeur d'une société éprise de liberté, d'égalité, de fraternité et de tolérance. Ce que doublement le maire de Dijon ne respectait pas.
Un nombre important de femmes et d’homme politique français sont franc-maçon, ce qui est naturel et légitime dans une république adossée aux droits de l’homme. Et c’est souvent ce qui permet de « passer » au dessus des lois puisque les fondamentaux de la république sont respectés.
Là ce n’était pas le cas, alors !
- Soit Rebsamen a provoqué volontairement afin que nous montrions notre désaccord, est il a obtenu ce qu’il voulait pour influencer son groupe politique en particulier sa n° une.
- Soit, il pense vraiment ce qu’il a dit ! Il en pris plein la gueule et c’est bien !

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 11:43

Guy, une question: est-ce que les blogueurs dont tu parles sont satisfaits de leur condition ou bien veulent-ils la changer?

Parce que s'ils veulent la changer, il y a des moyens à mettre en place, grâce au réseau des blogs.
Pour avoir vécu la solitude du chômage (et la résignation qui va avec), je sais ce qui m'a manqué: une solidarité et un désir commun de s'en sortir.

Alors, "tu ne peux malheureusement pas les aider individuellement", c'est certain. Mais eux peuvent s'aider en groupe.

Comme pour l'arrêt de toute addiction. Je sais, ça paraît con, mais se retrouver (en fonction des proximités géographiques) une fois par semaine pour se motiver, échanger ses projets, faire le point sur ses démarches ou justement son absence de démarches, se soutenir, voir les autres et sortir de sa bulle, il n'y a pas mieux.

Il suffirait juste de donner une impulsion et ça, tu peux le faire, tu les connais.
Si le réseau des blogs pouvait servir à réunir des BA (Blogueurs Anonymes) en situation précaire (putain que je déteste ce mot), ça pourrait changer les choses.

@Tous, qu'en pensez-vous?

Evidemment, je parle en tant que spécialiste des addictions en tout genre, vous l'aurez compris...

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 11:45

@ Armand
Toute addiction est nuisible à la santé (physique ou mentale, c'est dans la définition).
Toute addiction est pathologique.

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 11:48

Ce que Guy a observé dans le monde du blog se retrouve sans doute dans le monde des militants associatifs ou politiques. Une journaliste de "Marianne" vient de sortir un bouquin au vitriol sur ce milieu-là, que j'attends de pouvoir lire avec une certaine gourmandise.

Ecrit par : Armand | mercredi, 25 octobre 2006 11:49

touché. A eux... (blogued back ;)

Ecrit par : Nicolas Voisin | mercredi, 25 octobre 2006 11:51

Tout à fait, archi d'accord avec Sacha. Et sur l'addiction, c'est on ne peut plus vrai, l'internet devient horriblement envahissant, meme si l'on est entouré : par son coté virtuel : on lis ce qui nous intéresse, uniquement.
Le jour ou il y aura des vrais clubs de chomeurs ( c'est honteux que cela n'existe pas quand meme, et aberrant), cela changera.

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 11:52

Tu es surprenant Guy !
C'est touchant. ET Sacha, encore, a raison aussi.
J'écris un scenar depuis quelques mois sur le web, blog,etc... C'est là que j'ai commencé à surfer. Puis addiction, retranchement. Fascinant, dangereux. Comme avec la drogue: on a plus besoin de voir ses amis.
Puis j'ai coupé 2 semaines non-stop. ET ce que je me suis senti bien ! Incroyable. On est sujet à internet.
Bref c'est fou comme le web construit un nouveau sujet, de nouvelles communautés. Autant Péril que Salvateur dirait le poète.
Bon je vais écrire. J'ai besoin de tunes, faut que j'arrête cette addiction.

Bonne journée à tous les heureux et malheureux

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 11:52

Bonjour,

Je suis nouvelle parmi vous.
J'ai commencé par lire les réactions sur le débats PS (je suis un peu monomaniaque).
Et puis j'en suis venue à lire votre texte sur les blogueurs.
D'une part, j'ai de la chance d'avoir un boulot qui me permette un peu de liberté, car cela demande effectivement énormément de temps.
Je pense que malgré les discussions pasionnantes que l'on peut avoir, il ne faut pas oublier la vraie vie.
Et malgré la précarité financière de certains, je peux observer que il ne s'agit pas, bien au contraire de précarité intellectuelle.
Lorsque l'on ne travaille pas, c'est souvent un des risques, de s'enliser dans une vie où notre cerveau ne fonctionne pas. Même s'il sagit d'une addiction, elle permettra forcément de mieux s'en sortir que si l'on est accro à Derrick, ce qui malheureusement le plus courant. Dans la vraie vie, il y a des personnes qui ont 500 mots de vocabulaire, ce qui ne leur permet pas d'élaborer une pensée et de pouvoir critiquer avec autant de verve les candidats PS.
Dans la vraie vie, il y a des personnes qui n'ont pas accès aux infos, qui ne savent pas qui est Le Pen, donc vous imaginez, DSK !

Sinon, à titre personnel, je ne pourrais pas vivre sans internet et j'ai pu y faire des rencontres dans des milieux auxquels je n'aurais sans doute jamais eu accès.

Ecrit par : Lou | mercredi, 25 octobre 2006 11:54

Sacha

Je ne suis pas psy mais je pense qu'une addiction peut aussi constituer un réflexe de défense, ou un signal d'alarme, et donc jouer un rôle positif.

Dans le domaine de l'internet j'ai quand même vécu une expérience que j'ai trouvée effrayante : un cybercafé rempli d'enfants en train de jouer en ligne...ces enfants jouent toute la journée, certains d'entre eux séchent l'école pour jouer, à tel point que la police locale fait des descentes régulières dans les cybercafés pour les récupérer. Ces enfants avaient vraiment l'air "ailleurs", complétement déconnectés du réel. J'ai lu un témoignage d'un ancien "drogué des machines à sous" à peu près aussi effrayant à tel point que je doute de la véracité de certains détails (des habitués qui utilisent un pot pour ne pas s'interrompre de jouer pour aller aux toilettes...).

Par ailleurs selon des scientifiques japonais surfer sur le net juste avant de dormir serait nocif (je n'ai pas retenu les détails).

Les blogs les plus opaques, quant à eux, ne me le semblent guère plus que l'idée que je me fais d'une cellule de Lutte Ouvrière.

Ecrit par : Armand | mercredi, 25 octobre 2006 11:56

Sacha, tu as raison, zut alors!
La france est le pays disposant le plus de blogs ouverts après les zaméricains mais ils sont 300 millions! Tout en accusant un retard dans la vulgarisation de la communication électronique en particulier dans le monde scolaire.
Et tu as raison parce que quelques fois, les personnes rassurées sur leur valeur propre quittent l'écran.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 11:59

@ Paranoïac

okaou...vertbaudet ? :)))

non pas steevy !!!

@ Olivier Bonnet

"Si j'arrête d'écrire sur mon blog, je crains d'avoir l'impression de ne plus exister du tout. Là, tout est dit."

Seulement craindre et en fait...dehors tu respires encore..tu es donc encore :)

Il y a quelques temps j'invitais un "ami du net" à venir ici, il n'avait pas accroché aux fils de discussions mais j'avais bien apprécié sa remarque :

"Y a plein de gens qui s'écoutent parler (ou plutôt qui se regardent pianoter) et qui ont des tonnes de temps à foutre en l'air. Et voilà : c'est le destin de tout "échange" sur le net, c'est à qui dégainera le plus gros calibre cul-turel, c'est à qui fera le mieux semblant de comprendre ce que l'autre a voulu dire, à qui paraîtra le plus intelligent. A mon avis, il y a 2 motifs principaux d'être accro au net : (1) le cul (2) paraître. Tant et si bien qu'on oublie que (1) est bien mieux dans la vie réelle, et que personne n'en a rien à foutre de (2), puisque chacun est penché sur son propre nombril."

Ecrit par : Flo | mercredi, 25 octobre 2006 12:00

Lou, une étude la sorbonne 2005 démontre que la plupart des français utilisent entre cinq et six cents mots, 1500 pour les érudits!
C'est triste mais c'est comme ça!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:05

Sacha, c'est une idée mais créer un lieu de RDV supplémentaire menes à la création d'une nouvelle caste. Mais pourquoi pas se rapprocher des repère de mermet, je pense que l'approche y est commune à l'attente de beaucoup de bloggeur.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 12:07

Flo, cela doit être triste ta vie!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:09

"Tout ce qui est bon me rend fécond. Je n'ai pas d'autre gratitude, je n'ai même aucune autre preuve de ce qui est bon."

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 25 octobre 2006 12:14

Olivier ,
tu avais arrêté ton blog quelques jours, comment cela s'est-il passé :-)))))

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:15

"Lou, une étude la sorbonne 2005 démontre que la plupart des français utilisent entre cinq et six cents mots, 1500 pour les érudits!
C'est triste mais c'est comme ça!"
martingrall :
Oui, mais ici, je lis plus des blogueurs qui ont 1500 que 500 mots de vocabulaires.
Donc même si certains vivent dans une précarité matérielle, il ne faut pas oublier ceux, qui ont en plus peu de mots pour pouvoir se sortir d'un univers fermé.

Ecrit par : Lou | mercredi, 25 octobre 2006 12:15

Un bel écrit, à garder préciseusement. A relire,

Jean Vinatier

Ecrit par : vinatier | mercredi, 25 octobre 2006 12:20

@Philippe68
Moi qui suis farouchement hostile à toute caste, tout communautarisme, je ne crois pas qu'il faille invoquer la caste à tout bout de champ et surtout pas quand il s'agit d'entraide de personnes en difficulté.
Chez les NA ou les AA, le cadre sup. en activité cotoie l'ouvrier au chômage. Et c'est pour ça que ça marche. Parce qu'il n'y a plus de frontières culturelles ou sociales, juste des hommes et des femmes qui partagent le même problème, avec beaucoup d'humilité et le désir commun de s'en sortir... Ca ne fait pas vraiment caste, vois-tu.
Le seul problème, c'est d'avoir le courage d'y aller, le courage d'admettre son addiction et la volonté de s'en sortir.
Mais c'est un problème de taille...

@ Guy
Ca te brancherait pas d'être le fondateur des BA ?
Je trouve que ça aurait une sacrée gueule!

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 12:38

Lou, Je suis d'accord. Être libre dans la tête ne suffit pas, il faut le dire et l'imposer.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:40

Sacha,c'ets quoi ? Chez les NA ou les AA

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:42

Il faut filmer le président de la République et les ministres 24 heures sur 24 pour que les citoyens puissent en permanence les surveiller.

Marie-Ségo, votre présidente

Ecrit par : Marie-Ségolène Royal | mercredi, 25 octobre 2006 12:42

Pardon Martin, je croyais que tout le monde connaissait les Narcotiques Anonymes et les Alcooliques Anonymes.
Je crois d'ailleurs que maintenant, il y a même des réunions de Fumeurs Anonymes.
D'où l'idée de créer les Blogueurs Anonymes suite à la note de Guy...

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 12:46

sacha, BA, je sais! Bonne Action j'ai appris ça chez les éclaireurs de France.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:47

Il y a aussi les dépressifs anonymes ! ;)

Ecrit par : Lou | mercredi, 25 octobre 2006 12:47

pour le nombre des mots, le tout est dans leur utilisation. Il doit bien y avoir une étude quelque part sur le nombre de mots utilisé par Racine, ou même Molière

Ecrit par : brigetoun | mercredi, 25 octobre 2006 12:48

Baudelaire: 123000 mots
Brassens: 87000 mots
sans compter les néologismes

Ok je vais bosser...

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 12:49

Oui, Lou, mais pour ça il y a les CMP de proximité (les Centres Médicaux Psychiatriques) totalement gratuits, ainsi que les groupes de parole chez les psys (payants) ou à l'hosto (remboursés hors Ticket Modérateur)

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 12:50

Guy
c'est un des mails les plus graves, les plus déroutants, les plus décoiffants que tu aies écrit depuis que je te lis ici.
je passe sur le fait que bien évidemment, faire preuve d'humanité t'expose aux habituels ricanements des habituels imbéciles ( et de quelques nouveaux spécimens, apparemment ;-)
la réponse en deux lignes d'olivier Bonnet ( salut Olivier) est exemplaire de ce que tu décris
je ne blogue pas autant que toi ;-) mais il m'arrive aussi d'être troublé, profondément, par le fait que le net nous permet, EN SUS de la vie de tous les jours, d'ouvrir des portes et d'avoir accès à des choses restées invisibles.
je te tire mon chapeau virtuel pour ce texte

Ecrit par : christian lehmann | mercredi, 25 octobre 2006 12:53

Bridgetoun : il faut relire 1984 et le concept de la Novlangue : moins on a de mots à notre disposition, moins notre pensée peut s'étayer.

Sacha : les dépressifs anonymes, cela existe vraiment, je vois régulièrement des annonces de réunion dans la PQR !
Sinon, les CMP n'existent pas partout : tu es parisien ?

Ecrit par : Lou | mercredi, 25 octobre 2006 12:54

Sacha, c'est plus que pas con et facile à initier! D'autant que si ma mémoire n'est pas tristement défaillante GIBI dispose d'une petite machine qui lui permet de savoir d'où l'on blogue, la ville seulement !

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 12:54

Sacha, ok pour ne pas utiliser "caste" à tout bout de "camp", mais ne pas utiliser non plus "personnes en difficultés", c'est rutilant. parlons plutôt de personnes en recherche de sens, d'avenir, de liberté, d'identité, d'change, enfin tous que l'humanité perd dans son adiction notoire à la société de consommation et de communauté.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 12:55

lol, j'ai un voisin qui s'appelle Maurice...


@ Dingo

néologisme: les alicaments :)

@ martingrall

FBI porté disparu...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 13:01

Je ne crois pas que l'expression sur les blogs doit être uniquement interprété comme désarroi social. Nous cherchons du sens dans la cohue médiatique, nous sécurisons notre conscience de l’existence de l’autre et de son expression.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 13:03

Tout à fait d'accord avec toi Philippe68!
Bon, à compter de cet instant, je me mets en pause internet pour 2 semaines (vacances scolaires qui vont me permettre de faire mes Bloggueurs Anonymes)

Ecrit par : Valérie | mercredi, 25 octobre 2006 13:15

Merci pour eux Guy.
C'est touchant et sincère.
Je suis d'accord avec toi, INtyernet et les blogs sont un piège, la plupart du temps, et la vie est dehors, avec les gens.
Pour paraphraser Kundera, "la vie est ailleurs".
Seul, tout seul, face à son écran, on n'a pour unique bouée de sauvetage que soi-même et cette virtualité peut vite devenir d'une perversité incroyable et au lieu d'inciter à sortir et renconyrer des gens, elle pousse au repliement sur soi et accentue ses propres défaut : le parana sera encore plus parano, le worahoolic encore plus bosseur, l'obsédé encore plus obsédé, etc.
Le paysage des blog est devenu le juste reflet de notre société, avec beaucoup trop de précarité, beaucoup trop de profiteurs et d'inégalité.

Ecrit par : bertrand | mercredi, 25 octobre 2006 13:16

@ Philippe
tu as raison, l'engouement, enthousiasme admiration, emballement, passion, toquade, délire exaltation, lyrisme et bien sur l’inspiration des blogs ne peut pas que se ramener réduire: résumer, borner, restreindre, limiter, contenir, diminuer, concentrer sur des personnes dont c’est le seul lien. GIBI a raison cependant. Cela permet, un rétablissement, une réanimation une réintroduction dans la vie sociale. Je pensais, il y a peu 1990 et croyais dans l’usage du télétravail pour des activités urbaines et sub-urbaines. Hors cela ne peut fonctionner qu’avec des bureaux+ génériques où les gens de toutes les entreprises se rencontrent et parlent BOULOT.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 13:22

L'acanseur sociale virtuelle ne fonctionnent pas, ok. Merci de m'avoir montrez la direction de l'escalié.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 13:23

@ Martingrall

Pourquoi penses-tu que ma vie doit être triste ?

je n'ai absolument pas ce sentiment -

éclaireur que tu es donnes moi ta lumière :)

Ecrit par : Flo | mercredi, 25 octobre 2006 13:29

Oui Martin, j'ai du mal à apprivoiser mes clients inadaptés au télétravail.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 13:40

@Flo,
tu ne proposes que deux phénomènes liés aux communications! Y a ça et ça! Le q je sais pas, paraître je ne le pense pas. En ne prenant qu'extension de la lutte, on trouve à peu près tous les comportements humains de l'insulte à l'adoration, du bocal à la mer. Ensuite pour les ceusses qui ont blog ouvert, on peut y retrouver les mêmes réalités les mêmes pensées. Bien sur il y a des fulca pastrèslogique, tolédano payéauclic, ensuite la vie ni plus ni moins, la distance en moins qui rend plus justement audibles des murmures, des soubresauts, des vies qui coulent.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 13:44

@ Philippe
Mes interventions concernent ceux qui ne vont pas bien. Alors tu appelles ça comme tu veux mais "en difficulté", je trouve ça pas mal, parce que ça peut être physique, mental, financier.
Bien évidemment, il y a plein de blogueurs heureux, équilibrés, qui s'enrichissent grâce aux blogs et qui vivent ça très bien, comme un passe-temps ludique ou un moyen d'expressio.
Je ne parlais pas d'eux, Philippe.
Je réagis au billet de Guy, qui ne parle pas d'eux non plus.
Du moins, à ce que j'en ai compris...

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 13:48

@GB > Vous écrivez "...ces blogs sont des outils extrêmement dangereux. Parce qu'ils assimilent et nivellent des gens...".

Il me semble que le nivellement n'existe qu'au niveau de l'image que l'on se fait "des gens", qui est l'image que véhiculent leurs blogs, mais que chacun dans l'affaire conserve sa personnalité, qui se trouverait détruite par un véritable "nivellement des gens".

Et l'on distingue bien des personnalités particulières dans les blogs, dont on ne voit pas en général qu'elles se détérioreraient au fil du temps passé sur le Net, sans exclure cependant que ce puisse être pour chacun un moyen d'évoluer.

Vous ecrivez aussi "La sortie n'est pas là. Sûrement pas. Il leur faut ressortir dehors. S'éloigner le plus possible de ce piège informatique qui leur a fait croire qu'il y avait ici, une forme d'avenir."

Mais qui peut prétendre savoir où se trouve "la sortie", d'une façon générale ?

Qui propose une "sortie" digne de ce nom à chaque personne qui la chercherait ?

J'entrevois que cette "sortie" serait celle de la précarité : notre société ne la propose effectivement pas vraiment à tous et, dans une certaine mesure, cette sortie pourrait émaner de cette fréquentation du Net, tout dépend de la nature de cette fréquentation, ce que l'on y fait, ce que l'on en attend.

On peut y glaner de la connaissance, s'y tisser des liens, alimenter des réflexions...

Qui vous dit que de ces réflexions ne pourraient pas naître des hypothèses de "sorties" ?

Notamment du côté de ce qu'il conviendrait d'entreprendre afin de trouver une porte de sortie à cette destruction de plus en plus rapide de notre biosphère qui, si on veut lui opposer un frein, nécessiteré des remises en cause profondes des modes de fontionnement de nos sociétés, et donc des modes d'utilisation / redistribution des richesses.

