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jeudi, 07 septembre 2006

...

Un peu de silence fera le plus grand bien à tout le monde ici.

08:27 Lien permanent | Commentaires (155) | Envoyer cette note

Commentaires

???

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | jeudi, 07 septembre 2006 08:29

Le silence est d'or...
Merci pour cette journée entièrement consacrée au boulot que
tu nous offres.
Chut !

Ecrit par : corinne | jeudi, 07 septembre 2006 08:30

OUais, heureusement que je bosse aujourd'hui
;0)

Ecrit par : Le Moralisateur Masqué | jeudi, 07 septembre 2006 08:35

mais on dirait que nos chères têtes politique n'ont retenu que 'la parole est d'argent'
En dollars s'y'ou plait. faire entrer les russes dans le capital d'aibus avec tous ces grands malheurs, à 30%. et tous nos impôts il est vrai on fait plus discret que la chine avce tous ces américains qui naviguent ne parlent de kleptocratie. Au moins avec le KGB c'est discret, pour un temps. Et ces Français que l'on ne peut réconcilier avec nos fleurons? non florins!

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 08:39

j'dis ça mais un petit bout , que les premières mesures de
Ho Cecillia.....
Chut c'est convalescence
Sarko quant y va dans la salle de bain
après un batiffolage y ferme la porte.
Ho cecillia.....

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 08:42

De la chambre forte

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 08:42

chut alors...

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 09:06

'tain, c'est fou ! À l'occasion de ce truc là : « l'UMP invite les blogueurs à son "Université d'été" », on découvre qu'il y a plein d'autres gens sur la toile.

Et même qu'ils sont super lus, qu'ils se font plein de commentaires entre eux avec tout plein d'autres qui leur font des sourires espérant en secret, ayant capté les manières des grands, capter un peu de leur audience.

Et puis ils se vexent qu'on leur dise que Sarko se les ai mis dans la poche pour pas un rond (ou presque) et qu'on leur dit qu'ils s'en sont même pas rendu compte.

Alors ils disent, « mais non, mais non… » (preuve qu'ils s'en sont pas rendu compte), ou alors « bon, tant pis » (genre beau perdant, mais d'façon c'est pas mon boulot) ou rien du tout (genre snob, chef de rayon au lemeurland).

Ca se passe chez Schneidermann, tous les liens sont donnés.

J'dis ça pour ceux qui ont — vraiment — pas envie de bosser aujourd'hui.

Ecrit par : zaireetvoltaire | jeudi, 07 septembre 2006 09:08

c'est la sainte Reine, bonne fête a elle alors; mais puisque je vous dis que cela n'a rien à voir avec le royalisme. "j'avais demandé à ne pas être filmée". Voila qu'elle va nous demander un petit pretium doloris...

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 09:09

Je me tais ...

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 09:09

C'est bien ce matin ;-) On entend mieux couler la fontaine.
Repsserai dans une heure écouter les oiseaux...

Ecrit par : Fleuryval | jeudi, 07 septembre 2006 09:20

D'où la question : "Et keskon faisait nous, pendant que les lemeuriens y podcastaient DocGynéco et l'idole des jeunes ?", hein, j'vous l'demande ?!



[PS : Par rapport aux consignes officielles, sorry, mais j'ai toujours peu ou prou parlé tout seul sur ce forum, donc pour moi, bah… ça change pas grand-chose…]

Ecrit par : zaireetvoltaire | jeudi, 07 septembre 2006 09:32

Les machines deviennent folles.
Guy Birenbaum écrit: "Putain, mais je me tire une FLEMME, ce matin, moi... Puuuuuutain..."
Et ça devient: "Un peu de silence, etc".
Je crois que les ordinateurs sont en train de prendre le pouvoir, tranquillement.
ET CA ME FOUT LA TROUILLE!

Ecrit par : Sébastien Fontenelle | jeudi, 07 septembre 2006 09:40

c vrai que des fois, tout mettre de côté, ca fait du bien
les gens aiment les problèmes

Ecrit par : jack | jeudi, 07 septembre 2006 09:47

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

Sensation, Arthur Rimbaud, mars 1870 (il n'avait pas 15 ans 1/2).

Ecrit par : Laurent | jeudi, 07 septembre 2006 09:53

Les musiciens jouent tous à perte de silence.
Eluard.

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 10:07

Le billet du jour est symptomatique du désarroi général qui secoue la France:

CIRCULEZ, Y'A RIEN A VOIR!!!!!


Mais, il y a beaucoup à dire, n'est-ce-pas les amis?

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 10:14

"Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence."
Euripide.

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 10:14

il ya tant de cri dans le silence et de silence dans l'écrit...

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 10:17

Je vous demande de vous arrêter !

Edouard Balladur

Ecrit par : renard des surfaces | jeudi, 07 septembre 2006 10:24

Balladur, ne viens pas nous emmerder sur le DEL!

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 10:30

Séb
Ça c’est un ami.
Pas le genre je suis inquiet pour ta santé, ta nausée, ton scanner, ton sommeil, ta fatigue, tes journées à rallonge…
NAN.
Lui, c’est plutôt :
'Tain ! Saute dans ton shirt et viens voir un peu qu’on rigole !!
Un ami, quoi.

Ecrit par : stubborn | jeudi, 07 septembre 2006 10:36

Delphine...

Ecrit par : Bruno Roger-Petit | jeudi, 07 septembre 2006 10:50

@ delphine : attention, tu vas te faire aborder par un membre de la DN ;-)

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 10:54

Bruno,


Oui, mon Coeur?...

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 10:55

Lancelot,


Pas de panique!
Puisque tu es là!...

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 10:56

@ delphine : je suis ton bodyguard, don't worry ! tu veux être ma whitney ?

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 10:58

Lancelot,

OUI!

Par mesure de prudence, si dans une heure trente, je n'apparais pas sur le DEL,

appelle Bartolone! ;-)

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 11:06

Quel drageur... Quand je pense qu'il y a trois jours c'était moi. De lphine : Lancelot mauvais plan.

Ecrit par : esther | jeudi, 07 septembre 2006 11:06

@ delphine
J'ai mal à la tête en ce moment et ça joue sur mes appréhensions du réel d'où les confusions. Le temps est lourd. La pollution, plus l'humidité, plus un autre ensemble de déceptions humaines rendent la ie contraignante à mort. Heureusement bientôt noel pour nous rendre la joie.

Ecrit par : esther | jeudi, 07 septembre 2006 11:09

Bonjour,

j'ai cru comprendre que GB est de repos, mais j'aimerais bien avoir à l'occasion son opinion d'éditeur sur l'affaire Petit Robert/MRAP.

Pour mémoire, le communiqué de ces abrutis - oh ! pardon, ça m'a échappé...


Le MRAP demande le retrait du Petit Robert 2007

Le MRAP élève une vigoureuse protestation contre des définitions du Petit Robert 2007. En effet, aux mots « colonisation » et « coloniser », Le Petit Robert propose les définitions suivantes :

- Colonisation : « mise en valeur, exploitation de pays devenus colonies »
- Coloniser : « coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses. »

Pour le MRAP, ces définitions ne sont ni plus ni moins qu'une caution et une justification de la colonisation, le Petit Robert reprenant ainsi à son compte l'esprit de la loi du 23 février 2005 qui reconnaissait à la colonisation française un « rôle positif ».

