mardi, 04 juillet 2006
Je n'aime pas Paris-Plage...
En fait, si les mots ont un sens, j’abhorre Paris-Plage.
C’est 20 minutes qui m’y fait penser ce matin et j’en transpire déjà de rage et de colère : « La cinquième édition de Paris-Plage se déroulera, du 20 juillet au 20 août, sous le signe de la Polynésie française. Un espace Tahiti, au pied du pont Marie (4e), accueillera les visiteurs dans deux farés (maisons traditionnelles) pour des cours de danse, des massages et des spectacles ».
http://www.20minutes.fr/articles/2006/07/04/Paris_Cette_a...
Super, des Vahinés et des massages dans le 4ème ! Belle idée ! Des farés près de l’Ile de la Cité, en plus ça rime, c’est riche !
Mais la principale innovation de l'édition 2006, nous explique Pauline Théveniaud dans 20 minutes, c'est « l'ouverture d'un nouveau site rive gauche, près de la bibliothèque François-Mitterrand (13e). Cette extension se déploie sur un kilomètre autour de la nouvelle piscine flottante du port de la Gare et de la passerelle Simone-de-Beauvoir, qui seront respectivement inaugurées demain et le 13 juillet. Ce site sera ouvert « 24 heures sur 24 » tout en ayant le souci de « préserver le repos et la sécurité des riverains, » précise Bertrand Delanoë ».
Bah, pour ce qui me concerne, là c’est certain que je ne vais pas y aller parce que, la semaine dernière, en raison des travaux titanesques qui infestent ce quartier, il m’a fallu plus de quarante minutes pour sortir d’Ivry en voiture, justement et précisément par là ! Mais après tout, j’aurais dû aller en réunion de représentants en péniche ou à skis nautiques ! Je suis trop c..
20 minutes continue : « Rive droite, Paris-Plage sera ouvert de 8 h 30 à minuit, comme l'année dernière. Les deux sites seront reliés par un service de navettes fluviales. Une vingtaine d'activités sportives seront proposées. Nouveautés de cette édition : le jogging matinal (les mardis et jeudis de 7 h 30 à 8h 30), la danse de salon (tous les jours de 17 h à 20 h) et la lutte sur sable (tous les jours du 20 au 30 juillet) ». Bon alors, JE NE VAIS VRAIMENT RIEN ÉCRIRE sur la « danse de salon » et la « lutte sur le sable » parce que ça risque d’être irrattrapable…
Enfin, conclue 20 minutes, « Pour pallier les conséquences d'un éventuel temps caniculaire, un bassin de baignade sera installé quai des Célestins (4e) et sept fontaines à eau seront à la disposition du public. Bertrand Delanoë s'est félicité, hier, de la « solidarité » de cette manifestation envers ceux qui ne peuvent pas partir en vacances ».
Je vois très bien les personnes âgées du quartier en string se jeter dans le bassin : cols du fémur ou canicule, il faut choisir !
Bon. Eh bien, je le répète, je déteste Paris-Plage. Je ne peux pas supporter l’idée de la plage à Paris.
Et ne me faites pas le coup – démago – vous aussi de la « solidarité » de cette manifestation envers ceux qui ne peuvent pas partir en vacances » !!! Comparer ça à des vacances !
Et surtout n'attendez nulle rationalité de mon courroux…
Quoique.
Pas de lien avec la fermeture de la voie express qui transforme la capitale en un bouchon gigantesque pendant un mois.
Pas de lien avec le peu de considération quotidien de la mairie pour les banlieusards, en matière de transports, de prix du stationnement ou du nombre de places de stationnement.
Pas de lien avec la transformation de certains quartiers – par les élus Verts notamment – en annexes du périph. après l’inversion de leur sens de circulation (le 14ème arrondissement notamment) : « Tiens salaud de riche. Tu habitais une petite rue Pépère, je te la transforme en autoroute. Prends ça dans ta rue et dans ta face ! »…
Pas de lien avec les nouveaux couloirs de bus, si larges qu’un Airbus A-380 (s’il était prêt) pourrait s’y poser. De toutes façons, ces pistes d’atterrissage sont vides toute la journée (pas assez de bus) tandis que les c…d’automobilistes restent coincés sur une file des heures (« Bien fait ! Faites du vélo »).
Pas de lien avec le risque que prend celui qui – en vélo en scooter ou en voiture – tente de couper cette file au feu pour tourner à droite. Une fois sur deux c’est l’accident assuré.
Pas de lien avec le tracé au sol de certains boulevards (Saint-Marcel par exemple) qui peut rendre fou l’automobiliste le plus sensé.
Pas de lien avec les travaux du tramway et ce chantier qui dure depuis des mois et des mois sans la moindre considération pour ceux qui habitent ou travaillent de l’autre côté du périph.
Pas de lien avec la suffisance insupportable de Bertrand Delanoé qui ne soutient pas au hasard…Lionel Jospin.
Je sais, je sais, vous allez me répondre et vous n’aurez pas tort que Chirac puis Tibéri, c’était les emplois fictifs, les appartements, les plaçous, les détournements, les frais de bouche, etc.
Eh bien, je vais vous dire entre l’escroquerie et le mépris, j’ai beaucoup de mal à savoir ce que je déteste le plus.
Et encore, je n’ai pas évoqué les cortèges de bobos en rollers qui me donnent envie de tendre un fil entre deux immeubles - juste pour voir ! - ou la « nuit blanche » de Christophe Girard, que j’aime beaucoup au demeurant - mais dont l’initiative m’insupporte (dix contre un qu’il rapplique sur le blog !).
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