Je peux vous affirmer que refléxions s'y déroulent, voyez par exemple : "La décroissance, ce mot que je n'aime pas" (http://www.eco-echos.com/dotclear/index.php?2006/10/25/101-la-decroissance-ce-mot-que-je-n-aime-pas ), entre autres pages.

Et pour finir serais-je l'un des rares à proposer un petit vantail de porte de sortie, à la fois plan de relance de l'emploi et plan de rigueur énergétique, qui pourrait tirer un certain nombre de blogueurs précaires de leur "addiction" et améliorer à certains points de vue le fonctionnement de notre société ?

C'est dans "Scénario de croissance pour atteindre la croissance zéro (la décroissance ?) (http://activart.com/intelliblug/index.php/2006/10/21/32-scenario-de-croissance-pour-atteindre-la-croissance-zero-la-decroissance )

Ecrit par : jcm | mercredi, 25 octobre 2006 13:47

Nouvel article du Monde sur le DEL. Je vous mets un lien mais si cela ne marche pas, ce n'est pas nécessaire de crier...

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-827315@51-749161,0.html

Ecrit par : Thomas L | mercredi, 25 octobre 2006 13:53

Les liens qui apparaissent en signature ? Nous y revoilà, nous revoilà au système de Mr Blogspirit, qui permet aux liens vers des blogues d'apparaître, mais pas aux mails des gens le voulant. Cette inégalité de traitement, supprimable d'un seul clic de paramétrage, Blogspirit y tient pour vendre ses blogues. Mais moi, petit électron petit mais libre, je veux que mon envie de correspondre avec telle ou tel qui l'accepterait ne soit pas publique, ou tributaire d'un boss de blogue qui a autre chose à faire. Et je compte bien troller les blogues blogspirit avec ce message tant que leurs boss (GB? SF et autres) n'exigeront pas, comme tout client qui a le droit d'être correctement servi, ce tout petit paramétrage.
Mr Blogspirit, en agissant délibérément ainsi, fait du harcèlement commercial. Je ne comprends pas que des gens comme GB ou SF, qui me semblent porteurs de valeur de gauche, càd de respect de la personne, ne comprennent pas ça.

J’ai fait un ou deux posts ici depuis que j’ai demandé, en vain cette tout petite modif (mais si on se mettait à respecter les gens au lieu de les exploiter, où irait-on, où serait notre libéralisme de fond, ce bon, cet inusable libéralisme du renard dans le poulailler.
Je n’en ferai pas d’autre, plus exactement pas d’autres que ces trolls de demande de respect.

Pierre-Marie Bourdaud

Ecrit par : Pierre-Marie BOURDAUD | mercredi, 25 octobre 2006 13:58

@ Kid Econne
Cette monomanie tourne à l'orgueil, non?
Qu'est-ce qui vous empêche de demander les mails qui vous intéressent à Guy?
Qui vous dit que les mails, s'ils étaient affichés, ne seraient pas de fausses adresses?
Qui vous dit que les commentateurs auraient envie de vous parler?

Allons, revenez Kid, et cessez de bouder, vos interventions me manquent.
Je crois que tout cet énervement n'est que la manifestation de ne rien vouloir demander ou devoir à notre hôte... c'est typiquemet breton;)

Avez-vous envisagé une solution toute simple: ceux qui désirent que leur mail s'affiche pourraient mettre leur adresse dans le corps du commentaire.
Pas con, non?

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 14:09

GB découvre un phénomène qui a fait l'objet d'une très sérieuse étude, assortie d'un livre paru en 2001.

http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear/index.php?2006/04/19/131-intello-precaires-victimes-consentantes


Un intellectuel précaire écrit parfois mieux que bien des intellectuels payés

Et Fulcanelli continue à plagier cet auteur d'Agoravox

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14902

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14908

Ecrit par : Jean Paul Sartre | mercredi, 25 octobre 2006 14:05

Pierre-Marie, ces signatures -liens sont parfois agréable pour connaitre son auteur si celui-ci ne vient que pour discuter. Elles deviennent agressives quand elle semble dire : "venez chez moi, c'est mieux pour débattre ".

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 14:10

Un truc de fou ce blog. Je poste un comm' ridicule et me voilà créditée de 30 visites supplémentaires en 10 minutes. Après le principe de star fucker, je découvre celui de blogueur fucker. Magique tout simplement.
Voilà qui ne me donne pas envie de sortir! Vive le blog! Je suis grisée! Nous allons tous devenir célèbres! Pour le meilleur et pour le pire! Merci Mr Birenbaum, je vous aime!

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 14:14

Jean-Saurl Parte.
Agoravox, quelques interrogations-réponses. C'est bien quand le lecteur est lui-même l'intrepréteur, le rapporteur, le narrateur, au moins il ne jette pas l'écran par la fenêtre.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 14:17

Xquise tu t'es faire avoir!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 14:28

@GB En relisant vos textes, je m'aperçois que vous confondez deux problèmes: l'un est l'addiction aux blogs, potentiellement générateur d'une auto-exclusion de la société; l'autre est la participation importante dans les blogs de personnes qui, par d'autres mécanismes, ont été exclus du monde du travail. Je pense que ce dernier cas de figure est de loin le plus fréquent. Je ne suis pas du tout certain que la fréquentation des blogs soit responsable du maintien des exclus dans leur condition.
Si vous considérez que c'est un problème d'être exclu du monde du travail, alors posez-vous des questions sur les mécanismes qui aboutissent à cette situation dans notre pays.
Si vous considérez que ce n'est pas un problème, alors ne culpabilisez pas ceux qui ont trouvé dans le blog un loisir peu coûteux, et qui leur donne l'impression de recréer des liens sociaux, alors que leut identité sociale en a pris un coup. Le fait même, que par les blogs, ils se sentent au même niveau que ceux qui sont insérés socialement est une bonne chose.

Ecrit par : Daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 14:32

N'est-ce pas le propre de notre société d'engendrer des addictions à la chaine?
On pourrait citer également celles au travail, au sexe, etc...et la plus terrible d'entre toutes,
celle liée à la "pipolisation: être connu pour sa notoriété!
Créons les PA! (People Anonymes)..............;-)

Ecrit par : chimilimili | mercredi, 25 octobre 2006 14:32

André Breton, 1924

" je ne puis que vous assurer que je me moque de tout cela et vous répéter :
Lâchez tout. Lâchez Dada.
Lâchez votre femme, lâchez votre maîtresse.
Lâchez vos espérances et vos craintes.
Semez vos enfants au coin d’un bois.
Lâchez la proie pour l’ombre.
Lâchez au besoin une vie aisée,
Ce qu’on vous donne pour une situation d’avenir.
Partez sur les routes. "

Ecrit par : Thomas | mercredi, 25 octobre 2006 14:36

@martingrall: Oui, je suis une victime! ("Victime", métier d'avenir!) Et de bonne foi en plus puisque je ne sais pas qui est Guy Birenbaum! Enfin si, c'est un blogueur...

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 14:45

"tolédano payéauclic"

:) C'est drole....Mais le billet du jour ne l'est pas. Ca me renvoie à une journée qui a mal commencé, car après 14h je suis encore en train de lire un blog. Et meme si c'est sympa, je vais un peu tourner en rond, attendre de lire des discussions dont le contenu ne justifiera pas, de toute facon, le temps passé à scruter les mouvement du blog. Et pourtant cela ne fait que quelques mois que je ne travaille plus et je ne vis pas seul.

Mais internet permet aussi de faire marcher sa tete et de ne pas etre que "précaire" ou chomeur. Et de maintenir un lien social meme virtuel. Là dessus je pense qu'au contraire, pour ceux qui le veulent, Internet crée des liens qui n'existaient pas avant. Mais perso, meme envoyer un mail à quelqu'un que je ne connais pas sur le web, c'est quasi insurmontable.

Quand vous etes chomeur ou précaire, vous etes relativement seul, quel que soit votre niveau d'intégration sociale. Dingo disait plus haut qu'avec internet on a plus besoin de voir ses amis : c'est d'autant plus vrai qu'ils sont très gonflants et lourds quand vous etes sans emploi, et eux non !

De réels clubs ou associations de chomeurs ca manque terriblement. Et je pense que c'est loin, mais très loin, d'etre une coincidence : on trouve des clubs de tout, pour des communautés très restreintes, mais pour les chomeurs et précaires, qui sont quand meme a peu pres 4,5 millions, il n'y a que quelques associations qui se réunissent une fois toutes les 2 semaines et basta. Une mise à disposition de locaux par l'anpe pour les chomeurs, ce serait bien utile. Encore plus pour les chomeurs de longue durée. Autant que l'anpe serve à quelque chose.

Internet et les blogs sont addictifs, mais le problème initial, c'est quand meme bien la précarité et le chomage !

Et un blog c'est je suppose (je n'en tiens pas) un moyen, une solution, certes un peu perverse , mais une solution, pour sortir d'un isolement économique et social. L'isolement est d'abord économique avant d'etre social, l'isolement social n'est qu'une résultante d'un manque économique : quand on est riche, on est jamais précaire, on peut consommer du loisir, on ne reste pas chez soi...

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 14:50

@ Xquise, toi qui écris et bien mieux + que fulca que je salue au passage, GB est éditeur et qui plus est bien distribué, bien mis en place, j'ai même trouvé Privé sa maison d'édition où? un village dont je ne me souviens plus du nom, à côté de Plombière un non moins village!
Enfin j'dis ça,

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 15:14

Elle me gène ta note, Guy.
Je sais combien tu as le goût du concret, de la liberté, de l'argent qui permet donc.
Tu conseilles avec sincérité. Il n'empêche, cette note me gène. Je crois que je la trouve un rien perverse.
Je... la trouve perverse.

Ecrit par : stubborn | mercredi, 25 octobre 2006 15:18

Etonnantes réactions, parfois. Je me range du côté de ceux qui ont aimé ce journaisme sensible.
En saluant tous les OS de la communication...

Ecrit par : prixdeflore2006 | mercredi, 25 octobre 2006 15:20

@Martingrall

juste rapido (c'est les vacances et avec les enfants je partagent l'ordi)
rapide fut ta lecture - les deux vues n'étaient pas de moi :) -
mais c'est pas grave , je peux écrire beaucoup beaucoup d'âneries, même les penser :) ((mais ma vie n'est pas triste du tout :))

sinon, pour revenir au sujet - en reprenant glagla

"Internet et les blogs sont addictifs, mais le problème initial, c'est quand meme bien la précarité et le chomage !

Et un blog c'est je suppose (je n'en tiens pas) un moyen, une solution, certes un peu perverse , mais une solution, pour sortir d'un isolement économique et social. L'isolement est d'abord économique avant d'etre social, l'isolement social n'est qu'une résultante d'un manque économique : quand on est riche, on est jamais précaire, on peut consommer du loisir, on ne reste pas chez soi..."

Oui, l'isolement social n'est qu'une résultante d'un manque économique -

mais ce que Mr birenbaum dit, c'est que justement il faut aller dehors, la sortie de l'isolement économique ce n'est pas internet via les blogs et les discussions (on s'y enferme un peu et cela peut aussi vous éloigner de ceux qui vous entourent - dans la vrai vie - et ne suivent pas vos discussions)

ce peut être un remontant, une bouffée d'air de parler, une thérapie... mais en aucun cas une solution au problème

Ecrit par : Flo | mercredi, 25 octobre 2006 15:25

Flo vous avez raison. Internet est infini, on peut s'y enfermer. Mais c'est par période heureusement.
Et surtout, c'est pas non plus parce que vous allez vous promener dehors que vous trouvez du travail...
Et c'est bien le problème !

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 15:40

Il y a un roman de Ryu Murakami, Parasites, pas le meilleur de son auteur; mais le personnage complètement isolé retrouve "la vie" après un passage dans l'enfer du web...

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 15:42

Un blog c'est surtout l'espoir pour certains de se sentir exister, d'échanger, parce qu'il y a un nivellement, d'égal à égal avec des gens auxquels ils n'auraient pas accès dans la vraie vie, c'est peut-être l'espoir de se voir gratifié d'une célébrité, même éphémère et de sentir du coup que l'on compte. La chose la plus importante pour un blogueur c'est justement l'illusion d'une virginité nitescente et d'une possibilité de reconnaissance qu'il n'a pas forcément dans la vraie vie. Enfin, je crois. :=)

Ecrit par : d3log | mercredi, 25 octobre 2006 15:45

@ stubborn, Je ne le pense pas, Guy fonctionne au coup de coeur estampillé sincère et véritable. C'est futile et dérisoire ou tragique selon le pied duquel on s'est levé.

@ galagla
Beaucoup plus de 4 millions cinq cents milles. Sacha tient un bout de la ligne. Les associations de chômeurs ne marchent pas parce qu’elles représentent la perte « d’une idée sociale » pour tous les participants.
En mélangeant tous les bloggers, on casse le début de l’auto exclusion qui est le plus grave. Cela n’est ni facile à vivre ni facile à côtoyer. Il faut accepter non pas le chômeur, mais la société politique doit accepter son échec. Il en sera vraisemblablement ainsi pendant encore 10 à 20 ans, temps nécessaire à la stabilisation de l’économie globalisée.

Cependant même avec un travail, de l'argent, un avenir et radieux et meilleurs, le blog crée des liens.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 15:46

Guy votre billet et beau et il renforce, si besoin en était, l'estime et l'affection que j'ai pour vous. (je précise, pour les lecteurs, que nous ne nous sommes jamais rencontrés)
Il est beau en ce qu'il contient d'humanité, de prise de conscience.

J'ai coutume de dire que la sympathie que j'éprouve pour l'autre est proportionnelle au degré d'intérêt qu'il accorde à autrui.

Fragiles êtres humains, tous destinés au même sort final, nous ne pouvons traverser la vie sans se sentir reliés à l'humanité.

Ecrire sur les blogs, ou en créer un, est un moyen de ne pas être seul, un moyen de communiquer avec autrui.

J'ai lu tous les coms (malheureusement un peu vite car le temps me presse), d'autres que moi l'ont déja fort bien exprimé.

J'aime particulièrement ce qu'écrit philippe68. (pas seulement, sorry pour les autres, pas le temps de tout rechercher)

Il reste que le vrai problème est le chômage, qui appauvrit, qui isole, culpabilise.

La société du profit est d'une cruauté inouïe, obscène.

Elle peut effectivement créér l'addiction à internet, ou à l'alcool, ou à la drogue, ou au déséspoir.

Le mode de vie occidental, avec ses interdits, ses tabous et ses chaînes a créé la névrose.
Ecrire peut être un moyen de s'en libérer;

Guy, vous avez raison, la vie active est ailleurs, ce n'est pas en bloguant toute la journée que l'on trouve un travail ou que l'on gagne des subsides.
Mais ça peut apporter un peu de bonheur, créer des liens, aider le temps à passer.

Et puis, et ce n'est pas flatterie de ma part, sur votre blog Guy, comme sur d'autres que j'aime, le niveau de discussion est élevé, riche, souvent drôle, parfois débridé.

Ce n'est pas si facile, dans la vie de tous les jours, d'avoir des discussions de cet acabit, on n'a pas souvent en face de soi des interlocuteurs capables de disserter sur différents sujets, avec aisance et culture.

Un des motifs de ma présence sur les blogs est le fait que j'habite en Italie, je parle bien italien, mais pas au même niveau que le français, je discute, mais je n'ai pas toujours les références, (le background) italiennes.

Alors entre deux traductions, entre deux cours de français (qui ne sont pas forcément palpitants) je viens causer ici et là, ou partager, en les écrivant sur mon blog, mes expériences et mes pensées.

Et puis chez vous j'ai fait des rencontres, virtuelles certes, mais riches, belles, pleines d'affection.
Le web élimine "l'animalité" des rencontres, mais aussi les préjugés. Je ne sais pas qui est qui, ni ce qu'il fait ni ce qu'il vit, mais j'entends sa parole et il le sait.
C'est beaucoup.

ps:merci le moralisateur masqué :-)

Ecrit par : céleste | mercredi, 25 octobre 2006 15:52

céleste

presque d'accord, limite nihiliste...

les blogs ont autants d'atouts que de limites. C'est parfois un peu le défoulloir, on se prend au jeu ( on inclusif bien sûr)

" même sans espoir, la lutte est un espoir"
je parlerai plus de contraintes quotidiennes ou d'un désequilibre qui s'imposent à l'Homme moderne...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 15:59

Pareil que Martingrall, Guy fonctionne (de ceux que je peux voir), au coup de coeur et au coup de gueule. J'ai la faiblesse de le penser et de l'imaginer sincére dans sa démarche, dans ses démarches, et ce n'est pas fayoter "le boss" que de le dire. Perso, comme j'ai dit dans ma premiere intervention, j'ai trouvé ce post trés touchant, humainement bien... C'est agréable.

Par contre, dans vos discussions, je suis surpris d'un point. Pour moi, Internet est une ouverture sur le monde. Je parle avec vous en ce moment, j'ai découvert pleins de gens fabuleux sur des forums 'Chevaliers du Zodiaques' (rien à voir avec SarkoPégase contre SégoAndromede...), et sur le DEL, j'ai commencé quelques discussions un peu plus privée avec des gens vraiment agréables et interressants. Pour ma part, je trouve que ce monde du blog et de l'internet est un formidable espace de tolérance, d'ouverture, de mixité sociale, et d'enrichissement personnel.

J'ai peut être une vision cuculapraline de la chose, trés bisounours-ienne, mais c'est comme ça que je la vois.

C'est vrai que personnellement, ça m'arrive d'avoir des problemes, menus et insignifiant par rapport à certains que je peux lire. Je me sens même un privilégié. Mais je ne crois pas à cette théorie de l'enfermement et de l'autoexclusion par le blog. Au contraire même, car on s'ouvre quelque part, automatiquement. Parfois on reçoit des messages de soutiens, parfois des messages condescendants, parfois des coups de pieds au cul salvateur. Parfois rien. Et alors, on s'exprime, on s'ouvre, déjà le fait de parler de sa souffrance , quand on en a une, est une marque d'ouverture et d'autoexclusion.

Je ne vois pas Internet comme le monstre qui enleve toutes vies sociales. Discuter sur Internet, écrire sur Internet, dialoguer et échanger sur INternet, c'est parler. C'est s'ouvrir. Ca remplace pas le petit café ou le verre de vin partager entre ami, mais c'est mieux que de rester seul à ne rien faire, à ne rien dire. C'est mieux.

Je vous souhaite à tous une bonne journée.

Fabien

Ecrit par : falconhill | mercredi, 25 octobre 2006 16:01

Martingrall
"Il en sera vraisemblablement ainsi pendant encore 10 à 20 ans, temps nécessaire à la stabilisation de l’économie globalisée. "

Quel optimisme ! Voyons, non, une société ne peut pas fonctionner durablement avec des taux de chomage si élevés.
Une telle économie ne peut aller que vers l'instabilité.

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 16:02

Falco

"que cet enfant soit moi, je n'en puis douter sans douter de moi" Yourcenar

sauf que rien n'empêche celui qui veut boire de le faire en surfant !

