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jeudi, 27 avril 2006

Ami-ami

Il est de plus en plus probable donc que Béatrice Schönberg soit amenée à prendre un peu l'air pendant l'année présidentielle http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060426.OBS5439.html.
Je ne me réjouis pas particulièrement de cette future distance éventuelle, je constate simplement que la situation n'en sera certainement que plus saine.
Mais, une fois cela posé, une autre question existe qui n'est jamais traitée publiquement.
Quid de l'amitié entre journalistes politiques et femmes ou hommes politiques ?
Je ne parle pas de la petite relation amicale entre des personnes qui grenouillent dans le même milieu.
Non, l'amitié avec un A qui fait que lorsque, par exemple, je parle publiquement de Montebourg je dis toujours d'abord que c'est mon ami et que je ne suis donc pas objectif le concernant.
La promiscuité qui existe dans nos milieux fait que, de plus en plus, des solidarités se créent entre des individus qui franchissent ensemble des paliers et des étapes professionnelles, en se faisant parfois même la courte échelle.
Vient alors le temps des franches connivences sans que le public qui lit, écoute et observe les "analyses" et autres "commentaires" des journalistes sache jamais que les prises de position des politiques ont été préparées parfois dans une totale complicité.
Par ailleurs, la remarque vaut pour tous les journalismes puisque ce type de liens se nouent absolument dans tous les milieux : sport, culture, économie, etc.

Il me semble donc que cette question taboue vaut la peine que nous nous la posions collectivement.

PS : je tiens la liste de mes amis politiques à votre disposition !

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Commentaires

pilpoil ce que je pensais lorsque se prépare la guillotine de béa. Il faut donc faire jurer sur l'honneut de la vérité rien que la vérité. Mais Guy il faudra fermer les quodidiens et hebo et mensuels (c'est du Martin) Il faudra fermer aussi les partis politiques. En cela sont-ils indispensables, NON.

Ecrit par : martin grall | jeudi, 27 avril 2006 09:11

Peut-être est-ce également pour cela que la presse écrite est en perte de vitesse.

Ces amitiés suspectes rendent les papiers de plus en plus absconds, les commentaires journalistiques ne s'adressant désormais quasi exclusivement qu'à votre microcosme, à des dégrés divers, au service des comptes à régler : piques, missiles télécommandés, volonté de toujours rester du bon côté du manche, au mépris des lecteurs.

Sur le ton du "nous on sait, mais on ne peut pas le dire, vous ne pourriez pas comprendre"... les journalistes se soucient peu d'être lisibles, et ne s'adressent qu'aux politiques et à leur confrères.

Heureusement, y'a la télé ;-D

Ecrit par : Paul Inkorect | jeudi, 27 avril 2006 09:23

Je suis directement concernée par ce sujet puisque le débat est ouvert sur toute la presse.
Heureusement que l'on arrive à nouer quelques amitiés avec un A dans le milieu profesionnel. Pour ma part, elles sont assez réduites. Et une jeune journaliste de 25-30 ans, ça noue surtout des relations d'amitié avec d'autres journalistes qu'avec des directeurs informatiques de grosses boites.
J'avoue que ce soit un ami ou pas, je regarde en premier si le sujet intéresse mon lectorat. Et je ferais gaffe à ne pas trop régulièrement en parler. Pour les articles magazine, la décision se fait toujours en réunion de rédaction, et le reste de mes confrères ne sont pas au courant de mes relations d'amitié, donc eux jugent seulement la pertinence du sujet. Franchement quand je vois comment mon rédacteur en chef privilégie les annonceurs, j'ai beaucoup de marge.
Dernièrement, j'avoue j'ai péché : c'était un petit article sur un livre dont la comm est assurée par la boîte où travaille une copine. Le sujet était un peu limite pour notre publication, un peu trop grand public. Mais j'ai prévenu mon rédacteur-en-chef sur cette limite pour qu'il juge s'il est publiable ou pas et ça été le cas.

Si l'amitié passe avant l'intérêt de l'information pour le lecteur, c'est qu'il ne doit pas y avoir que dans ce cadre que la déontotogie du journaliste fait défaut.

Ecrit par : carole | jeudi, 27 avril 2006 09:29

En somme, le journaliste doit-il idéalement adopter une forme de "solitude sacerdotale"? Doit-il oublier le monde - dans lequel il évolue comme les autres, avec ses amitiés et se inimitiés - au moment où il doit le décrire, afin de garantir le maximum d'objectivité?

Beau sujet de dissert'!

Vous avez deux heures.

Je pense que l'attitude la plus saine est incontestablement la tienne: puisqu'on ne peut raisonnablement pas s'extraire du monde, le mieux est de dire d'où on le voit quand on le décrit.
"Mesdames et Messieurs bonsoir, M. Borloo est mon mari, et voici les titres de ce journal..."

Bon, je relève les copies.

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 09:36

Que des Amitiés se forment dans le monde du travail n'est pas un mal en soit bien au contraire... sauf (selon moi) entre le monde de l'information et les politiques!

En effet, lorsque le contre-pouvoir s'auto-censure du fait de ces amitiés ou de ces relations que se passe-t-il? Et bien ce que l'on voit aujourd'hui le copinage affligeant des Minc, Lagardère, Sarko, BHL, ... on en arrive à la pensée unique!

Je ne me lasse pas de recommander "Les nouveaux chiens de garde" de Serge Halimi qui montre bien qu'aujourd'hui le monde de l'information ne fait de place qu'à la pensée "dominante" évitant - sauf de temps en temps sinon ca se verrait - le débat d'idées mais aussi que ces amitiés et ce copinage sont une spécificité française.

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | jeudi, 27 avril 2006 09:40

Ego te absolvo Carole. Ite in pace.

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 09:41

Mais évidemment je suis 100% d'accord avec Perséphone votre manière de faire est la meilleure! Malheureusement trop rare.

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | jeudi, 27 avril 2006 09:43

Pour moi il y a pire que les amis avec un A, ceux dont le journaliste veut devenir ami ou par qui il veut être estimé.

Ecrit par : carole | jeudi, 27 avril 2006 09:44

Copinocratie, réseau d’influence, avec les 1000 et un délits d’initiés qui en découlent, les cajoleries, les indulgences, les coups de pouce, il y aurait sûrement de quoi écrire une vaste « histoire parallèle de la république » ou « comment les choses se font, se disent et se dédisent - et se défont - au gré des affinités électives »…
On voit mal néanmoins quoi faire à ça à moins de se couper de son affectivité ou bien (mais c’est peut-être encore plus difficile) de rester vigilant et impartial.

