« La banlieue contre la rue : une (di)vision politique. | Page d'accueil | Dans les coulisses de LCI. »
vendredi, 24 mars 2006
BHL, la Fnac et les Arènes (une suite).
Mon ami Laurent Beccaria m'a fait passer hier soir une photo de l'un de ses lecteurs qui montre bien comment la FNAC vend effectivement le livre de Nicolas Beau et Olivier Toscer sur BHL ...dans le rayons psychanalyse.
Il s'agit donc d'une image capturée par un acheteur sur son téléphone le 23 mars dernier à la Fnac de Rennes.
En dessous, ensuite, juste pour le fun, une image de l'agence EP...


08:55 Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
Commentaires
À noter, au vu des voisins, que le référencement de l'ouvrage semble rester assez aléatoire (voir la remarque de LB - précédente note sur BHL)... Mais au moins il est visible.
Pas moyen d'avoir un poster? :-))))))))
Ecrit par : Pierre Gay | vendredi, 24 mars 2006 11:00
Guy,
BHL joue sa partie et il a bien raison, on veut lui nuire, il se defend de son mieux. Cette maison d'édition qui chouine comme si de pseudo règles n'étaient pas respectées m'amuse beaucoups et m'incite à penser qu'elle n'est pas digne.
Son énième entartage m'a enragé, ce n'est plus de la farce à ce point là mais de la violence, de l'humiliation gratuite, cet homme, même si il est le plus grand "poseur" ne mérite pas ça. Enfin, à ces ennemis on reconnnait...
Ecrit par : abe cohen | vendredi, 24 mars 2006 11:20
Il n'est pas question de lui nuire du tout.
Juste d'enquêter sur lui comme sur n'importe qui, ce qui est notre liberté d'éditeurs indépendants de tous les pouvoirs que cela plaise aux intéressés ou pas !
Les arènes sont une maison digne croyez moi quant à la règle qui n'est effectivement pas respectée c'est juste celle des clients d'une enseigne comme la Fnac d'acheter librement un excellent livre et de le trouver là où il devrait être : sur la table des documents d'actualité. Lisez-le et on en reparle...
Quant à l'entartage c'est un clin d'oeil qui n'a rien à voir mais face à la suffisance de l'intéressé, l'arme de l'humour est la seule qui vaille.
Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 24 mars 2006 11:35
pourquoi l'éditeur n'envoie-t-il pas cette photo à la direction de la Fnac en exigeant des explications?
Ecrit par : lebienpensant | vendredi, 24 mars 2006 11:41
BHL entarté? c'était où cette fois :) Si c'était au salon du livre je suis déçus, j'ai raté ça :)
http://doubtsandconvictions.blogspot.com
Ecrit par : youyou | vendredi, 24 mars 2006 12:37
Abe,
Je suis convaincu que si BHL, ne serait-ce qu'une fois, avait manifesté le moindre recul quant à son entartage initial - que sais-je... un sourire, une plaisanterie témoignant d'un soupçon d'humilité, un signe humain - les dits entartages auraient prestement fini par cesser, comme c'est le cas en ce qui concerne toutes les autres victimes de l'entarteur, qui ont toutes eu le bon goût d'adopter la distance salutaire qu'il convenait de prendre quant à leur pontifiance médiatique, sans autant ne rien renier de leur parcours ni de leur pensée.
Les opinions de l'homme ne peuvent être atteints par l'attentat pâtissier - seul l'inflation égotique en prend plein la gueule, et c'est cela qui est salutaire. Pour BHL le premier... dès qu'il l'aura compris.
BHL semble en être viscéralement incapable. Et bien qu'on l'entarte!
Ecrit par : Perséphone | vendredi, 24 mars 2006 14:04
BHL sortait d'une émission, avec Rocco Siffredi en co-invité ?
Ecrit par : xolotl pichuan | vendredi, 24 mars 2006 14:52
Quel bonheur cette photo de BHL!
BHL se met en scène et doit alors accepter d'être humilié. Il est seulement dommage qu'on ne voie pas plus souvent des politiques se faire entartrer. Je rêve d'un Sarkozy entartré!
Ecrit par : jez | vendredi, 24 mars 2006 15:17
... je n'arrive pas à le trouver vraiment antipathique... me demande bien pourquoi ? peut-être son côté pathétique, imperturbable, "toi tu ne changes pas, t'es comme le prix... mais pas des allumettes..." à moins que ce ne soit sa manière de s'asseoir sur les genoux de sa femme... toujours est-il que là — j'avoue — en regardant juxtaposées les deux images, je l'imaginais songeant :"Mais POuuuURQUOI tant de haine ???!"
