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samedi, 08 juillet 2006

Au bal des hypocrites...

C'est un Point de vue (Images du Monde !) qui n'a jamais si bien porté son nom (!) publié par Le Monde daté de ce jour. Je vous laisse le lire.

Son auteur, Benoît Delmas, est un journaliste qui travaille généralement sur la télévision (dernier livre paru L'histoire secrète d'Endemol). http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2080686631/qid=1152...


"Paris Match" encadre les secrets d'alcôve, par Benoît Delmas   
La vraie-fausse démission du patron de Paris Match a tout du vaudeville. Son tempo, son rythme, ses faux-semblants. Dans le "Au théâtre ce soir" du Paris des initiés, le bal des hypocrites fait salle comble. Si les grands mots sont de sortie, lavés et repassés avec compétence, notons que la liberté de la presse aura trébuché sur une nouvelle composante de la vie française : la "peoplisation" des politiques. La raison de ce déferlement d'éditoriaux ou de prises de parole ? Une "une" où la femme d'un ministre s'affiche avec son amant estival. Bref, on le voit, une affaire d'Etat. Difficile, voire dangereux de sortir les banderoles usagées de la mélodie "c'est un peu de démocratie qui s'en va" lorsque le motif du litige est une affaire d'alcôve, une stricte affaire privée qui n'aurait jamais dû quitter les étagères des agences photo dont le chiffre d'affaires "people" dépasse désormais les 20 %. Ainsi, Alain Genestar restera à la postérité comme étant la première victime d'une dérive de la presse et du monde politique : en faire des "people" comme les autres. A moins de considérer les lecteurs comme des dégénérés congénitaux voire de simples légumes, l'affaire Paris Match révèle la confusion des genres où Loana est l'égale de Ségolène, future mariée, Johnny le rival de Villepin... Lorsque Ségolène Royal se fend d'un communiqué pour dire publiquement qu'elle se mariera dans la plus stricte intimité, cela se nomme un oxymore. Le barnum qui entoure le départ de Genestar n'a d'intérêt que si l'on dépasse son cas personnel. La tendance de certains titres à mettre en avant les escapades de tel ou tel élu, de les faire poser en leur demeure, brouille les lignes, met "La Ferme des célébrités" au même niveau qu'une élection, le tout avec un cynisme proche du zénith. Quant aux politiques, ils prennent goût aux journaux "people", tirage oblige. Les 11 millions de lecteurs de Voici & Cie pèsent plus que les 500 000 acquéreurs du Nouvel Observateur ou de L'Express. Pour autant, chacun doit rester dans son rôle sous peine de mettre sens dessus dessous la hiérarchie des valeurs. Genestar paye comptant d'avoir ébréché le vase de Soissons du gentleman's agreement qui régente vie publique et vie privée. A l'orée d'une année électorale qui a tout du grand bazar, aux patrons de presse de fixer le curseur, de faire loi l'adage selon lequel les affaires de coeur et de draps relèvent de la sphère personnelle et non du kiosque. Le cas Genestar, fausse victime d'un dérapage déontologique, peut servir de cas d'école. Non, trois fois non, une bimbo échappée du zoo de la télé-réalité ne peut être l'égale d'un prétendant à l'Elysée.


"Difficile, voire dangereux de sortir les banderoles usagées de la mélodie 'c'est un peu de démocratie qui s'en va' lorsque le motif du litige est une affaire d'alcôve, une stricte affaire privée qui n'aurait jamais dû quitter les étagères des agences photo"  écrit Delmas qui ajoute :"A l'orée d'une année électorale qui a tout du grand bazar, aux patrons de presse de fixer le curseur, de faire loi l'adage selon lequel les affaires de coeur et de draps relèvent de la sphère personnelle et non du kiosque".

Eh bien, je pense qu'il a grandement tort...

Qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore - ce qui est mon cas - "les affaires de coeur et de draps" relèvent totalement de la sphère publique à partir du moment où ce sont des politiques - certains politiques - qui ont décidé de leur plein gré de nous traîner dans leurs alcoves, et ce à des fins expressément politiques.

Le politique qui ne montre rien n'a effectivement rien à redouter de la presse ; on ne doit rien apprendre au "public" de sa vie.

En revanche, celui ou celle qui pose, qui s'expose ou qui surexpose sa famille, doit concilier ce qu'il montre avec ses véritables pratiques ou moeurs.

Il ne sagit plus du tout alors d'une "stricte affaire privée".

 

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Pardon pour l'autocitation mais je ne saurais expliquer pourquoi plus précisément que je l'ai déjà fait (en 2003) dans Nos délits d'initiés (Stock) & (Folio 2004).

Une femme ou un homme publics, et plus particulièrement une femme ou un homme politiques ont-ils droit à une vie privée ?
Poser la question ainsi revient évidemment à y répondre.
Bien sûr, comme tout citoyen, un politique a tous les droits dont celui, bien naturel, à son intimité.
Il existe cependant des différences entre les statuts des personnalités publiques et ceux des citoyens anonymes.
Ainsi – comme pour tout un chacun –, il n'est ni gênant ni impropre qu'un politique ait des maîtresses (ou des amants), ni qu'il ou elle fume quelques pétards en passant. C'est comme ça. Il ou elle vit sa vie. La sphère privée est faite pour cela et le regard des autres n'a pas à s'en emparer. Il est d'ailleurs bon nombre d'élus d'audience nationale, voire de ministres d'hier ou d'aujourd'hui, dont nous n'avons jamais vu le conjoint, ni visité la chambre à coucher. Rien de choquant dans ce cloisonnement : on élit des individus pas des familles. Nous n'avons rien à savoir.
Là où les choses se gâtent passablement, c'est lorsque la même personne qui multiplie les infidélités conjugales ou sniffe à l'occasion un rail de coke, vient, le plus souvent pour des motifs électoraux, nous vendre son intimité, sa vie de famille, sa morale exemplaire, ses pratiques saines, ses qualités humaines.
La situation devient intenable et doit être signalée dès lors qu'il y a contradiction flagrante entre ce que la personnalité politique fait de sa vie dans le privé et ce qu'elle prescrit, dit ou montre publiquement en fonction de ses intérêts politiques du moment, sans compter que, bien souvent, ce sont des fonds publics qui sont alors sollicités.
Soyons ici précis. Le terme « vie privée » n'a plus le même sens lorsque le privé est sollicité par la personnalité politique, qui en fait alors un instrument, un moyen de campagne électorale. Si elle décide de se servir de sa vie privée à des fins électorales, elle fait donc évoluer elle-même la frontière entre privé et public. Elle est ensuite malvenue de solliciter la justice pour protéger une vie privée qu'elle a elle-même « publicisée » et « politisée », lorsque cela l'arrangeait. Ainsi, comme le note l'avocat Emmanuel Pierrat, « les faits relatifs à la vie de personnes publiques sollicitant la confiance des électeurs pourraient être révélés au public, dès lors qu'ils peuvent influer sur l'exercice de certaines fonctions. La Cour de cassation a notamment admis qu'il est justifié qu'un journal informe le public, de manière succincte et décente, de la dépression nerveuse d'un magistrat ».  L'avocat ajoute qu'une jurisprudence constante considère « que les divulgations concernant un individu entrent dans le cadre de l'exception d'actualité à l'occasion de faits qui peuvent éveiller une curiosité légitime du public, dès lors que ces informations n'ont pas un caractère malsain de nature à heurter les sentiments de la personne intéressée ». Le directeur de la rédaction du Monde, Edwy Plenel, a écrit sur la frontière public–privé quelques-unes des pages les plus justes, lui qui, pourtant, ne révéla pas le « secret Mazarine ». Ainsi, concernant les liens entre François Mitterrand, son ami Roger-Patrice Pelat et l'affaire Péchiney : « Comment oser franchir cette frontière sacro-sainte qui sépare l'espace public, ouvert à nos curiosités journalistiques, et l'intimité privée, interdite à nos indiscrétions coupables ? Tout simplement parce que la caractéristique de cette histoire est que, précisément, cette frontière fut abolie par ses protagonistes eux-mêmes. Ici, le privé s'est emparé du public. Des intérêts privés se sont imbriqués à des devoirs publics. » Plenel ajoute : « La vie privée ne saurait être l'alibi du pouvoir. Il est, pour tout journaliste un tant soit peu soucieux de déontologie, des frontières inviolables dans l'ordinaire de son travail. Transgresser ces limites reviendrait à consacrer un regard panoptique totalitaire, à nier le droit de l'homme privé à s'émanciper du citoyen public [...]. Le périmètre réservé d'intimité intouchable et sacrée est plus restreint dès qu'il s'agit d'individus autorisés à parler, à décider, à diriger et à dominer d'autres hommes . »

Dès lors, en croyant toujours que les écarts entre ce qu'ils disent, ce qu'ils sont et ce qu'ils font ne sont pas appréhendés par le commun des votants, ces politiques se méprennent totalement. De même que derrière le fameux « sentiment d'insécurité » se terraient des formes variées d'insécurité, malheureusement peu contestables, et qui ont fini par devenir un enjeu politique explosif, un « sentiment du mensonge » s'est instillé dans la société française. Ce sentiment, partagé par nombre de nos concitoyens, prend sa source dans leur perception de la réelle propension au mensonge d'élites politiques forcenées de communication. Continuer à le nier serait politiquement suicidaire.

De la privatisation de la politique.

La période actuelle voit, en effet, la communication prendre nettement le pas sur la politique. Un véritable tournant a été franchi depuis la nomination des gouvernements de Jean-Pierre Raffarin. Ce dernier, on le sait, a fait de la mise en scène de son action l'un des vecteurs obligés de son succès escompté. Surtout, jouant des frontières entre privé et public comme peu le firent, imposant notamment leurs femmes au rang d'actrices de et dans leur activité politique, quelques ministres de l'équipe Raffarin ont franchi le Rubicon et ouvert la voie à bien des excès. Nous y reviendrons plus loin, mais les couples Sarkozy et Ferry en particulier auront, sur le long terme, une responsabilité toute particulière dans la modification du regard porté sur la politique par les citoyens. Cette débauche de communication de couple à l'américaine ne plaît apparemment pas à tout le monde. Il n'est qu'à lire cette déclaration, édifiante, de Clara Gaymard, épouse du ministre de l'agriculture Hervé Gaymard : « Isabelle Juppé, Laure Darcos, Cécilia Sarkozy sont des deuxièmes épouses. Elles ont épousé la carrière de leur homme, font carrière avec lui, nous on s'aime . »

Vie privée ou vie publique ?

Mais en l'espèce, Clara a sans doute tort. Nicolas et Cécilia s'aiment eux aussi et surtout nul ne l'ignore ; ou plutôt, ils souhaitent visiblement que nul ne l'ignore. Ils se laissent même photographier s'embrassant sur la bouche dans le bureau ministériel pour Paris Match comme un banal couple présidentiel... américain. La journaliste Laurence Masurel écrit l'article qui accompagne ce reportage photo tout à la gloire de la dream team Sarkozy. Bref extrait de ce papier titré « Sarkozy, le bonheur au ministère » : « Cécilia Sarkozy, que les Français ont découverte presque toujours à ses côtés depuis un an, fait son entrée. [...] “Sa présence près de lui, c'est lui qui toujours la souhaite. Il a besoin d'elle, besoin de ses avis désintéressés et de son dévouement”, explique un de ses proches conseillers. Cécilia le couve du regard et il aime ça. “C'est vrai, confie-t-elle, que Nicolas a pris de l'ampleur. Il s'est, comment dirais-je..., bonifié.” Ce couple-là vit ensemble depuis presque seize ans. Ensemble, ils font de la politique. Ensemble, ils travaillent. Ensemble, ils vivent nuit et jour au ministère. Quand on demande au ministre un rendez-vous, il répond, amoureux, en jetant un regard vers elle : “Ah moi, je ne sais pas ! Demandez ça à la patronne...” Au passage, il lui offre une corbeille de muguet splendide. Elle l'embrasse . »

Vie privée ou vie publique ?