Allez, comme disait l’autre : « Encore un petit effort pour être républicain ! »

Ecrit par : kadaveric | jeudi, 27 avril 2006 09:46

@Carole : "Pour moi il y a pire que les amis avec un A, ceux dont le journaliste veut devenir ami ou par qui il veut être estimé."

Je vois ce que vous voulez dire, et c'est vrai que dans ce cas, le journaliste en question peut en plus se prévaloir d'un virginal " j'en dis du bien bla bla, mais je ne le connais pas, c'est bien que je suis objectif ! "
Mais je pense que c'est "moins pire" qu'il n'y paraît. En effet, cette envie de se rapprocher ou d'acquérir l'estime s'accompagne forcément d'une forme d'admiration pour la personne, qui n'est pas contradictoire déontologiquement: on peut être journaliste d'opinion, le tout est de le dire.

Quand l'admiration est plus - comment dire - à vocation charnelle... c'est un autre problème... car un autre ensemble d'organes prend le relais du cerveau, et la qualité du travail s'en ressent effectivement. Prenons Clémentine Autain, au hasard... et bien je la trouve fort jolie, voire désirable. Néanmoins, je continuerai à préconiser qu'on lui colle une balle dans la nuque le plus tôt possible (au figuré, en temps de paix) ;-) - ça c'est quand le cerveau gagne.

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 10:02

Autre exemple de connivence, ici il s'agit de sport :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-765162,0.html

Ecrit par : Laurent | jeudi, 27 avril 2006 10:09

"Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage. Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité."
Jean 3,31-33.

Vous voyez, il suffit de dire qui on est et d'où on parle!

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 10:13

PS. Et pourtant, le saint patron des journalistes, c'est saint François de Sales...

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 10:19

PPS. Et saint François de Sales est aussi le saint patron des sourds-muets...

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 10:20

Guy, je n’aime pas les copier-coller, mais je vais m’y mettre , le blog est un billet pas un papier, mais sacrifions !
Donc pourriez-vous redescendre dans le pays réel de la médiapolitique française.
Soulevons deux événements média politiques FOG et Chirac et l’affaire Clearstream.
Pouvez-vous sans rire ! Je dis bien sans rire !!Voir dans ce livre un pamphlet contre la cour et son maître de céans. Il a été écrit avec la main de Chirac avec pour objectif le dégonflage des chambres à air chères à ptitniko et tous autres futurs lanceurs de ballons fricamment juteux.
Clearstream : les journalistes sortent un jeu mis en place depuis le ministère des affaires étrangères de de Villepin. ça fait un bail ! Carole n’était pas encore sortie de l’école de journalisme. Il y a encore des textes sur les 17 milliards de ptitnikola, au Etats-Unis et à l’ONU et la C.E dans l’instruction nourriture contre pétrole entr’autre. Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout Le gendarme la la la la la la la la mais c’est pas tout mais c’est pas tout mais c’est pas tout. puisque en plus de ptitniko, d’est le dépositaire de la cassette Mery celui de la polka valsée et le ressuscité du val de grâce qui viennent l’épauler dans sa grande misère que lui font tout les gens qui sont là que pour l’embêter. Et ptitniko rasséréné renvoie le chef des renseignements généraux et le remplace par le sous brigadier de service faible, certes ! mais convaincu d’une affaire louche. Pour tous et l’honneur de la France !!! . L’affaire à plat destruction des matières premières nécessaires aux baudruches potentielles. Et tous les journalistes au garde à vous quelles que soit leur appartenances et amitiés.

Mais ce sont des conneries je ne dispose pas encore ma carte de presse de l’IIP. Ils leur manquent ma mèche de cheveux pour le test ADN, quelque fois que je coucherais avec Rice achangée contre pétrole.
Martin Grall tsé tdé comme coupécolle

Ecrit par : martin grall | jeudi, 27 avril 2006 10:22

@ Persé Clémentine est clémentin enfin c'est des conneries de jeunes réacs. Enfin un homme à la culture.

Ecrit par : martin grall | jeudi, 27 avril 2006 10:26

@ Perséphone

quel est votre problème avec Clémentine Autain?

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | jeudi, 27 avril 2006 10:32

Pour faire simple: écoutez son discours, et remplacez tous ses "il faut" par des "il ne faut surtout pas", et vous aurez mon avis sur l'ensemble des questions qu'elle aborde. ;-)

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 10:42

Vous me donnez envie de m'intéresser à cette personne ;-) (autant qu'à vous d'ailleurs: fan de Zemmour?)

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | jeudi, 27 avril 2006 10:59

@ Martin
Je ne suis pas si jeune que cela ;o)) J'ai un peu trichée sur la tranche d'âge, je l'ai dépassée depuis peu ;o)

Je précise ma pensée. Admiration, début d'amitié et "haine" sont tous également capable de déformer l'objectivité d'un journalisme s'il a mis de côté ses principes de déontologie.
Par exemple je pense au dégommage systèmatique pour un critique cinéma d'un grand quotidien de Gérard Jugnot sans arguments objectifs ou explicites.
Pour moi l'amitié avec un A est au final moins dangereuse car avec ces amis, la sincérité est de mise et chacun respecte le boulot de l'autre non ? Sinon ça n'est pas un ami avec un A.

Ecrit par : carole | jeudi, 27 avril 2006 11:00

Second tsetse de la journée. Il faut également ôter toute coucherie et autres affinités y compris promotionnelles avec ou sans pub et tête de gondole d’avec la justice indépendante, sur la sulfureuse affaire de MAM la fusible. Je cite :

« L'établissement italien a indiqué que le numéro correspondait à un compte de banque ouvert par la société Clearstream, et utilisé par de très nombreux clients. La Banca popolare réclamait au magistrat français une nouvelle demande désignant la personne visée… Le juge Van Ruymbeke a évité de perdre son temps. Car l'enquête prouve que tous les comptes désignés par le corbeau sont faussement attribués à des personnalités. Par ailleurs, les auteurs de ce montage sont connus, même s'il n'existe pas de preuve permettant de les poursuivre. Mais le mystère demeure: ont-ils agi seuls ou sur commande? Et pourquoi avoir choisi la ville de Sondrio pour y faire figurer le compte fantôme de Sarkozy? »

J’ajoute, allons Renaud, juge qui fait trembler la politique, cela ne pouvait être que toi la lessiveuse qui lave plus blanc, avec tes quatre autres potes de J’accuse. Le suiise est moins d’accord royalties sans doute !