Devant cette nouvelle tentative de réhabilitation et de glorification du colonialisme, le MRAP demande le retrait pur et simple de ce dictionnaire. Il demande la mise en place d'un groupe d'étude afin de proposer des définitions de ces mots qui prennent en compte tous les vécus, toutes les douleurs, et tous les dégâts de ce crime contre l'humanité qu'a été la colonisation.

Ce type de définition est d'autant plus grave que le dictionnaire reste toujours une référence, surtout pour les populations les plus jeunes envers lesquelles il faut être vigilant quant à la banalisation des prétendus bienfaits de la colonisation.

Paris, le 5 septembre 2006.

Ecrit par : HommeApproximatif | jeudi, 07 septembre 2006 11:12

@ Guy
Ca marche! La fontaine, les mésanges, trois merles...
'tain tu fais ça bien ;-)
Tu devrais venir bosser de temps en temps pour Danse avec les houx!

Ecrit par : Fleuryval | jeudi, 07 septembre 2006 11:13

Le mrap a raison. Définition trop douillette.

Ecrit par : esther | jeudi, 07 septembre 2006 11:18

@ esther : quelques personnes sur de blog peuvent infirmer tes supputations diffamatoires ;-)

@ delphine : appeller qui ?? beuuuurk !

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 11:18

La colonisation c'est pas "martine fait son jardin".

Ecrit par : esther | jeudi, 07 septembre 2006 11:19

Bonne journée de repos, Guy !
Et surtout bonne lecture ;-)

Ecrit par : Triple R™ / Le Mérovingien | jeudi, 07 septembre 2006 11:21

@ dulac
Om ? Il est mort. Je l'ai tué hier soir. Donc je ne compte plus sur lui, il ne viendra jamais à la barre.

Ecrit par : esther | jeudi, 07 septembre 2006 11:24

Bon Delphine... Une promesse a été faite l'autre jour... J'entends qu'elle soit tenue...

Ecrit par : Bruno Roger-Petit | jeudi, 07 septembre 2006 11:26

@ ether (tu m'endors) : Om n'est pas mon seul agent sur le DEL ;-)

@ BRP : aaaahh, les promesses ...

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 11:27

@ dulac

Oui, je me doute... En ce moment j'ai mes forces vives ailleurs qu'ici. Tu comprendras mon peu d'enthousiasme à te répondre. Cette fois ça n'a rien à voir avec ta rousseur en diable, je te le promets. Ca n'est que de ma faute.

Ecrit par : ether | jeudi, 07 septembre 2006 11:34

@Esther,
Non, je suis plus ancienne que toi:
j'avais déjà un rencart avec Lancelot à Frangy, le 20 Août...

@Luc,
Une promesse est une promesse!

@Bruno,
Pour les téléphones, mails etc....
Il faut voir Guy sur le site.
Sinon, appelle
CHRISTIAN PAUL.

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 11:37

@ delphine : sinon, envoie moi un mail et je transmets à Bruno ;-)

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 11:39

@ Guy,
tu penses que je n'aurais pas du m'énerver?
...
D'accord , je me tais...enfin, j'essaye!

Ecrit par : gillou le fou | jeudi, 07 septembre 2006 11:41

A défaut de silence, ci-joint un texte de mon mentor en philosophie, Pierre Davreux intitulé : "L’OBLIGATION SOCIALE DE REFLECHIR/UNE TRES DEMOCRATIQUE INTERDICTION DE PENSER…"


« Quand l’homme pense, Dieu rit…», c’est par la discussion de ce proverbe juif que Milan Kundera – l’auteur de « l’insoutenable légèreté de l’être » - remerciait ceux qui lui avait attribué le « prix Jérusalem » en 1985, la plus haute distinction d’Israël consacrant régulièrement une œuvre majeure de littérature internationale.

Suivons Kundera un instant :

« Mais pourquoi Dieu rit-il en regardant l’homme qui pense ? Parce que l’homme pense et la vérité lui échappe. Parce que plus les hommes pensent, plus la pensée de l’un s’éloigne de la pensée de l’autre. Enfin, parce que l’homme n’est jamais ce qu’il pense être »…

« Il n’y a pas de paix possible entre le romancier et l’agélaste (néologisme de Rabelais, tiré du grec : celui qui ne rit pas, qui n’a pas le sens de l’humour, le triste, le funeste). N’ayant jamais entendu le rire de Dieu, les agélastes sont persuadés que la vérité est claire, que les hommes doivent penser la même chose et qu’eux-mêmes sont exactement ce qu’ils pensent être. Mais c’est précisément en perdant la certitude de la vérité et le consentement unanime des autres que l’homme devient individu »…

« L’art inspiré par le rire de Dieu est, par essence, non pas tributaire mais contradicteur des certitudes idéologiques. A l’instar de Pénélope, il défait pendant la nuit la tapisserie que des théologiens, des philosophes, des savants ont ourdie la veille »…

« Le XIXe siècle a inventé la locomotive et Hegel était sûr d’avoir saisi l’esprit même de l’histoire universelle. Flaubert a découvert la bêtise. J’ose dire que c’est là la plus grande découverte d’un siècle si fier de sa raison scientifique»…

« La bêtise moderne signifie non pas l’ignorance mais la non-pensée des idées reçues…Pour plaire, il faut confirmer ce que tout le monde veut entendre, être aux service des idées reçues. Le kitsch, c’est la traduction de la bêtise des idées reçues dans le langage de la beauté et de l’émotion. Il nous arrache des larmes d’attendrissement sur nous-même, sur les banalités que nous pensons et sentons… Les agélastes, la non-pensée des idées reçues, le kitsch, c’est le seul et même ennemi tricéphale de l’art né comme l’écho du rire de Dieu…

Et Kundera de conclure : « On voit à l’horizon des armées d’agélastes qui nous guettent »…

Ce long détour par Kundera pour savoir le possible rire de Dieu là où, croyants, incroyants et mécréants réunis, nous bavardons à l’infini de sa parole éventuelle ou de son improbabilité. Si personne ne nous signalait ce rire céleste, il ne nous viendrait pas à l’idée d’arrêter un instant, pour entendre, dans la trouée du silence ainsi obtenu, autre chose que l’écho répétitif de nos syllogismes pâtissiers : le rire de Dieu, ce rire singulièrement athée de Dieu à qui on ne la fait pas et qui sait que nous ne faisons que réfléchir lorsque nous croyons penser !