Pour un observateur américain comme Theodore Stanger, qui consacre un chapitre entier de son livre Sacrés Français ! à « l'omerta à la française », ces mœurs sont étonnantes, pour ne pas dire plus : « Les politiques français vont même plus loin que les Américains avec des conjointes qui conseillent leurs époux ministres, et exercent, en plus, leur influence à partir d'un bureau situé au sein même du ministère. Interrogé sur cette nouvelle tendance, inimaginable pour un citoyen américain, un conseiller de Matignon assurait que tout cela ne faisait que refléter “la vie moderne”. Vraiment  ? » La question est des plus légitimes. Le même Stanger ajoute, au sujet de l’ex ministre de l’éducation Luc Ferry : « Un ministre de l'Éducation nationale dont les trois filles sont dans le privé, après tout, pourquoi pas, même si cela peut laisser croire à un manque de confiance dans... l'Éducation nationale. Plus révélateur est le réflexe immédiat de ses conseillers interrogés par les médias : brandir le “respect de la vie privée”. » Et Stanger de conclure : « En clair, l'information n'aurait jamais dû être publiée, cela ne regarde pas les Français. Du bon usage de la défense de la vie privée, dernier recours pour cacher des vérités politiques gênantes. »

Effectivement. Et encore Theodore Stanger n'évoque-t-il pas des problèmes bien plus « privés ». Ainsi l'histoire qui suit, évidemment authentique. Rez-de-chaussée du ministère de l'Éducation nationale, non loin du secrétariat particulier du ministre. Un mini-chien blanc, charmant, se laisse caresser. La maison est-elle si libérale qu'on autorise désormais les secrétaires à venir y travailler avec leur animal de compagnie ? Non. Explication ultérieure d'un membre du cabinet : « Le 101 [le cabinet du ministre Xavier Darcos, 101, rue de Grenelle] travaille beaucoup pour Mme Ferry en ce moment. » C'est-à-dire ? Un chargé de mission du 101, qui passe une partie de son temps dans le Sud, a été chargé par (ou pour) Marie-Caroline Ferry de ramener deux chiots de l'unique élevage français où l'on trouve ces petits « cotton » de race anglaise très en vogue. Un beau jouet pour « les filles ». L'un des deux ne survivra malheureusement pas au microclimat du septième arrondissement de Paris. On connaît la suite des aventures du chien grâce au Canard enchaîné. Mais la manière dont il était arrivé rue de Grenelle n'avait pas encore été racontée. Sur le même registre du mélange des genres : octobre 2002, Luc Ferry vient de publier son livre Qu'est-ce qu'une vie réussie ? Un dîner est organisé par les ministres Luc Ferry et Xavier Darcos, accompagnés de leurs épouses, avec quelques parlementaires influents de la majorité. L'un de ces derniers manifeste le souhait d'avoir plus d'éléments à livrer à ses électeurs sur la politique éducative. On a lu, dans Le Canard enchaîné notamment, que Marie-Caroline Ferry s'emporta alors : « Vous osez vous servir de mon mari à des fins électoralistes. » On a moins su qu'elle ajouta : « Vous, un jour, vous ne serez plus élu, tandis que mon mari, lui, il aura toujours ses livres. » Ah, la société civile ! La femme du ministre avait sans doute oublié qu'elle n'avait pas « atterri » – son mari, plutôt – rue de Grenelle par magie mais bien suite à l'un de ces méprisables rituels nommés « élection »... Quant aux twin-sets panthère, aux ballerines qui valsent dans un sonore « j'ai mal aux pieds » et aux longs après-midi passés à feuilleter des magazines dans le bureau du conseiller presse du ministre, là, pour le coup, c'est vraiment du « privé »...

Que penser, enfin, lorsque le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, en voyage officiel au Canada, apporte son soutien au salon Futurallia consacré aux rencontres entre des chefs d'entreprise, salon créé par... sa sœur, Françoise Vilain, directrice générale de la chambre de commerce et d'industrie de la Vienne. Cette dernière avoue : « Je lui ai dit : “Si tu faisais ta visite officielle au Québec pendant Futurallia, ce serait bien* .” » La sœur du Premier ministre estime sans doute qu'il ne s'agit là que d'un juste retour des choses, elle qui déclare, légèrement pompeuse : « J'ai perdu mon frère, je l'ai donné à la France  ! »

Vie publique ou vie privée ?

Il est vrai que l'exemple vient d'en haut. L'instrumentalisation du privé, sa mise en scène à des fins de communication politique, le tout parfois aux dépens du contribuable, a été portée au pinacle par la « tribu Chirac » lors de la campagne présidentielle 2002. Il n'y manqua rien.
Bernadette Chirac dans le rôle de la mère courage, outragée mais fidèle, couchant ses états d'âme de femme bafouée sur le papier d'un livre, tout en récoltant ses pièces jaunes : « À l'heure actuelle, à la première épreuve, les gens se quittent. C'est tout de suite : “Très bien, au revoir !” Changement d'époque. En ce qui me concerne, j'ai hésité parce que j'avais des enfants et peut-être aussi parce que j'étais prisonnière des traditions familiales. Les conventions faisaient que, devant ce genre de situation, on s'offrait une façade et on tenait le coup. Quant à mes beaux-parents, toujours ma belle-mère, elle m'avait dit au moment de mon mariage : “Et surtout pas de divorce dans la famille.” Elle avait un culot formidable ! Et il en a hérité. » Jacques Chirac en grand-père du peuple  revenu de l'enfer des affaires et de la trahison. Le tout orchestré par Claude, créature de son père et de feu Jacques Pilhan . C'est Raphaëlle Bacqué, l'une des meilleures biographes du président qui note dans Le Monde, en juillet 2001 : « Démêler ce qui relève de la vie publique et de la vie privée des Chirac a toujours été une affaire compliquée. Car rarement une famille aura autant participé, parfaitement au grand jour, au parcours politique d'un président . » Propos auxquels font étrangement écho ceux que lâche Bernadette Chirac, lors du premier anniversaire de l'élection, organisé le 5 mai 2003 au fameux Tapis rouge, siège de campagne un an plus tôt, dans l'un des accès de sincérité qui font tout son charme : « Peut-être est-ce parce que c'était une petite entreprise familiale que ça a marché. » On ne saurait mieux dire...

Le Canard enchaîné ?

Instruits par cette dérive accélérée, comment pouvons-nous continuer d'accepter que les mêmes qui posent et s'affichent en couverture ou au cœur de nos magazines, sur doubles pages et papier glacé, avec maris ou femmes, enfants, petits-enfants et labradors ou bichon, pour nous convaincre de leurs vertus, se contredisent totalement dans leur pratique privée ? Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Soyons ici de nouveau très clair pour être bien compris : tant que les personnalités politiques n'utilisent pas leur vie privée, n'instrumentalisent pas leur famille à des fins de communication – j'allais presque écrire de propagande – électorale, en sollicitant parfois, de surcroît, l'argent public, il n'y a strictement rien à leur objecter. Mais le jour où Gala, Paris Match ou VSD pénètrent leurs intérieurs et font pleurer dans les chaumières sur la vie rêvée ou difficile de ces couples illustres, nous, initiés, devons écrire ce que nous savons . Ils l'ont bien cherché...


À ce sujet, la ligne officielle du Canard enchaîné, pourtant réputé pour son impertinence, fixée très symboliquement et très visiblement (quatre colonnes en dernière page) par Michel Gaillard, son P-DG et directeur de la publication, suite à la parution du livre de Daniel Carton, Bien entendu... c'est off est d'une frilosité rare : « C'est tout l'honneur de la presse – n'ayons pas peur des mots – de ne pas ouvrir ses colonnes à une rubrique “Qui couche avec qui”, prometteuse de beaux tirages et de belles rigolades. Mais, aussi, source possible de basses insinuations, de vrais malaises et d'affreux chantages qui furent l'apanage de la presse d'avant-guerre . » Le patron du Canard ajoute : « Où s'arrête la vie privée ? Où commence la vie publique ? On s'accorde généralement pour dire que la séparation entre l'une et l'autre n'a plus lieu d'être à partir du moment où la vie privée a une influence manifeste sur la vie publique. Toute la difficulté est de saisir ce moment. »

Concernant notamment l'Innocent Roland Dumas qui fut – hasard... – l'avocat du Canard, ce moment ne fut-il pas pour le moins tardif ? À ce titre, ce qui doit nous servir ici de repère ou de balise a été clairement exprimé – concernant justement Roland Dumas et Christine Deviers-Joncour – dans L'Affaire Dumas . Évoquant celle qu'il nomme avec justesse « la femme fatale », Hervé Gattegno justifie : « Écrire cela, ce n'est pas tant trahir les secrets intimes d'un homme et, ce faisant, violer la sacro-sainte frontière qui doit séparer l'espace public de la sphère privée. C'est d'abord, c'est surtout donner à connaître toutes les pièces d'un puzzle, sans en excepter aucune, pour rendre intelligibles les faveurs hors normes dont bénéficia cette femme devenue l'héroïne d'un de ces vrais-faux mystères parisiens connus des seuls initiés, chuchotés dans des cercles d'influence où le débat d'idées n'a plus cours. » L'auteur ajoute : « C'est encore refuser la confusion des genres, la dissolution des repères, quand certains responsables publics choisissent de s'affranchir des règles communes, tout en se retranchant derrière le paravent commode de la vie privée. »

On ne saurait mieux dire, n'en déplaise à Benoît Delmas qui s'est avancé là - bien imprudemment - sur un terrain qu'il maîtrise mal.

Sa grille d'analyse est en effet totalement obsolète et inadaptée à une classe politique effectivement gagnée par la peopolisation.

Lorsque la Peopolitique est devenue la règle, la norme, comment la presse pourrait-elle se contenter d'annoner que certaines affaires d'alcôves "relèvent de la sphère personnelle et non du kiosque" ?

Le journalisme ne consiste justement pas à passer des gentleman's agreement avec les politiques.

Il serait temps de le comprendre.

09:05 Lien permanent | Commentaires (94) | Envoyer cette note | Tags : Presse, People, Genestar

Commentaires

hola, il y a du déchainement dans l'air. non mais seireux c'est trop long j'ai pasp u lire jusquau bout en + en itlaique ca fais mal au yeux, puis aussi c'est ennuyant.

Ecrit par : pierre | samedi, 08 juillet 2006 09:14

au revoir.

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 08 juillet 2006 09:17

J'ai lu "Délits d'initiés", bravo M Birenbaum, en passant.
Tout à fait d'accord avec vous, si vraiment ces gens publics voulaient se ptotéger, ils feraient en sorte de ne pas se faire suivre à l'autre bout du monde en train de sauter d'un hélico en pleine jungle avec leur compagne ...
Et puisque on doit subir ce genre de reportages, autant TOUT savoir d'eux, surtout leurs contradictions.

Ecrit par : fanny guillot | samedi, 08 juillet 2006 09:27

Qu' ajouter à cette impeccable démonstration !

Ecrit par : Bernard Langlois | samedi, 08 juillet 2006 09:41

Nous arrivons aux dérives abouties ! D’imbéciles qui se prennent pour les rois de la république à palais princiers.
La première réforme républicaine. La république !
Pour tous ceux qui font valeur marchande de leur vie privée, il n’y a plus de vie privée ! Mais de marchandise ! Lorsque l’on vent son cul dans tous les pays du monde cela porte un nom . Lorsqu’il s ‘agit d’un prince ‘élu’ cela porte le même nom et impose un NON électoral.
Il s’agit d’une simple morale républicaine. Le délégué de la nation représente la nation.
Il n'y a pas si longtemps à l’école de photographie, matière droit, lorsqu’il y avait encore des lois en France, les pipoles obtenaient le royal Franc symbolique et le photographe avait fait très très fort pour y arriver. Simplement parce qu’ils vivaient de leur image. Nous étions vingt à la dix septième! Grands moments! Le juge recadrant le droit de chacun.
Le délégué de la nation représente la nation !
Dans toutes les affaires françaises disons Outreau, où est le droit à l'image de la vie privée des présumés innocents, et qui le sont, trois ans plus tard, et qui accessoirement en attendant sont condamnés parce que le journal veut du chiffre ! Et le juge une ultime conviction !
Le ministre de l’intérieur qui connaît tous les patrons de presse devrait y penser, un jour ! Parce que l’autre « jour » ce sera toujours je me suis trompé, elle m’a trompé, j’ai falbasasé , puis journalistiqué bien profond ! Mais, on l’a refait elle est mal cadrée et la lumière un peu dure. En plus du 25 ISO ! On voit toutes mes ridules et mes petits boutons. Et pour pas un poil de cul de plus dans les sondages! Cependant cela avait plutôt bien marché pour eux .