N’empêche que les dix sept milliards, c’est Le figaro qui en a parlé le premier, Ha le copinage et les médias et en plus il y a les archives de la bibliothèque nationale.
Je serais le gardien des lieux la nuit lors de la prochaine manif d’étudiants je laisserais l’alarme branchée. Je me souviens des archives du financement de l’UDF Original, copie et double certifié dans le même bâtiment du centre ouest brûlé tout entier des combles au sous-sol parce que le gardien avait eu peur de l’incendie le soir de la seule manif étudiante qu’est eu a supportée cette ville depuis le moyen age. Et pourquoi les dossiers se sont consumés si vite , par leur caractère brûlant pardi. Je serais le gardien de la banque de Sondrio je prendrais des vacances ou prétexterais une grand-mère malade, la haut en Calabre à saint Nicolas.

Tiens Sondrio, c’est vrai ça pourquoi ? mailtons au journaliste de céans ! Sondrio petite ville de la riviera italienne avec un tout petit port bien situé en zone franche !
Non je ne dis pas qu’une ligne régulière est agencée avec les Bahamas.

Ecrit par : martin grall | jeudi, 27 avril 2006 11:09

Ce post me rappelle le documentaire de Pierre Carles (controversé car un chouilla maladroit) "pas vu pas pris". On peut reprocher une paranoia et un acharnement à l'excellent PC, mais le propos de son film n'en demeure pas moins passionant : la connivence entre politiques et journalistes existe, on s'en doute, on le dit... mais on ne le MONTRE jamais !! et pourtant de nombreuses images viennent illustrer le propos (Anne Sinclair préparant les questions qu'elle va poser à Laurent Fabius à feu 7/7 avec... Laurent Fabius himself / Léotard (pas l'artiste, l'autre) en conversation privée avec Mougeotte... j'en passe et des meilleures. Bref tout le monde s'en doute, mais personne ne le montre, au moins dans les mass médias. L'explosion du blog va-t-elle changer tout ça ? je ne sais pas pourquoi mais je suis assez pessimiste. Allez va, c'est le retour des beaux jours, on va encore penser à autre chose.

Ecrit par : sylvao | jeudi, 27 avril 2006 11:21

Dans l'article du Nouvel Ob's, à l'intérieur du bloc "Sur internet", en haut à droite de la page, on trouve un lien vers le supposé "Site officiel de Béatrice Shönberg". Je doute fort que ce soit autre chose que le site d'un fan. Là on n'est pas dans un problème de connivence, mais de flemingite aigûe ...

Ecrit par : Al. Esse | jeudi, 27 avril 2006 11:23

Carole tu as raison, l'Amitié impose le respect. Et en Dehors de la politique cela importe peu, parce que rien ne peut tenir sans contenu véritable, Jugnot ça fait pas de mal. Mais nous parlons de la liaison d"avec le politique qui n'a que le journalisme pour présenter son vide!!!!! Tiens j'oubliais Clémentin pour la 21°;) Aujourd'hui nous ne pouvons que le constater avec Ségo pas de journaux pas d'images, pas de sondage la désignant élue avec 51% contre ptitniko avec 49%. Il s'agit d'éthique. Le journalisme fait l'opinion en regard d'un ""projet""" politique sans projet. Et aujourd'hui nous somes obligé de faire notre ménage pour ne plus qu'ils se mettent en ménage.
martin

Ecrit par : martin grall | jeudi, 27 avril 2006 11:24

@ Carole,
la liaison « fatale » politico - médiatique est une faute souvent un crime.
Affaire Tchernobyl ! Médias, tous, y compris l’huma au garde à vous le doigt sur la couture. Dans quel pays cela peut-il se produire. La pollution s’est arrêtée aux pointilles sur la carte ! Imagine, cela va faire plaisir à Olivier, cela aux States, lors des trois accidents electro-nucléaire le monde entier était aux avant postes ! La première guerre du golfe ou PPDA montrait des cormorans mazoutés de l’Amoco ! Guy a raison vidons l’abcès. Si on peut sauver un journal et un fonctionnaire hors cadre on aura de la chance.

Ecrit par : martin grall | jeudi, 27 avril 2006 11:48

Sujet complexe !

Guy, vous qui êtes du milieu (au fait, vous vous positionnez/sentez plus en tant qu'éditeur, journaliste ou universitaire ? Que mettent vos enfants, si vous en avez, dans la case "profession du père", à l'école ?), que proposeriez-vous pour pallier à ce problème ?

Dans votre post, vous dénoncez le fait, mais n'apportez aucune piste.

Ecrit par : xolotl pichuan | jeudi, 27 avril 2006 11:49

"je dis toujours d'abord que c'est mon ami et que je ne suis donc pas objectif le concernant". Pourquoi ce "donc"? Toute amitié n'est pas forcément a priori incompatible avec la vérité. Ca c'est un premier point qui a déjà été dit d'ailleurs.
Je pense qu'il y a deux questions que tu soulèves: celle de la déontologie, et celle de la vérité.
Je pense qu'on est tous d'accord sur un certain nombre de règles de déontologie qu'un journaliste doit s'appliquer à lui-même pour éviter de tomber dans la partialité, le compinage, la complicité, etc. En ce sens là, je pense que ce qu'on entend par "objectivité" c'est non-partialité.
Beaucoup plus difficile et beaucoup plus importante me semble être la question de ce qu'est la vérité. La vérité n'est pas la même chose que l'objectivité. Il faut savoir ce qu'on entend exactement par "objectivité". C'est un terme ambiguë. Si par "objectivité" on entend "non-partialité", il est clair que la partialité est un obstacle à la vérité. Mais si on entend par "objectivité" l'absence de toute relation à ce dont on parle, là "objectivité" est carrément contraire à "vérité" puisque la vérité implique nécessairement la relation entre, pour le dire en termes modernes, un "sujet" et un "objet". Il y aurait beaucoup à dire sur les mutations de l'essence de la vérité, comme d'ailleurs sur la relation du journalisme à la vérité.

Ecrit par : Mathieu | jeudi, 27 avril 2006 11:49

@ Guy si elle est pas trop longue, tu nous la livres ta liste d'amis (avec un grand A?) politiques ?
Peut-être HS, mais il est rarement abordé les conditions de travail, le statut, le lumpen prolétariat journalistique...Bref, on évoque souvent les quelques journalistes "vedettes" mais rarement les soutiers sans lesquels un journal écrit, radio ou télévisé ne sortirait pas. Pour gagner leur vie, pour ne pas perdre leur job, pour espérer un jour intégrer une rédaction, ils ferment leur gueule. la presse c'est la grande muette, surtout quant il s'agit de parler de précarité.