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 16:05

glagla

mon prof d'éco m'a dit: " d'après Taylor le chomâge et toujours involontaire"
;)

@ Guy

il y a quelques jours il y a eu un courriel qui a été balancé içi et j'ai envoyé un mail comme à Gilles Suze et il m'a dit qu'il avait de ma mère, qu'il était au chomage...
Bonjour à lui du coté de la rochelle
( vite j'ai cpurs je vais être en retard)

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 16:08

Et je suis même traité de pervers... C'est la vie. Je n'ai pas à juger ce que vous ressentez.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 16:12

Bonjour,
Je suis R’miste, un vrai, qui ne travaille même pas au noir et qui va se retrouver à la rue d’ici six mois, un vrai gueux.
J’ai créé mon blog en août, je voulais exposer mes réflexions que, ce jour-là, je trouvais pertinentes et marrantes. Je voulais impressionner l’entourage, j’avais bu, abusé, sans doute.

Le lendemain, je me suis remis à ma place, plus question d’orienter le monde. Des tas de gens, beaucoup plus doués, le font tous les jours pour moi. J’ai remplacé par des nouvelles, écrites il y a des années. Elles sont mieux chez « HauretFort » que dans mon vieux Mac qui n’arrête pas de trembler en ce moment.

Le Net est mon seul « luxe ». Pour, 29,90€/mois, je téléphone aux fixes, je regarde les offres d’emplois de l’ANPE, je surfe de blog en blog, peinture (KA), politique (ici et ailleurs), avocat, feu inspecteur du travail… j’écoute de la musique, je vois des courts métrages. Je règle des problèmes avec l’administration. Je dois oublier quelques autres services.

Je n’appellerai pas cela de l’addiction.
Dans 6 mois, je serai à même de faire la différence, je vous dirai.

Quant aux dialogues, que je suis sensé perdre avec ma boulangère : « bonjour, merci, aur’voir, y a trop de taxes, trop d’étrangers… »

Et, 500 mots c’est beaucoup trop quand on en a plus qu’un seul à dire: assez !

Pouvez-vous me dire où est passé « L’art de la chute chez la chatte en rut » ?

Ecrit par : areuh | mercredi, 25 octobre 2006 16:14

@Martingrall: Merci pour le conseil. Bon alors, j'écris sur ma liste: Ecrire un bouquin. En parler sur mon blog. Attendre que d'autres blogs en parlent. Parler des autres blogs. Parler des autres livres. Et boucler la boucle en laissant parler les autres blogueurs des livres des autres sur mon blog.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 16:22

@ glagla, pour l'économie ordinaire française ou toute l'économie et le tiers payant ( les salaires et charges) est basé sur des marchés lours et séculaires. aujourd'hui les coùts ont une autre ventilation.
exemple en electronique sur le côut d'un produit 60% sont des coùts de transport et de stockage! soit davantage que l'ensemble des salaires chargés. Alstom vent 5000 locomotives à la Chine en les faisant fabiquer sur place. Transporter de la fonte!
Cela ne veut pas dire que la France continuera à précariser l'emploi c'est à dire ses propres ressouces! Et aucun parti politique ne pourrait y resister. la baisse de la consommation des troisième et quatrième trimestre fait pencher la bascule à gauche. Pour quelle autre économie?

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 16:26

@Guy : ne prenez pas que les quelques menus commentaires négatifs (voire insultant) sur votre post. Je crois quand même voir que la majorité d'entre nous ont vraiment apprécié (faible mot) votre note ^____^

@Elodie : euh, tu veux dire ? (j'avais lu "les mémoires d'Adrien" de Marguerittes Yourcenar en Spé, mais bon... j'avais déjà pas compris grand chose ^^) ;

@Celeste : Pourquoi arrives tu à écrire avec talent tout ce que je pense, c'est pénible (grrrr ^_____^) ;

Bonne fin de journée

Ecrit par : falconhill | mercredi, 25 octobre 2006 16:27

Martingrall
je veux simplement dire que les politiques doivent faire d'autres choix économiques que ceux qui ont été faits jusque présent. Pour le déficit commercial que vous évoquez, c'est pas si grave parait-il.
Bonne fin de journée

Ecrit par : glagla@aaaa.fr | mercredi, 25 octobre 2006 16:36

@ Xquise,
Bien sur que non, tu écris et tu envoies ton "tapuscrit " ou "clavuscrit" Guy n'est pas le seul éditeur qui regarde son blog.
Comme le journalisme, la crise de l'édition vient plus du manque manque d'auteurs que de lecteurs. Pour qinze à vingt euros faut avoir quelque chose à lire. Sans charbon très bon pas de chaude chaudière.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 16:37

@ glagla,
Pour le déficit commercial vous le réduisez du tirs et vous êtes dans le bon %. Il est factice. Autres politiques économiques et autres politiques je dis la même chose.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 16:42

GLA GLA "Voyons, non, une société ne peut pas fonctionner durablement avec des taux de chomage si élevés.
Une telle économie ne peut aller que vers l'instabilité."
Ben non. Il est plus facile de vendre 1 million de fois un objet à 1 euro qu'une fois 1 objet à 1 million d'euro. De la, la pauvreté engendre un marché prospère, une sorte de Taylorisme de l'achat qui fait que une économie marche.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 16:43

philippe, oui mais nous ne sommes plus les seuls à les fabriquer, voire nous, français, sommes les seuls à ne plus les fabriquer.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 16:53

@ Areuh
Pourquoi ne pas mettre le lien de votre blog?

Où sont-ils, aujourd'hui sur le DEL, les blogueurs "précaires" (arg, ce mot m'écorche, vraiment, mais bon)?

Ont-ils honte de leur situation?

Peut-être faudrait-il commencer par là, non?
La honte semble inhérente à la précarité. Puis peu à peu, elle se transforme en aigreur ou en résignation.

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 16:57

Martin, une économie, je ne parle pas d'industrie de France, mais celles des discounts, téléphonie, enfin ces industries de merde inhumaine fonctionnant uniquement dans l'import, l'actionariat sans aucune source de travail en France mais dont se targuent nos politiques quand il s'agit de parler de chiffres.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 16:58

@ philippe,
Oui, et c'est d'ailleurs le projet économique de ségolène sur TNT pour l'économie des banlieues. La grande distibution. Tout pareil que sarko! Et ce sont dix ans qu'il faut pour passer
d'une économie - vivre du produit de la vente-
à l'économie -vivre de la vente du produit -
Ha! j'mets un copyrignt. :-))

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 17:06

Le Kantique des Quantiques, par un savant précaire


Il s’agit d’un travail ambitieux et courageux, qui prend non seulement le parti de souligner le déficit métaphysique des penseurs de la science contemporaine, mais qui propose en plus une véritable réhabilitation de la métaphysique de la nature pour répondre à ce déficit. Ceci s’applique particulièrement au paradigme de l’auto-organisation, et il faut être gré à l’auteur de proposer une véritable exploration de la notion de fondement pour penser la complexité.. Il est bien question de déficit, et non d’erreur, c’est pourquoi la philosophie de la nature proposée ici, contrairement à celles qui ont prévalu jadis (Bergson ou Whitehead par exemple), fait plus que rectifier des erreurs commises par des scientifiques sur la véritable destination de la métaphysique. Cette philosophie est fondée sur une critique de toutes les formes de positivisme, jusqu’aux plus insidieuses, comme on le voit très bien en juxtaposant les enjeux épistémologiques à ceux de l’histoire, de l’économie, et de la politique. Il s’agit de sortir de l’alternative paralysante entre les naturalismes d’inspiration matérialiste et les théismes à tendances dogmatiques ou théologiques. Malgré la liberté apparente du propos, le texte est fort bien organisé, d’une manière très originale et féconde : décrivant les problèmes d’interprétation de la vie au dix-neuvième siècle, l’ouvrage passe directement aux questions actuelles sur l’auto-organisation, pour revenir ensuite aux concepts fondamentaux autour desquels gravitent toutes ces questions, à savoir ceux de la mécanique quantique. En outre, l’auteur démontre une capacité peu commune à maîtriser des domaines aussi variés que la science, la philosophie et l’histoire. Peu d’auteurs peuvent se revendiquer aujourd’hui d’un tel bagage.

Ecrit par : Jean Paul Sartre | mercredi, 25 octobre 2006 17:06

@ Mère Sacha Theresa, je t'aime, un peu beaucoup .....

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 17:08

@ Sacha (et autres ?)

@ Kid Econne
»Cette monomanie tourne à l'orgueil, non? »
Rien à voir avec l’orgueil ni avec la monomanie (je fais un tas d'autres choses dans la vie). Avec l’entêtement « breton » (cliché folkloriste), oui.
« Qu'est-ce qui vous empêche de demander les mails qui vous intéressent à Guy ? »
a/ Il a d’autres chats à fouetter. b/ Ça ne le regarde pas, même si je le sais discret.
« Qui vous dit que les mails, s'ils étaient affichés, ne seraient pas de fausses adresses ? ». C’est évident, et courant. Ca signifie donc que la personne veut rester totalement anonyme. Si c’est pas simple discrétion, ça me plairait plutôt : je le fais parfois. Si c’est pour insulter autrui à son aise, j'ignore ce cafard ou je lui chie à la gueule.
« Qui vous dit que les commentateurs auraient envie de vous parler ? ». C’est re-évident. Je ne joue pas à Meetic-moi-peur, mais j’ai des échanges fructueux avec tel ou telle de la blogosphère, soit pour digresser soit pour mettre au point, voire faire baisser la température d’un échange. Je me demande si cette impossibilité ici n’est pas une des raisons des matchs de catch, féminin ou non, qui exaspèrent le blogueur non concerné certains soirs. J’ajoute que je suis assez méfiant (ça va assez avec ma demande de disponibilité des adresses sans exhibition ni tierce intervention) et ne corresponds qu’avec des gens que je « sens ». Je n’ai jamais répondu aux mails de Jean Robin (levez la main, ceux qui n’ont jamais reçu de mails de JR !). Et pudique : ces échanges ne prennent jamais un caractère intime. Ni de près ni de loin je ne pratique la culture du Loft.
« ...vos interventions me manquent. »
Merci. Mais les cimetières sont remplis de gens indispensables. Et (déjà dit je crois) je ne suis indispensable qu’à mes enfants.
« Avez-vous envisagé une solution toute simple: ceux qui désirent que leur mail s'affiche pourraient mettre leur adresse dans le corps du commentaire. Pas con, non ? »
Pas faux. Mais j’en fais une affaire, non personnelle, mais de principe par rapport à Mr Blogspirit qui n’a pas à m’imposer ses choix commerciaux. La résistance aux puissants (scuse le cliché), elle peut se faire aussi comme ça.

@ A Philippe68 : liens-signatures agressifs, pas pour moi sauf si le posteur ne vient que pour pondre une ligne sans intérêt (ou provocatrice) dans le seul but d’attirer le micheton.

Bonne chance pour la suite de vos échanges. Mais sans moi. Si je reviens, ce ne sera que pour poursuivre la réflexion sur ce seul point.
Et pour troller. Pour ne pas faire scier le peuple, ça se fera avec des textes. Tiens, je me suis fait une anthologie de textes d'auteurs pour un projet de spectacle mort-né. On va voir.

Ecrit par : Pierre-Marie BOURDAUD | mercredi, 25 octobre 2006 17:11

à PMB the KID, au moins cela te libère du temps, de ne plus blaguer.
Anthologie mort-né ! pivot au secours, mort-née d'un spectacle d'auteurs.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 17:20

C'est dommage Pierre-Marie de vous focaliser sur ce Mr Blogspirit. Il n'y a pas que de mercantiles intentions dans les témoignages et vous ne dites d'ailleurs pas vos impressions premières sur ce que vous pouvez lire ici. Si votre combat se résume seulement aux liens et bien je trouve cela désolant.

Ecrit par : philippe68 | mercredi, 25 octobre 2006 17:23

Bonjour

Pour moi, le blog est l'occasion de formidables moments, mais je crois que ça nuit à mon efficacité au travail où je m'ennuie un peu, donc je dois concilier les deux. En tout cas, j'apprécie suffisamment pour prendre des forfaits en dehors de chez moi.

En revanche, je ne prends pas d'abonnement à la maison parce que je me connais et je ne veux pas terminer mes nuits entre 4 et 6 heures du matin. Il faut faire attention et se connaître. Moi, j'en suis passé par là...

Je pense qu'il faut libérer la parole de chacun et le blog est un très bon instrument pour ça, mais il faut se gendarmer un peu en respectant ses interlocuteurs et en se fixant des limites horaires.

Sinon, pour ceux qui passent jusqu'à 15 heures par jour devant leur écran, faites du sport, du jogging, ouiii comme LLM, parce qu'au bout de quelques kilomètres ça vous rend euphoriques et c'est une drogue saine...

Ou alors de la randonnée, c'est très bon aussi.

Pour moi, le top reste la pratique d'un sport collectif

Un esprit sain dans un corps sain...

Ecrit par : johnmarguerite | mercredi, 25 octobre 2006 17:24

"Peu d’auteurs peuvent se revendiquer aujourd’hui d’un tel bagage."

Dieu merci!

Ecrit par : Mathieu | mercredi, 25 octobre 2006 17:25

P68 écrit :
"Il n'y a pas que de mercantiles intentions dans les témoignages..."
Je ne confonds pas ce qui se dit ici, que je ne juge pas, et le fonctionnement, lui mercantile, de cette plateforme. Toutes les plates formes comme Typepad (qui ont le défaut de buguer souvent, les blogues de Libé, Bravepatrie, les hautetfort, etc. donnent ce choix.
"et vous ne dites d'ailleurs pas vos impressions premières sur ce que vous pouvez lire ici."
Mes impressions sur ce que je lis ici ? Relisez Kid et ses frères, Messeigneurs Gaillard-Davant, Ducon-Bourgeois et Pince, Alfred Nonyme, Gabriel Larcange et tutti quanti, et vous aurez de quoi faire avec mes impressions !
"Si votre combat se résume seulement aux liens et bien je trouve cela désolant."
J'ai beaucoup d'autres (petits, chuis pas le sous-commandante Kid) combats dans la vie.
Premier troll: demain.

Ecrit par : Pierre-Marie BOURDAUD | mercredi, 25 octobre 2006 17:37

@ PMB the KID .

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 17:39

C’est gentil de penser à nous.
Le blog c’est de la conversation sans conséquence. On a encore l’illusion que l’on existe. Ils nous arrivent même d’être cités par Le Monde. Ça nous fait une belle jambe. Le blob ? Un beau piège à cons. On agit sur rien ; on n’influence personne ; on nourrit la blogosphère de commentaires dont on a parfois honte ; ce n’est même pas du travail. C’est un peu comme la cigarette, ça tue lentement ; mais on peut s’arrêter.
A suivre…

Ecrit par : Ajamais | mercredi, 25 octobre 2006 17:39

Ha la déprime ici !

L'addiction, c'est bien. Il en faut toujours une sinon, c'est la mort du corps. S'oublier c'est bon, ça fait du bien au cerveau. Ca salit, après on se sent propre quand on en sort.
Savoir se salir, c'est la base de tout.

Moi je ne bois jamais d'alcool. A cause de mon épilepsie.
Je ne me drogue jamais. A cause de mon épilpesie.
J'ai arrêté de fumer depuis que je suis dans ce Paris pollué. A cause de mon épilpesie.
Je ne peux pas faire le space mountain ni aller en boîte. A cause de mon épilpesie.
Je n'aime pas sortir. A cause des gens.
Je n'aime pas parler. A cause des gens.
Je n 'aime rien faire. A cause des gens.
Alors qu'est-ce qui me reste après cette liste d'interdits ? Tagger les blogs.

ps : non, non dingo ça n'est pas mon blog...
C'est pas parce que c'est "esther" que c'est "esther" !
Mon blog est un peu plus, comment dire ? "Sale". Voilà le mot. Mais je vous l'ai déjà dit, il ne vous plairait pas du tout, du tout, du tout.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 17:49

Le blog remet l'écriture au gout du jour et il permet de découvrir de charmantes expressions, pas faciles à recaser, comme: "Sans charbon très bon pas de chaude chaudière". Merci le blog.

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 17:53

@ Falco

je n'en sais rien mais c'est une phrase, qui en seconde en français m'avait marquée.

-------- ( translation)
je voulais dire tout à l'heure, que l'autre jour il a quelqu'un qui a balancé l'email de Gilles Suze; comme ça, par hasard alors que je ne le connais même pas...Il m'a répondu gentiment, il m'a dit qu'il avait l'âge de mère mais que contrairement à lui elle avait de la chance d'être en retraite parce que lui il était au chômage depuis quelques mois; et à son âge retrouver un emploi, c'est une impossible gageur (enfin presque).
Tout ça pour dire que le net, me permet par exemple de faire connaissance avec des personnes qui sont beaucoup plus agées que mon âge ( c'est pas dans mon village de vieux que les conversations sont les plus animées), c'est assez interessant... Céleste est comme ma deuxième maman ! et Falconhill me fait rire, je n'ai jamais vu un mec avec une telle politesse...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:03

Esther

"tagger les blogs" quel sens figuré, faites attention les bombes de peintures c'est onéreux et il faut faire ça dehors, sinon les pauvres poumons souffrent...

Attention à force de briser le tabou, votre totem s'effondre ma chère et tendre Esther...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:07

@Elodie : je te fais rire, ben youpi :) (pour ma "politesse", parles en à mon chef au boulot, il trouve que je suis parfois un peu rustre et rude ^___^) Enfin, j'espere que je ne te fais pas que rire quand même :)

En tous cas, ton histoire me rappelle un peu la mienne. Des rencontres que tu ne ferais pas en temps normal. Et des rencontres chouettes.

Bonne soirée à tous

Ecrit par : Falconhill | mercredi, 25 octobre 2006 18:13

Je m'en fous eloditoug. Le totem n'est pas une fin en soi. je ne suis pas un mythe. Ni en devenir, ni en espérance.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 18:14

même pas vrai Estr. Vous ne vous en fichez pas puisque vous me répondez...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:17

MAURICE BOISSARD, PETIT JOUEUR,
t'es même pas revenu une quatrième fois!

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | mercredi, 25 octobre 2006 18:18

Je vous réponds éloditoug parcequ'il n'y à personne ici avec qui parler. Du coup vous me faites l'affaire. Mais je crois que je préfère encore aller sur skyblog. Je ne comprends rien à ce que vous racontez la plupart du temps. D'ailleurs vous n'existez pas. Je sais qui vous êtes en vrai. Encore plus maintenant...

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 18:21

c'est ce que je dis, c'est bientôt Hallowen...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:21

vous pouvez parler aux gens dans la rue, leur donner une petite pièce, vous pouvez faire du sport... vous pouvez parlez aux murs, les murs ont des oreilles...
vous pouvez parlez aux auditeurs ont la parole...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:25

si vous habitez à la campagne vous pouvez crier en plein milieu d'un champ, comme l'agriculteur viendra vous voir et ça sera le moment de commencer une petite conversation sympa.

dommage que vous ne soyez pas invitez sur les plateaux télés sinon vous seriez tout le temps en train d'applaudir somme une dingue !

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:28

Je préfère tuer.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 18:30

Je trouve que c'est plus "sympa" de tuer les gens. Au moins ça crée un vrai lien.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 18:31

Vous habitez où Elodietoug ?