La preuve ? C’est que chaque fois que nous nous réunissons pour penser, c’est toujours sans même y penser, pour penser à quelque chose. Nous viendrait-il un instant l’idée que penser c’est penser quelque chose et non à quelque chose ? Penser la vie, la mort, la souffrance et non penser à la vie, à la mort, ou à la souffrance. Penser la responsabilité, le pardon ou la vengeance et non penser à la responsabilité, au pardon, à la vengeance. Penser l’humanisme, le progressisme, l’universalisme et non penser à l’humanisme, au progressisme, à l’universalisme. Penser la Loi, le désir, la limite, et non penser à la Loi, au désir, à la limite. Penser la liberté absolue de conscience et non réfléchir à la liberté absolue de conscience, sur fond d’une croyance au libre arbitre qui reste non-pensée d’ailleurs…

Penser à quelque chose qui nous sauve du contact direct de ce qui, ainsi, reste à penser et n’entamera donc pas le château de cartes de nos montages fantasmagoriques. Pour nous, penser, ça se décline toujours avec un complément d’objet indirect, jamais direct. Penser à ceci, penser à cela, avec des agendas et ordres du jour faits pour cela : « penser à ». Ca porte sur un objet avec nous n’établissons qu’un rapport indirect, oblique, détourné, allusif, collatéral, par la bande, bref sécurisé. Nous avons appris l’art de l’écran et du miroir. Aucun miroir n’a jamais, en effet, flambé du feu qu’il réfléchit pourtant.

Nous tenons ainsi à saine distance ce à quoi nous pensons, prudemment, avec des gants, pour n’en être pas atteint, contaminé en retour. L’abstraction de l’objet à penser s’opère sans heurt dans l’alchimique distraction de la réflexion qui veut conclure, toujours concrètement. L’exercice de la réflexion fait écran à l’expérience de penser. L’or de la pensée se transforme en plomb de la réflexion. Même le « connais-toi toi-même » de Socrate renvoie dans l’ombre, par la magie de l’appel à réfléchir, la mise en garde d’Eschyle : « il n’est de savoir qu’appris par l’épreuve » ou encore « c’est dans l’épreuve du savoir que nous apprenons ».

Ainsi nous passons notre vie à réfléchir toujours à quelque chose, sur le mode indirect du souci, du tracas, de la pré/occupation, bref du pseudo-concret. Puisque ce fameux concret que nous vénérons tant s’abstrait dans la pensée oblique qui nous épargne le risque d’être transformés, par la confrontation à nous – mêmes, dans l’exploration directe de l’objet de notre méditation.

Le temps passé à réfléchir est pris sur le temps de penser. Et même si nous acceptions un instant de penser cela – que nous réfléchissons au lieu de penser - ce serait encore sur le mode indirect, voire d’une promesse reportant à plus tard : d’accord, nous allons y penser, mais pas avant d’avoir réglé les difficultés et autres pré/occupations auxquelles nous sommes confrontés dans l’urgence. Vous savez comment ça se passe. Poussés dans le dos par l’urgence de ce dont nous avons négligé l’importance hier et occupés par avance – pré/occupés – de ce que tout cela va donner demain, la marge de manœuvre est aussi étroite qu’est béant l’entre deux : cet aujourd’hui improbable entre un hier négligé et un demain incertain. Donc nous y penserons… mais plus tard…et à tête reposée.

Si penser revient à peser l’impensé qui nous détermine et nous humilie de révéler l’illusion de maîtrise où nous nous tenons, on comprend que penser n’est pas sans risque et sans fatigue. L’idée qu’il soit possible de « penser à tête reposée » en dit bien plus long sur l’attendu sans risque de la pensée réfléchissante que sur ce qui pourrait être entendu dans le travail de la pensée. Réfléchir : s’installer dans un paisible rapport d’extériorité à l’objet qui nous préoccupe comme il préoccupe d’ailleurs le milieu d’appartenance qui est nôtre en tant qu’il sait à l’avance qu’il sera interpellé par nous dans le sens de ce qu’il veut entendre, spéculairement. Vulgairement : dans le sens du poil…
Réfléchir c’est refléter la non-pensée kitsch des idées reçues. Réfléchir, c’est fléchir, à nouveau, sur le désir et la volonté de penser. C’est plier, plier bagages, une fois de plus devant l’épreuve de la connaissance. C’est courber et encore courber l’échine devant le risque de la création de soi et, distinctement, de l’autre. C’est éviter, isoler, neutraliser ce qui donne ou se donne à penser. C’est coucher la pensée dans le lit de Procuste, pur ne pas être débordé par elle et la voir ainsi ruiner nos identités imaginaires. Réfléchir, c’est le « cogito interruptus » ressentimental de corps embarrassés de sexe, toujours prêts à s’exciter des condamnations puritaines d’usage où il n’est question que de pinaillage, de masturbation intellectuelle et de sodomisation de diptère (enculage de mouche).

Réfléchir donc. Réfléchir encore. Réfléchir toujours. L’enjeu est de taille : le peuple scolarisé pour ça en redemande. La demande sociale est donc bien réelle et la commande étatique qu’elle légitime ainsi, irréprochablement démocratique ! Nous ne sommes plus à l’époque des stratégies de contrôle social de type dissociatif où la volonté des citoyens de s’associer et de débattre était sévèrement sanctionnée. Les professionnels des stratégies associatives et communicationnelles ont pris le relais, longtemps avant la chute du mur de Berlin et l’implosion des régimes autoritaires les plus proches.

La démocratie n’est plus un péril à craindre mais un atout à exploiter. Marché, hégémonie culturelle et conduite des affaires obligent. Au réactionnaire « circulez, il n’y a rien à voir » a succédé le devoir progressiste de s’associer pour réfléchir ensemble, démocratiquement, aux moyens à mettre en œuvre pour gérer le vide social, en toute liberté d’expression, puisqu’ impuissante !

Aux antiques efforts de corsetage autoritaire de la pensée a succédé l’obligation morale et sociale de réfléchir. Est ainsi assuré, chaque jour davantage, le libre développement de la non-pensée, cette forme particulièrement cynique d’interdiction de penser qui tient son efficace de n’avoir plus à être édictée puisqu’elle s’auto-organise… Et dans le strict respect des principes démocratiques qui plus est ! Il n’est plus besoin de prohiber la pensée. L’encouragement des formes qui l’inhibent suffit. L’appel à la réflexion citoyenne saucée d’euphémismes politiquement corrects et de proximité bigotes fait merveille.

Cette intervention de la pensée en son contraire – la réflexion – se double de l’appel à travailler ensemble, dans la vénération du consensus utile. En clair, à faire groupe. Le devoir réfléchir se redouble du devoir réfléchir ensemble. C’en est fini de l’échappée belle de la pensée toujours un peu possible, par hasard, par surprise ou par distraction, da,s l’univers hypocrite de la réflexion où le devoir penser positif, maintenait, par force, l’idée de penser, même s’il ne s’agissait toujours que de penser à quelque chose, de s’en pré/occuper, d’y réfléchir. Avec l’obligation démocratique de faire groupe, c’en est fini maintenant des conditions des possibilités de l’expérience de la pensée. Fini la rupture, l’insolence, la solitude, l’interprétation, le pessimisme, le décentrement, la désobéissance, la contradiction, le boitement, la résistance, la négativité, le feu indispensable au travail de la pensée, de penser contre (pléonasme)…