Ecrit par : bégé | jeudi, 27 avril 2006 11:59

D'accord Mathieu,

et je rajoute que l'avantage de la forte proximité, si elle est bornée par une grande partialité, permet parfois d'améliorer l'explication, permet d'apporter des décryptages utiles, etc...

Par exemple, Mme Schönberg, commentant par exemple une bêtise dite par M Borloo, pourrait la commenter en précisant, toujours par exemple, que "M Borloo n'est pas trop dans son assiette depuis quelques jours, il est à cran car son épouse est indisposée", ou bien "il n'a pas fait popo ce matin", ou autre.

Décryptage utile d'une décision politique incompréhensible.

Ecrit par : xolotl pichuan | jeudi, 27 avril 2006 12:02

Salut Guy. Dans le genre "on est en famille", je suis tombé dimanche soir tard, sur l'émission de M6 sur le foot 100% Foot, présentée par Estelle Denis, qui est à la ville la compagne de Raymond Domenech, le sélectionneur de l'équipe de France de foot. Déjà qu'Estelle Denis, quand bien même journaliste, présente une émission de foot alors que son mec entraîne l'équipe nationale, moi, je trouve ça limite.
Mais cerise sur le gateau, devinez qui était l'invité vedette dimanche soir de l'émission ? Raymond Domenech! Comme j'ai pris l'émission en cours, je ne sais pas si à un moment, allusion a été faite du lien direct entre la présentatirce et l'invité. Mais comble du faux cul, Raymond et Estelle se vouvoyaient à l'antenne. Estelle : "Alors, Raymond, vous avez votre liste des joueurs pour la Coupe du monde?". Raymond : "Vous savez, Estelle, c'est pas si simple…". Hallucinant. Consternant.

Ecrit par : Bastien | jeudi, 27 avril 2006 12:08

@Moralisateur masqué :
"Vous me donnez envie de m'intéresser à cette personne ;-) (autant qu'à vous d'ailleurs: fan de Zemmour?)"

Vous me flattez, Monsieur Masqué!
Je ne suis pas plus fan de Zemmour que de Britney Spears (il chante un peu moins bien, c'est dire!).
Quant à Mlle Autain, c'est sûr qu'elle mérite le détour si on aime l'humour noir et qu'on a décidé de s'en payer une bonne tranche. Pour être franc, elle me terrorise tout simplement: c'est la réincarnation de Djerzinski... mais je reconnais que tant qu'ils lui confient la Culture, les risques de déportations massives vers le Kamtchatka restent provisoirement limités.

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 12:15

I paraît que Alain-Gérard Slama est avec Roselyne Bachelot, et qu'il la piquée à Claude Imbert !

Non, je déconne ...

Ecrit par : xolotl pichuan | jeudi, 27 avril 2006 12:17

@ Bastien
Il s'est amélioré le Raymond car dans un numéro de la fin de l'année dernière, après les derniers matchs de qualif il me semble, il l'a souvent tutoyé. D'ailleurs il y a avait eu un petit décriptage de cette émission dans ASI. Et en fait, la dite Estelle pense que ça n'est pas la peine de le préciser car selon elle les footeux sont tous au courant de leur histoire (ils ont une petite fille née le jour où RD a su qu'il devenait entraineur de l'équipe de France pour la petite histoire).

Ecrit par : carole | jeudi, 27 avril 2006 12:38

Un bref passage. Je révèle TOUT et le reste ce soir !!!!

Ecrit par : guy birenbaum | jeudi, 27 avril 2006 12:50

Je vois avec plaisir que tu fais toi aussi parti des fervents du mac ;) Son domaine d'extension puisse-t-il s'étendre encore!

Ecrit par : Mathieu | jeudi, 27 avril 2006 13:10

Amen.

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 13:19

Schönberg- Borlot ?

Arlette Chabot sur Europe 1 à 11 h 15 aujourd'hui : "Il n'y a rien à dire."

Ecrit par : Caroll | jeudi, 27 avril 2006 14:18

Je pense que la question ne se situe pas dans le fait du qui-couche-avec-qui ou qui-est-ami-avec-qui, ça ne regarde que les concernés. En revanche se pose la question de l'honneteté. Pour un journaliste reconnaître publiquement ces liens avec tel ou tel personnalité au préalable d'une interview ou d'un article me semble une bonne chose. Ainsi le public sera informé et pourra mettre en critique l'information qu'il va recevoir. Se fixer comme cap l'objectivité c'est bien et il faut essayer d'y tendre mais je crois que ce n'est pas réalisable dans l'absolu. En revanche être clair, honnete assumer ces liens quand leursinfluencessur son travail est patent me semble une condition sine qua non si l'on souhaite réhabiliter un tant sopit peu la crédibilité des journalistes qui est passablement écornée. En cela je salutla démarche de Guy de ne pas faire mystère de ces amitiés avec AM et tous lesautres, de jouer la carte de la transparence comme d'ailleurs son blog en est la preuve.

Ecrit par : Nicolas | jeudi, 27 avril 2006 14:21

Amen again.

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 14:29

;)

Ecrit par : Nicolas | jeudi, 27 avril 2006 14:37

@Xolotl,
Et Alain main dans la minc avec Viviane Forester...

Ecrit par : Nicolas | jeudi, 27 avril 2006 15:17

Ah oui, très bon ! Minc-Forrester !

et des fois, ils emmènent leur petit jean-marc sylvestre se promener au parc.

Ecrit par : xolotl pichuan | jeudi, 27 avril 2006 15:23

Le petit Jean-Marc sylvestre qui passe ses après-midi a jouer au monopoly avec Jean-Pierre Gaillard

Ecrit par : Nicolas | jeudi, 27 avril 2006 15:49

Tu parles bien de jean-pierre gaillard, le fils de rené tendron et de de marie-laure augry ?

Ecrit par : xolotl pichuan | jeudi, 27 avril 2006 15:58

Xolotl, tu viens de me secher... qui est René tendron?

Ecrit par : Nicolas | jeudi, 27 avril 2006 16:06

René Tendron, en direct de la bourse de paris !

à la grande époque de la corbeille et d'yves mourousi

Ecrit par : xolotl pichuan | jeudi, 27 avril 2006 16:57

Selon le magazine VSD du mercredi 26 avril, l'épouse de Jean-Louis Borloo, le ministre de l'emploi, pourrait être mise en congé du 20 heures à l'approche de l'élection présidentielle.

A qui l'tour !