Cecilia, you're breaking my heart
You're shaking my confidence daily
Oh, Cecilia, I'm down on my knees
I'm begging you please to come home

Cecilia, you're breaking my heart
You're shaking my confidence daily
Oh, Cecilia, I'm down on my knees
I'm begging you please to come home
Come on home

Making love in the afternoon with Cecilia
Up in my bedroom (making love)
I got up to wash my face
When I come back to bed
Someone's taken my place

Cecilia, you're breaking my heart
You're shaking my confidence daily
Oh, Cecilia, I'm down on my knees
I'm begging you please to come home
Come on home

Jubilation, she loves me again
I fall on the floor and I'm laughing
Jubilation, she loves me again
I fall on the floor and I'm laughing

H oui jubilation for jubilee dans les jardins d’à côté de l’Elysée


A que c’était bien du temps de la peinture sur pieds !
martingrall

Ecrit par : martingrall | samedi, 08 juillet 2006 09:58

Certes, Bernard, c'est impeccable, mais ô combien déroutant de facilité. Clamer encore et toujours que "j'avais raison avant tous" devient une antienne un peu lourde. Il est vrai qu'en France, la surdité est une maladie qui ne touche pas que le Président. Tout de même. Les démêlés (c'en est savoureux pour parler de la femme d'un chevelu...) de Marie-Caroline Ferry avec les Darcos... On tombe. Je déteste Baverez mais je m'incline devant son constat à lui aussi impeccable : la France a toujours nourri, depuis l'an Mil, des histoires de couchailleries réservées aux initiés. Que soudain l'on s'en offusque sous prétexte que les dites sont "couchées" sur papier glacé, Grands d.ieux, quel ennui. Quel ennui. Evidemment que ce papier est stupide. Se jeter dessus comme le vautour sur une proie aux trois pattes cassées me semble exagéré. Je suis vieille France, que voulez-vous.

Ecrit par : Column | samedi, 08 juillet 2006 10:03

BEN VAZI BIRENBAUM MAINTENANT QUE TU NOUS AS FAIT LE COUP DE NOUS BALANCER TES PAPIERS A PARAITRE DANS VSD T'AS QU'A CONTINUER A NOUS REFILER TES BOUQUINS DEJA PARUS!!!!!
CA VA BIRENBAUM???
T'ES PAS TROP FATIGUE???

A part ça, comme dit Bernard, clapclapclapclapclapclap.
Démonstration aux p'tits oignons.
Ce Benoît Delmas, on va lui trouver une rime riche.

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | samedi, 08 juillet 2006 10:19

@ Column
"la France a toujours nourri, depuis l'an Mil, des histoires de couchailleries réservées aux initiés. "

Bien sûr, bien sûr.
Mais ce que dénonce Guy (et moi avec), c'est l'utilisation de leur vie privée par les politiques pour leur promo — ce qui du coup rend licite qu'on en parle, même quand ça les dessert.
A mon sens, c'est Giscard qui a donné le top départ, avec ses affiches électorales de 74, où il figurait à côté de ses filles.

Autre utilisation licite, à mon avis, de l'info sur la vie privée : quand un politique affiche en affaire de mœurs des positions contraires à ses pratiques (ex : voter contre l'avortement, et "faire passer" un enfant illégitime de sa maîtresse ; ou fustiger l'homosexualité quand on va s'envoyer en l'air avec un travelo au bois de Boulogne).

Quant à avoir raison avant tout le monde, ça engendre toujours une certaine frustration. C'est un connaisseur qui vous parle (le copain de la famille de Monaco ;-) )

Ecrit par : Bernard Langlois | samedi, 08 juillet 2006 10:28

Question fondamentale Guy. Il est en effet essentiel de distinguer vie privée, autrement dit non publique, et (sur)exposition publique de la "vie privée". Cette distinction permet de comprendre que "le motif du litige", pour reprendre les mots de Benoît Delmas, n'est pas "une affaire d'alcôve, une stricte affaire privée", mais qu'il est l'exposition et l'instrumentalisation publique d'une affaire d'alcôve. On peut très bien dire qu'elle "n'aurait pas dû sortir" de la sphère privée. Le fait est qu'elle en est sorti, qu'on l'en a fait sortir. Le journaliste n'est pas censé dire "ce qui aurait dû" être ou ne pas être. Il est censé rendre compte d'un phénomène qui s'est déjà produit et analyser sa nature, ses enjeux, sa portée, ses conséquences voire ses origines.

Lorsque l'exposition de la "vie privée" devient une des dimensions de la politique, le travail de journaliste ne peut pas faire l'impasse sur cette dimension là. C'est d'abord cette transformation là du politique qui commande son traitement par le journalisme, pas les contradictions qui peuvent apparaître, dans cette exposition publique du privé, entre le privé exposé et le privé tu, et qu'il appartient également au travail journalistique de dire et là aussi d'analyser.

Il semble qu'on pourrait objecter au journaliste effectuant ce travail là qu'il tombe ainsi dans le même travers que celui dont il rend compte et analyse. En fait, ce n'est pas du tout le cas, lorsqu'il fait effectivement son travail bien sûr. Lorsqu'un journaliste fait ce travail, il ne montre pas la vie privée d'un homme politique, il analyse l'instrumentalisation du privé, "sa mise en scène à des fins de communication politique" voire même "l'influence manifeste du privé sur la vie publique" lorsque celle-ci tourne à la "petite entreprise familiale".

Ecrit par : Mathieu | samedi, 08 juillet 2006 10:29

J'ai tout relu, bien décomposé et je dis Maître! Mais!

Ecrit par : martingrall | samedi, 08 juillet 2006 10:40

Tout à fait d'accord.
Il ne s'agit là que d'exiger un peu de cohérence de la part de nos hommes et femmes politiques. Ça vaut pour l'exposition de la vie privée comme pour la cohérence comportement privé/public. Un partouzard qui viendrait proner les valeurs chrétiennes de la famille ne doit pas venir se plaindre si on voit ses histoires de cul exposées à la une.

Et puis si les agences photo ont un "chiffre d'affaires "people" [qui] dépasse désormais les 20 %" , la faute à qui ? Les acheteurs (journaux et autres) n'ont qu'à mieux payer les reportages. Mais ils ne le veulent pas.

Zgur

Ecrit par : Zgur | samedi, 08 juillet 2006 10:41

On peut aussi est tout simplement penser que Monsieur Delmas en a soupé des chroniques télé. En vue de faire évoluer sa carrière, il s'est donc fendu d'un texte que tous ses collègues un peu sérieux avait refusé d'écrire.

Mais j'adore "une affaire d'alcôve", c'est tellement "Jour de France".

Ecrit par : shotgun | samedi, 08 juillet 2006 10:43

Certes, Bernard. J'ai bien compris l'enjeu de cet immense débat. Cependant que je n'en accomode guère. Voilà tout. Mathieu a raison de pointer l'obligation du journaliste d'intégrer dans sa grille d'analyse cette "nouvelle" composante. Nouvelle pour qui, on se le demande, c'est une autre question. Guy a sans doute ouvert une porte qui était déjà bien entrebaillée. Et ce n'est pas ici l'insulter que d'écrire simplement que les Français sont assez grands et avertis de leurs propres turpitudes pour ne pas prendre pour argent comptant ce qu'un et une candidats à la présidence de la République nous disent de leur vie. J'ai toujours affreusement peur de ces gens qui, se sentant une âme de guerrier de salon, vous prennent par la main pour vous expliquer la vie. Quand on achète Voici, on le fait en toute connaissance de cause, avec un sourire narquois adressé à la préposée à la vente dudit et on le lit avec toute la collusion qui peut s'engager entre écrivaillon et lecteur. Chacun sait, personne n'est dupe. Il me semble que nous tombons dans des travers anglosaxons, sans en savoir prendre les vertus. Tout en comprenant pertinnemment que je ne suis pas ici le maître et que je dois m'incliner bien bas devant notre hôte illustre.

Ecrit par : Column | samedi, 08 juillet 2006 11:27

Guy, pour info : les problèmes de lenteur et autre de votre blog viennent de 123compteurs.com. Pour régler les problèmes, il faut supprimer le compteur. Bonne journée. ;)

Ecrit par : cerise | samedi, 08 juillet 2006 11:39

Cerise 123 n'est pas en service, l'autre compteur est celui placé par 20MN.
Column, je ne suis pas un guerrier de salon, au demeurant votre virage récent (tel que vous le décrivez vous-même sur votre blog) m'incite à vous proposer de boire un kfé dans la vraie vie ; vous verrez que vous n'avez à vous incliner devant personne, personne d'illustre surtout.

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 08 juillet 2006 11:50

"hola, il y a du déchainement dans l'air. non mais seireux c'est trop long j'ai pasp u lire jusquau bout en + en itlaique ca fais mal au yeux, puis aussi c'est ennuyant."


Moi je dis, gros niveau. Très très gros niveau. Top moumoute

Ecrit par : christian lehmann | samedi, 08 juillet 2006 11:54

Hypra moumoute.

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 08 juillet 2006 11:55

@ Guy
Entièrement d'accord avec toi, et surtout ta conclusion: "Le journalisme ne consiste justement pas à passer des gentleman's agreement avec les politiques". J'ai d'ailleurs l'impression que les choses journalistiques bougent à ce niveau-là, si j'en juge par cet article jubilatoire de Philippe Ridet, dans Le Monde du 1er juillet, intitulé à point nommé: "Nicolas et Cécilia Sarkozy, ou « Nous deux » sous les tropiques". Envoyé spécial en Guyane, Ridet n'y est pas allé avec le dos de la cuillère et, à le lire, on sentait bien son exaspération. Quand on sait à quel point Le Monde peut servir la soupe à Sarko, ça rassure un tout petit peu... D'autant que, sur le même sujet, Sarko en Guyane, le journaliste du Parisien avait tartiné une daube ultra complaisante façon Paris Match.
A mon sens, le problème désormais n'est plus de savoir s'il faut ou non respecter la vie privée des politiques qui s'en servent à des fins électoralistes mais de mettre à jour cette mise en scène, d'en montrer les ressorts. En cela, j'adhère complètement à ce qu'écrit Matthieu plus haut de façon très juste et très intelligente, comme d'hab !
@Shotgun
"On peut aussi est tout simplement penser que Monsieur Delmas en a soupé des chroniques télé. En vue de faire évoluer sa carrière, il s'est donc fendu d'un texte que tous ses collègues un peu sérieux avait refusé d'écrire". Non, Benoît Delmas est journaliste au Nouvel Economiste où il suit l'actualité des médias, après avoir travaillé je crois dans le milieu de la télévision, expérience dont il a tiré plusieurs bouquins d'investigations dont le plus récent sur le système Endemol.

Ecrit par : delphine | samedi, 08 juillet 2006 12:04

@Column
Effectivement il y a la question de savoir à quel niveau de profondeur, et donc d'intérêt pour le lecteur, peut atteindre le journaliste face à la publication de la vie privée. C'est vrai que s'il s'agit juste de publier une photo pour montrer cette exposition ça n'est pas très intéressant. C'est pour cette raison que j'insistais sur le travail d'analyse propre au journalisme. Il faudrait voir ce qu'en dise les différents articles consacrés à ce sujet et comparer avec ce qu'en disent les livres qui se consacrent à ce sujet. Je dois dire que je ne lis pas assez la presse, en particulier sur ce sujet, pour trancher la question. J'ai juste l'impression, mais peut-être est-elle fausse, que le journalisme verse plus dans la dénonciation, lorsqu'il traite du sujet, que dans l'analyse proprement dite. Ce serait intéressant que Guy nous donne sa vision de la chose sur cet aspect du phénomène.

Ecrit par : Mathieu | samedi, 08 juillet 2006 12:04

Plutôt d'accord avec vous Monsieur Guy.