L’obligation de réfléchir en groupe…Le travail de groupe…Le groupe ! Parlons-en…

Le groupe, et ses peurs de la vérité qui le soudent. Le groupe, et son activisme pour périphériser l’angoisse. Le groupe, où le partage du spectacle tient lieu de transmission d’expérience. Le groupe qui n’acquiesce qu’à ce qui correspond à l’horizon de ses attentes. Le groupe du plus petit commun dénominateur. Le groupe, et sa démocratie égalitaire, pour couvrir l’indifférenciation fusionnelle à laquelle il aspire. Le groupe, avec ses libertaires d’occasion et ses cyniques professionnels. Le groupe de la critique non critiquante. Le groupe du chantage à l’espérance. Le groupe suintant la bien-pensance. Le groupe de l’utilité sociale. Le groupe du plus jamais ça. Le groupe ventriloque, enfin, le plus pervers, où nulles lèvres ne bougent des paroles et des désirs singuliers qui pourtant le constituent, mais dans les ventres résonnent toujours de la parole des autres, des vrais autres, des autres christiques, des autres dans le besoin, des sans voix, des exclus de la parole…

Alors, me direz-vous, rien ne trouve grâce à vos yeux. Tout est négatif. Tout n’est que noirceur. Rien ne vaut. Ni espérance, ni démocratie, ni action collective, ni engagement progressiste, ni raison raisonnante, ni solidarité, ni compassion ? Vous sombrez dans le nihilisme, il est grand temps de vous reprendre. Comment pouvez-vous prétendre poursuivre avec nous, alors que votre parole n’est que désespoir et vos sentiments folle intolérance ? Vous qui nous faisiez la leçon à l’instant, avez-vous seulement entendu le rire de Dieu tout au long du discours que vous nous teniez ?

A ces questions que pourrais-je répondre, comment pourrais-je réagir, sans me remettre une fois encore à réfléchir, dans l’oubli de la mise en garde que j’ai tenté d’articuler explicitement, à haute voix, plus pour mon propre compte, que pour vous faire la leçon ?

Peut-être me taire et rejoindre les silencieux, là-bas, sur les bancs qu’ils affectionnent….Certes pour être, avec eux, plus attentif encore au rire de Dieu. Mais aussi pour me départir du pathos socialement obligé sur le devant de la scène et reprendre le travail à partir des propos de deux témoins réduits rageusement au silence et par le ricanement des hommes et par l’indifférence inhumaine d’un Dieu qu’ils n’ont pas – heureusement- toujours fait rire. Ce soir, je me suis laissé guider par eux. Si nous ne tenons pas compte de leurs appels à cesser de réfléchir, nous les assassinions une seconde fois…

Le premier des propos annoncés : un aphorisme sec d’Antonio GRAMSCI, peu de temps avant de mourir dans les prisons mussoliniennes, abandonné par la plupart de ses amis :

« Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ! »

Le second : une mise en garde de Primo LEVI, avant qu’il se jette du haut de sa cage d’escalier dans le vide creusé par Auschwitz…Primo LEVI nous y invite à ne plus nous satisfaire d’honnêtes sentiments, d’ingénuité céleste ou de sagesse grandiloquente :

« Dans le monde réel, les hommes armés existent, ils construisent Auschwitz, et les honnêtes et les désarmés aplanissent leur voie ; c’est pourquoi chaque allemand, plus, chaque homme, doit répondre d’Auschwitz, et qu’après Auschwitz il n’est plus permis d’être sans armes . » (Le système périodique – Albin Michel – 1988).

Je n’ai rien à ajouter.

Pierre Davreux
Bordeaux – le 24 mai 2000

Ecrit par : Benjamin | jeudi, 07 septembre 2006 11:41

Ben là, c'est sur que le silence on va l'avoir, si il faut lire le texte de Pierre Davreux... Ca mérite d'être lu à tête reposée, on dirait ! Merci quand même !...

Ecrit par : johnmarguerite | jeudi, 07 septembre 2006 11:51

arf, malgré le silence et cette demande de recueillement sur nous et nos pensées, on ne peut pas s'empecher de parler, de discuter. J'aime beaucoup le dernier post de Benjamin, un texte trés interressant, mais totalement en dehors du sujet, qui est le silence.

Ce silence que de toutes manières on n'arrive pas à s'imposer. Nous sommes un peuple bavard, qui ne cesse de débattre et de se chicaner sur des sujets aussi divers que le coup de tête de Zidane ou les sans papiers de Cachan. Mais on est quand même un joli pays, un beau peuple. Pénible par moment, mais pas mal tout de même.

Allez, à défaut de me taire comme me (nous) le propose avec justesse @Guy, je vais manger. Bon appétit à tous ^___^ (c'est l'heure)

Ecrit par : falconhill | jeudi, 07 septembre 2006 11:53

@Delphine

Je suis scandalisé... Tu étais à Frangy et Lancelot me l'a caché!!! Alors que je l'ai convoyé à mes frais dans un véhicule grand luxe siège cuir et tout et tout... Et je passe sur la brillante leçon de journalisme sur le chemin du retour pour lui expliquer longuement et calmement ce que les radios allaient reprendre du discours de Ségolène... Lancelot deux fessées désormais

Ecrit par : Bruno Roger-Petit | jeudi, 07 septembre 2006 11:54

@Bruno,

On s'est jamais retrouvé avec Lancelot, à Frangy.

Trop de monde!

Vois Christian pour le reste, pas de souci.

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 12:10

A Falconhill,

Le texte précédent n’est pas forcément hors sujet notamment le passage suivant : « A ces questions que pourrais-je répondre, comment pourrais-je réagir, sans me remettre une fois encore à réfléchir, dans l’oubli de la mise en garde que j’ai tenté d’articuler explicitement, à haute voix, plus pour mon propre compte, que pour vous faire la leçon ?

Peut-être me taire et rejoindre les silencieux, là-bas, sur les bancs qu’ils affectionnent…. »

Mon objectif n’est pas de donner une « leçon » mais de suggérer, à défaut de répondre à l’invitation au silence de Guy Birenbaum, que c’est peut-être l’obligation sociale de réfléchir qui nous empêche de penser et notamment de penser le silence.

Ecrit par : Benjamin | jeudi, 07 septembre 2006 12:10

@ delphine et Bruno : tu vois Delphine, Bruno m'a promis des fessées au Raid, et je les attends toujours ...

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 12:18

Vous énervez Guy et après il se ressert deux fois des frites à midi. Faut penser à sa ligne, le pauvre.

Ecrit par : ron | jeudi, 07 septembre 2006 12:19

Le silence est un miroir! De chacun des deux côtés.

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 12:26

@ron

Avec du ketchup, les frites?

C'est pour sa biographie!

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 12:44

Avec du Ketchup ? Malheur, mais d'ou elle sort ? Avec de la mayo, les frites, toujours, de la mayo ! A la rigueur du vinaigre, si tu monte à Lille.

Une autre question ?

Ecrit par : ron | jeudi, 07 septembre 2006 12:46

@guy
[ton : murmure] C'est quoi dis, ces trois petites bobines ?

Ecrit par : stubborn | jeudi, 07 septembre 2006 12:58

@ron
Qu'est-ce qu'il boit, le chef, en plus de sa mayo-frites?