Ecrit par : Caroll | jeudi, 27 avril 2006 17:34

M. Birenbaum,

Dans l'emission "On refait le monde" d'hier soir, vous avez évoqué, mais seulement évoqué, une rencontre que vous aviez eue avec Sarkosy, laissant entendre que le sarko, ce jour-là, devant vous, n'avait pas mâché ses mots à l'encontre de son bon ami M. de Villepin.

Vous avez ajouté (donnant en cela un aimable coup de pied de l'âne à votre confrère FOG) : "Voyez, moi, je n'attends pas quinze ans pour rapporter les événements "off"". Et vous avez ajouté qu'à l'aune de ce que vous avez entendu ce jout-là, vous subodoriez que la campagne allait être "saignante", je crois que avez dit "saignante".

Bon, ok, mais alors, est-il possible, sur ce blog, d'aller plus loin ?
Que vous a dit M. Sarkosy, et surtout, comment l'avez-vous vécu ?
Et qu'est-ce qui vous laisse imaginer que les mois à venir vont être "saignants" ?

Merci de votre réponse !

Cordialement

Ecrit par : Gribouille | jeudi, 27 avril 2006 17:36

Un passage Gribouille. Rassurez vous je vais écrire tout ça dans mon prochain livre...

Ecrit par : guy birenbaum | jeudi, 27 avril 2006 17:41

Merci Guy.
Ne tardez pas !

Ecrit par : Gribouille | jeudi, 27 avril 2006 17:46

Guy, de grâce, témoignez du fait que l'auto censeure ou la censure n'est pas , et de loin, exercée que par les amours ou les amitiés.

Quand un sujet chaud est mis à jour par un journaliste, quand des conclusions qui risquent de défrayer la chronique, mais qui vont faire des vagues et vous attirer des ennuis ( annonceurs, politiques, monde de la finance), que dit un rédac chef, ou bien toute personne décisionnaire du go ou no go ?

Bref, quelle est la proportion de non divulgations d'informations qui pourraient gêner vos proches, de celle qui gêneraient des gens dont vous n'avez que faire mais dont l'on vous clairement comprendre qu'il ne serait pas opportun de les diffuser ?

L'affaire Borloo-Schonberg n'évoque que le premier cas de figure, est- il si prépondérant au regard du second ?

Ecrit par : Buggs daffy | jeudi, 27 avril 2006 17:56

Au delà du caractère anecdotique de « l’affaire » Schönberg- Borloo, le problème que vous soulevez, Guy, est délicat. L’amitié entretenu entre un journaliste et son sujet est-il forcément problématique ? Les grandes amitiés, profondes et durables, entre critiques et artistes peuvent être productives. Idem entre des journalistes et des sportifs. Tout dépend après de la qualité du travail produit, du talent du journaliste, de sa capacité à prendre ses distances, à dépasser le stade de l’amitié, à ne pas tomber dans le laudatif, à garder un regard critique.
Vous dites, Guy : « Je parle publiquement de Montebourg je dis toujours d'abord que c'est mon ami et que je ne suis donc pas objectif le concernant. » Et pourquoi donc ? L’amitié avec des hommes politiques, des syndicalistes ou des patrons est-elle obligatoirement suspecte ? Est-ce parce que nous touchons là au pouvoir (avec un grand P) ? Je l’ai déjà dit ici, dans ma carrière professionnelle j’ai été « barré » dans certains domaines (politique et médias) non pour mes amitiés avec tel ou tel, mais à l’inverse parce, compte tenu de mes opinions politiques, j’étais suspecte d’inimitié avec ceux qui étaient au pouvoir où à la tête de tel ou tel organe de presse. Drôle ! Non ?

Ecrit par : Caroll | jeudi, 27 avril 2006 19:10

Bonsoir M'sieurs Dames! Patron, un demi, s'il vous plait.

Voilà plusieurs soirs qu'en rentrant du boulot, je pousse la porte du Biren Bar et qu'accoudé au bout du comptoir, j'écoute en silence les clients de l'établissement, surtout le patron et ses piliers Perséphone et Martin Grall, avec l'humble respect qu'un jardinier doit à de brillants intellectuels.
S'cusez, mais ce soir, je ne vais pas rester. Surtout qu'il n'y a jamais personne qui met sa tournée...

La guerre se prépare contre l'Iran, Zarkaoui prèche sur France 2, personne n'a encore trouvé comment virer Villepin, et Sarkozy dit que si on n'est pas bien ici, on n'a qu'à partir. Mais il n'offre pas le billet... Dommage. Je serais bien allé boire le prochain à Montréal. Pas pu voir mes mômes depuis des lustres, j'ai les huissiers dans l'escalier alors que j'ai des tas de belles réalisations faites et à faire... Alors Madame Borloo et l'Estelle Denis, ce soir, ça me navre un peu.

Ce soir, je trouve que votre éthique est toc.

Patron, je dois combien pour le demi ?

Ecrit par : Fleuryval | jeudi, 27 avril 2006 19:26

Quel leçon Fleuryval ! Tous au garde à vous ! c'est vrai qu'au Biren Bar on ne parle jamais de précarité, jamais de Sarko et de ses projets, jamais de Villepin ! Fouillez dans les archives...

Ecrit par : guy birenbaum | jeudi, 27 avril 2006 19:29

"Il y a toujours des hommes amers dans les bars. Ah... c'est dur à avaler.. l'amertume." disait le barman.

Ecrit par : Mathieu | jeudi, 27 avril 2006 19:44

C'était assez amusant, lors de la dernière guerre d'Irak, de voir des journalistes se poser des questions sur la partialité des reprorters américains "embedded"...

Quand on imagine que certains de ceux qui jouaient les vierges effarouchées, qui prenaient un air pénétré dans leurs journaux TV pour évoquer la question, comme si ce problème déontologique les dérangeait vraiment... ont pour meilleurs amis des politiques, quand ils n'étaient pas "réellement", eux, embedded.

Je suis 100% d'accord avec les démarches de Guy et de John-Paul Lepers (qui en a parlé il y a peu sur son blog), qui ne font pas mystère de leurs amitiés et témoignent ainsi d'un vrai souci d'honnêteté vis-à-vis de leurs lecteurs.

Ecrit par : G.T. | jeudi, 27 avril 2006 20:27

Sarkozy en ce moment dans le JT de TF1. C'était annoncé ?
Juste la réponse à la question de PPDA sur la formulation "La France tu l'aimes ou tu la quitte" par rapport aux formules de Le Pen et de Villers. "C'est parceque Le Pen dit que le ciel est bleu que je dois dire jaune" (ou peut-être c'était le soleil avec les couleurs inversées je sais plus).