Ecrit par : stubborn | vendredi, 24 mars 2006 17:37
La solitude du coureur de...fonds
Ecrit par : Anne | vendredi, 24 mars 2006 19:54
Jez. Nous sommes d'accord sur le fait que BHL mérite plus que mille fois ses entartages successifs.
Mais cette idée que quelqu'un qui se met en scène doive nécessairement accepter de se faire "humilier" me chiffonne grave. Sans doute un glissement de vocabulaire...
Ecrit par : Pierre Gay | vendredi, 24 mars 2006 19:55
Bien vu, Anne!
Ecrit par : Pierre Gay | vendredi, 24 mars 2006 19:55
"La solitude du coureur de...fond"
rire
Après avoir lu TOUS les posts sur "la banlieue contre la rue" (15 bonnes minutes en tout... (sans compter qu'avec Martin, je relis plusieurs fois !), ça fait du bien !
Ecrit par : stubborn | vendredi, 24 mars 2006 20:14
Voila qui est bien triste! Effectivement le livre n'a aucune raison de se situer à cet endroit.
Alors je vais préciser deux choses. Premièrement, il faut savoir que le classement Fnac fréquente régulièrement le ridicule. Les types de la DP (direction produit) n'ont que faire de ce que l'on met en rayon, pourvu que les ventes soient là. De fait, on assite souvent à des incongruïtés lorsqu'on s'attarde sur les étiquettes... Mais alors intervient le rôle du libraire de reclasser ces ouvrages avec plus de pertinence. Malheureusement, les libraires en Fnac qui prennent le temps de scruter les livres de leurs rayons sont semble-t-il de plus en plus rare (faute de compétence ou de temps..). [Ce commentaire ne dédouane en rien l'acte de censure sur le livre "imposture française"]-
Deuxièmement, la Fnac dans son ensemble fait preuve d'un immobilisme ahurissant. Sur cette histoire de censure, après avoir contacté plusieurs libraires fnac, je suis abasourdi par la quasi absence de réaction. "C'est pas très bien!" ... "Mais qu'est-ce qu'on peut y faire?". Voila en résumé les réactions de mes collègues. Et dans le fond, c'est vrai, que peut-on y faire? Après deux semaines marathon pendant lesquelles j'ai essayé de mobiliser éditeurs, auteurs, distributeurs, libraires, je constate au final que je suis isolé, marginal. Bien sûr on m'encourage, on me dit que c'est un beau combat, mais on me laisse gentiment me débrouiller.. Ce fatalisme présent absolument partout, l'emprise totale des enjeux économiques face aux devoirs 'idéologiques' d'un libraire, le mépris total d'une généralisation de la sous-culture parce qu'elle est la plus rentable, le risque de voir disparaitre les petits éditeurs aux sujets plus pointus (ou au moins les voir être confrontés à de sérieuses difficultés financières)... Tout ça et plus encore ne mobilise personne! Je suis fatigué, écoeuré! Je ne veux pas baisser les bras, mais je ne sais plus quoi faire... Cette histoire avec Bhl n'est pas innocente, mais elle est l'arbre qui cache la forêt! Bientôt en province, de Lille à Marseille, les Fnac (qui reste un des premiers vendeurs de livre) vont formater toute une population à coups de "Brûlée vive", "Défigurée", "Stop aux Arnaques", "Da Vinci Code" et autres "Harry Potter". Je redoute des lendemains bien moroses pour la culture éditoriale de notre pays.. Et par extension, à la culture tout court de notre pays! On va droit vers une population de moutons de Panurge...
Ecrit par : mise en abîme | vendredi, 24 mars 2006 20:26
Je rentre juste, des réponses ici demain matin les amis.
Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 24 mars 2006 21:30
Ce n'est pas important Guy, prends de la hauteur
à la Fnac de Bordeaux, l'imposture BHL est placée en plein milieu des livres de Onfray, ce qui est un signe, car Onfray est un autre imposteur. Je doute que cela ait été fait exprès mais j'y voit un signe des temps, comme une fouine morte ramassée par un éditeur tenant un blog
Ecrit par : Fulcanelli | vendredi, 24 mars 2006 22:21
Guy,
Tout d'abord, merci pour ton intervention de mardi. Mes étudiants m'ont dit que tu leur avais donné la "niac". Ils ont envie de s'accrocher, d'enfoncer des portes, d'y croire à ce beau métier de journaliste qu'ils idéalisent. C'était juste pour toi et moi cette parenthèse.