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 13:00

@stubborn
Se ne sont pas des bobines, se sont des silencieux :)

Ecrit par : Cécile | jeudi, 07 septembre 2006 13:00

@stubborn
(ton : chuchotis) : en gros le message c'est, si vous voulez vous entretuer, merci de le faire en silence ... chhht

Ecrit par : Cécile | jeudi, 07 septembre 2006 13:04

Alors il ne boit que de la San Pellegrino avec deux rondelles (deux) de citron. Et une lichette d'antesit.

Ecrit par : ron | jeudi, 07 septembre 2006 13:17

@Tous,
SILENCE !!!
"Je vous préviens, le premier que je surprends à parler, à papoter, à chuchoter, je l'envoie dans le bureau du diRREECCTOOORR."
Elie Kakou.

Ecrit par : corinne | jeudi, 07 septembre 2006 13:33

"Moi je CONVOQUE la presse !"

Elie Kakou

Ecrit par : ron | jeudi, 07 septembre 2006 13:36

Pour la définition du Peit Robert, il faut écouter l'explication d'Alain Rey dans l'émission d'avant-hier de ORLM. Et je précise que c'est exactement la même définition dans l'édition de 2006 (que j'ai) et qu'elle doit être plus ancienne que cela. Alors pourquoi une polémique maintenant ? Besoin de faire parler de soit ?

Ecrit par : carole | jeudi, 07 septembre 2006 13:36

@ tous

Bravo!

Guy est le seul responsable de site Web à ne pas en placer une aujourd'hui et à avoir tous ses bloggeurs qui rappliquent pour
JACASSER
GAZOUILLER
CHUCHOTER
BOURDONNER...

Chhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhut!


@Bruno,

Pour un journaleux, tu es long à la détente!

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 13:46

"L'homme heureux ne se sent bien que parce que les malheureux portent leur fardeau en silence.
Sans ce silence, ce bonheur ne serait pas possible."

Tchekhov pour Carole

Ecrit par : om | jeudi, 07 septembre 2006 13:50

Du silence ? Pas de problème. Ceux qui le veulent vont pouvoir baigner dans ce texte, une histoire qui aurait été impossible si ce père et son fils n’avaient eu, au plus profond d'eux le goût plein du silence.

...Penny chuchota : « Suis-moi. Nous nous approcherons le plus possible. »
Il tendit le doigt : « Les hérons sont en train de danser leur danse nuptiale. »
Jody aperçut au loin les grands oiseaux blancs. Son père avait des yeux d’aigle, se dit-il. Ils se mirent à quatre pattes et avancèrent lentement en rampant. De temps à autre. Penny se couchait à plat ventre et Jody se couchait derrière lui. Ils atteignirent un bouquet de hautes herbes et Penny lui fit signe de se cacher derrière. Les oiseaux étaient si près qu’il semblait à Jody qu’il aurait pu les toucher avec son long bambou. Penny s’assit sur ses talons et Jody l’imita. Il ouvrait de grands yeux. Il compta les hérons en fête. Ils étaient seize.
Les hérons dansaient une espèce de cotillon aussi bien réglé que ceux qu’on dansait à Volusia. Deux d’entre eux se tenaient à l’écart, droits et blancs, faisant une étrange musique, moitié cri et moitié chant. Le rythme en était irrégulier comme celui de la danse. Les autres oiseaux formaient un cercle. Au centre du cercle quelques-uns remuaient en sens contraire. Les musiciens faisaient leur musique. Les danseurs levaient leurs ailes et soulevaient les pattes l’une après l’autre. Ils baissaient la tête, la plongeant dans leur poitrine de neige, la relevaient, et la baissaient de nouveau. Ils remuaient sans faire de bruit, avec un mélange de gaucherie et de grâce. La danse était solennelle. Les ailes frémissaient, montant et descendant comme des bras étendus. Le cercle extérieur tournait, tournait. Le groupe central semblait animé d’une lente ivresse.
Soudain, tout mouvement s’arrêta. Jody crut la danse finie ou leur intrusion découverte. Mais les deux musiciens rejoignirent la ronde. Deux autres prirent leur place. Il y eut une pause. La danse recommença. Les oiseaux se reflétaient dans l’eau claire du marécage. Seize ombres blanches doublaient tous les mouvements. La brise du soir soufflait dans les herbes. Elles se recourbaient et s’agitaient. Les eaux se ridaient. Le soleil couchant rosissait les plumes blanches. Des oiseaux magiques dansaient dans un mystérieux décor. Les eaux ondulaient avec eux, et la terre frémissait de toutes ses herbes. La terre dansait avec les hérons, et le soleil bas, et le vent, et le ciel.
Jody se surprit à lever les bras quand les ailes des hérons se soulevaient. Le soleil s’enfonçait au bout de la prairie. Le marais était doré. Les hérons en fête étaient touchés d’or. Les champs au loin étaient noirs. L’ombre couvrait les buissons, et l’eau s’obscurcissait. Les hérons étaient plus blancs que des nuages ou que la floraison blanche des oléandres et des lis. Soudain, ils prirent leur vol. L’heure de la danse était-elle simplement terminée, ou bien la longue gueule d’un crocodile avait-elle surgi de l’eau pour les effrayer. Jody n’aurait su le dire, mais ils étaient partis. Ils formaient un grand cercle contre le couchant, poussant l’étrange cri rauque qu’ils ne faisaient entendre qu’au cours de leur vol. Puis ils se déployèrent en une longue ligne vers l’ouest et disparurent...."

M.K.Rawlings, Jody et le faon, Folio Junior*

*Epuisé. Gallimard refuse de le rééditer. Allez sur abebooks.fr.

Ecrit par : KID | jeudi, 07 septembre 2006 13:57

@Benjamin

Pas faux, pas faux. En tous cas, comme je t'ai dit, ton texte est un joli et interressant texte. (et je plaisantais ^___^)

@Carole ; j'aime bien la phrase de Tchekov aussi, je vais l'afficher dans mon bureau.

Qui c'était qu'avait dit : "c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule ?" (c'était un haut philosophe lui aussi).

Bonne aprésmidi à tous

Ecrit par : falconhill | jeudi, 07 septembre 2006 14:01

@Cécile
Pétard, des silencieux ! D'ac.CORD ! ;)

Ecrit par : stubborn | jeudi, 07 septembre 2006 14:05

@stubborn
Je crois que le boss se prend pour Vincent Vega (Travolta dans Pulp Fiction)

Ecrit par : Cécile | jeudi, 07 septembre 2006 14:07

@Falconhill,

Ton philosophe qui l'ouvrait en grand, c'était Jean-Pierre CHEVENEMENT!

Sacré Jean-Pierre!

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 14:08

Juste une question, comme ça…

Personne ne sait comment on désactive l'option : « S'abonner au fil de discussion » que j'ai cochée ce matin, comme ça, par fantaisie ce matin au saut du lit pour-voir-c'que-c'était et qui fait que j'avais déjà 57 emails à la pause déjeuner ?

Non ? Personne ? Parce que bon, 57, c'est beaucoup…

Dites, on pourrait pas faire "chut" comme le Guy il l'avait demandé, finalement ?

Ecrit par : zaireetvoltaire | jeudi, 07 septembre 2006 14:29

@ zaireetvoltaire

57 emails: mais c'est du surbookage !