Ecrit par : carole | jeudi, 27 avril 2006 20:28

Oui, c'est sa réponse habituelle à cette mauvaise question. Mauvaise question parce qu'effectivement le problème ce n'est pas que Le Pen l'ai dite, c'est la phrase elle-même. J'étais sûr qu'on allait encore lui poser cette question là, au lieu des bonnes questions et des bonnes analyses de la phrase, et qu'il allait répondre ça.

Ecrit par : Mathieu | jeudi, 27 avril 2006 20:35

Je reviens plus tard regarder tout ça et le commenter mais ce ne sera peut-être que demain matin parce que le Guy il est fatigué.

Ecrit par : guy birenbaum | jeudi, 27 avril 2006 20:42

« On refait le monde » (excellent concept), ce soir.

Question sur l’appel de Besancenot à une candidature commune extrême-gauche/PCF.
Après un petit moment de flottement sur la question de la crédibilité ou non du programme d’une telle candidature (est-ce que l’on se pose ce problème s’agissant de Le Pen ou de de Villier ?), un journaliste de droite (c’est lui qui le dit) explique que si d’aventure (il n’y croit pas) une telle hypothèse devenait possible, cette candidature pourrait recueillir au premier tour 15 à 16% des suffrages exprimés.
La suite, j’ai eu du mal à suivre. C’est devenu confus, tout le monde parlait en même temps. Mais ce n’est que partie remise.

Ecrit par : Caroll | jeudi, 27 avril 2006 20:44

Bonjour M. Birenbaum

Que pensez-vous d'un tel article?
Il s'agit d'un portrait peu flatteur de M. Douste-Blazy.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3230,36-766167@51-728532@45-1,0.html
Je suis loin de soutenir cet homme. Mais, je m'interroge sur ce moment de vérité soudain.
Je n'ai pas souvenir d'un article détaillant ainsi l'incompétence d'un responsable politique.
Auriez-vous un éclairage sur ce point?

PS: merci pour cet espace de débat

Ecrit par : chab_three | jeudi, 27 avril 2006 20:55

Puisque ce soir rien ne fera sortir le birenbaum de sa coquille, j’en profite, je m’écarte du sujet (encore que) et j’extrapole à propos de « On refait le monde ».
J’ai dit excellent concept car pour la première fois depuis longtemps (chez Polac sur la « Une » il y avait déjà un peu de ça le samedi soir) j’entends des journalistes se lâcher.
Et on en entend de belles parfois. Question : « Peut-on tout publier ? Un accusé de crime, voire un criminel peut-il … » Oui, répond le chœur des journalistes. E-mail de Guy (qui était sorti de sa coquille) : « Non la loi Perben interdit de… » Une journaliste : « Mais Pierre Goldman ? » Rectif des autres : « Mais c’était il y a trente ans… » « Et Rouillan, persiste-t-elle »…
Aujourd’hui c’était touchant de naïveté. Et dire que ce sont les mêmes qui tenteront par la suite de s’y retrouver entre les notions de capitalisme, de libéralisme et d’ultra-libéralisme… D’où le brouhaha. Quand on veut parler de tout, sans savoir de quoi on cause on finit, évidemment, par dire n’importe quoi. Et c’est en ça que cette émission est excellente. A les faire causer, on s’aperçoit très vite de l’incroyable déficience de culture d’une bonne partie des intervenants. Irais-je moi me mêler de biologie ou de physique quantique ? Evidemment non. Mais aux journalistes, tout est permis.

Ecrit par : Caroll | jeudi, 27 avril 2006 21:17

Bah Caroll, même à distance j'essaie encore vous voyez d'éclairer mes camarades un peu loins du sujet parfois ... Je ne suis pas dans ma coquille, je suis vraiment un peu naze...

Ecrit par : guy birenbaum | jeudi, 27 avril 2006 22:09

@Caroll : "Quand on veut parler de tout, sans savoir de quoi on cause on finit, évidemment, par dire n’importe quoi. Et c’est en ça que cette émission est excellente."
La cuistrerie par excellence! Absolument d'accord et consterné. Il suffit d'écouter la plupart des émissions dans lesquelles seuls des journalistes interviennent (quand il y a des spécialistes, ça se calme) au cours desquelles sont débatues des questions sur lesquelles on en connaît soi-même modestement un bon rayon. Terrible!
On réalise alors que sans doute, les questions sur lesquelles on confesse une ignorance crasse sont traitées avec une légèreté du même acabit... et là... on cesse de les écouter. Sauf pour rigoler un bon coup.

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 22:23

"Quand on veut parler de tout, sans savoir de quoi on cause on finit, évidemment, par dire n’importe quoi." Le problème c'est qu'au fond, on ne sait jamais de quoi on parle. Peut-être est-ce justement pour cela que nous parlons d'ailleurs. Nous parlions d'égalité, je ne sais pas ce qu'est l'essence de l'égalité. Nous parlons de vérité, je ne sais pas en quoi consiste au fond l'essence de la vérité. Nous parlons du politique, mais je ne sais pas en quoi consiste au fond l'essence du politique. Il est vrai qu'en débattant du pour et du contre, on parvient parfois à s'approcher un peu de ce que sont les choses. Il est tellement difficile de savoir ce qu'est quoi que ce soit et d'affronter de front cette question. Je vois ce blog comme une tentative, fragile, petite, humble, de penser un peu plus les choses.

Ecrit par : Mathieu | jeudi, 27 avril 2006 22:23

Mais bon... la cuistretrie est au journalisme ce que l'excès de témérité est aux cascadeurs. Un pathos professionnel, en quelque sorte. ;-)

Ecrit par : Perséphone | jeudi, 27 avril 2006 22:31

Vu toute l’émission de Chabot, sauf le début.

Excellent. Audible. Intéressant.

Les journalistes :
Chabot d’abord. Un presque sans faute, sauf sur Royal. Ce qui lui a valu une remarque cinglante de Bayrou.
Duhamel tout à la fin. Bon, sauf avec Fillon. Pourquoi aucune question sur Sarkozy, sur sa participation à quatre années de gouvernement pour en arriver à la fin par dire qu’il faut rompre avec de telles méthodes de gouvernance ? Que ne l'a-t-il pas fait plutôt.

Les politiques
Les meilleurs : Bayrou, Buffet, Le Pen, la jeune Verte (pas retenu son nom) évidemment chacun dans son registre
Les moyens : Fillon (un peu embarassé), Lang
Les plus mauvais : Laguiller (la campagne de trop), de Villier (un clown)

Sur le fond du débat, demain.