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 18:31

alors là c'est la phrase de trop:
TUER est un jeu d'enfant, un livre de Toby Litt Gang

je préfère m'en aller et écouter Guy ce soir...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:32

j'habite à st georges des groseillers (61 100) et mes parents ne sont pas dans l'annuaire.Pas la peine de chercher...

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:34

Le blog permet aussi d'exhaler sa colère, ses frustrations, ses haines et ses envies. Koz illustre pour moi le bloggueur parfait : il est intégré, avocat, il a des amis et pourtant il passe un temps hallucinant sur son blog. Parce qu'il ne trouve plus dans la presse ce qu'il a envie de lire. Donc il produit lui-même.

Et puis le blog évite beaucoup de crises. Elle les devance. Enfin, je l'espère.

Sinon, voyez ça : http://www.5eme-republique.fr/page/ Hé hé hé ;) On commence d'installer une cinquième candidature ?

Ecrit par : Column | mercredi, 25 octobre 2006 18:35

au lieu de leur dire de stopper : publiez les !

Ecrit par : Christ-Off | mercredi, 25 octobre 2006 18:33

@Sacha
Merci Sacha,
Oui, on a honte. On n’en parle pas par pudeur, c’est délicat de se répandre. C’est pas un truc dont on se vante.
Et puis, ce n’est pas très porteur actuellement, ça fait profiteur. Moi qui vivais dans l’erreur depuis toujours, je croyais que ceux qui en profitaient, c’étaient ceux qui avaient des baraques au bord de mer avec piscine et qui faisaient travailler les autres ou leur fric.
Je profite, faut que je m’en convainque.

Faut voir, aussi, la tête des professionnels de la santé quand je leur annonce que j’ai la CMU. Souvent, ce ne sont que leurs secrétaires, mais elles épousent tellement bien l’idéal de leur patron. On a l’impression de gêner.
Bien sûr, ça ne s’arrête pas là et c’est bien dommage.
Le RMI c’est dur pour tout..

Je ne connais pas d’autre R’mistes, on n’a pas envie de fonder un Club. En plus de mes problèmes, j’ai pas envie d’écouter ceux des autres, ça fait pas du bien. Égoïste que je suis…

Donc, Sacha, j’adhère totalement à votre cheminement sur l’aigreur et la résignation. La précarité, c’est un nouveau nom pour la pauvreté.
Existe t’il, des riches précaires ?

Ecrit par : areuh | mercredi, 25 octobre 2006 18:37

C'est ça : fuyez elodietoug et fait une petite pub en passant de votre tendre amour (rtl bien sûr).

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 18:38

ou plutot Gang de Toby Litt...

@ Columm

vous vous faites l'avocat du diable ;)

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:38

écoutez le plus simple serait que vous signez une pétition pour me virer,
le seule problème c'est qu'içi contrairement à vous j'ai un minimum le sens de la diplomatie, je vous ai déjà dis, Céleste est comme ma maman et Falcohill comme mon grand frère alors que vous vous êtes à ma connaissance surtout susceptible.

Ecrit par : elodietoug | mercredi, 25 octobre 2006 18:42

Il est bien ce gouvernement quand-même! Si Si

La Haute autorité de la santé avait préconisé le déremboursement de 89 médicaments. Xavier Bertrand a décidé de ne pas suivre son avis en se limitant à 41 d'entre eux, qui seront seulement moins bien remboursés par la Sécu. Celle-ci attend 70 à 100 millions d'euros d’économies de cette mesure.

Sanofi-Aventis ne supprimera que 500 emplois en France. Au lieu de ZERO ce qui était signé lors du plan de fusion. Merci gaston

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 18:42

Très bonne observation, Guy. Cela confirme mes impressions diffuses sur les blogueurs que l'on rencontre ici ou là. Ce qui me sidère, c'est le temps passé par certains devant leur clavier. Il faudrait approfondir cette étude. Il se passe quelque chose, quelque chose de nouveau. Et nous ne sommes qu'au début d'un phénomène.

Ecrit par : Jérôme Godefroy | mercredi, 25 octobre 2006 18:45

Martingrall,
pour relativiser le déficit commercial
http://actu.aliceadsl.fr/economie/default.aspx?position=18&onglet=conjoncture&id=144241

Quant aux politiques économiques, bien sur qu'il est possible de les changer. Au niveau français, ou au niveau européen. Vous avez trop entendu le discours libéral.

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 18:48

Ca vous sidère ? Quand je vois tout ces gens qui font des travails inutiles et cons, ça me sidère aussi. Il faudrait faire une étude la dessus aussi. En annexe.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 18:49

Quatre millions d'américains sont soignés pour addiction au blogs!

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 18:50

« Le blog m’a tuer ! »

Les NTC. Je connais. C'est beau les NTC. J’en suis une victime.

En 1995, j’avais un bon poste, bien payé, dans un journal qui existe toujours et qui marche très bien. Mais je m’emmerdais. Il y a mieux à faire, me suis-je dit. L’époque était au CD-Rom.
Je créais une petite agence. Grâce à des amis j’eus des marchés. Mais les technologies de cette époque étaient balbutiantes et chères, très chères. Temps de travail : 15 h par jour ; pas de vacances, pas de week-end… l’enfer. Les pertes s’accumulent.
Arrive le Net. Personne n’y croit au début. Les investissements n’arrivent qu’en 1998-1999. Trop tard. J’ai liquidé ma société, comme 90 % de mes confrères qui n’ont pas eu les moyens d’attendre.
Je me retrouve sur le pavé.
Mais je persiste. Un grand quotidien m’embauche pour monter son site Internet. Dans ce grand quotidien, personne ne croit à Internet. Pendant trois ans nous faisons et défaisons le travail au gré des désirs changeants de la direction. Puis un jour, on apprend que la direction est dessaisie du dossier au bénéfice de l’homme qui monte dans le groupe (aujourd’hui c’est l’un des grands chefs du groupe). Viré !
J’ai quitté la presse écrite depuis 5 ans. En réalité, ça fait dix ans que j’ai perdu le contact avec le papier. Je suis devenu « has been » pour ces gens là.
Il reste la télévision interactive. Oui, ça existé. J’en ai été. Un très, très grand groupe y croit. Je suis embauché pour diriger un bidule. Je m’aperçois très rapidement qu’il n’y a aucun d’avenir dans cette branche. Mais on me dit de fermer ma gueule. Et puis il faut bien vivre. Deux ans après, le très grand groupe se retire de la télévision interactive et fonce sur la TNT et les télévisions locales. Je me retrouve sur le carreau. J’y suis encore.

Moralité : j’aurais très bien pu rester à la place que j’occupais en 1995. La personne qui m’a remplacée (une amie) y est encore. J’y serai très bien payé ; à un ou deux ans de la retraite. Je serais heureux. Quel con !

Ecrit par : Ajamais | mercredi, 25 octobre 2006 18:50

@Guy
je n'ai pas dit "tu es", j'ai dit ta note, je trouve.
je craignais que tu ne comprennes pas...
l'enfermement que créent tes mots pour celui qui tente de.
Tu nous donnes du temps et de l'affection,
tu as ma confiance en retour : je te parle.
[si je me trompe, si je suis injuste, si je passe à côté de quelque chose, ton angoisse peut-être, malgré ta situation, si ma peine du moment surjoue, pardon.]

Ecrit par : stubborn | mercredi, 25 octobre 2006 18:51

Areuh, l'expression club de chomeurs vient de l'anpe, je l'ai reprise.

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 18:52

Stubborn vous voulez dire un truc je crois ? Mais ça ne sort pas ?

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 19:03

@| DEL

Aujourd'hui c'est journée déprime sur ce blog ou quoi ?

Ecrit par : Badaud | mercredi, 25 octobre 2006 19:07

C'est fou toute cette violence sur les blogs depuis quelque temps. Le fond de l'air est bizarre... Va se passer quelque chose

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 19:12

Je ne sais pas, est-ce encore générationnnel ce que je ressens ?
J'ai traîné toute mon enfance avec des économistes universitaires et quand je les entendais parler du système libérale, il était évident que le chômage allait grimper de + en +, exploser et définitivement défigurer la face du capitalisme.
C'était mathématique selon eux.
Le capitalisme pour fonctionner a besoin du chômage. Voilà les limites de ce système.

Si les gens veulent faire perdurer la société libérale, il faut accepter le chômage comme une donnée et pas comme une fatalité ou un manque de chance.

Les politiques ne peuvent rien contre le chômage. Et ce malgré leurs discours mensongers.

Deux solutions donc :
Faire éclater le système libérale en le faisant évoluer vers autre chose
ou transfomer totalement notre vision du chômeur et du rmiste.

La culpabilisation et la honte n'ont plus lieu d'être dans un système économique tel que le notre.

Pour ça, il faudrait au moins changer les termes déjà ça. Ca ne change pas materiellement les choses pour le rmiste mais au moins psychologiquement ça l'aide à dépasser sa condition.

Par exemple, à un époque on parlait de salaire universelle. Je trouve qu'il s'agit d'un terme bien plus pertinent.

Revenu minimum d'insertion ça sous-entend qu'il faut s'insérer pour y avoir droit. Ca sous entend aussi qu'on est exclu.

C'est faux, un rmiste n'est pas exclu de sa société. Il fait absolument parti de la donne économique du système libéral. Il en est un des rouages. Grâce à lui d'autres travaillent. Et ça n'est QUE grâce à lui et à personne d'autres. nt.

Il lui permet bien au contraire d'exister. Il est normal qu'il soit payer par un salaire de ce travail mensuel.

Pareil pour le chômeur.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 19:21

@esther
absolument
en finir avec la honte, avec cette odieuse culpabilisation.

pas le temps de développer, je repasse plus tard

Ecrit par : céleste | mercredi, 25 octobre 2006 19:28

Suis a la bourre pour une reaction a chaud, ne vous lis que bien souvent 20h00 apres la publication de votre note du jour (autre lieu, autre temps).
Il est etonnant souvent que des personnes reagissent sincerement a la situation des gens precaires sans en avoir vecu soi-meme les effets devastateurs sur le present et meme le futur a long terme d'une vie insignifiante pour la plupart d'entre nous. Rester chez soi resulte bien souvent d'une lassitude au combat et une dessociablisation de l'individu face au rejet ressenti jour apres jour de cette societe qui vous apparait ne plus etre la votre.
Le fait de passer 15 heures devant son pc en est un echapatoire, une sorte de resiliance qui permet a certain de recharger ses batteries et de s'en sortir en plus ou moins de temps selon la personne. Avez-vous vu ces gens qui, malgre un emploi de fonctionnaire(en couple), vivent dans des garages ?
Toucher le fond...On a beau jouer les individualistes, sans l'aide de quelqes-uns, vous ne reverrez jamais la surface, moi ce fut la chance et l'expatriation.
Continuez, vous m'amusez.
Mon gout pour la politique perd de son amertume, mais reste un excellent vomitif...

Moi meme

Ecrit par : numbatu | mercredi, 25 octobre 2006 19:30

Il est par ailleur fort probable qu'internet puissent permettre de mettre en place un réseau de chômeurs et rmistes actifs. Car il faut bien évidemment que les rmistes et chômeurs se politisent. Et se regroupent. Se rencontrent. Ils sont la sève du système linérale, ils ont droit à plus. Et ils n'oseront revendiquer que lorsqu'ils se rencontreront.

Je ne suis pas de l'avis de GB. Je pense qu'internet sera récupérer sans doute (comme tout) mais qu'en attendant cette récupération, il s'agit justement de s'installer sur la place. Internet est une place public. Un lieu. Le déserter est une erreur. Car c'est laisser la place à...

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 19:35

C'est toujours bien à savoir. J'attends encore le grand plongeon !

http://www.ipsos.fr/canalipsos/articles/1985.asp

Ecrit par : Badaud | mercredi, 25 octobre 2006 19:35

http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3346506,00-debat-royal-perd-terrain-.html

Ecrit par : Badaud | mercredi, 25 octobre 2006 19:42

Intéressant de voir qu'il y en a qui engage réflexion ici, et d'autres qui balancent liens tf1 et sondahes dans leur obsesion Ségolène. Pfff à desespérer en plus ce sont ceux qui traitent les premiers de vulgaire.
Badaud, t'es de gauche ? La précarité tu t'en fous ? Pas la peine de répondre, tu l'as fais avec tes 2 précédants messages.
Ceix qui veulent m'éviter de voter Ségo sont les mêmes qui m'en donnent envie

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 19:46

Deux solutions donc :
Faire éclater le système libérale en le faisant évoluer vers autre chose
ou transfomer totalement notre vision du chômeur et du rmiste.


======

En fait il ne faut pas choisir entre les deux solutions, comme toujours il faut prendre les deux. Elles sont indispensables l'une et l'autre.

J'irai même plus loin, sans doute le chômeur et le rmiste en faisant acte politique finira par faire changer sa société en l'amenant vers autre chose.
L'avantage du pauvre, sa richesse c'est le temps. Ce qui lui manque c'est un réseau.

Son action peut se situer à plusieurs niveaux. Notamment un qui me tient à coeur depuis longtemps : J'invite donc les rmistes et chômeurs diplômés à à réfléchir sur l'éventualité d'aller rejoindre les cités.
Il ya des gens qui vous attendent là-bas depuis très très longtemps. Ils ont besoin de vous...

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 19:53

Et vous aurez bientôt besoin d'eux.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 19:54

Chômeurs et rmistes (c'est drôle comme ce mot fait béquille !) diplômés ou pas d'ailleurs.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 19:56

@esther

"L'avantage du pauvre, sa richesse c'est le temps. Ce qui lui manque c'est un réseau. "

encore d'accord et toujours pas le temps (l'eau de pâtes est sur le point de bouillir)

Ecrit par : céleste | mercredi, 25 octobre 2006 19:56

@| Dingo 19:46

Je trouve un peu malsain que les conversations privées qu'a du avoir le patron avec certains DEListes en difficultés matérielles ou autres soit, en quelque sorte, balancées ici en forme d'un billet entier. Mais que cela débouche en une conversation sur "la précarité", dans notre société, est tout à fait respectable...
Dingo, j'ai toujours eu des convictions politiques de gauche. Désolé si les deux liens te gênent. Mais tu peux tout à fait passer outre et le laisser à ceux que ça intéresserait.... Merci !

Ecrit par : Badaud | mercredi, 25 octobre 2006 19:56

Tu sais Esther, en banlieue, en cité: ils sont à désespérer ! Franchement j'ai bloguer énormément style Bondy Blog&co, et vraiment: à désespérer la bêtise.

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 19:56

Badaud: à désespérer votre manière de voir l'action politique, vraiment, pfff
Tiens je vais jouer à Euromillion, plus de chance que de trouver

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 19:58

Dingo je ne peux pas te répondre ici sur ça.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 20:02

Par ailleurs dingo, contrairement à ce que tu t'imagines de moi, je suis loin d'être quelqu'un de pessimiste. Très très loin. Je suis fondamentalement utopiste et optimiste.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 20:05

Bien plus que toi d'ailleurs...

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 20:07

esther et le yaka...Tres pertinent

Rmiste et cancereux meme combat si l'on veut faire cours et melanger les genres, aucun n'est contagieux mais effraient tout le monde...Changera pas la vision exigu du francais face aux choses qui le derange et dont il sait que demain ce sera peut-etre sont tour.
Quel age avez-vous esther, quel est votre parcours pour etre a ce point aigie.

le meme

Ecrit par : numbatu | mercredi, 25 octobre 2006 20:08

J'écris pour les moches dingo.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 20:10

Numbatu,
Fondez une famille et vivez heureux. Laissez les autres en paix. Merci d'avance. Vous n'avez rien pour séduire soit, mais vous trouvrez bien une serpillière suffisament conne pour vous faire la cuisine et pour rire de votre cynisme d'impuissant.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 20:14

Merci, vous me sevrez de ce blog, j'en avais bien besoin.

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 20:22

Le chômage n'est pas une fatalité ou un effet secondaire de la libéralisation de l'économie, il fait partie des donnés nécessaires au bon fonctionnement du système.

Dans la société libérale, le marché de l'emploi a besoin qu'un pourcentage des personnes en âge de travailler ne trouve pas d'emploi, soit précarisé. Cela permet aux employeurs d'avoir en permanence un vivier de travailleurs disponnibles dans lequel elle pourra puisser. En outre, un fort taux de chômage permet d'avoir des travailleurs plus fexibles et susceptibles d'accepter des conditions de travail médiocres. Les entreprises peuvent à moindre coût s'offrir des employés surqualifiés. De plus en plus dans les entreprises on entend parler de burn-out, d'employés soumis à un tel stress, à une telle charge de travail, qu'ils finissent par atteindre un stade où ils deviennent définitivement inaptes au travail.
Dans une situation de plein emploi, l'employeur doit trouver sans cesse des moyens pour attirer, motiver et faire évoluer ses salariés, et toutes ces choses ont un coût.

Dans une société où régne la précarité les entreprises peuvent faire travailler des gens gratuitement à des postes qualifiés, cela s'appelle les stages. Ainsi dans les différentes entreprises où j'ai travaillé, j'ai vu des stagiaires ayant des qualifications professionelles occuper des postes à responsabilité avec d'autant plus de motivation qu'ils pensaient que cette expérience se terminerait par un emploi rémunéré. Ils se rendaient indispensable et travaillait bien au-delà de leurs horaires pour finalement se retrouver à la rue en fin de stage, aussitôt remplacés par de nouveaux stagiaires.

Et puis aprés le chômage de masse et la précarisation des salariés, il y a désormais la délocalisation... le nouveau joujou des entreprises...

La crise économique, c'est fantastique.

Ecrit par : shotgun | mercredi, 25 octobre 2006 20:27

Double lol Esther; vous êtes frappée !

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 20:34

Shotgun
c'est une société déréglementée et ultra libérale que vs décrivez. Mais il existe des solutions en dehors de la révolution, des voies moyennes, permettant de résorber le chomage, au niveau français comme européen, cf Fitoussi, Généreux etc.
Et ce sont les politiques qui mettent en place ces solutions.

Mais encore faut il y croire.

Ecrit par : glagla | mercredi, 25 octobre 2006 20:39

Oui dingo et j'espère qu'on se recroisera un jour pour de vrai ou pour de faux.
En attendant je vous quitte et je laisse faire le hasard.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 20:41

Retour de RTL je lis un peu plus tard.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 20:48

@ Glagla

Je ne dis pas que les politiques ne peuvent pas trouver des solutions, faire pression sur le patronnat pour revenir à une situation moins tendue.

Et je ne pense d'ailleurs pas qu'une révolution, si jamais elle devait se produire, serait la solution miracle aux difficultés que rencontrent actuellement à des niveaux divers les pays dits riches.

Je pense que des aménagements et des restructurations pourraient permettre de revenir à une situation comparable à celle qui existait vers le milieu des années 80. Le chômage était déjà important mais il était encore assez facile de trouver un emploi et d'évoluer dans une entreprise si on en avait envie.

Mais cela nécessiterait une volonté politique forte. Peut-être aussi que l'Europe joue de sa puissance pour imposer ses régles aux entreprises.