Ecrit par : Potus | samedi, 08 juillet 2006 12:04

Cher Guy,
Ce n'est pas un virage sur l'aile, que j'ai effectué. La fatigue, la terreur de ce qui peut vous tuer et ce phénomène étrange qui vous pousse à s'en rapprocher, la lassitude, tout poussait à ce flirt poussé et ridicule avec ceux qui nous tueront (c'est certes exagéré, mais c'est ce qu'ils écrivent...) avant même les "CPF". Et puis on se confronte au réel. On expérimente. On reçoit un bel uppercut, comme Monshipour lors de son dernier combat, et on se dit que ce sera le dernier, vraiment le dernier. Là est tout le danger du militantisme dans un parti di de gouvernement. Parce que l'autisme de ceux qui président à nos destinées déteint sur nous. Et nous-mêmes devenons aveugles à la détresse d'autrui. Ce bref passage par les chaufferies de l'Enfer m'aura, j'espère, assez échaudé pour ne plus retenter l'expérience, malgré tout salutaire. Parce qu'aujourd'hui, quand je dis que j'ai peur de Le Pen, je sais pourquoi.

Ecrit par : Column | samedi, 08 juillet 2006 12:17

Je crois ne pas avoir été très clair, j'ai milité pour le Rpr, c'est ainsi que j'entendais la chose. Je n'ai jamais milité pour le FN, qui n'est pas un parti dit de gouvernement, de toute manière. Mais la clarté n'est pas un luxe en ces temps de poussée de fièvre.

Ecrit par : Column | samedi, 08 juillet 2006 12:20

Bon, OK, c’est intéressant comme démonstration, mais c’est effectivement trop long (ce serait facile de synthétiser et ça gagnerait à être étayé d’éléments neufs, parce que les bichons de Madame Ferry…). De plus, sauf erreur de ma part, tu nous les as déjà partiellement faits lire ces extraits de Délits d’initiés.
Enfin, petit sondage : quel est donc l'hibernatus (2003-2006) de ce blog qui n’a pas encore lu Délits ( qui n'est pas la Bible non plus... ;-) ? Peut-être 1 ou 2 nouveau, donc c’est bon, on l’a tous lu, on sait ce qu’il y a dedans.
Je sais : je suis ODIEUSE ;-) Mais, je fais pas exprès, je vous ASSURE que c'est vrai. Et puis, je suis gentille dans la vraie vie et je souris :-)

Quelques éléments pour élargir le débat sur la privatisation de la sphère publique dans les médias, et en particulier à la télévision :

Extraits de « Privé et public, spectacle et politique. Contre le formatage médiatique », un article de février 2006 de Hugues Le Paige extrait de la revue belge « Politique ».

]...[derrière ces interrogations ponctuelles se pose le double débat de la séparation de la sphère privée et de la sphère publique et celui de la représentation médiatique de la politique dans un monde qui valorise l’hyper-individualisme. Les questions sont liées. La sphère publique s’est privatisée, la sphère privée s’est marchandisée et les médias ont été un acteur important de ce double mouvement. Une politique de plus en plus désidéologisée et une large crise de la représentation y ont également contribué. La personnalisation de la politique a forcement transformé le message. En France, les « bons clients » - pour reprendre l’expression des animateurs vedettes qui ont tendance à prendre la place des journalistes politiques - sont des hommes ou des femmes politiques qui « assurent » le spectacle et qui parlent peu... politique. Le mélange des genres et la confusion des rôles sont une des grandes caractéristiques de la télévision contemporaine.

Les talk shows à la mode adorent confronter un sportif, un héros de télé-réalité, une star... et un homme politique. Forcement, la composition du plateau et la logique même de l‘émission amènent ce dernier à « privatiser » son discours. Rien ne force les hommes politiques à participer à ce genre d’exercices et pourtant, à de rares exceptions près, par crainte de manquer de cette légitimité audiovisuelle qui remplace aujourd’hui toutes les autres, ils s’y précipitent. Le monde politique est co-responsable de cette situation, il n’a guère résisté quand il n’a pas lui-même accentué cette évolution. Certes la Belgique francophone n’est pas la France ni la Flandre qui, elle, pratique déjà largement ce mélange des genres télévisuels. Mais pour combien de temps encore ? Un modèle dominant est à l’œuvre dans les médias. « Nous avons besoin d’une émission où l’actu est couverte de manière divertissante. Je suis fan du Laatste show sur la VRT qui reçoit des politiques, des artistes, des sportifs... », confiait il y a un an, le directeur de la télévision de la RTBF. Tout un programme... À noter que jouant à front renversé, RTL-TVI (qui, il est vrai, a besoin de se relégitimer après sa décision de « délocalisation » luxembourgeoise) vient d’installer une nouvelle émission politique en prime time : émission des plus classiques et des plus sobres permettant à un dirigeant politique de s’expliquer pendant près d’une heure. Sur la chaîne privée, 400.000 téléspectateurs ont suivi entre 19h40 et 20h30 une émission purement politique. La politique peut donc faire de l’audience en prime time : un camouflet pour le service public !

Quant à la « politique divertissante », le sociologue des médias, Rémi Rieffel écrivait récemment que « la forme médiatique devient, aux yeux de certains, garante du fond civique et encourage une dépolitisation du public puisqu’elle tend à banaliser à l’excès le travail politique. Le téléspectateur est en vérité invité à porter sur la vie politique un regard de moins en moins politique »

"Que sont les médias ? Pratiques, identités, influences", Folio actuel - inédit -, Gallimard, Paris, 2005, Rémi Rieffel, chapitre consacré à « la politique sous l’influence des médias »

J'aime beaucoup l'idée de co-responsabilité des médias et des politiques, co-responsabilité forcément accentuée quand les patrons de presse sont aussi les grands potes de certains politiques qui y pensent tous les matins en rasant.

Une co-responsabilité que je mets sur le compte d'une proximité de "classe". Mêmes milieux, mêmes écoles, mêmes capitaux culturels et sociaux, mêmes parcours, mêmes amitiés, fréquentation des mêmes "salons" (voire plus si affinités), et cela quelles que soient les étiquettes - qui n'ont plus cours dans ces circonstances -, voire des mêmes lieux de villégiature, même confort matériel, même vie bourgeoise ou très bourgeoise ou carrément aristocratique, bref mêmes mondes feutrés et calfeutrés (sauf quand ça m'arrange) et surtout mêmes ambitions, je dirais même plus "ambitions convergentes", et c'est là tout le problème. On peut alors parler de clientélisme parfaitement réciproque : sois mon affidé (suce-moi, tu seras), je serai ton "bon-client"(sucer, c'est... ?). De l'"échangisme" de bons procédés, en somme. Avec un peu d'exhib, sinon c'est pas marrant (le fameux "je me vautre de la façon la plus inique... et sachez-le, en plus, je vous emmerde"). Le problème n'est pas moral - vous l'aurez compris - il est politique, seulement politique. Le discours moral ne sert d'ailleurs qu'à éluder la véritable question (soit en faisant mine de s'offusquer du grand déballage, soit en affirmant au contraire que la France n'est pas pudibonde et assume ses moeurs légères). Or, nous ne parlons pas aujourd'hui des mêmes "relations inappropriées" :-)

Par ailleurs, Guy, j'ai déjà fait la démonstration ici que toi-même tu t'étais auto-censuré dans Délits sur une relation privée de la plus haute importance en matière de déontologie journalistique et de respect de la séparation des pouvoirs (je parle ici de l'éxécutif et du 4e pouvoir, les médias). Donc... on fait comment concrètement ?

Je sais... j'aurais pu faire plus court... et plus synthétique... ;-)

Ecrit par : Anne | samedi, 08 juillet 2006 12:30

@Anne
D'ac sur toute la ligne, même tes piques à Guy (c'est vrai, qui n'a pas lu Délits... ?)
Très bien vu aussi ton analyse de la proximité entre responsables médiatiques et responsables politiques.
"Une co-responsabilité que je mets sur le compte d'une proximité de "classe". Mêmes milieux, mêmes écoles, mêmes capitaux culturels et sociaux, mêmes parcours, mêmes amitiés, fréquentation des mêmes "salons" (voire plus si affinités), et cela quelles que soient les étiquettes - qui n'ont plus cours dans ces circonstances -, voire des mêmes lieux de villégiature, même confort matériel, même vie bourgeoise ou très bourgeoise ou carrément aristocratique, bref mêmes mondes feutrés et calfeutrés (sauf quand ça m'arrange) et surtout mêmes ambitions, je dirais même plus "ambitions convergentes", et c'est là tout le problème".
C'est ce qui explique aussi le désintérêt croissant du grand public pour une presse qui ne fait que relayer cette proximité de "classe", de caste même. Contrairement à ce que martèle l'impayable Jacques Marseille, c'est aussi cette proximité qui bloque beaucoup de réformes possibles mais qui pénaliseraient justement ces privilégiés qui se tiennent par la barbichette...

Ecrit par : delphine | samedi, 08 juillet 2006 12:47

@Delphine
Dans ce cas, et s'il n'a même pas l'excuse de la faim, sa défense poussive du limogeage de Genestar est encore plus embarrassante.

"Non, trois fois non, une bimbo échappée du zoo de la télé-réalité ne peut être l'égale d'un prétendant à l'Elysée."
Si, malheureusement, trois fois si. Ils n'avaient qu'à pas passer chez Drucker, Ardisson ou Fogiel, fallait pas vendre les photos du petit dernier à Gala ou à Match... Fallait pas recruter des députés à "La Ferme des célébrités" et se faire prendre en photo avec Madonna...

Et au jeu de la notoriété cheap, la bimbo est finalement moins méprisable puisqu'elle ne cherche pas à se faire pas passer pour ce qu'elle n'est pas.

Ecrit par : shotgun | samedi, 08 juillet 2006 12:54

@ Anne, je n'avais aucun élément sur la relation que tu évoques entre les lignes, aucune preuve, que des ragots.
@ Mathieu, révéler des contradictions ne signifie pas forcément que l'on soit dans la logique de la dénonciation.

Plus loin une autre question doit être posée celle de l'amitié, de la proximité.
Vous savez qu'ici je le dis quand je parle d'un ami. Le problème c'est qu'au delà de privé/public de plus en plus de journalistes dissimulent qu'ils réalisent des sujets ou écrivent des papiers sur des proches à eux.
Column à ce titre votre "idôle" C.A. est un hyper spécialiste du mélange des genres qui sait très bien à chaque mot qu'il prononce ce qu'il fait et malheureusement pour qui et pourquoi il le fait.

Donc concrêtement je pense que l'on devrait s'en tenir chacun à l'exposition sincère de sa "topographie personnelle" et dire simplement d'où l'on parle à chaque fois que l'on s'exprime.

Exemple 1 : je regrette que mon ami Arnaud Montebourg ait renoncé à se présenter avant septembre au sein du PS pour l'investiture présidentielle.

Exemple 2 : je ne comprends pas que mon ami Jean-François Copé puisse être encore si proche de Dominique de Villepin après tout ce que l'on a découvert.

Dans la mesure du possible, donc, ne pas écrire de papier sur ses amis, surtout si le lecteur ignore le lien qui unit rédacteur et objet/sujet.

Je vais partir pour la journée. Je vous confie les clés jusqu'à très tard ce soir.
Faites en bon usage et si quelqu'un veut rameuter Delmas pour qu'il s'explique il a carte blanche.

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 08 juillet 2006 12:56

@ column

"Il me semble que nous tombons dans des travers anglosaxons, sans en savoir prendre les vertus."
C'est exact, et pas seulement en ce qui concerne la vie privée des politiques.
Sarko veut un pouvoir présidentiel "à l'américaine" mais n'envisage pas une minute les contre pouvoirs qui vont avec (ou contre, justement), pouvoir du Séant américian, de la chambre des représentants, des commissions capables d'empêcher une nomination faite par le président (ou alors celui-ci doit assumer le fait de passer outre), etc.

@ delphine
"cette proximité qui bloque beaucoup de réformes possibles mais qui pénaliseraient justement ces privilégiés qui se tiennent par la barbichette..."
Pas toujours besoin de complicité objective ou de "complot" pour promouvoir les mêmes valeurs dites "libérales", lorsqu'on est d'accord sur le fond puisqu'on fait partie du même monde.