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 14:44

@Zaireetvoltaire

Pas de panique!
Tu ne peux pas te désabonner, c'est foireux!
Attends-toi à recevoir 350 mails d'ici une heure du matin.
Supprime les au fur et à mesure.

UNE BONNE NOUVELLE:

Le fil de discussion se tarit de lui-même aux heures avances de la nuit.
Donc, tu ne recevras plus de mails d'ici à demain midi.
Il faut compter la petite relance matinale, pour ceux qui viennent de se réveiller.

UN BON CONSEIL:

N'appuie plus sur ton petit bouton, si tu ne veux pas que ta messagerie soit noyée.
Lorsque un nouveau texte de Guy apparaitra, tu seras sauvé!
Le fil de discussion ne correspond qu'au texte que tu as cliqué et pas aux autres...

@GUY le PLUMITiF!

Un texte, vite pour sauver ZaÏreetVoltaire du stress!

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 15:01

[@elodietoug : pardon, c'est pas pour vous snober surtout que j'ai pas l'habitude qu'on me réponde ! Mais si je vous réponds, ça fera 60 !]

[@delphine : ben, y a plus qu'à attendre quoi… C'est marrant, cette réponse sent un peu le vécu… Me sens moins seul tout à coup ! (nonobstant mes 59 potes)]

Ecrit par : zaireetvoltaire | jeudi, 07 septembre 2006 15:09

@ guy : Guy, au fait ... pourquoi 2 balles de silencieux ?

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 15:10

@Zaîre et Voltaire

Sur le DEL, c'est toujours du vécu intense!

On s'habitue vite!

C'est le blog des NRV...

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 15:14

Aléas technologique: "ciel mon ordi"!

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 15:39

@Delphine ma nouvelle copine
Pourquoi long à la détente???

Ecrit par : Bruno Roger-Petit | jeudi, 07 septembre 2006 15:41

@Bruno,

C'est pour ton mail....
Tu es sur Paris?

Je viens de lire un truc affreux dans l'Huma:
Arnaud s'est fait recadrer par Ségolène comme porte-parole, il est trop intervenu et a grillé la politesse à d'autres...

Pauvre Arnaud! Je compatis vraiment, car c'est quelqu'un qui adore s'exprimer!
Il n'est vraiment pas fait pour être bridé...
Combien de temps va-t'il tenir?

Luc attend tes deux fessées au Raid...

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 16:15

Voui, mes fessées :!!!!!!

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 16:20

@ tous

puisque guy vous a demandé diplomatiquement de vous taire

vous pouvez pas la mettre en sourdine
....

Ecrit par : jeanmarc | jeudi, 07 septembre 2006 16:36

@jeanmarc
Je pense pour ma part que Guy ne nous a pas spécialement de nous taire. Simplement il est vrai que ces derniers temps chacun de ses billets a provoqué si ce n’est quelques escarmouches, parfois de bonnes et vraies engueulades. Peut-être nous offre-t-il SON silence, car on a beau avoir un blog (public donc) je peux comprendre que ce n’est pas tous les jours évident d’offrir le point de départ de certains « partage en couille » si je puis m’exprimer ainsi. Peut-être nous laisse-t-il nous débrouiller tous seuls comme des grands aujourd’hui.
Mais bon je peux tout à fait me planter.

Ecrit par : Cécile | jeudi, 07 septembre 2006 16:50

1ère ligne j'ai oublié "demandé"

Ecrit par : Cécile | jeudi, 07 septembre 2006 16:51

j'ai pas envie de travailler...

Ecrit par : Jérémie | jeudi, 07 septembre 2006 17:09

Ah Vous autres hommes Faibles et Merveilleux
Qui mettez tant de Grace à vous retirez du jeu
Il faut qu'une main posée sur votre épaule
Vous pousse vers la Vie
Cette main Tendre et Légère
...

Le coeur en fièvre et ce corps démoli

Cette force qui nous pousse vers l'Infini
Ya peu d'amour avec tellement d'envie
Si peu d'Amour avec tellement de bruit
...
Sans un éclat de voix et sans un bruit
A l'heure où d'autres s'aiment à la folie
Ainsi disparut...

A certaines heures de la nuit
Quand le coeur de la ville s'est endormi
Il flotte un sentiment comme une envie
Ce rêve en nous c'était son cri à lui

Ce rêve en nous avec ses mots à lui

Ecrit par : om | jeudi, 07 septembre 2006 17:27

Za

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:27

ire

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:28

et

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:28

Vol

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:28

taire

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:29

Cou

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:29

cou

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:30

!!!

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:30

Ton

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:30

blog

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:31

est

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:31

super !

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:31

Si

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:31

si

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:32

c'est

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:32

vrai

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:32

...

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 17:33

@Cécile,
Le boss sait qu'on est tellement accros qque même sans avoir rien à dire,
on descendra pas sous 300 commentaires, arrivé à 23 heures.
C'est une vraie drogue, ce DEL!
Même ceux qui ne peuvent pas piffer Guy sont à le lire!
Tu fais quoi comme boulot?

@Sacha
Tu es d'une cruauté sans égale, ce pauvre Zaïre et Voltaire croule sous les mails et tu en rajoutes uns sacrée couche!

@Jean-Marc
Il n'y a pas de mal à lire les comentaires, puisque ça ne fait pas de bruit!

@Om
Tu as écrit d'autres choses du même genre, c'est pas mal du tout...

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 17:51

@Jamal
Le serveur marche parfaitement aujourd'hui, il n'y a rien de coincé.
Bravo à toi!

@Bruno
Alors??????????

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 17:55

...........................................

Ecrit par : corinne | jeudi, 07 septembre 2006 18:16

delphine, allons, tu ne serais aps socialiste quelque part!

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 18:22

chut plus de bruit
c'est la ronde de nuit
en diligence
faisons silence
chut plus de bruit
c'est la ronde de nuit

anonyme

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 18:25

Afin de rééquilibrer la donne, je vais dire du mal de Seb sur le blog de Guy, Seb en donneur de leçon de retraite estivale, qui de sa posture de valet hautain ose dire qu'on papote, oui Seb t'es un plouc de pote.

Voilà c'est fait ! Pas bien méchant

Quant à Guy, je n'ai rien à lui dire de spécial, qu'il fasse sa route. Il s'est fait son idée sur ma personne, j'en ai fait de même. Jean Robin en parle assez bien à mon avis, n'en déplaise à toute cette cour qui grouille en ces lieux

Que la fête continue

Ecrit par : Salomon | jeudi, 07 septembre 2006 18:32

@Salomon le Bien nommé,

Où est-ce que tu vois une cour toi ici?
Ca sous-entend qu'il y a des serviles, bouche-bée.
Ce n'est pas le genre de la maison!

Aimer d'amour, c'est bien autre chose, d'ailleurs (soupirs...)!

Si tu veux qu'on t'admire, fais toi connaître!

@Corinne
Et toi, qu'est-ce que tu fais comme boulot?

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 18:55

je vous demande de vous arretez !

Ecrit par : jeanmarc | jeudi, 07 septembre 2006 19:07

@ jeanmarc

Dans ce silence, certes si passagé, certains sons de cet écho semblent soudainement s'évader...