Néanmoins, je pense aussi que les politiques menées ces quinze dernières années ont créées un tel malaise dans la société française, une telle précarité à tous les étages (ou presque) que les dirigeants pourront bientôt opérer des restructurations brutales que plus personne n'aura la force de contester.

Ecrit par : shotgun | mercredi, 25 octobre 2006 20:55

Très bel article,très touchant,sincèrement...Je vois et ressens très bien ce que tu pointes du doigt.
Sans l'expérimenter pour ma part,comme je l'ai indiqué cet été sur ce blog,où j'avais même indiqué le montant de ma rémunération,d'environ 4 RMI,et ma situation professionnelle fatalement très stable puisque "publique"
Mais pour avoir touché le RMI juste après mes études,et pendant plus d'un an,je sais quel refuge Internet a été,à cette époque(pas si ancienne).
Cela dit,parles-tu de blogueurs politiques?

Ecrit par : Julien Tolédano | mercredi, 25 octobre 2006 21:02

oui il est beau votre billet - mais : quelle importance que nous soyons tous un peu en dehors de notre vie, cela prouve que c'est un besoin. Et pour ceux d'entre nous qui sont vraiment dans la précarité bien extrème, bien dure, et pour lesquels individuellement nous ne pouvons rien, il me semble difficile de regretter qu'ils puissent s'ils le veulent se voir ainsi sous leur meilleur jour (ce qu'ils écrivent c'est aussi eux) - alors tant pis pour vous considérez que votre site sert à s'amuser, à penser parfois mais aussi à se soigner. Vous êtes notre père ! (non je plaisante)

Ecrit par : brigetoun | mercredi, 25 octobre 2006 21:04

Guy,

Je ne vous ai jamais rencontré et cela ne se produira probablement jamais, indépendamment de notre éventuelle volonté. Nous n'avons même jamais échangé hormis ici puisque le seul courriel que je vous ai envoyé suite à votre invitation n'appelait pas forcément réponse. Je tiens cependant à apporter une réaction à ce billet puisque je me suis senti concerné.

Guy, ce n'est pas un beau billet ou une belle note. Pas seulement. Je sais depuis le temps que je vous lis que vous écrivez bien et que la qualité d'écriture de ce billet n'est nullement une exception. Ce qui m'a touché n'est donc pas cette qualité, c'est tant votre naïveté que vos émotions.

Sur mon courriel je vous avais décrit un cursus, une spirale et vous avais écrit que seuls ceux qui connaissaient de près, de très près, cette situation pouvaient la comprendre. Je vous ai aussi relaté que s'en sortir en créant son entreprise et son emploi comme c'est actuellement recommandé par les dernières dispositions gouvernementales pouvaient entraîner plus de problèmes qu'auparavant. Je n'ai jamais été désabusé, jamais aigri et ai toujours su qu'il existait des situations plus dramatiques que ne fut la mienne. Je n'ai d'ailleurs jamais pu m'empêcher de prendre fait et cause pour ces dernières.

Non Guy, votre billet n'est pas seulement beau, il est révélateur. Révélateur de ce cloisonnement de la société, la nôtre. Celle qui se veut construite sur le modèle solidaire gaulliste. Révélateur de l'incapacité de ceux qui sont "nantis" (ce n'est pas un reproche) à regarder naturellement vers le plus bas. Révélateur du mal que peut faire la vision de la réalité prise en pleine figure pour ceux qui sont totalement absorbés par leur situation de "privilégiés (bis).

Votre billet, c'est simplement une prise de conscience. La gifle que la "France d'en bas" se réjouirait de vous voir vous asséner vous-même...

Pour conclure, Guy... Votre billet m'a révélé ce que votre non-réponse à mon courriel n'a pu faire. Vous n'avez pas compris notre société dans toute ses largeur et profondeur. Vous êtes par contre profondément humain, désorienté par le désarroi de l'autre, touché par la détresse humaine qu'entraîne ce système qui exclut plus qu'il ne libère...

Voulez-vous que je l'écrive ? Je l'écris : ça fait plaisir à lire !

Merci Guy.

Ecrit par : José@La e-Cité | mercredi, 25 octobre 2006 21:05

Au fait je tenais à remercier Bernard Langlois:
j'ai copié collé un message qu'il avait laissé le 17 oct sur l'anniversaire du "Charonne" sur Vive le Feu que j'ai posté sur le Bondy Blog, qui a leur a valu de battre le record de comm et un article dans le Monde. Et à moi des insultes sans nom
Ainsi qu'Esther: une jeune fille vient de me remercier de lui avoir fait connaitre Judith Butler. ça fait du bien

Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 21:12

Ce qui est dur,surtout,lorsqu'on est au RMI(même quand celui-ci est "entier" et agrémenté d'APL),c'est de ne pas pouvoir s'acheter de journaux papiers.
On peut avoir le sentiment que lire "le Monde" sur Internet pour s'informer et écrire des notes peut remplacer un quotidien...mais non!

Depuis que je touche un salaire,une de mes premières satisfactions a été de me payer "le Monde",le Nouvel Obs'...en papier!...et donc de ne plus être réduit à le prendre dans le métro,dans les facs,ou de le lire sur Internet.

Dés lors qu'un blogueur parvient à s'émanciper de contingences liées à l'information,il se sent tout d'un coup plus performant et apte à écrire...et même à se vivre progressivement comme un observateur,un journaliste...

Sans compter le plaisir qu'il peut avoir de prendre le train,pour aller voir d'autres blogueurs,s'aérer,ou tout simplement sortir de son local confiné.

Ecrit par : Julien Tolédano | mercredi, 25 octobre 2006 21:19

@ esther

Pour finir une querelle jamais entamee puisque vaine.
Bien, tres bien de terminer vos phrases, beaucoup plus clair sur la haine qui vous anime et ne me fera pas changer d'opinion sur ce qui est dit plus haut puisque vous confirmez ma pensee...Devez pas etre belle a voir alors cachez vous derriere vos propos.
Comme disait le grand Gabin, quand on a une gu....Comme la votre, on ne parle pas, on pete.

Moi et ma conne

Ecrit par : numbatu | mercredi, 25 octobre 2006 21:21

Bon, j'ai laissé quelques comm' pas super sérieux aujourd'hui, je vais donc finir sur une touche 100% greluche histoire de finir en beauté. Ma minute blonde à moi. Le blog peut ouvrir aux autres meme derrière un PC. Je n'avais pas fait le rapprochement lorsque j'ai lu ce post, mais j'ai rencontré mon "amoureux" il y a plus d'un an grace à mon blog. Il avait laissé un com' minable sur un de mes textes minables. Depuis, je ne l'ai plus quitté, le pauvre! Bref, au bout du blog, il y a parfois l'amuuuuur!

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 21:28

Numbatu,
Oui sortez nous gabin, c'est vrai que lui c'est un grand prix de beauté... Le genre de mec que toutes les filles aimeraient mettre dans leur lit. Juste en changeant le face et le corps. Et aussi la cerveau, parceque sincérement il avait pas l'ai très finaud.

Ecrit par : esther | mercredi, 25 octobre 2006 21:39

@Tous

Les nombreux messages sur ce blog font apparaître une confusion fréquente entre précarité et absence d'emploi. Il y a des précaires qui travaillent beaucoup et des chômeurs ou des rentiers qui ne sont pas précaires.
C'est l'absence de travail qui induit l'augmentation de la fréquentation des blogs, pas la précarité.

@Shotgun

Il est bon de rappeler que le premier employeur de travailleurs précaires en France est la fonction publique.

Ecrit par : Daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 21:47

@esther
pourquoi etre si brute? version femina!

Ecrit par : olive | mercredi, 25 octobre 2006 21:52

@Xquise

Vous ne seriez pas blonde par hazard ?

Ecrit par : paranoiac | mercredi, 25 octobre 2006 21:55

Daniel2,

C'est quoi ces analyses?
Vous travaillez au Cevipof,au CREDOC??

Ecrit par : Julien Tolédano | mercredi, 25 octobre 2006 21:58

Esther,

Belle image, mais l'encre est de mauvaise qualite

Vous crachez face au vent.

Et si nous cessions de polluer ce blog.

Pas cap'

Moi si et de ce pas.

Desole Guy

Ecrit par : numbatu | mercredi, 25 octobre 2006 21:59

@ paranoiac: Qui vous l'a dit?! Qui me surveille? Ou sont cachés les micros et les caméras?!

Ecrit par : Xquise | mercredi, 25 octobre 2006 22:06

@Julien Toledano

Rien de tout cela. C'était juste pour rappeler à Shotgun que ce n'est pas les entreprises qui bénéficient le plus de la précarité en France.

Ecrit par : Daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 22:14

Pour ceux qui sont ntéresés. Il y a le patron du DEL qui parle...

http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2006/10/24/guy-birenbaum-«-la-presidentielle-se-gagnera-contre-les-medi.html

P.S: Bonsoir à Julien Tolédano.

Ecrit par : Badaud | mercredi, 25 octobre 2006 22:17

Tout lu. Les blessés. Les touchés. Les fâchés. J'ai écrit ce que j'ai ressenti à rencontrer certains. J'ai eu besoin de le faire. Je ne fonctionne qu'à l'instinct.
Demain un texte de Jean-Marc Salmon sur le vote des étrangers.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 22:18

Daneil2,

Merci! Cependant,je suis étonné de cette analyse:vous parlez surement des contractuels de l'Etat et des collectivités locales.
Oui,il y a beaucoup de salariés de ce type mais tout de même,la précarité de l'emploi touche beaucoup de monde que cela:l'intérim,par exemple,mène rarement vers des emplois publics.
Enfin,en seconde analyse,vous n'avez pas tort.Mais je soupçonne toujours ce type d'analyses d'être très libérales,et de porter une charge critique contre le secteur public.
Pour être fonctionnaire,je peux vous dire que la fonction publique d'Etat est au régime maigre:les recrutements de fonctionnaires n'ont jamais été aussi peu nombreux que cette année et le programme de Sarkozy (ne pas remplacer un départ en retraite sur deux)presque en oeuvre,du moins à Bercy.

Ecrit par : Julien Tolédano | mercredi, 25 octobre 2006 22:21

@ Daniel2

Probablement, mais il existe encore dans la fonction publique des possibilités d'évoluer. Il y a dans la plupart des cas la sécurité de l'emploi qui évite une part d'incertitude et d'angoisse induite par la précarité de l'emploi. Dans le privé les DRH créént parfois un certain chantage à l'emploi pour faire passer des mesures impopulaires ou des baisses de revenu (changer par exemple les conditions d'attribution de primes voire suppresion de celles-ci).

Ecrit par : shotgun | mercredi, 25 octobre 2006 22:28

Pour avoir lu les différents commentaires. Il faut dire qu'elle était quand même assez particulière l'ambiance sur le DEL aujourd'hui...

Ecrit par : Badaud | mercredi, 25 octobre 2006 22:30

@ Guy,

Que vous ne vous mépreniez pas... Pour ma part je ne suis ni blessé, ni touché ni senti méprisé.

Je vous respecte profondément et ai beaucoup d'estime pour vous, ce qui ne m'empêchera pas de vous prendre de front si je l'estimais nécessaire. :)

Ecrit par : José@La e-Cité | mercredi, 25 octobre 2006 22:32

GB,

On fonctionne tous à l'instinct,pas vrai?
Même si on apprend aussi à ne pas faire forcément des billets sur des météorites qui tomberaient à proximité.
Je ne suis pas d'accord avec une partie de ce billet:dire qu'il n'y a pas d'avenirs pour ces blogueurs modestes,c'est faire abstraction que l'émergence de bons blogs emmerde bon nombre... de journalistes,de profs,d'experts...
Je ne citerai pas un nom que j'ai,que j'ai vu récemment m'envoyer un e-mail pour l'aider à faire un article.
Il y a des frustrations chez certains,bien installés en apparence,quand ils lisent certains blogs.Parce qu'ils les lisent,et qu'eux mêmes n'ont pas forcément cette chance,de pouvoir s'exprimer librement sur Internet.

Ecrit par : Julien Tolédano | mercredi, 25 octobre 2006 22:40

Une journée que je tourne autour de cette note, j'ai passé de loin la dizaine d'heures. Intervenir ou pas ?
On en a parlé l'autre jour, suis reparti un peu cassé.
Mais sans ressentiment, tu avais juste pointé là où ça fait mal.
Guy ou l'art de remuer le couteau dans la plaie, Guy qui regarde la vérité en face, qui n'aime pas les faux-semblants, Guy qui aime à savoir d'où parlent les gens.
Je salue juste ton humanité et ton écoute. En espérant que ce ne sont pas des postures (je ne le crois pas, tu ne tiendrais pas ce blog). Ce sont des qualités rares, ces temps-ci.
Pour le reste : NO COMMENT, AUCUN INTERET.
Ah si, juste une chose : les blogs permettent à ceux qui le souhaitent de s'exprimer. Ils ont le choix des mots et la possibilité de ne pas être interrompus par une grande gueule. Chacun parle, chacun son tour. C'est déjà beaucoup, l'expression. Une manière de ne pas se couper du monde, de revenir aux fondamentaux, le langage.

Ecrit par : phil | mercredi, 25 octobre 2006 22:58

bizarre cette retenue nocturne épistolaire..
voire tant mieux!

les absents dans les habituels n'ont pas tort..

aérez-vous bientot l'hiver!

Ecrit par : olive noire | mercredi, 25 octobre 2006 23:12

Déçue. Tristement déçue.

Des constats à foison, des témoignages, mais pas l’once du début d’un désir d’action.
Aucun désir d’agir.
Ma proposition (pas compliquée à mettre en place) après quelques intérêts bienveillants n’a pas embrayé sur le « on ferait comment ? ». N’a même pas eu l’heur d’intéresser suffisamment Guy pour qu’il daigne répondre, trop occupé, sans doute à tirer moucheté en riposte aux agressions habituelles.

Déçue.

De l’absence d’écho, c’est certain, mais aussi et surtout de l’absence d’autre proposition concrète. De cette absence totale de volonté à changer les choses sur le terrain, par des moyens que nous pouvons maîtriser nous-mêmes sans attendre des mesures gouvernementales qui ne viendront sans doute jamais. De cette absence de volonté à se prendre en main, nous citoyens.

Alors oui, pour se plaindre, pour agresser, pour constater, pour témoigner, pour ergoter sur des terminologies on est très forts.
Pour proposer beaucoup moins.
Et pour agir pas du tout.
C’est triste.

Bonne nuit.

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 23:18

@sacha
je suis d accord avec vous

Ecrit par : olive noire | mercredi, 25 octobre 2006 23:22

@Shotgun@Julien Toledano
Pour être sincère, effectivement, il y a dans mes propos une critique du système public, qui sans les contractuels, ne pourrait pas fonctionner. Mais je ne pense pas que la réduction d'effectifs soit une solution dans la majorité des cas. Le problème est qu'il s'agit d'une structure excessivement hiérarchisée, bureaucratique, opaque, et rétive à toute forme d'évaluation, on l'a vu récemment au cours du débat sur la réforme de la justice. Il faut que le prochain gouvernement ait le courage de réformer la fonction publique, plutôt que de s'intéresser uniquement au nombre de fonctionnaires.

Ecrit par : Daniel2 | mercredi, 25 octobre 2006 23:22

sacha - bref retour - je n'ai pas à répondre. Je suis le moins bien placé en tous cas pour fédérer des BA ! Je n'ai pas la solution ! J'ai raconté ce que j'ai vu. Je ne suis qu'un témoin. Je crois à l'efficacité du témoignage, à la prise de conscience qu'il peut entraîner. Mais je comprends ta déception.

Ecrit par : g.b. | mercredi, 25 octobre 2006 23:23

Des constats à foison, des témoignages, mais pas l’once du début d’un désir d’action.
Aucun désir d’agir.

Vous découvrez Sacha, ce que le génial Fulcanelli avait déjà dévoilé.... c'est délicieux, c'est exquis, et puis toute cette hypocrisies des commentateurs, mais bon, je ne vais pas me réincarner pour autant. Vous construisez le cimetière des egos, le naufrage des idéaux. Sombrez, pauvres créatures

Ecrit par : Jean Paul Sartre | mercredi, 25 octobre 2006 23:34

Guy, en fait, je faisais référence à cette question de 11h45:
"est-ce que les blogueurs dont tu parles sont satisfaits de leur condition ou bien veulent-ils la changer?"

Ca, tu dois le savoir puisque tu les as rencontrés.
J'avoue que cette question de motivation m'intrigue beaucoup.
Merci de m'éclairer.

(même "Président d'honneur", tu ne voudrais pas?;-)

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 23:35

Cher Jean-Paul Sartre,
Je vous conseille la lecture d'un de vos ouvrages dont vous avez visiblement oublié la publication: "l'existentialisme est un humanisme".
A vous appliquer en compresse de toute urgence, cher Jean-Paul, avant de vouloir l'appliquer aux autres...

Ecrit par : Sacha | mercredi, 25 octobre 2006 23:42

Chère Sacha, je ne suis qu'un clown, Heidegger et Foucault m'ont mis minable

Ecrit par : Jean Paul Sartre | mercredi, 25 octobre 2006 23:53

Sacha, c'est facile, tu donnes un RV dans un bistrot, ensuite les gens ne viennent pas ou viennent. demain il y a une mani f au ministère le l'urabanisme et du logment organisée par des jeunes bloggers pour le logement des jeunes. Ca marche.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 23:53

Jean-Saul partre dit Fulca, laisse donc l'adolescence se former! Tu seras surpris de leur grandeur.

Ecrit par : martingrall | mercredi, 25 octobre 2006 23:59

@ pseudo jean-paul sartre : qu'en savez-vous de notre désir d'agir (très à la mode ce mot, désir) ?
Vos sarcasmes annoncent la nuit. Comme votre blog, illisible après la troisième ligne. C'est vous qui sombrez... depuis longtemps. Dans votre fatuité.

Ecrit par : phil | jeudi, 26 octobre 2006 00:01

@Daniel2

"Le problème est qu'il s'agit d'une structure excessivement hiérarchisée, bureaucratique, opaque, et rétive à toute forme d'évaluation"

Je vous rassure dans les grandes entreprises les choses ne sont guère mieux. Le patronnat à beau se gargariser de concepts comme la prise d'initiative, la valeur travail, la fluidité... nos managers au-delà de leurs beaux discours reproduisent les scèmas frileux et sclérosés que vous pointez dans l'administration.

Je parle bien sûr des grandes entreprises, des grands groupes.

Ecrit par : shotgun | jeudi, 26 octobre 2006 00:11

Non j'y crois pas .... GUY a ouvert un oeil ...
Et oui Guy il y a la France celle qui peut se permettre de faire son petit blog comme le tiens c'est a dire critique futile, parler des people, faire sa petite jalouse...
Et Il y a ceux dans la merde, eux ils s'en foutent de tous ca, leur quotidien et de savoir ce que sera le lendemain, espérant que les factures EDF, eau, arriveront au début du moins prochain et que ce soit pas trop élevé.
Pendant que vous tous ici, vous faites votre humour, les précaires eux ne savent plus ce que ca veux dire.
Vous voyez Guy vous êtes la preuve de ces Français qui vivent bien, qui se demande puorquoi le monde n'est pas si rose, qui parle du génocide arméniens, etc ...
Mais qui ne voit même pas qu'a 2 pas de chez toi il y a la misère. Et non pas celle que tu peux pensé, celle de tes africains sans papiers clandestins qui eux se font défendre, qui eux sont médiatiser, qui eux attention faut pas toucher, qui eux refuse les logements proposaient car ils sont trop loin de leur lieux de travail.