J'aurais pu prendre la même photo il y a deux semaines à la FNAC du Havre où le livre des Arènes était placé au rayon ouvrages psy.
Vu qu'il n'y en avait qu'un exemplaire, j'ai été la seule à m'en étonner et à poser la question. La réponse on la connait maintenant...
BHL, entarté. Il fallait bien que ça lui arrive un jour ou l'autre. Aujourd'hui peut-être ou alors demain, disait le chansonnier. Il y a tellement d'entartages qui se perdent et ceux dont on rêve qu'ils arrivent en pleine poire. "Tiens ! Tu l'as pas volé celui-là." "Tiens ! Un bonus, un gratos pour le plaisir, pas le fun."
Abe, je n'ai pas envie de pleurer sur le sort de BHL. Je suis plus triste pour le mépris que vous manifestez aux éditions les Arènes. "Chouiner" n'est pas le genre de la maison. On ne peut soutenir les gens que lorsqu'on les connait et qu'on a su les apprécier. D'ailleurs, à ce propos, Abe, vous connaissez BHL ?
Pour Laurent Beccaria. Cette semaine mes étudiants ont commencé la lecture sur BHL. C'est une étude de texte qui s'avère déjà passionnante et croyez bien que les petits loups n'ont pas la plume et la langue dans leur poche. Les deux auteurs en amphi pour une discussion à bâton rompus avec eux, ça pourrait être intéressant non ? Ces jeunes qui réclament de la vérité, qui ne veulent pas ressembler à cette élite intellectuelle, journalistique, les bien-pensants qu'ils disent "corrompus par le fric, le pouvoir". Il était temps.
A + Corinne
Ecrit par : corinne | vendredi, 24 mars 2006 22:25
A vrai dire, je ne vois pas la nécéssité d'entarter (entartrer ?) Béchamel, vu que c'est déjà une tarte. Et, si on lit le livre de Beau et Toscer, pas au citron : au gabon.
Ce type est un tel mélange de cynisme et d'affairisme que, non, je n'arrive pas à trouver dommage ce jetage.
Ecrit par : Noël Godingue | samedi, 25 mars 2006 01:25
Curieux tous ces gens qui s'expriment sur ce pamphlet anti BHL qu'ils n'ont pas lu. Je n'ai pas lu une Imposture Française. Après tout c'est peut-être une merde écrite par des gauchistes qui vomissent BHL par principe. Ou peut-être pas. Quoi qu'il en soit, je note aussi que chacun écrit ses commentaires en partant du principe que American Vertigo est une fumisterie. Soit. Mais là encore, qui a lu le livre ? Je note que la prof Corinne (dont Guy connaît les élèves) suggère dans son commentaire que ce livre n'est pas un torchon. Qu'il mérite un débat.
Et puis cette sinistre connerie de "l'entartage". Sérieusement, comment se réjouir de voir un type se faire violenter de la sorte ? Ou est l'humour là-dedans ? Je ne souhaite à personne de subir ce genre d'attentat, même à Tariq Ramadan, ni même à ce cinglé de Dieudonné (c'est dire).
Ecrit par : kaplan | samedi, 25 mars 2006 07:00
Lebienpensant Les arènes ont écrit à la Fnac (voir note précédente sur le sujet). Xolotl ! Un avertissement ;) jez, je ne suis pas d'accord sur cette histoire d'acceptation de l'humiliation. Stubborn, vous êtes trop fleur bleue ! ;) Anne il vous sera beaucoup pardonné pour ce jeu de mots ! Fulcanelli, ma fouine morte a fait le tour du monde. merci Corrine. Noël Godingue joli pseudo ! Kaplan, moi j'ai lu le livre sur BHL et je le trouve remarquable.
Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 25 mars 2006 08:03
Je crois que c'est le 7è entartage de BHL; à ce point, cA s'appelle de l'acharnement.
Pourquoi toujours le même? Quel est le critère de l'entarteur, ou son obsession?
J'eusse préféré que les six tartes supplémentaires s'adressassent à d'autres personnalités.
Si Gloupier est en peine d'en trouver, je suis à sa disposition pour lui fournir des noms: je commencerais par Ardisson et finirais par Zero et entre les deux j'en trouverais bien quatre à lui proposer.