Ecrit par : Caroll | jeudi, 27 avril 2006 23:36

Tiens j'ai vu ptitnikola défait, un peu sur la défensive ce soir avec PPD. Puis Djack agrippé à son poste et distribuer les investitures de son régime parlementaire, un mélange de Desproge et de Devos, c'est vrai que Cauet était con con à côté.

Ecrit par : martin grall | jeudi, 27 avril 2006 23:59

Bon alors mes amis d'abord, ceux dont vous ne lirez désormais rien sur eux sans que je dise stop c'est mon pote :
AM, vous le savez (depuis 1998), Jean-François Copé (depuis 1975, même lycée !), Yves Jégo (depuis deux ou trois ans, la corrida ça rapproche !), Thierry Mandon (depuis 1993). Je crois que c'est tout. Si j'en ai oublié, j'y reviens.

@caroll, je suis au regret de vous dire que cette émission que j'ai regardée en sommeillant m'a atterré !

@chab_three le portrait de Douste est un assassinat comme j'en ai rarement lu. J'attends maintenant qu'un traitement similaire soit réservé à tous les politiques dont les convictions, les compétences ou la légèreté sont rarement scrutées avec autant de finesse...

@ gt "C'était assez amusant, lors de la dernière guerre d'Irak, de voir des journalistes se poser des questions sur la partialité des reprorters américains "embedded"..." En 2003 j'ai expliqué dans Nos délits d'initiés que les journalistes politiques français pratiquaient l'embeddmend...

@ caroll "L’amitié avec des hommes politiques, des syndicalistes ou des patrons est-elle obligatoirement suspecte ? Est-ce parce que nous touchons là au pouvoir (avec un grand P) ? Je l’ai déjà dit ici, dans ma carrière professionnelle j’ai été « barré » dans certains domaines (politique et médias) non pour mes amitiés avec tel ou tel, mais à l’inverse parce, compte tenu de mes opinions politiques, j’étais suspecte d’inimitié avec ceux qui étaient au pouvoir où à la tête de tel ou tel organe de presse. Drôle ! Non ?"
J'explique juste que l'on se doit de donner au public connaissance de son lien avec X ou Y pour dire d'où l'on parle.

@buggs Daffy "Bref, quelle est la proportion de non divulgations d'informations qui pourraient gêner vos proches, de celle qui gêneraient des gens dont vous n'avez que faire mais dont l'on vous clairement comprendre qu'il ne serait pas opportun de les diffuser ?"
C'est exact on nous dit souvent que certains sujets sont bons pour être oubliés. Là dessus je ne peux que vous conseiller la lecture chez Privé du très beau texte de Sébastien FOntenelle : "Impunité Française".

@nicolas "Pour un journaliste reconnaître publiquement ces liens avec tel ou tel personnalité au préalable d'une interview ou d'un article me semble une bonne chose. Ainsi le public sera informé et pourra mettre en critique l'information qu'il va recevoir".
Voilà, c'est exactement cela !

@Bastien : petite différence sur le foot (Denis/Domenech) : il ne dirige pas le pays, son niveau de responsabilité est différent et là en plus tout le monde connait leurs liens.

@bégé "Bref, on évoque souvent les quelques journalistes "vedettes" mais rarement les soutiers sans lesquels un journal écrit, radio ou télévisé ne sortirait pas. Pour gagner leur vie, pour ne pas perdre leur job, pour espérer un jour intégrer une rédaction, ils ferment leur gueule. la presse c'est la grande muette, surtout quant il s'agit de parler de précarité".
La garantie n°1 de l'autocensure c'est la précarité, c'est parfaitement exact !

@ Mathieu "La vérité n'est pas la même chose que l'objectivité" Je pense... que la vérité en dehors de faits vérifiables ou scientifiques n'existe pas dès lors qu'elle est "humaine". Il y a des vérités, des interprétations, etc. J'ai passé plus de 6 heures à répondre pour un long métrage de cinéma à des questions sur vérité et mensonge pour Juan Pittaluga qui est l'un des auteurs de Modovino, alors je suis rodé !

@ xolotl mon premier job c'est universitaire (en dispo) puis éditeur, puis chronqiqueur. Mais en fait je suis un passeur, ça vous va ça ?

@sylvao, je ne vais pas penser à autre chose, quant à Pierre Carles s'il était moins parano on ferait du chemin ensemble.

@ carole "Pour moi l'amitié avec un A est au final moins dangereuse car avec ces amis, la sincérité est de mise et chacun respecte le boulot de l'autre non ? Sinon ça n'est pas un ami avec un A".

bien vu !

@ carole encore "Pour moi il y a pire que les amis avec un A, ceux dont le journaliste veut devenir ami ou par qui il veut être estimé". Mais ça, c'est la majorité !

@ perséphone "Vous voyez, il suffit de dire qui on est et d'où on parle!"

@ moralisateur masqué. Un jour j'ai croisé Halimi et je lui ai dit que son livre c'était "la comtesse de Ségur au pays de Citizen Kane", ce que je voulais lui dire c'est que s'arrêter aux amitiés et aux connivences étaient utiles mais insuffisants tant la corruption dépasse tout ce qu'il imagine. Je sortais alors de deux ans à France 2 !

@ Paul inkorrect Sur le ton du "nous on sait, mais on ne peut pas le dire, vous ne pourriez pas comprendre"... les journalistes se soucient peu d'être lisibles, et ne s'adressent qu'aux politiques et à leur confrères.
C'est exact !
Et oui !

@ kadaveric oui oui une belle histoire à écrire !

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 28 avril 2006 07:17

@Caroll
Après l'avoir moi aussi regardé je ne comprends pas comment tu a pu trouver ce "débat" "Excellent. Audible. Intéressant.". Les intervenants se coupaient presque sans cesse ce qui rendait très souvent le débat, précisément, inaudible. Le débat en lui-même n'était pas très intéressant car les questions posées par Arlette Charbot était, pour ne pas changer, les mêmes que d'habitude. On était vraiment très loin de l'excellence pour le coup. Et puis cette habitude qu'elle a de dire "vite, très vite, très très vite, répondez-moi en quelques mots, on n'a plus le temps" c'est vraiment terrible. Si on n'a "pas le temps", invitons moins d'intervenants et posons moins de questions pour essayer vraiment d'y entrer et d'apporter de véritables analyses et de véritables réponses. Là j'ai trouvé que les réponses des intervenants étaient des propositions, mais justement ce qui est intéressant, ce n'est pas tant les propositions, ce sont les arguments apportés pour les défendre et convaincre de leur justesse. Et là les arguments avaient vraiment beaucoup désertés le débat. Encore une fois j'ai trouvé Bayrou vraiment très mesuré, nuancé et réfléchi. La nana des verts également. Et puis il y a vraiment quelque chose, ce n'est pas une découverte mais enfin, qui m'a vraiment frappé: l'espèce de cynisme mou d'Arlette Chabot. Elle donne vraiment l'impression qu'elle ne croit absolument ni à ce qu'elle fait, ni à ce qu'elle dit, ni à ceux que ses intervenants disent.