Cette précarité ou des femmes de 30 ans vivent seules avec leurs enfants, mais don ces gens se renferment sur eux , se ferme chez eux, ne font pas voir leur problème car il ne veulent pas paraitre anormal. De ces hommes de 30 ans qui ne demande qu'a travaillé pourtant et faire leur vie, mais la réponse est toujours la même non,ttrop vieux et expérimenté, on ne peut plus les manipuler, leur faire rapporter de l'argent en les payants en peanuts. Ces mêmes la qui eux a 20 ans on leur répondait trop jeune...
Il y a tous ces francais blancs qui sont discret mais vivent dans la misère, qui gardent leur dignité.
tous ces francais de l'immigration de banlieue, qui eux ont compris qu'ils ne veulent pas passer leur vie comme ca et tente le tout pour le tout ...

et pendant ce temps la star ac fais réver aux petite filles et garcons que tout le monde peut devenir chanteur or que les dés sont deja joués.
Et pendant ce temps Guy B sur son blog est NRV, c'est + un NRVment egocentrique q'un NRV de voir cette société se diviser etre ceux qui vivent et ceux qui survivent!

Ecrit par : francis | jeudi, 26 octobre 2006 07:08

Vous auriez dû venir hier francis... Vous savez tant de choses sur les autres...

Ecrit par : g.b. | jeudi, 26 octobre 2006 07:21

Guy vous me dites que j'aurai du venir hier...
Mais voyez vous Guy, la vie ce n'est pas sur tel ou tel jour, ça se vi, ça ne se planifie pas, comme vous faites, et comme les politiques font. Tellement utopique, facile, sur un papier, ou sur un blog de dire ceci, cela mais la réalité est différente.
C'est aussi dommage ne pas pas s'adapter au moment précis.

Quand a votre allusion Guy sur mon savoir sur les autres, je parle de ce que je connais, ce que je vois. Je n'ai rien a vous apprendre, de toute facon vous êtes comme toute ces personnes qui ne veulent pas vraiment entendre et ne prenne pas la peine de 2 minutes pour bien entendre et surtout comprendre.

les émeutes de l'année dernière par exemple, une catégories de francais était tout étonné or que ca couvait depuis longtemps.

Un peu comme un certain 11 septembre ou le monde a été étonné mais que un petit groupe savait tres bien que ca se produirai ...

Continuez a regarder la star ac ... a dire faut faire ci cela , des critiques etc

et un jour vous serez tous étonné par ce qu'il va arrivé....
Et la vous dirai comment ca se fait ... mais sauf que la les roles seront vraiment inversé...

Ecrit par : francis | jeudi, 26 octobre 2006 08:51

@shotgun
Vous avez raison en ce qui concerne les grandes entreprises:
Mais une structure hiérarchisée, bureaucratique, opaque, rétive à l'évaluation, et finalement inefficace, ne se maintient qu'avec l'aide du gouvernement.
On est donc très loin du libéralisme.

Ecrit par : Daniel2 | jeudi, 26 octobre 2006 09:16

Salut Guy, bravo pour ce papier. Il y a un côté drogue dans le blog et je vais t'avouer que parfois j'ai le sentiment d'être un peu drogué. J'ai la chance d'avoir un job et des chroniques. je crois pourtant que l'addiction n'est pas le monopole de ceux qui n'ont pas de boulot. Je sens parfois que j'ai du mal a décrocher, non seulement du blog mais de l'ordinateur, des connexions en générale et du téléphone et de ses multiples gadgets. Je me surpends parfois à avoir des gestes compulsifs. qui ont sans doute remplacé la clope...

Ecrit par : d.abiker | jeudi, 26 octobre 2006 09:37

TROLL 01.


____________________________________________

LE temps passe, et il fait tourner la roue de la vie comme l'eau celle des moulins.
Cinq ans plus tard, je marchais derrière une voiture noire, dont les roues étaient si hautes que je voyais les sabots des chevaux. J'étais vêtu de noir, et la main du petit Paul serrait la mienne de toutes ses forces. On emportait notre mère pour toujours.
De cette terrible journée, je n'ai pas d'autre souvenir, comme si mes quinze ans avaient refusé d'admettre la force d'un chagrin qui pouvait me tuer. Pendant des années, jusqu'à l'âge d'homme, nous n'avons jamais eu le courage de parler d'elle.

Puis, le petit Paul est devenu très grand. Il me dépassait de toute la tête, et il portait une barbe en collier, une barbe de soie dorée. Dans les collines de l'Etoile, qu'il n'a jamais voulu quitter, il menait son troupeau de chèvres ; le soir, il faisait des fromages dans des tamis de joncs tressés, puis sur le gravier des garrigues, il dormait, roulé dans son grand manteau : il fut le dernier chevrier de Virgile. Mais à trente ans, dans une clinique, il mourut. Sur la table de nuit, il y avait son harmonica.

Mon cher Lili ne l'accompagna pas avec moi au petit cimetière de La Treille, car il l'y attendait depuis des années, sous un carré d'immortelles : en 1917, dans une noire forêt du Nord, une balle en plein front avait tranché sa jeune vie, et il était tombé sous la pluie, sur des touffes de plantes froides dont il ne savait pas les noms...
Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins.

Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants.

Marcel Pagnol, le Château de ma mère

__________________________________________

Alors, M’sieu Blogspirit, tu te les sors du cul ? Tu nous les mets, ces adresses ?

Ecrit par : Pierre-Marie Bourdaud | jeudi, 26 octobre 2006 10:00

ah je me souviens trés bien...
...de votre carte blanche dans le magazine Média !

Ecrit par : elodie tougard | jeudi, 26 octobre 2006 10:03

@ Sacha

Ok, je suis votre homme : je propose aux plus motivés d'entre vous un jogging ou une randonnée hebdomadaire à l'endroit qui vous plaira.

J'ai personnellement besoin de courir ou de marcher, mais tout seul, c'est un peu triste, alors OK pour le faire en groupe...

Ecrit par : johnmarguerite | jeudi, 26 octobre 2006 10:28

@Sacha
Il y a plein de façons d'agir Sacha.
Je ne crois qu'aux rencontres.
Si j'ai envie de faire quelque chose avec quelqu'un, sa situation je m'en fous, il ou elle n'est pas sa situation, nous ne sommes pas ce que nous vivons. Si j'ai envie de faire quelque chose avec quelqu'un je l'appelle. On se voit. Et on voit la suite.
Partir de la personne plutôt que du phénomène. Voilà pour ce qui me concerne.
Puisque tu es déçue. Et que ça mérite une explication/attention.

Ecrit par : stubborn | jeudi, 26 octobre 2006 10:31

@David Abiker
Attention David, si vous mettez un orteil sur le DEL, je crains que votre addiction aux blogs ne finisse définitivement par dépasser votre addiction au chocolat ;)

Ecrit par : stubborn | jeudi, 26 octobre 2006 10:51

Tu sais Esther, en banlieue, en cité: ils sont à désespérer ! Franchement j'ai bloguer énormément style Bondy Blog&co, et vraiment: à désespérer la bêtise.
Ecrit par : Dingo | mercredi, 25 octobre 2006 19:56



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Bondy blog peut-être, je ne sais pas. Je n'y vais pas.
Ailleurs : NON.

PS : Judith butler pas très pertinent comme première approche des théories féministes. Elle intellectualise beaucoup trop la question sur le genre au point de non retour souvent ridicule. Elle fait partie de cette mouvance américaine NYorkaise) très inspirée par la pensée française : Foucault derrida deleuze and co.
Il y a comme ça toute une tripotée de féministes qui abordent le genre (entre autres) en s'inspirant des philosphes français du XXème siècle.
Et je dis bof. Parceque non. Aucun des penseurs français n'a été judicieux.

Et qui plus est, ces féministes finissent par faire de leurs travaux une approche totalement éllitiste de ces questions.
Un érection masculine qui se dit féministe mais qui se loupe par essence.

On essaye aujourd'hui en France de faire revenir le féminisme théorique par ces féministes là.
C'est une erreur. Encore une fois, la France tombe dans un intellectualisme bourgeois qui perdra la cause.


A ta place, je parlerais plutôt de kate millet (La politique du mâle) dans un premier temps. Plus accessible et surtout plus géniale. Plus incisive.

Plus marquante. Pour débuter c'est le top de la jouissance.
Je suis en train de lire despentes "kingkong théorie".
Y'a de bonnes références, elle pense bien et juste.

Pas très nouveau mais c'est bien pour aider à démocratiser la pensée féministe.
Je l'ai acheté au supermarché !
Et c'est de ça qu'il faut : Une pensée qui se diffuse partout et pas seulement dans les salons des philosophes rive gauche.

"Manifeste pour un NOUVEAU féminisme" écrit sur la quatrième de couverture de kingkong...

Le féminisme de despentes a été pensé il y a plus de 20 ans aux Etats-Unis... (Quelle retard la France. Cocorico les bouseux des Lumières)
Heureusement elle pose une bibliographie en fin d'ouvrage. C'est une honnète intellectuelle.

Ecrit par : esther | jeudi, 26 octobre 2006 11:30

Un "petit groupe savait" que le 11 septembre allait arriver. Enfin, tout s'éclaire sur francis.

Ecrit par : g.b. | jeudi, 26 octobre 2006 11:40

Cher Guy,

Je ne sais pas si la possibilité d'une sortie est là ou si elle ailleurs, dans le blog plutôt que dans la vraie vie. Je ne pense pas que ceux qui bloguent ainsi pensent ou imaginent pouvoir ramasser la mise. Vous semblez oublier un facteur essentiel, peut être le principal de ce loisir, ce hobby, qui n'est pas de ramasser la mise, mais la possibilité de la rencontre, les autres. La possibilité de sortir d'un isolement dans lequel on se retrouve enfermé lorsqu'on est en situation financière difficile, précaire, chômeur, rmiste. Ne fusse que par quelques mails, quelques commentaires, quelques mots échangés qui ne nous renvoient pas à notre situation.

Il y a l'isolement. On sort moins. On ne voit plus ses amis ou beaucoup moins. Non qu'ils n'appellent plus, mais parce qu'on refuse le plus souvent, c'est tellement compliqué de payer un restau, une bière, un ciné, avec le budget que l'on a. Alors, ils appellent moins. Et on n'appelle plus non plus. Et puis ce décalage, cette impression de décalage. A chaque fois la question : "Et alors, tu en es où de tes recherches ?". Certainement la seule à laquelle on n'a pas envie de répondre, parce qu'on y pense en permanence, dès le réveil, toute la journée, à chaque minute qui passe, jusqu'au bout des mauvaises nuits quand on se réveille en sursaut. Cette question qui fait mal tellement on la porte comme un boulet dans l'estomac sans jamais s'en débarrasser. Bien sûr la demande est sincère, et pourtant elle renvoie à la figure ce à quoi on essaie d'échapper en faisant ce sacrifice de se l'offrir ce restau, cette bière, ces minutes à voir ses amis, tout en essayant d'oublier comment on va bien pouvoir manger autre chose que des pâtes les trois derniers jours du mois. Et puis, tout le temps, les conseils avisés, sincères ou compassés qui viennent de tous bords, touchants mais tellement pénibles. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Si j'étais vraiment nul ?

Il y a la honte qui pointe parfois même si on sait qu'il n'y a pas lieu d'en avoir. Insidieuse, comme une salope. Les regards des autres souvent, des inconnus cette fois. Ces inconnus qui nous connaissent si bien parés de leur moraline à deux balles. "Si tu en es là c'est que tu ne fais pas assez pour en sortir". Ces paroles sous entendues, ou assumées, ou peut être simplement rêvées, mais qui minent. Et si vraiment je n'en faisait pas assez ? Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Si j'étais vraiment nul ?

Il y a le travail. Ou plutôt, l'attente. Ou plutôt la colère. Ou plutôt la frustration. Ou plutôt la résignation. Ou plutôt le stress. En fait, il y a tout autour du travail, de son absence de travail rémunéré. De ce travail d'en rechercher un. Toutes la palette des émotions possible. Toute votre vie. Chercher du travail en est un, à plein temps. Les site d'annonces qui sont épluchées compulsivement, jusqu'à en connaitre toutes les offres qui pourraient vous concerner par coeur. Les réponses, rares, les plus souvent sous la forme d'un renvoi automatique, "dans l'hypothèse ou nous ne vous aurions pas recontacter d'ici quinze jours, veuillez considérer que blablabla". Les entretiens, quand on en a, ou on a tellement peur d'être mauvais qu'on le devient, pétrifié de stress. L'attente de l'appel téléphonique et le combiné qui reste muet. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Si j'étais vraiment nul ?

Il y a l'ennui. La fatale addiction dont vous parlez ? Quinze heure, quinze !!! Et que voulez-vous faire d'autre quand le seul loisir que vous vous permettez c'est de prendre votre café à 1 euro au bar, tous les matins avant d'aller travailler (chez vous, chercher votre futur travail) chez Jacqueline et Dédé juste en bas de chez vous, et lire le Parisien. 1 euro par jour, 20 euro par mois. Vingt minutes par jours. Une demi-heure lorsque vous trainez un peu. Ce n'est pas le loisir que vous vous permettez, c'est celui que vous pouvez vous permettre. Une place de ciné ? Trop cher. Un musée ? Trop cher. Un week-end pour se vider la tête ailleurs, voir autre chose ? Trop cher. Un demi en terrasse ? Trop cher. Alors vous restez quinze heure par jour chez vous. Le plus souvent devant l'écran, qui est aussi celui de votre travail, celui d'en retrouver un. L'écran du blogue ou celui de la télé le soir, parce que n'arrivez plus que difficilement à lire, toujours ces questions dans la tête qui bourdonnent et qui vous en empêchent. Au moins le blogue, et surtout ceux qui vous lisent, vous lient, vous parlent sans toujours vous parler de ça, quelques mails, quelques mots qui vous permettent d'attraper un bout de réponse à ces questions qui vous minent en permanence, Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Si j'étais vraiment nul ?

C'est une histoire que je raconte, c'est un peu la mienne, pas totalement, Un peu celle d'autres de mes connaissances, blogueur ou non. Pas totalement. Un peu d'imagination. Pas totalement. Mais après tout, quelle importance. Ces moments de précarités, de difficultés sont d'une violence terrifiante. Je suis resté personnellement une huitaine de mois au chômage à la sortie de mes études, avec pourtant un diplôme qui me permettait d'être relativement serein. Il m'a fallu environ deux ans de CDI pour recommencer à ne plus avoir la boule au ventre en permanence pour le lendemain et l'après lendemain. Je n'avais pas de blogue à l'époque, parce qu'il n'y en avait pas, mais je me serais jeté dedans les yeux fermés, sans aucune hésitation, comme un appel d'air.

Ecrit par : GM | jeudi, 26 octobre 2006 12:12

C'est mon premier commentaire ici. C'est ma pause du midi car je travaille dans une société de services informatiques... Je suis sidéré par votre article. Internet s'est largement répandu dans la société (même si les chiffres sont probablement exagérés, comme d'hab') et surtout parce que le lobby des marchands de computers a introduit à l'école des notions de brevet informatique, etc. Conséquence de tout cela, beaucoup de parents peu fortunés ont acheté un PC, et un accès internet... et beaucoup s'y sont mis. Et beaucoup de ces gens sont passés par le système éducatif public qui leur a quand même appris à écrire et à réfléchir (je caricature à peine). Les blogs, c'est du temps libre comme un autre. Pourquoi encore mettre les gens dans des cases ? Le syndrome français ?

Ecrit par : Ouadou | jeudi, 26 octobre 2006 12:19

Ah bon expliquez Guy

Ecrit par : francis | jeudi, 26 octobre 2006 12:45

T'inquiètes Esther: je ne désespère jamais bien longtemps.
Pour les références, j'étais allé sur le web et ai mis plein de liens; donc elle a dû tomber sur ta Kate.
J'ai bien aimé Judith pas sa reprise de la performativité d'Autsin: tout phrase tout discours invente le réel, même ceux qui croient seulement le décrire "objectivement". Très opératoire pour beaucoup de choses. Comme le sujet d'aujourd'hui: étranger. Toujours intéressant de voir quel réel il recouvre pour celui qui prononce ce mot...

Ecrit par : Dingo | jeudi, 26 octobre 2006 12:52

@gm
Merci, c'est exactement ce que je voulais écrire sur le quotidien d'un gueux.
Mais ce quotidien, tout ce temps que je n'ai pas les moyens d'utiliser (perdu), est épuisant. C'est si dur à imaginer, la vie d'un pauvre ?

Ecrit par : areuh | jeudi, 26 octobre 2006 14:37

Très belle note que je tiens à saluer, même si tardivement... Et puis je crois moi-aussi à la force du témoignage que seuls permettent les blogs. Pour autant, la capacité d'expression y étant a priori infinie, il semble difficile d'organiser des actions blogo-solidaires. Précisément parce la blogosphère est un espace relativement égalitaire où les distinctions sociales tombent, où des échanges sont possibles en toute liberté, il semble difficile de stigmatiser les uns ou les autres entre puissants et misérables, entre offreurs potentiels et demandeurs. Ceci étant, il reste pour tous la liberté d'écrire sur le net, d'y faire des rencontres constructives qui auraient été impossibles dans la vraie vie... Mais justement, les blogs et la virtualité du Net ne font-ils pas désormais partie de la vraie vie ?

Ecrit par : Fraise des Bois | jeudi, 26 octobre 2006 14:47

Merci GM,

Comme précédemment et comme souvent par ailleurs, du temps, celui qui pose et qui distance - belle réponse faite à la note de Mr birenbaum.

Cette note, il ne faudrait pas l'oublier - juste en reparler - peut être répondre encore comme en écho à ceux qui ont envie -

même si on ne se rencontre pas Sacha, Falconhill, Thomas, Ron, Philippe68 ...

il s'est dit de beaux mots pour panser les mauvais maux, au delà de la rencontre physique, la conversation virtuelle peut continuer, elle peut être constructive

à vous lire ...

Ecrit par : Flo | jeudi, 26 octobre 2006 14:54

David Abiker,

Merci pour votre témoignage.
Moi aussi, j'ai eu l'impression très nette que le blog pouvait être une drogue.
J'en suis revenu depuis. En arrêtant tout, en fermant l'ordinateur.
Je ne suis pas journaliste comme vous, je le précise.
Je me suis replongé dans la lecture.
J'ai recommencé à sortir avec mes amis.
Je me suis mieux occupé de mes gosses et de ma femme.
Maintenant, je n'interviens que très rarement.
Tout cela, pour vous dire, qu'avec un effort de volonté, il est possible de couper la corde avec le Net et on s'en remet très bien, croyez-moi!