Sinon, moi, je n'appelle pas ça la barbichette ;0)

Zgur

Ecrit par : Zgur | samedi, 08 juillet 2006 13:06

On m'a posé une question sur mon blog à propos de Cécilia : à quel titre accompagnait-elle son mari lors du déplacement en Guyane ? Occupe-t-elle à nouveau des fonctions au sein du cabinet du premier ministre ?

Voici le texte de la question, signée Jacques Adam : "c'est marrant quant même que, semble-t-il, personne ne se pose la question du statut exact de Cécilia Sarkozy au sein de l'équipe Sarkozy. Car dans le périple guyanais, à mon avis, elle a assisté à des conversations/ réunions qui concernent des affaires de l'Etat. Si elle n'est "que" l'épouse, avait-elle le droit d'accompagner Sarkozy ? (en clair qui a payé le billet d'avion, l'hôtel, les repas). La femme du Président de la République acompagne officiellement son mari lors des déplacements (en tout cas avant la Présidence de Ségolène Royal ;-) ), mais je suppose que ce n'est pas la même chose pour une femme de ministre.
Ne trouvez-vous pas Olivier que la question mériterait d'être creusée ? Qui a payé pour Cécilia et au nom de quoi. Qu'est-ce qui légitimait sa présence à des conversations entre un ministe de l'intérieur et des gendarmes sur un théatre d'opérations ? Citation du Monde qui ne s'est pas posé toutes ces questions : "(...) Cécilia et Nicolas Sarkozy viennent se rendre compte des résultats du plan Anaconda , grâce auquel une centaine de sites d'orpaillage clandestins ont été mis hors d'état de fonctionner."
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-790120,0.html?xtor=RSS-3208 C'est bien d'une mission ressortissant des affaires de l'Etat dont il s'agit là !"

Qui peut répondre ?

Ecrit par : Olivier Bonnet | samedi, 08 juillet 2006 13:12

Bon il n'empêche que j'aime beaucoup le livre écrit pas Delmas sur Endemol. Livre coécrit avec Véronique Richebois, qui est absolument charmante et qui écrit des papiers plutôt intéressants dans Les Echos ...

Ecrit par : Lancelot | samedi, 08 juillet 2006 13:12

Alors à propos de topographie personnelle je voudrais confesser ici que je suis TRES COPAIN avec un certain nombre de mecs de droite.
Patrick B. de Levallois-Perret.
Alain C. de Grenoble.
Alain J. de Bordeaux-Montréal-Bordeaux.
Ségolène R. de Poitiers.
Lionel J. de Jadis.
Christian L. de La Paz.
Voilà.
C'est dit.
C'est pas des amis, c'est plus que ça, des potes, des couilles, même, disons le mot.
Des gens dont je ne dirai jamais le moindre mal, parce que l'amitié entre vieilles couilles transcende tout.
J'ai aussi des copains dans la presse, à des postes de responsabilité, mais là je ne donne même pas leurs noms vous allez penser que j'en rajoute.
M'enfin j'ai quand même pris un petit déjeuner pas plus tard que ce matin avec Serge J. et Alain D., on devait parler de nos vacances en Corse de dans trois semaines, et la conversation a bêtement rippé vers ceci que je vous restitue de mémoire:
"-Dis donc Serge t'as lu mon papier sur toi dans "Libé"?
- Dans quoi?
- Dans "Libé".
- Chais pas c'que c'est.
- M'enfin "Libé"?
- Connais pas.
- Bon, bon, ça va, fais pas ta mauvaise tête, je pouvais pas savoir. T'aurais préféré que je le fasse ailleurs mon papier?
- Ben c'est toi qui vois.
- Non parce que je veux bien le refaire dans "Le Point", si tu veux.
- Ouais, ben ouais, je veux bien.
- Ben tope-là. Sauf que je vais changer le titre, "La Marque July" je trouve que ça fait un peu mou du cul, finalement.
- Chuis pas d'un avis différent.
- Alors ouais, je pensais à un truc un peu plus nerveux, du genre: "A Chaque Fois Que Je Pense A July J'ai Un Début D'Erection".
- Mais ils vont accepter ça, au "Point"?
- Ben je veux, qu'ils vont accepter. Franz-Olivier Sarko a donné des consignes très strictes: "On BRISE un tabou par semaine, et on balance de la pornographie à tous les coins de pages".
- Ah ouais? Y a des trucs porno, dans "Le Point"?
- Non mais tu rigoles du genou? Tu lis pas les "enquêtes" de Jacques Marseille?
- Ah non. C'est marrant mais depuis quelques jours ma fibre libérale est toute ratatinée...
- Sans déc?
- Ben non, connard. C'est une vanne. Tu veux que je t'écrive le montant de mes indemnités?"

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | samedi, 08 juillet 2006 13:12

Sébastien impayable au meilleur de sa forme !!!!
Plié de rire.

Ecrit par : Olivier Bonnet | samedi, 08 juillet 2006 13:15

QuEL tALent cE SéBAstIeN !

Ecrit par : Lancelot | samedi, 08 juillet 2006 13:32

Je dirais même plus: ce type est géniaaaaaaal (euh, je voulais parler d'Alain D. bien sûr).
@Guy (même si t'es loin)
"Donc concrêtement je pense que l'on devrait s'en tenir chacun à l'exposition sincère de sa "topographie personnelle" et dire simplement d'où l'on parle à chaque fois que l'on s'exprime" : si tous les journalistes de France et de Navarre pouvaient appliquer cette régle à la lettre ! Surtout dans le milieu des lettres, justement, où le copinage règne en maître, toujours à l'insu du lecteur...
@Zgur
"Pas toujours besoin de complicité objective ou de "complot" pour promouvoir les mêmes valeurs dites "libérales", lorsqu'on est d'accord sur le fond puisqu'on fait partie du même monde". Je ne parle ni de complot ni de promotion des valeurs libérales, je parle de réformes qui iraient dans le sens de l'intérêt général (taxation des capitaux, augmentation du budget de la Justice, plafonnement des revenus de PDG d'entreprises bénéficiant de subventions publiques, révisions des frais de fonctionnement des institutions à commencer par l'Elysée, définition de la place d'une Cécilia Sarkozy dans l'organigramme du ministère de l'Intérieur etc.)
"Sinon, moi, je n'appelle pas ça la barbichette". Là, tu as raison. Ce serait plutôt "partageons-nous le gâteau entre gens de bon goût'...

@Shotgun
"Dans ce cas, et s'il n'a même pas l'excuse de la faim, sa défense poussive du limogeage de Genestar est encore plus embarrassante". Je ne sais pas si Benoit Delmas a l'excuse de la faim (les journalistes du Nouvel Eco sont très mal payés, ça je le sais), mais je ne partage pas non plus son analyse. Je pense simplement qu'elle est complètement rétrograde, contrairement à la tienne :-))))

Ecrit par : delphine | samedi, 08 juillet 2006 15:02

Guy, qu'Asko roule pour la Jospinie ne m'embarasse guère. C'est transparent dans ses papiers, voilà, c'est ainsi. J'aime ce type, avec ou sans ces contradictions, j'assume parfaitement ses amitiés, ses réseaux, ses louvoiements quand il délivre des piques.

@ tous,

Je n'ai pas lu "Délits d'initiés". Comme l'"omerta à la Française" et autres soit-disant brûlots qui n'ont provoqué que de brefs haussements d'épaule chez des gens comme moi, simples, bas de gamme, un peu poussifs et qui ont d'autres choses en tête que la branlette espagnole impossible entre FB et MdS.

Ecrit par : Column | samedi, 08 juillet 2006 15:18

@ Delphine...
Keuâhhhhhh ! Que lis-je sous ta plume d'habitude si alerte ??? S'il est un milieu où les renvois d'ascenceurs sont visibles comme mon nez au milieu de ma figure, c'est bien la république des lettres. Nul besoin d'explication de texte dans tous les papiers qui concernent un livre publié par un auteur français encensé par un autre auteur français ;)

Ecrit par : Column | samedi, 08 juillet 2006 15:21

@Column
Merci pour ma plume "alerte" mais tu es malgré tout un initié toi aussi (quand bien même tu n'as pas lu LE livre): le lecteur lambda de Garges-les-Gonesses ou de Mont-de-Marsan ne sait pas forcément que Marc Lambron est super pote avec Fabrice Gaignault, ce qui nous a valu deux pages du même Marc Lambron sur le nouveau livre de Fabrice Gaignault (rédac chef culture de Marie-Claire) dans Le Point, il y a quinze jours, et deux pages du même Fabrice Gaignault sur le livre de Marc Lambron dans Lire de ce mois... That's all folks !

Ecrit par : delphine | samedi, 08 juillet 2006 15:36

"Qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore - ce qui est mon cas - "les affaires de coeur et de draps" relèvent totalement de la sphère publique à partir du moment où ce sont des politiques - certains politiques - qui ont décidé de leur plein gré de nous traîner dans leurs alcoves, et ce à des fins expressément politiques."


Totalement d'accord. Derrière tout grand homme, il y a une femme (et inversement).
Souvenons-nous, en 2002, si Chirac a été réélu, il le doit à la campagne active de Bernadette (son bouqin d'entretien avec Carolis a eu un retentissement certain). C'est elle qui l'a sorti du bourbier...

Chaque homme politique essaie de se camper en époux(se), parent idéal...

Ecrit par : Eric | samedi, 08 juillet 2006 15:37

@ Delphine

Je n'ai vraiment pas goûté l'espéce de mépris avec lequel l'auteur de l'article traîte les victimes du spectale (bimbos échapées du zoo de la télé-réalité, Ségolène n'est pas Loana...).
Car contrairement à lui je n'ai pas l'intime certitude qu'être prétendant à l'Elysée vous rende naturellement plus digne de respect.

Et pourtant, Dieu sait qu'on aimerait pouvoir le croire.

Ecrit par : shotgun | samedi, 08 juillet 2006 15:42

@Shotgun,
Tout à fait d'ac avec toi. Je vais laisser un message à Benoit Delmas, des fois qu'il voudrait bien s'expliquer...

Ecrit par : delphine | samedi, 08 juillet 2006 15:50

@Olivier Bonnet
Je peux dire qu'entre mars 2003 et janvier 2004 - pour ce que j'ai vu- Cécilia avait son bureau, son secrétariat avec deux ou trois collaboratrices.
Je me souviens très bien de l'une d'entre elles qui au téléphone se présentait ainsi : "Bonjour ! Frédérique, secrétariat de Madame Sarkozy."
Je me souviens aussi d'un aller et retour pour moi à Beauvau.
Une séance en salle de réunion avait lieu. Cécilia était là. Elle m'a saluée. Elle tenait agenda et dossiers à la main. Elle assistait à toutes les réunions et certains RV du ministre.
Rien ne se faisait sans sa présence ou en dehors de sa présence.
A Bercy, la plaque "Conseillère technique, Cécilia Sarkozy" était bien vissée en lettres dorées à l'entrée de son bureau. A côté, son secrétariat.
Papier à en-tête, fax, ligne directe etc.

Un courrier de février 2005 avec :
UMP
Le Chef de Cabinet
Signataire du courrier : Cécilia Sarkozy

Un drôle de papier à en-tête UMP qui portait encore l'adresse de...Bercy.
Un papier à en-tête par anticipation.
Je précise qu'elle était bien une collaboratrice à part entière car pour l'ITW de mon livre "empêché de parution" par ses soins quand sa vie privée a pris une autre tournure, elle disait être dans l'obligation de demander l'autorisation du directeur de cabinet de son mari car elle avait "enfin" une vraie légitimité dans les fonctions qu'elle exercait pour Sarko.
Entendez : "J'ai un contrat, je suis rémunérée".
Un sujet tabou qui la contrariait fortement.
Question et réponse extraite d'une ITW :
Quelle était votre vie avant ?