Quant à l'acte lui-même, c'est humiliant, assez violent et dégradant. On n'est pas au cirque, on n'a pas 4 ans.
On n'est pas obligé de lire cet auteur ni de l'écouter que je sache.
Ecrit par : breslau | samedi, 25 mars 2006 08:06
Kaplan>>
American Vertigo...est comment dire...régulier dans la médiocrité et la banalité. Remarques sur la forme, puisqu'il a commis ce truc dans la langue de Shakespeare: c'est mal écrit et le style particulièrement indigeste.
On peut trouver le premier chapitre ici:
http://www.nytimes.com/2006/01/29/books/chapters/0129-1st-levy.html?
ex=1143435600&en=953b486ad3545ac6&ei=5070
Et puis, franche rigolade quand on l'entend dire ceci à la presse US:
''America was a great mistress. I had a great F@#k with America. It was like a weekend in the Hotel du Cap."
Yo, really?
...Confondant de bêtise...
Stubborn>>
Vous venez quand vous voulez à NYU. Tenez, notre Sylviane nationale sera là jeudi prochain, thème de la conf': "L'imaginaire masculin dans la philosophie : Lévinas et Sartre". Tout un programme....A l'occasion, on pourra lui demander ce qu'il en est de Lionel...;-)
Ecrit par : Tiphaine r- | samedi, 25 mars 2006 08:40
Merci Tiphaine r- ;)
Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 25 mars 2006 08:58
Il est troublant de constater qu'il se passe la même chose avec un autre livre d'enquête sur le "chouette" Guide du Routard qui dépend de la pieuvre Hachette. Ce livre "Enquête sur un guide de voyages dont on doit taire le nom" (pressions juridiques pour le titre) manque étrangement de visibilité à la Fnac...
Ecrit par : Marc | dimanche, 26 mars 2006 13:13
Kaplan, je maintiens. "Une imposture française" est un livre qui provoque des débats passionnants. C'est loin d'être une daube ou une farce qui sent le réglement de comptes. J'envisage d'inviter prochainement les auteurs pour qu'ils échangent avec les étudiants qui ont aimé réfléchir sur leur ouvrage. "Enfin un texte qu'on a eu envie de lire." Nicolas, 19 ans, 2ème année de journalisme. L'enquête des deux auteurs est crédible et connaissant les Arènes ( son boss) je ne crois pas une seconde à une quelconque manipulation. Je vais plus loin, tout a du être vérifié et reste certainement vérifiable pour qui douterait.
Kaplan, je ne roule pour personne. Je suis libre. Je revendique cette liberté jusque dans les choix que je fais pour les étudiants que l'on me confie. Je ne fais pas de propagande. Je trouve que le sujet vaut qu'on s'y intéresse. Il pose un questionnement pour d'autres figures dans d'autres domaines. Les étudiants l'ont tout de suite compris. Vous seriez surpris de la justesse de leurs propos écrits et de leur réflexion. Ils n'aiment pas plus que cela BHL mais ils ne le détestent pas non plus. Ils sont, dirons-nous, lucides.
Corinne
Ecrit par : corinne | dimanche, 26 mars 2006 17:43
chez BHL tout est contrefait, même sa femme.
Ecrit par : jeanmarc | dimanche, 26 mars 2006 17:45
Plutôt surfait, non ?
Ecrit par : corinne | dimanche, 26 mars 2006 18:11
Laissez arielle en dehors de tout ça ;)
Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 26 mars 2006 20:25
Chez BHL tout est surfait. Après chacun y associe ce qu'il veut.
Sans plus.
Ecrit par : corinne | dimanche, 26 mars 2006 22:07
De passage aujourd'hui à Lyon, je suis passé à la FNAC Bellecour pour acheter un livre, et j'y ai vu L'imposture française au rayon philo.
Je me suis demandais ce que le livre faisait à quelques rayons de Hannah Arendt et le vendeur m'a rappelé que BHL était "philosophe" (sic).
Ecrit par : kael | lundi, 27 mars 2006 23:28
cqfd...
Ecrit par : guy birenbaum | mardi, 28 mars 2006 21:24
C'est de la TNT ce livre !
Désormais, je connais le principe princeps de "l'ami Bernard" : "L'encre est si vite sèche". :-)
Vous auriez peut-être un livre à me recommender ?
Ecrit par : kael | mercredi, 05 avril 2006 10:08




