Ecrit par : pascal | vendredi, 27 octobre 2006 06:56

Le débat continue chez Schneidermann and co... http://www.bigbangblog.net/breve.php3?id_breve=219

Ecrit par : g.b. | vendredi, 27 octobre 2006 11:28

Cela faisait un certain temps que je n'avais pas remis les pieds sur ce blog ... non pas qu'il soit de mauvaise qualité (loin s'en faut), mais disons que sa force centripète dédiée à une vision réductive (parisienne ?) des choses m'agacait un peu ...

Relevant la tête de quelques dossiers peu intéressants pour les lecteurs de ce blog, je me suis dis "tiens, et si j'allais voir les évolutions de Monsieur Birenbaum et ses corélégionnaires des médias en tous genres ?" ... Ce que je fis avec un certain plaisir ... de courte durée quand je découvris cette note du Rédacteur Himself !!

Comment ? Il y aurait ainsi des précaires dans notre monde idyllique ? Comment ? Ils viennent aussi "passer leur temps" sur ces blogs, lieux de perdition virtuelle ?? Comment ? Ces blogs seraient ainsi des béquilles virtuelles pour handicapés sociaux en déshérance ?? Et en plus, ces gens restent droits dans leur bottes, fièrement debouts dans l'adversité ???

J'ai presque envie de dire qu'il était temps que vous découvriiez ce monde là, Monsieur Birenbaum ... Mais rassurez vous, dans votre malheur, malgré tout, vous avez "la chance" de rencontrer sur votre blog des précaires ayant "quand même" les moyens de se payer un accès internet à 29,90€ ! Cela donne presque à sourire, tant le cynisme de la situation est grotesque !

Ceci dit, votre honnêteté intellectuelle est tout à votre honneur ! Il fallait oser dire, écrire et communiquer sur cette vérité tardivement découverte... sans crainte de la raillerie ou de la moquerie ! Mais il est quand même dommage, voir déplorable qu'une personne collectivement influente comme vous (par vos articles, vos émissions, vos choix éditoriaux) découvre si tardivement (si naïvement ?) un problème sociétal majeur !

Taï Pan

Ecrit par : Taï Pan | vendredi, 27 octobre 2006 19:16

M. Birenbaum,

Votre post m'a semblé moralisateur et déconnecté (bon le jeu de mot est facile). On a l'impression que vous découvrez l'ampleur de la casse sociale chez les diplômés. Ecrire c'est réaliser un rêve, une fenêtre ouverte sur un ailleurs. Si vous n'avez rien de concret à leur proposer, le discours ne va guère les aider. Certains s'abrutissent devant TF1, d'autres picolent ou fument de l'herbe qui fait rire pour s'évader... A croire qu'une addiction qui vous confronté à des talents cachés-gâchés vous gêne et vous incite à devenir paternaliste. Mon boulot dans la presse est sympa mais blogguer 1h/jour me permet de sortir de mon quotidien de tâcheron dans la presse pro. Rien de plus

PS Votre prise de conscience vous honore mais tendez-leur la main concrètement au lieu de les critiquer virtuellement

Ecrit par : FRAMBOISE | vendredi, 27 octobre 2006 21:18

M. Birenbaum,

Votre post m'a semblé moralisateur et déconnecté (bon le jeu de mot est facile). On a l'impression que vous découvrez l'ampleur de la casse sociale chez les diplômés. Ecrire c'est réaliser un rêve, une fenêtre ouverte sur un ailleurs. Si vous n'avez rien de concret à leur proposer, le discours ne va guère les aider. Certains s'abrutissent devant TF1, d'autres picolent ou fument de l'herbe qui fait rire pour s'évader... A croire qu'une addiction qui vous confronté à des talents cachés-gâchés vous gêne et vous incite à devenir paternaliste. Mon boulot dans la presse est sympa mais blogguer 1h/jour me permet de sortir de mon quotidien de tâcheron dans la presse pro. Rien de plus

PS Votre prise de conscience vous honore mais tendez-leur la main concrètement au lieu de les critiquer virtuellement

Ecrit par : FRAMBOISE | vendredi, 27 octobre 2006 21:19

Lire cette note comme une critique est un total contresens.

Ecrit par : g.b. | vendredi, 27 octobre 2006 21:21

Merci de m'avoir répondu. Je veux bien que ce soit un contresens si vous m'expliquez pourquoi..Ce qui est chouette dans la blogosphère, c'est de pouvoir critiquer un cador qui en plus prend la peine de vous répondre !.
Le contenu de votre post ne m'a pas semblé clair : j'ai hésité entre la critique d'un monde brutal, des addictions en général ou des web-toxico en particulier (j'en ai un à la maison, il a freiné grâce à un lumbago tombé pile poil).
Vous avez reçu de nombreuses réponses irritées, il y avait donc une ambiguïté dans la formulation. Voilà j'espère quec'était une critique plus constructive que la précédente

Ecrit par : FRAMBOISE | vendredi, 27 octobre 2006 22:14

Merci de m'avoir répondu. Je veux bien que ce soit un contresens si vous m'expliquez pourquoi..Ce qui est chouette dans la blogosphère, c'est de pouvoir critiquer un cador qui en plus prend la peine de vous répondre !.
Le contenu de votre post ne m'a pas semblé clair : j'ai hésité entre la critique d'un monde brutal, des addictions en général ou des web-toxico en particulier (j'en ai un à la maison, il a freiné grâce à un lumbago tombé pile poil).
Vous avez reçu de nombreuses réponses irritées, il y avait donc une ambiguïté dans la formulation. Voilà j'espère quec'était une critique plus constructive que la précédente

Ecrit par : FRAMBOISE | vendredi, 27 octobre 2006 22:14

Ils m'ont touché. Mais la seule chose que je puisse vraiment faire pour eux c'est simplement d'expliquer leurs difficultés au plus grand nombre. Vous voyez par exemple Schneidermann en a parlé. Et puis plusieurs autres blogueurs ont fait de même. C'est donc une boule de neige.
Quant aux réactions irritées, vous savez, elles ont été limitées par rapport à certains jours ;)

Ecrit par : g.b. | vendredi, 27 octobre 2006 22:20

Merci et bon week-end (je retourne à la transcription de l''itw d'un radiologue danois)

Ecrit par : FRAMBOISE | vendredi, 27 octobre 2006 22:31

@Tai Pan,
parce que j'ai 29,90 à foutre dans le net, je serais un précaire priviliégé?? C'est ça?
Ce n'est que l'équivalent d'une ligne téléphonique normale avec ses communications.
Et puis, rassurez-vous, ça va pas durer, dans 6 mois, je suis viré, la vielle baraque va être vendue à des promoteurs (à un, ça suffit). Et ça ne vous empêchera pas de dormir, pas plus que gb que vous mettez en cause, mais que ça a travaillé assez pr qu'il en parle.
Je ne suis pas né R'miste (putain, je crois que je vais mourrir dans cet état)
J'ai tenu jusqu'à aujourd'hui en revendant ma collection de livres et de BD accumulée en 20 ans. C'est pour ceux, qui se demandent (soupçonneux) comment un gueux peut se payer sa tournée de blog. Au moins, je bois pas mon RMI le 5 du mois, comme on m'a dit...

Ecrit par : areuh | samedi, 28 octobre 2006 11:01

Voltaire et les autres ont du entendre ces idioties... Je vois que Birenbaum s'affaire à creer une image de Tartuffe à tendance fétide et moralisatrice.
Les pauvres devraient reprendre les bastilles de la pensée... ce n'est surement pas difficile, elle sont aux mains d'intellectuels sans courage ou de lobbyistes inconscient.

Vive les nouveaux intellectuels précaires... au revoir, aux apotres du tout bullocrate!

Yannick Comenge

Ecrit par : Yannick Comenge | dimanche, 29 octobre 2006 18:41

Je suis désolé Yannick mais je crois que vous êtes sacrément passé à côté.

Ecrit par : g.b. | dimanche, 29 octobre 2006 18:56

Peut etre certes, j'ai réagi un peu vite car sur une autre critique de votre texte que j'ai relu plus attentivement. Je suis passé à coté et c'est donc avec vérité que j'admets avoir réagis sur des propos à votre sujet... donc, voulant aller plus vite qu'à l'habitude j'ai fait une boulette et je suis sur que vous n'en serez pas choqué... chez GB.

Voila, le précaire que je suis est parfois trop réactif mais les bloggueurs ont pour habitude de "charger d'abord" et de corriger le tir ensuite. Les blogs aujourd'hui peuvent aider la société car ils sont le dernier rendez vous d'une démocratie participative. On parle en ce moment de jury populaire... les blog sont un prémice de ces systèmes de pensée qui permettraient de creer un contre-pouvoir que les média ne peuvent pas proposer... Ils sont trop frequement en proie à des luttes internets ou des influences diverses.

Pour ce qui est du lien social avec la Toile, disons que cela permet de trouver une forme de distraction intellectuelle au travers de l'apreté du marché de l'emploi. Je vois par exemple que récemment je postulais dans deux laboratoires différents... l'affaire etait faite (apres 28 mois de chomisme sans indemnité et un doctorat en science)... Oui, j'etais à deux doigts d'avoir un travail et de me "resocialiser" dans un metier que j'aime, la recherche fondamentale... là j'ai découvert que des "referees" qui avaient ecrits pour moi des lettres de recommandations datées et signées pouvaient brutalement trahir leurs propres ecrits et ne plus assumer leur signature... Face à ces trahisons (classiques), la Toile m'a permis de rebondir et de retrouver une obtination creative qui donne vie à mon volontarisme professionnel.
Les précaires, chomistes et autres pauvres qui ont un acces sur le web ont surement cette "béquille virtuelle" qui souvent se transcende objet creatif et élément d'extrapolation.
Ainsi, va le web, un monde virtuel qui permet de se connecter à des realités, qui permet des confluences d'interets et qui egalement sert à rebondir dans la vie courante.

Allez, désolé pour mon billet fougueux mais je reviens d'une campagne de bucheronnage dans les Pyrénées et vous avez fait les frais d'une de mes erreurs grotesques.
@+

YC

Ecrit par : Yannick Comenge | dimanche, 29 octobre 2006 19:42

C'est un billet très lucide mais en même temps assez partiel.

Effectivement, le blogueur n'écrit pas par philanthropie ou amour du prochain mais bien pour combler un désoeuvrement. Que celui-ci soit lié à des circonstances de vie diverses ne fait aucun doute mais souvent (Et dieu sait si je suis bien placé, pour l'écrire) c'est effectivement lié à une extrême précarité et un inconfort total où le net est à la fois la seule bouée de sauvetage et le seul luxe restant (et vu le tarif modique d'un abonnement, c'est même assez significatif du seuil de pauvreté que beaucoup, moi compris, ont largement défoncé).

Ce blogo-prolétariat, par ironie du sort, alimente les lectures d'un public salarié, coincé entre la machine à café et la photocopieuse.

Mis, là où je me démarque de votre opinion, c'est dans le conseil final. Effectivement, les opportunités de carrière ne tomberont pas du ciel pour qui est pertinent sur le net : les carrières seront faites adossées à des structures plus grandes (télé,radio, maison d'éditions ;o) ) hormis pour quelques exceptions au contenu éditorial aussi étroit que leurs égos et leur sens du marketing sont developpés. Mais vous oubliez que la majorité des producteurs de contenus de la "blogosphère" ne le font pas par attrait pour de quelconques trompettes de la renommée (fut-elle éphémère et Warholienne). Ceux qui le font ne sont qu'une minorité (peut-être sur-représentée parmi votre lectorat et/ou le "micro-blogo-cosme" parisien) et la majorité n'a ni cette prétention ni cette naïveté de "wanna-be blogostar". Cette majorité-là blogue uniquement pour se prouver qu'elle existe encore face à la société qui l'a rejetée et se nourrir de l'illusion qu'elle peut encore un peu peser sur elle.

Ecrit par : labosonic | lundi, 30 octobre 2006 01:41

Problème très juste qui est soulevé là et je rejoindrais labosonic ou Ron, le virtuel a des avantages multiples qui n'ont rien à voir avec la dépénendance mais qui ont justement à voir avec une forme de "normalité".

Ma toute première rencontre par le biais d'internet, c'était en 1997, je cherchais les plans des catacombes (officieuses) et j'ai rencontré un type (du deux en un ;-) )qui avait un site sur le sujet; son chat s'appelait Flaubert et il avait la tête décorée comme Picasso... Un informaticien artiste dans son genre... mais avec ses rangers et ses clous de partout je suis sure que si je n'avais pas eu l'occasion de le connaitre par internet interposé, on ne se serait jamais adressé la parole...

Comme diraient les fatals picards, "on a tous des préjugés qu'on le veuille ou non et tous ceux qui sont pas d'accord et ben c'est des gros cons"

Voila, un commentaire décousu pour dire que c'est le matin et bien le bonjour à tout le monde et vive internet qui est un pansement sur la précarité parfois et un espace de liberté encore....

J'M. (star anonyme et gratuite)

Ecrit par : Justine Miso. | lundi, 30 octobre 2006 08:48

Merci de ce chaleureux billet, même si comme Labosonic je ne partage pas chacun des éléments de votre analyse (ni non plus chacun de la sienne, mais peut-être que je suis un cas particulier, qui blogue non pas par désoeuvrement mais pour tenter de progresser au travail d'écriture et qui salariée, ne peut même pas consulter aux heures ouvrées mes propres sites (ce qui m'oblige parfois en cas d'urgence à filer au plus proche cyber-machin pendant ma pause déjeuner)).

Je ne crois pas qu'il y ait tant d'addiction. Pour ceux que je connais (oui d'accord j'habite près de Paris, ça induit peut-être un biais), l'internet est un "plus" pas un "à la place" de la vraie vie. Il y ajoute une dimension et rend possible certaines réunions, des partages et des échanges concrets.

En revanche, j'ai souvent ressenti cette détresse, celle du billet publié puis qu'on efface, les difficultés matérielles pressenties soudain chez les uns ou les autres qui jours après jours nous offrent des notes de qualités le plus souvent sur tout autre chose que leur quotidien ou alors en le travaillant bien. Un pays qui gaspille tant de talents me paraît mal parti.

En même temps je rends grâce à l'internet de permettre la communication et les rencontres entre les gens (1). Je lui dois quelques unes de mes amitiés actuelles les plus précieuses. Et d'offrir pour des sommes relativement abordables l'accès pour chacun à autres.
J'ai commencé à bloguer sérieusement pour cause d'engagement militant. Ceux qui m'entouraient étaient pour beaucoup écrivains ou journalistes, ils avaient accès aux médias classiques. L'aide que je pouvais apporter (je fais de l'informatique dans un établissement financier) en travaillant à la permanence de l'association à laquelle j'appartenais me semblait dérisoire, je souhaitais faire davantage. Par le blogue, par l'internet j'ai pu moi aussi prendre la parole, lever des soutiens, rapporter quelques fonds, trouver des sympathies. J'ai été la première surprise par l'écho rencontré. Je connaissais peu de blogueurs et je partais de rien.
Il y a 10 ans j'aurais dû me contenter de trier le courrier, répondre au téléphone, préparer des envois postaux (ce que j'ai fait également et qui était utile, mais en plus et non pas "uniquement").

Enfin je trouve Labo bien sombre quand il parle d'illusion, je crois qu'à tous quand il le faut, on pèse quand même enfin un peu, on l'a fait en janvier pour par exemple un ami révoqué. Il faut pour ça qu'on soit nombreux, ce n'est pas un seul blog qui change quoi que ce soit. Peu à peu, collectivement, nous trouverons notre place.

Je me dis aussi, souvent, que moi aussi j'aimerais aider ceux qui bien davantage que moi sont dans la détresse. Mais j'existe assez peu (avec ou sans l'internet !). Bien sûr sur le net comme ailleurs il y a ceux qui raflent la mise aisément et les autres, en attendant sur la toile tout le monde a le droit d'essayer et de parler aux autres. Ce n'est pas un mirage. C'est possible dés à présent et c'est déjà beaucoup.

Non ?


(1) à condition d'avoir le privilège d'habiter en grande ville. Je suis consciente que c'est très différent pour qui utilise l'internet en endroit isolé précisément pour rompre les distances géographiques.
Comme le dit si bien par son exemple Justine Miso, on gagne ainsi beaucoup de temps à rencontrer directement ceux dont les centres d'intérêt répondent à nos questions, on s'affranchit des apparences, et c'est tant mieux ainsi.

Ecrit par : gilda en provenance de chez Labosonic | lundi, 30 octobre 2006 17:43

Je crois à contrario qu'on a aussi la creation d'une Toile-contre pouvoir qui permet aujourd'hui aux précaires de s'organiser. Les blogs de précaires sont souvent des endroits ou le salarie viendra se reconforter de son statut luxueux et pépére mais pour le précaire il permet d'organiser une vie dissidente tres souvent active voire activiste. J'en parle en connaissance de cause car c'est grace à des positionnements politiques que j'ai pu integrer Generationprécaire (Sois stage et tais toi, Edition La découverte, 2006). C'est grace au Web qu'on a pu en tres peu de temps toucher l'ensemble des journaux et organiser la volte des stagiaires avec des unes dans Libé, Metro et d'autres canards.
Plus tard ce sont les memes réseaux précaires qui ont servi à la mise en branle de la lutte anti-CPE et anti-CNE. Grace à des "zones" particulieres du Web, il a été possible d'orienter les manifs en temps réels et grace à ces "blog stratégiques" ou des listes de discussion. Finalement le Blog est l'équivalent du cahier de doleance du révolutionnaire de 1789....

Ecrit par : Yannick Comenge | lundi, 30 octobre 2006 17:56

@ Areuh !

:) non, le fait de mettre 29,90 € dans un abonnement ADSL ne fait pas de vous un précaire privilégié (d'ailleurs, l'association de ces deux mots est presque vulgaire!) Cela fait de vous un précaire ayant fait un choix de ses dépenses, aussi petites soient elles !

Non, le sens du post laissé n'était pas sur le fait que des précaires puissent avoir (ou pas) les moyens de se payer un abonnement ! Mon irritation (naturelle ?) venait simplement du fait que ce blog, excellent sur la forme, et son animateur, GB, vivaient dans une forme d'ethnotropisme (presque narcissique) très parisien (untel a dit cela, untel fait cela, et ils vont le payer très cher...). Au début, de par la qualité certaine des posteurs, j'y trouvais mon compte ! Mais j'ai rapidement "déchanté" en constatant le peu de regards ... "obliques" ou "latéraux" envers d'autres sujets ... me paraissant au moins aussi cruciaux que les propos du rédac chef de Marianne ou de Libé ou du Monde ou du Fig ... Non pas que le dépèrissement de la presse payante (nationale et régionale) ne soit pas un vrai sujet d'actualité, mais disons que la précarisation grandissante de mes pairs me parait beaucoup plus gravissime que le premier sujet !

D'où mon étonnement, et presque mon irritation, en découvrant GB découvrant que des précaires, de vrais précaires, puissent exister ... Voilà, tout ca pour ca ! Mais GB a naturellement commenté ces (et ses) propos dans les posts précédents! Chacun est libre de faire selon son bon vouloir ! En particulier lorsqu'il s'agit de son blog :)

Très bonne journée et surtout bon courage !