@Guy
"La vérité n'est pas la même chose que l'objectivité" Je pense... que la vérité en dehors de faits vérifiables ou scientifiques n'existe pas dès lors qu'elle est "humaine". Il y a des vérités, des interprétations, etc. J'ai passé plus de 6 heures à répondre pour un long métrage de cinéma à des questions sur vérité et mensonge pour Juan Pittaluga qui est l'un des auteurs de Modovino, alors je suis rodé !
La vérité est la manifestation de l'être de quelque chose. Elle est "humaine" simplement au sens où l'homme se tient dans cette manifestation, dans la possibilité pour les choses d'apparaître, c'est-à-dire d'apparaître telles qu'elles sont et telles qu'elles ne sont pas. La science moderne n'est qu'un mode d'accès, très particulier, à la vérité, qu'elle pense d'ailleurs comme exactitude de la représentation et "vérificabilité" de la représentation. Ce n'est pas, et de loin, la forme originaire ni courante et encore moins la seule, de la vérité dans laquelle nous sommes constamment. Mais c'est vraiment une question qui nous engagerait trop loin, même si j'aimerais beaucoup t'écouter sur "vérité et mensonge", si c'est au sens extra-moral bien entendu.

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 28 avril 2006 08:11

Ami avec Jean-François Copé Guy?!?? Comment toi qui est si attaché à la franchise, à l'honnêteté, à la sincérité et à la justice tu peux être ami avec Jean-François Copé qui est le prince de la langue de bois et de l'hypocrisie?? Sa parole et son rapport à la vérité sont totalement différents en privé qu'en public??

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 28 avril 2006 08:20

Depuis le lycée, ça crée des liens nons trente ans ?

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 28 avril 2006 08:21

Oui j'avais bien lu, je comprends bien que ça crée des liens, je m'étonnais simplement que "le reste" ne distende pas ces liens... ?..

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 28 avril 2006 08:27

Le reste est moins fort justement pour ce qui me concerne que le passé, la jeunesse, l'enfance même.

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 28 avril 2006 08:28

@ guy : Il faut faire attention avec les amis de trente ans ;o)

@mathieu : tu n'as pas compris la précision du lycée, c'est déjà pour s'excuser auprès des blogueurs plutôt tendance gauchiste de ce blog ;o))))

ps : pour quoi en fonction des navigateurs et des moments de la journée, ce blog change de présentation (habillage bleu ou rouge, bandeau et photos) ?

Ecrit par : carole | vendredi, 28 avril 2006 08:31

lol carole. Oui, non en fait je comprends bien évidemment que l'on puisse être ami avec quelqu'un avec qui on n'est pas d'accord, même sur des choses essentielles, même si ça peut m'étonner parfois. Tiens, en parlant de lui, et puisque Guy est ami avec lui, moi qui ne le suis pas, je peux dire que Jean-François Copé va être dans quelques minutes l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC-Info. Préparons le scie à bois, que dis-je la tronçonneuse... ;) Tiens ça commence "promis, j'arrête la langue de bois", lol

Ecrit par : Mathieu | vendredi, 28 avril 2006 08:37

Fleuryval ,
Ne confondez pas respect et servilité. Les architectes les plus connus de par le monde sont le facteur cheval, et Le Nôtre jardinier de versailles Le brun est moins connu cependant sans jets d'eau. Ensuite ......c'est comme la confiture moins on en a plus.....

Ecrit par : Martin Grall | vendredi, 28 avril 2006 09:56

@Guy : un prêté pour un rendu, c'est de bonne guerre ;-))))))))
Quoique... tu aprécieras néanmoins de bonne foi le fait essentiel que je lorsque je m'exprime sur ce sur quoi mes intérêts rejoignent les tiens et pourraient donc guider mon jugement, je le fais toujours précisément à "nom" découvert.
Donc...

Ecrit par : Perséphone | vendredi, 28 avril 2006 10:02

Je trouve que le sujet des complaisances gens de medias-gens de politique (gens de pouvoirs donc, lobbies and co) n'est pas nouveau, et que Pierre Carles n'est pas parano, peut-être juste un peu entêté avec des méthodes un peu sauvages mais efficaces. Relire Bourdieu aussi, les contre-feux etc. Et entendre sur le blog de Zéro Denis Roberts dire que c'est de pire en plre de causer vrai.

Ecrit par : Sylvie | vendredi, 28 avril 2006 16:30

3 amis à droite; 1 seul à gauche ?

Plus sérieusement lors d'émission télé ou radio tu tutoies ou vouvoies ces personnes ?

Ecrit par : jerome | vendredi, 28 avril 2006 17:55

La seule émission que j'ai faite avec Copé chez Denisot, on a expliqué dès le départ que nous étions au lycée ensemble. Je n'ai fait aucune émission avec Arnaud.

Ecrit par : guy birenbaum | vendredi, 28 avril 2006 18:18

La reine Christine resta présentatrice sur F3 quand son altermondain de mari était ministre de la santé...
Bernard Kouchner n'ayant pas renoncé à être candidat aux prochaines présidentielles (cf interview ds le dernier JDD), on peut supposer que Christine Ockrent cachetonnera l'année prochaine sur la télé publique ! ?

Ecrit par : antoine | vendredi, 28 avril 2006 22:55

Je pense qu'elle va avoir des soucis.

Ecrit par : guy birenbaum | samedi, 29 avril 2006 07:38

un peu de poésie dans ce monde de brutes

QUE SONT MES AMIS DEVENUS...

Les maux ne savent seuls venir;
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu.
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés?
Je crois qu'ils sont trop clairsemés
Ils ne furent pas bien semés
Ils m'ont failli.
De tels amis m'ont bien trahi
Lorsque Dieu m'a assailli
De tous côtés.
N'en vit un seul en mon logis
Le vent je crois, me les a pris,
L'amour est morte.
Ce sont amis que vent emporte,
Et il ventait devant ma porte
Les emporta.

RUTEBEUF
(1230-1285)

Ecrit par : jerome | samedi, 29 avril 2006 11:20