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 19:13

Sacha

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 19:16

fait

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 19:19

mumuse

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 19:20

@martingrall

Envoie encore un très joli poème,

il faut que Jean-Marc nous lise!

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 19:24

au lieu de continuer vos piapias vous auriez du écouter la motion de Hollande à l'assemblée.
je suppose que l'énergie ça a une toute toute petite importance

Ecrit par : brigetoun | jeudi, 07 septembre 2006 19:44

Et pourquoi le JM doit-il nous lire ?
J'ai rien sur Tennessee! PS démolli, des Mollis!
Parisot c'est comme marine un cauchemar!
Tiens Alexandre avec Salomon!
je vais essayé de trouver un thème!

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 19:53

c'est un peu ce que l'on ressent tous! Ensuite il y a viol.

On pensait, que donner nos bras au laminoir
Permettrai de donner l’école à nos enfants
On pensait, que donner nos yeux a la mine noire
Permettrai de donner la santé à nos enfants

On pensait que donner nos bras au sel de la mer
Permettrai de donner l’amour à la terre
On pensait, que donner nos jambes aux sillons tracés
Donnerait les semences de la société partagée

On pensait avoir fait ce qu’ils fallait
Mais ils nous ont abusés, violés, méprisés
Mais ils nous ont tant trahis, tant haïs
On ne pensait pas notre vie se faire voler

c'est a l'emporte pièce rapide

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 20:07

@ martingrall

tu vois quand tu veux

merci

Ecrit par : jeanmarc | jeudi, 07 septembre 2006 20:17

Encore un peu de silence ?
...
Sur le chemin du retour de l’école gisait, cachée derrière sa haie, une maison abandonnée. Amputée au nord d’un pan de mur, mangée par un linceul de lierre vert sombre, ouvrant la gueule de sa porte fracassée qui m’avalait un coup vaincues orties et ronces, cette morte me fascinait.

Nul autre bruit que le frout-frout furtif d’un oiseau fuyant mon effraction à lentes froissées d’ailes. Nulle autre odeur qu’un fade relent de moisi affrontant le parfum d’une glycine, au nord, que l’abandon avait rendue conquérante. Interdit, je contemplais ces crépis échancrés dénudant le pisé, ces murs aux traînées roussâtres écoulées de poutres noires de fumée, ce plafond crevé vomissant du foin archi-sec, cet amas d’objets poussiéreux, incomplets, brisés, comme un livret de famille dont les feuillets s’effriteraient sous mon doigt : Sainte Vierge sans mains les yeux vides, calendrier des Postes aux dates effacées, mots de l’almanach paroissial dentelés par les rats. Je poussais du pied des chaussures d’un noir devenu gris à qui la dessiccation faisait une gueule de baleine miniature. Je feuilletais des quotidiens craquants et tout jaunes qui redonnaient vie à des morts, jeunesse à des vieux, chair à nos guerres dont je n’avais eu que des récits.

Un jour, fouillant le fatras crasseux éparpillé sur le sol du cellier, j’avais déniché une topette au liquide incertain. Le goût innommable dont il piqua ma langue revient parfois. Je me consolai avec une autre trouvaille, abordée cette fois-ci d’une lèvre prudente, un fond de liqueur aux quetsches comme les souvenirs : emboni par le temps.

Quand je retournais au soleil, accompagné par la plainte d’une persienne dégondée ou un court passage de vent dans la cheminée, effleuré par le lierre d’une caresse comme d’adieu, non, d’au-revoir, une sourde mélancolie me poignait : qui avait vécu là, qui en avait eu du bonheur, qui y était né qui y était mort, qui avait fui, chassé par quel malheur, qui avait laissé cette maison mourir.

C’est là je crois, dans ces visites aimantes et inquiètes comme celles qu’on fait à une grand-mère encore debout (non, assise) mais déjà si loin de la vie, que j’ai pris le goût de préserver les vieux objets. Je veux leur donner une seconde chance : assiette ovale changée en petit vide-bric-et-broc, obscur et gauche verre de bistrot promu au grand jour de la vitrine, ou fiole à éther d’un bleu profond devenue porte-rose admiratif. Peut-être, aussi, reculer ma propre mort.

Ecrit par : KID | jeudi, 07 septembre 2006 20:47

Vous recevez ce message parce que vous etes la personne qui alimente :
http://www.ublog.com/Fulcanelli

Ce message vous a ete envoye par un visiteur de votre weblog via la page
http://www.ublog.com/Fulcanelli/ecrire


--------- Message ---------
gros con
------- fin Message -------

Ce message sympathique vient de m'être adressé par un certain Thierry G.

A mon avis, il doit y avoir un rapport avec le commentaire de Salomon ici posté.......

mais tout ceci est sans importance

Alain G, mon manuscrit est tj disponible
Bernard L. ta critique est la bienvenue
Guy B. entre ombre et lumière, j'ai vu l'ombre,

Ecrit par : Fulcanelli | jeudi, 07 septembre 2006 21:00

@ Guy
Boss je viens de voir un article du Monde qui me rappelle une légende de la photo du PR pendant la coupe du Monde ;o)))

Paris reçoit un président togolais en quête de légitimité
LE MONDE | 07.09.06 | 14h58 • Mis à jour le 07.09.06 | 14h58

Moins de dix-huit mois après son élection marquée par le sang et la fraude, le président du Togo, Faure Gnassingbé, devait être reçu par Jacques Chirac, jeudi 7 septembre. Après Bruxelles et Rome, Paris est l'ultime étape d'un voyage conçu pour parachever sa reconnaissance internationale.
Le principal enjeu de ce périple consiste en la reprise de l'aide de l'Union européenne (UE), déterminante pour la population de ce petit pays, interrompue depuis les violences politiques de 1993. Au-delà sera jaugée la capacité du fils du général Eyadéma Gnassingbé, mort en février 2005, à faire évoluer vers la démocratie un Etat largement confisqué par son propre clan familial.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3212,36-810443@51-810556,0.html

Ecrit par : carole | jeudi, 07 septembre 2006 21:17

@Delphine,
Je pige, je repige. Presse écrite et reportage TV.
Je donne des cours à l'ESJ et à France 3 formation.
Je termine un manuscrit pour Guy.
C'est dur, dur de gagner sa vie.
Il faut être polyvalent.

Ecrit par : corinne | jeudi, 07 septembre 2006 22:03

@ Sacha : J'avais pas ouvert ma messagerie depuis… Pffuit ! Me suis pris une de ces avalanches…) ! Maintenant, je comprends… Grand merci !

Ecrit par : zaireetvoltaire | jeudi, 07 septembre 2006 22:10

@Carole
Mon père était journaliste et docteur en droit.
Les conditions de travail pour une jeune journaliste se sont beaucoup dégradées.
Tu écris le manuscrit ou tu le corriges?
Là, ce n'est pas une formation journalistique qui est nécessaire, mais une formation littéraire.
Moi, j'ai une maîtrise des Sciences du Langage et je suis diplômées des Langues Orientales ( sectionAsie du Sud-Est).
Traductrice-interprète, ça me va.
Mais bonjour le stress!