CS : La même. Je travaillais à ses côtés, j'avais un bureau à la mairie de Neuilly, j'ai eu un bureau à l'assemblée nationale, j'ai toujours travaillé avec lui. Au départ, je m'occupais de la presse et des relations avec les parlementaires. Avec les années, j'ai un peu laissé tomber la presse parce que ma position était en porte-à-faux vis-à-vis des journalistes, puisque j'étais épouse et attachée de presse en même temps.
Votre question est tronquée puisque mon mari n'est pas ministre depuis 17 ans. Or, je vis avec lui depuis 18 ans. Il n'a été ministre en tout que quelques années. Donc cette question n'a pas de raison d'être.J'ai toujours travaillé de la même façon avec lui, qu'il ait été député, avocat, maire. Il a connu des moments où il n'était qu'avocat. J'ai quand même travaillé avec lui, parce qu'il avait conservé la mairie de Neuilly."

Et la notion de travail pour une femme, la nécessité de travailler pour une femme ?
CS : D'une part, j'adore ça, et d'autre part, on en a besoin. Je travaille parce qu'on est ensemble mais aussi parce qu'on vit à une époque où la femme qui ne fait rien, qui reste à la maison toute la journée doit en avoir les moyens, car deux salaires valent mieux qu'un...

Ces deux questions-réponses sont floues ? Pas tant que ça.

Cette ITW c'est de l'or.
J'ai récupéré mes droits d'auteur mais dans le fond ça me fait une belle jambe.
Une ITW, des K7, des pages et des pages de réflexion sur le rôle des femmes dans le microcosme politique et pas un courageux pour exploiter cela.

Alors après le débat vie privée-publique-politique c'est une perte de temps.
Cécilia est revenue. On en remet une couche dans l'hebdo à trois lettres sur son look qui détonne de celui des autres femmes de politique. Ses santiags, son jean... YEAH, YEAH. OK ! OK !
C'est toujours les mêmes fadaises, le même cirage de pompes.
Elle est revenue, le ministre est heureux.
"Ca se voit" commente la journaliste de l'hebdo.
Ouais, tout ce que je vois, c'est que personne n'ose poser les bonnes questions. Celles auxquelles nous sommes en droit d'avoir des réponses. Des questions qui n'ont rien à voir avec leur vie privée -pour ce qu'il en reste...- mais des questions sur le regard que nous portons sur les hommes politiques de ce pays et le jeu médiatique auquel ils se livrent pour appâter l'électeur.

Il y a tant à dire ou à écrire. Mais aucun rédac-chef assez courageux ne veut publier ce qui est pourtant une REALITE.

Aujourd'hui on ne va pas à contre-courant du pouvoir, on nage à ses côtés, on partage la même embarcation -chacun sait que c'est un bateau de très petite taille- et qu'il n'y a pas de place pour tout le monde.
Juste quelques places pour EUX et quelques autres, les fidèles...

@ Bernard,
Je n'ai pas pensé que mes écrits pourraient intéresser Politis ???

Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 16:04

Tout à fait Guy !
Un peu long à lire, d'autant qu'il me semble que le thème a été déja largement abordé ici, certes pas de cette facon aussi détaillée et didactique (arg)... mais c 'est votre blog...
Mais, j'ai bien peur que l'évolution du "marketing politique" aille dans un sens de voulloir toujours plus de peopolisation dans les média... et que les media ne disent pas non, parce que le journalisme politique semble une profession qui disparaît de sous la lampe (comme les poètes ?)...

Ecrit par : bertrand | samedi, 08 juillet 2006 16:08

@Corinne
Je ne comprends pas bien le sort de ton livre: n'est-il pas paru aux Presses de la Renaissance l'année dernière ? A-t-il été simplement amputé du témoignage de Cécilia S., auquel cas ce n'est pas tout à fait un cas de censure, ou a-t-il été réellement retiré de la vente. Merci d'avance pour tes explications.

Ecrit par : delphine | samedi, 08 juillet 2006 16:10

@ Corinne (la forme ?)

"Cette ITW c'est de l'or. J'ai récupéré mes droits d'auteur mais dans le fond ça me fait une belle jambe. Une ITW, des K7, des pages et des pages de réflexion sur le rôle des femmes dans le microcosme politique et pas un courageux pour exploiter cela."

Comment ça PAS UN COURAGEUX POUR EXPLOITER CELA ?????

PAS UN COURAGEUX ????

PAS UN EDITEUR COURAGEUX ????

PAS UN ????

Ecrit par : Anne | samedi, 08 juillet 2006 16:26

@ Delphine,
Ce livre n'a pas paru. Il aurait pu avec l'ITW de la Cécilia remplacée par celle d'une autre. C'était trop facile. Surtout pour l'éditeur qui a manqué de courage et de délicatesse envers son auteur et non pas envers la femme du ministre -je précise-.
Si ce n'est pas un cas de censure, je ne sais pas comment il faut le définir ?
Des pressions, des échanges de courriers dans le dos de l'auteur entre ladite femme de ministre et l'éditeur - découverts plus tard par l'avocate chargée de me représenter et de récupérer mes droits d'auteur-.
L'éditeur n'acceptant de me laisser expliquer à mon lectorat -qui n'est pas stupide- les raisons du retrait du livre de Cécilia, je ne pouvais admettre que le lecteur n'ait pas connaissance des faits. Je n'ai pas eu trente-six possibilités.
C'était CA ou RIEN !
J'ai choisi la bataille juridique et j'ai dit N0N.
Forcément si les pressions d'un ministre -président de l'UMP à cette date- et celle de son ex-futur-toujours- en train de se faire la malle avec l'organisateur du sacre de son ex-futur-toujours-mari, tu n'appelles pas cela de la censure au sens juridique du terme. Soit.
Mais alors qu'est-ce que c'est ?
On peut jouer sur les mots, sur le fond mais pas sur la FORME.
Et la forme, c'est de l'abus de pouvoir pur et dur.

Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 16:31

@ Anne,
Ma chère soeur Anne, pas celui-là non plus.
Pas lui. Même pas lui.
C'est peut-être parce que le sujet l'intéressait déjà pour lui ?
Pas tout-à-fait la même trame éditoriale mais bon...
Il faut faire vite avant les élections pour quelques révélations croustillantes et quasiment renversantes sur le sujet et pas du blabla descriptif de la gueguerre entre l'un et l'autre, les uns et ls autres.
Vous avez aimé la première dame de France actuelle, vous adorerez la prochaine...

Toi et moi, on ne veut pas en prendre le moindre risque.
Toi et moi, on sait que c'est pas après qu'il faudra pleurer, c'st maintenant
qu'il faut les dégager et révéler tous leurs vices-car ils sont vicelards-.
Pourris, ça ne suffit pas !

Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 16:38

@Corinne
Effectivement, si ton livre n'a pas paru en raison de ta décision à toi mais après les reculades de C.S., c'est une forme de censure.
Vu qu'il est encore référencé sur Amazon, je croyais qu'il avait été publié et qu'il s'agissait d'un livre général sur les femmes, non pas un livre sur C.S. comme celui de Valérie Domain.
Il te reste toujours la possibilité d'un roman à clé... Je suis sûre que ça peut intéresser Guy. En tous cas, c'est vendeur: celui de V.D. approche les 100.00 exemplaires !

Ecrit par : delphine | samedi, 08 juillet 2006 16:47

Les 100.00 exemplaires, c'est pas beaucoup... Ok, je sors.

Corinne, il s'appelle comment, ton livre ?

Ecrit par : Column | samedi, 08 juillet 2006 16:53

@ Column

Le titre du bouquin de Corinne :

Paroles de femmes
Ce qu'elles vivent, ce qu'elles pensent
Presses de la Renaissance

Ecrit par : Anne | samedi, 08 juillet 2006 18:05

Merci beaucoup Corinne pour ta réponse.
J'avais lu qu'elle était bénévole. Tu m'apprends que non.
Aaaaaaaaaaaaaaargh

Ecrit par : Olivier Bonnet | samedi, 08 juillet 2006 18:19

Corine, je me permets de transmettre votre réponse à mon questionneur. Merci encore.
Reste à savoir si CS a des fonctions officielles aujourd'hui.

Ecrit par : Olivier Bonnet | samedi, 08 juillet 2006 18:32

@ delphine

"Je ne parle ni de complot ni de promotion des valeurs libérales, je parle de réformes qui iraient dans le sens de l'intérêt général"

Nous sommes d'accord et je me suis mal fait comprendre.
Je voulais appuyer encore sur la proximité entre journalistes et politiques qui font de plus en plus partie du même monde et sont de plus en plus issus des mêmes milieux, milieux plutôt CSP+. Donc plutôt (je généralise un peu) enclins à un conservatisme de bon aloi ou à un réformisme mou.
Lorsqu'on dénonce ce fait, on se fait régulièrement taxer de conspirarionniste et d'adepte de "théorie du complot", concept souvent bien commode pour éviter de voir les problèmes. Ce que je voulais dire, c'est que il n'y a pas besoin de complot quand tout ce peit monde prône les mêmes idées (cercle de la raison, pensée unique et oui au projet de TCE). J'espère que c'est plus clair.


Une autre question : c'est avec quel pognon qu'il fait sa campagne de pré-candidat, le Sarko ? Celui des cotisatioon des nouveaux adhérents à l'UMP ? un peu, sans doute. Mais Beaucoup avec nos impôts (et bien au delà du financement public des partis politiques) !
Un ptit vol avec les avions de l'ex-GLAM (rock) ça coûte CHER !
Les salles surchauffées aussi !
Alors ?

Qui osera enquêter ?
Qui osera publier ?

Il n'a pas encore gagné, Sarko !
Sauf si Jospin ...

NON
PAS JOSPIN
NON

STOPPONS SARKO !

Zgur

Ecrit par : Zgur | samedi, 08 juillet 2006 19:15

Olivier Bonnet
Cecilia a été posée par inadvertance sur la liste des inspecteurs du trésor « cadre A » lorsque Sarkozy était temporairement ministre des finances!
Une seule embauche! Sa femme, toutes les autres virées!
Voir direction du personnel dudit ministère.
Donc depuis ce temps là au moins elle pointe fonctionnaire et avec tous ses mômes, comme tous les autres Juppé, Fabius, très jeune retraitée et néamoins DOSable et mesurée.

Ecrit par : martingrall | samedi, 08 juillet 2006 20:21

Cette peopolisation (Royal sera à Berlin demain !) et cette foire à l’étalage (contrôlé) de la vie privée des « stars » de la politique me semble presque secondaire par rapport à un autre phénomène dont Sarkozy vient de donner une illustration assez significative. Je veux parler du désarrois idéologique in fine de ces hommes et femmes politiques qui ont vraiment beaucoup de mal à comprendre où va la société française et donc à stabiliser un programme actuellement plein de trous, évanescent, voire flottant selon les humeurs du temps. D’où leur quête éperdue de références. Un jour on en appelle à Blair, un autre au socialisme scandinave. On se montre au Chili ou en Allemagne. On a vu Sarkozy et Royal également en Italie. Mais c’est Sarkozy qui semble aujourd’hui aller le plus loin, à tel point s’il ne faut pas se demander s’il n’est pas en train de craquer. Il y a deux jours il se déclare plus proche de la gauche de Jaurès et de Blum que de la gauche de Royal (et de je ne sais plus qui), ajoutant aujourd’hui qu’il n’est ni Madame Thatcher, ni Monsieur Reagan. Limite délire.

Ecrit par : Caroll | samedi, 08 juillet 2006 20:55

@Delphine,
En effet, c'était un livre sur la condition féminine.
Un ouvrage sérieux qui aurait certainement été apprécié des femmes et des...hommes.
Pas un livre à la con sur les "femmes de" ou un roman.
Une réflexion rédigée sans prétention sur le 20ème siècle et l'entrée dans le 3ème millénaire.
C'était un bon manuscrit. Il aurait pu devenir un bon livre.
Amen.
Non. On dit : "Merci Cécilia et que le diable se perde avec toi."

Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 21:22

On verra bien ce que fait Cécilia si d'aventure son "mari" devait échouer...

Ecrit par : Column | samedi, 08 juillet 2006 21:30

Le privé est politique (Marx vs Foulcault vs le Queer).
Ne pas liquider à bon compte cette découverte, notamment si nous voulons montrer Toulouse, ce qu’est Toulouse, pourquoi ça coince.
Comprendre que le paradigme du respect de la vie privée qui fonde les démocraties contemporaines achoppe précisément la où le BAS blesse : le privé EST politique et ÇA CIRCULE entre les deux sphères (avortement, mariage, questions bioéthiques…).