Taï Pan

Ecrit par : Taï Pan | vendredi, 03 novembre 2006 16:31

@Tai Pan
Je participe rarement à des blogs ou alors furtivement.
Celui-là parlait des R'mistes sur le net. J'ai foncé tête baissée, sans tout lire (je l'avoue); faut dire qu'après l'épisode du bouquin du chômeur profiteur et Cie... j'en ai gros sur la "patate". En plus que je suis en souffrance (dixit Le Social), faut supporter les soupçons, les rumeurs, toujours se justifier genre "je l'ai pas fait exprès".

GB parle de gens qu'il a rencontrés dans la vraie vie, ça ne me concerne pas. Pourquoi a-t'il voulu les voir en vrai ? Mystère non dévoilé dans le propos. D'autre part, je ne me classe pas dans la catégorie dont il parle. Je me demande donc encore pourquoi je suis intervenu dans ce débat. Faudrait plutôt que j'aille voir un(e) psy mais ils(elles) sont rares à accepter la CMU...

C'est fou, je pensais que tous les français (sauf la France d'en haut, de la cîme) avaient au moins un "pauvre" dans sa lignée.

Ecrit par : areuh | dimanche, 05 novembre 2006 19:51

ça ne vous ai jamais venu à l'esprit qu'un précaire pouvait faire un blog 'pour le fun' ou tout simplement pour maintenair un lien avec une famille éloignée et non pas pour 'sortir la tête de l'eau' ?

Ecrit par : melc | mercredi, 08 novembre 2006 10:00

L'habit et le moine, encore une foi .
Mr Birenbaum quelle mouche vous a piqué d'aller voir les gens en vrai? Cela a un coté agence de rencontre ou pire mauvaise rencontre sur le net. Quel dommage alors que justement le net permet de voir les mots en creux et vite. Et ne vous inquiétez pas pour la vraie vie nous y sommes tous à un moment ou un autre, de manière fatale et décisive ou de façon effacée et conscients des faibles leviers à notre disposition mais décidés à peser dessus.
Quand à la récup par les pros de l'info ,pas ni'problëm ! De crainte de voir la pensée de la société civile récupérée par un confrère, l'un ou l'autre est bien obligé de la prendre en compte même par opportunisme ou calcul mème en l'instrumentalisant ou en la dénaturant et c'est ainsi qu'une multitude d'anonymes accros du clavier peu espérer participer au message commun

Ecrit par : cocagne2 | dimanche, 12 novembre 2006 21:49

Je suis révolté par votre propos, Guy.

Je passe sur la révélation de la misère aussi chez des esprits brillants, sauf pour vous faire observer que c'est le lot de la société depuis les premiers romantiques. Prenez F. Schubert, vous avez l'archétype du miséreux assumé, conscient du sacrifice matériel que lui vaudrait son obstination, exclu de l'académie et des sphères du droit d'expression (de lui-même, il claqua la porte de l'institut royal qui lui donnait bourse et avenir pour manifester contre l'envoi des poètes au front et contre la répression culturelle de Metternich - un journaliste précaire paye aussi sa non soumission au marché, tant dans ses choix de métier que de sujets), ignoré sauf d'un cercle restreint, et exploité par les éditeurs vautours.

Et c'est depuis toujours plus le lot de la société de masses. Quand, sous Hitler ou Staline, on ouvrait la bouche pour dénoncer le système totalitaire, si on ne vous éliminait pas physiquement, c'est que la sélection elle-même liée à la logique idéologique vous rendait inaudible. Dans le système du marché total, il suffit qu'on ne vous entende pas dans tout espace public qui se vend en masse : "cause toujours, dit le marché, c'est pas un créneau porteur". Nuance que certain grand esprit comique a traduit par "ferme ta gueule" VS "cause toujours", prenant à tort les premiers systèmes pour de vulgaires dictatures, et le second comme une "démocratie réelle".

Ce que les blogs ont apporté, c'est une faille dans ce pouvoir du marché total de faire taire (vu de notre ersatz de sphère publique) ceux dont les questions ne vaudraient :
- ni un sondage ni une émission, pour ceux qui les commanditent ou les font, des gens eux-mêmes sélectionnées ou "éliminés" selon leur capacité à sentir "l'opinion" et à lui donner les questions qu'elle veut, et à éliminer ainsi tous les questionnements minoritaires, comme ceux des élites, les vraies, fussent elles des crève-la-faim (Orwell aussi fut mendiant) : "Le bon journaliste, c'est celui qui sait ce dont on parlera le lendemain à la machine à café", a dit Dassault. Quel patron de presse (un minimum lucrative) mettrait aujourd'hui dans la grille de programmes une émission sur les mécanismes de la création monétaire ? Qui "consommerait" ça, alors que personne ou presque ne connaît ces sujets, leur importance énorme, ... vu qu'on n'en parle jamais publiquement ? Et sachant que ces discours sont rasants justement quand les problématiques sont réduites à celles qu'on répend déjà (l'économie peut être aussi ludique que bien d'autres sujets, quand on la rend humaine). Ca peut durer longtemps, dans un système où la prévision de demande précède la planification de l'offre. (Comme avec la monnaie, au présent : on la crée en suivant la croissance déjà mesurée, au lieu de la créer pour permettre la production et les échanges... la relance peut attendre, surtout quand on a surendetté les Etats qu'on a privé du contrôle de la création monétaire - mais c'est une autre histoire.)
- Ni un débat au sein des partis, dans un système ou le pragmatisme écrase tout ce qui remet en cause les éléments primaires qui empêchent toute alternative. Voyez la création monétaire, par exemple, où l'idée d'une constituante européenne, dans un système : où les questions quant aux règles sont réservées aux exécutifs et aux experts qu'ils se choisissent et ne comprennent souvent pas eux-mêmes, experts qui n'ont de comptes à rendre à personne ; où il n'y a pas de lieu de débat public paneuropéen, mettant en scène les questions, les contradictions et les accords entre peuples, donc pas de peuple au singulier.

Quand Jospin écrivit "... mais la rationalité économique a réponse à tout", il résuma en quelques mots tout un tableau : les politiques n'ont plus de pouvoir sur l'économie, le pragmatisme c'est déjà la soumission à l'idéologie néolibérale, la démocratie est morte, place à l'aristocratie ; ce n'est pas aux gens élus sur un mandat défini selon un système de révolutionner ce système, ... et ce ne sont pas les commentateurs autorisés (sélectionnés par les lois du marché) de mon propos qui rappelleront que cet appel au secours pourtant clair, un politique en place (ou tout comme, solidarité de métier oblige) ne peut pas l'écrire plus directement : un parti de gouvernement n'appelle pas à la révolution... Ce message que les gueux de la société civile comprendront bien eux-mêmes, sans détour, sera forcément interprété dans un sens qui en annule la substance essentielle... par les monopolisateurs de micro dont la critique des gestionnaires politiques impuissants est un fonds de commerce très juteux, mais aussi une arme essentielle (aux pouvoirs réels) pour laisser croire que les politiques ont encore un pouvoir sur l'économie...
Mais, oh ironie, Jospin qui fut aussi payé pour défendre les intérêts nationaux (donc condamné, dans le contexte, à la rhétorique de la guerre économique qui assimile l'intérêt des rentiers sans visage (pas même nationaux, libre circulation des capitaux oblige) à ceux qui ont des miettes sinon rien) et à négocier des traités constitutionnels... se moque dans le même ouvrage des nonistes de gauche qui n'ont pas compris la forme juridique de l'UE (qu'on nous a imposé, et Jospin y a bien participé, comme il a renié ses promesses qu'on poserait d'abord la question aux peuples...) et qui s'évertuent à appeler à la formation d'une constituante européenne...
Et ce Jospin qui fustige encore dans son bouquin les industriels de l'armement et leur oligopole de presse, outre qu'il a bradé EADS à Lagardère et rien fait de concret pour exclure ce genre d'industriels de la propriété de médias de masse, il ne fait pas le lien avec le fait qu'on ne risque pas d'avoir grâce à eux un espace de débat populaire européen, donc les conditions premières pour légitimer une constituante européenne. Non, Jospin est un irréductible pragmatique... pour avoir pour lui sa conscience, à la veille des élections de 2002, il se contenta de snober Drucker... On est bien avancés.

Le terroriste répond à la violence par une violence qui lui répondra : il va dans le sens du système. Celui qui pratique la résistance non violente, lui ouvre une voie : et parce qu'il sort des problématiques imposées par un système où toute lecture est réduite à sa logique idéologique, et parce qu'il ne donne pas prise à une violence qui elle même entretient la logique idéologique qui règne.

Celui qui a le toupet non seulement de penser par lui-même et de questionner les questions (Arendt n'a pas laissé de plus grande prescription, c'est dire) mais qui ouvre sa gueule, face au marché total, sans être ni désigné par le marché, au contraire, exclu par lui, ni payé pour le faire, celui qui le fait sur son temps de sommeil, de repose-prolo ou de distraction réjouissante, depuis un espace où sur un temps qu'il vole au grand marché, celui là résiste au marché par la manière. Et cette liberté est essentielle pour y résister par les idées, pour les diffuser, les idées, par des voies que justement le marché ne contrôle pas.
Mes factures sont payées en engraissant les rentiers de l'industrie de la bagnole et du pétrole ? J'ai choisi mes études pour éviter la pauvreté et les peurs matérielles de la vie d'artiste, des études qu'il m'a fallu m'endetter pour m'offrir ? Et j'ai même besoin d'une bagnole pour aller au boulot ? Je n'y peux pas (plus) grand chose, sinon laisser la place à un autre, faire RMIste ou précaire intermédiaire. Parce contre, je passe 25 heures bénévoles par semaines à bloguer, lire, à des meetings. Et j'ai même eu le bonheur, l'an passé, de consacrer un mi temps sur mon travail, payé par un teigneux de la productivité et des grilles managériales, ... à bloguer contre le marché. J'avais passé deux ans à faire mes preuves, puis à me battre pour optimiser l'emploi qui était fait de mon travail, étant seul expert dans mon domaine technique, avant de voir que c'était pour la gloire, et que les accros du management ne voulaient aucun conseil. Je me contentai donc de faire le boulot qu'on me demandait, et sur cette année "à mi-temps", personne ne m'a fait de reproche, je n'ai même eu que de bons retours... Il se trouve que le système n'y comprend rien à mon boulot, et ne veut pas le comprendre, il n'a donc pas compris que je pouvais faire en un jour ce que désormais je lui annonçais faisable en deux. La grille QCDP est conne, pourquoi la fâcher, faisons avec...

Etienne Chouard s'est arrogé le droit de jouer les profs de droit, dormant 3 heures par nuit au lieu de se reposer pour enseigner le lendemain en restant bien à sa place, claquant son pognon dans une grosse bibliothèque sur le droit, l'économie, ... ? Qui a été le plus virulent en réaction ? Des profs de droit, pondeurs de bouquins sur les institutions (dans lesquels on vous explique qu'il faut être rodé aux pouvoirs pour bien écrire les règles des pouvoirs, expert pour être un citoyen pouvant poser des questions), lui demandant de rester à sa place de petit prof d'informatique (diplômé en droit). Pourquoi ne pas dire qu'au lieu d'acheter leurs bouquins (car lui, s'il appelle les petites gens à s'approprier la réflexion institutionnelle, s'imprègne des écrits de toutes sortes de grands esprits, parfois aussi de blogueurs, parfois miséreux), il ferait mieux de faire marcher la croissance en allant claquer son blé au pays où la vie est moins chère et où la vie est la vraie ?

Vous dites à ces gueux lumineux d'aller résister dans la vraie vie. Mais vous ne mesurez pas comme l'internet est un lieu de débat irremplaçable. Ma vraie vie me laisse bosser 9 heures par jours dans la bagnole, rembourser des dettes contractées pour mes études, ... Quand je fais de la musique, quelques heures par jour, je n'emmerde ni le marché ni ses gestionnaires de la parole. Je composerais bien des messages chantés pour l'envoyer au diable, mais essayez donc de faire de la poésie néolibérale, même au 3e degré... Qui consommerait ça même gratuitement ?

Vous parlez de gens qui s’enferment 15 heures par jour devant un écran. Vous connaissez Degas, le peintre ? Ce facho et génial artiste, qui disait qu’on devrait fusiller à vue les impressionistes qui parcouraient la campagne avec leurs toiles pour la reproduire dessus, s’enfermait lui aussi toute la journée dans un studio qu’il obscurcissait volontairement, pour mieux rendre ses toiles lumineuses… Je vous épargne la liste interminable des êtres libres qui se sont ainsi enfermés dans la poussière et parmi les cafards pour pondre des odes innombrables à la liberté. Et celle de ceux qui se sont condamnés à la misère pour avoir choisi de combattre la misère.

Lettre morte…

Etienne Chouard m'a raconté une anecdote rigolote : quand il s'est fait inviter par Le monde, le mois dernier, à un "débat", ils ont causé en coulisses du fait que ce gars "né" hors système était bien plus connu des Français que tous les autres participants, parmi lesquels des responsables de com' des deux grands partis, des journalistes du Monde, et Pierre Rosanvallon lui-même... Ca les titillait vraiment, ces gens, car ils ne s'expliquent pas ça. Tu m'étonnes, il y a une brèche bien "réelle", qui s'est ouverte dans le marché total comme dans les appareils politiques. Et une brèche qui s'inscrit dans la vie réelle.

Car moi aussi j'ai rencontré ce "miséreux" (il ne l'est pas) en chair et en os, et il est même devenu un bon copain. Il n'est pas non plus un zombie de l'écran (de la lecture et des rencontres, sans doute...) Ce gars n'est d'aucun parti, pas même une carte à ATTAC. Et c'est bien pour ça qu'il a pu parler si directement à tant de gens, lui qui ne cesse de s'alimenter des réflexions de tout un tas d'associations politiques. Vous envoyez les "blogueurs miséreux" prendre l'air, mais où ? Où les entendra-t-on ? Où se font les débats que les appareils ne brident pas dès la base ? Moi qui suis militant d'ATTAC et du PS, passant sur le second, je vous rappelle ou vous informe qu'au sein de la première, l'expression directe n'existe que dans les comités locaux (en réel ou sur le net), et qu'il n'y a aucun moyen d'échanger entre militants directement ne serait-ce qu'au niveau régional.

"J'ai compris alors à quel point internet et surtout ces blogs sont des outils extrêmement dangereux. Parce qu'ils assimilent et nivellent des gens qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et dont les situations sont incomparables."

Ah, parce que les médias de masse ne le font pas déjà ? Et votre grille de lecture, n'assimile-t-elle pas et ne nivelle-t-elle pas arbitrairement des gens que vous catégorisez comme un gestionnaire de média de masse ?

Et sur quels critères les catégorisez-vous ? Je vous le donne en mille : ceux du marché : étonnement devant le fait que de belles plumes puissent être des exclus, et focalisation sur le fait que ce que leur pensée à de "valorisable" pour le marché est pillé par les profiteurs. Ce n'est pas simplement que vous avez deux siècles de retard, avec votre raisonnement, votre questionnement et vos conclusions, vous nous faites exactement le coup du gestionnaire de masses par la logique du marché...

"Les industriels et autres dandys du net qui en vivent." "Les mêmes qu'ailleurs (je pense aux gens de la télévision) vont emporter le morceau (c'est déjà fait...), ramasser la manne qui traîne ici et la faire fructifier pour leur profit personnel. Comme d'habitude. Eux, n'auront que des miettes, qu'on leur balancera comme un pourboire ou, pire, une aumône. Rien de plus."

Ces blogeurs miséreux, approuvent-ils qu'au prétexte de lancer ce "pensons à eux, ils existent", vous soyez entrain de défendre leur seul pouvoir d'achat, et de leur dire là où ils doivent chercher la liberté, là où se trouvent les moyens de la lutte politique ? Vous ne voyez pas que vous ressemblez à un tiers-mondiste du début XXe qui vanterait sans même le savoir les "bienfaits de la colonisation", à un missionnaire jésuite du XVIIe partant convertir "pour leur bien" des indiens d'Amérique du Sud... avant de conclure, pris par la sagesse à l'heure de casser sa pipe, que non seulement vous les avez pourris mentalement mais que rien qu'en parlant avec toute votre bonne foi, vous avez servi de troufion aux esclavagistes qui voient les choses en grand, et de loin ?

"On ne résout pas un problème en suivant la logique qui l'a engendré" (Einstein).

Ce n'est pas parce que Leclerc vend massivement du Max Haavelar que le vrai commerce équitable est mort (récupéré). Non, il est juste mort au sens où il est remplacé par une copie odieuse aux yeux de consommateurs de masse, qui s'imaginent que dans le contexte on peut concilier vente massive dans les supermarchés et commerce équitable... Immense exemple de récupération. Derrière le rideau, la réalité de cette forme de résistance demeure précisément si ceux qui la pratiquent continuent de ne pas conditionner leur action à la logique du marché, et acceptent de ne pas s'enrichir parce que c'est la logique du blé (voire de la nécessité personnelle) ou bien la liberté et le bonheur de savoir qu'on résiste.

Pardon, c'est très long, mais si votre propos m'a choqué, il a le mérite de donner prise à ces réflexions, car tout en étant brut, il est justement très imprégné d'une logique idéologique de masse qui nous concerne au présent.

Apprenez à voir qu'on ne résiste pas au marché total en conditionnant sa résistance à la taille des miettes : la théorie du "ruissellement", des "retombées", c'est déjà la logique du grand marché. Et qu'on ne manage pas la liberté, pas plus qu'on décide d'en haut des voies de l'action collective et du débat politique. Par pitié, continuez à vanter la liberté et à dénoncer l'exploitation et la misère, mais laissez aux résistants miséreux leur liberté. Si un journaliste se met à vouloir enseigner aux gens ce qu'est ou n’est pas, et où est où n’est pas la liberté, il faut d'urgence qu'on lui rappelle qu'il se fait l'instrument d'un système de domination qu'il prétend dénoncer, et, je suppose, cerner.

Ecrit par : sam | samedi, 18 novembre 2006 14:01

Guy, concernant la précarité et la blogosphère, je dois dire que sur deuxzero.com en proposant une solution de micro-rétribution pour les contributeurs, je me suis fait vite linché par ces "milieux autorisés qui s'autorisent à penser" comme disait Coluche, bien entendu, j'avais tenté un plagia de votre style ce qui m'a valu rapidement le titre de Marc le troll., et oui il y aussi des blogueurs peu trollérant...
http://www.deuxzero.com/2006/11/on_a_trouve_notre_troll.html#more

Ecrit par : Marc Marin | mercredi, 29 novembre 2006 13:19

Que se passe t il MR LE DEMAGO BIRENBAUM?
Vous avez mauvaise mine à l'image de vos amis du PS;
alors que votre physique n'est déjà pas imposant,là on vous voit plus malheureusement on vous entend dire des conneries sur les ondes.Car vous aimez les médias!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Jai un souhait.Votre ami 'L ARROGANT MR MONTEBOURG soit battu aux législatives.
AH AH AH AH

Ecrit par : thierry | mercredi, 23 mai 2007 09:14

Tapie est à Brazzaville , allez voir sur le site officiel de la république du congo , le dvpt de l'Afrique est en marche.

Merci Guy de publier cette note même s'il n'est pas en rapport avec ton billet,mais je m'y reconnait en tant qu'immigré subi et vigile de mon état.

Ecrit par : Manu | samedi, 28 juillet 2007 16:24

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