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 22:11

@ZaïreetVoltaire
Tu supprimes tous les mails sans les ouvrir, ceux marqués Guy Birenbaum blog 20 minutes.
Tous ces commentaires, tu peux les lire directement sur le blog, (la preuve, tu es là), en bien plus clair et avec le nom des auteurs.
Ce qui n'est pas le cas quand tu reçois un mail.

Je fais faire une note à Jamal, pour les choses à améliorer sur le site.
Ca va m'occuper intelligemment plutôt que de passer mes nerfs sur Ségolène!
(Martingrall, oui, je suis socialo depuis mon adolescence!)

Ecrit par : delphine | jeudi, 07 septembre 2006 22:24

[Telle une pensée avant de glisser dans le sommeil, silence-intérieur- chambre, respirations mêlées, laisser le monde derrière, dehors, loin]
"C'est quand même dingue qu'il en existe en couleur...*"



* des silencieux

Ecrit par : stubborn | jeudi, 07 septembre 2006 22:41

@Delphine

Bonne nuit ma nouvelle copine que j'ai... Je vais accélerer ma détente pour demain...

Ecrit par : Bruno Roger-Petit | jeudi, 07 septembre 2006 22:50

...

Ecrit par : g.b. | jeudi, 07 septembre 2006 22:51

" même si l'on ne vit que deux fois que le silence est beau parfois"
B. Biolay

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ditation
Good dreams...

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 23:07

@ zaireetvoltaire

Avalanches ??? Vive le ski alors ! Il va falloir contacter "ciel mon ordi".

Ecrit par : elodietoug | jeudi, 07 septembre 2006 23:10

@

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:12

Za

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:12

ire

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:12

et

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:13

Vol

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:13

taire:

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:13

Pas

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:14

de

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:14

quoi!

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:14

;-))))

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:15

Plus tu te tais, plus ils écrivent, Guy.
La nature a horreur du vide.

Ecrit par : Jérôme Godefroy | jeudi, 07 septembre 2006 23:21

ce forum est déguisé en blog... de copains de copines tant mieux mieux pas de pensées
j'ai pigé

Ecrit par : olive | jeudi, 07 septembre 2006 23:22

@ BRP : et moi, j'ai pas le droit à un "bonne nuit" ? suis jaloux là !

@ Jérôme Godefroy : essayez de l'appliquer à la radio, ça pourrait être drôle, non ?

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 07 septembre 2006 23:36

@ Delphine

Si tu fais une note à Jamal, est-ce que tu pourrais en profiter pour lui demander qu'il me rende mon peigne? Merci.

Ecrit par : Sacha | jeudi, 07 septembre 2006 23:38

@Delphine,
Moi, c'est Corinne.
C'est à moi que tu posais une question.
Ce n'est pas grave, Carole, je l'aime bien.
J'écris... Je fais aussi les corrections. Je déteste rendre un manuscrit bourré de coquilles. Après j'apprécie la prise en charge pour la parution.

Ecrit par : corinne | jeudi, 07 septembre 2006 23:38

delphine,
(Martingrall, oui, je suis socialo depuis mon adolescence!)
Personne n'est parfait!

Ecrit par : martingrall | jeudi, 07 septembre 2006 23:38

@ Guy,
...
?
...
!
...

Ecrit par : gillou le fou | vendredi, 08 septembre 2006 00:15

Ca dort ici ...

Ecrit par : Lancelot | vendredi, 08 septembre 2006 01:05

rire
un silence avec 148 commentaires...
merci Guy.

Ecrit par : bertranD | vendredi, 08 septembre 2006 05:20

(Merci à Firenze-et-Anne sur la note Don't Worry. C'est quand même ça que j'attends d'abord d'un blogue.)

Encore un texte de silence : le seul bruit est celui d'un hors-bord. Bon, mais si Gibi veut revenir relancer la machine, c'est quand il veut.

....

L’ENFANT UNIQUE

Linge pendant aux haies, chiens en quête de rien, petits feux de bois fuligineux et caravanes de toutes tailles, leur camp longe, comme souvent chez les nomades, la voie ferrée. Accointances des voyageurs et exclusion communale font bon ménage. Pourtant, depuis longtemps il n’y a plus de poules à voler. Et pas parce que leurs prédécesseurs l’ont déjà fait comme le dit la tenace légende, non : parce que les élevages en batterie ont tout emprisonné. Mais l’espace est suffisamment vaste du terrain au fleuve pour que des gamins criards puissent s’ébattre, jeunes chats vifs essayant leurs griffes en cabrioles dépenaillées.
La Loire passe large ici car d’un seul tenant, aucun bras propice aux plongées des cormorans, pas d’île aux vaches ahuries squattant de leurs bouses une ferme abandonnée. Cette largeur et l’été à son fort la rendent calme. Son miroir blanc est juste fendu par l’étrave d’un hors-bord bourdonnant qui lui fiche des claques en cadence rapide et sonore. Une jeune femme le pilote, ses cheveux aussi font des vagues, ses enfants blonds admirent le sillage crémeux qu’il laisse. Fendant la verdure, un TGV passe sans bruit dire, long serpent gris et bleu unissant son parcours à celui du fleuve. Ses occupants n'auront pas le temps de partager ma contemplation. Quelques pêcheurs, leurs pliants en équilibre sur les épis piqués de vert du rivage opposé, cuisent doucement, bouteille au frais, bob au ras du nez et nez à leur flotteur. Ils feront bien de ne pas voir la suite.
Longs cheveux noirs, dix ans peut-être – on ne la voit que de loin –, elle a quitté le camp, a traversé une haie de frênes hydrophiles, a descendu lente-ment la berge abrupte d’un pied précautionneux. Elle tient au bras comme un seau en plastique blanc qui a dû être pot de peinture dans une vie antérieure. Elle se baisse pour puiser une eau qui a dû être propre dans un cours antérieur. Et se lave. Elle est nue.
Comment ce petit oiseau d’une absolue sérénité peut-il ainsi lisser longuement ses plumes, ondulant sans la peur d’un monde où courent les loups – sauf que les vrais, eux, évitent les enfants ?

Et si cela n’était qu’un rêve de sucre roux ? Et si elle avait agi ainsi parce que déjà livrée, déjà salie, déjà vieille ?

Ecrit par : KID | vendredi, 08 septembre 2006 06:50

;)

Ecrit par : g.b. | vendredi, 08 septembre 2006 06:53

Heu, c'est un peu maigre comme relance, Gibi. Seriez-vous atteint de fontenellite ? (Voir son dernier message sur VLF.)

Ecrit par : KID | vendredi, 08 septembre 2006 07:21

(Milexkuz, zavais aps vu la nouvelle note. Ilest temspq eu mon café chauffe !

Ecrit par : KID | vendredi, 08 septembre 2006 07:22

@delphine
Bonjour,
pas pu vous répondre hier, désolée, un tout petit peu trop charette. Concernant mon travail? Je travaille également dans la traduction, mais c'est assez particulier. Êtes-vous travailleur indépendant?

Ecrit par : Cécile | vendredi, 08 septembre 2006 10:04

@Cécile,
Oui, je le suis.
Et également assermentée auprès des Tribunaux.

Ecrit par : delphine | vendredi, 08 septembre 2006 10:16

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