Ecrit par : stubborn | samedi, 08 juillet 2006 21:47

Elle pourrait toujours retourner avec Attias ou se dégoter un
autre milliardaire ou un présentateur vedette de la TV... ou un nouveau ministre dans le vent.

Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 21:48

S'il n'est ni Reagan ni Thatcher comme je le pensais tout haut dans un de mes post hier.
S'il est plus proche de Blum et Jaurés que de la direction actuelle du PS.
S'il veut être la voix d'une classe moyenne qui continue à voter socialiste sans plus y coire.

Alors je propose que dans les prochaines semaines son conseiller en com l'invite à contacter Rocard pour reformer le PSU.

Ecrit par : shotgun | samedi, 08 juillet 2006 21:49

I'm Back. Pas de Delmas je vois.
@ Corrine, on peut examiner le texte de CS sans souci mais est-ce très intéressant ?
Je te rappelle que quand nous nous sommes rencontrés, il était impossible de le publier puisqu'elle le refusait et qu'elle avait quitté son époux.
La question que tu m'as posé était de publier le livre sans cette itw.
Si tu penses que le texte en vaut la peine - son itw- on peut voir quoi en faire en risquant un référé si elle refuse de donner son autorisation.

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 08 juillet 2006 22:00

"Rocard, Rocard ! Puis quoi encore ? Il est vieux. Il n'a plus la cote. Il n'est même plus coté à l'argus."
Cécilia ex-future- pas encore- mais pour très bientôt- toujours-Impératrice du trône de France.


Je vous l'avais dit.
Elle ne comprend pas tout.
Elle ramène tout à ELLE.

Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 22:05

Elisabeth Lévy virée de France-Culture. Franchement j’ai un peu du mal à suivre. Bon, Kessler, son chef est un ancien de l’équipe Jospin. Ceci expliquerait-il cela ? Il m’est arrivé d’écouter son émission, c’était plutôt pas mal. Est-ce son côté agaçant, grande gueule de droite qui dérange ? Mais qui au juste ? Il manquerait plus qu’ils éjectent Finkielkraut.

Ecrit par : Caroll | samedi, 08 juillet 2006 22:18

@Corinne

Moi j'essaie juste d'aider, de donner des pistes à Niko pour qu'il arrive enfin à séduire cette classe moyenne désabusée à qui il fait plus peur qu'envie.

Une autre piste : qu'il profite de ses amitiés au Monde pour demander une chronique hebdo dans Télérama ou il employerait des poncifs comme "action citoyenne", "mixité sociale", "entreprises qui donnent du sens", "assureur militant"...

Allez Niko tu as encore un peu plus de neuf mois pour trouver une idée.

Ecrit par : shotgun | samedi, 08 juillet 2006 22:20

@ Guy,
A l'époque nous n'avions pas parlé de grand chose.
J'étais très contrariée par ce qui venait de m'arriver.
Je voulais que mon manuscrit soit publié uniquement pour contrecarrer le pouvoir des Sarkozy.
Après notre entretien, j'ai passé tout l'été et l'automne 2004 à batailler dur pour récupérer mes droits d'auteur. Ce que tu m'avais vivement recommandé. En octobre, j'ai eu gain de cause.
Souviens-toi, j'ai aussi réécrit ce chapitre en expliquant le pourquoi du comment. Soit, je laissais l'ITW de Cécilia, soit elle sautait.
Bien sûr que son ITW n'a rien de palpitant mais elle se révélait avec ses faiblesses et toute la complexité de sa personnalité et de son "personnage".
Une ITW qu'elle ne pouvait ni ne devait contrôler.
Sans avoir le droit de lire le manuscrit. C'est quand même pas mal.
Tu savais aussi que c'était un de mes chapitres préférés, j'adore m'appliquer à en foutre plein la gueule aux politiques. Là, c'était leurs bonnes femmes.
Je le sentais bien ce livre.
Je le sens encore bien d'ailleurs.
Un jour, peut-être...
Je n'ai pas dit mon dernier mot avec le couple Sarkozy.
Je suis toujours disposée à en rediscuter avec toi.

Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 22:23

Au fait Column vous avez remarqué que je vous ai proposé de boire un kfé...
@ corrine, my pleasure...

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 08 juillet 2006 22:26

@ Guy,
Je te rappelle simplement qu'en février 2005 -erreur pour ma pomme dans le précédent post, j'ai mis 2004- elle n'a pas encore quitté son Nicolas et que sa liaison avec Attias n'est pas encore connue des médias ni de l'opinion publique. Elle est la seule à le savoir !
Elle ne veut pas que soit publié un ouvrage dans lequel elle joue la sérénade pour le président de l'UMP.
Là, c'était un scoop !
C'est la raison pour laquelle, c'est encore très drôle de lire son ITW en sachant qu'elle a une liaison avec Attias déjà entamée depuis novembre 2004...

Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 22:29

BAH OUI ALORS !

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 08 juillet 2006 22:30

AH BEN OUAIS CAROLL!!!
MANQUERAIT PLUS QU'ILS EJECTENT FINKIELKRAUT!!!
UN COMPTEUR-DE-BLACKS-SUR-TERRAIN-DE-FOOT COMME CA, CA SERAIT VRAIMENT DOMMAGE DE PLUS L'ENTENDRE, EN CES JOURS DE LIESSE!!!
D'ailleurs on l'entend plus chanter, Finkie?
C'est pourtant le moment ou jamais, juste avant la finale, de nous balancer une de ses bonnes grosses vannes sur les Bleus trop noirs?
Non?
Allez j'vais faire un billet sur Finkie et les Bleus pour demain, chez moi.
Histoire de se marrer un peu avant le stress de la finale.

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | samedi, 08 juillet 2006 22:40

@ Guy,
C'est cela moque toi.

Ecrit par : corinne | samedi, 08 juillet 2006 22:41

Bon, l'affaire est entendue. Guy va publier le livre maudit de Corinne sans le chapitre CS à moins qu'il ne propose à Corinne de le réécrire sous forme romanesque afin de nourrir sa nouvelle collection (celle où Madâme II est poursuivie par un juge H.....n sans pitié qui devient lui-même la cible d'attentats faussement terroristes commandités par un certain Lionel J qui joue double jeu alors que tout le monde le croyait mort).

D'où question: la forme romanesque est-elle LA parade aux entraves faites aux journalistes dans leur liberté d'expression?

D'où question 2: n'est-ce pas une insulte faite à l'art du roman que de l'utiliser à des fins strictement informatives pour pallier une carrence du système et pour ruser avec les procès?

Ecrit par : Sacha | samedi, 08 juillet 2006 22:50

On peut publier des documents en disant vraiment les choses, sacha, j'y passe mon temps ! Sans clés, ni serrures...

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 08 juillet 2006 23:01

Des documents, oui, mais des romans?

Ecrit par : Sacha | samedi, 08 juillet 2006 23:20

@Sacha
En voilà un thème de discussion qu'il est intéressant: effectivement, ces derniers temps, la forme romanesque est bien devenue "LA parade aux entraves faites aux journalistes dans leur liberté d'expression".
Le roman à clé, puisque c'est de cela qu'il s'agit, opère un étonnant retour en force.
Valérie Domain avec le couple Sarkozy, David Angevin avec Télérama mais aussi Eric Zemmour sur Chirac ("L'Autre", paru chez Denoël l'année dernière, bien torché) et surtout Denis Robert avec l'affaire Clearstream ("La domination du monde"). Mais encore des écrivains qui ont voulu se colleter avec des faits divers par un biais romanesque qui leur permettait de s'affranchir de certaines contraintes juridiques: je ne parle pas du livre de Philippe Besson sur l'affaire Villemin (livre contre lequel Christine Villemin vient de porter plainte, avec un étrange retard me semble-t-il) mais plutôt de celui d'Hervé Jaouen inspiré par l'affaire d'Outreau ("Les ciels de la baie d'Audierne") ou celui de Jean-Claude Derey sur l'affaire Mis et Thiénnot ("Quand on parle du loup...").
Or il s'avère que le roman à clé remonte à une ancienne tradition que Robert Darnton, professeur d’histoire à l’université de Princeton et directeur du Center for the Study of Books and Media, expliquait très bien sur France Culture dans l'émission "Concordance de temps" du 15 avril dernier. Il revenait sur les formes subversives du journalisme primitif au XVIIIè siècle et rappelait l'importance de cette forme d'expression pour balancer des vérités que les puissants s'échinaient à dissimuler.

Je crois que Guy déplore ce subterfuge qu'est devenu le roman à clé aujourd'hui et qu'il serait enclin à penser lui aussi que c'est une "insulte faite à l'art du roman que de l'utiliser à des fins strictement informatives pour pallier une carrence du système et pour ruser avec les procès".
Ce n'est pas mon avis. Je crois que c'est surtout une question de talent.
Et ça, évidemment, ce n'est pas donné à tout le monde....

@Guy
Pour revenir au thème du jour, Le Point rend compte lui aussi du voyage de Sarkozy avec sa dame en Guyane et rapporte cette confidence du ministre de l'Intérieur qui me laisse assez pantoise: "Et d'ailleurs, on érit ce qu'on veut. Mais moi aussi, je suis libre, et je ne négocierai pas ma vie privée contre ma vie politique, même si, dans ce que je fais, il y a moins d'impudeur que d'ouvrir la porte d'une maternité quand on est Ségolène. La politique est en déficit total d'authenticité, et les Français, après tout, veulent savoir qui ils élisent. Plus le temps passe, moins j'ai de tensions internes: tout est vrai là-dedans, et je ferai de moins en moins de compromis avce ce que je pense, avec ce que je vis".
Gloups.

Ecrit par : delphine | samedi, 08 juillet 2006 23:30

@ Delphine
"Je crois que c'est surtout une question de talent.
Et ça, évidemment, ce n'est pas donné à tout le monde...."

Oui, pour moi, c'est le problème essentiel. Il se trouve que l'écriture est aujourd'hui à la portée de tous (contrairement au XVIIIè s.). Chacun rêve d'écrire son roman ou son scénario pour le cinéma et chacun croit qu'il en a le talent parce qu'il sait aligner un sujet, un verbe et un complément sans trop de fautes d'orthographe.

Malheureusement, je fais une grande différence entre la littérature (dont le roman fait partie) et le travail journalistique. Les "romans à clefs" que tu cites (j'en ai parcouru la plupart) sont réellement écrits avec les pieds, totalement dépourvus de littérature. Ca m'écorche tellement les yeux que j'aurais préféré que ces non-écrivains se contentent d'exposer leur point de vue et de relater des faits.
Je préfère lire des successions d'entretiens ou de PV plutôt que de me farcir des prétentions romanesques pitoyables pour éviter un procès.

Mais... on ne sait jamais. Le Balzac du XXIè siècle est peut-être dans les parages.

Je ne condamne pas le "roman à clefs" dans le principe. Mais pour l'instant, la pratique s'est révélée décevante, voire dégradante. Les journalistes ont des combats à mener? Très bien. Les écrivains également. Ce ne sont pas les mêmes et je trouve désagréable d'aller piétiner les plates bandes du voisin par facilité judiciaire.

Maintenant, si tu as un roman à me conseiller qui combinerait avec grâce littérature et journalisme, je l'achète lundi et te donne mon avis.

Dis-moi.

Ecrit par : Sacha | dimanche, 09 juillet 2006 00:06

@Sacha
Entièrement d'accord avec toi. Et malheureusement, non, le Balzac du XXIe siècle n'est pas dans les parages. Je pourrais te conseiller un bon Thierry Jonquet (genre "Moloch", paru dans la Série Noire il y a quelques années) pour le regisre du fait divers mais c'est un peu mince.
Non, je n'ai pas le souvenir d'un roman récent "qui combinerait avec grâce littérature et journalisme". Mieux vaut revenir à l'inégalable "De sang froid" de Truman Capote. Du reste, c'est du côté américain qu'il faudrait le chercher, le nouveau Balzac. Je le trouve davantage dans "Le diable s'habille en Prada" de Lauren Weisberger - véritable plongée dans le lumpen prolétariat de la mode à Manhattan, quoiqu'on en dise - ou encore dans son nouvel opus très réussi "People ot not people", que dans n'importe quelle fiction française. D'accord, d'un point de vue littéraire ce n'est pas très excitant. Mais pour le contenu, ça déménage.

"Les journalistes ont des combats à mener? Très bien. Les écrivains également. Ce ne sont pas les mêmes et je trouve désagréable d'aller piétiner les plates bandes du voisin par facilité judiciaire".
Pour ce qui concerne Jean-Claude Derey par exemple, cet écrivain s'est intéressé de près à l'affaire Mis et Thiénnot et il en a d'abord fait un essai ("Les enfants du brouillard"). Mais il a reçu en retour de telles pressions et de telles intimidations de la part de certains protagonistes encore vivants, qu'il a préféré recourir au roman pour continuer son combat.
En l'occurrence, ce n'est pas une question de facilité...

Ecrit par : delphine | dimanche, 09 juillet 2006 00:27

@Sacha,
Guy ne me proposera pas de publier mon "manuscrit maudit" sous une forme romanesque.
S'il doit le publier, il le fera avec ma plume, mon style, des faits, des noms.
Affublez Cécilia du pseudo de "Cruella" et Sarko de celui de "Court sur pattes", ça ne m'intéresse pas.
Alors qu'ils font feu de tout bois et se répandent dans les médias, dans la presse "people", il faudrait les ménager par trouille d'un procès.
C'est un comble !
Un bon avocat aura assez de billes pour prouver que "leur plainte" ne tient pas la route et qu'il n'y a pas d'atteinte à la vie privée lorsque les plaignants entretiennent eux-mêmes l'actualité en se prêtant aux photographes et en signalant - c'est la règle N°1 dans l'art de la com avec les médias- chacun de leur déplacement politicoprivé...

Si je devais songer à écrire un roman, ce serait un roman.
Je ne suis pas pour la facilité. Guy non plus.
Les éditions Privé existent et tiennent le cap car Mister Birenbaum a le courage d'aller au bout de la route avec des manuscrits et des auteurs qui retiennent son attention.
Mister Birenbaum, it's a pleasure to work with you.

Ecrit par : corinne | dimanche, 09 juillet 2006 00:29

@ Corinne
"Je n'ai pas pensé que mes écrits pourraient intéresser Politis ???"

Oui, peut-être.
Mais cela fait maintenant plus de deux ans que j'ai volontairement quitté mes fonctions de directeur et je me suis fixé comme règle de ne jamais intervenir dans les choix rédactionnels de mon successeur (Denis Sieffert). J'ai trop vu de cas où les "pères fondateurs", une fois partis par la porte, ne cessaient de revenir par la fenêtre, et ça ne me paraît pas sain.
Donc, il faut contacter Denis directement (éventuellement de ma part).

Ecrit par : Bernard Langlois | dimanche, 09 juillet 2006 01:39

Je n'aime pas les romans à clés sauf quand je ne comprends rien parce que c'est très éloigné de la réalité. Il y a la vérité et le reste. Quant à la littérature c'est autre chose.

Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 09 juillet 2006 07:12

Je n'ai pas lu "délits 'initiés".
Je ne lis ni Match, ni VSD, ni la presse People.
Ce type d'information ne me parait pas essentielle
pour une raison simple.
Elle sera par nature toujours tronquée.

Le Président a-t-il couché avec telle femme ministre à la fin du meeting ? On le taira: affaire privé. Le couple formée par X et Y est purement formel ? Là, menace juridique trop forte, on s'abstient.

Soit, on adopte l'attitude anglo-saxonne de la transparence absolue, soit on risque tout simplement de participer à des opérations de manipulations.

On aura obtenu de tel ou tel "Château", le feu vert, on verra tomber sur son bureau des photocopies opportunes.

Le grand déballage, sinon rien.

Dans le contexte juridique actuel, seul lorsque un enjeu économique apparait, une prise d'intérét illégale, des fonds secrets qui s'évadent via le compte d'une maitresse, l'enquéte me parait légitime.

Dans le cas précis de Nicolas et Cécilia, et autres similaires, c'est eux-mêmes qui se placent au frontispice. Mais à la fin des fins, on découvre que l'on se focalise sur bien peu de choses: la vanité du pouvoir.

Ecrit par : borneo | dimanche, 09 juillet 2006 08:58

Je vous assure que l'on peut écrire les choses sans les tronquer.

Ecrit par : guy birenbaum | dimanche, 09 juillet 2006 09:19

"Cecilia a été posée par inadvertance sur la liste des inspecteurs du trésor « cadre A » lorsque Sarkozy était temporairement ministre des finances!
Une seule embauche! Sa femme, toutes les autres virées!
Voir direction du personnel dudit ministère.
Donc depuis ce temps là au moins elle pointe fonctionnaire"

Merci à Martin pour l'information.

Ecrit par : Olivier Bonnet | dimanche, 09 juillet 2006 09:21

"Plus le temps passe, moins j'ai de tensions internes"
signé Sarkozy

Relisez ça - hors contexte - c'est involontairement drôle.
;0))

"Cecilia a été posée par inadvertance sur la liste des inspecteurs du trésor « cadre A » lorsque Sarkozy était temporairement ministre des finances!
Si c'est vrai c'est du NÉPOTISME ou je ne m'y connais pas.
A rappeler aux thuriféraires de Sarko qui répètent que les français n'aiment pas le risque. Entre ça (rkozy) et les golden parachutes des patrons, l'exemple vient d'en haut !

Zgur

Ecrit par : Zgur | dimanche, 09 juillet 2006 14:02

@Bernard,
Je contacterai Denis Sieffert à la rentrée.
Merci pour le "éventuellement de ma part".

Ecrit par : corinne | dimanche, 09 juillet 2006 15:07

Bonjour,

Je lis ce fil de réactions avec des sentiments partagés. Je réponds à Guy que je peux réflechir et m'exprimer sur un sujet même si je ne suis pas éditoirialiste star, membre du club et autres médailles afférentes.
J'ai rédigé ce coup de gueule car on mélange tout. La presse n'est pas aux ordres. A elle de hiérachiser les infos. Que les politiques veuillent montrer leur vie privée, ouais. On n'est pas obligé, le doigt sur le Nikon, d'accepter. Pour preuve le voyage en Guyane, ou la seule info était: ils sont amoureux. On est loin du Pulitzer.
Je n'ai certainement pas la carte, mon cher Guy, pour parler des choses sérieuses. Mais je le fais quand même. Et je persiste et je signe.
Bien à vous tous
Benoît

Ecrit par : Benoît Delmas | lundi, 10 juillet 2006 12:41

Mais de quoi parles-tu Benoît ? De quelle carte ? De quel éditorialiste star ? D'où sort cette soudaine - fausse - modestie ? Pour ce qui me concerne, ici, je parle de ton papier qui est juste à côté de la plaque, très loin à côté de la plaque.

Ecrit par : guy birenbaum | lundi, 10 juillet 2006 12:46

En tout cas, Benoit, vu que vous passez par ici, saluez Véronique de ma part et bravo pour votre livre sur Endemol : je l'ai passé à un ami qui bosse dans cette boîte et il a retrouvé beaucoup de vrai !

(J'adore faire ma midinette ;-))

@ Guy : tu ne réponds pas à mon mail :-(

Ecrit par : Lancelot | lundi, 10 juillet 2006 13:02

@Benoît,
Je voudrais une explication précise de cette phrase extraite de votre papier cité plus haut.
"(...)Les 11 millions de téléspectateurs de Voici & Cie pèsent + que les 500 000 acquéreurs du Nvel Obs ou l'Express. Pour autant, chacun doit rester dans son rôle sous peine de mettre sens dessus dessous la hiérarchie des valeurs. ..."
"La hiérarchie des valeurs" m'intrigue...

Ecrit par : corinne | lundi, 10 juillet 2006 14:45

Il est aux abonnés absents B.Delmas !
Un petit tour et puis s'en va.

Ecrit par : corinne | lundi, 10 juillet 2006 18:44

moi je suis assez d'accord avec Benoit delmas ds son post. Les journalistes ne sont pas obligés de prendre cecilia en photo ou de la filmer.
D'abord on nous matraque le couple Sarkozy ensemble parce qu'ils le veulent bien, ensuite on matraque la rupture parce que c'est bien fait pour eux, fallait pas se faire mediatiser comme cela, c'est indecent, et puis qd cecilia revient et bien on les filme en guyane... apres avoir disserter sur la peoplisation des politiques et ses néfastes conséquences.
Cherchez l'erreur.
Soit les journalistes décide de rapporter des images et paroles brut de pommes, et il faut qu'ils nous épargnent les jugements de valeur, soit ils font ce meme travail mais au filtre de ces memes jugements de valeur et alors, plus de probleme Sarkozy en l'occurence.
En plus simple, si vous etes contre la peoplisation des politiques, ne rentrez pas dans leur jeu.

Ecrit par : sebolavi | mardi, 11 juillet 2006 13:51

Bonjour,

La presse people pèse 11 millions de lecteurs par semaines contre 17 pour la presse télé et 5 pour la presse dite d'information.
A lire réactions et questions, j'en viens à me dire que les journaux doivent arrêter de célébrer les couples politiques. Sauf s'il s'agit de quelqu'un qui fait carrière sur le thème "travail, famille, patrie" et qui, en loucedé, fait exactement le contraire.
Je suis disponible pour répondre à toutes vos questions.
Bien à vous tous
Benoît

Ã

Ecrit par : Benoît Delmas | mardi, 11 juillet 2006 17:39

Re bonjour,

Je n'ai pas écrit ce point de vue afin de "peaufiner mon plan de carrière". J'ai simplement piquer un coup de colère devant tant d'émois, de pamoisons pour un non évenement. Si, après, on veut discuter de l'indépendance de la presse, ok. Mais on parle d'autre chose. Depuis quand les journaux n'ont pas sortis de grosses affaires? Désormais les infos sont dans les livres. Pour preuve le "place beauvau" paru en février dernier. Ou le Denis Robert sur le foot "le milieu du terrain" paru aux Arènes. Que la presse relance l'investigation. Notre hôte en sait quelque chose, non, que les livres sont désormais le premier vecteur de révélations...
A+
BDn

Ecrit par : benoit delmas | mardi, 11 juillet 2006 17:46

Réponse, suite.
Par hiérarchie des valeurs, j'entends qu'une rédaction doit donner un ordre d'importance aux infos. Je ne suis pas contre le fait que le Monde consacre sa Une au Loft. Trois unes, c'est trop. On mélange tout. Du people, du fait politique, un carton rouge qui nous vaut des centaines de pages depuis deux jours, bref c'est l'info émotion qui prime sur la Corée du Nord, les méfaits de Poutine. Personne n'a évoqué les problèmes liés au comportement de la FIFA durant cette coupe du monde: les contrôles anti-dopage ont été proscrits. Bizarre, non? Bref, vaste sujet qui explique en partie la chute de la presse quotidienne. Désormais, un Jack Lang préfère déclarer dans "Gala" qu'il est candidat plutôt que dans un organe doté d'une rédaction politique. C'est ce que j'entends par sans dessus dessous.
A+
Benoîtu

Ecrit par : benoit delmas | mardi, 11 juillet 2006 17:55

@Benoit,
Merci de la réponse.
Elle a le mérite de tenir la route.

Ecrit par : corinne | mardi, 11 juillet 2006 18:59

@ Sebolavi
Le voyage en Guyane, c'était une visite officielle à nos frais : c'est là le scandale car à quel titre le voyage a été payé à Cécilia S. ? Et ne pas oublier que Sarkozy a fait la veille une leçon de morale à une journaliste qui en fin d'interview lui pose une question sur la médiatisiation du retour de sa femme.

@ Benoît
Merci pour les réponses. Les news magazines ont une responsabilité dans la peopopitisation lorsqu'ils acceptent de publier les images de conivence. Par contre je pense vraiment qu'il s'agit du boulot du journaliste d'indiquer au lecteur que le politique lui propose une image qui n'est pas réelle.

Ecrit par : carole | mardi, 11 juillet 2006 20:06

merci à BD.

Ecrit par : guy birenbaum | mardi, 11 juillet 2006 20:25

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